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Pétrole et gaz : La production nationale poursuit son repli

20. Juli 2026 um 12:54

La production tunisienne d’hydrocarbures continue de s’inscrire en baisse. Selon le dernier rapport sur la conjoncture énergétique publié par l’Observatoire national de l’Énergie et des Mines, la production de pétrole brut a reculé de 7 % et les ressources en gaz naturel de 14 % à fin mai 2026 par rapport à la même période de 2025. Malgré ce recul, certains champs affichent des performances en hausse et la demande nationale de gaz est restée globalement stable.

Le pétrole en baisse, quelques champs résistent

La production nationale de pétrole brut s’est établie à 489 kilotonnes (kt) à fin mai 2026, contre un niveau supérieur un an auparavant, soit une baisse de 7 %. La production quotidienne moyenne est ainsi passée de 26,7 mille barils par jour à 25,3 mille barils par jour.

Ce repli s’explique par la baisse de production enregistrée sur la majorité des principaux gisements, notamment Ashtart (-51 %), Ezzaouia (-100 %), Gherib (-44 %), Franig/Bag/Tarfa (-48 %), Hasdrubal (-24 %), M.L.D (-30 %) et Adem (-10 %).

À l’inverse, plusieurs champs ont amélioré leurs performances, dont Sidi Marzoug (+91 %), Chergui (+67 %), Nawara (+15 %) et Cercina (+7 %).

Les ressources en gaz reculent malgré une production globalement stable

Les ressources en gaz naturel, qui regroupent la production nationale et le forfait fiscal lié au transit du gaz algérien, ont atteint 698 ktep-pci, en baisse de 14 % sur un an.

L’Observatoire souligne toutefois que la production nationale de gaz commercial sec est demeurée quasiment stable. Les champs de Nawara (+10 %) et de Chergui (+26 %) ont enregistré une progression, tandis que la production de gaz commercial du Sud a augmenté de 5 %. En revanche, le champ Hasdrubal a vu sa production diminuer de 17 %.

Le forfait fiscal issu du transit du gaz algérien a, pour sa part, chuté de 33 %, pour s’établir à 225 ktep-pci. Près de 87 % de cette redevance a été cédée à la STEG afin d’alimenter le marché national. Le rapport précise également qu’un dépassement des prélèvements de la STEG sur la part revenant à l’État, estimé à 240 millions de m³ en 2025, est actuellement en cours de régularisation.

Parallèlement, les achats de gaz algérien ont progressé de 8 %, atteignant 1 143 ktep-pci, ce qui a permis de maintenir l’approvisionnement national en gaz à un niveau quasiment stable, soit 1 812 ktep-pci à fin mai 2026.

Une demande de gaz stable, tirée par la production d’électricité

La consommation nationale de gaz naturel est restée pratiquement inchangée par rapport à l’année précédente, avec une demande totale de 1 807 ktep-pci.

Le secteur électrique demeure de loin le premier consommateur, représentant 65 % de la demande totale. Environ 91 % de l’électricité produite en Tunisie repose toujours sur le gaz naturel.

Les usages finaux hors production d’électricité sont également restés stables à 624 ktep-pci. La consommation des clients moyenne et basse pression a progressé de 1 %, tandis que celle des grands consommateurs raccordés en haute pression a reculé de 3 %.

Enfin, la consommation spécifique des centrales électriques s’est améliorée de 3 %, à 195,3 tep/GWh, alors que la production d’électricité à partir du gaz naturel a augmenté de 3 % à fin mai 2026.

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La grande mutation des voies pétrolières face au péril iranien est lancée

20. Juli 2026 um 12:36

Au-delà des tensions récurrentes dans le détroit d’Ormuz, le secteur de la logistique pétrolière s’apprête à vivre des transformations structurelles majeures.

 

Soucieux de sécuriser leurs rentes financières face aux risques géopolitiques, les pays exportateurs cherchent à diversifier leurs voies d’acheminement. C’est précisément dans cette optique que l’Irak et la Syrie ont officialisé un accord visant à réhabiliter un oléoduc stratégique, ouvrant ainsi une nouvelle voie de contournement pour l’or noir.

