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Tunisie | La mode urbaine à l’heure du Mondial de football

27. Juni 2026 um 13:41

À Tunis, le phénomène TNZ.World — né à la croisée du streetwear, de l’art urbain et de la culture footballistique — cherche à faire de la Coupe du monde le récit de la génération tunisienne. Il délaisse les stades pour investir les quartiers, les réseaux sociaux et les nouveaux codes de la mode jeune. Le football comme sentiment d’appartenance (au-delà du simple soutien à une équipe), le maillot comme code esthétique et la rue comme espace de création.

Actif sur Instagram et Facebook sous le nom de TNZ.World, le projet se définit par des slogans tels que «Made for the World» et «Made for the Change». Il forge son identité autour du denim, du graphisme, des dessins réalisés à la main et de références à la culture urbaine, tout en prônant des valeurs de liberté, de communauté et d’appartenance.

Il ne s’agit pas seulement de vêtements, mais d’un langage visuel mêlant esthétique urbaine et narration sociale.

Conjuguer football, musique, art et culture urbaine

L’équipe de TNZ.World a assisté au vernissage de l’exposition «Histoires de football entre l’Italie et la Tunisie» (organisée par l’Institut culturel italien et l’ambassade d’Italie en Tunisie, avec un commissariat assuré par Mo’ Better Football) à la Maison des Arts du Belvédère ; elle y a captivé le public grâce à son style «patchwork» très original.

Ils ont expliqué à l’agence Ansa que leur moment de plus grande visibilité a coïncidé avec la «Tn Street World Cup 2026» — présentée comme une «Coupe du monde de football de rue» — qui s’est tenue récemment à L’Écurie, un espace culturel privé situé à Lafayette, en plein cœur de Tunis.

Cet événement de deux jours, organisé fin juin, visait à conjuguer football, musique, art et culture urbaine, proposant stands, DJ sets, ateliers, espaces de jeu et un code vestimentaire clair : porter le maillot de son équipe nationale favorite.

Ce format s’inscrit dans une tendance plus large : le retour en grâce du maillot de football comme pièce de mode, désormais intégré au streetwear mondial et non plus cantonné au seul univers des supporters.

En Tunisie, cette esthétique revêt une signification particulière, portée par le regain de visibilité internationale de l’équipe nationale, le lancement de nouvelles collections officielles inspirées des «Aigles de Carthage» et l’intérêt croissant pour des campagnes visuelles tournées dans les rues de Tunis, mettant en scène des figures de la scène culturelle contemporaine.

Le football au cœur de la culture jeune tunisienne

Tnz.World s’insère ainsi dans un paysage urbain tunisien déjà riche en graffitis, illustrations, design indépendant et initiatives culturelles locales. La référence au football dépasse le cadre sportif ; c’est un code universellement compris, populaire et fédérateur. Le maillot devient un uniforme générationnel, le tournoi de rue un décor social, et la marque un vecteur d’identité pour des jeunes qui, tout en revendiquant une esthétique locale, parlent le langage mondial d’Instagram, des «drops», des collections capsules et des événements hybrides.

Pour l’heure, le phénomène reste confiné à une niche créative et aux réseaux sociaux, sans structure organisationnelle formelle ni envergure commerciale ; toutefois, sa portée culturelle réside précisément dans sa capacité à incarner trois piliers de la culture jeune tunisienne actuelle : le football comme passion nationale, la rue comme espace d’expression et la mode comme outil de représentation de soi.

Dans un pays où la jeunesse évolue souvent entre instabilité économique, quête d’espaces culturels et désir de reconnaissance internationale, des initiatives telles que la Tn Street World Cup révèlent une Tunisie moins institutionnelle et plus informelle : créative, urbaine et connectée, capable de transformer la ferveur des supporters en style, et ce style en un récit collectif.

I. B. (avec Ansamed).

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Accord pour stimuler l’investissement italien en Tunisie

27. Juni 2026 um 12:57

En marge du Forum économique et d’affaires Tunisie-Italie, qui s’est tenu les 24 et 25 juin 2026, au siège de l’Utica à Tunis, la Cassa Depositi e Prestiti (CDP), Simest, Sace et la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-italienne (Ctici) ont signé un protocole d’accord visant à soutenir l’internationalisation des entreprises italiennes intéressées par le marché tunisien.

Le Forum a été organisé à l’initiative du ministère italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale et de l’Agence italienne pour le commerce extérieur (ICE), en collaboration avec des institutions tunisiennes et les ambassades respectives.

L’accord quadripartite vise à mutualiser l’expertise, les instruments financiers et les réseaux opérationnels des signataires par le biais d’activités conjointes d’information, de formation et de mise en relation.

Les initiatives prévues comprennent des ateliers, des séminaires, des missions institutionnelles et des rencontres d’affaires (B2B), le tout conçu pour faciliter l’accès aux outils de soutien à l’internationalisation et aux financements bonifiés.

Le protocole prévoit également l’identification et le soutien de projets de développement d’entreprises italiennes sur les marchés étrangers.

La Première ministre Sarra Zaafrani Zenzeri ainsi que le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères italien, Antonio Tajani, sont intervenus lors de la cérémonie d’ouverture du Forum.

Le groupe CDP était représenté par Laurent Franciosi, responsable du développement des marchés mondiaux, et Regina Corradini D’Arienzo, PDG de Simest.

Le Forum a rassemblé des institutions, des entreprises et des associations professionnelles des deux pays. Il comprenait une séance plénière consacrée aux mécanismes de soutien au partenariat économique bilatéral ainsi que des panels thématiques portant sur les transitions énergétique et numérique, l’industrie manufacturière de pointe, l’industrie pharmaceutique, le secteur automobile, la technologie, les matières premières critiques, l’innovation et la durabilité dans les secteurs traditionnels (notamment le textile, l’agriculture et l’aquaculture), ainsi que sur les infrastructures de transport et la logistique.

