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Le ministre des Affaires étrangères ouvre une formation dédiée aux services consulaires numériques

Von: farhat
01. Juli 2026 um 19:02

Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a présidé, mercredi au siège de l’Académie diplomatique internationale de Tunis, une session de formation consacrée aux services consulaires numériques. Cette activité s’inscrit dans le cadre du programme de formation organisé par le ministère du 23 juin au 8 juillet 2026 au profit des agents des corps diplomatique, administratif et technique affectés aux missions diplomatiques et consulaires à l’étranger dans le cadre du mouvement annuel de 2026.

Le ministre a, à cette occasion, souligné la place centrale qu’occupe l’action consulaire parmi les missions du ministère des Affaires étrangères, en tant qu’interface directe entre l’administration et les Tunisiens résidant à l’étranger, ainsi que l’un des principaux domaines reflétant la qualité du service public, lit-on dans un communiqué publié sur la plateforme d’information du ministère.

Nafti a réaffirmé la volonté de poursuivre le développement des services consulaires, de simplifier les procédures, d’en améliorer la qualité et de les rapprocher davantage des citoyens à travers la poursuite de la transformation numérique, notamment via la mise en place des services « E-Consulat ».

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Mondial 2026 – lendemains d’élimination de la Tunisie : quand les fédéraux naviguent à contre-sens

Von: tmps
01. Juli 2026 um 15:13

Les fédéraux de l’exécutif de la Fédération Tunisienne de Football (FTF)ont suggéré le passage à 20 équipes en Ligue 1 durant le prochain exercice. Une suggestion impensable qui confirme leur mauvaise gestion du football tunisien. Alors que partout dans le monde les fédérations cherchent à tirer leur sport vers le haut, notre respectueuse fédération le tire vers le bas. En effet, avec 20 équipes, quelle évolution peut-on attendre et quel niveau peut-on atteindre dans un environnement défavorable fait d’une infrastructure désastreuse, depelouses à la limite de la praticabilité, sinonimpraticables par les temps de pluies, des clubs mal structurés, dirigés dans leur majorité par des instances provisoires, financièrement débitrices et souvent interdites de recrutements.

Une telle proposition dénote du seul souci des fédéraux de se maintenir en place plutôt que celui de trouver les moyens pour assurer l’évolution du football, sa restructuration et la mise en place d’un projet à long terme afin de rejoindre le train des autres nations africaines qui nous ont largement dépassés. En cherchant à satisfaire certaines équipes au détriment de l’intérêt général, en cherchant à éviter de statuer sur des dossiers brûlants qui risquent de changer le classement de la Ligue 1 et qui n’ont pas encore été étudiés à ce jour après plus d’un mois de la clôture de la saison, l’exécutif fédéral ne veut pas voir la vérité en face et continue à adopter des méthodes révolues et qui ont été néfastes à long terme au niveau du football dans notre pays.

Aux clubs de réagir

Face à ce manque de bon sens de la part de la bande à Moez Nasri, les clubs doivent refuser une telle proposition, même si cela va à l’encontre de leurs intérêts. Les responsables des clubs doivent faire preuve de sagesse, avoir une vue qui se projette sur l’avenir. Ils doivent exiger la mise en place d’un projet qui tienne compte des réalités, qui garantisseune évolution sur des bases solides avec des perspectives futuristes indispensables pour assurer cette évolution tant recherchée.

Quant à l’exécutif fédéral, même s’il continue à gérer le football tunisien, il doit se pencher sur des dossiers plus importants que l’augmentation du nombre des équipes et l’annulation de la rétrogradation. Il doit se pencher sur la formation d’arbitres dignes de ce nom, capables de diriger un match sans arrières-penséesafin que l’arbitrage tunisien se fasse respecter en dehors de notre territoire et soit présent lors des manifestations continentales et internationales, étant pour le moment oublié aussi bien par la CAF que par la FIFA.

Cet exécutif fédéral doit se pencher au plus vite sur la recherche de moyens pour améliorer l’infrastructure des terrains dont seul celui de Radès est homologué pour le moment pour abriter les rencontres internationales officielles.

Le bureau fédéral doit se pencher surtout sur les catégories des jeunes, la formation afin d’éviter de faire appel à des expatriés dans les catégories des juniors et des espoirs, voire des cadets, ce qui diminue la chance des locaux de figurer un jour dans les listes des sélectionnés.

