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Ältere BeiträgeLeconomiste Maghrebin

Aïd al-Adha : l’ONAS appelle à ne pas jeter les déchets dans les égouts

25. Mai 2026 um 10:53

L’Office national de l’assainissement (ONAS) a appelé les citoyens à préserver l’intégrité du réseau d’assainissement durant la période de l’Aïd al-Adha. Et ce, en évitant de jeter les déchets issus des sacrifices des moutons dans les canalisations des eaux usées. Car cette pratique peut engendrer des dommages environnementaux et techniques.

Dans une campagne de sensibilisation publiée à cette occasion, l’ONAS a expliqué que le rejet anarchique des déchets d’ovins dans le réseau d’assainissement provoque l’obstruction et le dysfonctionnement des canalisations. De même qu’il est vecteur de l’apparition de mauvaises odeurs et de risques de pollution environnementale. Cette situation entraîne également des pannes coûteuses nécessitant des interventions techniques de maintenance et de réparation.

L’Office recommande ainsi de placer les déchets dans des sacs hermétiquement fermés, avant de les déposer dans les conteneurs destinés aux ordures ménagères. Et ce, afin de préserver la propreté de l’environnement et le bon fonctionnement du réseau d’assainissement.

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1er juin : lancement du nettoyage des plages et des opérations anti-moustiques

23. Mai 2026 um 08:50

Dans le cadre des préparatifs de la saison estivale et des efforts de protection de l’environnement côtier, le ministre de l’Environnement, Habib Abid, a annoncé le démarrage officiel des opérations de nettoyage des plages à partir du 1er juin.

Cette déclaration a été faite à L’Economiste Maghrébin, en marge d’une journée de travail organisée vendredi 22 mai 2026 à l’occasion de la Journée mondiale de la biodiversité, consacrée à la présentation de la Stratégie nationale et du Plan d’action pour la biodiversité 2025-2030.

Selon le ministre, ces opérations seront menées dans le cadre de contrats conclus avec des sociétés spécialisées chargées de l’entretien du littoral, afin de garantir des plages propres et accessibles dès le début de la haute saison touristique.

Lire aussi: Habib Abid : la Tunisie, leader régional en protection de la biodiversité

Parallèlement, des travaux d’embellissement et de réhabilitation des espaces côtiers sont en cours avec la participation de plusieurs acteurs privés, notamment des hôteliers et restaurateurs installés sur le littoral, mobilisés pour améliorer l’accueil des estivants et valoriser les zones balnéaires.

Le ministère poursuit également ses opérations de lutte contre les moustiques. Lancées depuis plus de deux mois, ces interventions reposent sur des actions techniques ciblées dans certaines zones lacustres, notamment l’abaissement du niveau des eaux pour faciliter les traitements, y compris par voie aérienne.

Ces mesures s’inscrivent dans le cadre d’une stratégie nationale de gestion intégrée du littoral visant à concilier préparation de la saison touristique, santé environnementale et préservation des écosystèmes côtiers.

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Nabil Ben Khatra : les institutions techniques, clé de la mise en œuvre des engagements sur la biodiversité

22. Mai 2026 um 16:39

À l’occasion d’une journée de travail organisée vendredi 22 mai 2026 par le ministère de l’Environnement, consacrée à la célébration de la Journée mondiale de la biodiversité et à la présentation de la Stratégie nationale et du Plan d’action pour la biodiversité 2025-2030, le secrétaire exécutif de l’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS), Nabil Ben Khatra, a insisté sur le rôle des institutions scientifiques et techniques mandatées par la Convention des Nations unies sur la diversité biologique pour accompagner les États dans le suivi de leurs engagements. Ces centres d’expertise contribuent à transformer les accords internationaux en stratégies nationales et en programmes opérationnels.

Nabil Ben Khatra a appelé à renforcer une approche scientifique, coordonnée et opérationnelle afin de mieux répondre aux défis environnementaux croissants. Il a souligné que la réussite des politiques de biodiversité repose sur des mécanismes de suivi fiables et des outils d’évaluation rigoureux.

Il a rappelé que l’OSS, organisation internationale basée à Tunis et active depuis le début des années 1990, bénéficie d’un soutien constant de la Tunisie, tant sur le plan technique que diplomatique. L’institution joue un rôle central dans l’accompagnement des pays d’Afrique du Nord et de la Corne de l’Afrique, notamment dans la mise en œuvre des engagements liés à la biodiversité, à la lutte contre la désertification et aux changements climatiques.

