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Tunisie–UE: mobilité circulaire, visas et financement au cœur des échanges

08. Mai 2026 um 13:34

Lors d’une conférence de presse organisée à la veille de la Fête de l’Europe, l’ambassadeur de l’Union européenne en Tunisie, Giuseppe Perrone, a évoqué le principe de “mobilité circulaire”. Ce dispositif vise à permettre à des travailleurs tunisiens de se former en Tunisie, d’acquérir une expérience professionnelle en Europe, puis de revenir au pays avec de nouvelles compétences.

Sur la question des visas, il a rappelé que leur délivrance relève exclusivement des États membres de l’Union européenne. Il a toutefois précisé que l’UE travaille actuellement à la digitalisation et à l’accélération des procédures consulaires.

De son côté, le chef de la section commerce de la délégation européenne, Thierry Béranger, a détaillé le fonctionnement du “partenariat pour les talents”. Ce dispositif européen vise à répondre aux pénuries de main-d’œuvre dans certains secteurs, notamment le tourisme et l’hôtellerie.

Selon les responsables européens, plusieurs centaines, voire plusieurs milliers de Tunisiens auraient déjà bénéficié de ces programmes de mobilité professionnelle. Ils reconnaissent toutefois la persistance de plusieurs obstacles, notamment la reconnaissance des diplômes, les lourdeurs administratives et l’insuffisance du dialogue avec le secteur privé.

Concernant l’assistance macrofinancière de 900 millions d’euros prévue dans le mémorandum d’entente signé en 2023 entre la Tunisie et l’Union européenne, Giuseppe Perrone a confirmé que cette enveloppe reste suspendue en l’absence d’accord entre Tunis et le Fonds monétaire international.

L’ambassadeur n’a toutefois pas exclu d’autres formes de soutien financier via des mécanismes alternatifs. Il a rappelé que ces financements prennent la forme de prêts à conditions avantageuses et restent liés à des garanties de stabilité économique et de mise en œuvre de réformes.

 

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SAH affiche un résultat net en hausse de 6% à 52,8 millions de dinars en 2025

08. Mai 2026 um 13:29

La Société d’Articles Hygiéniques (SAH) a publié ses résultats annuels arrêtés au 31 décembre 2025, approuvés par son conseil d’administration le 29 avril 2026. Le résultat net individuel de la société s’établit à 52,8 millions de dinars, en progression de 6% par rapport aux 49,8 millions de dinars enregistrés en 2024.

Le résultat individuel avant impôt ressort à 57,5 millions de dinars, contre 53,7 millions l’année précédente, soit une hausse de 7%. Le résultat net part du groupe s’élève pour sa part à 63,3 millions de dinars, en progression de 2,7% par rapport aux 61,6 millions de l’exercice 2024. Le conseil d’administration a proposé à l’Assemblée générale ordinaire la distribution d’un dividende de 0,4 dinar par action au titre de l’exercice 2025. L’Assemblée générale ordinaire des actionnaires est convoquée pour le mardi 9 juin 2026.

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Migration, justice, commerce: l’Union européenne fait le bilan de son engagement en Tunisie

08. Mai 2026 um 13:15

À la veille des célébrations de la Fête de l’Europe, l’ambassadeur de l’Union européenne en Tunisie, Giuseppe Perrone, a tenu une conférence de presse au cours de laquelle il a présenté la nouvelle version de la cartographie en ligne des projets de coopération européens en Tunisie. L’occasion lui a également permis de dresser un bilan chiffré de l’engagement européen dans le pays, d’évoquer l’état de mise en œuvre du mémorandum d’entente de 2023 et de répondre aux questions sur des dossiers sensibles: migration, transparence des financements, visa, appui aux médias et à la justice, et politique étrangère européenne.

L’ambassadeur Perrone a annoncé le lancement de la version entièrement repensée de la cartographie en ligne de la coopération européenne en Tunisie, accessible sur le site de la délégation de l’Union européenne. Cet outil, qui existe depuis 2022, a été intégralement refondu dans sa forme et dans son contenu afin d’offrir une navigation plus intuitive et une meilleure accessibilité à l’information. La plateforme recense l’ensemble des projets de coopération bilatérale en cours, organisés par thématique; agriculture, environnement, santé, éducation, recherche, infrastructures, entre autres, et localisés sur une carte interactive du territoire tunisien. Chaque fiche projet détaille le montant engagé, les objectifs, les partenaires de mise en œuvre, les cofinancements éventuels, l’actualité des activités et les contenus visuels produits. Le site est mis à jour régulièrement et conserve les projets jusqu’à un an après leur clôture. Au moment de la conférence de presse, la plateforme recensait environ 87 projets en cours, un chiffre appelé à évoluer au fil des nouvelles signatures annuelles. L’ambassadeur a présenté cet outil comme un instrument de transparence destiné aux journalistes, aux chercheurs, au monde académique et à l’ensemble du public.

1,35 milliard d’euros de projets en cours…

Le volume total des projets de coopération actuellement en cours en Tunisie s’élève à environ 1 milliard 350 millions d’euros, sans inclure les prêts des institutions financières européennes. Par ailleurs, selon des données récemment reçues par la délégation, quelque 350 000 entreprises européennes sont établies en Tunisie, générant 480 000 emplois directs et indirects. L’ambassadeur a également rappelé que 70 % du commerce extérieur tunisien s’effectue avec l’Union européenne, et que la balance commerciale bilatérale de la Tunisie avec l’UE est excédentaire, à l’inverse de celle avec la Chine, qualifiée de “lourdement déficitaire”. Il a précisé que l’accord d’association de 1995 est à l’origine de 1,3 % du PIB tunisien et d’environ 3 % de la progression des niveaux de salaires, soulignant le rôle déterminant que ce cadre a joué dans la modernisation et l’intégration de l’industrie tunisienne dans les chaînes de valeur européennes. Enfin, près de 90 % des grands projets d’investissement en Tunisie proviendraient de l’Union européenne.