 

Renaissance de l’axe Bagdad-Damas

Bagdad et Damas ont signé cet accord lors d’un sommet de la Chambre de commerce à Washington portant sur les investissements américains en Irak. Les Américains ont capté une marge réelle pour augmenter la production de pétrole et réduire les dépendances vis-à-vis de voisins hostiles.

L’oléoduc s’étend de Kirkouk, dans le nord de l’Irak, jusqu’à la côte méditerranéenne de la Syrie, avec une capacité nominale de 700 000 barils par jour. Il est fermé depuis qu’il a été endommagé lors de l’invasion de l’Irak par les États-Unis en 2003.

Lire aussi : L’Irak confie la relance de Kirkouk aux majors américaines

L’Irak, deuxième plus grand producteur de pétrole de l’OPEP, a lourdement souffert des perturbations du trafic de pétroliers dans le détroit d’Ormuz pendant la guerre entre les États-Unis et l’Iran. Bagdad dépend de sa ville portuaire méridionale de Bassora, sur le golfe Persique, en raison des options limitées d’oléoducs pour acheminer son pétrole vers les marchés mondiaux. La production de pétrole de l’Irak a chuté de plus de 50 % pour atteindre environ 1,9 million de barils par jour en juin, contre environ 4,2 millions de barils par jour en février.

 

Quid de la menace d’infrastructure globale ?

Plusieurs États du Golfe souhaitent étendre la capacité de leurs oléoducs afin de réduire leur dépendance à l’égard d’Ormuz. Les Émirats arabes unis construisent un deuxième oléoduc vers le port de Fujaïrah, sur le golfe d’Oman, ce qui doublerait leur capacité d’exportation en dehors du détroit. L’Arabie saoudite envisage d’étendre de 2 millions de barils par jour son oléoduc menant à la mer Rouge.

Mais si les oléoducs peuvent servir de couverture contre les risques géopolitiques dans le détroit d’Ormuz, ils ne résolvent pas la menace sous-jacente que fait peser l’Iran sur les infrastructures énergétiques de la région. Le problème n’est pas la voie navigable. Les derniers mois ont montré que l’Iran peut utiliser des armes pour attaquer les installations de chargement, les stations de pompage, les stations d’arrivée, ces terminaux ainsi que les unités de stockage de ces oléoducs.

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L’Irak confie la relance de Kirkouk aux majors américaines

18. Juli 2026 um 11:30

Le groupe pétrolier américain ConocoPhillips va acquérir une participation de 42 % dans la société BP Energy Company of Kirkuk, détenue par BP, afin de participer au redéveloppement de quatre importants champs pétroliers dans le nord de l’Irak.

Cette opération s’inscrit dans la stratégie de Bagdad visant à attirer davantage d’investissements américains dans son secteur énergétique, longtemps dominé par des groupes chinois.

ConocoPhillips a annoncé vendredi 17 juillet la signature d’un accord avec BP pour acquérir une participation de 42 % dans BP Energy Company of Kirkuk Ltd (BP ECKL), la société chargée de redévelopper plusieurs gisements majeurs situés dans la région de Kirkouk, au nord de l’Irak.

Plus de 3 milliards de barils de ressources récupérables

Le contrat porte sur le redéveloppement des dômes pétrolifères de Baba et Avanah, qui font partie du gigantesque champ de Kirkouk, ainsi que des champs voisins de Bai Hassan, Jambur et Khabbaz. Ces actifs représentent plus de 3 milliards de barils équivalent pétrole de ressources récupérables dans une première phase, avec un potentiel d’exploration supplémentaire.

Les conditions financières de l’opération n’ont pas été rendues publiques, même si plusieurs analystes estiment la valeur de la participation entre 300 et 500 millions de dollars.

ConocoPhillips précise que cette prise de participation ne nécessitera pas d’importants apports en capital. La rémunération du groupe sera principalement liée à sa part de la production supplémentaire et des coûts d’exploitation.

Pour l’Irak, cette opération s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer la présence des entreprises américaines dans les secteurs du pétrole, du gaz et de l’électricité. Ces dernières années, les compagnies chinoises ont progressivement pris une place dominante dans l’industrie pétrolière irakienne, tandis que plusieurs majors occidentales s’étaient montrées plus prudentes en raison des risques sécuritaires et des conditions contractuelles.

Le gouvernement irakien a récemment approuvé plusieurs projets avec des entreprises américaines, notamment dans les secteurs des hydrocarbures et de l’électricité, afin de diversifier ses partenaires internationaux.

