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Jendouba : Un incendie détruit plusieurs hectares de cultures, deux habitations évacuées

21. Juni 2026 um 13:56

Un incendie s’est déclaré dans la nuit de samedi à dimanche dans la zone de Sidi Mbarek, relevant de l’Imada de Semrane dans la délégation de Balta Bou Aouan, au gouvernorat de Jendouba. Grâce à l’intervention des équipes de la protection civile, appuyées par des agents de la Direction des forêts et des bénévoles, le feu a finalement été maîtrisé après plusieurs heures de lutte.

Le sinistre a causé d’importants dégâts agricoles, sans faire de victimes.

Plus de quatre hectares ravagés

Selon les premières estimations, les flammes ont détruit plus d’un hectare de blé dur, près de trois hectares de paille sèche ainsi qu’un nombre d’orangers.

L’incendie s’est propagé rapidement dans cette zone agricole, mobilisant les équipes d’intervention durant une grande partie de la nuit afin d’empêcher sa progression vers les habitations voisines.

Les circonstances exactes du départ de feu n’ont pas encore été établies. Toutefois, les premières investigations privilégient l’hypothèse d’un incendie provoqué par des résidus de récolte alors qu’une moissonneuse-batteuse était en activité sur les lieux au moment des faits.

Cette piste fait actuellement l’objet d’investigations menées conjointement par les services de la protection civile et les unités de la Garde nationale.

Deux familles et leur cheptel mis à l’abri

Face à l’avancée des flammes, les secours ont concentré leurs premiers efforts sur la protection de deux habitations directement menacées.

Les occupants des maisons ainsi que leur cheptel ont été évacués par mesure de précaution avant que l’incendie ne soit maîtrisé.

L’intervention rapide des équipes engagées a permis d’éviter que le feu n’atteigne les habitations et ne provoque des dégâts plus importants.

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Tunisie : Le sirocco fait grimper le mercure jusqu’à 40°C

21. Juni 2026 um 11:24

La chaleur s’installe progressivement sur plusieurs régions du pays. Pour ce dimanche 21 juin, les températures maximales devraient atteindre jusqu’à 40 degrés dans l’intérieur du territoire, sous l’effet de vents locaux de sirocco, selon les prévisions météorologiques.

Le temps sera généralement dégagé à peu nuageux sur l’ensemble du pays. Les températures oscilleront entre 31 et 34 degrés sur les zones côtières ainsi que sur les hauteurs, tandis qu’elles varieront entre 35 et 40 degrés dans le reste des régions.

Vent fort au sud et dans la région de Serrat

Le vent soufflera du secteur sud au nord et au centre du pays, tandis qu’il sera de secteur est dans les régions méridionales. Il sera relativement fort dans la région de Serrat et au sud, où il pourrait provoquer des soulèvements de sable et de poussière, notamment dans les zones exposées. Ailleurs, le vent restera faible à modéré.

Mer agitée par endroits

Sur le littoral, la mer sera agitée dans la région de Serrat. Elle restera peu agitée sur le reste des côtes tunisiennes.

Cette hausse des températures coïncide avec les premiers jours de l’été et pourrait se poursuivre dans plusieurs régions sous l’effet des courants chauds venus du sud.

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Projets publics : le gouvernement renforce le pilotage, le contrôle et l’accélération de l’exécution

21. Juni 2026 um 11:18

Réuni samedi à la Kasbah sous la présidence de la cheffe du gouvernement Sara Zaafrani Zenzri, le Conseil ministériel a adopté un ensemble de mesures visant à améliorer le suivi des projets publics dans toutes les régions du pays. L’objectif affiché est d’accélérer leur réalisation et de réduire les retards constatés dans l’exécution.

Le dispositif repose sur un renforcement des outils de gouvernance, notamment via une plateforme nationale de suivi des projets et de nouveaux mécanismes d’alerte.

Ces décisions s’inscrivent dans la perspective du Plan de développement 2026-2030, présenté comme un cadre central de l’action publique.

Un pilotage centralisé et une plateforme de suivi obligatoire

Le gouvernement a décidé de rendre obligatoire l’intégration de l’ensemble des projets publics dans une plateforme nationale dédiée, utilisée par les structures centrales et régionales ainsi que par les établissements publics. Cette base de données devra être régulièrement mise à jour afin d’assurer un suivi continu de l’état d’avancement des projets.

Dans le même cadre, un système d’alerte précoce sera développé pour détecter automatiquement les risques de retard et les blocages susceptibles d’affecter l’exécution des projets. Ce mécanisme reposera sur l’analyse de plusieurs indicateurs, notamment l’avancement physique et financier des chantiers, les procédures de marchés publics, la situation foncière ainsi que la consommation des crédits.

Réforme des marchés publics et renforcement du contrôle des projets

Le Conseil ministériel a également validé des procédures de passation des marchés publics jugées plus souples et plus efficaces, en particulier pour les grands projets. L’objectif est de réduire les délais de préparation et d’attribution des contrats, tout en préservant les principes de transparence et de concurrence.

Les mesures adoptées incluent aussi un renforcement des études préalables des projets avant leur lancement, afin de garantir leur maturité sur les plans technique, foncier, financier et économique. Le gouvernement entend également durcir le contrôle des entreprises chargées de l’exécution des projets, sur la base de critères liés à leurs capacités techniques et financières ainsi qu’à leurs performances passées.

Accélération du Plan 2026-2030 et suivi régional renforcé

En clôture des travaux, la cheffe du gouvernement a souligné que la réussite du Plan de développement 2026-2030 dépend directement de la qualité de l’exécution des projets programmés et de leur suivi sur le terrain.

Elle a appelé les structures de l’État à intensifier leurs efforts afin de lever les obstacles administratifs, techniques et fonciers, et à renforcer la coordination entre niveaux central, régional et local. Les gouverneurs sont appelés à jouer un rôle accru dans le suivi direct des projets dans les différentes régions.

Le Conseil a également passé en revue l’avancement de plusieurs projets publics financés par le budget de l’État dans des secteurs clés, dont les infrastructures, la santé, le transport, l’éducation, l’énergie, l’agriculture, l’industrie, le tourisme, l’emploi et la culture. L’enjeu affiché reste l’amélioration des services publics, le renforcement de l’attractivité des régions et la création d’emplois.

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Bac 2026 : Yasmine Yaâkoubi décroche la meilleure moyenne nationale avec 20,01

21. Juni 2026 um 10:10

La session principale du baccalauréat 2026 a couronné une élève de la section mathématiques. Yasmine Yaâkoubi, du lycée pilote du Kef, a obtenu la meilleure moyenne nationale toutes filières confondues avec 20,01 sur 20, selon la liste officielle des lauréats publiée samedi par le ministère de l’Éducation.

