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Huile d’olive : 100 MD prévus pour les petits producteurs dans le PLF 2027

15. Oktober 2026 um 15:37

Le projet de loi de finances 2027 prévoit une enveloppe de 100 millions de dinars sur la période 2027-2030 destinée aux petits oléiculteurs et aux coopératives. Il propose également la création d’un compte spécial du Trésor consacré à l’huile d’olive, qui serait notamment alimenté par 10% des droits perçus sur les exportations d’huile en vrac. Deux mécanismes qui pourraient modifier les conditions de financement de la filière, sous réserve de l’adoption du texte.

Une enveloppe de 100 millions sur quatre ans

Le dispositif envisagé prévoit une ligne de financement de 100 millions de dinars pour la période 2027-2030, au bénéfice des petits producteurs d’olives et des coopératives afin de faciliter leur accès aux ressources financières dans un secteur où la capacité à financer la récolte, la collecte et la commercialisation pèse sur les revenus des opérateurs.

Les critères d’éligibilité, les modalités de distribution des fonds et les éventuelles conditions préférentielles devront être précisés par les textes et les mécanismes d’application.

L’huile en vrac au cœur du financement sectoriel

Le projet prévoit aussi la création d’un compte spécial du Trésor dédié à l’huile d’olive. Parmi ses ressources figure une affectation de 10% des droits perçus sur les exportations d’huile d’olive en vrac.

Ce prélèvement pourrait établir un lien direct entre une partie des recettes générées par les exportations et le financement d’actions en faveur de la filière. Son effet réel dépendra néanmoins du montant des droits concernés, du volume des exportations assujetties et de l’utilisation des sommes collectées.

Les deux mesures proposées répondent à des enjeux complémentaires : faciliter le financement des petits opérateurs et mobiliser une ressource liée aux exportations pour soutenir le secteur.

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Huile d’olive : La Tunisie détrône l’Espagne et l’Italie sur le marché américain

15. Oktober 2026 um 08:51

La Tunisie serait devenue le premier fournisseur d’huile d’olive des États-Unis sur les huit premiers mois de 2026. Selon des données américaines relayées par la presse spécialisée, les exportations tunisiennes auraient atteint 95.321 tonnes entre janvier et août, en hausse de 45,4% sur un an. L’Espagne et l’Italie enregistrent, à l’inverse, un net recul de leurs ventes.

Un changement de hiérarchie sur le marché américain

Le classement des fournisseurs d’huile d’olive des États-Unis connaît un bouleversement. Avec 95.321 tonnes expédiées durant les huit premiers mois de 2026, la Tunisie devancerait désormais l’Espagne, créditée de 90.556 tonnes, et l’Italie, dont les volumes avoisineraient 67.000 tonnes.

Ces chiffres, publiés par le média professionnel italien OlivoNews le 14 octobre, sont attribués au dernier rapport du gouvernement américain et relayés par le média spécialisé espagnol Olimerca. Ils font état d’une progression de 45,4% des volumes tunisiens, tandis que les livraisons espagnoles reculeraient de 22% et les ventes italiennes de 24%.

Sur la période, les importations américaines totales d’huile d’olive auraient diminué de 7%, à 291.542 tonnes. La progression tunisienne intervient donc dans un marché globalement moins dynamique, ce qui renforce la portée de cette évolution commerciale.

Une progression qui dépasse les performances globales

Cette percée sur le marché américain s’inscrit dans une dynamique plus large des exportations tunisiennes. Selon les données de l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI), les recettes tirées des exportations d’huile d’olive ont atteint 3,77 milliards de dinars durant les huit premiers mois de 2026, contre 2,702 milliards un an auparavant, soit une hausse de 39,5%.

La progression des ventes vers les États-Unis constitue ainsi un indicateur supplémentaire de la présence tunisienne sur les marchés internationaux.

Le défi de la valeur ajoutée

Le rang de premier fournisseur américain représente un résultat commercial notable pour la filière tunisienne. Mais la consolidation de cette position dépendra aussi de la capacité des opérateurs à préserver leurs débouchés, à développer le conditionnement et à mieux valoriser l’huile tunisienne sur les marchés étrangers.

Le classement annoncé reste à rapprocher des données détaillées de l’USDA par pays et catégorie de produit. Il dessine néanmoins une tendance à suivre : la Tunisie gagne du terrain aux États-Unis alors que ses deux principaux concurrents méditerranéens y enregistrent un recul marqué.

