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Inflation : les prix des produits alimentaires grimpent de 7,1 % en juin 2026

Von: tmps
08. Juli 2026 um 12:49

Les prix des denrées alimentaires en Tunisie ont enregistré, durant le mois de juin 2026, une hausse de 7,1 % en glissement annuel, principalement sous l’effet d’une augmentation continue des prix des viandes rouges et blanches, du poisson et des fruits et légumes frais.

Les données statistiques publiées par l’Institut national de la statistique (INS)  montrent que la hausse dans le secteur alimentaire est principalement due à l’augmentation des prix de la viande ovin de 18,3 %, de la viande bovine de 13,6 %, ainsi qu’à l’accroissement des prix des volailles de 13,5 %, du poisson frais de 11,7 % et des fruits et légumes frais de 11 %.

En contrepartie, les statistiques ont montré une baisse des prix des huiles alimentaires de 5,5 % et une diminution des prix des œufs de 3,1 %, en glissement annuel.

En ce qui concerne les produits manufacturés, les prix ont connu un renchérissement de 4,7 %, au cours du mois de juin 2026, par rapport au même mois de l’année précédente, tiré par la hausse des prix des vêtements et des chaussures de 9,2 %, suivi par celle des produits d’hygiène de 4,7 %.

S’agissant du secteur des services, il a enregistré une évolution de 4,3 %. Selon le bulletin mensuel de l’INS, cette augmentation est expliquée principalement par la montée des prix des services hôteliers, qui a atteint 15,4 %.

Ces indicateurs sectoriels interviennent alors que le taux d’inflation a reculé à 5,3 % au mois de juin 2026, contre 5,5 % enregistrés au mois de mai dernier.

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Banque centrale de Tunisie | Anatomie d’un optimisme administré

08. Juli 2026 um 06:47

Le Rapport annuel 2025 de la Banque centrale de Tunisie (BCT) est paru le 7 juillet 2026, à temps et pas en retard comme le faisait la BCT depuis 2011. Un progrès louable, merci ! Mais cela dit, ce rapport ressemble plus à document de communication qu’à un rapport solide, complet et crédible, qui décrit objectivement la réalité économique de la Tunisie d’aujourd’hui, avec chiffres à l’appui et transparence totale sur les enjeux qui fâchent et qui préoccupent les Tunisiens. Anatomie d’un optimisme de façade….

Moktar Lamari *

Il existe désormais en Tunisie une nouvelle école de communication économique : celle où les mauvaises nouvelles portent une cravate, les fragilités deviennent des «résiliences», les crises se transforment en «défis» et les dépendances sont rebaptisées «coopérations».

À la lecture du Rapport annuel 2025 de la BCT, on pourrait presque croire que l’économie tunisienne traverse une mer agitée dans un paquebot parfaitement équipé. Le problème est que le paquebot avance avec une coque fissurée : dette élevée, dépendance extérieure, financement sous tension et politique monétaire condamnée à marcher sur une corde raide.

Le rapport commence par une partition optimiste. Le gouverneur souligne une croissance retrouvée de 2,5 % en 2025 contre 1,6 % en 2024, une inflation ramenée à 4,9 % en fin d’année et un chômage légèrement réduit à 15,2 %.  Mais derrière cette photographie flatteuse se cache une question essentielle : la BCT décrit-elle l’économie telle qu’elle est ou l’économie telle qu’elle doit être racontée ?

Car une banque centrale n’est pas un ministère de la communication. Sa mission n’est pas de fabriquer de la confiance par le verbe, mais de construire de la crédibilité par la transparence.

La planche qui fait couler l’économie…

La planche à billets tourne à plein, accentuant les risques véhiculés par le vieux fantôme monétaire.

Le rapport ne parle évidemment pas de «planche à billets» au sens populaire du terme. Ce langage appartient aux cafés et aux débats politiques. Une banque centrale moderne ne se contente pas d’imprimer des billets ; elle crée de la liquidité par différents instruments.

