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Heute — 05. März 2026Kapitalis

« Tounes T3ich » | Ooredoo Tunisie soutient 400 familles rurales à travers une initiative de développement durable

Von: Yusra NY
05. März 2026 um 20:38

Dans le cadre de son engagement continu en matière de responsabilité sociétale, Ooredoo Tunisie a choisi cette année, à travers son programme « Tounes T3ich », de renforcer davantage son soutien aux familles dans le besoin en mettant en place une initiative de développement durable visant à améliorer leur situation financière et à leur offrir des opportunités de revenus à long terme.

Plutôt que de se limiter à une aide ponctuelle, Ooredoo Tunisie, en collaboration avec l’association Soli & Green, a apporté un soutien financier et matériel à plusieurs Groupements de Développement Agricole (GDA) situés à Nefza, Aïn Draham, Zaghouan, Tunis, Takelsa et Mannouba.

Ces neuf GDAs regroupent environ 400 agriculteurs, dont la majorité sont des femmes rurales, ce qui signifie que près de 400 familles tunisiennes bénéficieront directement de cette initiative. Ce soutien vise à renforcer et à développer leurs activités agricoles et de transformation agroalimentaire grâce à la mise à disposition d’équipements essentiels tels que des ruches, séchoirs, presses électriques pour l’extraction d’huile, distillateurs, ainsi que d’autres outils permettant de valoriser les produits locaux, d’améliorer la qualité de la production et d’augmenter les revenus.

Les GDAs bénéficiaires sont actifs dans plusieurs filières, notamment les plantes séchées, le miel, les huiles essentielles, l’eau de rose et de géranium, les produits alimentaires traditionnels conservés, l’huile d’olive, le caroube, les épices, ainsi que d’autres produits agricoles à forte valeur ajoutée.

Cette démarche contribue à renforcer l’économie sociale et solidaire tout en soutenant les chaînes de valeur locales.
Cette initiative s’inscrit dans la vision stratégique de responsabilité sociétale de Ooredoo Tunisie, axée sur le développement durable, l’autonomisation des femmes rurales et le renforcement des économies locales à travers des solutions concrètes permettant de garantir une autonomie financière et un impact durable.

À cette occasion, Eyas Assaf, CEO de Ooredoo Tunisie, a déclaré : « La responsabilité sociétale des entreprises demeure une priorité majeure pour Ooredoo Tunisie à travers notre programme “Tounes T3ich”. Ce Ramadan, nous sommes fiers de soutenir près de 400 familles tunisiennes en contribuant à renforcer leurs moyens de subsistance et en leur permettant de développer davantage leurs propres activités. À travers ce type d’initiatives, nous souhaitons contribuer à l’amélioration des conditions de vie, au soutien des communautés locales et à la création d’un impact positif durable dans les régions où nous opérons. »

À travers cette initiative, Ooredoo Tunisie réaffirme son engagement fort en faveur des communautés locales et de la création d’un impact positif à long terme, en ligne avec sa vision d’une société plus inclusive et résiliente.

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Report de procès pour Saloua Ghrissa

Von: Yusra NY
05. März 2026 um 20:12

La chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Bizerte a décidé, ce jeudi 5 mars 2026, de reporter le procès de Saloua Ghrissa directrice exécutive de l’Association pour la promotion du droit à la différence.

La justice a par ailleurs rejeté la demande de libération de l’universitaire et militante, sachant que son procès a été reporté au 19 mars courant.

Pour rappel, Saloua Ghrissa est en détention depuis décembre 2024.

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Football | Al Ahly du Caire – Espérance de Tunis à huis clos

05. März 2026 um 13:08

L’Espérance sportive de Tunis informe ses supporters que le match retour des quarts de finale de la Ligue des champions de la Confédération africaine de football (CAF) contre Al Ahly d’Égypte se jouera à huis clos.

Dans un communiqué publié ce jeudi 5 mars 2026, le club Sang et Or précise que cette décision a été prise par la Commission disciplinaire de la CAF.

Cette sanction du club égyptien suscite une vive polémique et relance le débat sur l’impartialité de l’instance dirigeante du football africain.

Selon des sources concordantes, la Commission disciplinaire de la CAF aurait initialement décidé d’infliger au club cairote une sanction d’un seul match à huis clos (alors qu’Al Ahly méritait au moins 5 matchs de suspension) à la suite des incidents ayant accompagné sa confrontation face au AS FAR de Rabat. Cette sanction devait intervenir dans un souci d’équité, dans la mesure où le club marocain avait déjà été puni après les événements survenus lors du match aller disputé à Rabat.

La plainte déposée par l’AS FAR, accompagnée de rapports officiels détaillant les débordements constatés durant la rencontre, avait servi de base à la décision disciplinaire. L’objectif affiché était alors d’appliquer de manière rigoureuse les règlements de la CAF afin de préserver l’intégrité des compétitions continentales.

Cependant, contre toute attente, l’annonce officielle de cette sanction a été suspendue par le secrétariat général de la CAF.

Initialement prévue pour le 28 février, la publication du verdict a été bloquée à la suite d’interventions internes au sein de l’instance, toujours selon ces mêmes sources. Aucune explication officielle n’a été fournie pour justifier ce revirement, alimentant ainsi les soupçons et les interrogations.

I. B.

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Tourisme | TUI va développer ses activités en Tunisie

05. März 2026 um 12:10

Le PDG du groupe de voyages international TUI, Sebastian Ebel, a annoncé l’intention du groupe de développer ses activités en Tunisie et d’y réaliser de nouveaux investissements lors d’une rencontre qui s’est tenue le mercredi 4 mars 2026 à Berlin, en marge du salon ITB Berlin, avec le directeur général de l’Office national du tourisme tunisien (ONTT), Mohamed Mehdi Haloui.

Selon un communiqué de l’ONTT, cette initiative fait suite au succès rencontré par le groupe TUI en Tunisie, où il gère 13 hôtels, outre l’acquisition d’un hôtel à Tozeur en 2025. M. Ebel a souligné la compétitivité de la destination tunisienne, mettant en avant la qualité des services proposés par rapport à leurs prix.

Le dirigeant du groupe international a exprimé sa satisfaction quant au succès du Centre d’affaires mondial de Tunisie, que le groupe a établi dans la ville de Sousse, saluant l’excellent niveau d’expertise tunisienne en matière de gestion et de technologies modernes.

I. B.

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La Nuit des Musées de retour en Tunisie

05. März 2026 um 11:30

La Nuit des Musées fera son retour en Tunisie, le 13 mars 2026. Ce soir-là de 21h00 à 23h30, dix-huit musées publics ouvriront exceptionnellement leurs portes à travers le pays, dans le cadre du programme culturel du Ramadan.