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Agroalimentaire : neuf entreprises tunisiennes à Paris pour séduire les marchés européens

14. Oktober 2026 um 16:47

Sous la bannière « Tunisie, Terre de Saveurs », des producteurs d’huile d’olive et de dattes seront présents à Paris du 16 au 21 octobre 2026, entre rendez-vous grand public, événement gastronomique et prospection professionnelle au SIAL.

Neuf entreprises tunisiennes de l’agroalimentaire se réunissent à Paris du 16 au 21 octobre 2026 pour promouvoir l’huile d’olive, les dattes et leurs produits dérivés. Six d’entre elles relèvent de la filière oléicole et trois de celle des dattes. Objectif : accroître la visibilité de ces produits emblématiques auprès des consommateurs et des professionnels européens, et ouvrir de nouvelles perspectives commerciales.

Trois rendez-vous dans la capitale française

Le programme s’articule autour de trois temps forts :

  • Du 16 au 18 octobre, au Centre Beaugrenelle Paris : trois journées d’exposition, de dégustation et de découverte. Le public pourra goûter une sélection d’huiles d’olive extra vierges, de dattes Deglet Nour et de produits dérivés, et échanger directement avec les producteurs.
  • Le 16 octobre, au Cordon Bleu Paris : une expérience gastronomique orchestrée par un chef étoilé, qui cuisinera à partir des produits des entreprises participantes. L’événement vise à valoriser ces produits par leurs qualités gustatives, leur diversité et les histoires qui entourent leur production.
  • Du 19 au 21 octobre, au SIAL Paris 2026 : l’un des grands rendez-vous internationaux de l’industrie agroalimentaire. Les entreprises y poursuivront leur prospection auprès d’acheteurs, de distributeurs et de partenaires commerciaux.

Les entreprises participantes

Filière huile d’olive : Daoud Grove, Greatlines (marque « Firma »), Ferme Ali Sfar (« Tesoro Del Rio »), Oléa Amiri, Olyfo et Garrach Food (« NARA »).

Filière dattes et dérivés : Tazart, Bra Dattes (Bra International) et Ben Moussa Dattes.

Une initiative portée par le MIME, avec l’appui de l’UE et de l’Allemagne

Portée par le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie (MIME), l’initiative s’inscrit dans la Stratégie industrielle et d’innovation à l’horizon 2035, qui vise à favoriser l’internationalisation des entreprises tunisiennes, à renforcer leur compétitivité et à soutenir leur accès aux marchés internationaux.

Elle relève également de la mission EXPORTI de la composante « Appui à la Modernisation de l’Industrie Tunisienne » (AMIT) du Programme d’Appui à la Compétitivité et aux Exportations (PACE). Ce programme fait partie du projet « Croissance Qualitative pour l’Emploi » (CQE), financé par l’Union européenne et le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), et mis en œuvre par la GIZ en partenariat avec le MIME. L’ambassade de Tunisie en France est associée à la réalisation de l’opération.

Les partenaires entendent ainsi renforcer le positionnement de l’offre tunisienne sur les marchés européens, accompagner les entreprises dans leur internationalisation et favoriser le développement de produits à plus forte valeur ajoutée.

D’après communique.

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Huile d’olive : Plus de 4 milliards de dinars d’exportations en neuf mois

13. Oktober 2026 um 12:12

Les exportations tunisiennes d’huile d’olive ont généré 4,005 milliards de dinars à fin septembre 2026, contre 2,915 milliards un an auparavant. Cette progression de 37,4% contribue à la hausse des exportations agroalimentaires, mais ne permet pas, à elle seule, de conclure à une augmentation des volumes vendus.

L’huile d’olive tire les exportations agroalimentaires

Les recettes des exportations tunisiennes d’huile d’olive ont atteint 4005,7 millions de dinars (MD) au cours des neuf premiers mois de 2026, contre 2915,2 MD durant la même période de 2025, selon les données publiées le 12 octobre par l’Institut national de la statistique (INS).

Cette hausse de 37,4% intervient dans un contexte de progression des exportations agroalimentaires, qui ont augmenté de 20,3% sur la période, portées notamment par les ventes d’huile d’olive. À l’échelle nationale, les exportations tunisiennes ont atteint 50,4 milliards de dinars, en hausse de 8,6% sur un an.