Lire aussi : Habib Abid : la Tunisie, leader régional en protection de la biodiversité

Selon lui, cette journée s’inscrit dans une dynamique mondiale visant à rapprocher l’action locale des objectifs globaux. Elle a permis la présentation de plusieurs rapports élaborés en collaboration avec le ministère de l’Environnement et avec l’appui technique de l’OSS, afin d’évaluer les progrès réalisés et de mesurer le degré d’atteinte des objectifs fixés dans le cadre des conventions internationales.

Nabil Ben Khatra a insisté sur la nécessité de disposer d’indicateurs fiables et de méthodes d’évaluation scientifiques, permettant aux décideurs de s’appuyer sur des données objectives pour orienter les politiques publiques environnementales.

Il a également alerté sur l’aggravation des phénomènes de désertification, de dégradation des terres et de montée du niveau de la mer, qui constituent des menaces directes pour la biodiversité et les moyens de subsistance des populations.

Lire également: FAO : appel à une action urgente contre les menaces climatiques

Dans ce contexte, l’OSS intervient en appui aux différentes conventions internationales relatives à la biodiversité, à la lutte contre la désertification et aux changements climatiques, à travers le développement de projets structurants. Deux initiatives majeures sont actuellement en préparation en Tunisie.

Enfin, Nabil Ben Khatra a insisté sur la nécessité de renforcer le lien entre politiques publiques et réalité du terrain, en valorisant le rôle des agriculteurs, des communautés locales et de la société civile, souvent en première ligne face aux défis environnementaux. Selon lui, les solutions les plus efficaces émergent du terrain avant d’être consolidées par la recherche scientifique et généralisées à l’échelle nationale et internationale.

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FAO : appel à une action urgente contre les menaces climatiques

22. Mai 2026 um 15:28

À l’occasion de la « Journée mondiale de la biodiversité », organisée en Tunisie par ministère de l’Environnement autour de la présentation de la « Stratégie nationale et du Plan d’action pour la biodiversité 2025-2030 », Nabil Assaf, coordinateur sous-régional de Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture pour l’Afrique du Nord (FAO), a appelé à une mobilisation accrue pour protéger la biodiversité, qu’il considère comme « une richesse essentielle pour l’humanité ».

Dans une déclaration en marge de cette journée de travail, Assaf a souligné que la biodiversité représente un patrimoine vital pour les générations présentes et futures. Il a toutefois alerté sur les menaces croissantes qui pèsent sur les écosystèmes, notamment les changements climatiques, les catastrophes naturelles et les activités humaines non durables.

Lire aussi: Habib Abid : la Tunisie, leader régional en protection de la biodiversité

« Toutes les nations sont aujourd’hui conscientes de la nécessité de préserver cette ressource fondamentale. Pourtant, la dégradation de la biodiversité continue de s’accélérer sous l’effet des pressions climatiques et des pratiques humaines non soutenables », a-t-il déclaré.

Nabil Assaf a insisté sur le fait que la protection de la biodiversité constitue un enjeu dépassant les frontières nationales. Selon lui, chaque initiative menée au niveau local contribue directement à la préservation des équilibres écologiques mondiaux, qu’il s’agisse des forêts, des espaces marins ou encore de la faune sauvage.

Le coordinateur sous-régional de la FAO a également rappelé que l’être humain fait partie intégrante de cet écosystème global, plaidant en conséquence pour une coopération renforcée entre les États afin de définir une feuille de route commune pour la sauvegarde des ressources naturelles.

Évoquant les projets menés en Tunisie, il a mis en avant plusieurs initiatives réalisées en partenariat avec les ministères de l’Environnement et de l’Agriculture, ainsi qu’avec des organisations internationales et différents bailleurs de fonds.

Ces programmes, financés notamment par la FAO et d’autres partenaires internationaux, visent à promouvoir l’agriculture biologique, encourager l’exploitation durable des ressources naturelles et renforcer la sécurité alimentaire, particulièrement en Tunisie et dans la région nord-africaine.

Le responsable a également insisté sur l’importance des actions destinées aux femmes et aux communautés locales dans plusieurs régions du pays. Ces initiatives ont pour objectif de renforcer leurs capacités et de favoriser leur implication dans les efforts de préservation de la biodiversité et de développement durable.