Cette sixième édition est organisée par l’Agence pour la valorisation du patrimoine et la promotion culturelle, sous l’égide du ministère de la Culture et en collaboration avec l’Institut national du patrimoine (INP).

Le ministère tunisien de la Culture a annoncé la participation du Centre d’interprétation de l’histoire et des monuments de Tunis, qui complétera le circuit muséal par une soirée d’ouverture dédiée à la découverte du patrimoine de la capitale.

Parmi les sites participants figurent le Musée national du Bardo, le Musée paléochrétien de Carthage et les musées archéologiques de Nabeul, Kerkouane, Sousse, Enfidha, Sbeitla, Makthar, Mahdia et El Jem.

L’ouverture du Musée Ribat et du Musée Habib Bourguiba à Monastir, du Musée du patrimoine traditionnel à Djerba, du Musée du Sahara à Douz, du Musée de Moknine et du Musée national des arts islamiques à Raqqada (Kairouan) est également prévue.

L’objectif, selon les organisateurs, est d’élargir l’accès du public aux musées, de promouvoir les activités culturelles en soirée et de renforcer le lien entre les citoyens et le patrimoine national durant le mois sacré, période où la vie sociale et culturelle se poursuit traditionnellement la nuit.

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Autoritarisme, islamisme et absence de la gauche dans les sociétés arabes

05. März 2026 um 10:33

Dans de nombreux pays arabes, le pouvoir politique s’est longtemps présenté comme «au-dessus des idéologies». Au nom de la stabilité, de la sécurité nationale ou de la lutte contre l’extrémisme, les régimes autoritaires ont systématiquement neutralisé, interdit ou affaibli les forces idéologiques organisées : partis de gauche, mouvements syndicaux autonomes, courants libéraux structurés. Cette stratégie, présentée comme pragmatique, repose sur une illusion majeure : l’idée qu’une société peut fonctionner sans idéologie. (Photo : Manifestation pro-Saïed, le 17 décembre 2025 à Tunis).

Zouhaïr Ben Amor *

L’histoire politique montre que lorsqu’on exclut toutes les idéologies explicites, on ne supprime pas l’idéologie ; on en impose une autre, implicite, souvent religieuse.

Dans les sociétés où la religion structure déjà les imaginaires collectifs, cette idéologie par défaut prend presque mécaniquement la forme de l’islam politique. L’exemple tunisien est à cet égard paradigmatique : après vingt-trois années de neutralisation méthodique de la gauche et de toute vie idéologique autonome sous Zine El-Abidine Ben Ali, la révolution de 2011 a vu l’émergence fulgurante d’Ennahdha, devenue la force politique dominante.

Cet article défend l’idée que la gauche – entendue comme tradition critique, sociale et rationaliste – constitue le seul contrepoids capable de modérer le dogmatisme religieux dans les sociétés arabes, non par la répression, mais par la production de sens, de justice sociale et de citoyenneté.

L’impossibilité d’une société sans idéologie

Louis Althusser rappelait que l’idéologie n’est pas un simple ensemble d’idées, mais une structure qui organise le rapport des individus à leur réalité sociale (Althusser, Idéologie et appareils idéologiques d’État, 1970). À ce titre, aucune société humaine ne peut s’en passer. La question n’est donc pas de savoir s’il y aura une idéologie, mais laquelle.

Dans les sociétés arabes, la religion joue historiquement un rôle structurant : elle organise le temps, les normes sociales, les rituels et une partie de la morale collective. Lorsque l’État interdit les idéologies politiques modernes – socialisme, libéralisme, nationalisme critique –, il ne fait que laisser la religion occuper l’espace idéologique vacant.

Hannah Arendt a montré que les régimes autoritaires détruisent les médiations intellectuelles et sociales qui permettent aux individus de penser politiquement (Les origines du totalitarisme, 1951). Une fois ces médiations détruites, le retour du religieux comme cadre totalisant devient presque inévitable, car il offre des réponses simples à des sociétés privées de débat.

Ben Ali ou la fabrication d’un islamisme latent

Le régime de Ben Ali illustre parfaitement cette dynamique. Officiellement laïc, moderniste et hostile à l’islam politique, l’État tunisien a en réalité éradiqué toute vie idéologique autonome, en particulier la gauche syndicale, marxiste ou sociale-démocrate. Les partis existaient formellement, mais étaient vidés de toute capacité d’action réelle.

Ennahdha, interdite mais jamais idéologiquement combattue sur le terrain intellectuel, a survécu sous une forme diffuse : réseaux caritatifs, mosquées, solidarités informelles, exil idéologique. Comme l’explique Olivier Roy, l’islamisme prospère moins par excès de religiosité que par absence de concurrence idéologique crédible (L’échec de l’islam politique, 1992).

Ainsi, lorsque l’appareil répressif s’est effondré en 2011, le seul courant disposant d’un capital symbolique, organisationnel et moral était l’islamisme. La gauche, affaiblie, marginalisée, souvent coupée des classes populaires, n’a pas pu jouer son rôle historique de médiation sociale.

L’islamisme comme idéologie de substitution

L’islamisme n’est pas un simple retour du religieux ; c’est une idéologie moderne, au sens où il politise la religion pour répondre à des problèmes contemporains : injustice sociale, corruption, crise morale, domination étrangère. Sayyid Qutb, l’un de ses théoriciens majeurs, proposait déjà une vision totalisante de la société islamique comme alternative aux idéologies occidentales (Signes de piste, 1964).

Mais cette idéologie repose sur une réduction du politique au moral, et du citoyen au croyant. Elle tend à naturaliser l’ordre social, à sacraliser les normes et à délégitimer le conflit politique, pourtant essentiel à toute démocratie.

Sans contre-idéologie structurée, l’islamisme devient la seule grille de lecture disponible. Il n’est alors pas choisi librement : il s’impose par défaut.

Pourquoi la gauche est structurellement indispensable

La gauche, historiquement, n’est pas seulement une force politique ; elle est une tradition intellectuelle fondée sur la critique, la rationalité, l’égalité et la justice sociale. De Marx à Gramsci, de Rosa Luxemburg à Edward Said, elle a toujours articulé le social, le politique et le culturel.

Antonio Gramsci insistait sur la notion d’hégémonie culturelle : une idéologie ne triomphe pas par la force, mais parce qu’elle devient le sens commun (Gramsci, Cahiers de prison). Dans les sociétés arabes, l’islamisme a conquis cette hégémonie faute d’alternative crédible.

