Kaouther El Bardi dément les rumeurs de son décès : c'est honteux..

© Mosaique FM

© Mosaique FM
Dans de nombreuses villes du monde musulman, le Ramadan est un mois de lumière. Les rues s’illuminent, les marchés s’animent à la tombée du jour, les citoyens se réunissent dans une atmosphère de fête contenue. Le jeûne y est perçu comme une discipline spirituelle, certes exigeante, mais enveloppée d’un imaginaire collectif de joie et de partage. En Tunisie, l’expérience semble souvent différente. Explications… (Ph. L’heure de rupture du jeûne pendant Ramadan: la délivrance!)
Manel Albouchi

À mesure que le soleil décline, une autre tension apparaît : impatience dans les embouteillages, irritabilité dans les commerces, susceptibilités exacerbées dans les foyers.
Ce phénomène a un nom en arabe tunisien, la «h’chicha» (nervosité liée à la faim), souvent attribué à la fatigue ou à la faim, mérite pourtant une lecture plus profonde. Car le Ramadan tunisien agit moins comme une simple pratique religieuse que comme un révélateur psychique et social.
Le jeûne est, par définition, une expérience du manque. Manque de nourriture, d’eau, de sommeil. Mais lorsque ce manque physiologique entre en résonance avec d’autres formes de privation : économique, sociale, symbolique, il prend une dimension plus vaste.
La Tunisie traverse depuis plusieurs années une fragilité économique persistante. Inflation, précarité, incertitude. Le Ramadan, loin d’atténuer cette réalité, la met en relief. Les dépenses alimentaires augmentent, les attentes sociales se renforcent, la pression d’offrir une table «digne» devient plus intense.
Le manque n’est plus seulement corporel. Il devient existentiel. Et lorsque les manques se superposent, ils ne s’additionnent pas : ils se multiplient.
Ce que l’on observe alors n’est pas uniquement de l’irritabilité liée à la faim. C’est ce que l’on pourrait appeler une «anxiété du manque», la crainte diffuse de ne pas avoir assez : assez de ressources, assez de reconnaissance, assez de valeur morale.
Cette anxiété est alimentée par plusieurs couches : une pression économique tangible ; un regard social omniprésent ; une religiosité parfois vécue dans le registre de la crainte plutôt que de la conscience.
Dans ce contexte, le Ramadan peut devenir un espace où s’intensifie le sentiment d’insuffisance. Ne pas être à la hauteur économiquement. Ne pas être un croyant suffisamment pieux. Ne pas correspondre aux attentes implicites.
La peur du jugement «social ou divin» transforme l’expérience intérieure du jeûne.
La psychanalyse offre une clé de lecture éclairante. Le psychiatre britannique Wilfred Bion décrivait la «fonction alpha» comme la capacité de transformer une émotion brute en pensée. Lorsque le nourrisson supporte l’absence du sein, il en crée une image mentale. Cette image constitue la première forme de pensée : une manière de tolérer le manque. Mais si l’absence devient insupportable, l’angoisse ne se transforme pas. Elle se décharge.
À l’échelle individuelle comme collective, le Ramadan agit comme un test de cette capacité. Si le manque est symbolisé, il devient intériorité, maturation, spiritualité. S’il déborde les capacités psychiques, il se traduit par agitation, agressivité ou panique.
L’irritabilité n’est pas le signe d’une faiblesse morale. Elle est souvent l’indice d’un espace intérieur saturé.
Dans la société tunisienne, le Ramadan est également traversé par une forte dimension normative. Beaucoup jeûnent non seulement par conviction, mais aussi par conformité. Le regard des autres pèse lourd. La différence expose.
Or, lorsque la pratique religieuse est motivée principalement par la peur : peur du jugement social, peur de la condamnation divine, elle génère une tension interne supplémentaire. Le contrôle devient externe, rigide, défensif.
À l’inverse, lorsqu’il est intériorisé, le contrôle devient maturation. La même pratique peut alors produire apaisement plutôt que crispation.
La nuance est invisible de l’extérieur. Mais psychiquement, elle est déterminante.
