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Heute — 08. Januar 2026Haupt-Feeds

Nafti plaide pour un partenariat tuniso-coréen renforcé

08. Januar 2026 um 21:00

Le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, a plaidé pour un renforcement du partenariat tuniso-sud-coréen, notamment dans le numérique et l’investissement, lors d’une rencontre jeudi 8 janvier à Tunis avec Jong Bae Lee, président du groupe d’amitié parlementaire Corée–Tunisie, en visite officielle dans notre pays.

Selon un communiqué du ministère, les discussions ont porté sur les perspectives de coopération dans les technologies de l’information et de la communication, les services numériques, l’intelligence artificielle, la santé numérique, la recherche scientifique et la formation universitaire, secteurs jugés stratégiques pour le développement des relations bilatérales.

Nafti a mis en avant l’impact positif de la coopération avec la Corée du Sud sur la modernisation de l’administration tunisienne, le développement des compétences humaines, la promotion des start-up et l’amélioration de la gouvernance. Il a cité, à ce titre, des projets emblématiques tels que la plateforme électronique des marchés publics « TUNEPS » et le projet de numérisation du système foncier « TLIS », réalisés avec l’appui de l’Agence coréenne de coopération internationale (KOICA) au cours des trente dernières années.

Le chef de la diplomatie tunisienne a également appelé à une augmentation des investissements sud-coréens en Tunisie afin de stimuler la création d’emplois, en particulier au profit des jeunes et des régions intérieures. Il a évoqué l’exemple de l’entreprise Yura Corporation, implantée dans le gouvernorat de Kairouan, dont les unités de production devraient employer près de 5.000 personnes d’ici la fin de 2025.

Par ailleurs, Nafti a souligné la qualité nutritionnelle et sanitaire de l’huile d’olive tunisienne, appelant à faciliter l’accès de ce produit stratégique au marché sud-coréen.

De son côté, Jong Bae Lee a réaffirmé l’engagement du Parlement sud-coréen à soutenir le renforcement des relations bilatérales. Il a exprimé la disponibilité de son pays à développer la coopération dans des domaines tels que les pièces automobiles, les câbles, les technologies de l’information et les services médicaux numériques, tout en se montrant favorable à la promotion de l’huile d’olive tunisienne en Corée du Sud.

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Un non-lieu pour Slim Chiboub

08. Januar 2026 um 18:45

La chambre criminelle du TPI Tunis rejette l’instruction contre Slim Chiboub dans l’affaire des stupéfiants. Toutefois, six ans de prison ferme ont été prononcés contre un membre de l’entourage familial pour trafic de drogue.

Rappel : Slim Chiboub bénéficie d’une liberté conditionnelle dans ce dossier, mais reste incarcéré pour une autre affaire.

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ESET publie son rapport semestriel de juin à novembre 2025

08. Januar 2026 um 16:54
  • ESET Research publie son rapport semestriel sur les menaces, couvrant les tendances observées de juin à novembre 2025.
  • Les arnaques en ligne se perfectionnent notamment avec des deepfakes plus réalistes, sites de phishing générés par IA et publicités éphémères pour contourner la détection.
  • Malgré une brève réapparition après sa perturbation en mai 2025, Lumma Stealer affiche un net déclin, avec une baisse de 86 % des détections au second semestre 2025.
  • Les attaques NFC gagnent en ampleur et en sophistication, avec de nouvelles fonctionnalités et campagnes malveillantes détectées au second semestre 2025.

ESET Research dévoile son rapport semestriel couvrant la période de juin à novembre 2025. Ce document analyse les tendances du paysage des menaces, observées à la fois par la télémétrie ESET et par les analyses des experts en détection et en recherche des laboratoires ESET. Au second semestre 2025, les malwares qui utilisent l’intelligence artificielle sont passés du stade conceptuel à des usages concrets. ESET a ainsi identifié PromptLock, le premier ransomware connu, piloté par l’IA, capable de générer dynamiquement des scripts malveillants. Si l’IA demeure aujourd’hui principalement utilisée pour produire des contenus d’hameçonnages et d’escroquerie plus réalistes, PromptLock, aux côtés de quelques autres menaces émergentes basées sur l’IA, amorce une nouvelle ère dans l’évolution des cybermenaces.

 

« Les opérateurs derrière les arnaques à l’investissement Nomani(1) ont également perfectionné leurs méthodes. Nous avons constaté une nette amélioration de la qualité des deepfakes, l’apparition de sites de phishing générés par l’IA, ainsi que des campagnes publicitaires éphémères pour échapper au mécanisme de détection », explique Jiří Kropáč, directeur des laboratoires de prévention des menaces chez ESET.

Selon la télémétrie d’ESET, les détections liées aux arnaques Nomani ont progressé de 62 % sur un an, malgré un léger ralentissement observé au second semestre 2025. Ces arnaques, initialement diffusées sur Meta, sont apparues sur d’autres plateformes, dont YouTube.