La gauche peut modérer le dogmatisme religieux non en l’attaquant frontalement, mais en proposant une lecture sociale des injustices, réhabilitant le citoyen face au croyant, réintroduisant le conflit politique légitime, et défendant l’autonomie de la raison.

La répression ne produit pas la sécularisation

L’un des grands malentendus des régimes autoritaires arabes a été de croire que la répression du religieux produirait la laïcité. L’histoire montre l’inverse. Comme l’explique Talal Asad, la sécularisation est un processus culturel et politique long, jamais imposé par décret (Formations of the Secular, 2003).

En interdisant le débat, les régimes ont sacralisé la religion. Ce qui est interdit devient pur, moral, incorruptible. La gauche, au contraire, désacralise en politisant : elle ramène les discours religieux à des enjeux sociaux concrets.

Comparaison avec l’Amérique latine et l’Europe du Sud

L’expérience internationale confirme ce diagnostic. En Amérique latine, la montée de la théologie de la libération – inspirée par la gauche – a permis de désamorcer le conservatisme religieux en l’articulant à la justice sociale (Gustavo Gutiérrez, Théologie de la libération, 1971).

En Espagne et au Portugal, la transition démocratique post-dictatoriale a été portée par des forces de gauche capables de canaliser les héritages religieux sans les nier, mais en les subordonnant au politique (Manuel Castells, La transition démocratique en Espagne, 1981).

Le cas tunisien : une gauche absente, un islamisme dominant

En Tunisie, la faiblesse de la gauche après 2011 n’est pas seulement organisationnelle ; elle est aussi culturelle. Coupée des quartiers populaires, souvent enfermée dans un discours élitiste, elle n’a pas su concurrencer l’islamisme sur le terrain du sens.

Pourtant, comme le soulignait Mohamed Charfi, la modernité politique ne peut être importée ; elle doit être produite de l’intérieur (Islam et liberté, 1998). La gauche tunisienne a manqué cette production.

Réhabiliter l’idéologie pour éviter le dogme

Exclure les idéologies dans les pays arabes ne produit ni neutralité ni stabilité. Cela revient à institutionnaliser une idéologie implicite, religieuse, non débattue, non critiquée. L’expérience de Ben Ali l’a démontré : en éradiquant la gauche, il a préparé le terrain à un islamisme hégémonique.

La véritable alternative n’est pas entre autoritarisme et islamisme, mais entre vide idéologique et pluralisme critique. Dans ce pluralisme, la gauche joue un rôle irremplaçable : elle est la seule tradition capable de transformer la foi en choix privé et la politique en espace commun.

Sans gauche, le dogme prospère. Avec elle, la religion redevient ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être : une conviction parmi d’autres, et non une idéologie par défaut.

* Universitaire.

Références bibliographiques (sélection)

Althusser, L. (1970). Idéologie et appareils idéologiques d’État.

Arendt, H. (1951). Les origines du totalitarisme.

Asad, T. (2003). Formations of the Secular.

Charfi, M. (1998). Islam et liberté.

Gramsci, A. (1975). Cahiers de prison.

Qutb, S. (1964). Signes de piste.

Roy, O. (1992). L’échec de l’islam politique.

Said, E. (1978). L’Orientalisme.

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Gaz | Le Qatar souffre, les États-Unis se gavent !

05. März 2026 um 09:46

Les exportateurs américains de gaz naturel liquéfié (GNL) s’efforcent de tirer profit de la flambée des prix de 50% sur les marchés européens et asiatiques, provoquée par la guerre en Iran et la perturbation des approvisionnements en provenance du Qatar, acteur majeur du marché du GNL. Le Financial Times indique que deux des plus grands producteurs américains, Venture Global et Cheniere Energy, augmentent leur production de GNL depuis leurs installations du Texas et de la Louisiane et accélèrent la mise en service de nouvelles capacités de production, tandis que les consommateurs, du Royaume-Uni au Japon, se préparent à des pénuries d’approvisionnement. (Photo : Les installations opérationnelles de QatarEnergy dans la ville industrielle de Ras Laffan).

Imed Bahri

Les négociants et autres acheteurs de GNL américain –autrefois surnommé «molécules de liberté» par l’administration Trump– réorientent également leurs cargaisons pour profiter de cette hausse des prix, tandis que les acheteurs se livrent une concurrence féroce pour sécuriser leurs approvisionnements.

«Avec la plus grande capacité de production de GNL disponible au monde, les États-Unis joueront un rôle crucial durant cette crise historique du marché», a déclaré Mike Sable, PDG de Venture Global, à l’intention des investisseurs lundi. Venture Global est prêt à contribuer au maintien de la stabilité du marché et de l’approvisionnement.

Menace de crise énergétique majeure

Des analystes ont averti que la perte de GNL qatari pourrait déclencher une nouvelle crise énergétique majeure, quatre ans seulement après la pénurie de gaz russe qui avait fait flamber les prix en Europe et durement affecté l’économie du continent avant l’arrivée des livraisons de gaz américain.

Lundi, l’action de Venture Global a clôturé en hausse de près de 20%, tandis que celle de Cheniere a progressé de 5,6 %, les investisseurs pariant sur le fait que les deux géants de l’exportation de GNL profiteraient de la flambée des prix sur le marché spot (le marché spot du gaz est un marché de gros où le gaz est acheté et vendu pour une livraison immédiate ou à très court terme reflétant les conditions instantanées de l’offre et de la demande). 

Le Center for LNG, un groupe de pression du secteur, a indiqué que les fournisseurs américains vendent leurs cargaisons selon un tarif FOB (free on board *, ce qui permet aux négociants de réorienter les livraisons américaines après l’achat et offre une bien plus grande flexibilité en période de crise.

Charlie Riddell, directeur exécutif du centre, a déclaré : «La flexibilité des destinations du GNL américain permet aux exportateurs et à leurs clients de réacheminer les cargaisons en cas de tensions géopolitiques. Cependant, aucun fournisseur ne peut immédiatement en remplacer un autre à grande échelle».

La crise a éclaté lorsqu’une attaque de drone iranienne a contraint l’usine de GNL de Ras Laffan, exploitée par Qatar Energy, à fermer ses portes. Cette usine produit environ un cinquième de l’approvisionnement mondial. L’entreprise n’a fourni aucune information sur l’étendue des dégâts subis par l’usine ni sur une éventuelle reprise de la production.

Le GNL en provenance du Qatar et des Émirats arabes unis transite également par le détroit d’Ormuz, que Téhéran a décidé de fermer en réponse à la guerre israélo-américaine contre l’Iran.

