❌

Normale Ansicht

Natation : Ahmed Hafnaoui rafle trois titres à l’Open des Alpes

12. Oktober 2026 um 17:54

Le Tunisien Ahmed Hafnaoui a remporté trois médailles d’or, sur 400, 800 et 1 500 mètres nage libre, lors de l’Open des Alpes, en France. Il y a aussi réalisé le minima B pour les Championnats du monde en petit bassin sur 800 mètres, sans que cela vaille qualification automatique.

Sur le bassin de 25 mètres, le champion olympique a signé 3 min 43 s 09 sur 400 mètres, puis 7 min 48 s 69 sur 800 mètres, chrono qui lui ouvre la voie du minima B. Il a surtout dominé le 1 500 mètres en 15 min 03 s 12, avec environ vingt secondes d’avance sur ses concurrents.

Ces résultats sont encourageants pour un nageur très attendu depuis ses exploits passés : titre olympique sur 400 mètres aux Jeux de Tokyo en 2021, puis deux titres mondiaux sur 800 et 1 500 mètres à Fukuoka en 2023. Ils ne suffisent toutefois pas à préjuger de la suite de sa saison.

L’article Natation : Ahmed Hafnaoui rafle trois titres à l’Open des Alpes est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

ISIE : publication de la liste préliminaire des électeurs concernés par le vote sur le retrait du mandat d’un membre du conseil local d’El Aroussa

Von: tmps
12. Oktober 2026 um 14:40

L’Instance Supérieure indépendante pour les élection (ISIE) a annoncé que la liste préliminaire des électeurs pour le vote de retrait du mandat d’un membre du conseil local, représentant de la circonscription locale de l’Imada de Mosrata, (délégation d’El Aroussa-Siliana) sera disponible à partir de mardi 13 octobre jusqu’au jeudi 15 octobre 2026 au siège de la section de l’ISIE à Siliana et sur le site officiel de l’Instance.

Dans un communiqué publié lundi, l’ISIE a fait savoir que la période de dépôt des recours concernant la liste électorale aura lieu du vendredi 16 octobre 2026 au samedi 17 octobre 2026. Elle a précisé que ces recours doivent être déposés au siège de l’IRIE de Siliana, rappelant que tous les formulaires nécessaires sont disponibles sur son site web.

Le 15 octobre en cours, l’ISIE avait annoncé l’ouverture du 12 au 15 du même mois, de la période de dépôt des demandes de participation à la campagne de vote pour le retrait de mandat dans la circonscription locale de Mosrata.

Rappelons que le conseil de l’ISIE a approuvé, lors de sa réunion du 28 septembre dernier, le calendrier relatif à la procédure de retrait de mandat d’un membre du conseil local de la délégation d’El Aroussa (gouvernorat de Siliana) suite à la publication du décret convoquant le corps électoral pour ce scrutin le 15 novembre 2026.

La période de mise à jour du registre électoral pour la circonscription de l’Imada de Mosrata a été effectuée du 29 septembre jusqu’au 11 octobre 2026. La campagne électorale est prévue du 24 octobre au 13 novembre 2026, pour aboutir au jour du scrutin, fixé au dimanche 15 novembre 2026 (de 8h00 à 18h00), au centre de vote de l’école primaire de Mosrata.

L’article ISIE : publication de la liste préliminaire des électeurs concernés par le vote sur le retrait du mandat d’un membre du conseil local d’El Aroussa est apparu en premier sur Le Temps News.

Tourisme : la FTRT associe la gastronomie à la valorisation du patrimoine

12. Oktober 2026 um 14:12

La Fédération Tunisienne des Restaurants Touristiques (FTRT) annonce son partenariat avec « Carthage Event Shows 2026 ». Il est prévu du 23 octobre au 2 novembre 2026. L’événement aura pour thème : « L’épopée de Carthage : des plages du Nord aux portes du Sahara ». Cette initiative vise à promouvoir le tourisme culturel et saharien. De même, elle cherche à valoriser le patrimoine tunisien et à attirer davantage de visiteurs.

La FTRT met particulièrement l’accent sur la gastronomie tunisienne et les traditions culinaires comme levier d’attractivité touristique.

