Extradé d’Algérie, Seifeddine Makhlouf, ancien député et président de la coalition radicale Al-Karama a été placé en détention.
Sa mise en détention a été ordonnée par le procureur du tribunal de Tunis, et ce, en application de peines récemment prononcées à son encontre en première instance ainsi que par la Cour d’appel de Tunis.
Cette information a été confirmée par un responsable judiciaire cité, ce samedi 18 janvier 2026, par l’Agence Tap, sachant qu’alors qu’il était en état de fuite, la chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Tunis a prononcé, mercredi dernier, une peine de 5 ans de prison par contumace à son encontre.
Ce dimanche soir à 20h00 (heure marocaine) au Stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, le Maroc affronte le Sénégal en finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, un moment attendu par tout le public marocain depuis le début du tournoi.
Hôtes de cette CAN, les Lions de l’Atlas espèrent décrocher une deuxième étoile continentale — la première depuis 1976 — avec leur attaquant vedette Brahim Díaz, déjà en tête du classement des buteurs, et le retour décisif d’Achraf Hakimi en défense. Face à eux, les Lions de la Téranga du Sénégal comptent sur l’expérience de Sadio Mané et la solidité de leur collectif pour conserver leur titre continental. Ce Maroc – Sénégal CAN 2025 promet d’être un spectacle intense et riche en émotions pour tous les supporters marocains réunis derrière les Lions.
Vient de paraître dans la collection «Contemporains», dirigée par Eric Brogniet, aux éditions Asmodée Edern, à Bruxelles, ‘‘Je te revois, père’’ (130 pages, 21euros), récit écrit par le poète, Tahar Bekri.
Entre écriture autobiographique, fiction et conte, le poète donne à lire des récits émouvants sur les rapports au père, la mère, trop tôt disparue, l’hommage à la palmeraie de l’enfance, Gabès.
La mémoire intime s’écrit dans le contexte collectif, entre pays natal et exil. Un retour aux sources, à l’évocation testamentaire.
Voix intérieure, quête profonde des repères, résonance historique, s’entremêlent dans une prose largement poétique où le poète met son cœur à nu.
Le livre dont la couverture reproduit une calligraphie de Hassan Massoudy sortira en librairie le 1er février 2026.
Le Parti destourien libre (PDL) a organisé ce dimanche 18 janvier 2026, à Tunis, «une marche nationale pour réhabiliter le concept d’unité nationale et raviver les nobles principes unissant les Tunisiens».
La marche a démarré vers 9 heures devant le Lycée Alaoui. Elle devra traverser les rues Tahar Haddad et Abdelwahab pour arriver à la place Maaqal Al-Zaim, à la lisière de la Médina de Tunis, non loin de la maison où Habib Bourguiba, le leader nationaliste et fondateur du Néo Destour (ancêtre du PDL), avait été arrêté par les autorités coloniales françaises, ainsi que 20 autres militants nationalistes, il y a exactement 74 ans, le 18 janvier 1952, déclenchant ainsi une grève générale et des émeutes violentes à travers tout le pays, qui ont abouti à l’indépendance, le 20 mars 1956.
Les manifestants ont protesté contre l’instrumentalisation de la justice dans les règlements de comptes politiques et la dégradation de la situation générale dans le pays, et appelé à la libération de la leader de leur parti, Abir Moussi, incarcérée depuis le 4 octobre 2023 et poursuivie dans plusieurs affaires, ainsi que les autres prisonniers politiques dans les prisons tunisiennes.
En choisissant de défiler à la date anniversaire du 18 juin 1952, qui marque le déclenchement de ce qui est appelé la «révolution tunisienne» contre l’occupation française, les militants du PDL ont voulu inscrire leur combat actuel dans un esprit d’unité nationale qui dépasse les conflits idéologiques et les différends politiques. Cette volonté s’est d’ailleurs exprimée dans les slogans unificateurs scandés à cette occasion.
Le nombre de visiteurs dans les centres d’hydrothérapie en Tunisie en 2025 a atteint 7 millions de personnes, réparties dans 490 centres comprenant des stations thermales, des bains minéraux et des spas d’eau de mer et d’eau douce.
C’est ce qu’a indiqué le directeur général de la santé au ministère de la Santé, Walid Naïja, en marge de sa participation au Forum de Kapsa sur l’hydrothérapie, jeudi 15 janvier 2026, soulignant l’intérêt grandissant pour l’hydrothérapie en tant que pratique à la fois thérapeutique et touristique, les centres d’hydrothérapie ayant enregistré un taux de croissance estimé à 5 % entre 2024 et 2025.
Par ailleurs, 70 % des visiteurs des centres et stations de thérapie par l’eau en Tunisie sont des touristes étrangers, qui se rendent notamment dans les centres de thérapie par l’eau de mer, renforçant ainsi la position de la Tunisie comme destination de premier plan dans le domaine du tourisme médical.
Walid Naïja a déclaré que le nombre de visiteurs dans les centres de thérapie par l’eau de mer a atteint 180 000 visiteurs en 2025, ce qui souligne la nécessité d’un soutien accru en matière d’investissement, de développement des infrastructures et d’amélioration de la qualité des services de santé fournis.
