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Chine : forte augmentation des exportations de véhicules à énergies nouvelles en mai

11. Juni 2026 um 16:15

Les exportations chinoises de véhicules à énergies nouvelles (VEN) ont enregistré une augmentation annuelle de 112,6 % en mai, atteignant 424 000 unités. C’est ce que révèlent les statistiques officielles du secteur publiées mardi 9 juin.

En mai dernier, les exportations chinoises de VEN ont augmenté de 4,4 % par rapport aux exportations d’avril de cette année. Elles représentent 54,1 % du total des exportations chinoises de véhicules. Soit une augmentation annuelle de 9,5 %, indiquent les données de l’Association chinoise des véhicules de tourisme (CPCA).

A cet égard, les véhicules électriques à batterie ont représenté 59,3 % des exportations totales de véhicules à technologie VEN; contre 66,1 % au cours de la même période l’année précédente.

Les voitures électriques des catégories A00 et A0 sont des microvoitures et des véhicules sous-compacts, conçus principalement pour les déplacements urbains. Elles représentaient 53,8 % des exportations de véhicules électriques à batterie en mai, contre 50,7 % le même mois en 2025.

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Exportations : La Tunisie veut accélérer sa percée sur le marché chinois

10. Juni 2026 um 18:16

Les produits tunisiens pourraient bénéficier d’un accès facilité au marché chinois à la faveur de la décision de Pékin de supprimer, pendant deux ans, les droits de douane sur les importations en provenance de plusieurs pays africains, dont la Tunisie. Cette perspective a été au centre d’une rencontre tenue le 9 juin entre le Centre de promotion des exportations (CEPEX) et une délégation du Conseil chinois pour la promotion du commerce international de la province du Hunan.

Le président-directeur général du CEPEX, Mourad Ben Hassine, a reçu une délégation chinoise dans le cadre du renforcement des relations économiques et commerciales entre la Tunisie et la Chine ainsi que du développement des échanges avec la province du Hunan.

Selon le CEPEX, cette visite intervient dans un contexte marqué par une dynamique favorable des relations tuniso-chinoises, notamment sur le plan économique, et vise à soutenir les échanges commerciaux et à élargir les perspectives de coopération entre les entreprises tunisiennes et celles de la province du Hunan, considérée comme l’un des principaux pôles économiques et industriels chinois.

L’exemption douanière au cœur des discussions

Les échanges ont notamment porté sur les retombées attendues de la décision chinoise d’exonérer temporairement de droits de douane certains produits importés depuis plusieurs pays africains, dont la Tunisie.

D’après le CEPEX, cette mesure est de nature à renforcer l’accès des produits tunisiens au marché chinois et à améliorer leur compétitivité. Elle pourrait également ouvrir de nouvelles perspectives aux entreprises tunisiennes souhaitant exporter vers la Chine, tout en favorisant la diversification des destinations à l’export.

Les participants ont également souligné l’importance de cette évolution pour le développement des échanges commerciaux entre les deux pays.

Un accord pour structurer la coopération

La rencontre a aussi permis d’examiner plusieurs pistes de collaboration dans les domaines de la promotion commerciale, de l’organisation de missions économiques, des rencontres professionnelles ainsi que de l’échange d’informations et d’expertises liées au commerce extérieur et à l’investissement.

Les travaux se sont conclus par la signature d’un mémorandum d’entente entre le CEPEX et le Conseil chinois pour la promotion du commerce international de la province du Hunan.

Selon les deux parties, cet accord vise à mettre en place un cadre permanent de coordination et de coopération, notamment en matière d’échanges d’expériences et de bonnes pratiques dans les domaines d’intérêt commun.

Miser sur un marché de plus de 1,4 milliard de consommateurs

Le CEPEX souligne que la Chine constitue la deuxième économie mondiale et l’un des principaux partenaires commerciaux à l’échelle internationale. Le pays représente également un marché de consommation de plus de 1,4 milliard d’habitants.

La province du Hunan, qui compte plus de 65 millions d’habitants, est pour sa part présentée comme un important pôle économique et industriel offrant des perspectives pour les produits tunisiens à valeur ajoutée.

Selon le Centre, cette initiative devrait contribuer à renforcer la présence des entreprises tunisiennes sur le marché chinois et à développer de nouvelles opportunités en matière d’exportation, d’investissement et de partenariat économique.

Bien que les échanges avec la Chine soient en croissance, ils demeurent encore loin de ce qu’ils pourraient être si une plus grande variété de produits tunisiens accédaient au marché chinois.

Selon les données du CEPEX, les échanges commerciaux entre la Tunisie et la Chine ont atteint environ 9,2 milliards de dinars en 2024, soit une progression d’environ 8% par rapport à 2023.

Cependant, malgré cette progression, les exportations tunisiennes vers la Chine ne représentent qu’une part très limitée du total des échanges commerciaux tuniso-chinois, laissant apparaitre un fort potentiel encore inexploré.

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Hunan, porte d’entrée des produits tunisiens en Chine !

10. Juni 2026 um 12:36

Le Centre de promotion des exportations (CEPEX) a signé un protocole d’accord avec le Conseil chinois pour la promotion du commerce international de la province du Hunan.

L’objectif de cet accord, signé mardi 9 juin à l’issue d’une rencontre tenue à Tunis entre le PDG du CEPEX, Mourad Ben Hussein, et une délégation du Conseil chinois, est de renforcer la coopération économique et commerciale entre la Tunisie et cette région clé de la Chine, à travers entre autres la facilitation l’accès des produits tunisiens au marché chinois.

 

A noter que cette réunion s’inscrit dans le cadre du développement des relations bilatérales et du renforcement des échanges entre les opérateurs économiques tunisiens et leurs homologues de la province du Hunan (qui compte plus de 65 millions d’habitants), l’un des pôles industriels et économiques majeurs de la Chine.

Le CEPEX souligne que cette initiative intervient dans un contexte marqué par une dynamique positive des relations tuniso-chinoises, particulièrement dans le domaine économique. Elle s’appuie également sur la décision des autorités chinoises d’exonérer, pendant deux ans, les droits de douane sur les importations en provenance de plusieurs pays africains, dont la Tunisie. En tout cas, cette mesure constitue une opportunité importante pour les entreprises tunisiennes, en leur permettant d’améliorer leur compétitivité sur le marché chinois et de diversifier leurs débouchés à l’export.