La fédération réaffirme également son soutien aux restaurants touristiques et aux professionnels du secteur. Ainsi que son engagement à renforcer les liens entre tourisme, culture et patrimoine. Et ce, afin de contribuer à la compétitivité et au rayonnement de la destination Tunisie.

L’article Tourisme : la FTRT associe la gastronomie à la valorisation du patrimoine est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Gabès : une route coupée à Chatt Essalem après de nouvelles émanations imputées au GCT

12. Oktober 2026 um 12:31

Des riverains ont bloqué une route à Chatt Essalem dans la nuit du 10 au 11 octobre 2026, après des signalements d’émanations suffocantes autour du complexe du Groupe chimique tunisien.

Une route a été fermée par des habitants de Chatt Essalem, à Gabès, dans la nuit du samedi 10 au dimanche 11 octobre 2026. Les riverains protestent contre de nouvelles émanations gazeuses, qu’ils rattachent aux activités du Groupe chimique tunisien (GCT), et réclament des autorités qu’elles y mettent fin. Ils parlent d’une catastrophe environnementale persistante. Le mouvement a suivi des alertes de militants locaux, dont le collectif Stop Pollution, faisant état d’émanations suffocantes dans les zones voisines du complexe. L’ampleur de ces rejets et leur composition exacte restent à établir.

La colère des habitants s’inscrit dans une crise environnementale et sanitaire vieille de plusieurs décennies. Depuis des années, ils mettent en cause l’impact des unités du GCT sur leur cadre de vie et leur santé. Les signalements de gaz et les cas d’intoxication présumée ravivent régulièrement la contestation dans la région.

Des écoles situées près du complexe ont connu plusieurs incidents : des élèves ont eu des malaises, des difficultés respiratoires ou des évanouissements. Pour les habitants, ces épisodes font de la pollution une urgence sanitaire. Ils demandent des mesures concrètes pour protéger les populations riveraines. Les mobilisations se sont multipliées. En juin 2026, le collectif Stop Pollution et des acteurs de la société civile avaient manifesté à Gabès et à Tunis, sous le slogan « Le peuple exige le démantèlement des unités ». Ils réclamaient l’arrêt des activités industrielles jugées polluantes. Le dossier a été porté devant les autorités nationales, et une commission présidentielle a été mise en place. Les habitants mobilisés estiment toutefois que ces démarches n’ont pas apporté de réponse à la hauteur de la situation.

Sur le terrain judiciaire, la justice avait rejeté en février 2026 une demande en référé visant l’arrêt immédiat des unités polluantes du GCT. Elle avait jugé le préjudice invoqué insuffisamment établi, une décision contestée par les défenseurs de l’environnement. Habitants et militants écologistes attendent depuis longtemps une intervention effective des pouvoirs publics contre les nuisances industrielles. Leur revendication ne se limite plus à la dénonciation des émanations : ils exigent désormais des mesures garantissant leur droit à un environnement sain.

L’article Gabès : une route coupée à Chatt Essalem après de nouvelles émanations imputées au GCT est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Terrasses : l’espace public sous pression

12. Oktober 2026 um 12:19

Les terrasses de cafés et de restaurants ne cessent de gagner du terrain, au détriment des piétons comme des automobilistes.

Que dit la loi ? L’article 85 du Code de la fiscalité locale prévoit une redevance. Et une réglementation de 2007 sanctionne les installations non autorisées (100 à 2 000 dinars d’amende, avec saisie du matériel).

Pour les communes, cela représente une perte de 33 millions de dinars en 2025 pour l’ensemble du domaine public. Et ce, de faute de moyens de recensement et de recouvrement.

Enfin, un trottoir encombré pousse les piétons sur la chaussée, en leur faisant courir des risques inutiles. Ainsi, en avril, l’Observatoire national de la sécurité routière recensait 387 accidents impliquant des piétons, dont 89 morts, sans pouvoir les attribuer directement à ces occupations.

L’enjeu n’est pas de supprimer les terrasses, mais de garantir un passage suffisant aux piétons et du stationnement aux clients des commerces voisins.