 

Sur le front des ransomwares, le nombre de victimes a dépassé les chiffres de 2024 bien avant la fin de l’année. Les projections d’ESET Research font état d’une hausse annuelle de 40 %. Les groupes Akira et Qilin se sont imposés comme les principaux acteurs du modèle « ransomware as a service », tandis que Warlock, un nouvel entrant plus discret, s’est distingué par l’introduction de techniques d’évasion inédites. Les « tueurs d’EDR ou EDR Killer » continuent de proliférer, confirmant que les solutions de détection et de réponse restent un obstacle majeur pour les cybercriminels.

 

 

Après sa perturbation mondiale en mai, Lumma Stealer a tenté deux brèves réapparitions. Toutefois, son déclin semble désormais acté. Les détections ont chuté de 86 % au second semestre 2025 par rapport au premier, et l’un de ses principaux vecteurs de diffusion, le cheval de Troie HTML/FakeCaptcha utilisé dans les attaques ClickFix, a pratiquement disparu de la télémétrie ESET.

 

A l’inverse, CloudEyE, également connu sous le nom de GuLoader, a connu une croissance spectaculaire, avec une augmentation proche d’un facteur trente selon les données d’ESET. Diffusé via des campagnes d’e-mails malveillants, ce service de téléchargement et de chiffrement de malwares est utilisé pour déployer d’autres charges malveillantes, notamment des ransomwares, ainsi que des voleurs d’informations largement répandus tels que Rescoms, Formbook et Agent Tesla. La Pologne a été le pays le plus touché, concentrant 32 % des tentatives d’attaque CloudEyE détectées au second semestre 2025.

Dans l’écosystème mobile, les attaques NFC ont gagné en ampleur et en sophistication, comme en témoigne leur augmentation de 87 % dans la télémétrie ESET.

 

NGate, pionnier des menaces NFC, a évolué pour inclure le vol de contacts, ouvrant la voie à des attaques plus ciblées. RatOn, un nouveau malware inédit pour opérer des fraudes NFC, combine de manière originale des fonctionnalités de cheval de Troie et d’accès à distance (RAT), avec des attaques par relais NFC, illustrant la créativité des cybercriminels. RatOn a été diffusé via de fausses pages Google Play et des publicités imitant une version pour adulte de TikTok ou des services bancaires numériques. PhantomCard, variante de NGate adaptée au marché brésilien, a été observé dans plusieurs campagnes locales.

 

Pour plus d’informations, consultez le rapport complet en accès libre sur WeLiveSecurity.com, disponible en anglais et en français.

 

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Ouafa Kourdaa à la tête de TotalEnergies Marketing Tunisie, succédant à Mutaz Nazzal

08. Januar 2026 um 16:05

TotalEnergies a nommé Ouafa Kourdaa en tant que nouvelle présidente-directrice générale de TotalEnergies Marketing Tunisie et Country Chair Tunisie, représentante de la compagnie en Tunisie depuis le 1er septembre 2025. Elle succède à Mutaz Nazzal appelé à occuper de nouvelles fonctions au sein de TotalEnergies.

Ouafa Kourdaa a effectué sa scolarité en Tunisie avant d’intégrer l’ESCP Business School. Elle débute sa carrière comme consultante en management chez Capgemini, où elle dirige des missions de transformation et d’organisation pour de grands groupes internationaux.

Elle rejoint ensuite la Branche Marketing & Services de TotalEnergies, où elle occupe successivement plusieurs postes. Elle débute à la Direction Afrique–Moyen-Orient, en charge du développement et de projets de croissance externe. Elle prend ensuite la responsabilité de l’exploitation du réseau de stations-service en France, puis du développement du réseau autoroutier et notamment d’un maillage de près de 150 stations-service équipées de bornes de recharge électrique haute puissance, positionnant la Compagnie comme le premier acteur de la recharge électrique sur autoroute en France.

Elle intègre ensuite la Direction Stratégie et Marchés de la Compagnie, où elle a notamment travaillé sur des dossiers d’investissement majeurs sur les périmètres Gas & Power, Trading & Shipping et Marketing & Services.

Avec communiqué

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Industrie : l’État desserre l’étau sur les projets installés sur des terres agricoles

08. Januar 2026 um 14:42

Le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie a annoncé la publication d’un nouvel arrêté conjoint destiné à faciliter la régularisation des projets industriels implantés sur des terres agricoles.

Daté du 31 décembre 2025 et publié au Journal officiel de la République tunisienne (JORT) du 2 janvier 2026, ce texte a été signé en coordination avec les ministères de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, ainsi que de l’Équipement et de l’Habitat. Il révise l’arrêté du 3 mai 2023 fixant les conditions et critères encadrant le changement de vocation des terres agricoles accueillant des activités industrielles.

La nouvelle réglementation introduit un assouplissement des exigences administratives. En particulier en ce qui concerne les conditions, critères et pièces justificatives demandées. Cette révision vise à corriger certaines insuffisances constatées dans l’application du dispositif précédent et à rendre les procédures plus fluides et opérationnelles.

Ainsi, cette initiative s’inscrit dans une volonté de : soutenir l’investissement; régulariser les situations foncières des projets industriels existants; et améliorer l’efficacité de la mise en œuvre des projets publics et privés. Et ce, tout en maintenant le principe de protection des terres agricoles.