Par ailleurs, les deux parties assurent que cet accord devrait contribuer à réduire la dépendance des exportations tunisiennes aux marchés traditionnels, tout en favorisant une meilleure intégration de l’économie nationale dans les chaînes de valeur mondiales.

En clair, la Tunisie, à travers le CEPEX, veut faire de la province de Hunan la porte d’entrée des produits tunisiens en Chine.

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La Chine maintient inchangés ses quotas d’exportation de carburant

10. Juni 2026 um 09:35

La Chine a émis cette année son deuxième lot de quotas d’exportation de carburant, totalisant 18 millions de tonnes métriques. Les niveaux globaux restant globalement stables par rapport à l’année dernière malgré les restrictions à l’exportation existantes.

Depuis mars, la Chine restreint ses exportations de carburant vers les régions situées en dehors de Hong Kong afin de garantir son approvisionnement national, dans un contexte de conflit prolongé au Moyen-Orient qui perturbe les flux pétroliers.

Sur le total des quotas, environ 13 millions de tonnes concernent les exportations d’essence, de diesel et de carburant d’aviation. Tandis que 5 millions de tonnes sont destinées au fioul marin, ont indiqué les sources.

Sinopec, CNPC et Sinochem ont reçu un total de 4,06 millions de tonnes de quotas dans la catégorie « commerce de transformation ». Lesquels seront principalement utilisés pour les exportations vers Hong Kong et pour le ravitaillement des avions dans les aéroports chinois.

Le gouvernement a également attribué, dans la catégorie « commerce général », des quotas de 8,94 millions de tonnes à six entreprises. Mais selon deux sources, seules Sinopec et PetroChina sont autorisées à exporter en raison des restrictions actuelles.

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Chine : augmentation de près de 1 % des réserves de change en mai

08. Juni 2026 um 14:46

Les réserves de change de la Chine s’élevaient à 3 442 200 milliards de dollars (environ 2 990 milliards d’euros) à fin mai 2026, en hausse de 31,7 milliards de dollars (environ 27,51 milliards d’euros).

En mai, le taux de change du dollar a augmenté, sous l’influence de l’environnement mondial et des perspectives de politique macroéconomique des principales économies. C’est ce qu’indique l’Administration d’État des changes de Chine (SAFE) dans un communiqué.

L’influence combinée de facteurs tels que la formation des cours des changes, mais aussi les variations des prix des actifs d’investissement, a joué un rôle prépondérant dans l’augmentation des réserves de change de la Chine, explique l’Autorité fédérale des changes (SAFE).

L’économie chinoise maintient une dynamique de croissance soutenue, témoignant de progrès significatifs dans la promotion d’une croissance économique qualitative. Ce qui soutient la stabilité globale des réserves de change de la Chine, ajoute SAFE.

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La Tunisie renforce sa présence touristique à Shanghai

05. Juni 2026 um 10:43
Source: ONTT

Avec plus de 100 millions de touristes chinois voyageant à l’international chaque année, la Chine représente l’un des marchés les plus stratégiques et les plus convoités du tourisme mondial.

À cet effet, la Tunisie a participé, à Shanghai, au salon international ITB China 2026, l’un des principaux rendez-vous du secteur du voyage en Asie. Le directeur général de l’Office national du tourisme tunisien (Ontt), Mohamed Mehdi Haloui, y a mené plusieurs rencontres avec des acteurs majeurs du tourisme et du numérique en Chine. Ces échanges visent à renforcer la promotion de la destination Tunisie sur le marché chinois.

Plusieurs plateformes digitales ont été ciblées pour développer la visibilité de la Tunisie auprès des voyageurs, notamment les jeunes et les touristes indépendants. Des discussions ont eu lieu avec Xiaohongshu, ainsi qu’avec des acteurs du voyage en ligne comme Trip.com Group, Fliggy et Tongcheng Travel.

Les échanges ont également porté sur le développement de nouvelles campagnes de promotion et l’adaptation de l’offre tunisienne aux tendances du tourisme digital.

Des tour-opérateurs chinois ont été rencontrés pour étudier la mise en place de nouveaux circuits vers la Tunisie. Ces programmes couvrent plusieurs segments, dont le tourisme culturel, saharien, balnéaire, d’affaires et haut de gamme.

La question de la connectivité aérienne a aussi été abordée avec la compagnie Spring Airlines, afin de faciliter les déplacements entre les deux pays.

Plus largement, cette mission s’inscrit dans une stratégie visant à renforcer la présence de la Tunisie sur le marché touristique chinois et à diversifier ses partenariats internationaux.

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Le Kef attire un industriel chinois : 5 000 emplois espérés

03. Juni 2026 um 13:31

La perspective d’un important investissement chinois dans le gouvernorat du Kef suscite de nouveaux espoirs pour l’emploi et le développement régional. La députée à l’Assemblée des représentants du peuple pour la région du Kef, Rim Maachoui, a annoncé qu’une délégation conduite par l’ambassadeur de Chine en Tunisie s’est rendue mardi dans la région, accompagnée de représentants d’une entreprise chinoise spécialisée dans la fabrication de câbles automobiles.

Selon ses déclarations à Jawhara FM, cette visite avait pour objectif d’examiner les atouts du gouvernorat, notamment les infrastructures disponibles et les avantages fiscaux accordés aux investissements dans les régions de l’intérieur. La parlementaire a affirmé que les investisseurs chinois ont manifesté un intérêt sérieux pour l’implantation d’une unité industrielle au Kef.

L’entreprise présente dans plusieurs pays

L’entreprise concernée est déjà implantée dans le gouvernorat de Ben Arous et opère également dans plusieurs pays, dont les États-Unis et l’Allemagne. La députée a précisé que le propriétaire chinois du groupe devrait effectuer une nouvelle visite au Kef la semaine prochaine afin de poursuivre les études techniques et financières du projet.

D’après les estimations avancées, cette future unité industrielle pourrait générer environ 5 000 emplois directs, en plus de près de 2 000 postes destinés à des cadres, techniciens et agents spécialisés. Un tel projet représenterait l’un des investissements industriels les plus importants annoncés ces dernières années pour le gouvernorat du Kef.

Lire aussi : Taiking Electronics choisit la Tunisie pour sa première usine hors Chine

Le secteur des composants automobiles constitue aujourd’hui l’un des piliers de l’industrie exportatrice tunisienne. Plusieurs groupes étrangers spécialisés dans les câbles automobiles ont déjà renforcé leur présence dans le pays ces dernières années, à l’image de Yura Corporation à Kairouan ou encore Leoni et Yazaki dans d’autres régions.