Le jeûne mobilise une énergie considérable : pulsionnelle, émotionnelle, corporelle. Cette énergie peut suivre deux voies. Elle peut se décharger sous forme d’irritabilité, de conflits, de susceptibilité exacerbée. Ou elle peut être sublimée : transformée en création, en prière consciente, en solidarité, en réflexion, en production artistique ou intellectuelle.
La sublimation n’est pas automatique. Elle suppose un minimum de sécurité intérieure. Or, dans un contexte économique et social fragilisé, cette sécurité fait parfois défaut.
Il serait erroné de considérer que le Ramadan crée la tension. Il la révèle.
Dans des sociétés où le tissu social est stable et la sécurité économique relativement assurée, le mois sacré peut être porté par un imaginaire collectif festif et contenant.
En Tunisie, le Ramadan agit comme un amplificateur. Il met en lumière les fragilités préexistantes : anxiété économique, rigidité normative, hypersensibilité au regard social. Mais il offre également une possibilité. Car la capacité à supporter le manque sans se désorganiser est au cœur de toute maturation psychique. Supporter l’absence sans se décharger immédiatement ; transformer la frustration en pensée. Et faire du vide un espace de conscience.
Le véritable enjeu n’est pas de savoir si les Tunisiens sont «rapides à la détente » en Ramadan. Il est de comprendre ce que cette réactivité dit d’un climat intérieur et collectif.
Avons-nous appris, individuellement et collectivement, à tolérer le manque sans nous effondrer ? Avons-nous développé suffisamment d’espace intérieur pour symboliser plutôt que réagir ? La foi est-elle vécue comme une contrainte extérieure ou comme une construction intérieure ?
Le Ramadan, en Tunisie, est moins un mois religieux qu’une épreuve de maturité psychique collective.
Et peut-être est-ce précisément dans cette tension que réside son potentiel : non pas seulement comme rituel, mais comme laboratoire de transformation.
L’article Ramadan en Tunisie | Une société sous tension est apparu en premier sur Kapitalis.
«Le Ramadan est un mois de spiritualité, mais aussi un moment qui modifie profondément nos habitudes alimentaires, hydriques et de sommeil. Chez le patient insuffisant cardiaque, ces changements peuvent être neutres… ou parfois déstabilisants», note Dr Faouzi Addad, professeur en cardiologie, qui donne dans le post Facebook reproduit ci-dessous des indications et des conseils pour les patients atteints du cœur en vue d’un jeûne sans problèmes.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que le jeûne entraîne une réduction des apports hydriques pendant la journée avec augmentation de la viscosité sanguine ; une concentration hormonale différente (en particulier le système rénine-angiotensine) ; une modification du rythme veille-sommeil ; et parfois des excès alimentaires le soir.
Chez un patient stable, cela peut être bien toléré, mais chez un patient fragile, cela peut favoriser la déshydratation, l’hypotension, l’insuffisance rénale fonctionnelle et une surcharge si excès de sel à l’iftar, le repas de rupture du jeûne.
Pour le traitement, il y a quelques principes simples à suivre et des règles à respecter : les diurétiques plutôt après l’iftar ; l’hydratation répartie entre iftar et souhour ; une surveillance quotidienne du poids ; et un contrôle de la tension et du pouls.
Cependant, il convient d’arrêter le jeûne immédiatement s’il y a un essoufflement inhabituel, une prise de poids rapide (>2 kg en 48h), malaise, vertige ou fatigue extrême.
Au final l’idée qu’un patient insuffisant cardiaque ne doit jamais jeûner est fausse : si la maladie est stable et suivie médicalement, cela peut être possible, mais la décision doit être personnalisée, jamais automatique.
Le Ramadan n’est pas une épreuve pour le cœur. Il doit être vécu avec sagesse, équilibre et avis médical.
L’article Jeûne du Ramadan | Prudence pour les insuffisants cardiaques est apparu en premier sur Kapitalis.