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Habib Abid : la Tunisie, leader régional en protection de la biodiversité

22. Mai 2026 um 15:00

À l’occasion d’une journée de travail organisée, vendredi 22 mai 2026, par le ministère de l’Environnement, pour célébrer la « Journée mondiale de la biodiversité » et présenter la « Stratégie nationale et le Plan d’action pour la biodiversité 2025-2030″, Habib Abid, ministre de l’Environnement, a mis en garde contre l’aggravation des effets du changement climatique sur les écosystèmes tunisiens.

Ceci étant, il a affirmé que la Tunisie figure parmi les premiers pays de la région en matière de protection des espaces naturels, avec 41 parcs nationaux et réserves naturelles, ainsi que 46 sites d’importance majeure pour la conservation des oiseaux. Il a également souligné l’existence de vastes zones humides d’importance internationale, s’étendant du nord du pays jusqu’au Sahara tunisien.

Revenant sur les efforts de reboisement engagés depuis l’indépendance, Habib Abid a indiqué que la superficie forestière est passée de 300 000 à 1,2 million d’hectares aujourd’hui, grâce notamment au travail de la Direction générale des forêts et au soutien des différents partenaires institutionnels.

Le ministre a toutefois insisté sur les conséquences de plus en plus visibles des dérèglements climatiques. Selon lui, la sécheresse prolongée, observée durant les sept ou huit dernières années, a provoqué la mortalité de plusieurs espèces forestières incapables de résister à des périodes répétées de stress hydrique.

Il a également évoqué la multiplication des phénomènes climatiques extrêmes, citant notamment les glissements de terrain, les pluies torrentielles et la hausse inhabituelle du niveau des vagues en Méditerranée entre le 19 et le 21 janvier dernier par exemple, avec des vagues atteignant entre 6 et 14 mètres de hauteur. « Nous commençons à observer davantage de catastrophes naturelles », a-t-il averti, soulignant que ces phénomènes ont un impact direct sur la biodiversité et les ressources naturelles du pays.

Par ailleurs, Habib Abid a aussi mis en lumière l’augmentation spectaculaire des incendies de forêt. Alors que les surfaces touchées ne dépassaient auparavant pas les 500 à 600 hectares par an, elles atteignent désormais entre 2 000 et 3 000 hectares annuellement, soit une multiplication par cinq ou six.

Face à cette situation, il a affirmé que la Tunisie mise désormais sur des stratégies d’adaptation intégrées. La nouvelle stratégie nationale de la biodiversité ainsi que la stratégie du secteur forestier prennent en compte les enjeux climatiques dans l’ensemble des politiques publiques. Le ministre a expliqué que cette approche implique plusieurs ministères, notamment ceux de la Santé autour du concept « One Health », l’Éducation à travers les clubs environnementaux présents dans près de 440 écoles, mais aussi du Transport, de l’Énergie, de la Culture et de l’Équipement.

Dans ce cadre, le ministère de l’Environnement travaille notamment sur la valorisation des déchets ménagers pour produire de l’électricité et des combustibles alternatifs destinés aux cimenteries, afin de réduire les importations de charbon pétrolier. Selon Habib Abid, les énergies renouvelables pourraient couvrir jusqu’à 35 % des besoins nationaux à l’avenir, y compris à travers les projets de valorisation énergétique des déchets.

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Wael Chouchane : 10 % d’électricité verte en Tunisie d’ici fin 2026

20. Mai 2026 um 15:22

La part des énergies renouvelables dans le mix électrique tunisien a atteint environ 6 % à la fin de l’année 2025, selon les chiffres officiels. Ce taux devrait progresser à 9 % avec l’entrée en exploitation de plusieurs nouvelles centrales, avant d’atteindre près de 10 % d’ici la fin de l’année 2026.

Ces déclarations ont été faites par le secrétaire d’État chargé de la Transition énergétique, Wael Chouchane, lors de l’ouverture du Congrès national de la transition énergétique, organisé les 20 et 21 mai 2026 à Tunis par Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie, sous le thème : « Une transition énergétique juste, durable et innovante ».

À cette occasion, Wael Chouchane a souligné que la Tunisie est entrée dans une nouvelle phase de sa transition énergétique, dans un contexte marqué par des défis qui ne sont plus uniquement techniques ou conjoncturels, mais désormais liés à la souveraineté nationale et aux choix stratégiques du pays.