Attirer davantage d’investissements industriels

La Tunisie cherche depuis plusieurs années à attirer davantage d’investissements industriels étrangers vers les régions intérieures, à travers des incitations fiscales et foncières destinées à réduire les disparités régionales. Le rapprochement économique entre Tunis et Pékin s’est également renforcé ces dernières années à travers plusieurs projets d’infrastructures et investissements industriels.

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Après le sommet Trump-Xi, Washington prêt à reprendre les négociations avec Téhéran ?

15. Mai 2026 um 13:18

Washington serait disposé à reprendre les discussions avec Téhéran, selon le ministre iranien des Affaires étrangères — mais Téhéran reste méfiant. Cette déclaration intervient alors que Donald Trump vient de quitter Pékin sans avoir obtenu d’engagement clair de la Chine sur le dossier iranien.

Araghtchi à New Delhi : ouverture et réserves

« Nous avons de nouveau reçu des messages de la part des Américains disant qu’ils sont disposés à poursuivre les discussions et à maintenir les contacts », a déclaré Abbas Araghtchi, vendredi à New Delhi, en marge de la réunion des ministres des BRICS, selon l’AFP.

Le chef de la diplomatie iranienne a toutefois tempéré cette ouverture : Téhéran ne fait « aucune confiance » aux États-Unis et n’est prêt à négocier que si Washington se montre « sérieux ». Des « messages contradictoires » américains alimentent, selon lui, la méfiance iranienne quant aux véritables intentions de l’autre partie. Il a par ailleurs estimé que la médiation pakistanaise, jusqu’ici canal privilégié entre les deux pays, se trouvait dans une « grande difficulté », en raison notamment du « comportement des Américains ».

Cette déclaration intervient quelques jours après que Donald Trump a jugé, le 10 mai, la réponse iranienne à la proposition américaine de cessez-le-feu « totalement inacceptable ».

Pékin sans percée sur l’Iran

Le contexte diplomatique est particulier. Selon Reuters, Donald Trump a quitté la Chine vendredi sans avancée majeure sur le commerce ni engagement concret de Pékin pour peser sur Téhéran. Le président américain espérait que Xi Jinping use de l’influence chinoise pour favoriser une issue négociée au conflit.

La Chine a bien appelé à la fin de la guerre, estimant que le conflit « n’aurait jamais dû avoir lieu ». Mais Pékin n’a annoncé aucune mesure précise ni engagement direct en ce sens. Trump a affirmé que les deux dirigeants partageaient une position « très similaire » sur l’Iran ; Xi Jinping n’a pas commenté publiquement ce point. Selon des analystes cités par Reuters, Pékin resterait peu disposé à exercer une forte pression sur Téhéran, l’Iran constituant un contrepoids stratégique aux États-Unis dans la région.

Araghtchi a de son côté dit apprécier tout soutien extérieur, y compris chinois : « Nous savons que la Chine a de bonnes intentions, et tout ce qu’elle peut faire pour aider la diplomatie sera le bienvenu », a-t-il déclaré à l’AFP.

Une voie diplomatique étroite

La séquence révèle les limites actuelles de la dynamique de négociation. Washington cherche à maintenir une porte de sortie diplomatique, l’Iran signale une disponibilité au dialogue sans annoncer de reprise officielle, et la médiation chinoise reste en deçà des attentes américaines.

Les positions demeurent éloignées. Mais le fait que les deux parties maintiennent des canaux de contact, même indirects, constitue en soi un signal dans un contexte de forte tension.

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Vers une hausse du nombre de bourses accordées aux étudiants tunisiens en Chine

15. Mai 2026 um 12:42

La coopération universitaire entre la Tunisie et la Chine continue de gagner en intensité. L’ambassade de Tunisie à Pékin a participé, le 14 mai 2026, à la 22e édition du Festival international de la jeunesse et de la culture organisé par l’University of International Business and Economics (UIBE), l’une des universités chinoises les plus actives dans les échanges académiques internationaux.

La délégation tunisienne était conduite par l’ambassadeur de Tunisie à Pékin, Adel Arbi, accompagné du diplomate chargé de la coopération académique, Mohamed Anas Touati.

Cette participation s’inscrit dans le cadre des efforts engagés par la mission diplomatique tunisienne pour renforcer les partenariats universitaires et scientifiques entre les deux pays, selon un communiqué de l’Ambassade Tunisie à Pékin.

La coopération académique au cœur des discussions

En marge des activités du festival, Adel Arbi a rencontré le président de l’université ainsi que plusieurs responsables de l’administration locale chinoise.

Les échanges ont porté sur l’importance accordée par la Tunisie aux secteurs de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, considérés comme des leviers essentiels du développement économique et social.

Lors de son intervention, le chef de la mission diplomatique tunisienne a appelé à intensifier les partenariats entre les universités tunisiennes et chinoises afin de consolider davantage les relations bilatérales entre Tunis et Pékin.

Plus de bourses pour les étudiants tunisiens

Point central des discussions : l’augmentation du nombre de bourses offertes aux étudiants tunisiens souhaitant poursuivre leurs études en Chine.

Les responsables tunisiens et chinois ont examiné les mécanismes déjà en place et les pistes permettant d’élargir les programmes de mobilité académique, avec un accent particulier sur les formations universitaires et scientifiques.

Cette orientation traduit une volonté commune de renforcer l’attractivité des universités chinoises auprès des étudiants tunisiens, tout en consolidant les échanges bilatéraux dans le domaine de l’enseignement supérieur.

Dans cette perspective, Pékin et Tunis entendent faire de la coopération académique un levier structurant de leur partenariat stratégique, en misant notamment sur la multiplication des bourses et des programmes d’échange.

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Trump-Xi : Accord sur Ormuz, silence sur Taïwan

14. Mai 2026 um 10:16

La Maison Blanche a présenté positivement la première journée de discussions entre Donald Trump et Xi Jinping, évoquant des échanges « bons » entre les deux dirigeants. Mais derrière cette tonalité apaisée, plusieurs dossiers hautement sensibles se sont imposés : l’Iran, le détroit d’Ormuz, Taïwan, le commerce et le fentanyl.

Selon CNN, qui cite un responsable de la Maison Blanche, l’Iran a occupé une place importante dans les discussions. La question est d’autant plus stratégique que la Chine entretient des liens étroits avec Téhéran et demeure l’un des principaux acheteurs de pétrole iranien.