Un mémorandum d’entente aux résultats contrastés selon les axes

Interrogé sur l’état d’avancement du mémorandum d’entente signé en 2023 avec la Tunisie, premier accord de ce type conclu par l’Union européenne avec un pays de la région méditerranéenne, l’ambassadeur Perrone a indiqué qu’une mission d’évaluation venue de Bruxelles avait conduit, le mois précédant la conférence, un exercice périodique d’évaluation de sa mise en œuvre. Il a décrit une situation “non uniforme” selon les cinq axes du mémorandum : l’assistance financière, le commerce, la mobilité, les relations entre les peuples et l’énergie.

Les avancées les plus nettes ont été enregistrées sur les volets migratoire et énergétique. En matière de commerce, l’ambassadeur a reconnu un certain retard. Il a présenté le mémorandum comme un cadre donnant une nouvelle structuration à une relation bilatérale déjà établie, et non comme un instrument créant des obligations ex nihilo. Les projets encadrés par ce mémorandum sont consultables sur la cartographie en ligne. Il a renvoyé vers le site de la direction générale pour le Moyen Orient et l’Afrique du Nord de la Commission européenne.

Transparence des fonds: décisions publiques, audits et droit d’accès

En réponse à des questions sur la destination et le contrôle des financements européens, Thierry Béranger, chef de la section commerce de la délégation, a apporté des précisions détaillées sur les mécanismes en vigueur. Il a rappelé que toute décision de financement est arrêtée par la Commission européenne et rendue publique, après examen par un comité réunissant les représentants des États membres à Bruxelles, qui donnent leur aval. Les enveloppes allouées à la Tunisie sont ensuite définies en concertation avec les autorités tunisiennes, au premier rang desquelles le ministère de l’Économie et du Plan. Le choix du partenaire de mise en œuvre, celui qui gère le budget et conduit les activités, s’effectue dans le cadre de ce processus de formulation. Tous les projets sont systématiquement audités et évalués, et une partie de ces évaluations est rendue publique. Les journalistes disposent par ailleurs du droit de demander l’accès aux rapports, en vertu de la législation européenne sur l’accès aux documents.

À titre d’illustration des résultats concrets, il a cité le programme Creative Tunisie, récemment clôturé, dédié à la structuration de la filière artisanale. Grâce à l’intervention de l’ONUDI, financée par l’Union européenne, les potiers de Moknine ont doublé leur chiffre d’exportation en 5 ans; les producteurs de fibres végétales du sud du pays ont quant à eux entre doublé et triplé leurs chiffres d’affaires et d’exportation.

Projets judiciaires…

Interpellé sur le bilan d’un programme d’appui à la réforme du système judiciaire doté d’une enveloppe avoisinant les 100 millions d’euros, Thierry Béranger a retracé l’historique de ce soutien, conduit sur plus de 10 ans à travers 3 générations de programmes.

Les deux premières générations ont principalement porté sur l’appui aux infrastructures judiciaires, notamment la rénovation de tribunaux en régions et la digitalisation du système, dont certains résultats ont été repris et intégrés par le ministère de la Justice tunisien. La troisième génération a pris la forme d’un appui budgétaire, mécanisme par lequel des décaissements directs au Trésor public tunisien étaient conditionnés à l’atteinte d’indicateurs convenus d’un commun accord. Les grands indicateurs politiques, notamment l’indépendance de la justice, le Conseil supérieur de la magistrature et la mise en place des instances constitutionnelles, n’ont pas été atteints en raison d’une évolution de la trajectoire politique nationale. En revanche, des indicateurs plus techniques relatifs aux conditions d’incarcération des femmes et à la séparation des mineurs des adultes en détention ont été réalisés. Thierry Béranger a conclu que le succès de tels programmes dépend inévitablement de la volonté politique du moment, susceptible d’évoluer entre le lancement et la clôture d’un projet.

 

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ENNAKL Automobiles : les actionnaires percevront leur dividende dès le 15 juillet 2026

08. Mai 2026 um 11:07

La société ENNAKL Automobiles a annoncé la distribution d’un dividende de 1 dinar par action au titre de l’exercice 2025. Cette décision a été actée lors de l’Assemblée Générale Ordinaire réunie le 29 avril 2026.

Le détachement du dividende interviendra le 13 juillet 2026. La mise en paiement effective au profit des actionnaires s’effectuera le 15 juillet 2026.

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ITCEQ – Savoirs Éco : trois ans de partenariat qui ont redessiné la recherche économique en Tunisie

08. Mai 2026 um 09:42

Financé à hauteur de 4,5 millions d’euros par l’Union européenne et mis en œuvre par Expertise France, le projet « Savoirs Éco » a marqué la clôture de son partenariat avec l’Institut tunisien de la compétitivité et des études quantitatives (ITCEQ), le 7 mai 2026, lors d’une cérémonie organisée à Tunis.

En trois ans de collaboration, l’ITCEQ a développé deux modèles économétriques inédits, lancé une plateforme intégrée de données, organisé treize rencontres-débats converties en notes de politique économique et tenu son premier congrès international. Institutions publiques, chercheurs, représentants universitaires, société civile et partenaires internationaux se sont retrouvés pour dresser le bilan d’une expérience qu’ils ont unanimement qualifiée de « transformatrice ».