Revenant sur le 40e anniversaire de la création de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie, Wael Chouchane a rappelé le rôle central joué par l’institution dans la diffusion de la culture de l’efficacité énergétique, la rationalisation de la consommation d’énergie ainsi que le développement des énergies renouvelables. Il a également mis en avant l’expertise nationale développée par la Tunisie dans ce domaine, reconnue aux niveaux régional et international.

Le secrétaire d’État a insisté sur l’ampleur du déficit énergétique auquel fait face la Tunisie, estimant qu’il devient impératif d’accélérer la transition vers un nouveau modèle énergétique reposant sur deux piliers complémentaires : le développement rapide des projets d’énergies renouvelables et le renforcement des programmes d’efficacité énergétique.

Selon lui, l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie sera appelée à jouer un rôle encore plus important dans l’accompagnement des efforts de l’État en faveur de cette transformation stratégique. Il s’est toutefois dit confiant quant à la capacité de la Tunisie à réussir cette transition grâce aux compétences, aux expertises et aux institutions nationales dont elle dispose.

Wael Chouchane a enfin rappelé que la stratégie énergétique nationale à l’horizon 2035 vise à porter la part des énergies renouvelables à 35 % du mix électrique d’ici 2030.

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Ministère de l’Environnement : 20 millions de dinars pour soutenir les jeunes entrepreneurs verts

19. Mai 2026 um 10:13

Le ministère de l’Environnement a lancé une ligne de financement de 20 millions de dinars destinée aux jeunes promoteurs souhaitant investir dans des projets relevant de l’économie verte, de l’économie bleue et de l’économie circulaire.

À travers cette initiative, le ministère entend soutenir l’investissement durable, encourager les initiatives respectueuses de l’environnement et favoriser la création d’emplois décents. Ce dispositif vise également à renforcer la capacité de l’économie tunisienne à faire face aux défis environnementaux et climatiques.

Selon un communiqué du ministère, les bénéficiaires potentiels sont invités à se rapprocher des banques partenaires adhérant à cette convention afin de déposer leurs demandes de financement conformément aux procédures en vigueur.

À fin février 2026, plusieurs établissements bancaires avaient rejoint ce programme, parmi lesquels la Société tunisienne de banque (STB), la BH Bank, la Banque nationale agricole (BNA), la Banque tunisienne de solidarité (BTS), Amen Bank, la Banque Tuniso-Émiratie (BTE), Attijari Bank, la Banque de Tunisie, l’Arab Tunisian Bank et la BIAT.

Cette enveloppe financière s’inscrit dans une dynamique nationale visant à faire des secteurs verts et durables de nouveaux leviers de croissance et d’innovation en Tunisie.

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Ghilene Baaziz : la Tunisie face à une opportunité stratégique dans le bâtiment durable

19. Mai 2026 um 08:34

La Tunisie dispose d’une opportunité stratégique majeure dans le domaine du bâtiment durable et intelligent. C’est ce qu’a affirmé Ghilene Baaziz, représentant de l’Ordre des ingénieurs tunisiens, soulignant que le pays figure parmi les nations les mieux dotées en ingénieurs par rapport à sa population.

Un atout qui, selon lui, confère à la Tunisie un avantage compétitif important dans le processus de transition énergétique et de décarbonation, dans un contexte où l’Europe accélère ses efforts et exprime des besoins croissants en compétences spécialisées.

Ces déclarations ont été faites à l’occasion d’une table ronde intitulée « Quelle vision stratégique et quelles innovations pour un bâtiment durable de demain ? », organisée lundi le 18 mai 2026 à Tunis à l’initiative de la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française. La rencontre a été consacrée aux défis du bâtiment durable, à la performance énergétique ainsi qu’à l’innovation dans le secteur de la construction.

A cette occasion, Ghilene Baaziz a rappelé que le rôle de l’ingénieur est désormais central dans cette transformation, et que la dynamique du bâtiment durable n’est pas récente en Tunisie, car l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) travaille depuis plusieurs années sur ces enjeux, notamment dans le domaine des énergies renouvelables.

Il a également souligné que la Tunisie fait partie des pays pionniers dans le développement des solutions solaires, précisant qu’un nombre croissant de foyers parvient aujourd’hui à produire une partie de ses besoins en électricité grâce à ces installations, dans une logique de réduction de la dépendance aux énergies conventionnelles.