Le ministère a, par ailleurs, invité les porteurs de projets dont les demandes avaient été rejetées avant l’entrée en vigueur de ce nouvel arrêté à soumettre à nouveau leurs dossiers afin qu’ils soient réexaminés conformément aux nouvelles dispositions.

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Plan de développement 2026-2030 : Kaïs Saïed place les priorités citoyennes au cœur de l’action

08. Januar 2026 um 09:50

Après avoir fait l’objet d’un conseil des ministres, le Plan de développement 2026-2030, dans ses grandes orientations, a été présenté au président de la République, Kaïs Saïed, par la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, et le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, au palais de Carthage.

Les premières orientations du Plan, issues d’un large processus participatif ayant donné lieu à quelque 3 671 réunions aux niveaux local, régional et des districts, indique un communiqué de la présidence de la République, reflètent les principales préoccupations exprimées par les citoyens. Celles-ci portent notamment sur la simplification des procédures administratives, le développement des établissements éducatifs, l’accélération de la réalisation des projets locaux, la maîtrise de l’expansion urbaine et la lutte contre les constructions anarchiques.

Les priorités qui se dégagent de ces rencontres incluent également la réduction du chômage, le soutien aux porteurs de projets, l’amélioration des infrastructures routières et des pistes rurales, ainsi que le renforcement des services et des équipements de proximité, considérés comme des leviers essentiels du développement équilibré.

Lire aussi: Plan de développement 2026-2030… pour une économie forte, résiliente et équitable

Lors de la réunion, le chef de l’État a appelé à l’élaboration rapide du rapport final de synthèse, estimant que la démarche adoptée a permis au peuple tunisien de définir lui-même le modèle de développement qu’il aspire à voir émerger. Il a souligné que ces attentes, clairement exprimées, doivent désormais être concrétisées, en levant les obstacles qui entravent leur mise en œuvre.

Kaïs Saïed a par ailleurs insisté sur la nécessité d’adapter et de faire évoluer les législations, tout en veillant à ce que les responsables chargés de leur application fassent preuve d’engagement, d’intégrité et de dévouement à leur mission nationale. Il a également mis en avant le rôle central des jeunes dans ce processus de transformation.

Le président de la République a enfin affirmé que la Tunisie se trouve à un « rendez-vous avec l’Histoire », réitérant que les engagements pris seront respectés et que la volonté du peuple demeure, selon lui, le véritable moteur du changement.

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Gestern — 07. Januar 2026Haupt-Feeds

La Hongrie accorde 250 bourses à la Tunisie

07. Januar 2026 um 20:41

La Hongrie accordera 250 bourses au titre de l’année universitaire 2026-2027 aux étudiants tunisiens inscrits en licence, OTM, master et doctorat, dans plusieurs domaines.

La Direction générale de la coopération internationale, relevant du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, indique que la date limite de dépôt des candidatures est fixée au 15 janvier 2026 à 14 heures.

« Ces bourses comprennent notamment l’exonération des frais d’inscription universitaire, l’hébergement, l’assurance maladie ainsi qu’une allocation mensuelle selon le cycle d’études », indique la même source dans un communiqué.

À noter que ces bourses sont attribuées dans le cadre d’un mémorandum d’entente entre le ministère tunisien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et le ministère hongrois des Affaires étrangères et du Commerce, relatif à la coopération dans le cadre du programme Stipendium Hungaricum pour les années 2023-2025.

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Bourse de Tunis: le Tunindex cède 0,15% à la clôture mercredi 7 janvier

07. Januar 2026 um 16:25

Le marché boursier poursuit son évolution en territoire négatif. Le Tunindex a perdu 0,15% à 13 152 points, à la clôture mercredi 7 janvier, dans un modeste flux de 5,7 millions de dinars (MDT), selon l’analyse de l’intermédiaire en Bourse, Tunisie Valeurs. Aucune transaction de bloc n’a été réalisée sur la séance.

ASSAD a été la valeur vedette de la séance. L’action du spécialiste des batteries automobiles a signé une progression de 4,5% à 3,510 D, en drainant des échanges de 125 mille dinars.

Le titre SIAME est également parvenu à se distinguer sur la séance. L’action du spécialiste des appareillages électriques a inscrit une avancée de 3,1% à 2,650 D, dans un volume limité de 29 mille dinars.

Le titre Ciments de Bizerte s’est placé en lanterne rouge du Tunindex. Sans faire l’objet de transactions, l’action du cimentier a cédé 3,6% à 0,530 D.

Le titre TPR a changé de trajectoire comparativement aux dernières séances. L’action a abandonné –2,1% à 10,950 D, notant que la valeur a été transigée à hauteur de 488 mille dinars sur la séance.

Le titre Poulina Group Holding a chapeauté le palmarès des volumes de la séance. L’action a marqué une pause à 18,800 D, tout en alimentant le marché avec des capitaux de 822 mille dinars.

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La gifle révélatrice : rupture de l’ordre genré et mobilisation sociale

07. Januar 2026 um 16:19

Si la rumeur de la gifle a pu produire un tel choc émotionnel, c’est qu’elle ne se contente pas de dénoncer une injustice : elle met en scène une humiliation masculine publiquement lisible. L’acte supposé devient le symbole d’une défaillance, d’une rupture dans l’ordre genré de la reconnaissance sociale.