La cérémonie de clôture du partenariat entre Savoirs Éco et l’ITCEQ a ainsi réuni, dans la soirée de jeudi 7 mai, l’ensemble des acteurs qui ont contribué à faire vivre l’une des collaborations les plus importantes inscrites au portefeuille d’Expertise France en Tunisie.

Une coopération ancrée dans une ambition partagée

A cette occasion, Anne Guéguen, ambassadrice de France en Tunisie, a rappelé dans son allocution l’ampleur de la coopération scientifique et technique franco-tunisienne. Il s’agit de près de 10 millions d’euros investis entre 2011 et 2026, 1 200 projets financés, 2 000 doctorants formés en cotutelle et 800 000 euros engagés chaque année dans des partenariats mixtes de recherche portant sur des thématiques aussi transversales que le climat ou l’intelligence artificielle. Elle a également évoqué le volet archéologique de cette coopération, décliné à travers trois missions actives à Haïdra, Béja et Thapsus, à la hauteur de l’héritage exceptionnel de la Tunisie dans ce domaine.

Insistant sur le rôle fondateur de la recherche appliquée dans l’élaboration des politiques publiques, la diplomate a appelé au développement de projets similaires à Savoirs Éco, seuls à même de créer les conditions d’une analyse robuste dans un monde traversé par des ruptures systémiques. « La production de savoirs économiques est capitale, mais elle constitue la base de l’édifice », a-t-elle déclaré.

De son coté, Marco Stella, chef de section de développement économique à la Délégation de l’Union européenne en Tunisie, a replacé Savoirs Éco dans le cadre plus large de l’appui européen à la gouvernance économique en Tunisie, initié dès 2021. Il a souligné l’originalité d’un projet qui a délibérément travaillé avec des acteurs institutionnels nationaux dont la collaboration habituelle avec les partenaires européens n’allait pas de soi. Illustrant ainsi la volonté d’élargir le périmètre des partenariats. Il a salué l’ITCEQ comme un organisme aujourd’hui renforcé, capable d’éclairer les décisions de politique publique et d’alimenter le débat sur les questions économiques et de développement durable.

Par ailleurs, Alaya Becheikh, directeur général de l’ITCEQ, a articulé son bilan autour de trois facteurs clés : la singularité d’une approche multidimensionnelle touchant simultanément au capital institutionnel, humain et organisationnel de l’Institut; la parfaite adéquation du projet avec la stratégie de transformation 2023-2025 de l’ITCEQ, préalablement définie avant même le démarrage de la collaboration; et la qualité exemplaire de la gestion partenariale entre les deux équipes. « Plus qu’un simple appui, Savoirs Éco a apporté une rigueur et une exigence professionnelle qui ont stimulé nos équipes à donner le meilleur d’elles-mêmes », a-t-il affirmé. Il a rendu un hommage appuyé à Stéphane Rivet, directeur d’Expertise France Tunisie, pour son engagement constant tout au long du projet. Alors que ce dernier s’apprête à rejoindre de nouveaux horizons professionnels.

Des réalisations concrètes sur le terrain

Nejla Koubaa, coordinatrice du projet au sein de l’ITCEQ, a livré le bilan opérationnel le plus détaillé de la soirée. En trois ans, Savoirs Éco a permis le développement de deux modèles économétriques majeurs : un modèle intégrateur fondé sur les données d’enquête propres à l’ITCEQ et les bases de données internationales; et un modèle de prospective à long terme adapté au contexte tunisien à partir d’un outil de référence internationale.

Sur le volet système d’information, un diagnostic global a conduit au lancement d’un projet de plateforme intégrée de données, infrastructure moderne appelée à transformer en profondeur le mode de production et de diffusion de la connaissance au sein de l’Institut, ainsi qu’à la refonte du site institutionnel.

En outre, treize rencontres-débats ont été organisées depuis le lancement, toutes converties en notes de politique économique. Et l’ITCEQ a tenu en 2025 son premier congrès international. L’ensemble des chercheurs de l’Institut a par ailleurs bénéficié de formations portant sur l’évaluation des politiques publiques, l’analyse de données et la prise de parole en public. Mme Koubaa a résumé les enseignements du projet en quatre points : la nécessité de faire circuler la connaissance au-delà des institutions productrices, l’agilité comme facteur de résilience face aux imprévus, la déontologie de la collaboration comme condition du partenariat durable, et l’impératif qu’un projet soit porté de l’intérieur pour produire un changement institutionnel réel. Elle a remercié Alexis Ghosn, premier chef de projet Savoirs Éco, pour avoir posé les fondations de la collaboration lors de la phase la plus exigeante, ainsi que son successeur Baptiste Pain, qui a su s’intégrer immédiatement à la dynamique collective.

Des partenariats scientifiques au service de la durabilité

Pour sa part, Patrick Guillaumont, président de la FERDI, s’est exprimé en visioconférence. Il a rappelé que la FERDI avait accompagné l’ITCEQ à travers deux programmes de mentorat ayant permis aux chercheurs de confronter leurs travaux aux standards internationaux les plus exigeants, débouchant sur deux notes de politique économique : l’une sur la fiscalité environnementale en Tunisie, co-rédigée avec l’Université de Clermont-Ferrand, l’autre sur la résilience de l’économie tunisienne.