Hausse des cours du GNL en Europe

En Europe, les prix du gaz naturel ont bondi de 39% pour atteindre 44,51 € par mégawattheure, leur plus haut niveau depuis près d’un an. Au Royaume-Uni, les prix du gaz naturel ont également grimpé de 45% pour s’établir à 113,79 pence par thermie. En revanche, aux États-Unis, les prix du gaz naturel n’ont augmenté que de 3,5 %, s’établissant à 2,96 dollars par million d’unités thermiques britanniques (MMBtu).

Les États-Unis ont dépassé le Qatar et l’Australie pour devenir le premier exportateur mondial de GNL en 2023, avec plus de 100 millions de tonnes expédiées à l’étranger l’année dernière. Plusieurs nouveaux terminaux sont actuellement en construction, mais leur mise en service n’est prévue que dans plusieurs mois, voire plusieurs années.

L’immense terminal de Golden Pass, situé sur la côte texane du golfe du Mexique -projet soutenu par ExxonMobil et Qatar Energy-, devrait commencer à produire du GNL d’ici quelques semaines, mais il lui faudra des mois pour atteindre sa pleine capacité.

Selon les analystes, les producteurs américains ne pourront pas compenser une pénurie prolongée d’approvisionnements en provenance du Moyen-Orient.

«Rien ne peut remplacer le GNL qatari», a déclaré Saul Kavonic, responsable de la recherche énergétique à la banque d’investissement MST Marquee. Il a ajouté : «Si l’arrêt se prolonge, ou pire, si l’infrastructure de GNL est endommagée, cela pourrait provoquer un choc sur le marché du gaz encore plus important que celui de 2022, lorsque la Russie a interrompu ses livraisons de gaz par gazoduc vers l’Europe. Les prix du gaz pourraient à nouveau atteindre les sommets historiques de 2022».

Scott Shelton, expert en énergie chez TP ICAP, une société de courtage, a déclaré que les États-Unis ne disposent pas de capacités de production suffisantes pour absorber une forte hausse des prix. «Nous expédierons autant que possible», a-t-il affirmé, tout en précisant que «même si les prix doublent, nos capacités restent limitées»

Venture Global vend un peu plus de 30% de ses cargaisons de GNL au prix spot, contre moins de 10% pour Cheniere, ce qui explique en partie la forte hausse de son cours de bourse lundi.

Cependant, les analystes estiment que les négociants disposant de cargaisons FOB et pouvant les vendre sur le marché libre réaliseront également des gains substantiels.

Alex Monton, analyste chez Rapidan Energy Group, a déclaré : «Les négociants en matières premières disposant de stocks américains, les filiales commerciales de Cheniere et de Venture Global, ainsi que tous ceux qui ont acheté du gaz américain et peuvent le vendre sur les marchés internationaux, en tireront profit. Ils peuvent désormais vendre ces cargaisons à des prix jusqu’à 50% plus élevés».

* L’équivalent en français est le terme «franco à bord» qui signifie que la marchandise est achetée ou vendue sans les frais du transport principal et autres frais et taxes y afférents et sans les assurances.

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Affaire «Orange» | Le CRLDHT s’interroge sur l’«ampleur inouïe des sanctions»

05. März 2026 um 09:10

Dans un communiqué publié le 4 mars 2026, le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT), une Ong tunisienne basée en France, exprime sa «profonde préoccupation» à la suite du jugement rendu, le 2 mars, par la Chambre criminelle du Tribunal de première instance de Tunis, relevant du Pôle judiciaire économique et financier, dans l’affaire dite «Orange», relative à la décision adoptée lors du Conseil ministériel restreint du 18 janvier 2018 concernant le dossier de l’homme d’affaires Marouane Mabrouk et la question du gel de ses avoirs en Europe.

Ont notamment été condamnés dans cette affaire l’ancien chef du gouvernement, Youssef Chahed, l’ancien ministre des Domaines de l’Etat et des affaires foncières, Mabrouk Korchid, l’ancien ministre de la Communication et de l’Economie numérique, Mohamed Anouar Maarouf, l’ancien conseiller auprès du chef de gouvernement chargé des investissements Lotfi Ben Sassi, ancien ministre des Relations avec les institutions constitutionnelles, la société civile et les droits de l‘homme Mehdi Ben Gharbia, l’ancien ministre des Finances, Mohamed Ridha Chalghoum, l’ancien ministre des Affaires étrangères Khemaïes Jhinaoui, et l’ ancien directeur général d’El Karama Holding Adel Grar.

Le tribunal a condamné tout ce beau monde à 6 ans d’emprisonnement, une amende individuelle de 800 millions de dinars, une condamnation solidaire supplémentaire de 800 millions de dinars au profit de l’État et l’interdiction d’exercer toute fonction publique.

Ces montants conduisent, de facto, à une exposition financière théorique de 1 600 millions de dinars par personne condamnée.

S’agissant de Marouane Mabrouk, qui est au centre de l’affaire, il a été condamné par la même juridiction, le 2 mars, dans une première affaire distincte concernant une société lui appartenant. Il a écopé de 14 ans de prison, assortis de lourdes amendes financières et de la confiscation de biens. À cette peine se sont ajoutés 6 ans de prison supplémentaires prononcés dans l’affaire relative à la levée du gel de ses avoirs, portant ainsi le cumul des condamnations à 20 ans de réclusion.

Le CRLDHT rappelle la décision objet des poursuites, intervenue dans un cadre formel de Conseil ministériel, en janvier 2018, et qui visait à soutenir la demande de retrait du nom de l’homme d’affaires de la liste européenne de gel, afin de permettre une opération de cession d’actions, à condition qu’une garantie bancaire tunisienne à première demande d’un montant de 32 millions de dinars soit fournie au profit de l’État.

«Ce montant avait été fixé sur la base d’une estimation du ministère de la Justice évaluant à environ 7 millions d’euros les avoirs supposés concernés à l’étranger. Le mécanisme retenu prévoyait que la garantie puisse être exécutée immédiatement en cas de jugement définitif établissant l’illégalité des fonds », précise de CRLDHT, en rappelant que «cette décision collective a été prise dans un cadre gouvernemental collégial, adossée à un mécanisme de garantie financière, intervenue dans un contexte de négociations diplomatiques officielles entre la Tunisie et la France et présentée comme un arbitrage économique et souverain.»

L’Ong rappelle, également, que «certains ministres ayant participé au même Conseil ministériel ne figurent pas parmi les personnes condamnées. Or les débats au sein du Conseil auraient révélé deux orientations : 1- un courant favorable à une levée du gel sans condition ; 2-un courant favorable à une levée assortie de garanties financières. La décision finale adoptée était un compromis : levée contre garantie.»