Cette performance exceptionnelle intervient dans une édition marquée par un taux de réussite global de 35,67%, le plus faible enregistré depuis plusieurs années. Malgré ce contexte, plusieurs élèves se sont distingués en réalisant des résultats remarquables dans leurs filières respectives.

Les lycées pilotes dominent le palmarès

Derrière Yasmine Yaâkoubi, la meilleure moyenne de la filière des sciences expérimentales a été obtenue par Malek Wehichi, élève au lycée pilote de Nabeul, avec une moyenne de 19,76.

Dans la section des sciences techniques, Mohamed Wertani, du lycée pilote de Siliana, s’est hissé à la première place avec une moyenne de 19,72.

La filière des sciences de l’informatique a été dominée par Mohamed Amine Chouchane, élève du lycée pilote Ibn Sina de Mahdia, qui a obtenu une moyenne de 19,54.

Ces résultats confirment une nouvelle fois la forte présence des lycées pilotes parmi les meilleurs établissements du pays.

Les premiers de chaque section

Dans la filière Économie et gestion, la première place revient à Adem Kouki, élève du lycée privé Teenager School de Radès, avec une moyenne de 18,70.

La section sport a vu Ahmed Madioub, du lycée Abou Hassen Lakhmi de Sfax, décrocher la meilleure moyenne nationale avec 19,02.

Du côté de la section lettres, Raghd Euchi, élève du lycée Khamis Habri de Jendouba, s’est classée première avec une moyenne de 17,29.

Les meilleurs élèves du Bac 2026 par filière

  • Mathématiques : Yasmine Yaâkoubi (lycée pilote du Kef) – 20,01
  • Sciences expérimentales : Malek Wehichi (lycée pilote de Nabeul) – 19,76
  • Sciences techniques : Mohamed Wertani (lycée pilote de Siliana) – 19,72
  • Sciences de l’informatique : Mohamed Amine Chouchane (lycée pilote Ibn Sina de Mahdia) – 19,54
  • Sport : Ahmed Madioub (lycée Abou Hassen Lakhmi de Sfax) – 19,02
  • Économie et gestion : Adem Kouki (Teenager School de Radès) – 18,70
  • Lettres : Raghd Euchi (lycée Khamis Habri de Jendouba) – 17,29

Avec une moyenne dépassant la barre symbolique des 20 sur 20, Yasmine Yakoubi signe l’une des performances les plus marquantes de cette édition du baccalauréat et s’impose comme la grande lauréate du Bac 2026 en Tunisie.

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Bac 2026 : Les maths dominent largement, les lettres ferment la marche

21. Juni 2026 um 09:50

Alors que le taux de réussite global à la session principale du baccalauréat 2026 s’est limité à 35,67%, les écarts entre les différentes sections apparaissent particulièrement marqués. La filière mathématiques confirme son statut de voie d’excellence en affichant le meilleur taux de réussite du pays, tandis que les sections lettres et économie-gestion continuent d’enregistrer les résultats les plus faibles.

Les chiffres publiés par le ministère de l’Éducation mettent en évidence une hiérarchie quasi inchangée entre les filières scientifiques et littéraires, avec des écarts de plus de 55 points entre la section la plus performante et la moins performante.

Les mathématiques creusent l’écart

Avec un taux de réussite de 79,41%, la section mathématiques arrive largement en tête du classement national. Sur 7859 candidats, 6241 ont obtenu leur diplôme dès la session principale, tandis que 1118 élèves ont été ajournés à la session de contrôle.

La section sport occupe la deuxième place avec un taux de réussite de 70,32%. Au total, 1438 candidats ont réussi sur 2045, alors que 539 élèves, soit 26,36%, passeront  la session de contrôle.

La filière des sciences de l’informatique complète le podium avec un taux de réussite de 44,02%. Elle compte 8070 admis sur 18.331 candidats, tandis que 5227 élèves ont été ajournés.

Les filières scientifiques résistent mieux

La section des sciences expérimentales se classe au quatrième rang avec un taux de réussite de 42,27%. Sur 27.498 candidats, 11.624 ont décroché leur baccalauréat dès la première session et 8437 ont été renvoyés au contrôle.

La filière des sciences techniques arrive en cinquième position avec 37,62% de réussite. Elle totalise 7831 admis sur 20.818 candidats, tandis que 7159 élèves tenteront leur chance lors de la session de contrôle.

Ces résultats confirment la meilleure résistance des filières scientifiques et techniques par rapport aux sections à dominante littéraire ou économique.

Économie-gestion et lettres en difficulté

La filière Économie et gestion, qui représente le plus important contingent de candidats, n’a enregistré qu’un taux de réussite de 26,22%. Sur 53.427 candidats, 14.007 ont été admis.

Cette section détient également le plus grand nombre d’élèves ajournés à la session de contrôle, avec 17.471 candidats, soit plus du tiers de l’ensemble des ajournés au niveau national.

La section lettres ferme le classement avec un taux de réussite de seulement 24,24%. Sur 24.950 candidats, 6048 ont réussi à décrocher leur diplôme dès la session principale, tandis que 10.285 élèves devront passer par la session de contrôle.

Classement des sections selon le taux de réussite

  • Mathématiques : 79,41%
  • Sport : 70,32%
  • Sciences de l’informatique : 44,02%
  • Sciences expérimentales : 42,27%
  • Sciences techniques : 37,62%
  • Économie et gestion : 26,22%
  • Lettres : 24,24%

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Bac 2026 : Le taux de réussite retombe à 35,67 %, son plus bas niveau en cinq ans

21. Juni 2026 um 09:26

La session principale du baccalauréat 2026 marque un nouveau recul du taux de réussite en Tunisie. Les résultats annoncés par le ministère de l’Éducation révèlent un taux de réussite de seulement 35,67%, soit plus d’un candidat sur trois admis dès la première session. Un chiffre en baisse par rapport à 2025 (37,08%) et surtout à 2024 (42,20%), année qui avait enregistré l’un des meilleurs résultats de ces dernières années.

Avec plus de 154.000 candidats ayant effectivement passé les épreuves écrites, cette session se distingue par un nombre élevé d’élèves contraints de passer par la session de contrôle ou éliminés dès la première étape.

Plus de six candidats sur dix recalés ou renvoyés au contrôle

Avec un taux de réussite limité à 35,67%, 55.259 élèves ont été admis sur un total de 154.928 candidats ayant effectivement composé lors de la session principale. En conséquence, près des deux tiers des candidats n’ont pas réussi à décrocher leur baccalauréat dès cette première échéance.