La journée du 25 juin a été consacrée à des rencontres interentreprises (B2B) entre sociétés italiennes et tunisiennes. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts visant à renforcer le partenariat économique entre l’Italie et la Tunisie, notamment dans le cadre du Plan Mattei.

La Tunisie constitue la principale destination des exportations italiennes vers l’Afrique. Les échanges bilatéraux ont atteint 6,5 milliards d’euros, les exportations italiennes s’élevant à 3,4 milliards d’euros et les importations à 3,1 milliards d’euros.

Au premier trimestre 2026, le volume des échanges a atteint 1,7 milliard d’euros — soit une hausse de 2,9 % par rapport à la même période de l’année précédente — porté principalement par les exportations italiennes, qui ont progressé de 10,9 %.

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Les mariages mixtes en Tunisie joignent les deux rives de la Méditerranée

27. Juni 2026 um 12:19

En Tunisie, les mariages mixtes n’effacent pas l’identité du pays ; au contraire, ils en révèlent la nature profonde : plurielle, littorale, fluide et façonnée par des siècles d’échanges. La Tunisie est arabe et nord-africaine, mais aussi méditerranéenne ; elle est ancrée dans son histoire nationale tout en restant constamment ouverte à la mer, à la diaspora, à la France, à l’Italie, à l’Europe et à l’Afrique subsaharienne.

Paolo Paluzzi

Il existe une Tunisie qu’un Européen reconnaît instantanément, mais qui, simultanément, défie toute classification simpliste. C’est la Tunisie des cafés de Sidi Bou Saïd, des maisons blanches de La Marsa, des rues paisibles de Carthage et des écoles multilingues où les enfants passent du français à l’arabe tunisien, de l’anglais au «tounsi», avec une aisance naturelle ; ce que les adultes pourraient percevoir comme un choix délibéré, les enfants le vivent tout simplement comme leur quotidien.

Dans ces quartiers de la capitale et du littoral, les mariages mixtes ne sont plus une anomalie suscitant la curiosité ; ils sont devenus une présence familière, souvent discrète, mais bien visible. On y trouve des Tunisiens rentrant au pays avec un conjoint étranger après des années d’études ou de travail en France, en Italie ou au Canada ; des enfants de la diaspora revenant à Tunis avec des familles déjà binationales ; ainsi que des couples ayant vécu en Europe mais ayant choisi la Tunisie pour leur carrière, leurs racines familiales, leur qualité de vie ou, tout simplement, pour un lien affectif profond avec cette région méditerranéenne.

Ni figée dans la tradition ni totalement occidentalisée

Pour ceux qui arrivent d’outre-mer, ces familles révèlent un pays bien plus complexe que ne le suggèrent les stéréotypes. Il ne s’agit ni d’une Tunisie figée dans la tradition ni d’une société totalement occidentalisée, mais plutôt d’un espace intermédiaire où les identités interagissent au quotidien.

La langue parlée à la maison, la scolarité des enfants, les fêtes religieuses, les relations avec les grands-parents, la cuisine, les démarches administratives et même la manière de se présenter aux autres : tout cela participe à un équilibre qui se construit au fil du temps.

Le couscous du vendredi peut côtoyer un dessert français ou italien. L’Aïd peut devenir une fête inclusive où une grand-mère européenne apprend à préparer des briks et une famille tunisienne découvre une nouvelle façon d’être ensemble.

Les enfants grandissent en détenant deux passeports, mais aussi en possédant deux ensembles de souvenirs, deux vocabulaires émotionnels et deux manières d’habiter la Méditerranée. Ils ne sont pas pour autant moins Tunisiens, ni moins Européens. Ils sont plutôt le fruit vivant d’une région qui, depuis des siècles, mêle langues, échanges commerciaux, migrations et retours.

Ce phénomène reste difficile à quantifier. Si les statistiques officielles tunisiennes rendent compte de la baisse générale des taux de nuptialité et de l’évolution de la structure familiale, elles ne permettent pas d’obtenir une image détaillée et aisément accessible des unions mixtes. Par conséquent, la véritable portée de ce phénomène s’appréhende mieux par l’observation sociale que par les chiffres bruts : dans les quartiers cosmopolites de la banlieue nord de Tunis, à travers les écoles bilingues et internationales, au sein des familles binationales et parmi les individus de la deuxième génération qui reviennent au pays ou y entretiennent des liens durables. Certes, des défis subsistent. Les mariages mixtes mettent à l’épreuve les coutumes, les appartenances religieuses, les contraintes administratives et les attentes familiales.

Bien que la Tunisie dispose d’un cadre juridique relatif au statut personnel progressiste à l’échelle du monde arabe, les pratiques sociales ne suivent pas toujours le rythme des réformes législatives. L’abrogation, en 2017, de la circulaire qui empêchait auparavant les Tunisiennes d’épouser des hommes non musulmans a marqué un tournant symbolique majeur.

Toutefois, comme c’est souvent le cas lors de la transition entre la loi et la société, l’évolution formelle ne fait pas immédiatement disparaître les résistances, les hésitations et les interprétations conservatrices.

Méditerranée des familles, des langues et des cuisines partagées

Vue sous un angle italien ou européen, l’union mixte en Tunisie apparaît comme l’une des expressions les plus tangibles de la «vraie» Méditerranée. Non pas celle des sommets politiques, des déclarations diplomatiques ou des dossiers de coopération, mais celle des familles, des langues mêlées, des cuisines partagées et des retours. C’est une Méditerranée du quotidien et de la sphère privée — fondée sur le compromis et l’affection — plus discrète que le monde politique, mais souvent plus durable.