Vers une généralisation des bâtiments intelligents

Le représentant de l’Ordre des ingénieurs a, par ailleurs, indiqué que le pays s’oriente vers une généralisation des bâtiments intelligents. Ce concept repose sur l’intégration des technologies modernes dans la gestion des bâtiments résidentiels, administratifs, hôteliers ou industriels, afin d’améliorer la performance énergétique tout en réduisant les coûts, sans complexité ni charges supplémentaires importantes.

Il a ajouté que les ingénieurs tunisiens travaillent activement au développement de systèmes de gestion énergétique des bâtiments, avec un accent particulier sur la réduction des émissions de carbone, entre autres dans les secteurs de la construction et de l’industrie. Plusieurs programmes nationaux sont en cours, accompagnés d’actions de formation de nouvelles compétences en partenariat avec l’ANME.

Enfin, Ghilene Baaziz estime que ces évolutions ouvrent des perspectives économiques importantes pour la Tunisie, qui pourrait renforcer sa position en tant que plateforme de production proche du marché européen, contribuant ainsi à la réduction de l’empreinte carbone et à l’émergence d’une nouvelle dynamique industrielle. Il a toutefois rappelé qu’environ 50 000 ingénieurs tunisiens ont quitté le pays, un phénomène qui, malgré ses effets négatifs, témoigne de la forte reconnaissance internationale des compétences tunisiennes.

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Mosquées vertes en Tunisie : 92 % d’économies d’énergie

18. Mai 2026 um 15:55

Abdelkader Baccouche, directeur de la performance énergétique dans le secteur du bâtiment à l’Agence nationale de maîtrise de l’énergie (ANME), a indiqué que le programme des mosquées constitue aujourd’hui l’un des projets les plus avancés en matière de maîtrise de l’énergie dans les bâtiments publics.

Les avancées de la transition énergétique dans le bâtiment ont été mises en lumière. Et ce, en marge d’une rencontre stratégique de haut niveau sur l’avenir du secteur de la construction durable, organisée par la Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie (CCITF), sur le thème : « Quelles visions stratégiques et innovations pour le bâtiment durable de demain ? »

L’intervenant a souligné que le programme des “mosquées vertes” a permis d’obtenir des résultats particulièrement significatifs, avec des économies d’énergie dépassant 92 % dans plusieurs mosquées pilotes. Ce qui confirme l’efficacité des solutions techniques intégrées mises en place.

Cette performance repose sur une approche globale combinant l’installation de systèmes photovoltaïques, la modernisation de l’éclairage par des technologies LED à faible consommation, ainsi que l’optimisation des équipements de climatisation. Le dispositif intègre également des systèmes intelligents de gestion et de suivi de la consommation énergétique en temps réel.

Les premières expérimentations, menées notamment dans certaines mosquées du gouvernorat de Tozeur, ont permis de réduire fortement la dépendance au réseau électrique traditionnel. Avec un objectif progressif visant à améliorer l’autonomie énergétique des lieux de culte.

En outre, le même responsable précise que les résultats obtenus ouvrent la voie à une généralisation du programme à l’échelle nationale, couvrant environ 6 500 mosquées. Et ce, dans le cadre d’une stratégie visant à étendre les solutions d’efficacité énergétique aux bâtiments publics.

Il a enfin estimé que cette dynamique s’inscrit dans une transformation plus large du modèle énergétique national, fondée sur des projets structurants, reproductibles et à fort impact, capables d’accélérer concrètement la transition énergétique tout en réduisant la charge énergétique supportée par l’État.

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Bâtiment durable : l’architecte tunisien au cœur des transformations urbaines

18. Mai 2026 um 15:20

L’ex présidente de l’Ordre des architectes de Tunisie, Leïla Ben Jeddou, a mis en avant le rôle central de l’architecte dans les mutations urbaines en cours, en Tunisie comme à l’international, en marge d’une rencontre stratégique de haut niveau consacrée à l’avenir du secteur de la construction durable, organisée par la Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie sous le thème « Quelles visions stratégiques et innovations pour le bâtiment durable de demain ? ».

Elle a souligné que l’architecte occupe désormais une position stratégique qui dépasse la simple conception des projets, puisqu’il intervient également dans le suivi et l’accompagnement jusqu’à la réalisation des ouvrages. « L’architecte est au cœur du processus de construction », a-t-elle affirmé.