Tout en s’interrogeant sur «quels critères juridiques précis la responsabilité pénale a-t-elle été individualisée dans le cadre d’une décision gouvernementale prise collectivement», le CRLDHT pose la question de «la proportionnalité et la nature des sanctions financières», estimant que les montants prononcés apparaissent sans rapport direct avec celui estimé des avoirs concernés (environ 7 millions d’euros).

«L’ampleur inouïe des sanctions prononcées — cumulant des amendes individuelles vertigineuses et une condamnation solidaire d’un montant identique — ne relève plus d’une justice ordinaire», affirme l’Ong, qui conclut à une «expropriation totale et durable» des accusés voire à une «mise à mort patrimoniale».

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Eau et sécurité au Moyen-Orient | Leçons de la crise iranienne

05. März 2026 um 08:09

La raréfaction hydrique est un enjeu de sécurité nationale pour l’Iran. Mais pas seulement. Dans l’ensemble des pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, cette raréfaction agit comme un multiplicateur de fragilités : elle accentue les pressions économiques, alimente l’exode rural, et peut exacerber les tensions existantes. L’eau, par sa raréfaction progressive, redessine la carte des vulnérabilités et des puissances. Les pays qui feront de sa gestion un facteur de cohésion interne et de coopération régionale seront mieux armés pour les décennies à venir. (Photo : Le Zayandeh Rud, fleuve historique d’Ispahan, connaît des assecs réguliers).

El Habib Ben Amara *

En novembre 2025, le président iranien Massoud Pezeshkian a formulé une alerte dont la portée dépasse de loin les agendas diplomatiques habituels : Téhéran, métropole de 15 millions d’habitants, pourrait devoir envisager des mesures de rationnement, puis une évacuation partielle de sa population. La cause n’en est ni une menace militaire extérieure, ni une insurrection, mais un facteur plus structurel et, à terme, plus déterminant pour la stabilité du pays : l’épuisement de ses ressources en eau.

Cette déclaration, loin d’être une hypothèse de spécialiste, actait une réalité mesurable : les réservoirs alimentant la capitale sont à 12 % de leur capacité. Les nappes phréatiques, soumises à un pompage intensif depuis des décennies, s’affaissent jusqu’à 30 centimètres par an dans certaines zones urbaines, un phénomène géotechnique aux conséquences directes sur l’intégrité des infrastructures et la sécurité des populations.

L’été 2024 avait déjà constitué un signal faible : coupures d’eau quotidiennes, températures dépassant les 40°C, millions d’Iraniens confrontés à la chaleur et à la sécheresse simultanées.

Quelques mois avant sa disparition en mai 2024, le président Ebrahim Raïssi avait lancé un appel désespéré, promettant une récompense d’un million de dollars à quiconque proposerait une solution viable pour sauver Téhéran de la soif. Cette offre, restée sans réponse concrète, illustrait l’impuissance des approches conventionnelles face à l’ampleur du défi.

Origines structurelles de la crise hydrique iranienne

L’Iran, berceau des qanats, ces galeries souterraines vieilles de 2 500 ans permettant un captage gravitaire et durable de l’eau, disposait d’un patrimoine technique adapté à son environnement aride. Le pays compte encore environ 70 000 de ces ouvrages. Leur fonctionnement, qui ne mobilise que l’eau naturellement renouvelée par les précipitations, leur valait le qualificatif de «sources éternelles».

Cependant, les données disponibles indiquent une transformation profonde de ce rapport à la ressource. Selon les estimations, environ la moitié de ces structures ont vu leur débit diminuer ou tarir en raison de la baisse généralisée des nappes. Comme le souligne le directeur du Centre des qanats de Kerman, «l’histoire ne nous pardonnera pas ce que les puits profonds ont fait à nos qanats.»

La politique de développement engagée à partir des années 1950 a privilégié des infrastructures de grande échelle. Le programme de construction de barrages, qui a doté le pays de plus de 600 ouvrages, souvent sur des cours d’eau au débit modeste, répondait à des objectifs de modernisation agricole et de sécurité alimentaire. Parallèlement, plus d’un million de puits équipés de pompes puissantes ont été forés.

Les effets cumulés de ces choix sont aujourd’hui quantifiables. Sur vingt ans, l’Iran a perdu plus de 210 kilomètres cubes d’eau stockée dans ses aquifères. Une étude récente a identifié que 32 des 50 aquifères les plus surexploités au monde se trouvent en Iran. L’agriculture, qui représente environ 90 % de la consommation totale, a vu ses prélèvements augmenter alors que les rendements des points d’extraction diminuaient : le nombre de forages a doublé depuis 2000, mais les volumes extraits ont baissé de 18 %.

La compaction des aquifères, conséquence de leur surexploitation, entraîne un phénomène d’affaissement des sols qui concerne désormais plus de 3,5 % du territoire national. Des villes historiques comme Ispahan ou Yazd enregistrent des fissures sur leur bâti. Les hydrologues avertissent que cette perte de capacité de stockage est en grande partie irréversible : «Une fois qu’un affaissement significatif se produit, une grande partie de la capacité de stockage est perdue de façon permanente.»

Parallèlement, les écosystèmes emblématiques du pays subissent des transformations majeures. Le lac d’Ourmia a perdu plus de 90 % de sa superficie. La zone humide de Hamoun s’est transformée en marais salants. Le Zayandeh Rud, fleuve historique d’Ispahan, connaît des assecs réguliers.

Stratégies comparées de gestion de la rareté : le cas israélien

À titre comparatif, l’examen des politiques hydriques mises en œuvre par Israël offre un contraste éclairant. Confronté à des contraintes arides similaires, cet État a développé une stratégie articulée autour de plusieurs axes :

Valorisation maximale des ressources : plus de 90 % des eaux usées sont traitées et réutilisées pour l’agriculture, constituant un taux de recyclé parmi les plus élevés au monde ;

Développement du dessalement : cinq grandes installations fournissent désormais près de 75 % de l’eau potable, grâce à des technologies d’osmose inverse dont les applications industrielles ont été localement perfectionnées ;

Efficience agricole : plus de 90 % des surfaces cultivées sont équipées de systèmes d’irrigation goutte-à-goutte, une technologie dont l’industrialisation a été réalisée localement dès les années 1960. Cette maîtrise technologique, fruit d’investissements constants et d’une planification rigoureuse, a transformé une contrainte naturelle en avantage comparatif, le secteur exportant pour plus de deux milliards de dollars de technologies hydriques annuellement.