Donald Trump devait notamment pousser Xi Jinping à user de son influence sur l’Iran pour éviter toute escalade autour du détroit d’Ormuz, passage maritime essentiel pour le transport mondial d’hydrocarbures.

Ormuz, point d’équilibre énergétique

D’après le responsable américain cité par CNN, les deux parties ont convenu que le détroit d’Ormuz devait rester ouvert afin de garantir la libre circulation de l’énergie.

Xi Jinping aurait également exprimé l’opposition de la Chine à la militarisation du détroit, ainsi qu’à toute tentative d’imposer un péage pour son usage. Le dirigeant chinois aurait aussi fait part de son intérêt pour l’achat de davantage de pétrole américain, afin de réduire à terme la dépendance de la Chine vis-à-vis de ce passage stratégique.

Mais la Maison Blanche n’a pas indiqué si Pékin avait accepté de jouer un rôle plus large pour contribuer à mettre fin au conflit ou peser plus directement sur Téhéran. C’est l’un des points les plus sensibles de cette séquence diplomatique : Washington cherche l’appui chinois, mais Pékin semble vouloir préserver sa marge de manœuvre.

Taïwan, la ligne rouge chinoise

Au-delà de l’Iran, Xi Jinping a salué ce qu’il a présenté comme une nouvelle phase des relations sino-américaines, fondée sur des liens plus stables et une concurrence mieux encadrée.

Mais le dirigeant chinois a également rappelé à Donald Trump que Taïwan demeure, pour Pékin, « la question la plus importante » dans la relation entre la Chine et les États-Unis. Il aurait averti qu’une mauvaise gestion de ce dossier pourrait créer une situation « très dangereuse ».

Signe de la sensibilité du sujet, Donald Trump n’a toutefois pas répondu aux journalistes qui lui demandaient si Taïwan avait été abordé pendant la rencontre. Selon des images captées par CNN, le président américain a été interrogé à deux reprises sur ce point alors qu’il posait avec Xi Jinping lors de leur visite du Temple du Ciel.

Une rivalité encadrée, mais toujours explosive

Les discussions ont également porté sur la coopération économique, alors que les détails d’éventuels accords commerciaux restent attendus. Le fentanyl a aussi été évoqué, selon la Maison Blanche.

L’ensemble dessine une rencontre à double lecture. D’un côté, Washington et Pékin cherchent à afficher une stabilisation de leur relation, après des années de tensions commerciales, technologiques et stratégiques. De l’autre, les dossiers les plus inflammables restent ouverts : l’Iran, l’énergie, Taïwan et la compétition économique mondiale.

Xi Jinping a aussi rencontré des dirigeants d’entreprises américaines ayant accompagné Donald Trump en Chine. Selon CNN, le président américain a déclaré à son homologue chinois que ces patrons, parmi lesquels Tim Cook et Elon Musk, étaient venus « rendre hommage » et développer leurs affaires.

Une séquence qui rappelle que, malgré les tensions géopolitiques, la relation sino-américaine reste profondément structurée par les intérêts économiques des deux puissances.

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Entre tensions et intérêts économiques : Trump entame une visite historique en Chine

13. Mai 2026 um 13:22

Neuf ans après la dernière visite d’un président américain en Chine, Donald Trump est attendu à Pékin pour un sommet considéré comme l’un des rendez-vous diplomatiques les plus sensibles de ces dernières années. Entre guerre commerciale, rivalité technologique, tensions autour de Taïwan et crise au Moyen-Orient, ce déplacement pourrait redéfinir l’équilibre des relations sino-américaines dans un monde de plus en plus fragmenté.

Le président américain entame une visite officielle en Chine du 13 au 15 mai, à l’invitation de son homologue chinois Xi Jinping. L’événement suscite une forte attention internationale tant les relations entre Washington et Pékin traversent une période de crispation stratégique.

Plusieurs années de tensions commerciales

Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par plusieurs années de tensions commerciales et technologiques entre les deux premières puissances économiques mondiales. Les droits de douane imposés durant les précédents mandats de Donald Trump, les restrictions américaines sur les exportations de semi-conducteurs vers la Chine ainsi que les différends autour de Taïwan ont profondément détérioré le climat bilatéral.

Pékin a toutefois affiché une volonté d’apaisement avant l’arrivée du président américain. Le ministère chinois des Affaires étrangères a affirmé vouloir « renforcer la coopération » avec Washington tout en gérant les différends afin de préserver une certaine stabilité internationale.

Au-delà de la dimension diplomatique, la visite possède un important volet économique et technologique. Plusieurs dirigeants de grandes entreprises américaines doivent accompagner Donald Trump à Pékin, notamment le patron de NVIDIA Jensen Huang, Elon Musk et Tim Cook. Leur présence illustre l’importance stratégique des questions liées à l’intelligence artificielle, aux puces électroniques et aux chaînes d’approvisionnement mondiales dans les discussions entre les deux pays.

Les marchés surveillent également de près cette visite. Des analystes estiment qu’un éventuel rapprochement entre Washington et Pékin pourrait contribuer à réduire les tensions commerciales qui pèsent sur l’économie mondiale depuis plusieurs années.

Pratiques commerciales déloyales

Mais malgré les appels au dialogue, les divergences restent profondes. Les États-Unis continuent d’accuser la Chine de pratiques commerciales déloyales et de menaces croissantes dans la région indo-pacifique, tandis que Pékin critique régulièrement la politique américaine de restrictions technologiques et le soutien de Washington à Taïwan.

La guerre au Moyen-Orient pourrait aussi s’inviter dans les discussions. Plusieurs observateurs estiment que Washington cherche à obtenir un rôle plus actif de Pékin dans la désescalade régionale, notamment en raison des liens étroits entretenus par la Chine avec l’Iran.

La portée symbolique du déplacement est déjà largement commentée dans la presse internationale. Certains experts n’hésitent pas à comparer cette visite à celle de Richard Nixon en 1972, qui avait marqué un tournant historique dans les relations entre les États-Unis et la Chine.

Même si aucun accord majeur n’est encore annoncé, la rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping pourrait ouvrir une nouvelle phase dans les relations sino-américaines, à un moment où les équilibres géopolitiques mondiaux semblent plus fragiles que jamais.