Ce sont là les véritables missions dévolues aux fédéraux.

Hédi RASSAÂ

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Tunisie « deuxième au monde » pour la qualité de vie ? Ce que dit (vraiment) le classement partagé sur les réseaux

01. Juli 2026 um 14:33

Depuis plusieurs jours, des dizaines de publications Facebook présentent la Tunisie comme le deuxième pays au monde en matière de qualité de vie, ou encore comme le premier pays d’Afrique et du monde arabe selon un prétendu « indice de qualité de vie 2026 ». Ces affirmations, massivement relayées sur les réseaux sociaux, ont suscité...

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Cnam : un engagement de paiement permet finalement la poursuite de la délivrance des médicaments

01. Juli 2026 um 14:00

Alors que les pharmacies privées menaçaient de suspendre, à compter du 1er juillet 2026, la prise en charge des assurés de la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) dans le cadre du régime Médecin de famille, un compromis a finalement été trouvé. La Cnam s’est engagée à verser une partie des sommes dues aux pharmaciens, ouvrant...

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Nouveau Kia Niro : l’hybride pour séduire les marchés en quête d’électrification

01. Juli 2026 um 13:11

Avec une motorisation désormais exclusivement hybride en Europe, un design modernisé et un arsenal technologique enrichi, Kia fait évoluer son Niro. Le constructeur coréen entend conforter la place de ce SUV compact sur un marché où les modèles électrifiés gagnent progressivement du terrain, une évolution qui pourrait également intéresser les automobilistes tunisiens à mesure que...

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Le grand oublié du Plan de développement ? Les médias, déplore le SNJT

01. Juli 2026 um 13:01

Alors que l’Assemblée des représentants du peuple examine le projet de Plan de développement 2026-2030, le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) estime que celui-ci laisse de côté un acteur essentiel du développement : les médias. Dans un communiqué publié mercredi 1er juillet 2026, le syndicat appelle les députés à corriger cette lacune en intégrant...

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Festivals internationaux en Tunisie : la pénurie de devises menace la saison culturelle

01. Juli 2026 um 11:32
À peine la saison estivale entamée, un vent d’inquiétude souffle sur les festivals internationaux tunisiens. Plusieurs organisateurs affirment s’être heurtés à un refus de la Banque centrale de Tunisie (BCT) pour obtenir les conversions en devises nécessaires au paiement d’artistes…

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Ebola en RDC : l’épidémie atteint 1.333 cas confirmés

01. Juli 2026 um 11:44

Déclarée le 15 mai dernier, cette 17e épidémie d’Ebola en RDC est provoquée par le virus Bundibugyo. Plus d’un mois après son apparition officielle, les autorités sanitaires continuent d’enregistrer de nouvelles contaminations, tandis que plusieurs foyers de transmission restent actifs, principalement dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu. Cette hausse ne traduit toutefois pas...

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Tunisie : rejet des demandes de libération de Zied El Héni

01. Juli 2026 um 10:41

La Chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Tunis a rejeté les demandes de mise en liberté du journaliste Zied El Héni ainsi que de plusieurs anciens responsables de la délégation spéciale de la municipalité de Carthage. Le tribunal a également décidé de reporter le procès à une date ultérieure.

Les accusés sont poursuivis dans une affaire liée à leur gestion des affaires municipales durant la période concernée. Ils font face à plusieurs chefs d’accusation, notamment l’exploitation par un agent public de sa fonction afin d’obtenir un avantage indu pour lui-même ou pour autrui, le préjudice causé à l’administration, la violation des réglementations applicables à ces opérations en vue d’obtenir un avantage ou de causer un préjudice, ainsi que le faux et usage de faux.

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Restaurants touristiques : la fédération évoque une baisse d’activité d’au moins 50%

01. Juli 2026 um 10:23

La Fédération tunisienne des restaurants touristiques tire la sonnette d’alarme. Selon son président, Habib Ben Moussa, les établissements enregistrent une baisse d’activité estimée à au moins 50%. Une situation qui traduit, selon lui, une désaffection d’une partie de la clientèle tunisienne, sur fond d’érosion du pouvoir d’achat, et fragilise de nombreux professionnels du secteur. Le...