© Mosaique FM

© Mosaique FM
L’Observatoire national de la sécurité routière (ONSR) a annoncé, dans son dernier bilan, que 11 accidents ont été enregistrés, ce mercredi en Tunisie, faisant 7 morts et 7 blessés.
Toutefois, selon ce même bilan de l’ONSR publié par l’agence Tap, on note une baisse de 31,91% du nombre d’accidents par rapport à la même période de l’année précédente : Depuis le début de cette année et jusqu’au 23 février courant, 573 accidents ont été enregistrés, faisant 154 morts et 716 blessés sur les différentes routes tunisiennes
La même source ajoute que la vitesse demeure la principale cause d’accidents, avec 141 cas enregistrés depuis le 1er janvier, ayant causé 59 décès et 178 blessés.
L’ONSR a par ailleurs appelé à la vigilance durant le mois de Ramadan et en particulier, les dernières heures précédant la rupture du jeûne.
Y. N.
L’article Tunisie | 11 accidents, 7 morts et 7 blessés en une journée ! est apparu en premier sur Kapitalis.
L’événement « Art et culture au cœur du Ramadan » combine un iftar convivial sous la tente du Diwan et une visite immersive de l’exposition « Si le Ramadan était… ». Cette initiative met l’art contemporain au service du mois sacré, via un partage gastronomique, suivi d’une plongée introspective tout au long de cette période, au Mövenpick Hotel du Lac Tunis.
La Commissaire d’exposition Michela Margherita Sarti invite des artistes tunisiens et internationaux à exprimer l’esprit du Ramadan comme une émotion, un souffle ou une lumière; plutôt que comme des scènes traditionnelles.
Les œuvres d’Ahlem Mahjoub, Aida Kchaou, Ali Bouden, Amina Tekitek Bouden, Amine Boussoffara, Chakib Daoud, Donia Khouja Nasra, Elkemel Mabrouk Bzaoui, Houssem Ghorbel, Imen Mokred, Marianne Catzaras, Nesrine Elamine, Oussema Ben Sassi, Rabiaa Rinchi, Saif Ben Hammed, Souheil Nachi et Ines Arif sont exposées sous la tente du Diwan et dans la galerie de l’hôtel. Et ce, du 24 février au 22 mars 2026, au Mövenpick Hôtel du Lac Tunis. Des créations artisanales inspirées des traditions ramadanesques complètent l’événement immersif. L’approche évite les représentations littérales (tables, cafés) pour privilégier le spirituel et l’impalpable, transformant la galerie en espace de contemplation poétique.
Italo-tunisienne de 56 ans installée en Tunisie depuis 29 ans, Michela Margherita Sarti est peintre pop surréaliste et commissaire d’exposition. Un rôle qu’elle définit comme un accompagnement des artistes : découverte, conseils, mise en valeur et recherche d’espaces/acheteurs.
Passionnée depuis l’enfance à Vérone, elle a ouvert sa galerie il y a 20 ans après des études en langues, organisant plus de 100 expositions dans des lieux comme le Musée du Bardo, des ambassades ou des hôtels. Son amour pour l’art, les artistes comme « famille » et le partage motivent des expos collectives, vues comme une thérapie émotionnelle, en lien avec l’esprit ramadanesque.
Mme Sarti puise dans la vie réelle, les enfants et les contes comme Alice au pays des merveilles pour son pop surréalisme (inspiré de Ray Caesar), créant des univers avec des petites filles et des nounours dans des fables. Elle note un retour au réalisme classique en Tunisie face à l’abstraction rapide et au numérique. Son succès repose sur sa ténacité et sa positivité avec de nouveaux projets très prochainement.
L’article « Et si le Ramadan était… » : art et culture au rendez-vous est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

© Mosaique FM
Dans le cadre de Layali Ramadan et de la Journée mondiale des femmes, la médiathèque de l’IFT propose trois séances de bibliothérapie autour du récit Mon vrai nom est Elisabeth d’Adèle Yon (éditions du Sous-Sol, 2025).
À travers une écriture intime, l’autrice interroge l’identité, la mémoire familiale et les transmissions silencieuses. Entre récit personnel et enquête, le texte ouvre un espace de réflexion et de résonance.
Conçu et animé par Farah Sayem, coordinatrice du réseau des médiathèques de l’IFT, l’atelier mêlera lecture partagée, écriture créative et échanges, dans un cadre bienveillant attentif aux émotions suscitées par le texte.
Inscription gratuite et obligatoire : farah.sayem@institutfrancais-tunisie.com (Un mail de confirmation sera envoyé avant la première séance.)
Atelier proposé dans le cadre du projet Library Of Emotions (LOE), lancé par l’IFT et cofinancé par l’Union Européenne.
L’article Layali Ramadan | Atelier de séances de bibliothérapie est apparu en premier sur Kapitalis.

© Mosaique FM
À l’occasion du mois de Ramadan, City Cars, distributeur officiel de la marque Kia en Tunisie, propose à ses futurs clients des avantages exclusifs sur une sélection de modèles thermiques et hybrides.
Cette initiative s’inscrit dans la volonté de la marque d’offrir des solutions de mobilité modernes et fiables, adaptées aux attentes du marché. Une occasion privilégiée d’acquérir un véhicule alliant technologie, efficience et sérénité au quotidien.
Modèles thermiques : Kia Picanto, Sonet & Seltos
Profitez d’avantages clients* allant jusqu’à 4 000 DT :
• Remises exceptionnelles pour faciliter l’acquisition de votre Kia préférée;
• Entretiens gratuits pour garantir la longévité et la performance du véhicule ;
• Financement avantageux en partenariat avec Wifak Bank.