Mais derrière les mots techniques se trouve une réalité : la frontière entre soutien financier à l’État et création monétaire devient parfois dangereusement mince.

La BCT rappelle qu’elle détient le privilège exclusif d’émission des billets et monnaies en Tunisie. Elle détaille également les facilités accordées à l’État, comptabilisées «à titre exceptionnel» pour financer une partie du déficit budgétaire.

Le débat n’est donc pas celui d’une photocopieuse monétaire tournant jour et nuit. Le vrai sujet est plus subtil : quand une banque centrale intervient pour soutenir le financement public, elle risque de devenir l’infirmière financière permanente d’un État malade.

Le patient ne meurt pas, mais il refuse de changer de régime.

La perfusion permanente du système bancaire

La partie la plus révélatrice du rapport concerne le refinancement bancaire. La BCT indique que le volume global du refinancement s’est établi en moyenne à 12 763 millions de dinars en 2025, contre 13 901 millions en 2024, soit une baisse de 1 138 millions de dinars.

La BCT présente cette évolution comme une amélioration de la liquidité bancaire. Mais une autre lecture est possible : depuis des années, le système bancaire tunisien fonctionne sous assistance monétaire.
La BCT demeure la grande fontaine où viennent boire les banques lorsque la liquidité naturelle manque.
Les opérations principales de refinancement atteignent 5 641 millions de dinars en moyenne en 2025, tandis que les opérations fermes représentent 4 368 millions de dinars. La mécanique est sophistiquée, mais le résultat politique est simple : la banque centrale reste au centre du financement quotidien du système.

Une banque centrale peut être un pilote de stabilité. Elle ne doit pas devenir le moteur auxiliaire d’un modèle économique qui peine à produire suffisamment d’épargne et d’investissement.

Taux directeur : baisser la température sans guérir la maladie

La BCT présente la baisse du taux directeur comme une victoire de la désinflation. Après deux réductions successives de 50 points de base en mars et décembre 2025, le taux directeur a été ramené à 7 %.

Le rapport rappelle que le taux était resté à 8 % avant la première baisse, puis à 7,50 % avant la seconde.
Mais un taux directeur élevé pendant plusieurs années n’est pas un simple bouton que l’on tourne. Il révèle une économie sous pression : inflation persistante, risque de change, déficit extérieur et besoin de crédibilité monétaire.

La BCT affirme vouloir soutenir la croissance tout en préservant la stabilité des prix. C’est exactement le dilemme des banques centrales partout dans le monde. Mais en Tunisie, l’équation est plus difficile : il faut combattre l’inflation sans étouffer des entreprises déjà étranglées par le coût du crédit.

Dette publique : le serpent qui apprend à sourire

Le rapport annonce une amélioration spectaculaire : le déficit budgétaire serait passé à 5,2 % du PIB et la dette publique à 82,1 % du PIB.

Le chiffre est réel. L’interprétation mérite davantage de prudence.

Une dette qui baisse légèrement après avoir atteint des niveaux élevés n’est pas nécessairement une dette maîtrisée. C’est parfois simplement une dette qui respire entre deux crises.

La Tunisie reste prisonnière d’un modèle où l’État absorbe une grande partie de l’épargne nationale et où le financement extérieur demeure une variable stratégique. Le rapport reconnaît d’ailleurs que les emprunts extérieurs mobilisés en 2025 sont restés inférieurs à 4 milliards de dinars alors que les remboursements du principal de la dette extérieure à long terme ont atteint 10,4 milliards de dinars. La Tunisie rembourse davantage qu’elle n’emprunte.

Une souveraineté sous perfusion

FMI, Banque mondiale, Afreximbank : la souveraineté sous perfusion internationale.

Le rapport revendique une coopération internationale renforcée avec les institutions financières. Il mentionne les réunions du FMI et du Groupe de la Banque mondiale ainsi que la participation aux assemblées annuelles. 