Le responsable a formé l’espoir que le volume des revenus du secteur augmentera dans les années à venir avec la mise en service de nouvelles unités et la réalisation de projets, notamment ceux relatifs aux cités médicales dont les études techniques et économiques ont été achevés.
Le ministère de la Santé s’efforce de renforcer la position de la Tunisie en tant que plateforme régionale d’exportation de services de santé, faisant de l’hydrothérapie un secteur clé pour attirer de nouveaux marchés, a souligné le directeur général de la Santé, ajoutant que l’hydrothérapie est une option de traitement complémentaire au système traditionnel et qu’elle s’est avérée efficace dans le traitement des maladies chroniques telles que les rhumatismes et les maladies respiratoires, ainsi que dans la réadaptation fonctionnelle et motrice et la santé mentale.
«Je lance un appel à mes amis qui sont en colère et affectés par les rumeurs qui circulent concernant le possible déménagement du ministère des Affaires culturelles de son emplacement actuel à la Kasbah vers un autre lieu : s’il vous plaît, gardez votre colère pour quelque chose qui la mérite davantage, et conservez votre douleur pour quelque chose qui mérite davantage que l’on souffre pour elle !», a lancé le chroniqueur Mokhtar Khalfaoui dans un poste Facebook, minimisant l’importance de la polémique suscitée à ce sujet qui, selon lui, ne méritait pas tant de tapage.(Ph: Cité de la culture de Tunis où seraient transférés les bureaux du ministère des Affaires culturelles).
Latif Belhedi
L’information selon laquelle le gouvernement aurait décidé de transférer le siège du ministère des Affaires culturelles de son emplacement actuel, à la Kasbah, non loin du siège du gouvernement et du ministère de la Défense, vers la Cité de la culture de Tunis, sur l’avenue Mohammed V, a suscité une vive polémique, notamment au sein des milieux culturels. On craint en effet que sa mise en œuvre ne compromette l’avenir d’un secteur marginalisé depuis des années.
Dans ce contexte, la Fédération générale de la culture et de l’information, affiliée à l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), a exigé l’annulation immédiate de cette décision. Elle demande un moratoire jusqu’à ce qu’un autre lieu soit trouvé pour le ministère des Affaires culturelles, afin de garantir le respect des droits des acteurs culturels, et de préserver le statut et le rôle national de ce ministère.
Dans un communiqué publié vendredi 16 janvier 2026, le syndicat a affirmé que toute décision de cette ampleur «doit reposer sur une approche globale prenant en compte les intérêts du secteur et de toutes les personnes qui y sont liées». Elle a averti que le transfert du siège du ministère pourrait perturber le travail administratif et culturel, porter atteinte aux droits des intellectuels, du personnel et des fonctionnaires, et nuire aux infrastructures culturelles publiques, aggravant ainsi la marginalisation dont souffre le secteur depuis des années.
Le syndicat a également souligné sa détermination à défendre le secteur, la dignité de ses travailleurs et le droit à une culture nationale libre et efficace, et a demandé des clarifications officielles à la communauté culturelle concernant les raisons de cette décision et ses conséquences potentielles.
Valeur historique et identitaire
Le Syndicat indépendant des réalisateurs producteurs (Sirp)a exprimé, quant à lui, sa profonde inquiétude quant à la décision de transférer le siège du ministère, considérant que «le siège actuel n’est pas un simple espace administratif, mais revêt une valeur historique et culturelle qui incarne l’identité de la culture tunisienne et son long parcours, et témoigne de moments charnières de l’histoire de la création artistique dans le pays.»
Le Sirp a réaffirmé son attachement au maintien du siège historique du ministère des Affaires culturelles, comme un prolongement de la mémoire nationale et une manifestation de la continuité culturelle, avertissant qu’«une décision unilatérale prise sans consultation des artistes, des intellectuels et des instances professionnelles représente une dévalorisation de la culture et une marginalisation du rôle des arts et de la créativité dans le projet de société.»
Une atteinte à la mémoire nationale
Parallèlement, sur les réseaux sociaux, plusieurs internautes ont exprimé leur rejet de cette décision. La professeure d’université Raja Ben Slama a déclaré que «la réquisition du siège du ministère des Affaires culturelles est une atteinte à la mémoire nationale et un mépris pour la culture.»
Mme Ben Slama, ex-directrice générale de la Bibliothèque nationale, a lancé un appel à ne pas accepter cette décision et à empêcher sa mise en œuvre, considérant que «la véritable richesse de ce pays réside dans sa culture, son histoire, sa civilisation et son patrimoine», affirmant que l’application de cette décision constituerait «une nouvelle tragédie parmi celles que le pays a connues ces dernières années».
L’activiste Thamer Idriss considère que la décision d’évacuer le ministère des Affaires culturelles de son siège historique à la Kasbah «n’est pas une simple procédure administrative de déménagement, mais une atteinte flagrante à la symbolique historique et au statut souverain de la culture en Tunisie». Selon lui, «le transfert du siège du ministère loin de la Place du Gouvernement reflète une tendance inquiétante à la marginalisation du secteur culturel et à l’affaiblissement de sa présence au centre du pouvoir décisionnel».