Dans cette perspective, le mariage mixte n’efface pas l’identité tunisienne ; au contraire, il en révèle la nature profonde : plurielle, littorale, fluide et façonnée par des siècles d’échanges. La Tunisie est arabe et nord-africaine, mais aussi méditerranéenne ; elle est ancrée dans son histoire nationale tout en restant constamment ouverte à la mer, à la diaspora, à la France, à l’Italie, à l’Europe et à l’Afrique subsaharienne.

Ces familles ne représentent donc pas une dilution de l’identité, mais plutôt son évolution. À une époque où les frontières sont souvent dépeintes comme des murs, les familles mixtes nous rappellent que la Méditerranée est aussi une maison commune. Une maison imparfaite, parfois fragile — traversée de tensions culturelles et sociales — mais capable de transformer la différence en continuité.

Traduit de l’italien.

 D’après Ansamed.

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Ces ados israéliens qui refusent le service militaire

27. Juni 2026 um 11:22

Personne ne leur demande, mais ils disent non : de gauche à droite, Bar Zvirin, Noor Epstein et Anton Zohar Lifsches, des adolescents israéliens, ne sont pas convaincus par les arguments de la paix par la violence. À quoi bon être punk si c’est pour plier et servir ? (Photo : Des ados israéliens disent non à l’armée, à la guerre, et au génocide des Palestiniens).

Linda Dayan 

Sur le balcon du Left Bank [Rive Gauche], un espace de gauche radicale dans le centre de Tel-Aviv, un groupe de cinq adolescents roulent des cigarettes et comparent leurs dernières acquisitions littéraires. L’un s’exclame avoir acheté «Why Women Have Better Sex Under Socialism» de Kristen Ghodsee ; un autre lit au groupe un passage de prose auto-indulgente de David Foster Wallace. Sur le tableau blanc de la pièce derrière eux – couverte d’affiches marxistes et gauchistes, et meublée de chaises et de canapés au rembourrage déchiré – subsistent les vestiges d’un cours d’arabe.

L’un des adolescents, avec coupe mulet et crête iroquoise et un piercing au septum, déplore ne plus vouloir jouer de musique avec un certain groupe punk – leur batteur, dit-il, «est un putain de soldat».

«À quoi bon être un punk si c’est pour s’engager ?» demande un autre membre du groupe, avant que nous descendions parler dans le théâtre boîte noire de l’espace.

Trois des cinq adolescents qui m’accompagnent sont là pour parler d’une décision qu’ils prennent – une décision qu’ils veulent inciter leurs pairs à envisager également.

Nager à contre-courant de la société

Presque tous les Israéliens sont, par la loi, enrôlés dans l’armée israélienne, avec quelques exceptions plus ou moins controversées (citoyens arabes, étudiants des yechivot haredi). Dès le plus jeune âge, cela leur est présenté comme une phase de la vie aussi obligatoire que la fin du lycée. Ceux qui veulent contourner le service doivent nager à contre-courant de la société pour y parvenir. Ils peuvent chercher des exemptions médicales – la voie la plus courante pour échapper au service – ou tenter leur chance pour obtenir le statut d’objecteur de conscience. Mais certains, en particulier ceux qui veulent faire une déclaration politique publique, optent pour un séjour en prison militaire plutôt que d’enfiler l’uniforme.

Même si presque tous les aspects de leur éducation, de leur éducation familiale et des attentes de la société les ont orientés vers un enrôlement éventuel, ces adolescents ont décidé que, pour eux, cela ne serait pas une fatalité – c’est un choix comme un autre. Ils ne rejoindront pas les Forces de défense israéliennes.

Bar Zvirin, le jeune de 17 ans à la coupe mulet, mentionne que son père n’était pas ravi que son enfant s’exprime publiquement à ce sujet. «Il a dit : “Je suppose que tu es assez stupide pour croire aux choses auxquelles tu crois, mais je n’arrive pas à croire que j’ai élevé un gamin assez idiot pour vouloir que le monde entier sache à quel point il est stupide.”»

Mais Anton Zohar Lifsches Segal, un pianiste de 17 ans originaire de Jaffa, dit que sa famille le soutient.

«J’ai grandi dans un foyer très à gauche, donc j’ai toujours su qu’il y avait un choix de ne pas aller à l’armée, et j’ai presque toujours su que ce serait la direction que je prendrais. Quand j’étais petit, ma mère ne me laissait pas avoir de pistolets-jouets, parce qu’elle disait que c’était une chose terrible, et maintenant que je suis plus âgé, je vois qu’elle avait totalement raison», sourit-il.

Noor Epstein, également âgé de 17 ans, de Ramat Gan, porte un t-shirt imprimé «1312». Interrogé à ce sujet, Epstein s’illumine et explique que cela signifie «Acab», l’acronyme de «All Cops Are Bastards» (Tous les flics sont des bâtards).

Noor se décrit comme une personne anxieuse de toujours, qui a toujours été inquiète à l’idée du service militaire. «J’ai toujours été dégoûté par la violence, et j’ai toujours vécu avec cette peur qu’elle se rapproche de plus en plus», dit-il. Pré-adolescent, il envisageait un rôle militaire plus bienveillant qui n’implique pas de porter une arme à feu – peut-être servir en tant que soldat-enseignant apportant un soutien aux jeunes à risque. «Puis je suis devenu plus activiste et plus à gauche, et j’ai appris que ce n’était pas nécessairement la seule option», explique Noor.

Apprendre qu’il existe des chemins vers l’âge adulte qui n’incluent pas le service militaire «a été un énorme soulagement», ajoute Noor. «Personne ne m’avait vraiment parlé de cette option. Mais en grandissant et en devenant plus activiste, et en étant exposé à une gauche plus radicale, j’ai compris que ce n’était qu’un autre choix que l’on peut faire.»

Personne ne naît soldat

Noor me tend une poignée de fanzines et de tracts de Mesarvot, le réseau qui soutient les adolescents réfractaires à la conscription, et de Banki, la Ligue de la jeunesse communiste d’Israël. Et, bien sûr, ils couvrent la table de pamphlets gris et violets, produits par un groupe de lycéens, dont mes interlocuteurs.