Il évoque également la participation à l’Assemblée générale annuelle des actionnaires de la Banque africaine d’import-eExport (Afreximbank).

Cette diplomatie financière est nécessaire. Mais elle pose une question fondamentale : une économie peut-elle parler de souveraineté financière lorsqu’elle dépend structurellement des institutions extérieures pour renforcer ses capacités, soutenir ses réserves ou faciliter son financement ?

La BCT décrit cette coopération comme un enrichissement institutionnel. Le critique économique y voit aussi le symptôme d’une dépendance prolongée.

La souveraineté financière n’est pas un discours. Elle se mesure à la capacité d’un pays à financer son développement sans attendre constamment le prochain guichet international.

La capture douce de la politique monétaire

Il ne faut pas imaginer une capture brutale de la BCT par le pouvoir politique. Le phénomène est plus subtil : une banque centrale peut perdre progressivement sa marge de manœuvre lorsqu’elle devient indispensable au financement de l’État, à la stabilité bancaire et à la gestion des tensions sociales.

Le rapport insiste sur l’indépendance institutionnelle, la modernisation, la digitalisation et la gouvernance. Ce sont des avancées importantes.

Mais une question demeure : une banque centrale peut-elle être totalement indépendante lorsque l’économie nationale dépend autant de ses interventions ?

Le risque n’est pas une prise de contrôle officielle. Le risque est une capture par nécessité.

L’optimisme trompeur

Le Rapport annuel 2025 de la BCT est un document riche, sérieux et techniquement élaboré. Il montre une institution qui travaille, modernise ses outils et améliore ses procédures. Mais il donne aussi l’image d’une économie où la stabilité ressemble parfois davantage à un équilibre précaire qu’à une transformation profonde.

La Tunisie n’a pas besoin d’un ministère supplémentaire de l’optimisme. Elle a besoin d’une vérité économique complète.

Car une économie peut survivre à une mauvaise année. Elle peut même survivre à une mauvaise décennie. Mais elle ne survit jamais longtemps lorsque les statistiques deviennent des rideaux destinés à cacher les fissures du mur.

La vraie question n’est donc pas : «La BCT annonce-t-elle de bonnes nouvelles ?» La vraie question est : «Combien de temps peut-on administrer l’espoir lorsque les fondamentaux macroéconomiques sont à terre réclament des réformes structurelles qui ne peuvent plus attendre ?»

Economiste universitaire.

Blog de l’auteur : E4T.

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Kaïs Saïed : Les indicateurs économiques s’améliorent, mais les Tunisiens n’en ressentent pas les effets

07. Juli 2026 um 09:02

Malgré une croissance de 2,5%, une inflation maîtrisée, des réserves en devises en hausse et le remboursement des dettes dans les délais, les Tunisiens ne perçoivent toujours pas les retombées de ces performances économiques. C’est le constat dressé par le président de la République, Kaïs Saïed, lors de la remise du rapport annuel 2025 de la Banque centrale de Tunisie.

Les performances affichées par l’économie tunisienne ne suffisent pas si elles ne se traduisent pas par une amélioration du quotidien des citoyens. C’est le message qu’a délivré le président de la République, Kaïs Saïed, en recevant, lundi 6 juillet au palais de Carthage, le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Fathi Zouhair Nouri, venu lui remettre le rapport annuel de l’institution pour l’exercice 2025.

À cette occasion, le chef de l’État a également pris connaissance des résultats de la participation de la Tunisie, invitée d’honneur au congrès financier annuel de la Banque de Russie, organisé à Saint-Pétersbourg.

Des résultats macroéconomiques en amélioration

Kaïs Saïed a réaffirmé le rôle de la Banque centrale dans le soutien à l’économie nationale, estimant que la Tunisie avait démontré la pertinence de ses choix nationaux à travers plusieurs indicateurs économiques favorables.

Le président de la République a cité une croissance de 2,5%, avec des perspectives de hausse, une inflation maîtrisée, des réserves en devises couvrant désormais 103 jours d’importation ainsi que le remboursement des dettes dans les délais.