Christophe Cottet, directeur de l’AFD Tunisie, a témoigné de la coopération technique menée en parallèle à travers le déploiement d’un outil de modélisation des implications économiques et financières du changement climatique, appliqué en particulier au secteur agricole tunisien. Il a insisté sur la durabilité comme critère premier d’une coopération réussie, en précisant que les droits de propriété intellectuelle des modèles développés sont partagés avec l’ITCEQ, garantissant leur existence au-delà de la présence des partenaires. « Ce qui fait qu’une coopération est réussie, c’est que les outils perdurent au-delà de la présence de la coopération », a-t-il résumé.

Des chercheurs transformés par l’expérience

Alexis Ghosn, premier chef de projet Savoirs Éco au sein d’Expertise France, a mis en lumière avec recul la complexité du défi initial : articuler, au sein d’un seul projet de coopération technique, les temporalités longues de la recherche, les besoins urgents du décideur public et la pression médiatique du temps court. L’intervenant a annoncé qu’Expertise France avait depuis lors formalisé une stratégie propre à la coopération dans le domaine de la recherche appliquée au service des politiques publiques dans les pays du Sud, ouvrant la voie à de futures initiatives au Maroc, en Angola et dans d’autres géographies, à l’échelle nationale comme régionale.

Olfa Bouzaiene, directrice de la Division Synthèse et Modélisation de l’ITCEQ, a illustré à travers son propre parcours l’impact concret des formations reçues : une première expérience de vulgarisation médiatique à la suite d’une enquête sur la digitalisation des entreprises tunisiennes, une participation à des émissions radiophoniques et une présence accrue dans les milieux universitaires. Elle a décrit les sessions consacrées aux techniques de communication, à l’analyse de données et à la collaboration avec les journalistes comme des outils essentiels ayant permis de combler le fossé entre rigueur économétrique et exigences de la communication publique.

Vers une institutionnalisation du lien entre recherche et décision publique

Mme Fatma Marrakchi, Présidente du laboratoire d’intégration économique internationale (LIEI), a témoigné des collaborations nouées avec l’ITCEQ, notamment autour de colloques sur le positionnement de l’économie tunisienne face à la fragmentation de l’économie mondiale, et annoncé qu’une étude commune portant sur le commerce international croisé aux exigences environnementales était en cours d’élaboration. Elle a plaidé, rejointe en cela par Saif Ben Sassi, directeur général du Centre de recherches et d’études sociales, pour l’institutionnalisation du lien entre monde académique et décideurs publics. Tous deux ont convergé vers le même constat : le pont entre chercheurs et gouvernement existe, mais il demeure informel et insuffisamment structuré, là où une plateforme formelle de dialogue permettrait de fonder les décisions de politique économique sur des données quantifiées et des analyses rigoureusement validées. M. Ben Sassi a, de son côté, insisté sur la nécessité pour le chercheur de développer une posture de communicateur, seule à même de garantir que les résultats de la recherche appliquée trouvent leur chemin jusqu’aux décideurs et à la société.

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Gestern — 07. Mai 2026Haupt-Feeds

Mémorandum UE-Tunisie : des avancées sur la migration et l’énergie

07. Mai 2026 um 18:57

Une mission d’évaluation venue de Bruxelles a conduit au mois d’avril un exercice périodique d’évaluation de la mise en œuvre du mémorandum d’entente signé en 2023 avec la Tunisie, premier accord de ce type conclu par l’Union européenne avec un pays de la région méditerranéenne.

L’ambassadeur Giuseppe Perrone a indiqué lors d’une conférence de presse tenue le 7 mai 2026 organisée par la délégation de l’Union européenne  que la situation est non uniforme selon les cinq axes du mémorandum que sont l’assistance financière, le commerce, la mobilité, les relations entre les peuples et l’énergie. Les avancées les plus nettes ont été enregistrées sur les volets migratoire et énergétique, alors qu’en matière de commerce l’ambassadeur a reconnu un certain retard.

Il a présenté le mémorandum comme un cadre donnant une nouvelle structuration à une relation bilatérale déjà établie, et non comme un instrument créant des obligations ex nihilo. Les projets encadrés par ce mémorandum sont consultables sur la cartographie en ligne, et pour un état des lieux détaillé de sa mise en œuvre il a renvoyé vers le site de la direction générale pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord de la Commission européenne.

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Appui de l’UE à la réforme de la justice en Tunisie : quel bilan?

07. Mai 2026 um 17:23

Le bilan du programme d’appui à la réforme du système judiciaire tunisien, doté d’une enveloppe de 100 millions d’euros, affiche des résultats mitigés. Si les volets techniques ont progressé, les objectifs politiques majeurs n’ont pas été atteints.

Les deux premières phases du programme ont permis la rénovation de tribunaux dans les régions et la digitalisation du système judiciaire. La troisième phase, fonctionnant par appui budgétaire direct, visait des indicateurs tels que l’indépendance de la justice et le Conseil supérieur de la magistrature. Lors d’une conférence de presse tenue à Tunis, l’ambassadeur de l’Union européenne en Tunisie, Giuseppe Perrone, a admis que ces derniers n’ont pas été réalisés en raison de l’évolution de la trajectoire politique qu’a connue le pays.

Lire aussi: Gaza / Ukraine : Giuseppe Perrone récuse l’accusation de « deux poids, deux mesures »

Toutefois, le programme a permis des avancées concrètes sur des points spécifiques, notamment l’amélioration des conditions d’incarcération des femmes et l’application de la séparation stricte entre détenus mineurs et adultes.