Parmi eux, 50.236 élèves, soit 32,43% des candidats présents aux épreuves, ont été autorisés à passer la session de contrôle.

Cette situation intervient alors que 162.435 candidats étaient initialement inscrits à l’examen du baccalauréat 2026, toutes filières confondues.

Les chiffres publiés par le ministère de l’Éducation montrent une évolution en dents de scie du taux de réussite au cours des dernières années. Après avoir atteint 37,97% en 2022, puis 36,39% en 2023, le taux avait connu une nette remontée à 42,20% en 2024, avant de retomber à 37,08% en 2025 puis à 35,67% en 2026.

Cette nouvelle baisse efface ainsi le rebond observé en 2024 et place l’édition 2026 parmi les moins performantes de la période récente.

La session de contrôle, dernier espoir pour plus de 50.000 candidats

L’attention se tourne désormais vers la session de contrôle, qui concernera plus de 50.000 élèves. Les épreuves écrites se dérouleront les 29 et 30 juin ainsi que les 1er et 2 juillet 2026.

Les résultats définitifs du baccalauréat 2026 seront proclamés le dimanche 12 juillet 2026, date à laquelle sera connu le taux de réussite global de cette édition.

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Trump humilie Meloni, Rome annule une visite officielle

19. Juni 2026 um 15:05

La crise couvait depuis plusieurs semaines, mais elle a éclaté au grand jour. Une déclaration de Donald Trump affirmant que Giorgia Meloni l’aurait « supplié » de prendre une photo avec lui a provoqué une vive réaction à Rome. La Première ministre italienne a dénoncé des propos « totalement inventés », tandis que le chef de la diplomatie italienne a annoncé l’annulation d’une visite officielle aux États-Unis. Un épisode qui marque un net refroidissement entre deux dirigeants jusqu’ici considérés comme des alliés privilégiés.

Une déclaration de Trump met le feu aux poudres

L’incident trouve son origine dans une interview téléphonique accordée par Donald Trump à la chaîne italienne La7. Le président américain y affirme que Giorgia Meloni lui aurait demandé avec insistance de prendre une photo à ses côtés lors du sommet du G7.

Ces propos ont immédiatement suscité une vague de réactions en Italie. Quelques heures plus tard, Giorgia Meloni a publié une vidéo sur les réseaux sociaux dans laquelle elle se dit « consternée » par des déclarations qu’elle qualifie de « totalement inventées ».

La cheffe du gouvernement italien a également exprimé son incompréhension face à l’attitude du président américain, estimant qu’il se montre plus dur envers ses alliés qu’envers certains adversaires géopolitiques de l’Occident.

Rome passe de la protestation à l’action

La réponse italienne ne s’est pas limitée à une simple mise au point publique.

Le ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani a annoncé l’annulation de son déplacement aux États-Unis, prévu les 21 et 22 juin. Il a dénoncé des propos « graves et offensants » visant la présidente du Conseil italien.

Cette décision donne une dimension diplomatique à une controverse qui, au départ, relevait davantage de la polémique politique. Elle constitue aussi un signal fort envoyé par Rome à Washington.

Meloni défendue par son gouvernement

Au sein de l’exécutif italien, les soutiens à Giorgia Meloni se sont rapidement multipliés.

Le ministre de la Défense Guido Crosetto a pris publiquement sa défense, affirmant ne pas pouvoir imaginer la Première ministre demander une photo à qui que ce soit. Il a également souligné les efforts consentis par la dirigeante italienne pour préserver la coopération avec Washington malgré les critiques répétées du président américain.

Cette nouvelle passe d’armes intervient quelques semaines après une première tension entre les deux responsables. En avril, Donald Trump avait déjà reproché à Giorgia Meloni son refus d’engager l’Italie dans la guerre contre l’Iran, se déclarant « choqué » par son manque supposé de courage.

Une rupture inattendue entre deux alliés

Depuis son arrivée au pouvoir en 2022, Giorgia Meloni était pourtant considérée comme l’une des interlocutrices européennes les plus proches de Donald Trump. Sur plusieurs dossiers internationaux, elle avait tenté de maintenir un dialogue privilégié avec Washington tout en préservant les positions européennes.

L’épisode actuel marque ainsi un tournant inattendu. Derrière la controverse sur une simple photographie se dessine désormais une tension politique et diplomatique susceptible d’affecter la relation entre Rome et Washington, à un moment où les équilibres occidentaux sont déjà mis à l’épreuve par plusieurs crises internationales.

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Io e l’Italia non imploriamo mai. pic.twitter.com/sTpKlqWB67

— Giorgia Meloni (@GiorgiaMeloni) June 19, 2026

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Pourquoi les fruits et légumes tunisiens séduisent de plus en plus l’Italie

19. Juni 2026 um 14:23

Les fruits et légumes tunisiens renforcent leur présence sur le marché italien. Selon des données publiées vendredi par le Centre de Promotion des Exportations (CEPEX), les exportations tunisiennes de produits frais vers l’Italie ont atteint 134 millions de dinars en 2025, contre 85 millions un an plus tôt. Une progression de 60% qui témoigne du regain de dynamisme de la filière agricole tunisienne sur l’un de ses marchés historiques.

Cette performance intervient alors que neuf entreprises tunisiennes spécialisées dans la production agricole participent au salon Mercato Agroalimentare di Milano (SogeMi), organisé les 18 et 19 juin à Milan.

Une croissance portée par plusieurs atouts

Pour le CEPEX, cette hausse des exportations reflète la compétitivité retrouvée de l’offre tunisienne. La proximité géographique entre les deux rives de la Méditerranée, les facilités logistiques offertes par le corridor maritime Tunisie-Italie ainsi que la qualité des produits tunisiens constituent des avantages majeurs pour les exportateurs.

Les opérateurs italiens voient également dans la production tunisienne une solution pour prolonger leurs périodes d’approvisionnement au-delà des cycles agricoles européens, répondant ainsi aux besoins du marché tout au long de l’année.

Milan, une vitrine pour les produits tunisiens

La participation tunisienne au salon SogeMi s’inscrit dans cette dynamique de conquête commerciale. La mission est organisée par le CEPEX, à travers son bureau de Milan et le Consulat général de Tunisie à Milan, en partenariat avec l’Agence de Promotion des Investissements Agricoles (APIA), le Groupement Interprofessionnel des Fruits (GIFruits) et le Groupement Interprofessionnel des Légumes (GIL).

L’objectif affiché est de renforcer durablement la présence des primeurs tunisiennes dans les circuits de distribution italiens et de transformer les opportunités commerciales en contrats à long terme.