Le défi : transformer les chiffres en amélioration du quotidien

Tout en saluant ces résultats, Kaïs Saïed a reconnu qu’ils ne se reflétaient pas encore dans la vie des Tunisiens. Il a souligné que la population n’avait pas bénéficié de ces performances, ayant surtout supporté les charges liées à l’endettement.

Pour le chef de l’État, les indicateurs macroéconomiques ne constituent pas une finalité. Leur véritable valeur réside dans leur capacité à produire des effets concrets sur les conditions de vie des citoyens, dans toutes les régions du pays.

Il a ainsi insisté sur le fait que les résultats économiques ne prennent tout leur sens que lorsqu’ils sont ressentis par les Tunisiens dans leur quotidien, au-delà des chiffres et des statistiques.

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Tunisie : L’inflation recule à 5,3 % en juin

Von: tmps
06. Juli 2026 um 09:18

Le taux d’inflation en Tunisie a ralenti à 5,3% en glissement annuel au mois de juin, contre 5,5% en mai, sous l’effet principalement d’un ralentissement de la hausse des prix des produits alimentaires, selon les données publiées dimanche par l’Institut national de la statistique (INS).

La progression des prix du groupe « Alimentation et boissons » s’est établie à 7,1% en juin, contre 8,2% le mois précédent. En revanche, les prix du tabac et ceux des loisirs et de la culture ont légèrement accéléré.

Sur un an, les prix des produits alimentaires ont augmenté de 7,1%, tirés notamment par la hausse de la viande ovine (+18,3%), de la viande bovine (+13,6%), de la volaille (+13,5%), des poissons frais (+11,7%) et des fruits frais (+11%). Les prix des huiles alimentaires (-5,5%) et des œufs (-3,1%) ont, en revanche, reculé.

Les prix des produits manufacturés ont progressé de 4,7% sur un an, soutenus par la hausse des prix de l’habillement et des chaussures (+9,2%), tandis que ceux des services ont augmenté de 4,3%, notamment en raison du renchérissement des services d’hébergement (+15,4%).

L’inflation sous-jacente, qui exclut les produits alimentaires et l’énergie, est ressortie à 4,9% en juin, contre 4,8% en mai.

Sur un mois, l’indice des prix à la consommation a augmenté de 0,2%, après une hausse des prix de l’habillement et des chaussures (+1,7%) et des restaurants, cafés et hôtels (+1%).

Les prix des produits alimentaires ont, en revanche, reculé de 0,9%, sous l’effet notamment de la baisse des prix de la volaille, des légumes frais, des œufs, des fruits frais et de la viande ovine.

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Point de vue – Tunisie. Inflation, laxisme économique et crise politique

15. Juni 2026 um 07:35
L’inflation durablement excessive et la crise économique tunisienne mettent en évidence les limites d’un État qui oscille entre interventionnisme tatillon et inefficace et incapacité régulatrice. D’où les effets psychologiques, sociaux et politiques cumulés.   Il y a des moments dans…

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Inflation — Ridha Chkoundali : une famille tunisienne a besoin d’au moins 5500 dinars par mois pour vivre dignement

09. Juni 2026 um 09:15

Malgré un taux d’inflation qui demeure relativement stable, les signaux envoyés par l’économie tunisienne restent préoccupants. Invité à commenter les dernières données publiées par l’Institut national de la statistique (INS), l’économiste et universitaire Ridha Chkoundali a alerté, mardi 9 juin 2026, sur un changement de tendance de l’inflation, ainsi que sur les risques liés aux...

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Tunesien: Inflation lag im Dezember 2023 bei 8,1 Prozent

05. Januar 2024 um 20:46

Im Dezember 2023 ging die Inflation auf 8,1% zurück, verglichen mit 8,3% im November 2023. Dies geht aus einer am Freitag veröffentlichten Mitteilung des Nationalen Mehr

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