Géopolitique de la ressource : la gestion de l’eau dans cette région ne peut être dissociée de son contexte territorial. Dès 1919, les documents fondateurs du mouvement sioniste intégraient la maîtrise des ressources en eau dans la définition des «frontières économiques» nécessaires au projet d’État. Le plateau du Golan, conquis en 1967 et annexé en 1981, fournirait selon diverses estimations entre un quart et un tiers de l’approvisionnement en eau israélien.

Sur la frontière libanaise, les fleuves Wazzani et Hasbani, affluents du Jourdain, ont été l’objet d’incidents diplomatiques récurrents. Des déclarations officielles israéliennes ont évoqué l’idée d’une zone tampon s’étendant jusqu’au Litani, ce qui placerait de facto cette ressource sous influence israélienne.

L’accord de paix avec la Jordanie de 1994 contenait des dispositions hydriques substantielles, engageant Israël à fournir annuellement 50 à 75 millions de mètres cubes d’eau au royaume hachémite. En 2025, des menaces de suspension de ces livraisons ont été formulées par des responsables israéliens, illustrant le potentiel de l’eau comme instrument de pression diplomatique.

En Cisjordanie, l’ordonnance militaire n°92 de 1967 a déclaré que «toutes les eaux de la région sont propriété publique», plaçant les ressources sous contrôle de l’autorité israélienne.

Les disparités de consommation sont documentées : selon les données de B’Tselem, organisation israélienne de défense des droits humains, la consommation moyenne par habitant dans les colonies israéliennes est d’environ 247 litres par jour, tandis que la population palestinienne dispose de moins de 80 litres quotidiennement, ce chiffre pouvant tomber sous les 30 litres dans certaines zones rurales.

Les enseignements stratégiques

L’observation des dynamiques régionales récentes suggère une corrélation entre stress hydrique et instabilité. Dans les années précédant le conflit syrien, les précipitations avaient diminué d’environ 25 %, entraînant l’effondrement des récoltes et la mort du cheptel. Les migrations rurales massives qui en ont résulté ont contribué aux tensions sociales et à la fragilisation politique du pays.

Ce mécanisme n’est pas propre à la Syrie. Dans l’ensemble des pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, la raréfaction de la ressource en eau agit comme un multiplicateur de fragilités : elle accentue les pressions économiques, alimente l’exode rural, et peut exacerber les tensions existantes.

Un constat s’impose : les transitions politiques, quelles qu’elles soient, n’ont pas d’effet mécanique sur les cycles hydrologiques. Un changement de régime ne reverse pas le sens de l’affaissement des sols, ne désalinise pas les terres agricoles, n’augmente pas les précipitations. La sécurité durable d’un territoire dépend moins de son étiquette politique que de sa capacité à retenir, infiltrer et régénérer sa ressource en eau.

Les tensions sur les bassins transfrontaliers illustrent cette dimension. La mise en service du barrage de Pashdan par l’Afghanistan en août 2025 permet à ce pays de contrôler jusqu’à 80 % du débit de l’Harirud, menaçant directement l’approvisionnement de Mashhad, deuxième ville d’Iran.

Pour une stratégie de résilience hydrique

Les hydrologues recommandent une réallocation significative des financements, jusqu’ici concentrés sur les grands barrages et les transferts interbassins, vers des solutions de plus petite échelle mais à plus haut rendement hydrologique. La recharge artificielle des nappes par les eaux de crue, technique dont l’efficacité a été démontrée par des chercheurs iraniens dès les années 1990, permettrait de réorienter vers les aquifères jusqu’à 80 % des eaux de ruissellement actuellement perdues.

Un ensemble de techniques, inspirées de l’agroécologie et des savoir-faire ancestraux, peut être déployé sans dépendance technologique extérieure :

Demi-lunes : excavations en croissant de deux à quatre mètres de diamètre sur les terrains en pente, captant le ruissellement et permettant des plantations ;

Seuils en pierre : alignements de pierres perpendiculaires à la pente, ralentissant l’écoulement et favorisant l’infiltration ;

Petits barrages en terre : ouvrages de quelques mètres de haut dans les lits d’oueds, retenant les crues et rechargeant les nappes alluviales ;

Reforestation stratégique : plantation d’essences locales adaptées à l’aridité (pistachier sauvage, amandier, genévrier) sur les piémonts déforestés ;

Captage de brouillard : installation de filets dans les zones montagneuses où le brouillard est fréquent, technique éprouvée au Maroc, au Chili et au Pérou.

Ces solutions présentent l’avantage de la rapidité de mise en œuvre (résultats visibles en deux à quatre ans), du faible coût, et de la création d’emplois ruraux.

Le gisement inexploité des eaux usées est estimé entre 1,2 et 2 milliards de mètres cubes annuellement. Des solutions techniques existent, des zones humides artificielles à la phytoremédiation, en passant par la recharge contrôlée des nappes après traitement approprié. Leur avantage stratégique majeur est leur faible dépendance aux importations et leur résilience face aux contraintes extérieures.

Les piliers d’une souveraineté hydrique durable

L’analyse de la situation hydrique iranienne conduit à plusieurs observations structurantes.

Premièrement, la crise actuelle résulte de l’interaction de facteurs multiples : choix de développement hérités de plusieurs décennies, modalités de gouvernance de la ressource, et contraintes externes ayant limité l’accès aux technologies et à la coopération internationale.

Deuxièmement, la comparaison avec d’autres stratégies régionales montre que la rareté peut être abordée comme un défi technique et planificateur, mais aussi comme un levier géopolitique, avec des implications différenciées selon les contextes territoriaux.

Troisièmement, les solutions existent et sont pour partie accessibles de manière autonome. Leur mise en œuvre suppose une réorientation des priorités d’investissement et une reconnaissance de la gestion de l’eau comme enjeu central de sécurité nationale.

Quatrièmement, l’histoire récente de la région rappelle que les crises environnementales peuvent agir comme des accélérateurs de fragilisation politique et sociale. Ignorer cette dimension, c’est prendre le risque de voir les tensions hydriques se transformer en facteurs d’instabilité plus larges.

Au-delà du cas iranien, ces enseignements concernent l’ensemble des pays des zones arides, du Maghreb au Machreq, du Sahel au Golfe. La préservation du patrimoine hydraulique ancestral, la généralisation des techniques d’économie d’eau, la récupération des eaux de pluie, la lutte contre l’érosion des sols et le développement du recyclage des eaux usées ne sont pas des politiques sectorielles parmi d’autres. Elles constituent les piliers d’une souveraineté durable face aux défis climatiques et géopolitiques du siècle.

L’eau, par sa raréfaction progressive, redessine la carte des vulnérabilités et des puissances. Les pays qui feront de sa gestion un facteur de cohésion interne et de coopération régionale seront mieux armés pour les décennies à venir.