Un marché stratégique pour les exportateurs tunisiens

Le marché de Milan constitue un point d’entrée majeur pour les produits alimentaires. Le site SogeMi accueille chaque année près de 25.000 opérateurs et voit transiter environ un million de tonnes de fruits et légumes sur une superficie de 80.000 mètres carrés.

Les grossistes présents approvisionnent aussi bien les marchés municipaux que les enseignes de la grande distribution et les acteurs du secteur Horeca. Pour les exportateurs tunisiens, cette plateforme représente une opportunité importante pour consolider leurs parts de marché et poursuivre la progression enregistrée en 2025.

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Tunisie : 4,5 millions d’euros pour renforcer les think tanks et la recherche économique

19. Juni 2026 um 12:57

Financé par l’Union européenne et mis en œuvre par Expertise France, le projet « Savoirs éco » a marqué trois années d’appui à la structuration de la production et de la diffusion des connaissances économiques en Tunisie. Doté de 4,5 millions d’euros, il a mobilisé institutions publiques, universités, think tanks et société civile autour d’un objectif commun : renforcer un débat économique fondé sur les données et l’analyse. Clôturé à Tunis, il met en avant des résultats jugés structurants pour l’écosystème national.

Structurer l’écosystème du savoir économique

Lancé en février 2023 pour une durée de 43 mois, le projet « Savoirs éco » a été financé par l’Union européenne à hauteur de 4,5 millions d’euros et mis en œuvre par Expertise France. L’initiative a été clôturée lors d’une cérémonie à Tunis, en présence de représentants institutionnels tunisiens et de partenaires techniques.

L’objectif central du programme était de renforcer un écosystème plus structuré, plus inclusif et plus performant de production de savoirs économiques en Tunisie, en appui à un débat public davantage fondé sur l’évidence scientifique et les données.

Au fil de sa mise en œuvre, le projet a accompagné 24 structures productrices de savoirs économiques issues de l’administration, du monde universitaire et de la société civile.

Pourquoi les données économiques deviennent un enjeu stratégique

Le projet a notamment soutenu plusieurs institutions clés dans le renforcement de leurs capacités.

L’Institut Tunisien de la Compétitivité et des Études Quantitatives (ITCEQ) a bénéficié d’un appui pour développer des modèles économétriques, mettre en place une plateforme de données et organiser des rencontres-débats, dont les résultats ont été transformés en policy briefs.

L’Institut National de la Statistique (INS) a également été accompagné dans la diffusion du Recensement Général de la Population et de l’Habitat 2024, ainsi que dans la valorisation des données statistiques et le renforcement de la coopération internationale, notamment avec l’Insee.

Le projet a par ailleurs appuyé l’élaboration du rapport Doing Research Assessment en Tunisie, une première dans la région MENA, visant à dresser un état des lieux du système de recherche en sciences sociales et économiques.

Des connaissances économiques davantage accessibles au public

Au-delà des institutions, « Savoirs éco » a également investi dans la diffusion et la vulgarisation des connaissances économiques.

La plateforme EcoTous a permis la production et la diffusion de plus de 100 contenus pédagogiques, favorisant la circulation du savoir entre chercheurs, décideurs et citoyens dans plusieurs régions du pays.

Le programme a également permis la production de 68 policy briefs sur des thématiques variées allant de la gouvernance économique à la justice fiscale, en passant par le climat, l’éducation ou encore le développement territorial.

Un appui à la formation et au mentorat, notamment via la Ferdi, a contribué au renforcement des compétences des acteurs impliqués dans la recherche appliquée.

Enfin, une collaboration avec le Global Institute For Transitions a débouché sur la publication d’un ouvrage prospectif consacré aux transformations de l’économie tunisienne.

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Corruption à la CPG : Jusqu’à 12 ans de prison pour plus de 20 accusés

19. Juni 2026 um 11:54

La chambre pénale spécialisée dans les affaires de corruption financière auprès du tribunal de première instance de Tunis a rendu, ce vendredi 19 juin, son verdict dans une affaire liée à la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG). Plus de vingt accusés ont été condamnés à des peines de prison allant de cinq à douze ans, assorties de sanctions financières.

Selon les informations rapportées par Mosaïque FM, les condamnations concernent notamment d’anciens responsables de la CPG, dont plusieurs anciens présidents-directeurs généraux de l’entreprise publique. Les prévenus étaient poursuivis pour exploitation de la fonction publique afin d’obtenir des avantages indus, préjudice causé à l’administration, violation de la réglementation en vigueur, participation à ces infractions ainsi que blanchiment d’argent.

Un dossier centré sur le transport du phosphate

Cette affaire s’inscrit dans le cadre d’enquêtes portant sur les conditions d’attribution et d’exécution de contrats liés au transport du phosphate entre 2013 et 2019. Les investigations ont visé plusieurs marchés conclus durant cette période ainsi que les relations entre certains responsables publics et des opérateurs privés du secteur.

Le dossier est devenu l’un des plus emblématiques des affaires de corruption ayant touché la filière phosphatière tunisienne, un secteur stratégique pour l’économie nationale et les exportations du pays.

Le rôle central de Lotfi Ali

Au cœur de ce dossier figure l’ancien député et homme d’affaires Lotfi Ali, ainsi que son frère Mouldi Ali. Selon les éléments de l’enquête, leurs sociétés de transport routier auraient bénéficié de contrats et d’avantages dans l’acheminement du phosphate entre 2013 et 2019, en lien avec plusieurs responsables de la CPG et de l’administration.

Les soupçons portent notamment sur des irrégularités dans l’attribution de marchés, des avantages indus et un recours controversé au transport routier, au détriment du transport ferroviaire, longtemps considéré comme l’option naturelle pour l’évacuation du phosphate.

L’affaire a pris une dimension nationale en raison des montants en jeu et de son impact sur la gouvernance d’une entreprise publique considérée comme l’un des piliers de l’économie tunisienne.

Le signalement de l’Observatoire Raqabah

Le dossier a également été nourri par les révélations de l’Observatoire Raqabah, qui avait déposé une plainte documentée en juillet 2024. L’organisation avait notamment pointé des soupçons de falsification de documents, de favoritisme et d’irrégularités autour d’un marché de transport portant sur 600.000 tonnes de phosphate depuis la mine de Meknassy.

Ce signalement avait contribué à remettre en lumière les conditions d’attribution de certains marchés liés à la CPG et à accélérer le traitement judiciaire d’un dossier devenu emblématique des soupçons de corruption dans le secteur du phosphate.