Kirkouk, un gisement stratégique

Découvert il y a près d’un siècle, le champ pétrolier de Kirkouk demeure l’un des plus importants d’Irak. Jadis capable de produire plus de 1,5 million de barils par jour, il ne fournit aujourd’hui qu’environ 300 000 barils quotidiens.

Sa réhabilitation constitue un élément central de la stratégie énergétique de Bagdad pour maintenir sa production à long terme et valoriser l’une des plus importantes réserves d’hydrocarbures du pays.

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Le pétrole dépasse les 85 dollars, porté par les tensions autour du détroit d’Ormuz

15. Juli 2026 um 09:28

Les cours du pétrole poursuivent leur envolée. Le Brent a franchi mardi 14 juillet le seuil des 85 dollars le baril, atteignant son plus haut niveau en près d’un mois, dans un contexte d’escalade militaire entre les États-Unis et l’Iran.

Les frappes américaines contre des installations militaires iraniennes et les fortes perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz alimentent les inquiétudes sur l’approvisionnement mondial en hydrocarbures.

Les prix du pétrole ont poursuivi leur progression mardi 14 juillet, le Brent dépassant les 85 dollars le baril, son plus haut niveau depuis près d’un mois, sous l’effet de l’aggravation des tensions géopolitiques au Moyen-Orient…

Le Commandement central américain (CENTCOM) a annoncé avoir mené une opération militaire de cinq heures visant plusieurs infrastructures stratégiques situées sur le littoral sud de l’Iran. Selon Washington, les frappes ont ciblé des systèmes de défense côtière, des installations de missiles, des bases de drones ainsi que des capacités navales implantées notamment à Bandar Abbas, Bushehr, Jask, Konarak, Chabahar et sur l’île d’Abou Moussa. L’objectif affiché étant de réduire les capacités iraniennes susceptibles de menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz.

Un blocus américain renforce les tensions

Le président américain Donald Trump a confirmé le rétablissement d’un blocus maritime visant les navires iraniens ou liés au commerce avec Téhéran. Selon plusieurs sources, le trafic commercial dans le détroit d’Ormuz s’est fortement ralenti sous l’effet des opérations militaires, des alertes sécuritaires et de l’incertitude entourant les nouvelles mesures américaines.

Donald Trump a également estimé que les pays du Golfe bénéficiant de la protection militaire américaine – notamment l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar, le Koweït et Bahreïn – devraient davantage contribuer au financement de la sécurisation de cette voie maritime stratégique.

Le marché redoute un choc sur l’offre mondiale

Le détroit d’Ormuz constitue l’un des principaux points de passage des exportations mondiales de pétrole brut et de gaz naturel liquéfié (GNL). Toute interruption durable du trafic dans cette zone est susceptible de provoquer une hausse des prix de l’énergie sur les marchés internationaux.

L’intensification du conflit entre Washington et Téhéran renforce ainsi les craintes d’une contraction de l’offre mondiale, alors que les opérateurs surveillent de près l’évolution de la situation militaire dans le Golfe.

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Le pétrole repart à la hausse, le Brent dépasse les 85 dollars le baril

14. Juli 2026 um 08:11

Les prix du pétrole ont augmenté ce matin du 14 juillet 2026 après que Donald Trump a annoncé son intention d’imposer des frais de transit dans le détroit d’Ormuz, à hauteur de 20 % sur toutes les marchandises transportées.

Le blocus des ports iraniens a également repris. Cela a suscité des inquiétudes quant à d’éventuelles perturbations des approvisionnements mondiaux en brut.

 

Lire aussi : Détroit d’Ormuz : Trump propose une sécurité américaine… payante

 

Washington rejette les droits iraniens

Les États-Unis ont rejeté les projets iraniens de percevoir des droits sur les navires transitant par le détroit, jugés illégaux en vertu du droit international. Mais plutôt que d’appeler au retour du détroit à son statut d’avant-guerre, en tant que voie d’eau internationale sans droits, Trump a affirmé que les navires commerciaux tentant le transit doivent désormais verser de l’argent de protection aux États-Unis.