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Tunisie et UE : le pari d’une migration circulaire pour transformer les flux en leviers économiques

07. Mai 2026 um 17:04

Lors d’une conférence de presse tenue le 7 mai 2026 à Tunis, l’ambassadeur Perrone a expliqué  les nouveaux axes de la stratégie migratoire et professionnelle entre la Tunisie et l’Union européenne. Entre gestion des flux irréguliers et facilitation de la mobilité des talents, les deux partenaires tentent de transformer le défi migratoire en un levier de développement économique mutuel malgré des obstacles administratifs persistants.

La lutte contre la migration clandestine constitue un intérêt stratégique propre à la Tunisie et ne doit plus être perçue comme un simple service rendu à l’Europe selon l’ambassadeur Perrone. Ce dernier souligne que les autorités tunisiennes refusent de voir leur territoire devenir une zone de transit pour les réseaux de traite humaine. Si le phénomène semble désormais mieux maîtrisé, sa résolution complète nécessite une approche globale incluant le contrôle rigoureux des frontières, la répression des trafiquants et le soutien accru aux organismes d’aide aux réfugiés.

Le volet de la mobilité légale s’appuie désormais sur le concept de mobilité circulaire qui favorise un cycle de formation en Tunisie suivi d’une expérience en Europe avant un retour au pays enrichi de nouvelles compétences. Thierry Béranger précise que le partenariat pour les talents cible prioritairement les secteurs sous tension comme l’hôtellerie ou le tourisme. Bien que des milliers de personnes aient déjà bénéficié de ces dispositifs, des marges de progression subsistent notamment concernant la reconnaissance mutuelle des diplômes et la simplification des démarches pour les candidats.

La question sensible de l’octroi des visas demeure une prérogative souveraine des États membres et non de l’administration de l’Union européenne. L’ambassadeur Perrone rappelle toutefois qu’une stratégie de digitalisation est en cours pour accélérer les procédures de délivrance. Parallèlement, la délégation européenne s’emploie à faciliter les échanges pour les cadres et les universitaires tunisiens engagés dans des programmes de coopération afin de lever les barrières qui freinent encore l’accès des professions libérales aux marchés du continent.

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Gaza / Ukraine : Giuseppe Perrone récuse l’accusation de « deux poids, deux mesures »

07. Mai 2026 um 15:38

Lors d’une conférence de presse tenue le 7 mai 2026, l’ambassadeur de l’Union européenne (UE), Giuseppe Perrone, a répondu aux critiques de « deux poids deux mesures » concernant la position européenne sur les conflits en Ukraine et à Gaza.

Le diplomate a reconnu que la règle de l’unanimité au sein de l’UE rend difficile l’adoption de positions communes tranchées sur Gaza. Il qualifie la situation dans le territoire palestinien de « collapse de notre humanité ». Il a souligné en outre que l’incapacité d’action efficace de l’UE sur ce dossier entraînait un malaise, réfutant au passage les comparaisons entre les deux tragédies.

Concernant l’Ukraine, le diplomate a justifié l’ampleur de la réponse européenne (90 milliards d’euros) par la menace directe que représente ce conflit pour la sécurité de l’Union.

Par ailleurs, il affirmé que le partenariat avec la Tunisie restait prioritaire face à l’émergence de nouveaux acteurs globaux. Et ce, en raison de la fiabilité de l’UE et de sa proximité géographique.

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L’Union européenne confirme un engagement de 1,35 milliard d’euros en Tunisie

07. Mai 2026 um 15:08

À la veille de la Fête de l’Europe, l’ambassadeur de l’Union européenne (UE) en Tunisie a annoncé, lors d’une conférence de presse, un bilan chiffré de son impact économique en Tunisie. Le volume total des projets de coopération active s’élève actuellement  à 1 milliard 350 millions d’euros. Un montant qui n’inclut pas les prêts directs des institutions financières européennes.

Les données révèlent que l’UE demeure le premier partenaire économique du pays. Et ce, avec 70 % du commerce extérieur tunisien qui s’effectue avec l’espace européen. Contrairement aux échanges avec d’autres partenaires comme la Chine, la balance commerciale tunisienne avec l’UE est excédentaire.

Par ailleurs, l’accord d’association de 1995 contribuerait à hauteur de 1,3 % du PIB national. De même qu’il conduirait à une progression de 3 % du niveau des salaires.

En outre, sur le plan social, environ 350 000 entreprises européennes sont implantées en Tunisie. Elles génèrent ainsi 480 000 emplois directs et indirects.

Enfin, 90 % des grands projets d’investissement dans le pays proviendraient de l’Union européenne.

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Transparence : l’UE lance sa nouvelle cartographie numérique des projets en Tunisie

07. Mai 2026 um 14:55

L’Union européenne (UE) renforce la visibilité de son action en Tunisie. L’ambassadeur Giuseppe Perrone a dévoilé, ce 7 mai 2026, une version intégralement refondue de la plateforme en ligne recensant l’intégralité des projets de coopération bilatérale sur le territoire. 

Accessible sur le site de la délégation de l’UE, cette interface interactive permet de localiser et de consulter les interventions européennes à travers tout le pays. À ce jour, la plateforme répertorie quatre-vingt-sept projets actifs. Ils couvrent des domaines stratégiques comme l’agriculture, l’environnement, la santé, l’éducation ou encore les infrastructures de transport et d’énergie.

Chaque projet fait l’objet d’une fiche technique complète fournissant les montants engagés, les objectifs fixés et l’actualité des chantiers. Ces fiches précisent également les partenaires de mise en œuvre, à l’instar de l’ONUDI, ainsi que les cofinancements mobilisés. Pour garantir un suivi historique efficace, les informations restent consultables jusqu’à un an après la clôture définitive des programmes.