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Stade d’El Menzah : reprise des travaux prévue pour fin 2026

01. Juli 2026 um 10:21

Symbole historique du sport tunisien, le stade olympique d’El Menzah s’inscrit dans une nouvelle phase de relance après plusieurs années d’interruptions et de réajustements. Selon les dernières indications du ministère de la Jeunesse et des Sports, la reprise effective des travaux est attendue pour la fin de l’année 2026, avec un démarrage opérationnel envisagé au...

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Secrétariat général de l’OIF : la Tunisie a-t-elle choisi Juliana Lumumba ?

01. Juli 2026 um 09:19

À quelques mois du XIXe Sommet de la Francophonie, prévu en novembre à Phnom Penh, au Cambodge, la succession à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) est désormais pleinement engagée. Réunis mardi 30 juin à Paris lors d’une session extraordinaire, les quatre prétendants ont présenté leur vision de l’avenir de l’institution. Si...

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Ajmi Lourimi reste en détention, son procès renvoyé au 3 juillet

01. Juli 2026 um 08:55

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le Tribunal de première instance de Tunis a rejeté, mardi 30 juin 2026, les demandes de mise en liberté du secrétaire général du mouvement Ennahdha, Ajmi Lourimi, et d’un second prévenu. La juridiction a renvoyé leur procès au vendredi 3 juillet. Ajmi Lourimi jugé pour...

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Biodiversité : la Tunisie lance la création de ses premières réserves marines

01. Juli 2026 um 08:45

La Tunisie s’apprête à franchir une étape majeure dans sa politique de préservation de l’environnement. Les autorités finalisent actuellement la création des premières réserves marines et côtières officielles du pays, un projet destiné à protéger les écosystèmes les plus fragiles face à l’érosion de la biodiversité, aux effets du changement climatique et aux multiples pressions...

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La diplomatie numérique tunisienne à l’épreuve de la transformation digitale africaine : lecture géopolitique et institutionnelle d’une candidature continentale

Von: tmps
01. Juli 2026 um 08:22

Par Mondher AFI

Sous l’autorisation du Président de la République, Kaïs Saïed, les autorités tunisiennes ont engagé une démarche diplomatique visant à mobiliser le soutien des États africains en faveur des candidatures tunisiennes au Conseil de l’Union africaine des télécommunications (UAT), au Conseil de l’Union internationale des télécommunications pour la période 2027-2030, ainsi qu’au poste de Secrétaire général de l’Union africaine des télécommunications.

La réunion présidée conjointement par le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, et le ministre des Technologies de la communication, Sofiène Hemissi, avec les chefs des missions diplomatiques africaines accrédités à Tunis dépasse largement le cadre protocolaire. Elle traduit une articulation entre diplomatie, politique technologique et gouvernance continentale.

Cette initiative intervient dans un contexte où le numérique constitue désormais un facteur structurant de la puissance publique. Les infrastructures numériques, la cybersécurité, l’intelligence artificielle, les données et les plateformes sont devenues des ressources stratégiques comparables aux infrastructures énergétiques ou aux réseaux de transport. La candidature tunisienne s’inscrit ainsi dans une dynamique institutionnelle plus large portée par la Stratégie de transformation numérique pour l’Afrique, élaborée afin de concrétiser les ambitions de l’Agenda 2063.

Comme l’affirmait Manuel Castells, «la technologie ne détermine pas la société, elle est la société». Cette observation rappelle que les politiques numériques ne constituent plus un secteur administratif spécialisé, mais une composante fondamentale des rapports de pouvoir, de développement économique et d‘intégration régionale.

Une diplomatie technologique au service de l’intégration africaine

La rencontre organisée à Tunis illustre l’émergence d’une diplomatie technologique. Les ministres des Affaires étrangères et des Technologies de la communication ont mobilisé le réseau diplomatique africain afin de présenter la vision tunisienne de la gouvernance numérique continentale.

Cette démarche traduit une évolution profonde de la diplomatie contemporaine. Les organisations internationales spécialisées dans les télécommunications ne constituent plus uniquement des espaces techniques, elles sont devenues des lieux où se négocient les normes relatives aux infrastructures, à la cybersécurité, aux fréquences, à la protection des données, à l’intelligence artificielle et aux standards technologiques.

