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L’Inde et la Tunisie misent sur l’Ayurveda et le tourisme de bien-être

30. September 2026 um 17:36

L’ambassade de l’Inde à Tunis, en association avec le ministère indien de l’AYUSH, a célébré la 11e Journée de l’Ayurveda 2026 (thème : « L’Ayurveda pour un avenir plus sain ») et la Journée mondiale du tourisme au Mövenpick Gammarth. Près de 100 participants issus de la médecine traditionnelle, du tourisme, de l’hôtellerie, du bien-être et des affaires y ont pris part.

A cette occasion, l’ambassadrice. Dr Devyani Khobragade, a insisté sur les atouts de l’Ayurveda (mode de vie équilibré, prévention, bien-être holistique) et sur le potentiel d’une coopération entre les institutions indiennes d’Ayurveda et de Yoga et le secteur tunisien de la thalassothérapie. Elle a plaidé pour des exemptions de visa pour les voyageurs indiens et pour un renforcement des liens commerciaux, et rappelé l’engagement international de l’Inde dans la médecine traditionnelle, notamment via le Centre mondial de l’OMS de Jamnagar (2022) et des coopérations bilatérales avec plusieurs pays.

Des experts indiens sont intervenus en ligne (Ayushexcil, All India Institute of Ayurveda, Somatheeram Research Institute, FAITH), aux côtés de représentants tunisiens : la FTAV et l’International Holistic Academy.

Côté chiffres, on retient que l’industrie ayurvédique indienne a généré environ 37 milliards de dollars en 2024-2025. Le tourisme rapporte environ 32 milliards de dollars de recettes internationales, avec près de 10 millions de visiteurs étrangers par an et environ 30 millions de départs d’Indiens à l’étranger.

Point d’orgue du l’événement : une dégustation de thés indiens (Assam, Darjeeling, Kangra) a présenté ces produits au secteur tunisien du tourisme ; puis une session hybride de rencontres B2B indo-tunisiennes pour nouer des partenariats.

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Sartorius | 25 ans de production biopharmaceutique en Tunisie

30. September 2026 um 12:06

Sartorius Stedim Biotech, partenaire de premier plan de l’industrie biopharmaceutique, célèbre le 25e anniversaire de son site de M’Hamdia, en Tunisie. Créé en 2001, le site est passé d’un petit centre de production à un pôle d’assemblage stratégique au service d’une clientèle internationale. Il est spécialisé dans les solutions à usage unique telles que les poches, qui aident les clients à fabriquer des médicaments biotechnologiques, des vaccins ainsi que des thérapies cellulaires et géniques de manière plus sûre, plus rapide et plus durable.

Cette étape importante est marquée par une cérémonie organisée aujourd’hui, mercredi 30 septembre 2026, aux côtés des principales parties prenantes, qui met en lumière la contribution de longue date de l’entreprise au développement industriel, à l’innovation et à l’emploi dans le secteur des sciences de la vie en Tunisie.

«Au cours des 25 dernières années, M’Hamdia est devenu un maillon essentiel de notre réseau de production, ce qui nous permet de fournir des solutions à usage unique fiables et de haute qualité à nos clients du monde entier», déclare René Fáber, directeur général de Sartorius Stedim Biotech. Et d’ajouter : «Alors que l’industrie biopharmaceutique devrait poursuivre sa trajectoire de croissance, notre site de M’Hamdia est bien positionné pour contribuer à mettre des thérapies innovantes à la disposition d’un plus grand nombre de patients à travers le monde.»

25 ans de croissance et d’investissements continus

Fondé en 2001, le site de M’Hamdia a démarré ses activités de production en 2002 au sein du groupe Stedim. À la suite de la création de Sartorius Stedim Biotech en 2007, l’installation a intégré son organisation mondiale au service des fabricants biopharmaceutiques du monde entier. Depuis lors, le site n’a cessé de se développer grâce à des investissements dans les infrastructures, les capacités de production et la montée en compétences du personnel.

Pour accompagner cette croissance, Sartorius Stedim Biotech a lancé en 2020 la Sartorius Tunisian Academy, qui aide les salariés à acquérir les compétences requises pour les opérations avancées en salle blanche.

Une extension majeure achevée en 2021 a jeté les bases de l’envergure actuelle du site. La surface s’élève aujourd’hui à environ 20 000 mètres carrés, dont 4 500 mètres carrés d’espace de production et 4 000 mètres carrés de salles blanches.