L’article Terrasses : l’espace public sous pression est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

La Tunisie au sommet mondial pour les diplômés en sciences et ingénierie

12. Oktober 2026 um 11:32

La Tunisie occupe la première place mondiale en matière de proportion de diplômés de l’enseignement supérieur dans les filières scientifiques et d’ingénierie, avec un taux de 37,93 %, selon le Global Innovation Index, publié par l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI).

D’après les données relayées par la page officielle de l’Ordre des ingénieurs tunisiens sur Facebook, la Tunisie devance l’Ouzbékistan, qui affiche un taux de 36,76 %, et les Émirats arabes unis, avec 36,45 %. Brunei Darussalam arrive en quatrième position, avec 35,86 %, suivi de l’Allemagne, qui enregistre 35,76 %.

Ce classement met en évidence le poids de la formation scientifique et technique en Tunisie. Il souligne également le potentiel du capital humain tunisien et les compétences susceptibles de contribuer à l’innovation, au progrès technologique et au développement économique du pays.

L’article La Tunisie au sommet mondial pour les diplômés en sciences et ingénierie est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Conseillers fiscaux : la FTAPME demande au président de l’ARP de se récuser

12. Oktober 2026 um 11:24

La Fédération tunisienne des artisans et des petites et moyennes entreprises (FTAPME) invite Brahim Bouderbala, président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et avocat de profession, à se récuser à titre préventif sur le texte encadrant la profession de conseiller fiscal.

On évoque des chevauchements avec les prérogatives des avocats et réclame que l’existence d’un éventuel conflit d’intérêts soit vérifiée. C’est par voie de communiqué que la Fédération tunisienne des artisans et des petites et moyennes entreprises (FTAPME) a formulé sa demande. Elle souhaite que Brahim Bouderbala s’écarte, par précaution, de l’examen du projet de loi sur l’organisation de la profession de conseiller fiscal. Selon l’organisation, ce métier présente des zones de recoupement avec celui d’avocat, dont le président du Parlement est lui-même issu.

Dans son texte, la Fédération soutient que la responsabilité publique oblige les responsables concernés à placer l’intérêt général au-dessus de leurs intérêts personnels ou professionnels. Elle demande au président de l’Assemblée de « lever la main » sur ce dossier, le temps que les instances compétentes établissent si sa situation relève des règles applicables en matière de déclaration d’intérêts et de récusation. Elle estime que ce contexte justifie des garanties supplémentaires de transparence.

L’organisation tient cependant à apporter une précision : appartenir à une profession ne prouve pas, en soi, l’existence d’un conflit d’intérêts. Elle assure ne cibler aucune personne en particulier et décrit son initiative comme une mesure de prévention destinée à préserver la neutralité du processus législatif.

Le dossier porte sur le projet de loi n°13 de 2023 relatif à la profession de conseiller fiscal, déposé au Parlement le 10 juillet 2023. D’après la Fédération, il rencontre depuis d’importantes difficultés, sur fond de désaccords entre les représentants des avocats et les partisans d’un encadrement du métier de conseiller fiscal.

La FTAPME affirme que les responsables successifs de l’Ordre national des avocats ont fait connaître leur opposition au projet, par des communiqués et des courriers adressés notamment au ministère des Finances, à la présidence du gouvernement et aux structures parlementaires compétentes. Elle inclut Brahim Bouderbala parmi eux, à l’époque où il exerçait des responsabilités au sein de l’Ordre. Pour l’organisation, les prérogatives des conseillers fiscaux recoupent sur certains points celles des avocats, et la réglementation de cette nouvelle profession pourrait redessiner la frontière entre les deux métiers.

C’est à partir de ces éléments qu’elle soulève la question d’un possible conflit d’intérêts et sollicite le retrait préventif du président de l’ARP. Elle s’appuie notamment sur l’article 24 de la loi n°46 de 2018 relative à la déclaration des biens et des intérêts, à la lutte contre l’enrichissement illicite et à la prévention des conflits d’intérêts, dont elle conteste la formulation et la portée. 

Au-delà de ce cas, la Fédération demande des règles mieux définies en matière de déclaration d’intérêts et de récusation des responsables publics, ainsi que des garanties d’égalité entre les professions concernées. Elle met en garde contre des dispositions qui, selon elle, pourraient favoriser l’exclusion ou un monopole professionnel sans justification objective.

