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En Tunisie, l’été devient un luxe : 200 dinars pour une journée à la plage!

23. Juni 2026 um 16:56

Dans une déclaration exclusive à L’Économiste maghrébin, le président de l’Organisation tunisienne pour informer le consommateur (OTIC), Lotfi Riahi, alerte sur le coût de plus en plus élevé des vacances d’été pour les ménages tunisiens. Entre inflation persistante, stagnation des revenus et accès limité aux loisirs, il plaide pour une véritable stratégie de tourisme social afin de soulager les familles.

Dans le détail, les dépenses estivales restent élevées pour les ménages. Une simple journée à la plage peut coûter entre 150 et 200 dinars, en incluant transport, restauration et consommation. « Même une sortie simple devient coûteuse. Pour une famille, cela représente un budget important sur une seule journée », précise Lotfi Riahi.

Pour de nombreux foyers, les vacances d’été sont ainsi devenues un luxe difficilement accessible, voire impossible à planifier.

Un pouvoir d’achat qui ne permet plus d’anticiper

Selon le président de l’OTIC, la principale difficulté des Tunisiens réside dans l’incapacité à programmer leurs dépenses, notamment estivales. La contrainte est avant tout économique : les revenus des ménages ne suivent plus l’évolution du coût de la vie.

« Le Tunisien ne peut pas programmer, pour plusieurs raisons. D’abord, le revenu du ménage n’est pas en adéquation avec les dépenses. Il n’a pas la capacité de mettre de côté pour l’été », explique-t-il.

À cette contrainte structurelle s’ajoute une inflation persistante, qui continue de peser lourdement sur le budget des familles en été, avec une hausse estimée des coûts de la vie de 10 à 15 %.

Des vacances devenues un luxe

Au-delà des chiffres, c’est l’accès même aux loisirs qui est remis en question. Entre transport, alimentation et activités, le moindre déplacement est devenu coûteux.

Une journée familiale au bord de la mer, autrefois simple et accessible, représente désormais une dépense significative dans le budget mensuel d’un ménage moyen.

Cette situation rend toute planification estivale difficile, voire illusoire pour une large partie de la population.

Le tourisme social comme réponse structurelle

Face à ce constat, Lotfi Riahi met en avant une piste centrale : la mise en place d’un véritable tourisme social destiné aux jeunes et aux enfants.

Il appelle à une meilleure utilisation des infrastructures publiques existantes, notamment celles relevant du ministère de l’Éducation, tels que les cantines scolaires, les restaurants universitaires, les foyers et les internats.

« Nous avons une infrastructure importante qui reste sous-utilisée en été. Il faut la mobiliser pour offrir des activités aux enfants et aux jeunes », insiste-t-il.

L’objectif est de réduire la pression financière sur les familles tout en garantissant un accès équitable aux loisirs, à la culture et à la détente.

Une proposition parlementaire encore en suspens

Lotfi Riahi rappelle également qu’une initiative législative avait été proposée afin de réserver environ 30 % des capacités d’accueil estivales au tourisme intérieur et social.

Cette mesure, selon lui, permettrait de structurer l’offre et de rendre les vacances plus accessibles aux familles tunisiennes. Toutefois, sa mise en œuvre reste, à ce stade, limitée ou en attente d’application effective.

Un enjeu de cohésion sociale et d’inclusion

Au-delà de la dimension économique, le président de l’OTIC insiste sur l’impact social de cette situation, notamment sur les enfants privés d’activités estivales.

Le tourisme social ne doit pas être considéré comme une politique secondaire, mais comme un outil d’inclusion et de cohésion sociale.

« Il faut permettre aux enfants de vivre un été structuré, avec des activités éducatives, culturelles et récréatives. Cela renforcera leur sentiment d’appartenance », conclut-il.

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ARP : levée d’immunité pour dix députés

23. Juni 2026 um 16:07

La séance plénière tenue à huis clos au sein de l’Assemblée des représentants du peuple a approuvé, ce mardi, les demandes de levée d’immunité parlementaire visant dix députés. Et ce, tout en reportant l’examen d’un dossier concernant un autre élu pour des raisons organisationnelles. Le dossier a été renvoyé à la commission compétente. C’est ce que déclare Yosri Boubb, membre de la commission du règlement intérieur.

Au total, la séance a examiné 21 dossiers concernant 11 députés. Ces affaires sont principalement liées à des infractions électorales antérieures à l’actuelle législature.

A  et égard, les précisions fournies montrent que les députés concernés ont, pour la plupart, renoncé volontairement à leur droit constitutionnel de se prévaloir de l’immunité parlementaire. Ils ont exprimé leur volonté de se présenter devant la justice afin que leurs dossiers soient tranchés dans le cadre des procédures judiciaires en vigueur.

Cette séance intervient à la suite de la réunion du Bureau du Parlement, tenue le 4 juin, qui avait décidé de renvoyer les demandes de levée d’immunité à la plénière pour décision finale, conformément au règlement intérieur de l’institution.