Dans le premier article, nous avons montré comment la gifle fonctionne comme un dispositif de traduction morale de la violence structurelle. Cette deuxième partie approfondit l’analyse en se concentrant sur la masculinité hégémonique et sur les raisons pour lesquelles l’humiliation constitue une menace ontologique, capable de transformer une frustration sociale en mobilisation politique massive.

L’humiliation tire sa force de sa publicité. Comme l’a montré Erving Goffman, l’ordre interactionnel repose sur des rituels de reconnaissance qui permettent aux individus de « sauver la face » dans l’espace public. La gifle constitue une rupture brutale de ces rituels : elle expose l’incapacité d’un homme à maintenir la position normative que la masculinité hégémonique lui assigne.

Dans les économies symboliques genrées, la reconnaissance masculine est conditionnée par l’évitement de la disqualification publique. Être humilié, c’est être momentanément exclu de l’ordre social, rendu illisible en tant qu’homme. La menace n’est pas seulement sociale ; elle est ontologique. Elle remet en cause l’intelligibilité même de l’identité masculine.

La gifle condense cette menace avec une efficacité redoutable. Geste corporel immédiatement compréhensible, elle met en scène un corps masculin rendu passif, exposé, vulnérable. Dans une perspective performative du genre, telle que formulée par Judith Butler, cette scène signale une rupture dans la répétition des normes qui rendent la masculinité socialement intelligible.

Lorsque cette humiliation est attribuée à une femme, la scène devient politiquement explosive. Elle révèle la fragilité d’un ordre symbolique fondé sur la hiérarchie des genres, et l’angoisse latente qui accompagne toute masculinité hégémonique.

De l’injustice administrative à la crise de l’honneur

La force politique de la rumeur de la gifle tient aussi à son effet de cadrage. Ce qui relevait initialement d’un rapport de domination administrative (saisie de marchandise, harcèlement bureaucratique, précarité économique ) est reformulé dans un registre moral centré sur l’honneur et la dignité.

Dans des contextes où la violence étatique est diffuse et impersonnelle, elle est souvent difficile à nommer et à politiser. La gifle opère une traduction narrative de cette violence abstraite en une scène incarnée, immédiatement investissable affectivement. Comme l’a montré Didier Fassin, les économies morales déterminent quelles souffrances deviennent visibles, hiérarchisées et jugées légitimes.

Ce cadrage facilite la mobilisation rapide, mais il a un coût politique. En personnalisant l’injustice, il tend à masquer les mécanismes structurels de la domination étatique, au profit d’une dramaturgie morale centrée sur l’offense et la réparation symbolique.

L’honneur comme moteur ambivalent de la révolte

En transformant une violence institutionnelle diffuse en crise publique de l’honneur, la rumeur de la gifle redéfinit le langage de la contestation. L’injustice n’est plus seulement une violation de droits, mais une blessure morale exigeant réparation.

Cependant, cette économie affective repose sur une scène genrée qui n’est pas neutre. Elle prépare le terrain à une redistribution inégale des rôles symboliques, dans laquelle certaines figures sont héroïsées tandis que d’autres sont réduites au silence. C’est précisément ce processus — la place assignée aux femmes dans cette narration et ses effets mémoriels — qu’analyse notre troisième et dernier article.

Sarah Daly, écrivaine tunisienne installée à Paris

 

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Transition énergétique : le secteur public passe à l’électrique

07. Januar 2026 um 15:51

Un programme national destiné à promouvoir l’adoption des véhicules électriques au sein du secteur public est désormais opérationnel. Il fait suite à un arrêté de la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, daté du 31 décembre 2025 et publié au Journal officiel de la République tunisienne (JORT).

Cette initiative s’inscrit dans la stratégie de l’État visant à réduire la consommation énergétique et à encourager une mobilité durable au sein des établissements et entreprises publics, ainsi que des collectivités locales.

Dans ce cadre, le Fonds de transition énergétique prévoit l’octroi d’une prime de 10 000 dinars pour l’acquisition de chaque véhicule électrique, au bénéfice des structures publiques éligibles, conformément aux dispositions réglementaires en vigueur.

La liste des organismes bénéficiaires, de même que le nombre de véhicules attribués à chacun, sera arrêtée à l’issue d’un appel à manifestation d’intérêt qui sera lancé par l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME).

La mise en œuvre du programme a été confiée à l’ANME, chargée notamment de la sélection des établissements concernés, de l’attribution des véhicules, de la conclusion des contrats nécessaires et de l’accompagnement des structures publiques dans les procédures d’acquisition, dans le respect du cadre réglementaire.

Doté d’un budget global d’un million de dinars, le programme sera déployé sur une période de deux ans à compter de la date de publication de l’arrêté au JORT. Cette durée pourra être prolongée par décision du ministre chargé de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, après avis de la commission technique compétente du Fonds de transition énergétique.

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Tourisme tunisien : plus de 8 milliards de dinars de recettes en 2025

07. Januar 2026 um 13:58

8 096,9 millions de dinars. C’est notre chiffre du jour. Il représente le montant des recettes touristiques que la Tunisie a engrangé au cours de l’année 2025. Soit 6,5% de progression par rapport aux 7 599,7 millions de dinars de 2024, selon les indicateurs de la Banque centrale de Tunisie (BCT).