Les investigations qui ont suivi ont permis de rassembler de nouveaux éléments et d’élargir le périmètre des poursuites visant plusieurs responsables et opérateurs économiques.

Le précédent volet impliquant Slim Feriani

L’affaire examinée ce vendredi s’inscrit dans un dossier plus large ayant déjà donné lieu à plusieurs décisions judiciaires. En novembre 2025, l’ancien ministre de l’Industrie et des Mines Slim Feriani avait été condamné à quatre ans de prison dans un volet lié à la CPG.

Cette condamnation concernait notamment des soupçons d’irrégularités liés à des activités de transport du phosphate. D’autres prévenus, dont l’ancien député Lotfi Ali, avaient également été visés par des poursuites dans le cadre de cette affaire qui continue de connaître de nouveaux développements judiciaires.

Une affaire suivie depuis plusieurs années

Le verdict rendu ce vendredi constitue une nouvelle étape dans un dossier suivi de près depuis plusieurs années. Plusieurs volets judiciaires liés aux activités de la CPG et au transport du phosphate ont déjà donné lieu à des poursuites et à des condamnations au cours des derniers mois.

Avec cette décision, la justice poursuit son examen d’affaires liées à la gestion de la filière phosphatière, dans un contexte où les autorités affichent leur volonté de renforcer la lutte contre la corruption et de préserver les intérêts des entreprises publiques stratégiques.

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Tunisie : Le phosphate vise 9,4 millions de tonnes en 2035, après une décennie de panne

19. Juni 2026 um 09:55

Le secteur tunisien du phosphate affiche une nouvelle ambition : porter la production de phosphate marchand à 9,4 millions de tonnes à l’horizon 2035, avec un plan d’investissement estimé à près de 2,7 milliards de dinars. Présentée jeudi devant la Commission des finances et du budget du Conseil national des régions et des districts, cette feuille de route intervient alors que la CPG et le GCT restent confrontés à des difficultés financières, logistiques et industrielles persistantes. L’objectif est d’autant plus ambitieux que la production moyenne de la dernière décennie n’a pas dépassé 3,2 à 3,4 millions de tonnes par an, très loin des niveaux d’avant 2011.

Cette feuille de route a été présentée jeudi lors d’une séance de la Commission des finances et du budget au Conseil national des régions et des districts (CNRD), consacrée à l’examen de la situation du secteur phosphatier et des défis auxquels sont confrontées ses principales entreprises publiques.

Une relance ambitieuse malgré des obstacles persistants

Le président-directeur général de la CPG et du GCT, Omar Bouzouada, récemment nommé à la tête de ces deux entreprises, a indiqué que plusieurs parties prenantes, en coordination avec la Présidence du gouvernement, œuvrent à l’élaboration d’une vision réformatrice destinée à relancer le secteur.

Selon les données présentées lors de la séance, la production de phosphate devrait atteindre environ 4,5 millions de tonnes en 2026. Toutefois, plusieurs contraintes continuent de peser sur l’activité, notamment les difficultés de transport et l’insuffisance des ressources en eau utilisées pour le lavage du phosphate.

Il faut savoir que la production de phosphate commercial de la CPG, au cours des dix dernières années se situe à une moyenne de 3,2 à 3,4 millions de tonnes par an. Ces données montrent que la Tunisie est restée très loin de son niveau d’avant 2011, lorsque la production atteignait environ 8,2 millions de tonnes par an.

Ainsi, l’objectif de 9,4 millions de tonnes en 2035 représente près de trois fois la production moyenne enregistrée par la Tunisie au cours de la dernière décennie.

Pour répondre à ces défis, la CPG propose plusieurs mesures urgentes, parmi lesquelles la mobilisation de financements pour couvrir les besoins de trésorerie, l’accélération des exportations, le rééchelonnement des dettes, le renforcement du transport routier et ferroviaire ainsi que la sécurisation de l’approvisionnement en ammonitre.

Le GCT confronté à une dégradation de ses performances

Les responsables du Groupe chimique tunisien ont également dressé un état des lieux préoccupant de la situation de l’entreprise. Les indicateurs présentés font état d’une baisse du taux d’utilisation des unités de production et d’un recul des quantités de phosphate transformé.

Cette situation est attribuée notamment à la baisse de la production de la CPG, aux difficultés de trésorerie limitant l’approvisionnement en matières premières, ainsi qu’à la vétusté des équipements et à la multiplication des arrêts non programmés.

Face à ces difficultés, le programme de restructuration du groupe prévoit des opérations de maintenance, une meilleure sécurisation des approvisionnements, l’amélioration de la disponibilité des unités de production et l’accélération du projet « Mdhilla 2 ».

Les députés réclament des mesures urgentes

Lors des débats, plusieurs membres de la Commission ont souligné la nécessité d’accélérer la restructuration de la CPG et du GCT, estimant que le redressement du secteur est indispensable au regard de son rôle stratégique dans l’économie nationale.

Les parlementaires ont également demandé des éclaircissements sur l’avancement de la stratégie de développement, le renouvellement des équipements, la valorisation des produits phosphatés et les solutions envisagées pour réduire la consommation d’eau industrielle, notamment à travers le recours aux eaux usées traitées.

En réponse, les responsables des deux groupes ont réaffirmé que le phosphate demeure un moteur essentiel de l’économie tunisienne. Ils ont indiqué que l’unification de la gouvernance entre la CPG et le GCT s’inscrit dans une nouvelle approche destinée à améliorer la performance du secteur.

La CPG prévoit par ailleurs d’atteindre une production de 5 millions de tonnes dès 2028, première étape vers l’objectif affiché de 9,4 millions de tonnes à l’horizon 2035.

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Météo en Tunisie : Jusqu’à 40°C sous l’effet du sirocco

19. Juni 2026 um 09:24

La chaleur s’installe sur une grande partie du pays ce vendredi 19 juin 2026. Les températures maximales atteindront localement 40 degrés, tandis que le vent de sirocco continuera de souffler sur plusieurs régions, selon les prévisions météorologiques.

Mer agitée au nord

Le ciel sera marqué par des passages nuageux sur la plupart des régions. Au fil de la journée, les nuages deviendront plus denses sur les zones ouest du centre du pays.

Les vents seront relativement forts près des côtes nord et sur les régions méridionales en fin de journée, mais faibles à modérés ailleurs.

Les conditions maritimes resteront agitées sur les côtes nord, où la mer sera localement très agitée. Sur le reste du littoral tunisien, la mer sera peu agitée.

Jusqu’à 40 degrés dans plusieurs régions

Les températures maximales varieront entre 30 et 35 degrés sur les côtes est ainsi que sur les hauteurs.