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Donald Trump attendu à Pékin pour un sommet sous haute tension avec Xi Jinping

11. Mai 2026 um 10:41

Le président américain Donald Trump est attendu à Pékin du 13 au 15 mai pour une visite d’État particulièrement suivie, marquant sa première visite en Chine depuis 2017. Il doit rencontrer son homologue chinois Xi Jinping dans un contexte de fortes tensions géopolitiques et commerciales entre les deux puissances.

Commerce, Iran et intelligence artificielle au cœur des discussions

Selon plusieurs médias internationaux, les discussions devraient porter sur plusieurs dossiers sensibles, notamment les relations commerciales sino-américaines, les droits de douane, l’intelligence artificielle, ainsi que la guerre en Iran. Washington espère notamment obtenir l’aide de Pékin pour favoriser une désescalade au Moyen-Orient.

Les États-Unis souhaitent également sécuriser leurs approvisionnements en terres rares chinoises et relancer certains échanges commerciaux, notamment dans les secteurs agricole et aéronautique, avec de possibles contrats concernant Boeing.

Taïwan et les rivalités stratégiques en toile de fond

La question de Taïwan devrait également occuper une place centrale dans les échanges. Pékin chercherait à obtenir des garanties américaines sur ce dossier considéré comme prioritaire par les autorités chinoises.

Plusieurs observateurs estiment que ce sommet vise surtout à stabiliser les relations entre les deux pays plutôt qu’à parvenir à des accords majeurs.

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Taiking Electronics choisit la Tunisie pour sa première usine hors Chine

04. Mai 2026 um 18:22

La Tunisie attire un nouvel investissement industriel d’envergure dans les technologies de pointe. Réuni ce lundi 4 mai 2026 avec une délégation de la société Taiking Electronics, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a confirmé l’implantation prochaine du groupe en Tunisie, choisie comme première base de production hors de Chine.

Conduite par son directeur exécutif Moli Chen et son directeur général Kurt Wong, la délégation a annoncé que toutes les étapes préparatoires du projet ont été finalisées, y compris l’acquisition du terrain. La future entité, baptisée « Taiking Electronics Tunisia », entamera ses activités dans les industries mécaniques de précision, avec un positionnement stratégique sur la fabrication de composants destinés aux voitures électriques ainsi que des équipements électroniques à haute valeur ajoutée.

40 millions de dinars

L’investissement initial est estimé à près de 40 millions de dinars et devrait générer environ 300 emplois dès la première phase. La production sera entièrement orientée vers l’export, ce qui confirme l’intégration du projet dans les chaînes de valeur internationales, notamment dans le secteur en pleine expansion de la mobilité électrique.

Lire aussi: La Chine va supprimer les droits de douane pour 53 pays africains dont la Tunisie

Lors de la réunion, les responsables de l’entreprise ont présenté les orientations stratégiques de leur groupe, mettant en avant une volonté d’expansion à l’international fondée sur l’adoption des technologies les plus avancées. Le choix de la Tunisie, selon eux, résulte d’études approfondies ayant mis en évidence les atouts du pays, notamment en matière de compétences, de position géographique et d’environnement d’investissement.

Engagement des autorités à accompagner le projet

De son côté, le ministre s’est félicité de cette décision, réaffirmant l’engagement des autorités à accompagner le projet. Il a assuré que les structures publiques concernées, notamment FIPA Tunisia et l’Instance tunisienne de l’investissement, mobiliseront les moyens nécessaires pour garantir un démarrage rapide et optimal des activités.

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Zéro droits de douane avec la Chine : La Tunisie a deux ans pour saisir l’opportunité

02. Mai 2026 um 10:38

Depuis le 1er mai, les produits tunisiens peuvent accéder au marché chinois sans droits de douane, dans le cadre d’une mesure élargie à 53 pays africains. Présentée comme un geste d’ouverture économique, cette décision de Pékin marque surtout un changement d’échelle dans sa stratégie africaine — et place la Tunisie face à une fenêtre d’opportunité à durée limitée.

Car l’élément le plus significatif n’est pas seulement la suppression des taxes. C’est l’absence de réciprocité immédiate. La Chine ouvre son marché sans demander, pour l’instant, une ouverture équivalente en retour. Une démarche rare dans le commerce international, où les concessions sont généralement négociées de manière bilatérale.

Un “cadeau” commercial très stratégique

Officiellement, Pékin présente cette mesure comme un soutien au développement des exportations africaines et à la coopération Sud-Sud. Mais derrière ce discours, la logique est plus structurée : dans un contexte de tensions commerciales et de protectionnisme, notamment américain, la Chine cherche à sécuriser ses approvisionnements, à renforcer son ancrage économique en Afrique et à installer des relations durables avant toute négociation formelle.

La méthode est connue : ouvrir d’abord, consolider ensuite. Ne rien exiger immédiatement permet souvent de créer, à terme, un rapport de force plus favorable.

Il faut aussi noter que la mesure n’est pas uniforme. Les pays africains les moins avancés bénéficient d’un accès permanent depuis fin 2024. La Tunisie, classée parmi les pays à revenu intermédiaire, fait partie d’un second groupe pour lequel ce traitement préférentiel est accordé pour une durée limitée à deux ans. La fenêtre est ouverte — mais elle ne le restera pas indéfiniment.

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Ce que la Tunisie peut vraiment en tirer

Le déséquilibre actuel des échanges illustre l’ampleur du défi. Selon les données de l’INS, la Tunisie n’a exporté que 7,7 millions de dinars vers la Chine en janvier 2026, contre 904 millions de dinars d’importations dans le sens inverse.

Ce contraste met en évidence un potentiel important, mais aussi une fragilité structurelle. L’huile d’olive, les dattes, les produits agroalimentaires et certains biens à plus forte valeur ajoutée pourraient tirer profit de cette ouverture.

Mais l’accès sans droits de douane ne suffit pas. Il suppose de répondre aux normes chinoises, d’assurer des volumes réguliers, de maîtriser la logistique et de construire une présence commerciale durable sur un marché vaste et exigeant.

Sans stratégie claire — certification, prospection, distribution, adaptation aux standards et aux préférences des consommateurs — cette mesure pourrait rester largement symbolique.

Opportunité ou dépendance ?

La suppression des droits de douane ouvre une fenêtre. Mais elle pose aussi une question plus profonde : la Tunisie saura-t-elle utiliser cette ouverture pour monter en gamme et diversifier ses exportations, ou restera-t-elle cantonnée à un rôle de fournisseur de produits peu transformés ?