Joseph Nye rappelait que le pouvoir contemporain repose autant sur la capacité d’influencer les règles internationales que sur les ressources matérielles. Dans cette perspective, l’accès aux organes décisionnels de l’Union africaine des télécommunications représente un levier permettant de participer à la définition des orientations stratégiques du continent.

L’action diplomatique tunisienne apparaît ainsi comme une tentative d’inscrire les compétences nationales dans les mécanismes de gouvernance régionale plutôt que comme une simple recherche de visibilité institutionnelle.

La transformation numérique comme projet politique continental

La stratégie africaine de transformation numérique ne réduit pas la digitalisation à un processus technique. Elle la conçoit comme un projet de transformation globale des structures économiques, administratives et sociales.

L’objectif d’un marché numérique africain unique à l’horizon 2030 traduit une volonté d’intégration comparable à celle observée dans d’autres espaces économiques régionaux. Le développement des réseaux numériques, des paiements électroniques, des identités numériques, des services publics dématérialisés et des infrastructures de données participe à la construction d’un espace économique intégré.

Max Weber soulignait que toute administration moderne repose sur la rationalisation des procédures. La numérisation des administrations africaines répond précisément à cette logique de rationalisation en cherchant à réduire les coûts de transaction, améliorer la transparence administrative et renforcer l’efficacité des services publics.

Cette stratégie vise également à faire du numérique un instrument de réduction des inégalités territoriales, de création d’emplois qualifiés et de diversification économique.

La souveraineté numérique comme nouvelle dimension de la souveraineté des États

L’un des concepts centraux de la stratégie africaine demeure celui de la souveraineté numérique. Celle-ci ne signifie pas l’isolement technologique, mais la capacité des États à maîtriser leurs infrastructures critiques, leurs données stratégiques et leurs capacités d’innovation.

La souveraineté numérique implique plusieurs dimensions : la maîtrise des infrastructures de télécommunications, la protection des données personnelles, la cybersécurité, l’interopérabilité des systèmes nationaux, le développement des compétences locales, l’encadrement juridique des technologies émergentes.

Michel Foucault rappelait que le pouvoir s’exerce à travers les dispositifs qui organisent les comportements. Aujourd’hui, les plateformes numériques, les algorithmes et les infrastructures de données deviennent précisément ces nouveaux dispositifs de pouvoir.

Dans ce contexte, la candidature tunisienne s’inscrit dans une réflexion plus large concernant la place des États africains dans la gouvernance mondiale du numérique.

Les fondements institutionnels de la stratégie africaine

La stratégie continentale repose sur plusieurs piliers complémentaires.

Le premier concerne l’environnement réglementaire. Les États sont appelés à harmoniser leurs législations relatives au commerce électronique, à la protection des données, à la cybersécurité et aux transactions numériques.

Le deuxième pilier porte sur les infrastructures numériques. L’accès universel au haut débit constitue un préalable indispensable à toute politique de développement numérique.

Le troisième pilier concerne les compétences humaines. La stratégie insiste sur la formation aux technologies numériques, à l’intelligence artificielle, à la programmation, à la cybersécurité, à la science des données et à l’innovation.

Le quatrième pilier concerne l’innovation entrepreneuriale. Les startups technologiques sont présentées comme des acteurs essentiels de la transformation économique. Edgar Morin rappelait que «la complexité appelle la coopération». Cette idée éclaire parfaitement la logique partenariale retenue par l’Union africaine.

Le document stratégique procède à une analyse SWOT particulièrement révélatrice.

Parmi les forces figurent la diffusion rapide des téléphones mobiles, la croissance continue d’Internet ainsi que l’existence de politiques nationales des TIC dans de nombreux États.

Les opportunités résident dans la jeunesse démographique du continent, le potentiel considérable de croissance numérique, l’essor des paiements électroniques et l’émergence d’un marché continental.

Malgré la multiplication des stratégies africaines de transformation numérique, les obstacles à leur mise en œuvre demeurent profondément structurels. Les dispositifs institutionnels souffrent d’une coordination insuffisante entre les organisations continentales, régionales et nationales, tandis que l’hétérogénéité des cadres juridiques compromet l’émergence d’un espace numérique africain cohérent. À ces limites s’ajoutent le sous-financement chronique des infrastructures, l’absence de mécanismes rigoureux d’évaluation des politiques publiques et une gouvernance souvent davantage orientée vers l’adoption de stratégies que vers la mesure de leurs effets.