Dans le reste du pays, le mercure oscillera entre 35 et 40 degrés, avec la présence du sirocco qui accentuera la sensation de chaleur dans plusieurs régions.

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Entrée sud de Tunis : Nouvelles déviations de circulation dès le 20 juin

19. Juni 2026 um 09:16

Les automobilistes empruntant l’entrée sud de Tunis devront adapter leurs trajets à partir du samedi 20 juin. Le ministère de l’Équipement et de l’Habitat a annoncé une déviation de la circulation au niveau du pont de La Cagna dans le cadre de l’achèvement des travaux de la troisième phase d’élargissement de l’entrée sud de la capitale sur la Route régionale n°22 (RR22).

De nouvelles consignes pour les automobilistes

La modification de la circulation entrera en vigueur à partir de 10h00.

Selon le ministère, les usagers venant d’El Mourouj ou de Hammamet et se dirigeant vers le centre-ville de Tunis, l’aéroport ou Bizerte devront serrer au maximum à gauche au niveau du pont de La Cagna avant de poursuivre leur trajet sur la route principale RR22.

En revanche, les conducteurs souhaitant rejoindre La Cagna ou Bab Alioua devront emprunter la voie située à l’extrême droite au niveau du pont.

Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la troisième phase du projet d’élargissement de l’entrée sud de Tunis, l’un des principaux axes routiers reliant la capitale aux régions du sud et du Sahel.

Un investissement de 370 MD

Ce gigantesque projet, qui concerne plus de 200.000 véhicules par jour aurait dû être achevé il y a quelques mois. En juillet 2025, le ministre de l’Equipement, Salah Zouari avait réaffirmé son importance stratégique et insisté sur le respect du calendrier, fixant la fin des travaux à décembre 2025.

Le projet d’aménagement de l’entrée sud de Tunis, lancé pour désengorger l’un des axes les plus fréquentés de la capitale, mobilise un investissement de 370 millions de dinars. Il s’inscrit dans le cadre d’un programme national d’amélioration des infrastructures routières urbaines.

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Tunisie : Les avocats en grève

18. Juni 2026 um 16:09

L’Ordre national des avocats a observé, jeudi 18 juin 2026, une grève générale nationale accompagnée d’un rassemblement devant le Palais de justice de Tunis. À travers ce mouvement, les avocats entendent attirer l’attention sur plusieurs revendications touchant à la fois à l’avenir de la profession et au fonctionnement du système judiciaire.

Une mobilisation dans plusieurs tribunaux

La journée de protestation a été marquée par un rassemblement d’avocats devant le Palais de justice de Tunis ainsi que par le port du brassard rouge, symbole de la mobilisation.

Des mouvements de grève ont également été organisés dans plusieurs juridictions du pays, notamment dans les tribunaux de Bizerte, Béja, Jendouba, Le Kef et Siliana.

Cette action s’inscrit dans le cadre d’une mobilisation nationale initiée par l’Ordre des avocats pour défendre les intérêts de la profession et porter une série de revendications liées à la justice.

Réforme de la profession et amélioration du service judiciaire

Les avocats réclament en premier lieu une révision du cadre législatif et réglementaire encadrant l’exercice de la profession.

Ils appellent également à une amélioration du service public de la justice, estimant que les réformes doivent permettre un meilleur fonctionnement des juridictions et garantir davantage d’efficacité dans le traitement des affaires.

Parmi les principales demandes figure aussi la préservation de l’indépendance de la magistrature ainsi que la garantie du droit à un procès équitable.

L’Ordre considère ces principes comme des piliers essentiels de l’État de droit et du bon fonctionnement de la justice.

La question de la retraite et de la prévoyance

Les avocats revendiquent enfin une réforme du régime de prévoyance et de retraite de la profession.

Selon eux, cette réforme est devenue nécessaire pour assurer la pérennité du système et préserver son équilibre financier à long terme, dans un contexte marqué par l’évolution des conditions d’exercice du métier.

Cette journée de grève intervient alors que la profession multiplie les appels à une réforme globale de la justice et à une modernisation du cadre régissant l’activité des avocats en Tunisie.

Elle s’inscrit dans l’escalade décidée par le Conseil de l’Ordre lors de sa réunion du 13 mai. Le 18 mai, des avocats avaient déjà observé une première action symbolique en arborant le brassard rouge dans plusieurs juridictions du pays.

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Tunisie : Un prêt européen de 61,3 millions d’euros pour une centrale solaire de 100 MW à Sidi Bouzid

18. Juni 2026 um 15:26

La Tunisie franchit une nouvelle étape dans sa transition énergétique. La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), la Banque européenne d’investissement (BEI) et l’Union européenne ont annoncé un financement de 61,3 millions d’euros destiné à la construction d’une centrale solaire photovoltaïque de 100 MW à Sidi Bouzid. Une fois mise en service, l’installation produira en moyenne 252 GWh d’électricité par an et contribuera à réduire la dépendance du pays aux énergies fossiles.

Une centrale de 100 MW au cœur de la transition énergétique

Le financement a été accordé à la coentreprise Scatec-Aeolus pour la réalisation d’une centrale photovoltaïque de grande capacité dans le gouvernorat de Sidi Bouzid. Le projet sera développé par la société Scatec Khobna PV Power, créée spécialement pour cette infrastructure en Tunisie.

Selon la BERD, la centrale affichera une capacité de production de 100 MW et générera en moyenne 252 GWh d’électricité par an, renforçant ainsi l’approvisionnement du réseau national en énergie renouvelable.

Avec une production moyenne de 252 GWh par an, la centrale pourrait couvrir la consommation électrique annuelle de plusieurs dizaines de milliers de foyers tunisiens. Elle contribuera également à réduire les importations de gaz naturel utilisées pour la production d’électricité, dans un contexte où le déficit énergétique du pays a dépassé 4,2 milliards de dinars à fin avril 2026.

Réduire la dépendance au gaz et les émissions de CO₂

Au-delà de la production électrique, le projet vise à diminuer la dépendance de la Tunisie au gaz naturel, qui demeure la principale source utilisée pour la production d’électricité.

La centrale permettra également d’éviter l’émission d’environ 107.000 tonnes de dioxyde de carbone par an sur la durée de vie du projet.

Cette réalisation s’inscrit dans le programme national de développement des énergies renouvelables lancé en 2022, qui prévoit l’attribution de concessions totalisant 1,7 GW afin de porter la part des énergies renouvelables à 35% du mix énergétique tunisien d’ici 2030.

Un financement européen renforcé

Le prêt principal de 61,3 millions d’euros bénéficie de garanties accordées par le Fonds européen pour le développement durable Plus (FEDD+), l’un des principaux instruments de la stratégie européenne « Global Gateway ».