L’enjeu est là. Le véritable bénéfice ne viendra pas seulement de l’accès au marché chinois, mais de la capacité à y pénétrer avec des produits compétitifs, identifiables et mieux valorisés — avant que le délai de deux ans ne s’écoule.

La Chine n’exige rien pour l’instant. Mais dans le commerce international, la gratuité apparente est rarement neutre. Pour la Tunisie, cette ouverture peut devenir une opportunité stratégique — à condition de ne pas la considérer comme un simple cadeau.

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Médicaments : La Tunisie explore avec la Chine un levier de souveraineté sanitaire

30. April 2026 um 09:51

La Tunisie veut-elle franchir un nouveau palier dans son industrie pharmaceutique ? C’est l’enjeu qui se dessine derrière la réunion tenue mercredi 29 avril 2026 au ministère de la Santé, autour d’un possible partenariat entre la SIPHAT et le groupe chinois Lunan Pharmaceutical Group.

Selon le ministère de la Santé, cette séance de travail, présidée par le ministre Mustapha Ferjani, a porté sur les perspectives de coopération tuniso-chinoise dans la fabrication de médicaments biologiques. L’objectif affiché : renforcer les capacités nationales de production, favoriser le transfert de technologie et développer les compétences tunisiennes.

Des médicaments complexes, à forte valeur thérapeutique

Le communiqué officiel ne précise pas la nature exacte des médicaments concernés. Mais la référence aux biologiques renvoie à une catégorie de traitements plus complexe que les médicaments chimiques classiques : vaccins, insulines, protéines thérapeutiques, anticorps monoclonaux ou biosimilaires.

Ces produits sont issus de procédés biologiques sophistiqués, souvent fabriqués à partir de cellules vivantes. Ils sont difficiles à produire, coûteux à importer et sensibles aux ruptures d’approvisionnement. La Tunisie importe aujourd’hui plus de la moitié de ses médicaments, pour une facture annuelle dépassant le milliard de dinars. Pour les biologiques, la dépendance est quasi totale.

Le partenaire pressenti, Lunan Pharmaceutical Group, est basé dans la province chinoise du Shandong. Fondé en 1968 à Linyi, le groupe réalise un chiffre d’affaires d’environ 1,76 milliard de dollars et emploie quelque 9 000 personnes. Une de ses filiales, Shandong New Time Pharma, a passé l’inspection de la FDA américaine.

Le groupe revendique un portefeuille pharmaceutique large, couvrant plusieurs aires thérapeutiques, notamment les médicaments cardiovasculaires, respiratoires, digestifs, anti-infectieux, hypoglycémiants ou antiallergiques. En juillet 2025, il a obtenu en Chine l’autorisation de commercialisation de son premier anticorps biologique développé en interne, le rituximab injectable, indiqué dans certaines leucémies.

La SIPHAT au cœur du projet

Le projet placerait la SIPHAT au centre du dispositif. L’enjeu ne serait pas seulement d’importer des produits finis, mais d’étudier les conditions d’une production locale : transfert de savoir-faire, formation des compétences et montée en gamme industrielle. La SIPHAT produit aujourd’hui environ 200 références, essentiellement des génériques classiques — aucun médicament biologique ne figure encore dans son portefeuille.

Produire des médicaments biologiques exige cependant des infrastructures spécifiques, une chaîne du froid rigoureuse et une capacité réglementaire renforcée pour évaluer et certifier ces produits complexes.

Le ministère mentionne également d’autres pistes, dont le développement de compléments alimentaires à base scientifique, dans une approche préventive.

Un signal politique autant qu’industriel

La démarche tunisienne n’est pas isolée. En Algérie, le groupe public Saidal a lancé en 2021 la production du vaccin Sinovac à Constantine, dans le cadre d’un partenariat avec Sinovac Biotech. Au Maroc, des accords avec des partenaires chinois ont également visé le développement de capacités locales dans les vaccins et les produits biologiques. L’Algérie produit aujourd’hui 80% de ses médicaments localement, avec 218 usines représentant le premier parc pharmaceutique d’Afrique — un écart qui mesure l’ampleur du chemin restant à parcourir pour Tunis.

Ces précédents montrent toutefois que la signature d’un partenariat ne garantit pas automatiquement un transfert de technologie complet. Tout dépendra des conditions négociées : part réelle de production locale, formation des techniciens, maîtrise des procédés et place accordée à la SIPHAT dans la chaîne industrielle.

À ce stade, aucun calendrier, aucune liste de médicaments et aucun investissement chiffré n’ont été annoncés. Mais le signal est clair : la Tunisie cherche à repositionner son industrie pharmaceutique vers des segments plus complexes et à plus forte valeur ajoutée.

Dans un contexte de tensions sur les chaînes d’approvisionnement et de hausse du coût des traitements innovants, la souveraineté sanitaire ne se décrète pas.

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3100 commandes en 1 heure : La Toyota chinoise qui affole le marché

21. April 2026 um 10:03

Trois mille cent commandes en une heure. Le chiffre impressionne, mais il dit surtout une chose : Toyota a trouvé la bonne formule. Le constructeur affirme avoir enregistré plus de 3100 commandes en Chine pour sa nouvelle berline électrique, la Toyota bZ7, en à peine soixante minutes, selon des données communiquées par sa coentreprise avec le groupe chinois GAC Group. Avec un prix affiché autour de 21.500 dollars, soit près de 65.000 dinars, et jusqu’à 700 km d’autonomie, le modèle change immédiatement les repères du marché.

À ce niveau de prix, l’équation change. Car cette berline, par ses dimensions et son équipement, joue dans une catégorie supérieure. Elle ne se contente pas d’être abordable : elle remet en cause les repères actuels du marché électrique, encore dominé ailleurs par des modèles plus chers.

Une équation prix-prestations qui bouscule le marché

Le succès ne tient pas seulement à la fiche technique. Il tient à ce qu’elle révèle : une capacité à produire des véhicules performants à des coûts très compétitifs. Production locale, chaîne d’approvisionnement optimisée, technologies intégrées… autant de facteurs qui permettent de tirer les prix vers le bas sans sacrifier l’équipement.

Dans ce contexte, la voiture devient moins un produit qu’un signal. Celui d’une industrie qui change de centre de gravité, où la bataille ne se joue plus uniquement sur l’innovation, mais sur le coût et la vitesse d’exécution.