Cette situation est aggravée par la faible implication de la société civile dans les processus de négociation et d’élaboration des politiques numériques. Or, les organisations spécialisées dans les droits numériques disposent d’une expertise susceptible d’améliorer la qualité des cadres réglementaires, de renforcer la transparence institutionnelle et d’exercer un contrôle indispensable sur l’action publique. Leur marginalisation prive les gouvernements d’un levier essentiel d’innovation et de redevabilité.

Par ailleurs, si les initiatives multilatérales ont favorisé une certaine convergence normative, leur impact reste limité par la fragmentation des législations nationales, les écarts de développement technologique entre les États et la persistance d’une forte dépendance à l’égard des fournisseurs et plateformes extérieurs. Les cybermenaces, les vulnérabilités financières liées aux technologies émergentes et les inégalités territoriales et sociales d’accès au numérique accentuent encore ces déséquilibres. Cette configuration illustre une modernisation inachevée, où les opportunités offertes par le numérique progressent au même rythme que les risques qu’elles engendrent, révélant les limites d’une gouvernance dont l’ambition politique demeure supérieure à ses capacités institutionnelles et opérationnelles.

La gouvernance numérique comme enjeu institutionnel

Au milieu de cette dynamique continentale, l’action des autorités tunisiennes vise à inscrire le pays dans les structures de gouvernance qui accompagneront cette transformation.

La rencontre diplomatique organisée à cette occasion traduit une compréhension stratégique selon laquelle les décisions techniques prises aujourd’hui façonneront les équilibres institutionnels de demain, faisant de la gouvernance des technologies un levier majeur de l’influence internationale.

Au cours de cette démarche, le Président de la République, Kaïs Saïed, intervient dans le cadre de ses prérogatives institutionnelles en autorisant cette mobilisation diplomatique, tandis que sa mise en œuvre est assurée par les ministères compétents chargés des affaires étrangères et des technologies de la communication. Cette répartition des responsabilités traduit le caractère interministériel de la gouvernance du numérique.

Dans cette perspective, le numérique est appréhendé comme un levier d’intégration économique à l’échelle africaine, en cohérence avec les objectifs de la Zone de libre-échange continentale africaine. Le développement des plateformes numériques contribue à la réduction des coûts de transaction, à la facilitation des paiements transfrontaliers, à l’amélioration des chaînes logistiques et au renforcement de l’attractivité des investissements.

Les travaux de Bruno Latour soulignent que les réseaux constituent des formes d’organisation des interactions et des capacités d’action. Dans le contexte africain, les réseaux numériques remplissent une fonction d’infrastructure économique en favorisant l’interconnexion des marchés et la circulation des flux. L’enjeu dépasse ainsi la seule connectivité des individus pour s’étendre à l’intégration progressive des économies.

L’intelligence artificielle et la cybersécurité

La stratégie accorde une place importante aux technologies émergentes.

L’intelligence artificielle, les objets connectés, la blockchain, les drones, la robotique et les mégadonnées sont considérés comme des leviers capables de transformer l’agriculture, la santé, l’éducation, les services financiers et l’administration.

Toutefois, ces innovations accroissent simultanément les vulnérabilités.

Jacques Ellul soulignait que toute innovation technique produit des effets imprévus qu’il convient d’anticiper. Cette réflexion justifie l’importance accordée à la cybersécurité, à la protection des données personnelles et aux cadres réglementaires.

La confiance numérique devient ainsi une condition préalable au développement économique.

L’initiative diplomatique conduite à Tunis s’inscrit dans une évolution beaucoup plus large que la seule compétition pour des fonctions internationales. Elle témoigne de la montée en puissance des enjeux numériques dans les politiques publiques africaines et de la transformation progressive de la gouvernance continentale.

L’analyse de la Stratégie de transformation numérique pour l’Afrique montre que le numérique est désormais conçu comme une politique de développement, un instrument d’intégration régionale, un levier de souveraineté et un facteur de recomposition géopolitique. Les objectifs relatifs à l’harmonisation réglementaire, au développement des infrastructures, à la cybersécurité, aux compétences numériques et à l’intelligence artificielle traduisent une approche systémique où les dimensions économiques, institutionnelles et technologiques sont étroitement articulées.