Idriss souligne que le siège actuel du ministère des Affaires culturelles «n’est pas qu’un ensemble de murs, mais un symbole de la mémoire nationale et un emblème indissociable de l’identité de l’État tunisien depuis l’indépendance». Il ajoute que «son démantèlement sans vision claire ni alternative appropriée perturbe le fonctionnement de l’administration et constitue un dénigrement de la valeur des créateurs et des intellectuels qui voient en cet édifice un symbole de leur présence au cœur de l’État».
Le siège du ministère des Affaires culturelles est considéré comme l’un des monuments administratifs à forte valeur symbolique en Tunisie, car il est situé sur la place du Gouvernement, dans la capitale, à proximité d’institutions souveraines, dont le ministère de la Défense ou celui des Finances.
Une politique culturelle inexistante
A l’appui de leur position, les personnes opposées au transfert du siège du ministère des Affaires culturelles citent les noms des nombreux ministres et hommes de culture qui ont dirigé cette institution tels Chedly Klibi, Béchir Ben Slama, Habib Boularèsou autres Abdelbaki Hermassi.
En réponse à cette polémique qu’il trouve déplacée et inutile, Mokhtar Khalfaoui a écrit, sur le ton de l’ironie : «S’il nous faut pleurer, pleurons donc pour une politique culturelle inexistante, une industrie culturelle en déclin et un modèle de développement culturel absent. Et s’il nous faut pleurer, pleurons donc pour un ministère de la Culture dont le budget ne dépasse pas 0,73 % du budget de l’État !»
Un groupe d’hommes divorcés et de pères a manifesté, le 15 janvier 2026, devant l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), au Bardo, pour exiger une révision de la législation tunisienne sur la pension alimentaire, un sujet qui est revenu au premier plan du débat public et parlementaire en Tunisie ces derniers mois, dans un contexte socioéconomique difficile où le nombre de divorces prononcés par les tribunaux explose : entre 14 000 et 16 000 par an, soit environ 40 à 46 par jour, marquant une tendance à la hausse significative au cours des dernières années.
Les manifestants ont dénoncé un système qu’ils jugent déséquilibré et ont affirmé vouloir «faire entendre la voix des personnes marginalisées» dans un conflit qui affecte directement la vie familiale
Lors du sit-in, les participants ont réitéré deux revendications principales : une forme de garde partagée qui reconnaît une responsabilité parentale plus équilibrée, et la fin des peines de prison comme sanction automatique pour non-paiement de la pension alimentaire.
Selon les manifestants, la détention «punit la précarité» sans apporter de solution durable au problème de la pension alimentaire, en particulier dans un contexte économique marqué par les difficultés d’emploi et l’instabilité des revenus.
En Tunisie, la pension alimentaire pour enfants est régie par le Code du statut personnel (CSP) et vise principalement à assurer l’entretien des enfants, notamment, conformément à la définition légale, les dépenses telles que l’alimentation, l’habillement, le logement et l’éducation.
La compétence procédurale relève du tribunal cantonal du domicile du créancier ou du débiteur, tandis que le juge aux affaires familiales peut ordonner des mesures provisoires lors d’une procédure de divorce.
L’une des questions les plus controversées demeure le caractère répressif du non-paiement : l’article 53 bis du CSP prévoit des sanctions pénales, notamment une peine d’emprisonnement de trois mois à un an et une amende, en cas de non-paiement délibéré.
En parallèle, le Fonds de garantie des pensions alimentaires et des rentes de divorce, créé en 1993, intervient pour protéger les femmes divorcées et leurs enfants lorsque les décisions de justice ne sont pas exécutées, en se procurant ensuite le droit de recouvrer les sommes dues auprès du débiteur.
Cette mobilisation s’inscrit dans un débat plus large qui se dessine déjà au Parlement, avec des propositions et des positions favorables à une réforme explorant des alternatives à la détention, notamment la possibilité d’amnisties ou de régularisations pour les dettes liées aux pensions alimentaires.
À ce jour, aucune réaction officielle n’a été enregistrée de la part des autorités ou du Parlement, tandis que les organisateurs affirment vouloir poursuivre la mobilisation afin d’ouvrir un dialogue institutionnel sur la réforme.
Né en 1963 à Lyon, Thierry Renard, est poète, directeur littéraire près des éditions La Rumeur Libre, directeur artistique de l’Espace Pandora, à Vénissieux.
Parallèlement à son activité culturelle, il mène une œuvre de création qui compte de nombreux ouvrages, rassemblés dans les Œuvres poétiques (parus en deux volumes, en 2016 et 2018, aux Editions La rumeur libre.). De son aveu, sa rencontre avec l’écrivain Charles Juliet, en 1978, fut déterminante.
L’ambassade de France en Tunisie a annoncé le lancement du nouveau site web « Portail Eco », plateforme interactive d’orientation destinée en particulier aux entreprises et aux porteurs de projets.
En quelques clics, ils pourront trouver le bon interlocuteur de l’équipe économique France à Tunis pour accompagner leurs projets et répondre à leurs besoins
Vous cherchez à investir, nouer des relations d’affaires, acquérir des biens ou services, ou recruter localement ? Ce portail éco vous orientera vers le bon service ou opérateur, lit-on dans le communiqué de l’ambassade.