«Nous, les jeunes hommes et femmes destinés à la conscription, refusons par la présente de prendre part aux crimes de l’armée et de servir les intérêts du gouvernement dictatorial», peut-on y lire. Il est ensuite dit que dès leur plus jeune âge, on les a endoctrinés pour vivre par l’épée – «Mais la vérité est que l’armée n’est pas un destin – personne ne naît soldat. Et comme tout autre choix, le choix de s’enrôler a des conséquences.»

On y lit que nous avons tous vu les images violentes du 7 octobre. «Mais ce qui a commencé comme une réaction au terrible massacre s’est poursuivi avec l’extermination brutale des habitants de Gaza, à une échelle incompréhensible. Et quels sont les résultats des actions de l’armée ? Selon les données que l’armée israélienne elle-même reconnaît, plus de 72 000 habitants de Gaza ont été tués depuis le début de la guerre, dont de nombreuses femmes, enfants et même des bébés. Malgré le cessez-le-feu, le génocide, le nettoyage ethnique et les crimes de guerre se poursuivent.»

Des politiques similaires sont à l’œuvre en Cisjordanie, indique le pamphlet. «Depuis des décennies, l’État, à travers l’armée, opprime le peuple palestinien, annexe des territoires et fait preuve de violence envers les hommes et les femmes palestiniens résidant en Cisjordanie – tout cela dans le cadre de la politique de nettoyage ethnique du pays.» Il poursuit : «La seule chose qui les distingue de nous, c’est qu’ils sont nés du ‘‘mauvais’’ côté de la frontière. » Ceci, poursuit-il, n’est pas de la légitime défense.

«Êtes-vous prêts à devenir une statistique ? Êtes-vous prêts à un tel sacrifice pour un gouvernement dictatorial et cynique qui trafique des vies humaines pour renforcer son pouvoir ?» demande-t-il. «Nous refusons de perpétuer le cycle du sang ! Et vous ?»

Il exhorte les autres adolescents en cours de processus militaire à ajouter leur signature à la lettre en scannant un code QR. Au moment où j’écris, environ 120 l’avaient fait.

Avant le dernier jour de l’année scolaire jeudi, les pamphlets seront distribués par milliers. Je leur dis que j’imagine la scène vers la fin de Mean Girls où Regina George colle des pages du Burn Book dans toute l’école pour que les élèves les trouvent. Les adolescents rient poliment. Je réalise que le film a plusieurs années de plus qu’eux.

La lettre elle-même a été écrite par un petit noyau dur – Lifsches Segal et deux autres jeunes militants. Elle s’inscrit dans la continuité d’efforts similaires, comme la lettre de refus de conscription de 2023 en pleine réforme judiciaire, et la légendaire lettre de 1970 adressée à Golda Meir signée par des dizaines d’adolescents. Le groupe plus large d’une douzaine d’adolescents, qui se font appeler «Nous refusons ça», s’est réuni pour l’éditer.

Les trois ne s’attendent pas seulement à un retour de bâton : ils l’accueillent favorablement. «Le simple fait d’avoir un retour négatif est significatif. Le simple fait qu’il y ait une discussion sur la question de savoir si les gens sont d’accord ou non signifie que les jeunes auront un argument ou une conversation», déclare Zvirin. «Je pense qu’il y a un pouvoir particulier dans le fait que chaque jeune recevra son propre pamphlet. Bien sûr, ils peuvent dire “ouaou, quels gauchistes fous”, mais ensuite le garder et le lire chez eux, sans toute la pression des pairs, et penser “heu, peut-être que je vais signer sans le dire à mes amis”.»

Lifsches Segal dit que les Israéliens ont tendance à grandir sans remettre en question l’inéluctabilité de leur service militaire. «D’après mon expérience en discutant avec des amis, beaucoup de gens n’y pensent même pas. Ils ne comprennent pas ce qu’ils font, ils considèrent cela comme une autre phase de la vie – on va simplement à l’armée quand on finit le lycée. D’un point de vue israélien, c’est tout à fait normal, mais si on regarde ça une seconde de l’extérieur, ça ne devrait pas être comme ça», dit-il. «Même pour les gens qui veulent vraiment aller à l’armée, [la lettre] leur donne une seconde pour y réfléchir. Ça leur ouvre l’esprit.»

Noor souligne que ces questions font partie de l’adolescence. «On nous dit tous quoi faire dès le plus jeune âge. En vieillissant, nous cherchons notre identité et essayons de comprendre qui nous sommes, et nous commençons à nous écarter de la norme de petites manières.» Alors qu’ils commencent à tester les limites de la société en tant qu’adolescents, ils ont réalisé que la décision d’être enrôlé est «juste une autre option – un autre choix que vous pouvez faire».

Et si un des étudiants est vraiment contrarié ? «Jeudi est le dernier jour de l’année scolaire, ce qui signifie que nous allons directement de là aux vacances d’été. Nous ne croiserons pas vraiment les jeunes qui s’y opposent à l’école», rit Lifsches Segal.

Escalade extrême

Pour les trois, le massacre du 7 octobre – et l’énorme réponse militaire israélienne qui a suivi – a été un catalyseur majeur dans leur décision de ne pas rejoindre l’armée. Zvirin dit qu’il savait peu de choses sur l’occupation avant ce jour, quand il était au début de son adolescence. «Ce n’était pas une conversation que nous avions à l’école ou à la maison. Le 7 octobre a vraiment intensifié ce discours.» L’attaque a provoqué «une escalade extrême de la part de la droite fasciste et raciste». Après cela, il a commencé à prêter attention à ce que l’armée faisait à Gaza.