Cette initiative répond à un objectif de transparence totale envers les citoyens, les chercheurs et les médias. Thierry Béranger, responsable au sein de la délégation, précise que cet outil s’inscrit dans une démarche de rigueur démocratique. Puisque les décisions de financement sont publiques et soumises à des audits systématiques. Conformément à la législation européenne sur l’accès aux documents, les rapports d’évaluation sont également mis à la disposition du public.

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 Nacer Hachani : « L’augmentation de 5 % n’absorbera qu’une infime partie de l’inflation du quotidien »

07. Mai 2026 um 07:00

Dans une déclaration accordée à L’Économiste Maghrébin, Nacer Hachani, expert-comptable et partner chez i2h Consulting, dresse un constat mesuré mais sans complaisance. Le gouvernement a opté pour une trajectoire de stabilisation sociale prévisible, avec des hausses salariales nominales de 5 % par an sur trois années. Mais cette mécanique de compensation ne saurait masquer une réalité plus complexe : si les revenus nominaux progressent, le pouvoir d’achat réel des Tunisiens continue de se détériorer. Entre fragilité des PME, pressions inflationnistes multiples et compétitivité à l’export mise à rude épreuve, l’expert livre une lecture sans concession de la situation économique.

L’expert-comptable décrit une économie engagée dans une phase de stabilisation fragile, ni en crise ouverte, ni véritablement en reprise. Il relève quelques signaux positifs, à commencer par le recul de l’inflation, passée d’un pic de 7 % en 2024 à environ 5,5 %, avec une moyenne de 5,3 % sur l’année 2025. La croissance économique demeure positive, mais les projections du FMI, qu’il considère comme les plus prudentes, l’établissent à 2,1 %, bien en deçà des 3,3 % inscrits dans les hypothèses budgétaires de l’État. Cet écart traduit, selon lui, une incertitude structurelle : le pays n’atteint pas le niveau de croissance escompté.

La Tunisie dispose pourtant d’atouts réels, rappelle Nacer Hachani : les énergies renouvelables, les hautes technologies, les start-up à forte valeur ajoutée, dont certaines se sont distinguées à l’échelle internationale et constituent des modèles sur lesquels il est possible de s’appuyer. Mais le pays manque encore de moteurs de croissance suffisamment solides et durables.

L’économie tunisienne fonctionne à deux vitesses, observe l’expert. Les grandes entreprises affichent des résultats positifs et des équilibres financiers solides. Les PME, en revanche, se trouvent dans une fragilité croissante sous l’effet de pressions accumulées : tensions géopolitiques au Moyen-Orient, hausse des prix du pétrole et des coûts de transport, rareté des matières premières. Ces facteurs conjugués les exposent à des difficultés financières de plus en plus significatives.

Des hausses salariales qui compensent sans vraiment réparer

Il ne s’agit pas d’une hausse de prospérité, mais d’une hausse de compensation, tranche Nacer Hachani. L’expert y voit avant tout une tentative de rattraper, au moins partiellement, plusieurs années d’inflation accumulée et de restaurer une fraction d’un pouvoir d’achat déjà érodé.

L’État a retenu une trajectoire lisible : 5 % de hausse nominale annuelle sur trois ans, applicable à l’ensemble des salariés, fonctionnaires, secteur privé, qu’ils relèvent ou non d’une convention sectorielle. Il tient cependant à souligner un point technique important : ces 5 % ne s’appliquent pas chaque année sur une base fixe, mais sur le salaire déjà revalorisé l’année précédente. Le total sur trois ans n’est donc pas de 15 % mais de 15,76 % en termes cumulés. Une nuance qu’il juge essentielle pour que tant les employeurs que les salariés mesurent correctement l’ampleur réelle de la mesure.

5 % de hausse pour 8 % d’inflation alimentaire : l’équation impossible

Si le taux de revalorisation est de 5 %, l’inflation globale s’établit à 5,5 %, un écart déjà défavorable. Mais Nacer Hachani souligne que l’analyse doit aller plus loin : l’inflation alimentaire atteint 8,2 %, et c’est précisément ce poste qui pèse le plus dans le budget des ménages les plus modestes. L’habillement affiche, lui, une inflation de 9,3 %. En décomposant davantage les données alimentaires, l’expert relève des hausses de 16 % pour la volaille, 19 % pour les fruits et 13,5 % pour les légumes. Dans ce contexte, l’augmentation de 5 % n’absorbera qu’une infime partie de l’inflation du quotidien et ne suffira pas à couvrir la réalité du coût de la vie pour le Tunisien ordinaire.

Nacer Hachani reconnaît un avantage réel au dispositif retenu : sa prévisibilité permet aux entreprises de simuler leur trajectoire financière sur trois ans et d’identifier des marges de manœuvre sur d’autres postes de coûts. Mais l’impact, précise-t-il, varie sensiblement selon la taille et le modèle économique de chaque entreprise.

Pour les PME exportatrices, la situation est particulièrement préoccupante. Une hausse cumulée de 15,65 % de la masse salariale sur trois ans vient aggraver une série de pressions déjà lourdes : doublement du prix du baril de pétrole en quelques mois, coûts du transport maritime et des assurances en forte progression sous l’effet des tensions géopolitiques, rareté des matières premières, fiscalité alourdie par la récente hausse du taux de droit commun. L’expert estime que cette conjonction de facteurs pèse considérablement sur leur compétitivité à l’exportation.