L’Organisation maritime internationale des Nations unies (OMI), qui régule le transport maritime, a déclaré qu’elle s’oppose fermement à la perception de frais pour le passage par les détroits utilisés pour la navigation internationale. Il n’existe effectivement aucun fondement juridique permettant d’introduire des droits obligatoires pour le simple transit par un détroit.

 

Lire également : L’OMI rejette les revendications de l’Iran sur le détroit d’Ormuz

 

Les marchés réagissent

En réaction, le baril de Brent de la mer du Nord, référence internationale, pour livraison en septembre, a grimpé à 84,84 dollars, prolongeant ses gains après avoir bondi de 9,6 % lors de la séance précédente. A la rédaction de ces lignes, il a même dépassé les 85 dollars. La possibilité que le régime iranien se retire du mémorandum d’accord jusqu’après les élections de mi-mandat aux États-Unis a également augmenté, un scénario qui verrait très probablement des prix du pétrole plus élevés plus longtemps.

Ce qui se passe n’est pas une bonne nouvelle pour nos finances publiques. L’impact est direct puisque l’Etat a choisi d’absorber le choc de prix en gardant les prix à la pompe stables d’une part, et en préservant le prix de l’électricité. Ce n’est pas rien, surtout avec cette canicule qui coïncide avec le pic de la consommation. Certes, il y aura des arbitrages à faire et c’est certainement l’investissement public qui en paiera la facture en premier lieu. Pour les entreprises, elles seront certainement rattrapées par l’inflation importée et par les coûts de transport qui ont flambé.

L’économie mondiale a besoin de voir ce conflit prendre fin, car, autrement, il ne faut pas s’offusquer de voir le FMI procéder à une nouvelle révision à la baisse de ses perspectives de croissance en octobre prochain.

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Vers une baisse de la demande mondiale de pétrole pour la 1ère fois depuis le Covid

11. Juli 2026 um 19:11

La demande mondiale de pétrole est en passe de reculer pour la première fois depuis 2020, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), alors que la guerre au Moyen-Orient entre Israël et l’Iran a perturbé la production et les exportations à travers la région.

L’agence a prévu dans son dernier rapport mensuel sur le marché pétrolier que la demande mondiale diminuera de 1 million de barils par jour cette année par rapport à 2025, marquant ainsi la première baisse annuelle depuis les profondeurs de la pandémie de Covid-19. La contraction est « fortement asymétrique, tant en termes de produits que de régions », a indiqué l’AIE.

Ses prévisions supposent qu’un cessez-le-feu tient et que le détroit rouvre progressivement, un scénario qui semblait de plus en plus incertain cette semaine après que les États-Unis et l’Iran ont échangé des tirs. Plusieurs navires ont été attaqués et le trafic à travers le détroit s’est à nouveau réduit à un filet. « Bien que l’équilibre du marché pétrolier mondial semble devoir basculer vers un excédent vers la fin de l’année, les prévisions reposent sur l’hypothèse que les flux de pétroliers à travers le détroit se redresseront progressivement, permettant aux producteurs de redémarrer leurs champs et aux raffineurs du Moyen-Orient et d’ailleurs de reprendre les expéditions de produits », a écrit l’AIE…

L’AIE a également revu à la baisse ses perspectives de production pétrolière russe, citant l’intensification de la campagne de drones ukrainienne contre les infrastructures énergétiques du pays. En effet, Kiev a intensifié ses frappes sur les raffineries de pétrole russes et les installations connexes ces derniers mois, dans le but de tarir les financements de l’effort de guerre de Moscou.

L’AIE prévoit désormais que la Russie, le troisième producteur mondial de pétrole, pompera 8,9 millions de barils par jour cette année et 8,8 millions de barils par jour en 2027, contre 9,2 millions de barils par jour en 2025.

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Les prix du pétrole bondissent après de nouvelles frappes américaines sur l’Iran

09. Juli 2026 um 23:13

Les prix du pétrole ont prolongé leurs gains ce jeudi après de nouvelles frappes américaines sur des cibles iraniennes dans la nuit du mercredi aujeudi, ravivant les inquiétudes concernant l’approvisionnement en brut au Moyen-Orient. Ces tensions alimentent la crainte que la reprise des hostilités ne perturbe le transport maritime à travers le détroit d’Ormuz et ne compromette le redressement récent des exportations du Golfe.