Le collectif des « femmes contre l’injustice et la tyrannie » a de nouveau exprimé sa solidarité avec Saadia Mosbah, présidente de l’association Mnemty qui est en détention depuis mai 2024.
Dans un communiqué publié ce samedi 17 janvier 2026, le collectif a indiqué que Saadia Mosbah souffre de maladies chroniques et ne représente un danger pour personne, et demande de ce fait sa libération provisoire, tout en garantissant sa présence aux prochaines audiences.
« Saadia est emprisonnée depuis 620 jours en raison de son engagement militant et de son combat pour les droits humains et contre les discriminations raciales », a encore déploré le collectif.
Saadia Mosbah militante féministe qui a consacré sa vie à dénoncer le racisme systémique et à promouvoir l’égalité est poursuivie pour blanchiment d’argent, enrichissement illicite et association de malfaiteurs. Accusations qu’elle rejette totalement.
Sa détention suscite une vive inquiétude parmi les organisations de défense des droits de l’homme à l’échelle nationale et internationale.
Un ancien cadre bancaire a été condamné, hier, pour avoir siphonné les comptes de plusieurs clients, principalement des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE).
Selon une source judiciaire citée par la radio Diwan FM, l’accusé profitait de ses fonctions pour effectuer des prélèvements illicites sur une période prolongée.
Les investigations ont révélé que les sommes étaient détournées par étapes successives, ciblant particulièrement les comptes de clients vivant hors du pays.
Le tribunal de Tunis a rendu son verdict ce vendredi, condamnant l’ex-cadre à 6 ans de prison ferme et à une amende de 133.000 dinars, ajoute la même source.
L’Organisation internationale de protection des enfants de la Méditerranée a annoncé, ce samedi 17 janvier 2026, le dépôt d’une plainte visant plusieurs pages et comptes sur les réseaux sociaux, et ce, pour abus sur mineurs.
L’organisation dénonce un système de « détournement numérique » ciblant les mineurs tunisiens et appelle à la mobilisation des moyens logistiques nécessaires pour identifier les responsables de dizaines de pages, dont les propritéaire vont jusqu’à l’abus sexuel en proposent des services sexuels tarifés impliquant des enfants.
Le communiqué appelle à une intervention de l’État face à ces pratiques, qualifiées de « graves crimes et de menace pour la sécurité nationale» par l’organisation qui exige une action immédiate du ministère des Technologies et les services de sécurité et des unités de lutte contre la cybercriminalité.
La traque de ces réseaux interconnectés doit être intensifiée afin de protéger l’intégrité psychologique des mineurs victimes, souligne encore la même source.
L’examen de l’affaire de l’évasion de cinq dangereux terroristes, en octobre 2023, de la prison civile de la Mornaguia a été reporté et la date du verdict annoncée.
La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le tribunal de première instance de Tunis a décidé de reporter l’affaire au 20 janvier 2026 en vue de poursuivre l’audition de tous les suspects et afin de rendre un verdict le jour même.
Notons que 40 individus sont accusés de lien avec cette affaire d’évasion des 5 terroristes ader Ghanmi, Ameur Belaâzi, Ahmed Melki, alis «Somali», Raed Touati et Alaeddine Ghazouani classés parmi les dangereux en Tunisie ayant pris part à des attaques et des assassinats politique de Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi en 2013.
Les cinq détenus s’étaient évadés le 31 octobre 2023 mais leur cavale n’aura pas duré bien longtemps, ils ont tous été arrêtés à des jours d’intervalle, le dernier a été capturé le 7 novembre.
La justice a fixé la date du procès du Lotfi Mraihi président de l’Union populaire républicaine (UPR) dans le cadre d’une nouvelle affaire à caractère pénal.
Une source a affirmé, ce samedi 17 janvier 2026, à Mosaïque FM que la Chambre criminelle près le Tribunal de première instance de Tunis a fixé la date du procès au 20 janvier courant.
Rappelons que Lotfi Mraihi a été arrêté en juillet 2024 alors qu’il était candidat à la présidentielle et a été condamné à 8 mois de prison ferme, une amende de 2000 dinars et l’inéligibilité à vie, accusé d’avoir soudoyé des électeurs avec des dons en liquide lors des présidentielles de 2019
Il a également écopé d’une peine de 6 mois ferme dans le cadre d’une affaire d’utilisation de moyens de télécommunication pour diffuser de fausses informations.
Un récent rapport de Greenpeace Mena prévoit que la production de déchets au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (Mena) doublera presque d’ici 2050, passant de 129 millions de tonnes par an actuellement à 255 millions de tonnes. Ce rapport souligne l’ampleur de la pollution plastique et met en lumière le rôle croissant des initiatives citoyennes pour pallier les carences des gouvernements.
Intitulé «Problème mondial, solutions locales», le rapport se concentre sur cinq pays de la région : l’Égypte, le Liban, l’Arabie saoudite, le Maroc et la Tunisie, et met en avant le travail des organisations locales engagées dans la lutte contre la pollution plastique, notamment en milieu marin.
En Tunisie, le rapport met en lumière le travail de l’ONG Notre Grand Bleu (NGB), active dans la protection des écosystèmes marins et la gestion des déchets.