En effet, l’article 27 du règlement intérieur prévoit que les demandes de levée d’immunité sont examinées sur la base d’un rapport établi par la commission compétente. Ce rapport est distribué à l’ensemble des membres avant la tenue de la séance plénière.

Lors de la séance, le rapport est présenté, puis le député concerné peut être entendu s’il le souhaite, ou se faire représenter par l’un de ses collègues. La décision finale est ensuite prise à la majorité des membres présents. Le président du Parlement est chargé de notifier la décision aux parties concernées.

Conformément au même article, les séances consacrées à l’examen des demandes de levée d’immunité se tiennent à huis clos.

Par ailleurs, l’article 28 du règlement intérieur stipule que si une demande de levée d’immunité est rejetée, un nouveau recours ne peut être introduit pour les mêmes faits ayant déjà fait l’objet d’un refus.

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Exportations vers le Canada : la Tunisie entend dépasser le duo huile d’olive–dattes

23. Juni 2026 um 10:54

Le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, a insisté, lundi soir, sur la nécessité de diversifier les exportations tunisiennes vers le marché canadien, en élargissant l’offre nationale aux industries agroalimentaires, aux technologies modernes et au secteur du tourisme, au-delà des produits actuellement dominants tels que l’huile d’olive et les dattes.

Cette déclaration a été faite lors d’une réunion consacrée à l’examen de l’état et des perspectives des relations commerciales entre la Tunisie et le Canada.

Samir Abid a souligné que cette rencontre s’inscrit dans le cadre du suivi de la coopération bilatérale et de l’exploration des mécanismes permettant de mieux exploiter le potentiel exportateur tunisien sur le marché canadien.

Selon un communiqué du ministère du Commerce et du Développement des exportations, la réunion a rassemblé des représentants d’organismes publics et privés ainsi que des acteurs diplomatiques, dans une démarche de coordination visant à renforcer la présence tunisienne sur les marchés internationaux.

Le ministre a par ailleurs mis en avant l’opportunité que représente le système canadien de préférences tarifaires généralisées, qui permet aux produits tunisiens de bénéficier d’exonérations ou de réductions de droits de douane. Un dispositif jugé favorable à l’intensification des échanges commerciaux entre la Tunisie et le Canada.

Les participants ont, de leur côté, insisté sur l’importance d’une meilleure coordination entre les structures publiques et le secteur privé, afin de maîtriser les spécificités techniques du marché canadien et d’identifier les secteurs à forte valeur ajoutée, susceptibles de garantir un meilleur positionnement des produits tunisiens.

La rencontre a également permis de passer en revue les principales manifestations économiques auxquelles la Tunisie a pris part au Canada, notamment le Salon de l’innovation agroalimentaire de Montréal en 2026 ainsi que les rencontres d’affaires francophones organisées à Québec. L’examen a aussi porté sur le cadre juridique régissant les relations commerciales bilatérales.

Enfin, les représentants des différentes structures ont proposé l’organisation d’une journée d’information dédiée aux entreprises exportatrices sur les modalités d’accès au marché canadien, ainsi que la mise en place d’une « Semaine de la Tunisie » au Canada, dans le but de dynamiser la coopération économique et de renforcer la visibilité des produits et services tunisiens.

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Grève dans les banques : les jours d’arrêt de travail seront déduits des salaires et des primes

23. Juni 2026 um 09:01

Le Conseil bancaire et financier (CBF) a estimé, lundi soir, que la grève annoncée dans le secteur bancaire pour les 23, 24 et 25 juin 2026 est « non justifiée », affirmant que l’ensemble des banques et établissements financiers ont déjà appliqué les augmentations salariales prévues au titre de l’année 2026.

Dans un communiqué publié à la suite de l’appel à la grève lancé par la Fédération générale des banques et des établissements financiers, le CBF précise que ces augmentations ont été versées conformément aux dispositions du décret n°68 du 30 avril 2026 relatif à la fixation des hausses salariales.

Le Conseil souligne que ce mouvement social intervient durant une période sensible, marquée notamment par le versement des salaires et des pensions, le paiement des factures ainsi que la réalisation de diverses opérations financières. Il appelle, à ce titre, les responsables syndicaux à privilégier l’intérêt général et à contribuer à la préservation de la stabilité du système financier national.

Le CBF insiste également sur la nécessité de garantir la continuité des services essentiels, notamment les opérations de retrait aux guichets et aux distributeurs automatiques de billets, l’exécution des ordres de paiement et des transactions bancaires, ainsi que les services de transport de fonds et l’approvisionnement des agences en liquidités, conformément aux recommandations de la Banque centrale de Tunisie.

Enfin, le Conseil rappelle que les dispositions légales encadrant l’exercice du droit de grève seront appliquées. Celles-ci prévoient notamment la retenue des jours de grève sur les salaires, les primes et les différents avantages accordés aux employés participant au mouvement.

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