La valeur ne suffit pas à mesurer les volumes

La progression des recettes ne traduit pas nécessairement une augmentation équivalente des quantités exportées. L’évolution de la valeur dépend également des prix pratiqués sur les marchés internationaux, de la composition des ventes et de la demande des pays importateurs.

Pour mesurer précisément la performance commerciale de la filière, il convient donc de distinguer les recettes en dinars des volumes exportés en tonnes. Les statistiques de l’INS utilisées ici portent sur la valeur des échanges aux prix courants.

Un enjeu de valeur ajoutée pour la filière

Au-delà des recettes générées, le développement des exportations conditionnées et commercialisées sous des marques tunisiennes constitue un levier potentiel de création de valeur ajoutée. La promotion de l’huile d’olive biologique et des certifications de qualité peut également contribuer à renforcer le positionnement de la filière sur les marchés extérieurs.

L’enjeu ne consiste donc pas uniquement à accroître les recettes d’exportation, mais aussi à améliorer la valorisation commerciale de l’huile d’olive tunisienne.

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L’huile d’olive tunisienne attise l’appétit du Sénégal !

13. Oktober 2026 um 12:05
En marge des premières Journées de l’Huile d’Olive Tunisienne au Sénégal, récemment organisées à Dakar du 7 au 9 octobre 2026, la délégation officielle tunisienne a multiplié les rencontres institutionnelles avec les responsables et les organismes sénégalais afin de renforcer les relations économiques entre les deux pays et d’identifier de nouvelles pistes de coopération. Composée […]

TRIBUNE – De l’extraction brute à la valeur ajoutée locale : la leçon des matières premières pour la Tunisie (2026-2030)

13. Oktober 2026 um 12:34

L’image récente du Burkina Faso inaugurant ses propres infrastructures de raffinage d’or pour capter la valeur ajoutée sur son sol ne relève pas du simple fait divers ou de la posture politique. Elle incarne une mutation structurelle qui traverse l’ensemble des pays émergents : le refus d’être de simples réservoirs de matières premières brutes et la réappropriation méthodique des chaînes de valeur.

 

Pour la Tunisie, engagée dans son cycle stratégique 2026-2030, cette dynamique offre un miroir d’une grande lucidité. Qu’il s’agisse de nos ressources minières, de notre production agricole ou de nos compétences technologiques, l’économie nationale demeure piégée dans une logique d’extraction à faible marge, subissant la volatilité des cours mondiaux au lieu d’imposer son propre prix par la transformation locale.

 

Le piège de la rente brute : dépasser la tentation du rendement immédiat

Les données officielles illustrent la gravité du coût d’opportunité concédé par le pays. Dans le secteur des phosphates, la production nationale de phosphate marchand, qui dépassait 8 millions de tonnes en 2010, s’est effondrée pour osciller ces dernières années autour de 3 à 3,5 millions de tonnes, pénalisant l’approvisionnement des usines de transformation du Groupe Chimique Tunisien. Dans le secteur agricole, près de 80 à 85 % de notre huile d’olive est encore exportée en vrac, abandonnant la marge de conditionnement et le pouvoir de marque aux conditionneurs de la rive nord de la Méditerranée.

Certains analystes soutiennent que l’exportation brute constitue le moyen le plus rapide de procurer des devises liquides à un Trésor public sous tension. C’est un calcul à courte vue : céder de la matière brute pour racheter ensuite des produits dérivés à fort coefficient d’importation aggrave le déficit commercial structurel et détruit l’emploi industriel local. La véritable souveraineté économique n’est ni un autarcisme nostalgique ni une rupture avec le commerce international, mais un repositionnement agressif au sommet de la chaîne de valeur.

 

Capital humain et numérique : stopper la fuite du minerai immatériel

Cette urgence industrielle s’applique avec une acuité accrue à notre ressource la plus précieuse : le capital humain. Avec plus de 3 000 ingénieurs et cadres techniques qui quittent chaque année le territoire national, la Tunisie subit une forme d’extraction à ciel ouvert de sa matière grise. Exportée sous forme de sous-traitance logicielle à faible marge ou par l’émigration directe de compétences formées par l’école publique, notre intelligence technologique enrichit des écosystèmes extérieurs.

Traiter ce phénomène comme une fatalité liée aux écarts salariaux est une erreur d’ingénierie. La rétention des talents ne se fera pas par des décrets restrictifs, mais par la création sur notre sol de projets complexes à forte valeur ajoutée. Bâtir des briques de souveraineté numérique, déployer des infrastructures d’intelligence artificielle appliquées à l’industrie et concevoir des plateformes logicielles nationales permettent de transformer la sous-traitance passive en co-propriété intellectuelle, fiscalisée et valorisée en Tunisie.