En termes de nombre de touristes, la Tunisie a accueilli, jusqu’au 22 décembre 2025, plus de 11 millions de touristes, dépassant ainsi le record précédent de 2019 (environ 9,4 millions), avant que le secteur ne subisse un déclin suite à la pandémie de Covid-19 (2020/2022).

La stratégie touristique mise en place vise, d’après le ministre du Tourisme, Sofien Tekaya, la consécration d’un tourisme haut de gamme et la diversification de l’offre touristique en misant sur les spécificités régionales.

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Sami Derbel, nouveau secrétaire général de la STB

07. Januar 2026 um 13:03

La Société tunisienne de banque (STB) aurait nommé Sami Derbel, vétéran de plus de 30 ans au sein de l’institution, au poste de secrétaire général pour renforcer sa gouvernance et sa conformité. C’est lui-même qui l’a annoncé sur sa page linkedin. 

Diplômé d’un MBA (UQAM, Canada), d’un master en techniques bancaires (ITB, Paris), d’un mini-master en finance islamique (CIBAFI) et d’une maîtrise en finances (HEC Carthage), il excelle en audit interne, contrôle de gestion, risques et gestion des filiales.

Ancien directeur central du contrôle de gestion et secrétaire du conseil d’administration, il a modernisé le cadre de la gouvernance et siège dans plusieurs conseils de filiales STB.

Cette nomination, dans un contexte de normes accrues, mise sur son expertise pour booster transparence, efficacité et confiance des parties prenantes.

À noter toutefois que la STB n’a pas encore communiqué sur cette nomination.

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Vignette automobile 2026 : guide complet des tarifs

07. Januar 2026 um 09:15

Les automobilistes peuvent désormais accéder au site officiel  https://taxe-circulation.finances.gov.tn/home officiel relevant du ministère des Finances pour payer la taxe de circulation (vignette) de l’année 2026.

Pour l’année 2026, les tarifs de la taxe de circulation (vignette automobile) sont déterminés en fonction de la puissance fiscale du véhicule et du type de carburant utilisé (essence, diesel ou GPL).

Voici le détail complet des tarifs pour 2026 :

  • 1 à 4 CV : 65 DT (essence), 215 DT (diesel), 390 DT (GPL).
  • 5 à 7 CV : 130 DT (essence), 280 DT (diesel), 455 DT (GPL).
  • 8 CV : 180 DT (essence), 330 DT (diesel), 505 DT (GPL).
  • 9 CV : 180 DT (essence), 405 DT (diesel), 580 DT (GPL).
  • 10 à 11 CV : 230 DT (essence), 455 DT (diesel), 630 DT (GPL).
  • 12 à 13 CV : 1 050 DT (essence), 1 275 DT (diesel), 1 450 DT (GPL).
  • 14 à 15 CV : 1 400 DT (essence), 1 625 DT (diesel), 1 800 DT (GPL).
  • 16 CV et plus (y compris les véhicules sportifs) : 2 100 DT (essence), 2 325 DT (diesel), 2 500 DT (GPL).

Il est également important de respecter le calendrier de paiement pour éviter les pénalités :

  • 5 février 2026 : personnes morales et organismes publics.
  • 5 mars 2026 : particuliers (immatriculation paire).
  • 5 avril 2026 : particuliers (immatriculation impaire).
  • 5 mai 2026 : véhicules de location ou en leasing.

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Plan de développement 2026-2030… pour une économie forte, résiliente et équitable

07. Januar 2026 um 08:45

Un conseil ministériel consacré au projet du Plan de développement 2026-2030, s’est tenu mardi 6 janvier 2026, présidé par la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri.

Le projet du Plan de développement pour la période 2026-2030, a souligné la cheffe du gouvernement, a fait l’objet d’un suivi minutieux lors de ses différentes étapes d’élaboration. Et ce, en adoptant pour la première fois une approche ascendante, partant du niveau local, puis régional, en passant par les districts, pour atteindre le niveau national. Sa préparation synthétise les rapports élaborés à cet effet par les conseils locaux, régionaux et de districts, a-t-elle expliqué.

Cela garantit la cohérence de la politique sociale et économique de l’Etat, ainsi que des projets de développement proposés par les différents conseils élus, afin d’établir un nouveau modèle de développement qui assure la réalisation de la justice sociale et un développement équilibré et équitable, conformément à la vision du président de la République, Kaïs Saïed. En un mot, le plan répond aux aspirations et aux attentes légitimes des Tunisiens et des Tunisiennes.

Construction d’une économie forte avec l’IA en soutien

Il vise à réaliser une intégration économique et sociale globale et équitable entre les régions, et à baliser la voie pour la construction d’une économie forte, résiliente et capable de résister aux transformations et défis à l’échelle mondiale. Elle a mentionné à ce propos, au niveau de l’économie mondiale, les tensions géostratégiques et le ralentissement de la croissance mondiale.