Le projet bénéficie également d’une subvention complémentaire de 5,5 millions d’euros issue de la Plateforme d’investissement pour le voisinage de l’Union européenne. Cette enveloppe servira notamment au financement des infrastructures nécessaires au raccordement de la centrale au réseau électrique national.

Des retombées attendues pour les compétences locales

Le projet comporte également un volet consacré au développement des compétences locales grâce à un programme de coopération technique financé par le Fonds spécial des actionnaires de la BERD.

Cette composante vise à renforcer les capacités dans les régions de Sidi Bouzid et de Gabès, à travers des actions de formation et d’accompagnement liées aux métiers de la transition énergétique.

Pour l’Union européenne, ce projet s’inscrit dans le prolongement du protocole d’accord sur la coopération énergétique signé avec la Tunisie en 2024 et dans la stratégie de décarbonation du bassin méditerranéen.

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Tunisie : Le déficit énergétique franchit les 4,2 milliards de dinars en quatre mois

18. Juni 2026 um 15:20

Le déficit de la balance commerciale énergétique de la Tunisie continue de se creuser. À fin avril 2026, il a atteint 4,222 milliards de dinars, contre 3,548 milliards un an plus tôt, soit une hausse de 19%, selon les dernières données publiées par l’Observatoire national de l’énergie et des mines. Malgré une progression des exportations énergétiques, la facture des importations demeure lourde dans un contexte marqué par la flambée des cours du pétrole.

Un déficit alourdi de 674 MD en un an

Les chiffres de l’Observatoire national de l’énergie et des mines montrent une aggravation du déficit énergétique au cours des quatre premiers mois de l’année.

En tenant compte de la redevance du gaz algérien exporté, le déficit de la balance commerciale énergétique s’est établi à 4,222 milliards de dinars à fin avril 2026, contre 3,548 milliards de dinars un an auparavant. En l’espace d’une année, le déficit s’est ainsi accru de 674 millions de dinars, soit une progression de 19%.

Cette évolution confirme la pression persistante exercée par la facture énergétique sur les échanges extérieurs du pays.

Les importations continuent de peser

Selon le rapport, les exportations des produits énergétiques ont progressé de 41% en valeur sur un an.

Cette hausse n’a toutefois pas suffi à compenser l’augmentation des importations énergétiques, qui ont elles-mêmes enregistré une progression de 23% en valeur durant la même période.

L’Observatoire rappelle que les échanges du secteur restent fortement dépendants de plusieurs facteurs externes, notamment les volumes échangés, l’évolution du taux de change dollar-dinar ainsi que les fluctuations des cours internationaux du pétrole.

L’effet de la flambée du Brent

L’évolution récente des prix du pétrole figure parmi les principaux facteurs expliquant l’aggravation du déficit.

Selon l’Observatoire, les cours du Brent ont fortement augmenté en avril 2026 par rapport à avril 2025, sous l’effet des tensions géopolitiques au Moyen-Orient et des inquiétudes liées au transit pétrolier dans le détroit d’Ormuz.

Cette hausse des prix internationaux a directement influencé le coût des importations énergétiques tunisiennes, même si le dinar a enregistré une amélioration de 4% face au dollar américain sur la même période.

À lui seul, le déficit énergétique représente plus de la moitié du déficit commercial global de la Tunisie, estimé à 7,53 milliards de dinars à fin avril 2026. Cette situation confirme le poids déterminant de la facture énergétique dans les déséquilibres extérieurs du pays.

Alors que les recettes issues des exportations énergétiques progressent, la balance commerciale du secteur demeure largement déficitaire.

Le franchissement du seuil des 4,2 milliards de dinars de déficit dès les quatre premiers mois de l’année illustre les défis auxquels reste confrontée la Tunisie.3

Une dépendance énergétique qui se renforce

Au-delà de l’aggravation du déficit commercial, les indicateurs de sécurité énergétique continuent de se détériorer. Selon l’Observatoire national de l’énergie et des mines, le taux de couverture des besoins énergétiques par les ressources nationales est tombé à environ 38% à fin avril 2026, contre près de 42% un an auparavant.

Autrement dit, plus de six unités d’énergie consommées sur dix en Tunisie proviennent désormais des importations, ce qui accentue la vulnérabilité du pays aux fluctuations des cours internationaux du pétrole et du gaz.

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Électricité : La production progresse, mais la Tunisie reste dépendante des importations

18. Juni 2026 um 14:50

La production nationale d’électricité a enregistré une hausse de 7% au cours des quatre premiers mois de 2026, atteignant 5945 GWh contre 5577 GWh un an plus tôt, selon les données publiées par l’Observatoire national de l’énergie et des mines. Cette progression intervient dans un contexte marqué par une augmentation de la demande, mais aussi par une dépendance persistante aux importations d’électricité, qui continuent de couvrir une partie des besoins du pays.

Une production en hausse, mais des importations toujours nécessaires

D’après le rapport de l’Observatoire, la production nationale d’électricité, y compris l’autoproduction à partir des énergies renouvelables, s’est établie à 5945 GWh à fin avril 2026, soit une progression de 7% par rapport à la même période de l’année précédente.

La production destinée au marché local a, quant à elle, augmenté de 3%. Malgré cette évolution positive, la Tunisie continue de recourir aux importations pour satisfaire sa consommation électrique. Les achats d’électricité, principalement en provenance d’Algérie, ont ainsi couvert 9% des besoins du marché local à fin avril.

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) demeure l’acteur dominant du secteur, assurant à elle seule 92% de la production nationale.

Les énergies renouvelables progressent, mais restent limitées

Le rapport met également en lumière la place encore modeste des énergies renouvelables dans le mix électrique national.

À fin avril 2026, l’électricité produite à partir de sources renouvelables représentait 8,2% de la production totale. Ce taux demeure inférieur aux ambitions affichées en matière de transition énergétique, même si les investissements dans le solaire continuent de progresser.

L’Observatoire relève ainsi l’installation de près de 466 mégawatts de toitures photovoltaïques dans le secteur résidentiel, auxquels s’ajoutent 130 mégawatts raccordés en moyenne et haute tension dans les secteurs industriel, tertiaire et agricole.

Ces capacités supplémentaires témoignent d’un développement progressif de l’énergie solaire, sans pour autant modifier de manière significative l’équilibre global du système électrique.

Sur le front de la demande, les ventes d’électricité ont progressé de 3% entre fin avril 2025 et fin avril 2026. Les industriels demeurent les premiers consommateurs d’électricité du pays, représentant 61% de la demande totale des clients haute et moyenne tension.