Une voiture globale… mais pas pour tous les marchés

Car cette Toyota est d’abord une voiture chinoise dans sa logique. Produite en Chine, pensée pour ce marché et largement portée par un écosystème local, elle illustre une stratégie claire : s’aligner sur les règles du jeu imposées par la Chine pour rester compétitif.

Reste une question plus proche : ce type de modèle pourrait-il un jour arriver en Tunisie ? Sur le papier, son prix la rend immédiatement plus crédible que beaucoup d’électriques actuelles. Mais entre fiscalité, coûts d’importation, réseau de recharge limité et pouvoir d’achat, le passage au marché tunisien reste loin d’être évident.

Ce lancement ne raconte donc pas seulement le succès d’un modèle. Il montre surtout où se fabrique désormais la voiture électrique compétitive — et rappelle que tous les marchés ne pourront pas suivre au même rythme.

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Industrie du ciment : Nouveaux investissements chinois à Jebel Oust

12. April 2026 um 11:48

La société chinoise Sinoma Cement affiche de nouvelles ambitions en Tunisie. L’entreprise a exprimé sa volonté de renforcer ses activités industrielles à travers l’intégration de systèmes de contrôle intelligents et de technologies de production avancées, selon des informations communiquées le 11 avril 2026 par Agence de promotion de l’investissement extérieur.

Cette orientation a été au cœur d’une rencontre tenue vendredi entre le représentant de la société et le directeur général de l’agence, Jalel Tabib. À cette occasion, l’entreprise a détaillé ses projets de modernisation du site de production de ciment situé à Jebel Oust.

Moderniser les lignes de production

Les investissements envisagés visent à moderniser les lignes de production, améliorer la qualité des produits et réduire significativement la consommation énergétique. L’introduction de technologies intelligentes s’inscrit également dans une logique de transition vers une industrie cimentière plus efficiente et moins émettrice de carbone, un enjeu majeur pour le secteur à l’échelle internationale.

La rencontre a par ailleurs permis d’aborder plus largement les opportunités d’investissement offertes par la Tunisie, ainsi que les mécanismes d’accompagnement destinés aux investisseurs étrangers. Pour Jalel Tabib, cet engagement traduit la solidité du partenariat économique entre Tunis et Pékin, tout en confirmant la confiance des milieux d’affaires chinois dans le climat d’investissement tunisien.

Promouvoir la destination Tunisie

L’agence a réaffirmé, de son côté, sa volonté d’accompagner les projets du groupe China National Building Material Group et de promouvoir la destination Tunisie auprès des investisseurs internationaux.

Filiale de ce groupe public chinois, Sinoma Cement opère dans la production de ciment, de gypse, de matériaux de construction et de fibres de verre. En avril 2025, l’entreprise avait franchi une étape stratégique en rachetant la participation de la multinationale brésilienne Votorantim Cimentos dans l’usine de Jebel Oust, consolidant ainsi sa présence industrielle dans le pays.

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La Tunisie séduit le Fonds Chine-Afrique, plusieurs projets d’investissement à l’étude

31. März 2026 um 19:37

Le Fonds de Développement Chine-Afrique (CAD Fund) explore de nouvelles opportunités en Tunisie. Reçue à l’APII, une délégation de haut niveau a affiché un intérêt concret pour plusieurs projets, dans un contexte marqué par la mise en avant des réformes, des avantages fiscaux et du positionnement stratégique du pays comme hub entre l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient.

Une mission de prospection axée sur les secteurs d’avenir

Les atouts économiques de la Tunisie, notamment dans les domaines industriels, technologiques et de l’innovation, ont été présentés mardi au siège de l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation à une délégation du Fonds de Développement Chine-Afrique (CAD Fund), en visite de prospection.

Selon l’APII, la délégation comprenait Li Shibao, représentant principal du fonds, Yu Qing, ainsi que Fu Heng, responsable du bureau de représentation chargé de l’Afrique du Nord et de l’Est. Les responsables chinois ont été reçus par Omar Bouzouada, en présence de plusieurs cadres de l’agence.

Les discussions ont porté sur les réformes engagées pour améliorer le climat des affaires, les incitations fiscales offertes aux investisseurs étrangers et les mécanismes visant à soutenir le développement régional.

La carte du positionnement géostratégique tunisien

L’APII a mis en avant la position géostratégique de la Tunisie, présentée comme une plateforme privilégiée à la croisée de l’Europe, de l’Afrique et du Moyen-Orient.

L’agence a également insisté sur la qualité du capital humain tunisien et l’expertise développée dans les activités à forte valeur technologique, autant d’arguments destinés à attirer les investissements du CAD Fund dans des filières à fort potentiel.

Les opportunités dans plusieurs secteurs porteurs ont ainsi été exposées à la délégation chinoise, qui a montré un intérêt particulier pour des projets susceptibles de renforcer la coopération économique bilatérale.

Un signal positif pour la coopération sino-tunisienne

À l’issue de la visite, le CAD Fund a manifesté son intérêt pour plusieurs projets d’investissement en Tunisie, exprimant sa volonté d’élargir les perspectives de coopération entre les deux parties.

Créé en 2007 par Banque de Développement de Chine, ce fonds accompagne les entreprises chinoises en Afrique à travers des investissements dans des secteurs stratégiques comme les infrastructures, l’agriculture, les zones industrielles et les capacités productives.

Cette marque d’intérêt intervient à un moment où la Tunisie cherche à diversifier ses partenariats internationaux et à attirer davantage de capitaux étrangers, notamment dans les activités industrielles et technologiques à haute valeur ajoutée.

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Guerre autour de l’Iran : La sécurité énergétique de la Chine sur le fil du rasoir

L’escalade des tensions autour de l’Iran remet brutalement en lumière une vulnérabilité majeure de la deuxième économie mondiale : sa dépendance au pétrole du Moyen-Orient. Alors que le détroit d’Ormuz se retrouve au cœur des tensions militaires, Pékin observe avec une inquiétude croissante ce corridor stratégique par lequel transite une part essentielle de l’énergie alimentant son appareil industriel.

Ormuz : l’artère vitale sous haute tension

Chaque jour, entre 20 et 21 millions de barils de pétrole traversent le Strait of Hormuz. Ce point de passage stratégique concentre environ 20 % de l’offre mondiale de pétrole et près d’un tiers du commerce maritime mondial de pétrole.