Dans cette perspective, les candidatures tunisiennes prennent place dans un processus collectif visant à renforcer les capacités institutionnelles africaines face aux mutations de l’économie numérique mondiale. Elles participent à une dynamique où la maîtrise des normes, des infrastructures et des technologies devient un élément essentiel de la gouvernance contemporaine. Comme l’écrivait Pierre Bourdieu, «le pouvoir réside aussi dans la capacité de définir les règles du jeu». Appliquée au numérique, cette réflexion souligne que la participation aux instances continentales constitue moins une question de représentation qu’un enjeu de contribution à la définition des règles qui structureront l’espace numérique africain au cours des prochaines décennies.

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Le ministre de l’Économie vise une croissance d’environ 4,2 % avec le plan 2026-2030

Von: farhat
30. Juni 2026 um 18:58

Le plan de développement 2026-2030 vise à atteindre un taux de croissance d’environ 4,2 % à prix constants, à réduire le taux de pauvreté à moins de 15 % et à hisser l’indice de développement humain (IDH) au niveau des pays à très haut développement humain, a indiqué le ministre de l’Economie et de la planification, Samir Abdelhafidh .
Intervenant au cours d’une séance d’audition conjointe des commissions permanentes des députés, tenue mardi, le ministre a ajouté que le plan vise également à porter l’indice de développement régional à 0,6 point d’ici 2030, tout en réduisant de 0,1 point l’écart entre les limites minimale et maximale de cet indice selon les gouvernorats.
Il a souligné que le plan de développement 2026-2030 repose sur de grandes orientations, notamment la modernisation du tissu économique, le développement des infrastructures, la garantie de la sécurité énergétique, hydrique et alimentaire, la préservation d’un environnement sain, la modernisation du cadre institutionnel, l’amélioration de l’efficacité des services publics et la garantie d’un développement social équitable et inclusif.
Dans le secteur de l’énergie, le plan vise à porter la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique à 35 % d’ici 2030, à améliorer l’efficacité énergétique en réduisant la consommation nationale d’énergie primaire de 30 %, outre la modernisation des réseaux électriques et l’augmentation du taux d’exploitation des eaux usées.
Le plan prévoit également la mise en place d’un système efficace et flexible de gestion des affaires publiques, afin de favoriser le développement économique et social et renforcer les droits des citoyens et des acteurs économiques.
Et de rappeler que le ministère a reçu 40 748 propositions de projets dans le cadre de l’élaboration du plan de développement, dont 34 715 projets soumis par les conseils locaux (85 % du total), 5 375 projets proposés par les conseils régionaux (13 %) et 658 projets soumis par les conseils provinciaux (2 %).

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Handball : le Club Africain enregistre quatre nouvelles recrues

Von: farhat
30. Juni 2026 um 17:19

La section de handball du Club Africain a renforcé l’effectif de son équipe première par quatre joueurs, engagés pour une durée de deux saisons, a annoncé mardi le club de Beb Jedid.

Le quatuor recruté, est composé de l’arrière gauche Ahmed Abid (28 ans), en provenance du club saoudien d’Al-Rawda, du pivot Houssem Ayadi (32 ans), transféré depuis le Club de Sakiet Ezzit, de l’ailier droit Issam Rzig (37 ans), arrivant de l’Etoile du Sahel, et du demi-centre Amine Ben Salem (23 ans), issu du club français d’Angers.

Pour rappel, le Club Africain avait nommé le 11 juin dernier Houssine Sfar Gandoura au poste de président de la section de handball du club.

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La ministre des Finances reçoit les responsables des banques et des établissements financiers

30. Juni 2026 um 17:05

La ministre des Finances, Mechket Slama Khaldi, a reçu, mardi 30 juin 2026, au siège du ministère, des directeurs généraux d’institutions bancaires et financières. Au cours de cette réunion, la ministre a rappelé le rôle central du secteur bancaire dans le financement de l’économie nationale. Elle a souligné son importance dans l’accompagnement de l’investissement, la...