Evoquant les transformations numériques et l’intelligence artificielle, la cheffe du gouvernement a cité l’accélération du rythme de la transformation numérique et l’utilisation de l’intelligence artificielle.

Penser aux énergies vertes

Quant aux des défis climatiques, environnementaux et de la transition énergétique, Mme Zenzri a rappelé la dépendance accrue aux énergies renouvelables, ainsi que l’orientation des investissements vers le déploiement de technologies propres dans les activités de l’économie verte et circulaire; en plus des défis environnementaux croissants dus à la pollution et au système de gestion des déchets.

Equité sociale

Pour la cheffe du gouvernement, l’élaboration de ce plan de développement vise à atteindre la justice sociale et un développement équitable et équilibré, lesquels sont au cœur de la politique économique de l’État.

Ainsi, sur le plan économique, l’objectif est d’accélérer la croissance à des niveaux plus élevés, en soutenant les secteurs à forte valeur ajoutée, en renforçant l’innovation et la recherche, et en stimulant l’investissement productif. L’objectif est de renforcer la résilience de l’économie nationale face aux chocs et d’améliorer sa compétitivité, permettant ainsi de créer des emplois décents et de réduire les taux de chômage, notamment auprès des jeunes et des diplômes du supérieur.

S’agissant du plan social, l’objectif est de renforcer l’équité sociale, en élargissant la base des bénéficiaires de la richesse créée, en vue de réduire les taux de pauvreté et de précarité, de renforcer les systèmes de protection sociale et de garantir l’égalité des chances en matière d’accès à l’éducation, à la santé et à l’emploi. Cela renforce la cohésion sociale et concrétise la confiance des citoyens dans les politiques de l’État.

Penser aux régions les moins développées

Au niveau territorial, l’objectif est d’orienter les investissements, notamment publics, vers les régions les moins développées, en accordant la priorité au développement des infrastructures et à l’amélioration de la qualité des services de base, afin de stimuler le développement local, de réduire les disparités territoriales et de renforcer l’attractivité des régions. Cette action permettra de concrétiser le processus de développement territorial équilibré et contribuera à la création de nouveaux pôles de croissance décentralisés.

Réformes…

Ainsi, la mise en œuvre des réformes nécessaires au niveau des textes juridiques- ce qui consacre l’harmonie entre les dimensions économiques, sociales et territoriales, à travers l’adoption d’une approche basée sur la mise en place d’un modèle de développement global et équitable- permettra de répondre aux aspirations et aux attentes des citoyens.

Sarra Zaafrani a également souligné que le projet du plan de développement 2026-2030 constitue une étape nationale décisive, rompant avec les politiques précédentes. Lesquelles ont entraîné des déséquilibres sociaux, économiques, environnementaux et institutionnels.

Elle a affirmé, à cette occasion, que l’amélioration des revenus et des conditions de vie des citoyens et citoyennes est un objectif stratégique de l’État visant à renforcer la justice sociale, à ouvrir des perspectives de développement plus vastes pour soutenir un développement régional équilibré et à dynamiser le cycle économique.

Cadre macroéconomique du Plan de développement

De son côté, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a présenté, lors de ce conseil, un exposé détaillé sur le cadre macroéconomique et un bilan relatif aux rapports élaborés par les conseils locaux, régionaux et de districts.

Il a abordé, en outre, les exigences pour concrétiser les objectifs de croissance et les nouvelles perspectives de développement, tout en présentant les hypothèses et les objectifs stratégiques de performance sectorielle pour la période 2026-2030 dans les domaines de l’agriculture, des industries manufacturières, du phosphate, de l’énergie, du transport et de l’amélioration de l’effort d’exportation.

M. Abdelhafidh a, également, présenté les priorités, les orientations et les objectifs stratégiques de développement issus des attentes des conseils locaux, régionaux et de districts, ainsi que les principales réformes et mesures proposées, et la méthodologie de traitement du portefeuille de projets susceptibles d’être intégrés au plan de développement 2026-2030.

Au terme des travaux du conseil, la cheffe du gouvernement a indiqué que le projet de plan de développement pour la période 2026-2030 sera prochainement soumis au conseil des ministres; après avoir pris en considération l’ensemble des observations formulées par les membres du gouvernement.

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Tech : la Tunisie présente au GITEX Africa 2026

06. Januar 2026 um 18:00

La Tunisie participera au Salon international des technologies et de l’innovation (GITEX Africa 2026), qui se tiendra, du 07 au 09 avril, à Marrakech (Royaume du Maroc).

Menée par le Centre de promotion des exportations (CEPEX), cette participation s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Programme national des foires et expositions à l’étranger au titre de l’année 2026.

Le GITEX Africa constitue aujourd’hui le plus grand salon technologique du continent africain et un rendez-vous international de premier plan dédié aux technologies de l’information, à l’innovation digitale et aux solutions technologiques à forte valeur ajoutée, indiqué le CEPEX.

La participation au GITEX Africa Marrakech 2026 permettra aux entreprises tunisiennes de valoriser leurs produits, solutions et services technologiques et de promouvoir leur savoir-faire et leur capacité d’innovation, de nouer des relations d’affaires avec des opérateurs économiques, investisseurs et donneurs d’ordre internationaux.