Modèles hybrides : Kia Niro & Sorento.
Pour ceux qui souhaitent allier performance et économie de carburant, les modèles hybrides offrent jusqu’à 6 500 DT d’avantages clients* :
• Remises importantes pour un investissement encore plus avantageux ;
• Entretiens gratuits pour rouler en toute sérénité ;
• Financement avantageux en partenariat avec Wifak Bank.
Pour profiter de ces offres exclusives, demandez votre devis dès maintenant :
• kia.tn/landingpage/landing-page-affariyet-ramadan-picanto-sonet-seltos
• kia.tn/landingpage/landing-page-affariyet-ramadan-niro-sorento-hybrides
Ou rendez-vous dans les showrooms Kia les plus proches ou sur Kia.tn.
* Offres valables jusqu’au 31/03/2026, dans la limite des stocks disponibles.
Communiqué.
L’article Affariet Ramadan | Kia propose des offres exclusives est apparu en premier sur Kapitalis.

© Mosaique FM

© Mosaique FM
Comme nous l’avons écrit il y a une semaine, en Tunisie plus qu’ailleurs, le mois de Ramadan rime traditionnellement avec pression sur les prix des produits alimentaires. Avec un gaspillage énorme en plus.
Cette hausse des prix est liée à celle de la demande – notamment pour les légumes, les fruits, la viande d’agneau et le poisson. Selon les chiffres, cette dynamique saisonnière s’est confirmée en 2024 comme en 2025, mais avec une intensité différente.
En effet, en 2024, le Ramadan s’était inscrit dans un contexte économique déjà fragilisé par une inflation élevée et un pouvoir d’achat en recul. Ainsi, les prix des produits frais et des viandes (rouges et blanches) avaient connu des hausses notables à l’approche du mois sacré, alimentées alors par des difficultés d’approvisionnement et par la spéculation. Les ménages avaient particulièrement ressenti l’augmentation des prix de la viande rouge et du poisson, deux produits fortement consommés durant le mois saint.
La tendance haussière s’est maintenue en 2025, cependant dans un contexte légèrement différent. Si l’inflation globale commençait à montrer des signes de ralentissement, les produits alimentaires sont restés soumis à de fortes variations saisonnières. On avait alors remarqué que les prix de la viande et des produits de la mer avaient de nouveau poursuivi leur trend haussier, pesant lourdement sur le budget des ménages. Toutefois, comparé à 2024, le rythme d’augmentation semblait moins brutal sur certains produits de base, même si le niveau général des prix demeurait élevé.
Ainsi, la comparaison entre 2024 et 2025 révèle une constante : le Ramadan reste un facteur amplificateur des tensions sur les marchés alimentaires. Si 2025 a montré une relative stabilisation par rapport au pic inflationniste de 2024, les ménages tunisiens ont continué à faire face à un coût du panier alimentaire particulièrement lourd durant le mois sacré.
Par contre, la situation apparaît plus modérée comparativement aux deux dernières années, avec des indicateurs d’inflation montrant un ralentissement plus marqué. C’est ainsi que nous avons remarqué une relative stabilité, voire de légères baisses sur un an, des prix de certains produits alimentaires. Cette accalmie relative est due sans doute au renforcement des mécanismes de contrôle : encadrement des marges, multiplication des points de vente directs et surveillance accrue des circuits de distribution.
Toutefois, force est de constater que les produits les plus demandés durant le Ramadan, à savoir les viandes, certains légumes et les produits de la mer, restent sensibles aux hausses saisonnières. De ce fait, si 2026 marque une amélioration par rapport aux pics observés en 2024 et 2025, le mois sacré continue de représenter une période de tension pour le panier alimentaire des ménages tunisiens.
L’article Ramadan en Tunisie : 2024–2026, entre flambée et relative accalmie des prix est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

© Mosaique FM
« Un moment magique de partage et de convivialité ». C’est avec ces mots que l’ambassadeur du Japon en Tunisie, Jun Saito, a décrit son premier jour de jeûne en terre tunisienne.
Une première expérience de jeûne enrichissante et au-delà de l’effort physique, le diplomate a découvert la sérénité du jeûneur et la magie de la convivialité après El-Iftatr transformant ce « défi » personnel en une véritable célébration des liens humains, indique l’ambassade du Japon.
Et d’ajouter : « Cette modeste initiative témoigne de son intérêt profond pour la culture de la Tunisie et son peuple… Lors de sa journée de jeûne, l’Ambassadeur a ressenti les défis du jeûne, mais rapidement, une sérénité s’est installée en lui Et quelle joie d’entendre l’appel à l’Iftar»
La même source ajoute que l’ambassadeur s’est rendu compte que « ce moment magique de partage et de convivialité après le coucher du soleil n’est pas seulement bénéfique pour la santé, mais aussi une véritable célébration de la culture et des liens humains».
Y. N.
L’article Ramadan « un moment magique de partage et de convivialité, témoigne l’ambassadeur du Japon est apparu en premier sur Kapitalis.

© Mosaique FM