La Tunisie produit plus de 2,5 millions de tonnes de déchets par an, dont environ 188 000 tonnes de plastique. Chaque année, près de 80 000 tonnes de plastique polluent ses côtes, dont 17 000 tonnes finissent directement en mer.
Cette pollution a un impact grave sur la biodiversité marine. Des résidus de plastique ont été retrouvés chez 80 % des animaux échoués ou autopsiés sur les plages, notamment les tortues marines, selon Greenpeace Mena.
Malgré l’adoption de décrets interdisant les sacs plastiques à usage unique en 2016 et en 2020, leur application reste largement insuffisante. Les sacs interdits sont toujours omniprésents sur les marchés, ce qui témoigne des lacunes de la mise en œuvre de la législation, souligne le rapport.
Fondée en 2012 par des plongeurs, des pêcheurs et des chercheurs, Notre Grand Bleu s’est imposée comme un acteur majeur de la conservation marine en Tunisie. L’ONG associe la recherche scientifique au savoir-faire des pêcheurs locaux. Elle lutte notamment contre la pollution plastique et milite pour l’interdiction des engins de pêche en plastique.
Selon ses estimations, environ 100 000 casiers à poulpes en plastique sont perdus chaque année dans le golfe de Monastir, continuant de piéger la faune marine.
L’association développe également des projets d’économie circulaire, en collaborant avec des artisans qui transforment les engins de pêche récupérés en objets décoratifs, et mène des campagnes de sensibilisation auprès des jeunes ; plus de 100 jeunes membres sont formés à la plongée et à l’éducation à l’environnement.
Le rapport salue également le rôle des chiffonniers, appelés «berbechas», qualifiés de «héros invisibles» du recyclage. Ces collecteurs informels récupèrent environ 80 % des déchets recyclables du pays. Bien que l’Agence nationale de gestion des déchets (ANGed) supervise le secteur, le taux de recyclage officiel ne dépasse pas 4 %, ce qui rend le système largement dépendant de ces travailleurs non reconnus et dépourvus de protection sociale.
Greenpeace Mena estime que l’avenir de la Tunisie repose sur sa capacité à intégrer ces initiatives locales dans une stratégie nationale cohérente. L’organisation recommande notamment d’intégrer les travailleurs informels à la filière formelle du recyclage, d’accroître le soutien juridique et financier aux ONG et aux entreprises sociales, et de mettre en œuvre rigoureusement la responsabilité élargie des producteurs (REP), afin que les producteurs supportent les coûts de la gestion des déchets plastiques.
Au niveau régional, le rapport souligne que la mer Méditerranée est devenue l’une des plus polluées au monde. Bien qu’elle ne représente que 1 % des océans terrestres, elle contient 7 % des microplastiques de la planète. Les pertes économiques liées à la dégradation des écosystèmes marins sont estimées entre 500 milliards et 2 500 milliards de dollars par an.
Les risques sanitaires sont également mis en évidence. Greenpeace Mena conclut que les individus peuvent ingérer jusqu’à 68 000 particules de microplastiques par jour via l’air intérieur, une exposition associée à une inflammation chronique et à des troubles de la reproduction.
En Tunisie, la question de la lutte contre la pauvreté se pose avec acuité et dans une hypocrisie collective, structurelle et bien huilée. En apparence, il y a une unanimité politique : tout le monde veut réduire la pauvreté, ici et maintenant. Aucun parti, aucun gouvernement, aucun responsable public n’ose dire le contraire. Mais dans les faits, personne ne veut toucher aux «acquis» et inégalités structurelles qui génèrent cette pauvreté avilissante, bien ancrée partout en Tunisie.
Moktar Lamari *
Depuis quinze ans, chaque plan de développement, chaque loi de finances, chaque discours officiel promet la protection des plus vulnérables et promeut un modèle social généreux et inclusif. Un beau discours, et de belles envolées rhétoriques, mais qui restent lettres mortes, des mots qui se diluent dans l’ambiance et le vacarme des instabilités gouvernementales, ministres, partis, lois, réglementations éphémères.
Ce faisant, la pauvreté progresse, s’installe, se banalise. Ce n’est pas un accident. C’est le résultat logique d’un système politique qui parle de justice sociale sans jamais vouloir en payer le prix politique et institutionnel.
La première vérité dérangeante est celle-ci : la Tunisie post-2011 ne lutte pas contre la pauvreté, elle la gère. Elle la contient quand elle peut, la compense quand elle déborde, mais elle ne s’attaque jamais aux mécanismes qui la produisent. Pourquoi ? Parce que cela impliquerait de toucher aux inégalités. Et les inégalités, en Tunisie, sont un sujet tabou.
Gini, le chiffre que les politiques occultent
Il existe pourtant un indicateur simple, froid, têtu et implacable : le coefficient de Gini. Il mesure la répartition des revenus : 0 signifie l’égalité parfaite, 1 l’inégalité extrême.
En Tunisie, ce coefficient oscille depuis plus de vingt ans entre 0,32 et 0,35. Avant 2011, après 2011, avant et après les plans de développement. Autrement dit : la révolution n’a rien, absolument rien modifié la structure des écarts de revenus. Et ce depuis 15 ans…
Cela pose une question fondamentale : comment prétendre réduire durablement la pauvreté dans un pays où les inégalités restent structurellement intactes ?