Il se souvient aussi du moment où il a décidé qu’il s’opposerait à la conscription : en voyant une publication du compte de médias sociaux Creativity for Democracy, qui publie des photos de pancartes de manifestations en Israël. «Il y avait un activiste de Looking the Occupation in the Eye qui tenait une pancarte disant “Grand-mère, que faisais-tu pendant le génocide à Gaza ?”» se souvient Zvirin. «Penser que peut-être dans 20 ou 30 ans, je devrais expliquer à mes enfants que je portais un uniforme à cette époque – l’idée me rendait fou. Je me suis dit que je devais refuser.»

Anton est d’accord. «Après le 7 octobre, j’ai vu tout ce qui s’est passé, et j’ai su que c’était un système auquel je ne participerais pas. Je ne suis d’accord avec aucune des façons dont l’armée agit. Je ne suis pas d’accord en général avec l’idée de la défense par les armes, ou quoi que ce soit de ce genre. »

Noor, le seul dont la famille a été affectée par les attaques du 7 octobre (une tante et un oncle au kibboutz Erez, qui n’ont pas été blessés physiquement mais profondément secoués), considère les attaques du 7 octobre menées par des militants dirigés par le Hamas et la réponse militaire israélienne comme inextricablement liées. «Cela vient de la même source», dit-il. «Un acte de violence fait penser aux gens qu’ils doivent répondre encore plus fort, et c’est ce qui m’est passé par la tête aussi, juste après le 7 octobre. J’ai très vite réalisé qu’il est très facile de répondre par encore plus de violence.» La croyance des Israéliens, et même de certains gauchistes israéliens, selon laquelle ils peuvent atteindre la paix par la violence, est naïve, affirment-ils.

Étant enfant, il a été témoin de rounds après rounds de combats entre Israël et les Palestiniens, et de leur nature cyclique. «C’est ce qui s’est passé le 7 octobre. Il y avait une occupation violente et continue avant cela ici. Comment la réponse à cela peut-elle être quelque chose d’encore plus violent ? Et nous perpétuons ce cycle de guerre sans fin.»

Les trois ne savent pas encore quelle forme leur objection prendra. Lifsches Segal travaille à une exemption militaire pour raisons médicales, et Epstein, qui est également éligible, a encore un an pour décider s’il veut également emprunter cette voie.

Les citoyens exemptés de l’armée ont également une option de service alternative : le Service national, un programme financé par l’État qui permet aux participants d’effectuer un ou deux ans de bénévolat, souvent dans leurs propres communautés, tout en recevant les mêmes avantages que les soldats et les anciens combattants. Les trois ont des avis divergents sur ce programme.

S’il obtient son exemption, c’est la voie que Lifsches Segal veut suivre. «Après avoir décidé de ne pas être enrôlé, je voulais utiliser ce temps et faire quelque chose de bien », dit-il. « Je ne crois pas que l’armée fasse du bien, alors j’ai décidé de faire mon service national dans un hôpital. C’est ma façon de redonner.»

Epstein dit qu’il ne veut pas nécessairement le faire, mais «je pense que c’est quelque chose que je finirai par faire à la fin». Il rechigne à devoir le faire pour obtenir les mêmes avantages que les soldats : «Je pense que dans un pays normal, on obtient des droits fondamentaux et on peut recevoir des allocations sociales et des subventions éducatives pour l’université même sans travailler gratuitement.»

Zvirin, qui porte un t-shirt montrant les personnages de dessins animés Moumines en manifestation – l’un tient une pancarte disant «refusez !» un autre un keffieh, et un troisième agite un drapeau anarchiste – ne considère pas cela comme une option légitime.

«Je pense que le service national est super centré sur l’État», dit il. C’est une façon de «redonner à son pays» sans être enrôlé. Zvirin explique : «Je ne veux rien redonner à ce pays. Je veux redonner aux gens qui y vivent. Je pense qu’on peut le faire de nombreuses façons qui ne sont pas l’exploitation de main-d’œuvre bon marché par l’État. Ce sont des années qui peuvent être mises à profit dans nos communautés, en faisant de la présence protectrice [dans les communautés palestiniennes de] Masafer Yatta ou Douma.»

Impossible de finir l’école

Il y a toujours un prix à payer pour des croyances radicales – c’est ce qui les rend radicales en premier lieu. Zvirin raconte qu’iel l’a appris à ses dépens, après être apparu au premier plan dans une vidéo d’adolescents déclarant leur refus tout en brûlant des ordres de conscription. Iel a reçu tellement de menaces – et d’agressions physiques et verbales – qu’il a dû quitter sa ville natale de Ra’anana pendant un certain temps, et a été scolarisé à la maison.

Parce que l’école insistait sur la présence de Zvirin pour les tests et les examens de baccalauréat, mais ne pouvait pas garantir qu’iel ne croiserait pas les autres adolescents qui l’avaient menacé et agressé, Zvirin n’a pas de certificat de bac à ce jour.

Mais certains politiciens de l’opposition ont laissé entendre qu’il pourrait y avoir des conséquences encore plus graves pour le refus à l’horizon. Je dis au groupe que lors d’une récente conférence, le président de Yisraeli Beiteinu, Avigdor Lieberman –

«Avigdor Lieberman a été reconnu coupable d’avoir agressé physiquement un mineur», coupe rapidement Epstein. «On ne le mentionne pas assez.»

Je reconnais que c’est effectivement exact, et continue en disant que Lieberman, ainsi que d’autres politiciens de l’opposition, ont exprimé la conviction que les personnes qui ne servent pas dans l’armée ou n’effectuent pas de service national devraient se voir refuser certains droits, y compris le droit de vote. Ils ont fait ces remarques principalement en réponse au refus de conscription des Haredim, mais cela les affecterait également. Est-ce que cela influence leur décision d’une manière ou d’une autre ?

«Le libéralisme», Epstein secoue la tête avec dérision. «Le summum du libéralisme.»