Selon elle, les enjeux actuels ne se limitent plus à la durabilité des bâtiments, mais englobent également la résilience urbaine, la qualité de vie et le bien-être des citoyens. Les nouvelles orientations doivent ainsi répondre à des défis globaux liés à l’environnement, à l’énergie et aux modes de vie.

Leïla Ben Jeddou, a également insisté sur la place des professionnels tunisiens dans les grands rendez-vous internationaux du secteur, rappelant qu’avant la pandémie de Covid-19, les architectes tunisiens figuraient parmi les plus présents dans les salons spécialisés. Elle a ajouté qu’après la crise sanitaire, la Tunisie occupe désormais la deuxième place après le Maroc en matière de participation à certains événements professionnels du bâtiment.

Abordant la notion de construction durable, Leïla Ben Jeddou a expliqué qu’elle repose sur des bâtiments à faible impact environnemental et une gestion plus rationnelle des ressources et de l’énergie, appelant à promouvoir l’usage de matériaux conformes aux normes environnementales.

Elle a toutefois estimé que la transition engagée en Tunisie reste progressive et nécessite davantage d’incitations, tant réglementaires qu’économiques, afin de faciliter l’adoption des solutions durables.

Enfin, elle a rappelé que la durabilité ne concerne pas uniquement le bâtiment, mais aussi l’aménagement urbain et la planification des villes. « Il n’est pas logique de construire des bâtiments durables dans un environnement urbain qui ne suit pas la même orientation », a-t-elle souligné, appelant au développement de villes résilientes, sobres en énergie et mieux connectées aux systèmes de transport durable.

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La Tunisie relève ses ambitions climatiques pour 2035

La Tunisie prévoit de réduire l’intensité carbone de son économie de 46,4 % d’ici 2030 et de 62 % à l’horizon 2035, selon la nouvelle stratégie climatique CDN 3.0 présentée lors d’un séminaire organisé à Gammarth.

Cette révision à la hausse des objectifs climatiques repose principalement sur l’accélération de la transition énergétique, avec un renforcement des politiques d’efficacité énergétique et le développement massif des énergies renouvelables, appelées à couvrir 50 % du mix électrique en 2035.

Le plan prévoit également, pour la première fois, une baisse absolue des émissions nettes de gaz à effet de serre de 34 % en 2035 par rapport à 2010.

La mise en œuvre de cette stratégie nécessitera près de 55 milliards de dollars d’investissements entre 2026 et 2035, répartis entre les projets d’atténuation et d’adaptation au changement climatique.

La CDN 3.0 comprend aussi des objectifs chiffrés dans plusieurs secteurs sensibles, notamment l’eau, l’agriculture, la santé, les infrastructures et la biodiversité.

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GreenTech : VAIR lance sa première cohorte

Onze structures innovantes ont été sélectionnées dans le cadre de la première cohorte du projet GreenTech Tunisie, pour bénéficier d’un accompagnement à travers l’instrument VAIR, un mécanisme de financement hybride composé à 70 % de subvention et à 30 % d’avance remboursable sans intérêt mis en place par la Caisse des dépôts et consignations (CDC).

D’après la Caisse, cette initiative vise à soutenir le développement et la validation de preuves de concept -PoC-(Test pour valider la faisabilité technique, économique et pratique d’une idée innovante) dans des secteurs stratégiques liés à la transition écologique, notamment les énergies renouvelables, l’économie circulaire, la gestion des déchets, la mobilité durable et l’agriculture intelligente.

Présidant la cérémonie de remise des financements, la Directrice Générale de la CDC, Nejia Gharbi a souligné l’importance de soutenir des solutions locales à fort potentiel technologique et environnemental, capables de répondre aux défis climatiques et économiques actuels, tout en renforçant la compétitivité de l’écosystème entrepreneurial tunisien.

Les onze structures sélectionnées illustrent, selon la CDC, la diversité des innovations développées aujourd’hui en Tunisie autour des enjeux environnementaux et technologiques. Il s’agit de « WattyGo » dont la solution porte sur le développement d’une borne de recharge intelligente pour véhicules électriques, « EcoFlow Drive » qui prévoit de développer un véhicule électrique urbain de taille intermédiaire destiné à promouvoir une mobilité urbaine plus durable et « SVLAB » qui ambitionne de concevoir une Smart Ruche Urbaine, une ruche connectée intégrant des capteurs IoT et une alimentation photovoltaïque autonome destinée au suivi intelligent des ruches en milieu urbain grâce à des données collectées en temps réel et analysées dans une logique d’apiculture durable.