La réponse est simple : on ne peut pas. On peut distribuer des aides, faire des discours enflammés, repousser les seuils, maquiller les chiffres et engueuler les institutions internationales qui utilisent ces indicateurs. Mais tant que la répartition des revenus ne change pas, la pauvreté revient, sort dans la vie au quotidien, mécaniquement, au moindre choc.
2016-2020 : l’illusion de la croissance inclusive
Le Plan de développement 2016–2020 est un cas d’école. Il promettait une croissance de 5 %, la création de centaines de milliers d’emplois et une réduction de la pauvreté sous les 10 %. Pour devenir ministre, l’économiste Mahmoud Ben Romdhane a prévu un décollage vertical avec 7% de taux de croissance. Et ce type d’expert domine les élites et les penseurs censés être dignes, neutres et objectifs.
Dans la réalité, la croissance moyenne a plafonné autour de 2 % (avec une moyenne annuelle de 0 durant la décennie des Frères musulmans en Tunisie), l’inflation cumulée a dépassé 20 %, et le taux de pauvreté a franchi la barre des 20 %. Le dinar a perdu plus de 60 % de sa valeur de change, en 15 ans, et le tout suit, et devient plus cher et plus inaccessible aux plus démunis.
Mais le plus grave n’est pas l’échec des objectifs. C’est l’absence totale d’autocritique. À aucun moment, le débat public n’a porté sur la fiscalité, sur les rentes, sur la redistribution, sur la concentration des revenus. On a expliqué l’échec par la conjoncture, la crise mondiale, le terrorisme, la pandémie. Tout, sauf les choix structurels.
Pendant ce temps, le coefficient de Gini est resté stable. Traduction : les riches n’ont pas perdu, les pauvres ont augmenté. La crise n’a pas nivelé. Elle a élargi la base.
Après 2021 : le renoncement assumé
Le Plan de développement 2023–2025 marque une rupture, mais pas celle qu’on croit. Ce n’est pas une rupture économique, c’est une rupture morale. On ne promet plus de réduire significativement la pauvreté. On promet de la «stabiliser».
Autrement dit : on accepte qu’un Tunisien sur cinq vive sous le seuil de pauvreté, et qu’un Tunisien sur deux vive dans la peur d’y tomber.
Avec une inflation cumulée dépassant 25 % en trois ans, cette promesse est déjà intenable. Les aides sociales augmentent, mais moins vite que le coût de la vie. Les salaires réels baissent. Les subventions sont rationalisées. Et les responsables politiques continuent d’affirmer que les catégories vulnérables sont protégées.
C’est ici que la contradiction devient insupportable : on affirme protéger les pauvres tout en laissant l’inflation faire le travail inverse.
La grande lâcheté : refuser la redistribution
Pourquoi le coefficient de Gini ne baisse-t-il pas ? Parce que personne ne veut le faire baisser. Les gouvernements préfèrent parler d’aides ciblées plutôt que de fiscalité progressive. De compensation plutôt que de redistribution. De solidarité abstraite plutôt que de transferts réels.
La fiscalité tunisienne reste faiblement progressive. L’évasion fiscale est massive. L’économie informelle prospère sans contribuer équitablement à l’effort collectif. Et l’essentiel de la charge repose sur les salariés formels et les entreprises structurées — c’est-à-dire sur une classe moyenne qui s’effondre lentement.
Voilà la vérité que le discours politique refuse d’assumer : la Tunisie finance la lutte contre la pauvreté en appauvrissant ses classes moyennes, tout en préservant les rentes.
Les propulseurs de la lutte contre la pauvreté sont en quasi-panne. Le système éducatif produit des docteurs et des ingénieurs inemployables et voués au chômage, et on laisse faire, pour éviter les choses qui fâchent l’UGTT.
L’accès au logement social est à son minimum, et les Tunisiens ne peuvent pas payer des taux d’intérêt usuraires de 12 à 15% pour construire ou acquérir un logement. Entassement dans les logements, ce qui réduit le bien-être, et des conditions minimales pour permettre l’épanouissement et le travail pour les enfants, les familles, les aînés et les malades…
Les systèmes éducation, santé et services sociaux sont en état de délabrement continu et leurs prestations deviennent simplement honteuses pour un pays qui a fait sa révolution, justement pour plus de dignité et de prospérité.
Pourquoi la pauvreté ne recule jamais ?
Parce que les politiques publiques traitent les symptômes, jamais la cause. Les leaders traitent du sujet avec des discours populistes et de la pensée magique.
Parce qu’on ajoute des programmes sans changer les règles du jeu.
Parce qu’on évite soigneusement tout débat sur la concentration des richesses.
Le coefficient de Gini est absent des discours, absent des objectifs, absent des bilans. Comme si l’égalité n’était pas un indicateur de performance politique. Or, tant que ce chiffre reste stable, toute promesse de réduction durable de la pauvreté est mensongère.
La vraie question est politique
La vraie question n’est donc pas technique. Elle est politique : les dirigeants tunisiens veulent-ils réellement réduire les inégalités, ou simplement éviter une explosion sociale ?