Bar parle sans détour : «Il y a un système qui tue, viole, exploite, enlève, massacre, fait exploser, détruit des dizaines de milliers de personnes. Si on me dit de choisir entre un flingue sur la tempe et en faire partie, je choisirai toujours le flingue.» Il ajoute, avant d’exprimer son mépris pour le vote en tant que solution en général, qu’une telle loi n’aurait probablement pas de chances d’être adoptée – «Je ne pense pas que ce soit démocratique et le camp libéral ne le permettra pas, mais Israël me surprend chaque jour.»

«Je serai bref», dit Epstein. «Je pense que c’est un signe que si c’est ce que l’armée et cette institution oppressive font aux personnes qu’elles oppriment le moins, qu’est-ce que ça signifie pour les personnes qu’elles occupent, oppriment, anéantissent, par millions ?»

Lifsches Segal hoche la tête. «S’ils vont réduire nos droits à ceux des Palestiniens, c’est un prix que je suis prêt à payer», dit-il. «Ce n’est pas quelque chose qui arrive dans un système démocratique… Si je dois choisir entre aller tirer sur des gens dans un État non démocratique, et ne pas tirer sur des gens dans un État non démocratique, je préfère encore ne pas tirer sur des gens.»

D’après Fausto Giudice

Source : traduit de Haaretz.

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Mondial 2026 | Un régulateur nommé Équateur

27. Juni 2026 um 10:06

C’est avec détermination et brio que l’équipe nationale de football de l’Equateur s’est qualifié au second tour du Mondial 2026 en battant son homologue allemande, au cours de ce qui a été le match le plus abouti du groupe E. Une qualification qui a été très difficile à se dessiner après des débuts plutôt poussifs. (Photo : Les Equatoriens ont fait passer un mauvais quart d’heure aux Allemands, jeudi 25 juin 2026).

Jean-Guillaume Lozato *

2-1. C’est le score final au tableau d’affichage, suite à une rencontre où l’on ne s’est pas ennuyés un seul instant. Dans le stade de New-York, l’Équateur inspiré a disposé de l’Allemagne coriace jusqu’à la dernière minute.

Pendant ces quatre-vingts dix minutes, les Sud-américains ont défié les Germaniques soit en les pressant, soit au moyen d’une circulation de balle variée sans être aléatoire.

Un bon test pour le mental

Au commencement, les hommes dirigés par Sebastian Beccacece ont immédiatement affiché leurs intentions. Injustement tenus en échec par Curaçao et ayant perdu de justesse contre la Côte d’Ivoire, ils se sont lancés dans une course vers l’exploit lors d’un match qui a ressemblé à une rencontre à élimination directe. Un défi au cours duquel l’équipe nationale a affiché du style, tout en en contrôlant la fantaisie. Une philosophie de jeu et de vie qui a su enseigner à faire la part des choses, venant d’une terre comprenant des villes différentes (Quito, Babahoyo…) et des reliefs variés. Ceci conjugué à une nouvelle organisation du territoire, comme l’a si bien expliqué le politicien et responsable des forces de l’ordre Gustavo Izquierdo Munoz, il y a quelques mois.

Cette chevauchée en a concurrencé une autre, celle de l’Allemagne bien déterminée à asseoir sa suprématie. En tout début de rencontre, ce sont bien les Allemands qui ont ouvert la marque par Leroy Sané, suite à une action litigieuse. Sans vraiment surprendre, les hommes au maillot jaune ont égalisé par Nilson Angulo, l’attaquant de Sunderland, d’une jolie frappe à l’entrée de la surface. S’ensuivirent des actions allemandes et équatoriennes avec des tirs de plusieurs joueurs. Et de magnifiques arrêts effectués par les deux gardiens de but du jour.

Un nouveau romantisme

La seconde période a conservé la même intensité. Avec une Mannschafft répondant présente quant à l’impact physique mais dont le milieu Aleksandar Pavlovic semblait perdre ses marques, et une formation latino-américaine très technique qui a répondu toujours présent. Un répondant qui s’est manifesté par la beauté du sacrifice, comme ce tacle salvateur de Moses Caicedo à la cinquante-et-unième minute. Par la métaphore de la justice rendue lorsque Gonzalo Plata a allié placement, puissance et finesse en marquant le but de la victoire consécutivement à un corner. Par l’allégorie de la persévérance. Une succession de figures de style qui détient les ingrédients d’une épopée sportive romantique ? Oui, si l’état d’esprit perdure et que l’effectif acquiert un peu plus de force mentale.

Attendons de regarder la prochaine échéance, c’est-à-dire les seizièmes de finale. Étape que la «Tri» a les moyens de négocier plus qu’honnêtement et, pourquoi pas, franchir en allant crescendo jusqu’au dernier carré pour la première fois de son histoire.

L’Équateur peut rappeler par moments sa voisine colombienne dans certaines séquences de jeu en triangles. Dans d’autres phases de jeu, la «Tri» peut aussi faire penser au Maroc, ou bien au Costa Rica de la grande époque dans les phases défensives particulièrement sur les relances. Avec un jeu tête qui n’a rien à envier aux Anglais ou aux Français.