Le site abrite trois salles blanches et 36 lignes d’assemblage, qui produisent des solutions telles que Biosafe, Flexsafe et Flexel 3D. Témoignant de son engagement à long terme, Sartorius Stedim Biotech a investi plus de 21 millions d’euros dans le site entre 2021 et 2025. Plus de 800 personnes y travaillent aujourd’hui, soit plus du double qu’au début de la décennie, et la moitié des effectifs sont des femmes.

L’essor du site repose sur un engagement constant en faveur de la qualité, de la responsabilité environnementale, de la santé et de la sécurité ainsi que d’une exploitation durable. Cet engagement se traduit par une série de certifications reconnues à l’échelle internationale, dont la norme ISO 50001 relative au management de l’énergie et la certification ISCC Plus pour le développement durable. Ces dernières années, le site a reçu de nombreuses distinctions nationales décernées par des institutions et organismes publics tunisiens, saluant ses réalisations dans les domaines de la santé et de la sécurité au travail, du développement des collaborateurs et du progrès social, ainsi que de l’innovation et du transfert de technologies. Parmi ces distinctions figurent le Prix national de la santé et de la sécurité au travail, ainsi que la certification Kafaet, qui récompense l’excellence en matière de formation et de développement des compétences du personnel.

«Ce 25e anniversaire est avant tout une célébration des personnes qui ont façonné M’Hamdia au fil des ans. Leur engagement et leur expertise ont fait du site ce qu’il est aujourd’hui : un partenaire de confiance pour nos clients. Nous nous réjouissons de poursuivre cette aventure ensemble et de contribuer au développement du secteur des sciences de la vie pendant de nombreuses années encore», déclare Abderrahim Ben Fraj, directeur des opérations du site Sartorius Stedim Biotech de M’Hamdia.

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La Tunisie doit accroître la part d’huile d’olive bio et conditionnée dans ses exportations

30. September 2026 um 11:10

Les exportations tunisiennes d’huile d’olive biologique sont en hausse : entre janvier et fin août 2026, elles ont atteint 45 550,6 tonnes, générant des recettes de 596,8 millions de dinars, soit environ 180,8 millions d’euros.

C’est ce qu’indiquent les données de l’Observatoire national de l’agriculture tunisien (Onagri), selon lesquelles, par rapport à la même période en 2025, les volumes ont augmenté de 18,5 % et les recettes de 19,7 %.

L’huile d’olive représente ainsi 87,7 % en volume et 89,2 % en valeur de l’ensemble des exportations tunisiennes de produits biologiques.

Au total, sur les huit premiers mois de l’année, les exportations de produits bio ont atteint 51 924,3 tonnes pour une valeur de 669,2 millions de dinars (environ 202,8 millions d’euros).

La vente d’huile en vrac encore largement prédominante

Si l’on considère la campagne oléicole 2025-2026, de novembre 2025 à fin août 2026, la Tunisie a exporté 53 023,3 tonnes d’huile biologique pour une valeur de 699,65 millions de dinars (environ 212 millions d’euros). En glissement annuel, les quantités ont augmenté de 8,4 % et les recettes de 5,2 %.

La vente d’huile en vrac reste largement prédominante : 49 699,6 tonnes, soit près de 94 % du total, pour environ 644 millions de dinars (l’équivalent de 195,2 millions d’euros).

En revanche, l’huile conditionnée ne représente que 3 320,9 tonnes, générant des recettes d’environ 55,5 millions de dinars (16,8 millions d’euros).

L’Italie confirme sa position de principal marché pour l’huile d’olive biologique tunisienne, absorbant 39 % des volumes exportés au cours de la campagne, devant l’Espagne (26 %), les États-Unis (23 %), la France (8 %) et l’Arabie saoudite (2 %).

Au total, le produit tunisien a atteint 34 pays répartis sur cinq continents grâce à 59 exportateurs. Ces chiffres confirment également une caractéristique structurelle du secteur : malgré la croissance des exportations de produits biologiques, le conditionné ne représente qu’un peu plus de 6 % des volumes, tandis que la majeure partie de la valeur provient toujours de la vente en vrac.

Pour mieux valoriser l’huile d’olive tunisienne, il covient d’augmenter la part des huiles bio et conditionnées dans les exportations, qui reste encore anecdotique et peu gratifiante.  