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Le ministère des Affaires sociales ouvre les inscriptions à la Conférence arabe sur la retraite et les assurances sociales

Von: farhat
30. Juni 2026 um 16:58

Le ministère des affaires sociales a annoncé l’ouverture des inscriptions pour participer à la « Conférence arabe sur la retraite et les assurances sociales », qui se tiendra du 20 au 22 juillet 2026 en Tunisie, appelant les personnes intéressées à visiter le site officiel du ministère et ses plateformes numériques pour plus de détails.
La conférence réunira plusieurs hauts responsables et experts régionaux et internationaux dans les domaines de la protection sociale, des systèmes de retraite et de l’investissement.
L’organisation de cette conférence intervient dans le contexte des défis croissants auxquels sont confrontés les systèmes de retraite dans la région du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord qui ont adoptés, depuis des décennies, des systèmes de « paiement à l’acte » avec des prestations définies. Ces systèmes font désormais face à des pressions croissantes en raison des transformations démographiques rapides, des mutations économiques et des crises mondiales.
La conférence vise à ouvrir un débat approfondi sur l’avenir des systèmes de retraite dans le monde arabe et les moyens de renforcer leur durabilité et leur capacité d’adaptation, à travers le développement des modèles de réforme innovants et la diversification des outils d’épargne- retraite en dehors des cadres traditionnels, afin d’assurer un meilleur équilibre entre la protection sociale et la durabilité financière.
Les travaux de la conférence seront axés principalement, sur l’évaluation des réformes en cours dans les systèmes de retraite de la région et la présentation des expériences et initiatives existantes, outre l’exploration des moyens de transformation numérique dans la gestion des caisses de pension à travers l’utilisation des technologies modernes, à même de contribuer à l’amélioration des prises de décision, et à hisser les rendements.
Les participants débattront également du développement des stratégies d’investissement plus flexibles et prospectives, capables de renforcer la solidité des portefeuilles financiers face aux fluctuations économiques, ainsi que de la gestion des actifs et des engagements pour assurer un équilibre entre eux.
Cette conférence constitue une plateforme régionale importante pour l’échange d’expériences et de visions entre divers intervenants dans le secteur de la retraite et des assurances sociales. Elle regroupe des responsables gouvernementaux, des directeurs des caisses de pension, des experts, des spécialistes de la protection sociale, de l’investissement et de la gestion des risques, ainsi que des représentants des syndicats et des organisations.

(D’après TAP)

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Tunisie: plus de 3 000 démarches administratives seront disponibles en ligne à partir de cette date

30. Juni 2026 um 16:49

La Tunisie prévoit de lancer, en septembre 2026, la plateforme nationale des procédures administratives “Dalil”, un portail numérique appelé à devenir la référence officielle pour les démarches administratives des citoyens et des entreprises. Le projet est aujourd’hui achevé à 70%, a indiqué la Directrice générale des réformes et de la prospective administrative à la Présidence du gouvernement, Olfa Souli Ouertani, selon l’agence TAP.

Le portail regroupera 3 197 procédures administratives recensées à travers les différentes administrations publiques. D’après les données présentées lors du lancement du projet, une procédure sur deux concerne les entreprises, tandis que les particuliers sont concernés par un quart des démarches, le reste étant commun aux deux catégories.

Au-delà d’un simple annuaire administratif, “Dalil” est le résultat d’un vaste chantier de rationalisation. Selon l’agence TAP, 2 255 procédures, soit plus de 71% du total, ont déjà été simplifiées grâce à la réduction des documents exigés, au recours aux services numériques et à une réorganisation des circuits administratifs. 177 procédures ont, quant à elles, été supprimées après avoir été jugées obsolètes ou sans fondement juridique.

L’analyse réalisée dans le cadre du projet montre également que 63% des démarches sont fréquemment sollicitées, 16% présentent un niveau élevé de complexité et 43% nécessitent encore l’interaction de plusieurs organismes publics, illustrant l’ampleur des marges de simplification.

Inscrite dans le programme national de réforme administrative 2020-2027, la plateforme vise à uniformiser les procédures entre les administrations, améliorer leur mise à jour et faciliter l’accès à une information officielle unique. Pour le ministre des Technologies de la communication, Sofiene Hemissi, cité par l’agence TAP, cette initiative constitue un nouveau jalon dans la transformation numérique de l’administration tunisienne, avec le développement des échanges de données entre organismes publics et la généralisation des services à distance.

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