Le brut WTI progressait de 1,12% à 74,34$ le baril ce matin, tandis que le Brent gagnait 1,12% à 78,89$ le baril. Le brut est resté nettement orienté à la hausse même après avoir réduit une partie de ses gains. Le Brent et le WTI avaient bondi de plus de 8% lors de la session précédente, après que le président Donald Trump a déclaré mercredi le cessez-le-feu américano-iranien effectivement caduc, ordonné de nouvelles frappes sur des cibles iraniennes et averti de possibles actions militaires supplémentaires, poussant Téhéran à menacer de fermer le détroit d’Ormuz.

Le regain de conflit menace la reprise des approvisionnements du Golfe

La dernière escalade fait suite à une série d’attaques contre des navires commerciaux à proximité du détroit d’Ormuz, qui ont ravivé les craintes quant à la sécurité de l’un des corridors énergétiques les plus importants au monde. Un pétrolier qatari transportant du GNL, un pétrolier saoudien et au moins un autre navire commercial ont été touchés lors d’incidents distincts au cours des deux derniers jours, tandis qu’un autre tanker a signalé avoir été atteint par un projectile non identifié au large des côtes d’Oman, déclenchant un incendie mais sans faire de victimes. Ces attaques ont conduit plusieurs pétroliers et méthaniers à retarder ou annuler leur transit prévu dans ce détroit, les opérateurs réévaluant les risques sécuritaires.

Le Centre conjoint d’information maritime dirigé par les États-Unis a par la suite relevé le niveau de menace pour la navigation dans le détroit d’Ormuz à « sévère », tandis que l’Organisation maritime internationale a appelé les navires à faire preuve d’une extrême prudence lors du transit par cette route. Dans ce contexte, Washington a lancé de nouvelles frappes sur des cibles iraniennes, affirmant vouloir dégrader la capacité de Téhéran à menacer le transport maritime commercial, tandis que l’Iran a averti qu’il riposterait contre les actifs militaires américains et a réitéré ses menaces concernant la navigation dans le détroit d’Ormuz.

Le regain de conflit a jeté un nouveau doute sur la reprise récente des exportations pétrolières du Golfe. Le trafic de pétroliers à travers Ormuz s’était progressivement amélioré à la suite du cessez-le-feu du mois dernier, mais les opérateurs craignent désormais que de nouvelles attaques contre des navires commerciaux ne freinent cette reprise et ne menacent à nouveau les flux de brut en provenance du Golfe Persique.

Au final, les marchés suivent désormais attentivement l’évolution du conflit américano-iranien, les conditions de navigation dans le détroit d’Ormuz et tout signe de perturbations supplémentaires des exportations de brut au Moyen-Orient.

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Détroit d’Ormuz : vers une nouvelle suspension des traversées

09. Juli 2026 um 15:01

Les nouvelles attaques contre des pétroliers dans le détroit d’Ormuz poussent plusieurs assureurs spécialisés à recommander la suspension temporaire des traversées.

La crise sécuritaire dans le Golfe franchit un nouveau seuil; après plusieurs attaques visant des navires commerciaux. Certains assureurs spécialisés dans les risques de guerre conseillent désormais aux compagnies maritimes de reporter leurs passages par le détroit d’Ormuz; et ce, jusqu’à une amélioration de la situation.

Même si les couvertures d’assurance n’ont pas été officiellement suspendues; les conditions se durcissent rapidement. Ainsi, les primes de risque de guerre, qui représentaient environ 2 % de la valeur d’un navire il y a quelques jours, approchent désormais les 3 %. Avec des scénarios pouvant atteindre 5 %, si les hostilités s’intensifient.

Cette évolution renchérit fortement le coût du transport maritime pour les pétroliers et les méthaniers transitant par cette voie stratégique. Laquelle voit transiter près d’un cinquième des exportations mondiales de pétrole.

D’ailleurs, l’Organisation maritime internationale (OMI) a appelé mercredi 8 juillet les armateurs à faire preuve d’une vigilance maximale. Tout en privilégiant la sécurité des équipages. Plusieurs compagnies réévaluent déjà leurs itinéraires; même si les routes alternatives allongent les délais et augmentent les coûts logistiques.

Au final, pour les marchés énergétiques, la multiplication des incidents entretient une prime de risque durable sur les prix du pétrole, du gaz naturel liquéfié et du fret maritime.

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