Pour la Chine, premier importateur mondial avec un volume quotidien oscillant entre 11 et 12 millions de barils, ce goulot d’étranglement constitue un enjeu stratégique majeur. Ses principaux fournisseurs – Russie, Arabie saoudite, Irak et Émirats arabes unis – dépendent tous de la fluidité des routes maritimes du Golfe pour exporter leur pétrole.

Dans ce dispositif, Pékin occupe également une position singulière en tant que principal acheteur du pétrole iranien. La Chine absorbe aujourd’hui environ 90 % des exportations pétrolières de Téhéran, souvent via des circuits commerciaux permettant de contourner les sanctions occidentales. Cette relation garantit à Pékin un accès à une énergie fréquemment négociée à prix réduit, mais elle l’expose aussi à un risque direct : toute perturbation majeure du trafic maritime dans le Golfe ou toute frappe visant les infrastructures pétrolières iraniennes pourrait affecter immédiatement l’approvisionnement de ses raffineries.

Une stratégie chinoise pour réduire la vulnérabilité

Consciente de cette dépendance, la Chine a progressivement développé plusieurs instruments de résilience énergétique. Pékin a d’abord constitué des réserves stratégiques importantes, estimées en 2026 à plus d’un milliard de barils, ce qui lui offrirait plusieurs mois de marge en cas de perturbation des importations.

La Chine a également cherché à diversifier ses routes d’approvisionnement. Le développement de pipelines terrestres reliant le pays à la Russie et à l’Asie centrale permet de réduire partiellement la dépendance aux routes maritimes les plus exposées.

Parallèlement, l’électrification rapide des transports et le développement massif des énergies renouvelables contribuent à réduire progressivement la consommation de pétrole dans certains secteurs. Ces mesures renforcent la résilience énergétique chinoise, sans toutefois éliminer totalement la dépendance au pétrole du Golfe.

Une puissance économique dépendante de la sécurité du Golfe

Depuis le lancement de la Belt and Road Initiative en 2013, la Chine a investi des centaines de milliards de dollars dans les ports, les infrastructures et les réseaux logistiques du Moyen-Orient afin de sécuriser ses échanges commerciaux.

Pourtant, une contradiction stratégique demeure. Si Pékin est devenu un acteur économique majeur dans la région, il ne contrôle pas la sécurité militaire des routes maritimes dont dépend son approvisionnement énergétique, une mission historiquement assurée par les puissances occidentales.

Cette dépendance reste profonde, puisque la Chine importe aujourd’hui plus de 70 % de ses besoins en pétrole. Dans le contexte actuel, une hausse brutale et durable des cours du brut constituerait une menace directe pour la rentabilité de son industrie lourde et de sa pétrochimie.

Le détroit d’Ormuz apparaît ainsi comme l’un des points les plus sensibles de la sécurité énergétique chinoise : un passage étroit dont la stabilité conditionne une partie de l’équilibre économique mondial.

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Le géant BYD recule en Chine : Geely et les nouveaux rivaux passent à l’offensive

Après plusieurs années d’hyper-croissance, le constructeur chinois BYD, devenu l’un des symboles de la révolution mondiale de la voiture électrique, connaît un début d’année plus difficile sur son propre marché. Les ventes du groupe ont nettement ralenti en Chine au cours des premiers mois de 2026, tandis que plusieurs concurrents locaux accélèrent et grignotent des parts de marché.

Selon les données publiées début mars, BYD a écoulé 190 190 véhicules en février, soit une baisse d’environ 41 % par rapport à février 2025. Sur l’ensemble des deux premiers mois de l’année, le constructeur totalise 400 241 véhicules vendus, ce qui représente un recul d’environ 36 % sur un an.

Ce ralentissement intervient alors que le marché chinois de la voiture électrique, longtemps dominé par BYD, entre dans une phase de concurrence plus intense.

Geely en tête : la concurrence chinoise se durcit

Plusieurs constructeurs locaux profitent du ralentissement du leader pour accélérer leur progression. Le groupe Geely aurait ainsi vendu environ 76 000 véhicules de plus que BYD sur la période janvier-février, une situation qui ne s’était plus produite depuis 2022.

Dans le même temps, d’autres marques affichent des progressions rapides. Les livraisons de Nio et de Zeekr augmentent fortement, tandis que le géant technologique Xiaomi, récemment entré sur le marché automobile, gagne lui aussi du terrain.

Ces évolutions illustrent l’intensité de la bataille industrielle qui se joue désormais en Chine. Après avoir dominé pendant plusieurs années, BYD doit désormais composer avec une nouvelle génération de constructeurs et d’acteurs technologiques décidés à s’imposer dans le secteur de la mobilité électrique.

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Nouvel An lunaire et guerre des prix : un ralentissement conjoncturel

Plusieurs facteurs expliquent la baisse observée en début d’année. La période du Nouvel An lunaire, qui ralentit traditionnellement l’activité commerciale pendant plusieurs semaines, a pesé sur les ventes automobiles.

À cela s’ajoutent la réduction progressive de certaines aides publiques et une concurrence de plus en plus agressive entre constructeurs, alimentée par une véritable guerre des prix sur le marché chinois de l’électrique.

Parallèlement, BYD continue d’accélérer à l’international. Les exportations du constructeur progressent rapidement et représentent désormais une part croissante de ses ventes, signe que la bataille industrielle dépasse désormais largement les frontières chinoises.

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Tunisie : l’offensive chinoise commence déjà à redessiner le marché

Cette stratégie d’expansion et de prix agressifs n’est pas sans conséquences sur d’autres marchés, y compris en Afrique du Nord. En Tunisie, l’arrivée progressive de modèles chinois plus compétitifs commence déjà à modifier certains équilibres du secteur automobile.

Sur Webdo, plusieurs articles ont récemment mis en lumière cette dynamique. Nous évoquions notamment l’offensive de BYD avec un modèle électrique proposé autour de 51 000 dinars, ou encore l’hybride affichée à 115 990 dinars, des tarifs susceptibles de bouleverser les repères du marché.

Dans le même temps, l’arrivée de ces nouveaux acteurs pousse certains concessionnaires traditionnels à réagir, y compris dans le segment premium, signe que la compétition automobile mondiale commence à produire ses effets jusque sur le marché tunisien.

Le ralentissement actuel de BYD ne signifie donc pas un retournement de tendance. Il marque plutôt l’entrée du marché chinois de la voiture électrique dans une nouvelle phase : celle d’une concurrence accrue entre plusieurs géants industriels qui se disputent désormais le leadership mondial.

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