* Analyste stratégique  (sécurité hydrique et géopolitique).

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« Layali Ramadan » | Concert de Ouled El Bled et Neila Benloucif

Von: Yusra NY
05. März 2026 um 00:16

Dans le cadre de « Layali Ramadan », l’Institut français de Tunisie accueille le groupe Ouled El Bled et la chanteuse algéro-tunisienne Neila Benloucif pour une soirée aux inspirations arabes et amazighes.

Né d’une immersion au Maroc, le groupe mêle compositions originales en darija et héritages musicaux dans un univers sensible et contemporain.

Le rendez-vous est donné pour ce jeudi 5 mars à 21h à l’Institut français de Tunis et l’entrée est libre dans la limite des places disponibles.

Notons que Ouled El Bled sera aussi en concert à l’Institut français de Sousse le 6 mars à 21h.

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Tunisie | Solidarité avec Saloua Ghrissa (CRLDHT)

Von: Yusra NY
04. März 2026 um 23:28

Le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT) exprime sa solidarité totale avec l’universitaire et militante des droits humains Saloua Ghrissa, directrice exécutive de l’Association pour la promotion du droit à la différence.

Arrêtée le 10 décembre 2024, Saloua Ghrissa est maintenue en détention depuis plus de 448 jours. Elle comparaît pour la première fois devant le tribunal de première instance de Bizerte le 5 mars 2026.

« Maintenir une militante des droits humains en prison pendant plus d’un an sans jugement est une injustice flagrante et une nouvelle illustration de la répression qui vise aujourd’hui les voix critiques, les associations et les défenseur·es des droits humains en Tunisie.», déplore le CRLDHT

La même source estime que ces poursuites « s’inscrivent dans une stratégie de criminalisation du travail associatif et de la solidarité, notamment envers les personnes les plus vulnérables et qu’elles participent à un climat d’intimidation visant à réduire au silence celles et ceux qui documentent les violations des droits et s’engagent pour les libertés fondamentales».

Le CRLDHT exige la libération immédiate de Saloua Ghrissa et la fin de l’instrumentalisation de la justice contre les acteur·ices de la société civile.

Communiqué

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Peine confirmée en appel | Wadie Jary en grève de la faim sauvage

Von: Yusra NY
04. März 2026 um 22:55

Suite à la confirmation du verdict de la Cour d’appel de Tunis le condamnant à trois ans de prison ferme, Wadie Jary, ancien président de la Fédération tunisienne de football (FTF), a décidé d’entrer en grève de la faim sauvage.

C’est ce qu’annonce un communiqué publié sur la page de Wadie Jary, en rappelant que cette condamnation concerne l’affaire de la participation d’une équipe scolaire à un tournoi de la CAF et qu’après une cassation du premier jugement en décembre 2025, « la Cour d’appel a choisi de réimposer la peine initiale de trois ans, ignorant les arguments de la défense et les nouveaux cadres législatifs. »

La même source dénonce une violation flagrante de la Constitution et des principes d’équité, en rappelant que le verdict a été prononcé sur la base de l’article 96, « alors que la nouvelle loi de juillet 2025, signée par le chef de l’État, stipule clairement qu’il ne peut y avoir de crime sans préjudice financier prouvé pour l’État ou enrichissement illicite ».

Le communiqué affirme par ailleurs que la Confédération africaine de football a confirmé l’absence d’infractions et la régularité de la participation de la Tunisie.

Dénonçant une injustice et un acharnement, Wadii Jary a décidé d’entrer en grève de la faim sauvage pour protester contre ce qu’il qualifie « d’injustice flagrante ».

Y. N.

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Gestern — 04. März 2026Kapitalis

Une création tunisienne pour célébrer les 70 ans de diplomatie entre le Japon et la Tunisie

Von: Yusra NY
04. März 2026 um 22:12

Parmi plus de 60 propositions, c’est le design d’une Tunisienne établie au Japon qui a remporté le concours pour le logo du 70e anniversaire des relations bilatérales. Entre fluidité et symbolisme, cette œuvre marquera tous les événements certifiés de cette année commémorative historique.

C’est ce qu’annonce l’ambassade du Japon en Tunisie, en précisant que dans ce logo, le chiffre « 70 » est relié par une ligne continue ; le nœud entre le 7 et le 0 symbolisant le lien et le dialogue entre les deux pays, et la ligne fluide représentant leur histoire de coopération.

« Ce logo peut être utilisé pour les projets certifiés comme événements commémoratifs du 70e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre le Japon et la Tunisie », ajoute l’ambassade du Japon, tout en exprimant sa gratitude envers tous ceux ayant participé à ce projet.

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Météo | Tunisie : Nouvel épisode pluvieux dès jeudi soir

Von: Yusra NY
04. März 2026 um 21:13

L’Institut national de la météorologie (INM) a émis un bulletin, ce mercredi 4 mars 2026, annonçant un changement significatif des conditions météorologiques sur l’ensemble du pays.

Selon les dernières prévisions, la situation commencera à se dégrader dès la fin de journée du jeudi 5 mars, avec des pluies éparses, prenant parfois un caractère orageux, dans la plupart des régions du pays.

L’INM précise que ces précipitations seront particulièrement abondantes durant la nuit de jeudi à vendredi, touchant d’abord l’extrême sud et le sud-ouest de la Tunisie.

La journée du vendredi marquera une extension de l’activité pluvieuse vers les régions du nord avec des quantités maximales variant entre 20 et 40 millimètres, ainsi que des vents forts dans la plupart des régions.

Y. N.

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Depuis sa cellule, le député Ahmed Saïdani entame une grève de la faim

Von: Yusra NY
04. März 2026 um 20:40

Depuis sa cellule à la prison civile de la Mornaguia, où il est en détention depuis le 6 février, le député Ahmed Saïdani est entré en grève de la faim ce mercredi 4 mars 2026.

C’est ce qu’a fait savoir son collègue, le député Bilel Mechri, dans une publication diffusée cet après-midi sur sa page Facebook, précisant qu’Ahmed Saïdani vient d’être condamné à de la prison ferme.

En effet, le 19 février, il a écopé de huit mois de prison ferme, une peine prononcée par la chambre correctionnelle du Tribunal de première instance de Tunis pour « atteinte à autrui via les réseaux publics de télécommunications ».

Y. N.

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La SNCFT dénonce de nouveaux actes de vandalisme

Von: Yusra NY
04. März 2026 um 19:56

La Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT) a déploré de graves agressions contre ses équipements, entraînant des perturbations majeures pour les usagers.