I. B.

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Chiffre de la semaine : une aide européenne de 710 millions d’euros pour l’Afrique

30. September 2026 um 09:50
L’Union européenne va débloquer une enveloppe de 710 millions d’euros cette semaine pour aider tous ceux qui sont touchés par les catastrophes naturelles ou les conflits, principalement en Afrique.   C’est ce qu’a annoncé le week-end dernier la présidente de…

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Le coût de l’inaction face à la pollution plastique en Afrique du Nord

30. September 2026 um 07:48

Greenpeace Mena vient de publier une étude intitulée «Évaluer le coût de la pollution plastique. Le coût de l’inaction et les retombées d’une action immédiate», consacrée à la pollution plastique sur la rive sud de la Méditerranée : en Égypte, au Maroc et en Tunisie, où ce fléau est devenu l’un des enjeux environnementaux et économiques majeurs de la décennie, ses conséquences dépassant largement le cadre des plages jonchées de déchets pour affecter les budgets municipaux, les moyens de subsistance des populations côtières et la santé publique.

Ces trois pays bordent une mer qui reçoit chaque année environ 229 000 tonnes de plastique et dont les fonds marins en recèlent déjà plus d’un million de tonnes. Ils se situent dans une région générant plus de 155 millions de tonnes de déchets par an — dont les deux tiers sont mal gérés — et où ce volume devrait presque doubler d’ici 2050. Par ailleurs, ils occupent une position similaire dans l’économie mondiale du plastique en tant qu’importateurs nets de ce matériau qu’ils doivent ensuite gérer ; l’Afrique a ainsi importé quelque 117,6 millions de tonnes de polymères et de produits plastiques entre 1990 et 2017, l’Égypte et le Maroc représentant à eux deux plus d’un quart de ce total.

Chaque année, la pollution plastique pèse sur l’économie de ces trois pays, sans pour autant apparaître explicitement dans les lignes budgétaires. Ce rapport chiffre ce coût. Il répond à trois questions : quel est le coût annuel de la pollution plastique pour chaque pays si la situation reste inchangée ? Quelles retombées (emplois, revenus, valeur ajoutée) ces trois pays tirent-ils du plastique qu’ils produisent, importent et consomment ? Enfin, quels bénéfices chaque pays pourrait-il retirer d’une réduction de la consommation de plastique et d’une meilleure gestion des déchets associés ? Les réponses sont présentées sous forme de fourchettes.

Vers un traité mondial sur les plastiques

Ce rapport a été rédigé en vue d’une décision qui n’a pas encore été prise. En 2022, l’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement a mandaté la négociation d’un instrument international juridiquement contraignant sur la pollution plastique, couvrant l’ensemble du cycle de vie du plastique, de la production et de la conception jusqu’à l’élimination. La question qui divise les négociations est de savoir si cet instrument — désigné dans le rapport sous le nom de traité mondial sur les plastiques — s’attaquera au volume de plastique produit, et non uniquement à sa gestion en tant que déchet.

Pour l’Égypte, le Maroc et la Tunisie, un traité ambitieux réduisant la production de plastique ne nuirait pas à leurs économies. Il ouvrirait plutôt l’accès aux financements dont leurs systèmes de gestion des déchets ont besoin.

Les données indiquent que la pollution plastique coûte aux trois pays entre 1,7 et 5,5 milliards de dollars américains par an. Ce chiffre a été obtenu en appliquant des estimations publiées — relatives aux dommages causés en mer par chaque tonne de plastique — aux quantités de plastique déversées par chaque pays dans ce milieu. Par «dommages marins», on entend la perte de valeur de la mer elle-même et des services qu’une mer saine procure, évaluée en fonction du coût par tonne de plastique qui y pénètre. Ces estimations portent sur la Méditerranée car c’est la seule mer pour laquelle les fuites de plastique ont été modélisées selon une méthodologie identique pour les trois pays, et parce que ces économies sont étroitement liées à ce bassin : 85 % des Tunisiens et 65 % des Marocains vivent à moins de 100 km du littoral, et la majeure partie des activités touristiques et halieutiques de l’Égypte s’y concentre.

Ce chiffre n’inclut pas les coûts directs pour le tourisme, la pêche, le transport maritime ou la santé humaine. Il ne comptabilise ni les hospitalisations, ni les journées de pêche perdues, ni les factures municipales impayées ; par ailleurs, toutes les hypothèses retenues pour son élaboration visaient à produire une estimation prudente (fourchette basse) plutôt que surestimée. Les secteurs exclus sont loin d’être négligeables : le tourisme côtier représente environ 95 % de l’activité touristique tunisienne, les zones côtières génèrent 59 % du PIB du Maroc, et la valeur des secteurs de la pêche et de l’aquaculture en Égypte s’élève à environ 3,7 milliards de dollars américains.