La hausse de la production nationale constitue un signal positif pour le secteur électrique tunisien. Néanmoins, la dépendance aux importations, la faible part des énergies renouvelables et le poids croissant de la demande industrielle rappellent que les défis liés à la sécurité énergétique et à la transition vers des sources de production plus durables demeurent au cœur des enjeux du pays.

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Iran – États-Unis : Un protocole d’accord en 14 points pour une désescalade

18. Juni 2026 um 12:49

Les États-Unis et l’Iran ont dévoilé les grandes lignes d’un protocole d’accord en 14 points destiné à mettre fin aux hostilités et à ouvrir une nouvelle phase de négociations sur le dossier nucléaire. Le texte prévoit une cessation immédiate des opérations militaires, un encadrement strict des discussions sur le nucléaire iranien et un allègement progressif des sanctions américaines. Les deux pays s’engagent également à respecter leurs souverainetés respectives et à éviter toute nouvelle escalade.

Un cessez-le-feu et une reprise du dialogue sous 60 jours

Le protocole d’accord prévoit en premier lieu l’arrêt immédiat de toutes les opérations militaires entre les deux pays, y compris sur les théâtres régionaux impliquant leurs alliés. Washington et Téhéran s’engagent à ne pas recourir à la force et à respecter l’intégrité territoriale de l’autre partie.

Le texte fixe également un calendrier serré : les deux pays doivent parvenir à un accord final dans un délai de 60 jours, avec la possibilité d’une prolongation si les négociations l’exigent.

Le nucléaire iranien au cœur du dispositif

Le dossier nucléaire constitue l’un des axes centraux de l’accord. L’Iran réaffirme son engagement à ne pas se doter de l’arme nucléaire. Le protocole prévoit le traitement des stocks d’uranium enrichi sous supervision internationale, notamment via des mécanismes de dilution encadrés par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

En parallèle, les deux parties devront définir les modalités techniques d’un futur accord global sur le programme nucléaire iranien, incluant les besoins énergétiques civils de Téhéran.

Levée progressive des sanctions

En contrepartie, les États-Unis s’engagent à lever progressivement leurs sanctions, à commencer par les restrictions liées aux exportations pétrolières et aux transactions financières.

Le texte prévoit également le dégel des avoirs iraniens et la mise en place de dérogations temporaires pour permettre la reprise des échanges commerciaux, notamment dans le secteur énergétique.

Le protocole évoque par ailleurs un plan de reconstruction et de développement économique de l’Iran, estimé à au moins 300 milliards de dollars, impliquant les États-Unis et leurs partenaires régionaux.

Sur le plan stratégique, un dispositif de suivi sera mis en place pour encadrer l’application de l’accord et garantir le respect des engagements pris par les deux parties.

Un accord encore provisoire

En attendant la conclusion d’un accord définitif, les deux pays s’engagent à maintenir le statu quo : absence de nouvelles sanctions américaines et gel de toute avancée majeure du programme nucléaire iranien.

L’ensemble du dispositif devra être validé par une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU une fois l’accord final formalisé.

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Trafic de cocaïne : Une ressortissante étrangère condamnée à 30 ans de prison

18. Juni 2026 um 12:27

La chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis a condamné une ressortissante étrangère à 30 ans de prison ferme, assortie d’une amende supérieure à 100.000 dinars, pour tentative de trafic de cocaïne via l’aéroport international de Tunis-Carthage.

Les faits remontent à l’arrivée de la prévenue sur le territoire tunisien. Son comportement jugé suspect par les unités de sécurité de l’aéroport a conduit à un contrôle approfondi.

Une tentative de passage sous surveillance à l’aéroport

Lors de la fouille, les agents ont découvert une ceinture dissimulée autour de sa taille, contenant plusieurs sachets de cocaïne soigneusement cachés afin d’échapper aux dispositifs de contrôle frontalier, rapporte Mosaique fm.

Selon les éléments de l’enquête, la mise en cause aurait importé la drogue depuis l’étranger dans le but de la remettre à des réseaux locaux de distribution.

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Tunisie : Deux réseaux criminels internationaux démantelés, 25 personnes arrêtées

18. Juni 2026 um 10:25

MISE A JOUR 19 juin 2026 | 14h00

Nouveau rebondissement dans l’affaire des deux réseaux criminels internationaux démantelés en Tunisie. Le juge d’instruction du Pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme a émis 20 mandats de dépôt contre des suspects impliqués dans des activités de trafic de drogue, de blanchiment d’argent, d’extorsion et de meurtres commandités. L’enquête se poursuit afin de démanteler l’ensemble des ramifications de ces organisations.


Les services spécialisés de la sûreté nationale ont annoncé le démantèlement de deux réseaux criminels internationaux impliqués dans le trafic de drogue, le blanchiment d’argent, l’extorsion et le meurtre commandité. L’opération a permis l’arrestation de 25 personnes et la saisie de biens de luxe, de stupéfiants et d’importantes sommes d’argent.

Selon un communiqué publié ce jeudi 18 juin par le ministère de l’Intérieur, l’opération a été menée par l’unité nationale de recherche dans les crimes terroristes, les crimes organisés et les atteintes à la sûreté du territoire, relevant de la direction générale des services spécialisés de la sûreté nationale.

Une enquête appuyée sur le renseignement et la surveillance

Le ministère explique que cette opération est le résultat d’un travail de renseignement ainsi que d’un suivi technique et de terrain mené en coordination avec plusieurs services spécialisés.

Les investigations ont permis d’identifier deux réseaux criminels internationaux actifs dans plusieurs activités illicites, notamment le trafic de stupéfiants, le blanchiment d’argent, l’extorsion et le meurtre commandité.

Des biens de luxe, de la drogue et des liquidités saisis

Après coordination avec le ministère public, les forces de sécurité ont procédé à l’interpellation de la majorité des dirigeants présumés et des membres des deux organisations, soit 25 personnes au total.

L’opération a également conduit à la saisie d’un nombre important de voitures de luxe, de motos et d’embarcations de plaisance considérées comme provenant de leurs activités suspectes en Tunisie et à l’étranger.

Les enquêteurs ont en outre saisi une quantité de drogue ainsi que d’importantes sommes d’argent.

Des investigations toujours en cours

Le ministère de l’Intérieur précise que l’enquête se poursuit afin d’identifier d’éventuelles ramifications supplémentaires et de déterminer l’étendue des activités des deux réseaux.

Aucune précision supplémentaire n’a été communiquée à ce stade concernant les nationalités des suspects, la nature exacte des stupéfiants saisis ou les montants financiers récupérés.

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