Les entreprises tunisiennes bénéficieront aussi d’une visibilité internationale au sein de l’un des plus grands événements technologiques du continent africain, a-t-on ajouté.

La participation à ce rendez-vous offrira également l’opportunité d’explorer de nouvelles perspectives de partenariat, d’anticiper les tendances du marché et de renforcer durablement le positionnement des entreprises tunisiennes sur les marchés africains et internationaux.

Le GITEX Africa s’impose comme un événement de référence pour les secteurs liés, notamment, aux technologies de l’information, à l’intelligence artificielle, à la Fintech, à la cybersécurité, au cloud, aux Smart Cities, à la Govtech, à l’Edtech, à la Healthtech ainsi qu’aux solutions digitales innovantes, a-t-on rappelé.

Il réunit des startups, des scale-ups, des grands groupes, des institutions publiques, des fonds d’investissement, des donneurs d’ordre et acheteurs internationaux et représente une plateforme stratégique pour le développement de partenariats et l’accès aux marchés africains et internationaux.

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Frontières : l’Algérie applique la nouvelle TCC

06. Januar 2026 um 17:00

L’ambassade de Tunisie en Algérie informe les membres de la communauté tunisienne résidant en Algérie, ainsi que tous les voyageurs tunisiens, que la Direction générale algérienne des impôts a entamé, depuis déjà deux jours, l’application de la hausse de la taxe sur la consommation de carburant (TCC) aux voyageurs franchissant les frontières terrestres.

Selon un communiqué publié mardi 6 janvier sur la page officielle Facebook de l’ambassade, cette mesure s’applique à tous les voyageurs (algériens et étrangers) se rendant à l’étranger, y compris en Tunisie, par voie terrestre. La taxe est perçue électroniquement via la plateforme « Tabioucom » ou auprès des services fiscaux, conformément à l’article 97 de la loi de finances algérienne de 2026.

D’après la même source, la taxe est payable par le conducteur à chaque départ, les agents des douanes étant chargés du contrôle du paiement aux postes frontaliers.

Cette mesure ne concerne pas les véhicules appartenant aux administrations et institutions publiques, les véhicules des entreprises et institutions opérant en Algérie lorsqu’ils quittent le pays pour réaliser des projets à l’étranger, ainsi que les véhicules des missions diplomatiques et consulaires étrangères et des représentants des organisations internationales.

Pour toute question relative au processus de paiement électronique, la Direction générale des impôts vous invite à la contacter à l’adresse électronique suivante : tabioucom@mf.gov.dz

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Libération de Sherifa Riahi et de plusieurs militants après une longue détention

06. Januar 2026 um 08:35

Après quelque 580 jours de détention préventive, Sherifa Riahi et plusieurs autres activistes ont recouvré leur liberté. L’annonce a été faite dans la nuit du lundi au mardi 6 janvier 2026.

Outre Sherifa Riahi, ancienne directrice de l’association “Tunisie Terre d’Asile“, d’autres personnalités ont bénéficié de cette libération, en l’occurrence Imen Ouardani, Iyad Bousselmi.

Même si elle écope d’une peine de deux ans de prison avec sursis, le comité de défense de Sherifa Riahi a toutefois salué cette décision, appelant à la libération de toutes les personnes injustement poursuivies.

A noter qu’un sit-in de soutien s’est tenu le lundi 5 janvier devant le Palais de justice de Bab Bnet à Tunis, sous le slogan « La solidarité n’est pas un crime », comme le rapportent plusieurs médias. Cette mobilisation a accompagné la reprise de l’examen de l’affaire, suivie de près par les milieux associatifs, juridiques et les organisations de défense des droits humains.

Rappelons que l’affaire concerne des militants et employés de Tunisie Terre d’Asile, poursuivis pour leurs activités humanitaires en faveur des migrants et des demandeurs d’asile… Les poursuites reposaient principalement sur des accusations d’aide à des étrangers en situation irrégulière et de facilitation de séjour en Tunisie, en lien avec des actions humanitaires menées dans le cadre d’une convention avec la municipalité de Sousse.

Au cours de l’instruction, les accusations de blanchiment d’argent ont été abandonnées, et l’association Tunisie Terre d’Asile a été mise hors de cause en tant que personne morale. Les poursuites ont toutefois continué contre certains membres à titre individuel.

La défense a toujours affirmé que les actions menées étaient légales, connues des autorités et conformes aux engagements internationaux de la Tunisie. Elle a également souligné l’absence de toute infraction financière.

En tout cas, la libération de Sherifa Riahi et de ses coaccusés marque une étape importante dans ce dossier symbolique, même si des appels persistent pour l’abandon total des poursuites et la reconnaissance du caractère légitime du travail humanitaire et associatif.

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Quand le Palais de Carthage reçoit les dirigeants des médias publics

06. Januar 2026 um 09:02

Le président de la République, Kaïs Saïed, a réuni, lundi 5 janvier 2026 au Palais de Carthage, les premiers responsables des médias publics du pays, en l’occurrence les P-dg de l’Établissement de la Télévision tunisienne, Chokri Ben Nsir, de l’Établissement de la Radio tunisienne, Henda Ben Alia Gharbi, de l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP), Najeh Missaoui, de la Société « SNIPE La Presse », Saïd Ben Krayem, ainsi que le délégataire auprès de l’Établissement Dar Assabah, Mohamed Ben Salem.