 

Financer l’exécution : le rôle souverain du secteur bancaire public

L’objection récurrente face à ces ambitions touche à la disponibilité des capitaux : comment financer des unités de raffinage, des chaînes de conditionnement et des centres de calcul souverains dans un contexte de rigueur budgétaire ? La réponse réside dans la réallocation stratégique du crédit. Le secteur bancaire, et en premier lieu les banques publiques, ne peut plus cantonner son rôle au refinancement passif des dettes d’exploitation ou à la couverture des déficits de gestion des entreprises publiques. Il doit s’imposer comme un banquier de l’exécution industrielle, capable de structurer des financements en Project Finance, d’adosser les crédits à des garanties sur la valeur ajoutée future et d’accompagner l’équipement technologique des filières stratégiques.

La souveraineté économique ne se décrète pas ; elle s’exécute dans les usines, les laboratoires et les réseaux de distribution. Pour le cycle 2026-2030, le choix offert à la Tunisie est binaire : demeurer un sous-traitant vulnérable exposant ses ressources brutes et ses compétences aux chocs extérieurs, ou devenir un hub régional de transformation à haute valeur ajoutée.

C’est en opérant ce saut d’ingénierie industrielle que le pays garantira la stabilité de sa monnaie, la solidité de ses équilibres extérieurs et l’avenir de sa jeunesse.

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Huile d’olive : la Tunisie engrange 4,61 milliards de dinars grâce à 368 000 tonnes exportées

13. Oktober 2026 um 08:50

La Tunisie s’apprête à réaliser une performance remarquable sur la scène oléicole internationale. Avec une production estimée à 450 000 tonnes d’huile d’olive pour la campagne 2025-2026, le pays devrait occuper la deuxième place mondiale, derrière l’Espagne, confirmant ainsi son statut d’acteur majeur du marché international. Cette progression témoigne de la vitalité de la filière oléicole tunisienne, portée par un savoir-faire ancestral, des conditions naturelles favorables et une qualité reconnue sur de nombreux marchés étrangers. Véritable pilier de l’agriculture nationale, l’huile d’olive constitue également une source essentielle de recettes en devises pour l’économie du pays.

Les performances à l’exportation illustrent cette dynamique. Entre novembre 2025 et fin juillet 2026, les exportations tunisiennes d’huile d’olive ont atteint environ 368 000 tonnes, générant des recettes estimées à 4,61 milliards de dinars, en hausse de 44,4 % par rapport à la même période de l’année précédente.

L’Union européenne demeure l’un des principaux débouchés de l’huile d’olive tunisienne, aux côtés d’autres marchés internationaux. Toutefois, un défi majeur persiste : la prédominance des exportations en vrac, qui limite la valorisation du produit et réduit les possibilités de capter une plus grande part de la valeur ajoutée sur le marché mondial.

Dans ce contexte, cette deuxième place mondiale représente bien plus qu’une performance de production. Elle constitue une occasion stratégique pour la Tunisie de renforcer ses marques à l’international, de développer le conditionnement local et de promouvoir davantage son huile d’olive sous sa propre identité.

L’enjeu est désormais de transformer cette réussite quantitative en un levier durable de création de valeur, afin que le rayonnement de l’huile d’olive tunisienne se traduise par des retombées économiques accrues pour les producteurs, les exportateurs et l’ensemble de la filière nationale.

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Huile d’olive : Moins d’olives, des prix en hausse en Tunisie ?

10. Oktober 2026 um 19:00

La récolte des olives en Tunisie devrait enregistrer un recul de 30 à 40 % au cours de la campagne 2026-2027 par rapport à la saison précédente, selon les estimations avancées samedi 10 octobre par Abdallah Sahraoui, membre du Syndicat tunisien des oléiculteurs. Cette baisse pourrait exercer une pression à la hausse sur les prix de l’huile d’olive, dans un contexte où les cours restent liés à l’évolution du marché international. En parallèle, l’apparition de la maladie de la tuberculose de l’olivier dans des oliveraies du Sahel et de Sfax suscite des inquiétudes pour la filière.