Gérer la pauvreté permet de survivre politiquement. Réduire les inégalités oblige à affronter les intérêts établis. Et jusqu’ici, le choix est clair.
La pauvreté en Tunisie n’est pas une fatalité. Elle est le produit d’un choix collectif : celui de préserver l’ordre économique existant tout en multipliant les discours compassionnels. Les plans de développement échouent parce qu’ils sont conçus pour ne pas déranger.
Tant que le débat public refusera de parler clairement de redistribution, de fiscalité équitable, de rentes et d’inégalités mesurées — tant que le coefficient de Gini restera un chiffre honteux qu’on cache sous le tapis — la pauvreté continuera d’augmenter, avec une régularité presque exemplaire.
La Tunisie n’a pas un problème de diagnostic. Elle a un problème de courage. Au sujet de la lutte contre la pauvreté, les leaders politiques et les médias de Tunis n’ont pas un problème d’auditoire, ils ont un problème de crédibilité… quand il s’agit de parler de pauvreté… ou de l’inégalité telle que mesurée par le coefficient Gini.
L’échec de l’expérience démocratique en Tunisie démontre que la démocratie et l’autoritarisme ne sont pas des aboutissements, mais des processus politiques contestés au sein des sociétés de la région, en vue d’une véritable autodétermination et de la réalisation de leurs aspirations à une vie plus juste.
Après le retour de la Tunisie au sein du cercle des États arabes autoritaires, le seizième anniversaire de la chute de Zine El Abidine Ben Ali [le 14 janvier 2011] pourrait sembler insignifiant. Pourtant, la Tunisie demeure au cœur des débats sur la démocratie dans la région. Non plus comme une «exception» ou un exemple à ne pas suivre, mais comme un laboratoire où les enseignements sont nombreux.
Les élections ne suffisent pas
Une décennie d’expérimentation démocratique a démontré que les élections et les dispositifs constitutionnels, bien que nécessaires, ne suffisent pas à eux seuls. Pour construire une véritable démocratie, il faut dépasser une conception étroite et procédurale de la participation démocratique et s’engager dans une réflexion plus approfondie sur la représentation, la communication, la responsabilité, la redistribution et la réforme institutionnelle.
Une police ou un système judiciaire ne deviennent pas responsables du simple fait de l’élection démocratique d’un président ou d’un parlement. Et des élections démocratiques ne peuvent compenser des décennies de répression politique qui ont anéanti les ambitions des partis politiques et leur capacité à refléter les dynamiques sociales.
En ce sens, la Tunisie illustre de façon frappante comment la restauration autoritaire s’installe et comment les acquis démocratiques peuvent être anéantis.
La consolidation du pouvoir de Kaïs Saïed repose non seulement sur la répression, mais aussi sur l’exploitation de faiblesses structurelles persistantes, telles que les inégalités économiques, la sécurisation de la société, la subordination du pouvoir judiciaire, la mainmise des médias, la polarisation, la manipulation numérique et les discours nationalistes exclusionnistes.
Sortir de l’enracinement autoritaire
Les recherches de l’Arab Reform Initiative ont mis en lumière comment ces dynamiques, conjuguées à un contrat social dénué de sens, à une société civile fragilisée et à un mouvement syndical fragmenté, ont progressivement sapé le pluralisme tout en restreignant les alternatives politiques.
Cet anniversaire est donc une invitation à se tourner vers l’avenir plutôt que vers la nostalgie. Pour la Tunisie, la question est de savoir comment envisager des voies de sortie de l’enracinement autoritaire tout en tirant les leçons d’une décennie de pratique démocratique.
Pour la région, la Tunisie demeure un exemple crucial pour comprendre à la fois la fragilité démocratique et les conditions d’un renouveau démocratique encore envisageable.
Kamel Labidi, journaliste et militant de la liberté de la presse et des droits humains en Tunisie et dans le monde arabe, est décédé ce samedi 17 janvier 2026.
Ancien journaliste à l’Agence Tunis Afrique Presse (Tap) qui a eût maille à partir, dans les années 1990, avec l’ancien président Ben Ali, suite à ses articles sur la dérive autoritaire du régime, notamment dans Le Monde diplomatique, Kamel Labidi s’est exilé et a travaillé avec de nombreux médias internationaux et organisations de défense de la liberté de la presse, notamment le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et l’International Freedom of Expression Exchange (Ifex).
Au lendemain de la révolution du 14 janvier 2011, dont on vient de célébrer le 15e anniversaire, c’est tout naturellement que l’enfant de Bouhjar a été nommé à la tête de l’Instance nationale pour la réforme de l’information et de la communication (Inric), qui mit en place le cadre réglementaire et institutionnel pour garantir la liberté, l’indépendance et l’intégrité des médias en Tunisie. L’Inric a notamment fait promulguer les décrets-lois 115 et 116 de 2011 et créer la Haute autorité indépendante pour la communication audio-visuel (Haica).
Ce dispositif a malheureusement été combattu par les lobbys politiques et d’intérêt avant d’être pratiquement enterré par le régime mis en place par le président Kaïs Saïed au lendemain de la proclamation de l’état d’exception le 25 juillet 2021.