La situation des PME orientées vers le marché intérieur est encore plus préoccupante, juge l’expert-comptable, dans la mesure où elles opèrent sur des modèles à faible valeur ajoutée, sans possibilité de compenser par une expansion internationale. Face à la hausse des charges salariales et à l’étroitesse du marché intérieur, ces entreprises n’auront d’autre choix que de comprimer leurs coûts. Nacer Hachani anticipe en conséquence un gel des recrutements, une montée du chômage et un recours accru au travail informel.

43 dinars de plus par mois : une augmentation que le quotidien absorbera vite

Sur le plan du revenu nominal, l’impact est positif : le salaire affiché sur la fiche de paie augmente. Mais en termes de pouvoir d’achat réel, l’effet demeure limité. L’expert-comptable illustre son propos par un exemple concret : un salarié touchant 1 000 dinars en 2025 percevra environ 1 043 dinars en 2026, soit 43 dinars supplémentaires par mois, un montant dont l’effet sur le panier quotidien reste très marginal. Des pressions inflationnistes importées, liées notamment à la hausse des prix du pétrole, commencent par ailleurs à se faire sentir et iront en s’amplifiant dans les prochains mois.

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Creative Tunisia : comment 6 ans ont suffi à rebâtir l’artisanat tunisien de fond en comble

06. Mai 2026 um 14:55

Dix nouveaux marchés étrangers conquis, 2 000 artisans encadrés, 350 collections inédites — le programme Creative Tunisia s’est achevé le 5 mai 2026 avec un bilan qui, sur 6 ans, aura profondément réorganisé un secteur longtemps resté atomisé. Financé conjointement par l’Union européenne et la Coopération italienne, mis en œuvre par l’ONUDI entre 2019 et 2026 en partenariat avec l’Office national de l’artisanat, le dispositif a suivi une logique de chaîne de valeur complète, des matières premières brutes jusqu’à la mise sur le marché du produit transformé.  

Sur le volet commercial, la directrice générale de l’artisanat, Leïla Meslati, a souligné que 200 entreprises avaient franchi les portes des marchés internationaux en participant à des foires et salons spécialisés. Pour prolonger cette dynamique, une exposition itinérante a été conçue afin de promouvoir le savoir-faire tunisien à l’étranger sur une base durable.

Le représentant de l’ONUDI en Tunisie, Lassaad Ben Hassine, a estimé que le programme avait rempli ses engagements sur 3 axes sociaux : l’autonomisation économique des femmes, l’intégration des jeunes dans l’économie créative et le rééquilibrage entre régions. Il a par ailleurs mis en avant la mutation structurelle accomplie, le secteur étant passé d’une multitude de producteurs isolés à un écosystème cohérent et connecté aux circuits de distribution.

40 structures nouvelles, 6 pôles territoriaux

Le ministre du Tourisme, Sofiane Tekaya, a rappelé que 40 entreprises avaient vu le jour dans le sillage du projet, tandis que 200 autres avaient amélioré leurs performances techniques. 6 pôles d’innovation ont été implantés dans des zones aux réalités économiques contrastées : Tunis-Douar Hicher, Mahdia, Gabès, Gafsa, Kasserine et Sidi Bou Saïd. Ces centres proposent des services de formation, de design, d’accompagnement entrepreneurial et d’incubation de projets.

Le programme a par ailleurs ciblé des filières enracinées dans leurs territoires : le kilim du Kef, le textile traditionnel du Sahel, les poteries de jardin de Moknine, l’alfa de Kasserine et les fibres végétales de Gabès. 11 réalités économiques locales, dont la céramique, la broderie et les fibres naturelles, ont été structurées en modèles reproductibles, conçus pour être transposés dans d’autres contextes régionaux. Au total, 17 groupements économiques ont bénéficié du soutien du dispositif, qui aura accompagné 200 entreprises artisanales et soutenu le développement de 350 collections nouvelles en l’espace de 6 exercices.

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Giuseppe Perrone : « Creative Tunisia est l’un des projets les plus réussis de l’UE en Tunisie »

06. Mai 2026 um 12:07

Salué comme l’un des projets de coopération « les plus réussis » de l’Union européenne en Tunisie, le programme Creative Tunisia entre dans une nouvelle phase. Son financement se poursuit et s’élargit désormais à la diaspora tunisienne. L’annonce a été faite le 5 mai 2026 à Tunis par l’Ambassadeur de l’UE, Giuseppe Perrone, en marge de la clôture de la première phase du programme.

La première phase du programme Creative Tunisia s’est officiellement achevée ce mardi au Palais des Congrès de Tunis. Mais le projet ne s’arrête pas là. Dans une déclaration aux médias, l’Ambassadeur de l’Union européenne en Tunisie, Giuseppe Perrone, a annoncé que la mise en œuvre d’une deuxième phase est déjà engagée, avec une ambition renforcée : associer pleinement la diaspora tunisienne au développement du programme.

Cette deuxième phase prévoit l’implication de la diaspora à trois niveaux distincts : le financement, le réseautage et le renforcement des capacités. L’objectif affiché est de réaliser une « montée en gamme » des capacités tunisiennes dans les domaines de l’artisanat, du tourisme et de l’offre culturelle. Et ce, afin de déclencher, selon les termes du diplomate, « une dynamique de croissance véritable et durable ».

Dressant le bilan de la première phase, Giuseppe Perrone a qualifié les résultats d’« effectivement marquants » et le programme de l’un des projets « les plus réussis » dans l’approche de coopération de l’Union européenne envers la Tunisie.

Financé par l’UE, Creative Tunisia repose sur une approche qu’il a décrite comme « intégrée et holistique », articulée autour du soutien à l’artisanat, de la diversification de l’offre touristique et de la valorisation du patrimoine culturel.