Il s’agit, par ailleurs, de « ProVerdy » qui développe une plateforme SaaS (Software as a Service/ logiciel en tant que service) intelligente permettant aux entreprises de mesurer, réduire et déclarer leur empreinte carbone de manière simplifiée, « Tim’ess Bee » qui propose une solution naturelle destinée au secteur apicole à travers la transformation d’aiguilles de pin en pastilles pour enfumoir et « Sheapit » dont le projet consiste à développer une plateforme digitale intégrant des composantes d’intelligence artificielle afin d’optimiser la mise en relation entre transporteurs et chargeurs.

Parmi les structures sélectionnées figurent également « Mycelium Innovations » qui travaille sur le développement d’un matériau d’emballage biosourcé à base de mycélium et de résidus agricoles locaux, notamment de palmier, « Chimie Verte » qui ambitionne de passer du stade laboratoire à une phase préindustrielle grâce au développement d’unités de traitement innovantes basées sur la technologie plasma et « TerraSens » qui développe une solution d’agriculture intelligente combinant stations agroclimatiques connectées, données satellitaires et intelligence artificielle dans l’objectif d’optimiser la gestion de l’eau et d’améliorer la résilience climatique grâce à des données précises et exploitables en temps réel pour les agriculteurs.

Ont été aussi sélectionnées « Smart Forest Watcher » qui mise sur l’intelligence artificielle et le computer vision afin de détecter précocement les départs de feu et les fumées dans les forêts et « EPI Green » qui développe une technologie innovante de valorisation des déchets plastiques non recyclables à travers un procédé de pyrolyse permettant de produire de l’hydrogène vert et du carbone solide.

L’initiative GreenTECH, implémentée par la Caisse des Dépôts et Consignations en partenariat avec Smart Capital, s’inscrit dans la dynamique du projet Greenov’i. Ce projet est financé par l’Union européenne à travers le volet entrepreneuriat vert de son Programme « Tunisie Verte & Durable » pour l’appui à l’action environnementale en Tunisie et mis en œuvre par Expertise France en collaboration avec le CITET, le ministère de l’Environnement et le ministère de l’Economie et de la Planification.

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Tozeur : un projet de 45 MDT pour sauver les oasis de Tozeur

Le ministère de l’Environnement a annoncé un projet de près de 45 millions de dinars pour renforcer la résilience des oasis traditionnelles de Tozeur face au changement climatique. Prévu pour 2027 dans le cadre du programme de la Ceinture verte, il concernera 29 oasis du gouvernorat.

Le projet vise à préserver ces écosystèmes fragiles, menacés par la raréfaction de l’eau, la dégradation des terres et les aléas climatiques. Il prévoit notamment la modernisation des systèmes d’irrigation, l’introduction de cultures adaptées à la sécheresse, la diversification des productions agricoles et la protection des oasis contre les incendies et les maladies.

Le programme comprend aussi la création d’oasis pilotes, la valorisation des déchets agricoles, le soutien aux filières locales, la réduction des coûts énergétiques et le développement du tourisme alternatif. Des études seront menées pour évaluer les impacts du changement climatique et définir les priorités d’intervention avec les acteurs locaux.

Des experts estiment toutefois que la protection durable des oasis nécessite également des réformes foncières et une meilleure gestion de l’eau. Le morcellement des terres reste l’un des principaux obstacles à la rentabilité des exploitations oasiennes.

Selon l’expert en développement agricole Noureddine Nasr, le remembrement des terres est indispensable pour garantir l’efficacité des projets dans des exploitations souvent très petites, parfois limitées à quelques palmiers par famille.

La Tunisie dispose déjà d’une stratégie nationale de développement durable des oasis, élaborée en 2015 avec l’appui du PNUD et du FEM. Elle prévoit notamment la réhabilitation des réseaux hydrauliques, l’économie d’eau, la préservation de la biodiversité et le développement de l’écotourisme.

Les 267 oasis tunisiennes couvrent environ 40.000 hectares et abritent près de 5,4 millions de palmiers dattiers. Lors de la campagne 2025-2026, la production nationale de dattes a atteint 404 mille tonnes, dont 110 mille tonnes exportées pour des recettes estimées à 705 millions de dinars.

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