Les premières estimations disponibles confirment une campagne moins abondante dans plusieurs régions. À Sidi Bouzid, l’une des principales zones oléicoles du pays, la récolte est estimée à environ 350 000 tonnes pour la saison 2026-2027, contre quelque 500 000 tonnes lors de la campagne précédente, selon les données rapportées par l’agence TAP le 30 septembre. Cela représente une baisse de 30 % dans ce gouvernorat.

Des récoltes régionales en recul, avec des disparités

À Manouba, les prévisions font état d’une production de 14 000 tonnes d’olives à huile, contre plus de 20 750 tonnes la saison précédente, soit un recul d’environ 32 %, selon les informations publiées par la Radio nationale le 9 octobre.

Abdallah Sahraoui a également évoqué des estimations préliminaires d’environ 30 000 tonnes pour le gouvernorat de Sousse. Ces chiffres régionaux restent à distinguer d’une estimation nationale consolidée : les données citées ne permettent pas, à elles seules, de chiffrer précisément le volume total attendu pour l’ensemble de la Tunisie.

Lire aussi : Huile d’olive : Les principales organisations agricoles espagnoles s’unissent contre les importations tunisiennes

La diminution de la récolte pourrait se répercuter sur les prix de l’huile d’olive. Selon Sahraoui, leur évolution dépendra notamment des cours internationaux. Une production tunisienne moins abondante ne signifie toutefois pas automatiquement une hausse déterminée des prix : celle-ci dépendra également de l’offre des autres pays producteurs, de la demande et des conditions de commercialisation.

À la baisse attendue de la récolte s’ajoute un risque phytosanitaire. Abdallah Sahraoui a alerté sur la présence de la tuberculose de l’olivier dans plusieurs oliveraies des gouvernorats de Mahdia et de Sfax, appelant le ministère de l’Agriculture à intervenir pour éviter la propagation de la maladie.

La tuberculose de l’olivier, un risque supplémentaire pour la filière

Cette affection bactérienne se manifeste notamment par l’apparition de nodules ou de protubérances ligneuses sur les branches et les rameaux. La bactérie peut pénétrer dans les tissus de l’arbre par des blessures, notamment celles provoquées lors de la taille, ce qui rend les pratiques d’entretien et les mesures sanitaires particulièrement importantes.

Le responsable syndical appelle ainsi à une mobilisation des différents intervenants afin de protéger les oliveraies et de limiter les risques pour la production. L’enjeu dépasse la seule campagne en cours : l’oléiculture constitue une composante importante de l’agriculture tunisienne, de l’activité des huileries et des exportations nationales.

Entre les prévisions de récolte en baisse et les alertes sanitaires, le suivi de la campagne 2026-2027 sera déterminant pour apprécier les volumes effectivement récoltés et leurs conséquences sur le marché de l’huile d’olive.

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Huile d’olive : Pieralisi vise l’Afrique depuis la Tunisie

09. Oktober 2026 um 11:05

Le géant italien des machines d’extraction d’huile d’olive, présent en Tunisie depuis 19 ans, prépare un « Pieralisi Africa Excellence & Innovation Center » basé à Tunis.

Cependant, le projet n’est pas encore acté. Mais son CEO, Aldino Zeppeli, l’a présenté cette semaine à l’ambassadeur d’Italie en Tunisie, Alessandro Prunas, et au directeur de l’agence ICE en Tunisie, Bernard Prevete. Il s’inscrit dans une nouvelle phase de développement du groupe, soutenue par une récente injection de capital.

Sur le plan opérationnel, le futur centre se consacrera, dans un premier temps,  à l’innovation, à la formation et au transfert de compétences. Puis, dans un deuxième, il travaillera à l’adaptation des technologies du groupe aux besoins des marchés africains. Et enfin, il interviendra sur l’application à l’oléiculture, à l’agroalimentaire et au traitement des eaux usées et des boues.

En termes de chiffres, il faut savoir que Pieralisi a été fondé en 1888, et compte aujourd’hui quelque 500 collaborateurs. L’entreprise a également plus de 41 500 équipements installés dans le monde. En 2023, son chiffre d’affaires s’élevait à 100 M€. Ses sites de production sont situés en Italie, Espagne, Grèce, Allemagne, Pays-Bas, États-Unis, Brésil et Tunisie.

Sa filiale Pieralisi Maghreb, basée à la Charguia I à Tunis, assure déjà les ventes, la fourniture d’équipements et le service après-vente pour la Tunisie et plusieurs marchés d’Afrique du Nord.

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