Le réveil équatorien promet bien des choses pour le reste de la compétition. D’autant plus que l’équipe est coachée par Beccacece, réincarnation de Claudio Caniggia. Une sorte de dramaturge du football qui a disposé ses acteurs en 4-4-2. Avec des défenseurs du calibre d’Estupina et Hincapié ou Pacho (deux sur trois étaient en finale de LDC). Avec un milieu créatif, très cohérent et solide. Avec de bons jokers comme Preciado. Avec une paire d’attaquants (Enner Valencia et Gonzalo Plata) aux appels variés et parfois parallèles, ce qui peut déstabiliser les défenses de n’importe quelle équipe. Phénomène qui s’était vérifié dans une simple rencontre de championnat de France, lorsque le duo Esteban Lepaul/Moussa El Tamari avait mis en difficulté, pour le compte de Rennes, l’Olympique Lyonnais il y a environ un mois…

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CRLDHT | À travers Ben Sedrine, c’est la justice transitionnelle qui est condamnée

27. Juni 2026 um 08:49

Les lourdes peines prononcées dans les procès intentés contre l’ancienne présidente de l’Instance Vérité et Dignité (IVD) Sihem Bensedrine et d’autres co-accusés «pour des actes accomplis dans l’exercice d’un mandat légal», le pouvoir actuel en Tunisie «franchit une nouvelle étape dans sa contre-révolution et son entreprise de liquidation des acquis de la révolution tunisienne», note le Comité pour les respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT), dans un communiqué publié le 26 juin 2026 à Paris.

Le jugement rendu, dans la nuit du 25 au 26 juin, par la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière du Pôle judiciaire économique et financier du Tribunal de première instance de Tunis s’établit comme suit :

– dans la première affaire, qui concerne la convention d’arbitrage et de réconciliation conclue entre l’IVD et l’homme d’affaires Slim Chiboub, dans le cadre du mécanisme prévu par la loi organique sur la justice transitionnelle, le tribunal a condamné Mme Ben Sedrine à 5 ans de prison ; Me Khaled Krichi, ancien président de la Commission d’arbitrage et de réconciliation de l’IVD, à 5 ans de prison ; Mabrouk Korchid, ancien ministre des Domaines de l’État, à 6 ans de prison ; et M. Chiboub à 5 ans de prison pour complicité.

Les condamnés ont également été frappés d’une amende individuelle de 1 776 170 000 dinars (plus de 525 millions €), ainsi que d’une condamnation solidaire au remboursement du même montant.

– dans la seconde affaire, qui concerne le dossier de la Banque franco-tunisienne (BFT), le tribunal a condamné Mme Ben Sedrine à 5 ans de prison ; Me Krichi à 5 ans de prison ; M. Korchid à 6 ans de prison ; et Abdelmajid Bouden, ancien président de la BFT, à 6 ans de prison.

Les quatre condamnés devront également s’acquitter d’une amende de 16 985 003,774 dinars (plus de 5 millions €) chacun et restituer solidairement cette même somme.

Enfin, le tribunal a condamné Mme Ben Sedrine à 15 ans supplémentaires pour faux, détention et usage de faux, portant ainsi sa peine totale à 25 ans d’emprisonnement.

«La sévérité exceptionnelle de ces condamnations contraste avec la nature des faits reprochés, qui sont exclusivement liés à l’exercice de responsabilités publiques dans le cadre d’une institution créée par la loi», écrit le CRLDHT dans son communiqué. Il ajoute que «les poursuites engagées concernent exclusivement des décisions prises dans l’exercice du mandat légal de l’IVD» et que «les arbitrages et les réconciliations ne sont ni des initiatives personnelles de Mme Ben Sedrine, ni des actes dépourvus de base légale. Ils constituent un mécanisme expressément institué par la loi organique n° 2013-53 du 24 décembre 2013 relative à l’instauration de la justice transitionnelle et à son organisation, dont le chapitre IX (articles 45 à 50) confie à l’IVD la mission de conduire les procédures d’arbitrage et de réconciliation dans les affaires de corruption financière.»

Tout en condamnant «avec la plus grande fermeté» la lourde peine qui lui  été infligée, le CRLDHT rappelle que Mme Ben Sedrine est «âgée de 75 ans, après avoir déjà subi plus de six mois de détention arbitraire, une longue grève de la faim ayant gravement compromis son état de santé et une hospitalisation sous assistance respiratoire». Au regard de son âge et de sa condition physique, la peine de 25 ans de prison qui lui  été infligée «équivaut de fait à une condamnation à finir sa vie en prison», lit-on dans le communiqué.

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Quel avenir pour les Israéliens en Palestine ? 

27. Juni 2026 um 07:34

«Quel avenir pour la Palestine et Israël ?» est le thème d’un colloque organisé à l’Université de la Sorbonne, à Paris, le 19 juin 2026. L’auteur n’a pas assisté à ce colloque, qui a été riche en interventions, d’après le commentaire de l’universitaire Jean-Christophe Attias, publié sur sa page Facebook. Mais s’il y avait participé, voilà ce qu’il aurait dit sur cette question, en la reformulant ainsi : «Quel avenir pour les Israéliens en Palestine ?» (Photo : Les Palestiniens manifestent à Jérusalem, « capitale » de l’Etat hébreu).

Lahouari Addi *

La question palestinienne doit être replacée dans le contexte européen de la fin du 19e siècle, celui de l’apogée de l’expansion européenne et de la croyance en la mission civilisatrice de l’Occident.

Les penseurs sionistes de l’époque, intellectuels de gauche dans leur majorité, percevaient le projet d’un Etat juif comme une justice rendue aux juifs persécutés en Europe. Ils n’avaient pas conscience qu’ils s’inscrivaient dans la dynamique de l’expansion coloniale de l’Europe. Et même s’ils en étaient conscients, ils pensaient que l’Etat juif, une fois construit, existera pour toujours parce qu’ils ne saisissaient pas son caractère colonial.

Israël piégé par son caractère colonial

Une fois l’Etat sioniste construit, la population israëlienne a glissé vers une mentalité coloniale qui a favorisé les courants de droite et d’extrême droite. Israël est piégé par son caractère colonial qui a poussé la majorité de la population vers le syndrome des pieds noirs d’Algérie qui étaient farouchement hostiles aux autochtones.

Le rapport entre Israëliens et Palestiniens est celui qui relie le colonisé au colonisateur, rapport méthodiquement analysé par Frantz Fanon. Dans cette relation, soit le colon, soit le colonisé doit disparaître.