Kamel Labidi, journaliste réputé pour son intégrité, son indépendance et sa grande humilité, était écœuré, ces dernières années, par la détérioration rapide de la situation des journalistes, de la presse et des médias en général en Tunisie et dans le monde arabe.
Il sera inhumé dans quelques jours au cimetière de son village natal à Bouhjar (Monastir). La date sera précisée ultérieurement.
Ridha Kéfi, le directeur de Kapitalis, qui avait connu le défunt et l’a côtoyé de près, témoigne : «J’avais beaucoup d’admiration pour la droiture morale, la rigueur intellectuelle et la rectitude politique de Kamel Labidi, qui était très attaché à son indépendance d’esprit. Aussi lorsqu’il m’a appelé pour le rejoindre au sein l’Inric, je n’ai pas hésité un seul instant. Et c’est ainsi que, pendant trois ans, contre vents et marées, et malgré les fortes résistances et même les attaques frontales dont nous étions alors les cibles, et souvent de la part de nos collègues journalistes, nous avions réussi à mettre en place un cadre réglementaire et institutionnel qui garantissait les conditions d’un exercice libre et responsable de l’information et de la communication en Tunisie. Malheureusement, tout cela a été perdu et la politique a réussi à reprendre la main et à détruire un secteur aujourd’hui sinistré et dans un bien pire état qu’il était dans les derniers jours du règne de Ben Ali. Ce sont ces regrets que Kamel emportera avec lui dans sa tombe, et la moindre des reconnaissances qu’on lui doit, c’est de sauver son héritage et de réhabiliter la réforme de l’information dont il avait fait le combat de toute sa vie».
C’est lors d’un événement officiel organisé jeudi soir, à Tunis, que le constructeur chinois BYD, numéro un mondial des véhicules électriques, a annoncé le lancement officiel en Tunisie de la BYD Dolphin Surf, une citadine 100 % électrique compacte, technologique et accessible, destinée à accompagner la transition vers une mobilité urbaine durable.
Latif Belhedi
Multi-primée à l’international, la Dolphin Surf arrive sur le marché tunisien avec des performances solides, un haut niveau de sécurité et des tarifs étudiés pour répondre aux besoins des conducteurs urbains.
Reposant sur la e-Platform 3.0, une architecture dédiée aux véhicules électriques, la Dolphin Surf est équipée de la Blade Battery, technologie propriétaire de BYD reconnue mondialement pour sa sécurité et sa durabilité.
Dans sa version 38,8 kWh, le modèle offre jusqu’à 445 km d’autonomie en cycle urbain et 300 km en cycle mixte WLTP, permettant de couvrir largement les trajets quotidiens et hebdomadaires.
La recharge rapide constitue un autre atout majeur : la batterie peut passer de 30 % à 80 % en seulement 30 minutes sur une borne rapide en courant continu (DC).
Côté technologie, la Dolphin Surf se positionne comme une citadine “fun & smart”. L’habitacle intègre un écran tactile central de 10,1 pouces, compatible Apple CarPlay et Android Auto, avec des mises à jour à distance (OTA).
Le modèle embarque également une commande vocale “Hi BYD”, un système de karaoké intégré et la fonctionnalité V2L (Vehicle-to-Load), permettant d’alimenter des appareils électriques externes directement depuis la voiture.
La sécurité n’est pas en reste. La Dolphin Surf est équipée de six airbags, d’un système de freinage d’urgence automatique (AEB) et d’une structure renforcée. BYD Tunisie accompagne ce lancement avec des garanties parmi les plus étendues du marché : 8 ans ou 200 000 km pour la batterie et 6 ans ou 150 000 km pour le véhicule.
Sur le plan commercial, la Dolphin Surf est proposée en quatre coloris inspirés de la nature : Lime Green, Cosmos Black, Cream White et Ice Blue. Deux versions sont disponibles : Dolphin Surf (230 kWh) à partir de 51 000 dinars TTC et Dolphin Surf (300 kWh) à partir de 55 000 dinars TTC.
Lors de la présentation officielle, Mariem Khouili, Responsable Marketing de BYD, a souligné la dimension mondiale et l’engagement environnemental du constructeur. Elle a rappelé que BYD est présent dans plus de 117 pays et que son ambition dépasse les performances commerciales. «L’engagement écologique de BYD n’est pas un discours, mais une action mesurable. Grâce à la technologie, nous avons déjà contribué à réduire plus de 115 milliards de kilogrammes de CO₂», a-t-elle souligné.
De son côté, Hajer Chekir, Directrice Commerciale de BYD Tunisie, a insisté sur le positionnement du nouveau modèle. «La Dolphin Surf est une référence mondiale de la mobilité électrique urbaine, avec plus de 15 distinctions internationales, dont le World Urban Car et le Best Invention of the Year selon Time Magazine. Elle offre technologie, sécurité, plaisir et sérénité à un prix accessible pour les Tunisiens».
Avec ce lancement, BYD Tunisie confirme sa position de leader du marché des véhicules électriques, portée par une gamme plébiscitée et un service client reconnu, et renforce son ambition de démocratiser la mobilité électrique dans le pays.