Ainsi, le programme a pour vocation de déclencher un processus de croissance durable à l’échelle locale, notamment par la création d’emplois au bénéfice des jeunes et des femmes impliqués dans le projet.

Par ailleurs le principal défi identifié par l’Ambassadeur est désormais la pérennisation de ces acquis : permettre aux bénéficiaires de consolider leurs projets et leurs entreprises pour produire des résultats « encore plus positifs dans les années à venir ».

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Tunisair affiche une hausse de 9 % de son trafic passagers au premier trimestre 2026

06. Mai 2026 um 09:52

Tunisair, a publié ses indicateurs d’activité relatifs au premier trimestre 2026, faisant ressortir une progression du trafic passagers et une amélioration des principaux indicateurs opérationnels par rapport à la même période de 2025.

Le nombre de passagers transportés, toutes activités confondues, s’élève à 540 651 au terme du premier trimestre 2026, en hausse de 9 % par rapport à la même période de l’année précédente. Le taux de remplissage atteint 75,8 %, contre 74,3 % au premier trimestre 2025, enregistrant un gain de 1,5 point.

Les heures de vol progressent de 4 % sur la période, avec 12 103 heures enregistrées; contre 11 681 au premier trimestre 2025. Le coefficient de chargement s’établit à 66,4 %, en amélioration de 0,2 point par rapport à la même période de l’année précédente.

Sur le plan financier, les dépenses de carburant affichent une légère baisse, résultant d’une diminution des quantités consommées et d’une évolution favorable de la parité dollar-dinar. L’endettement de la compagnie est en revanche en hausse, en raison de la mise en place de nouveaux crédits contractés en 2025 et au début de l’année 2026.

La part de marché de Tunisair s’établit à 24,5 % au premier trimestre 2026, contre 24,2 % durant la même période de l’année précédente. Soit une progression de 0,3 point.

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Magasin Général redresse la barre avec 5,3 MD de bénéfice

06. Mai 2026 um 08:54

Le conseil d’administration de la Société Magasin Général, réuni le 30 avril 2026, a arrêté les états financiers individuels et consolidés de l’exercice 2025, faisant ressortir un retour à l’équilibre au niveau de l’entité mère avec un bénéfice net de 5,3 millions de dinars, et a décidé de convoquer l’assemblée générale ordinaire pour le vendredi 5 juin 2026.

Sur le plan individuel, la société affiche un chiffre d’affaires hors taxes de 1,16 milliard de dinars au 31 décembre 2025, contre 1,04 milliard de dinars à la même date en 2024. Soit une progression de 11,48 %. Le résultat net d’exploitation s’établit en territoire bénéficiaire à 5,3 millions de dinars, inversant ainsi la tendance observée l’exercice précédent, qui avait enregistré un déficit de 3,7 millions de dinars.

Au niveau consolidé, le groupe affiche un chiffre d’affaires de 1,2 milliard de dinars au 31 décembre 2025, contre 1,1 milliard de dinars au 31 décembre 2024, en hausse de 9,36 %. Le résultat consolidé demeure déficitaire à hauteur de 6,4 millions de dinars, en nette amélioration par rapport au déficit de 10,1 millions de dinars enregistré en 2024.

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FCP OPTIMA : BNA-Capitaux met en paiement un dividende de 7,872 dinars par part 

05. Mai 2026 um 15:28

BNA-Capitaux, société gestionnaire du Fonds Commun de Placement OPTIMA, annonce la distribution des dividendes afférents à l’exercice 2025.

Lesdits dividendes sont arrêtés à 7,872 dinars par part. Le versement est effectif à compter du 22 mai 2026 auprès de ses guichets.

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L’UIB fixe son dividende à 1 dinar par action, paiement prévu le 4 juin 2026

05. Mai 2026 um 14:55

L’Union Internationale de Banques (UIB) a arrêté, lors de son Assemblée Générale Ordinaire tenue le 30 avril 2026, le montant du dividende à distribuer à ses actionnaires à hauteur d’un (1) dinar par action ou certificat d’investissement.

Le détachement du dividende interviendra le 2 juin 2026, pour un paiement effectif fixé au 4 juin 2026. Le règlement sera assuré auprès des intermédiaires en Bourse et des teneurs de comptes dépositaires des titres, via TUNISIE CLEARING pour les titres qui y sont déposés.

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SOTRAPIL : résultat net en hausse à 9,520 millions de dinars en 2025

05. Mai 2026 um 14:24

La Société de Transport des Hydrocarbures par Pipelines, SOTRAPIL S.A., a enregistré pour l’exercice 2025 un résultat net de 9,520 millions de dinars ; contre 8,934 millions de dinars un an auparavant. Soit une progression de 6,56 %. Son Conseil d’administration, réuni le mardi 28 avril 2026, a arrêté les états financiers de la société et proposé la distribution d’un dividende de 1,650 dinar par action.

Le total des produits d’exploitation a atteint 20,229 millions de dinars au titre de l’exercice 2025 ; contre 18,775 millions de dinars au 31 décembre 2024. Enregistrant ainsi une augmentation de 7,74 %. Cette progression est imputée à la hausse des volumes transportés via les pipelines Bizerte-Radès et JET A1, de même qu’à l’augmentation des autres produits d’exploitation.

Le Conseil d’Administration a par ailleurs décidé de convoquer l’Assemblée générale ordinaire pour le mercredi 10 juin 2026. Date à laquelle les actionnaires seront appelés à se prononcer, notamment sur la proposition de distribution de dividendes.

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