Si la situation actuelle perdure, le flux de plastique déversé en Méditerranée doublera d’ici 2040, et le coût cumulé de l’inaction pour les trois pays s’élèvera à une fourchette comprise entre 30 et 98 milliards de dollars US. Environ un quart de ces dommages pourrait être évité grâce à une meilleure gestion des déchets, pour un coût de transition équivalent, tandis que des mesures de réduction permettraient d’abaisser encore davantage ce coût pour les trois pays.

Chiffres clés de l’étude :

1,7 à 5,5 milliards de dollars US par an : le coût actuel de la pollution plastique pour les trois pays, en ne comptabilisant que les dommages marins en Méditerranée et en excluant les côtes de la mer Rouge et de l’Atlantique.

30 à 98 milliards de dollars US : le coût cumulé pour les trois pays d’une absence d’action d’ici 2040, alors que les fuites de plastique doubleront.

25 % de ces dommages peuvent être évités pour un coût de transition équivalent et ces mêmes dépenses permettent d’obtenir un air plus pur, de réduire les inondations et de diminuer les frais de nettoyage, des bénéfices qui ne sont pas comptabilisés dans le retour sur investissement.

La Tunisie supporte le coût du plastique sans en percevoir les revenus de production

La Tunisie dispose d’une véritable industrie de transformation des plastiques, qui mérite d’être pleinement prise en compte. Le registre national des entreprises recensait, en 2023, 1 931 entreprises et 23 463 salariés du secteur formel dans la fabrication de produits en caoutchouc et en plastique, dont environ 30 % travaillaient pour des entreprises à capitaux étrangers (INS, 2024). Ces travailleurs génèrent une valeur ajoutée annuelle estimée entre 280 et 330 millions de dollars US — soit la valeur créée par le secteur après déduction du coût des intrants. Cette estimation repose sur la valeur ajoutée manufacturière par travailleur du secteur manufacturier tunisien pour la borne inférieure, et sur le PIB par personne occupée pour la borne supérieure.

La modélisation montre ainsi que la contribution annuelle totale de l’industrie du plastique à l’économie tunisienne se situe dans la fourchette des coûts engendrés par la pollution plastique pour le pays au cours de la même année (soit entre 170 et 560 millions de dollars US), et plus précisément dans la moitié inférieure de cette fourchette. Il s’agit là de l’industrie dans son ensemble — y compris le tiers détenu par des capitaux étrangers — comparée à un coût qui ne comptabilise que les dommages causés au milieu marin. En clair, la pollution plastique coûte probablement à la Tunisie autant que ce que l’ensemble de son industrie du plastique génère en un an, voire davantage si l’on se réfère à l’estimation centrale de 0,4 milliard de dollars US.

En revanche, la Tunisie ne produit pas de plastique en tant que tel. La note technique de la Banque mondiale sur l’ensemble de la chaîne de valeur du plastique en Tunisie ne fait état d’aucune production pétrochimique nationale ; la principale taxe sur les plastiques est un droit à l’importation, et les prévisions d’importation de matières plastiques — 70 000 tonnes, contre 1,2 million de tonnes pour le Maroc — témoignent d’un marché de consommation plutôt que de production.

C’est cette distinction qui détermine la situation de la Tunisie. Une mesure conventionnelle plafonnant ou réduisant la production de polymères vierges affecte les producteurs auprès desquels la Tunisie s’approvisionne, et non les transformateurs qu’elle emploie. La Tunisie supporte le coût du plastique sans en percevoir les revenus de production ; une réduction mondiale de la production diminue ce coût sans pour autant faire disparaître son industrie. Toutefois, un resserrement du marché mondial des polymères pourrait renchérir les coûts d’approvisionnement des transformateurs tunisiens.

Il s’agit là d’un coût de transition bien réel, mais qui pèse de la même manière sur tous les pays importateurs ; il est appelé à diminuer à mesure que les matériaux recyclés et la réutilisation se substituent aux matières vierges. C’est donc une raison de soutenir les transformateurs durant cette transition, plutôt que de continuer à payer le prix de la pollution.

Lire l’étude en anglais.

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