Profitant du changement géopolitique internationale après la Seconde Guerre mondiale, les nationalistes algériens ont déclenché l’insurrection qui a conduit à l’indépendance.

Le bouleversement géopolitique actuel (2015-2026), marqué par à la perte graduelle de l’hégémonie américaine, est de mauvais augure pour l’avenir d’Israël. Les Etats-Unis n’ont plus la capacité de dominer la géopolitique locale comme ils le veulent. En 1954, ils ont pu changer de régime en éliminant Mossadegh en Iran. En 2026, ils ont échoué dans leur volonté de changer le régime en Iran. Et pragmatiques comme ils sont, entre le détroit d’Ormuz et Israël, ils ont choisi Ormuz.

La grande erreur des Israéliens

L’erreur des Israëliens est d’avoir compté sur l’appui extérieur pour exister au lieu de nouer des alliances avec les Palestiniens pour un Etat binational. Au lieu de devenir des «juifs palestiniens» comme sont devenus Arabes les Syro-Libanais chrétiens descendants des croisés du Moyen Age, ils ont nié la société locale qu’ils ont voulu éliminer par l’oppression et le génocide. Rappelons que l’idéologie nationaliste arabe a été forgée par les chrétiens descendants d’Européens qui sont devenus Arabes. Les juifs venus d’Europe ont refusé de devenir des Palestiniens et de se fondre parmi les autochtones. Ils ont choisi de mettre en place un système d’apartheid qui n’a aucun avenir au 21e siècle.

Ce que les sionistes d’hier et d’aujourd’hui ont oublié, c’est que les sociétés du Moyen Orient, se reproduisent dans la durée, et excluent ceux qui refusent de s’y intégrer.

Dans le futur, soit les juifs d’Israël s’intègrent à la région comme population palestinienne, soit ils auront à repartir vers les pays d’où leurs pères et grands-pères sont venus. Les israëliens venus du monde arabe, qui sont culturellement des Arabes, peuvent jouer un rôle dans le processus d’intégration des descendants de leurs coreligionnaires venus d’Europe.

* Institut d’études politiques de Lyon.

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Avec Najah, Mme Souad a voulu offrir à son fils un avenir brillant

27. Juni 2026 um 06:56

Acteur de référence de l’assurance vie en Tunisie, Hayett Assurances propose des solutions d’épargne et de prévoyance adaptées aux besoins des familles tunisiennes. Parmi ses offres, le produit Najah se positionne comme une solution dédiée à la préparation des études des enfants, en combinant épargne progressive, protection et avantages fiscaux.

Mme Souad, souscriptrice du contrat Najah, revient sur une décision qu’elle considère aujourd’hui comme déterminante dans sa vie de mère : anticiper très tôt l’avenir de son fils.

«Au début, j’avoue que j’étais hésitante», confie-t-elle, avant d’ajouter, le ton posé et le regard confiant : «Chez nous, en Tunisie, l’assurance vie n’est pas encore un réflexe. Je ne savais pas vraiment comment m’y prendre ni vers qui me tourner.      

C’est une discussion avec un membre de sa famille vivant à l’étranger qui va faire évoluer sa perception :
«Une proche m’a expliqué qu’elle avait déjà mis en place un programme d’épargne pour ses enfants. Tout était organisé à l’avance pour leurs études. Ça m’a vraiment fait réfléchir…»

Encouragée par cet exemple, Mme Souad décide alors de chercher une solution similaire en Tunisie et c’est le contrat Najeh de Hayett Assurances.

À l’époque, elle avait 35 ans et son fils Amine seulement 4 ans. Elle décide alors de franchir le pas :«Je voulais être tranquille. Je savais que les années passent vite et que les dépenses liées aux études peuvent devenir lourdes. Je ne voulais pas attendre», raconte-t-elle.

Elle choisit de constituer une bourse mensuelle de 500 dinars pendant 4 ans, à partir des 19 ans de son fils. Mais ce qui a véritablement orienté son choix, c’est la sécurité offerte en cas d’imprévu

: «Je me posais toujours la même question : et s’il m’arrivait quelque chose ? Je voulais être certaine que mon fils serait protégé quoi qu’il arrive.»

En bonne mère, elle s’assure que, même en cas d’aléas de la vie, Amine pourrait bénéficier d’un soutien financier : «Savoir qu’il pourrait recevoir immédiatement une partie de la bourse m’a énormément rassurée. C’est une vraie tranquillité d’esprit», souligne

, avec le recul, la souscriptrice qui parle de son choix avec sérénité et satisfaction : «Franchement, je suis heureuse d’avoir pris cette décision à temps. Aujourd’hui, je sais que les études de mon fils sont assurées et qu’il pourra avancer sans pression.»

Elle souligne également un aspect important : l’optimisation financière du contrat. «Je paie de 125,650 dinars par mois, mais grâce aux avantages fiscaux, j’économise 43,080 dinars. Au final, le coût réel est d’environ 76,586 dinars par mois. C’est beaucoup plus accessible qu’on ne le pense», explique-t-elle.

Il ne s’agit pas seulement d’un placement financier, mais d’un véritable engagement : «Aujourd’hui, je suis apaisée. Mon fils pourra se concentrer sur ses études, et moi je sais que j’ai fait le nécessaire pour son avenir. Si c’était à refaire, je n’hésiterais pas une seconde.»

Derrière ce témoignage, se dessine l’histoire d’une mère qui a choisi d’agir aujourd’hui pour offrir à son enfant la liberté de réussir demain.

Engagée à accompagner durablement les familles dans leurs projets d’avenir, Hayett Assurances met à la disposition des parents ses conseillers dédiés pour un accompagnement personnalisé, joignables au 82 100 002, et les encourage à consulter le site officiel afin de demander un devis et découvrir l’ensemble des avantages de la solution Najah.

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