Dans un communiqué publié ce mercredi 4 mars 2026, la SNCFT a annoncé que l’un de ses trains circulant sur la ligne de la banlieue sud (Tunis-Erriadh) a été la cible de jets de pierres lors des navettes nocturnes du mardi, et ce, au niveau de la gare Tahar Sfar.

Plusieurs vitres ont été brisées sans compter le mouvement de panique et un état de terreur parmi les passagers présents, déplore la SNCFT qui a annoncé le retrait immédiat du train pour des opérations de maintenance urgentes.

« Ces événements rendent notre mission de service public encore plus difficile. Ils nous contraignent à annuler certaines rotations, faute de matériel disponible et sécurisé », précise la même source en appelant au civisme et au renforcement sécuritaire.

Y. N.

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Flambée des prix du pétrole et hausse des taux d’intérêt

04. März 2026 um 13:06

Les investisseurs doivent se préparer dès maintenant à une hausse des taux d’intérêt en raison de l’escalade de la guerre israélo-américaine contre l’Iran, avertit Nigel Green, le PDG du cabinet de conseil financier du groupe deVere, alors que les marchés pétroliers sont en pleine tourmente suite aux menaces qui pèsent sur la navigation dans le détroit d’Ormuz, voie de passage essentielle pour environ 20 % de l’approvisionnement mondial en pétrole brut.

Un commandant des Gardiens de la révolution iraniens a déclaré, mardi 3 mars 2026, que le détroit d’Ormuz, principal axe de transport mondial de pétrole brut, était fermé et a menacé d’incendier tout navire tentant de le franchir. Le marché n’a pas manqué de réagir : le Brent a dépassé les 87 dollars le baril après une hausse de plus de 9 % en une seule séance, tandis que le West Texas Intermediate a franchi la barre des 83 dollars, en hausse de plus de 8 %, enregistrant ainsi l’une des plus fortes progressions à court terme depuis plus d’un an.

Une inflation globale

Nigel Green déclare : «Lorsque le prix du pétrole flambe avec une telle ampleur et une telle rapidité, l’inflation ne progresse pas lentement, elle s’accélère brusquement. L’énergie est omniprésente dans toutes les chaînes d’approvisionnement. Une hausse durable du Brent vers 90 dollars modifie fondamentalement les perspectives d’inflation et oblige à revoir les anticipations de taux d’intérêt.» Il poursuit : «Les marchés s’étaient positionnés en prévision de coûts d’emprunt plus faibles, mais ce scénario est désormais remis en question. Un nouveau choc énergétique de cette ampleur réduit la marge de manœuvre pour des baisses de taux et accroît la probabilité que la politique monétaire reste restrictive plus longtemps que prévu par les investisseurs.»

Le PDG de deVere explique : «La hausse des prix du pétrole se répercute directement sur les transports, la logistique, la production alimentaire et les factures d’énergie des ménages. Cette pression se traduit rapidement par une inflation globale, puis se répercute sur l’inflation sous-jacente via les salaires et les décisions de prix des entreprises. Les banques centrales sont parfaitement conscientes de ce mécanisme de transmission.»

Les taux restent élevés

Si les anticipations d’inflation recommencent à augmenter, les autorités monétaires réagiront avec fermeté. Par conséquent, les investisseurs doivent se préparer à ce que «les taux restent élevés jusqu’en 2026, voire augmentent encore si l’inflation persiste».

Sur les marchés obligataires, «les rendements obligataires s’ajustent déjà pour refléter la baisse de confiance dans les baisses de taux à court terme. Le risque de duration s’accentue dans ce contexte», avertit Green.

Le dollar américain attire de nouveau des flux de capitaux vers les valeurs refuges. En période d’escalade géopolitique conjuguée au risque inflationniste, les capitaux se tournent vers les actifs libellés en dollars. «Nous constatons une demande accrue de bons du Trésor et d’obligations de haute qualité, les investisseurs recherchant à la fois rendement et sécurité», souligne l’expert.

À ces niveaux, le pétrole comprime également les marges des entreprises. Celles qui doivent faire face à la hausse de leurs coûts de production devront soit absorber l’impact, soit le répercuter sur les consommateurs.

«Les deux scénarios ont des conséquences sur les prévisions de résultats et la valorisation des actions», souligne le PDG de deVere, qui insiste sur le risque de prolongation du conflit. «Les marchés ne peuvent pas anticiper une résolution rapide. La perturbation de l’un des corridors énergétiques les plus critiques au monde engendre un risque structurel», ajoute-t-il. Et conclut par ce conseil : «Le positionnement des portefeuilles doit tenir compte de la possibilité que les prix élevés du pétrole persistent pendant des mois, et non des jours.»

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Recherche de 6 pêcheurs disparus au large de Kélibia

04. März 2026 um 12:13

Les garde-côtes ont reçu, le 1er mars 2026, un signalement concernant la disparition d’un bateau de pêche en haute mer au large de Kelibia. Le bateau avait quitté le port de pêche de cette cité balnéaire du gouvernorat de Nabeul le 24 février.

C4est ce qu’a déclaré le porte-parole de la Garde nationale, le général de brigade Houssemeddine Jebabli, à Mosaique FM, ajoutant que les opérations de recherche et de sauvetage avaient débuté immédiatement après le signalement de la disparition du bateau, qui avait six membres d’équipage à son bord. Un hélicoptère de la Garde nationale effectue actuellement des recherches aériennes en renfort des recherches maritimes, a-t-il encore précisé, mais les pêcheurs sont toujours introuvables.

I. B.  

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Poursuivi en justice pour avoir comparé Kairouan à «l’île d’Epstein» !

04. März 2026 um 11:59

Ce n’est pas une blague, même si elle y ressemble beaucoup : plusieurs avocats du barreau de Kairouan ont porté plainte contre un jeune homme pour propos injurieux envers cette ville du centre de la Tunisie, tenus dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux.

Dans cette vidéo, le jeune homme a comparé (ô sacrilège !) le gouvernorat de Kairouan à «l’île d’Epstein», provoquant l’indignation de nombreux Kairouanais, rapporte Mosaïque.

L’avocat Mohamed Faleh Chebbi a confirmé sur Facebook que le parquet avait autorisé l’ouverture d’une enquête qui sera menée par une unité de police judiciaire de la capitale des Aghlabides qui, comme tout le monde sait, est une cité vertueuse.

Au rythme où évolue les choses en Tunisie, il va falloir bientôt tourner sa langue trente-six-mille fois avant d’ouvrir la bouche. Et la fermer une fois pour toute serait un bien moindre mal. Les avocats sont les premiers avertis !

I.B.

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