Selon un communiqué de Carthage, le chef de l’État a évoqué, lors de cette réunion, plusieurs jalons historiques liés à la liberté de la presse en Tunisie, depuis le premier texte publié le 14 octobre 1884 jusqu’aux textes en vigueur actuellement.

Il s’est arrêté sur diverses étapes marquantes et sur le rôle de la presse nationale dans le mouvement de libération nationale, citant notamment le journal Al-Hadhira, ainsi que les conférences du cheikh Mohamed El Khodr Hussein, du cheikh Abdelaziz Thaalbi et de nombreux autres.

Le président Saïed a également souligné le rôle essentiel que joue le média public dans l’expression des préoccupations quotidiennes du citoyen, la garantie d’une information transparente et l’engagement en faveur de l’intérêt général, en particulier après la « délégation populaire » du 17 décembre dernier.

A ce propos, le chef de l’État a réaffirmé que les défis demeurent importants pour atteindre les objectifs de la Révolution.

Il a indiqué que de nombreux concepts sont devenus obsolètes et ne sont plus adaptés à l’époque actuelle, assurant que le processus de libération nationale se poursuit conformément à la volonté du peuple.

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Entre honte et mobilisation : la gifle dans l’imaginaire révolutionnaire tunisien

05. Januar 2026 um 17:49

Le 17 décembre 2010, l’immolation de Mohamed Bouazizi à Sidi Bouzid devient l’événement inaugural de la révolution tunisienne. Très rapidement, cet acte est investi d’une charge symbolique qui dépasse largement le fait lui-même. Autour de lui se cristallisent récits, interprétations et affects, destinés à rendre intelligible une violence sociale longtemps vécue comme diffuse et silencieuse.

Parmi ces récits, la rumeur selon laquelle Bouazizi aurait été giflé par une agente municipale occupe une place centrale. Peu importe, au fond, que cette gifle ait eu lieu ou non. Ce qui importe, c’est qu’elle ait été crue, partagée, répétée  et qu’elle ait produit des effets politiques tangibles. La gifle devient un langage, un condensé symbolique capable de transformer une injustice administrative ordinaire en scandale moral collectif.

Cet article est le premier volet d’une série en trois parties consacrée à l’analyse genrée de cette rumeur fondatrice. Il s’attache à comprendre pourquoi et comment cette narration a pu s’imposer comme une évidence morale, en mobilisant des normes de genre, d’honneur et de dignité. Les articles suivants analyseront, d’une part, les effets de cette humiliation sur la construction de la masculinité révolutionnaire, et d’autre part, ses conséquences durables sur la place des femmes dans la mémoire de la révolution.

La rumeur comme fait social et dispositif genré

Dans les moments de crise politique, lorsque les institutions perdent leur crédibilité et que l’ordre social vacille, la rumeur devient un mode privilégié de production du sens. Loin d’être une simple distorsion de l’information, elle constitue un discours situé, révélateur des rapports de pouvoir et des régimes de vérité d’une société donnée. Comme l’a montré Michel Foucault, la vérité n’existe jamais indépendamment des dispositifs sociaux qui la rendent dicible et crédible.

La spécificité de la rumeur de la gifle tient à son inscription profonde dans un imaginaire genré. La gifle n’est pas un geste anodin : elle active un répertoire symbolique où l’honneur, la dignité et la reconnaissance publique sont étroitement associés à la masculinité. Dans cet univers normatif, être giflé publiquement  a fortiori par une femme  constitue une atteinte directe à l’identité masculine.

Comme l’a analysé Pierre Bourdieu, la domination masculine repose sur des schèmes incorporés qui font de l’honneur un capital central de la reconnaissance sociale. La rumeur de la gifle devient alors politiquement intelligible parce qu’elle met en scène la déchéance publique de cet honneur. Elle transforme une violence administrative structurelle , précarité, harcèlement bureaucratique, arbitraire étatique  en humiliation personnelle immédiatement lisible.

En ce sens, la rumeur opère une traduction genrée de la violence sociale. Elle déplace l’injustice du registre abstrait des droits vers celui, profondément affectif, de la honte et de la réparation morale. Ce déplacement constitue la condition même de sa puissance mobilisatrice.

Quand une rumeur devient une évidence politique

La rumeur de la gifle n’est ni un détail anecdotique ni un simple emballement médiatique. Elle fonctionne comme un dispositif symbolique capable de condenser des expériences diffuses de domination en une scène unique, chargée d’émotion et de lisibilité morale. En mobilisant les normes de la virilité et de l’honneur, elle transforme une injustice sociale en scandale politique.

Mais cette première analyse n’épuise pas la portée de la gifle. Car l’humiliation qu’elle met en scène ne touche pas seulement un individu : elle menace un ordre symbolique entier. C’est cette dimension, celle d’une masculinité rendue vulnérable et politiquement explosive  qu’examinera le deuxième article.

Sarah Daly, écrivaine tunisienne installée à Paris

 

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