L’article Conseillers fiscaux : la FTAPME demande au président de l’ARP de se récuser est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Cyberharcèlement des enfants : quand la violence en ligne dépasse l’écran

12. Oktober 2026 um 10:30

A moins d’un mois qui nous sépare de la Journée internationale contre la violence et le harcèlement en milieu scolaire, y compris le cyberharcèlement des enfants, l’UNICEF Tunisie révèle, via une étude récente, que 45 % des adolescents ayant participé à l’enquête « U-Report » ont déclaré avoir été victimes d’une forme de violence en ligne ou en avoir été témoins.

L’UNICEF précise également que 12 % des participants à l’enquête « U-Report » ont déclaré s’être absentés de l’école en raison de violences en ligne. Cette proportion est attribuée, dans le document, à l’enquête U-Report de 2021. Ses résultats doivent toutefois être lus avec prudence, compte tenu des limites méthodologiques de l’enquête, et ne sauraient être généralisés à l’ensemble des enfants et des adolescents tunisiens.

Ces indicateurs mettent aussi en lumière un autre défi : la méconnaissance des dispositifs de protection. Le document « Recommandations relatives à la révision du Code de protection de l’enfant », publié par l’UNICEF Tunisie en juillet 2026, relève ainsi que 80 % des participants à l’enquête U-Report de 2020 ignorent les mécanismes de signalement des violences dans l’espace numérique.

Ces données font apparaître deux dimensions du problème : l’impact de la violence numérique, susceptible de se répercuter sur la scolarité de l’enfant; et les obstacles qui peuvent l’empêcher de signaler les faits ou de solliciter de l’aide.

Par ailleurs, l’enquête nationale sur la violence à l’égard des femmes, menée en 2022 et publiée par l’Institut national de la statistique en mars 2024, révèle que 37,1% des filles âgées de 15 à 17 ans ont été victimes d’au moins une forme de violence numérique au cours des 12 mois précédant l’enquête. Cet indicateur porte sur la violence numérique dans son acception large.

Ces chiffres éclairent différentes dimensions du phénomène, sans constituer pour autant une mesure unifiée de la prévalence du cyberharcèlement. Leur compréhension suppose d’examiner la nature du préjudice subi par l’enfant, ainsi que ses conséquences possibles sur sa santé mentale, son comportement et ses relations quotidiennes.

Une violence qui ne s’arrête pas à l’écran

La violence numérique peut prendre plusieurs formes : insultes, moqueries répétées, propagation de rumeurs, diffamation, menaces, diffusion de photos ou de vidéos d’un enfant sans son consentement, usurpation d’identité ou encore chantage.

La particularité de cette violence tient à la rapidité avec laquelle les contenus se diffusent et à leur capacité à atteindre un large public. L’auteur des faits peut, en outre, rester anonyme. L’enfant peut également éprouver des difficultés à se protéger de la source du préjudice : les abus peuvent en effet se déplacer des plateformes numériques vers le milieu scolaire et social, ou se poursuivre jusque dans le domicile familial.

Tout désaccord entre enfants ou tout commentaire insultant ne relève pas nécessairement du harcèlement, qui suppose généralement une répétition des faits. En revanche, les menaces, le chantage et les atteintes à la vie privée exigent une intervention, même lorsqu’ils surviennent dans le cadre d’un incident isolé, en raison de leur gravité et de l’impact qu’ils peuvent avoir sur l’enfant.

Les répercussions de cette expérience ne se traduisent pas toujours par un récit direct des faits. Elles peuvent apparaître progressivement à travers des changements psychologiques et comportementaux. L’enfant peut ressentir de la peur, de l’anxiété, de la honte ou de la colère, et tendre à s’isoler, à s’éloigner de ses amis ou à délaisser les activités qu’il pratiquait habituellement. Des troubles du sommeil ou de l’appétit, une baisse des résultats scolaires, voire des plaintes somatiques sans cause organique identifiée, peuvent également apparaître.

L’article Cyberharcèlement des enfants : quand la violence en ligne dépasse l’écran est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

SNJT : les neuf membres du nouveau bureau exécutif élus

12. Oktober 2026 um 09:02

Le septième congrès du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), également 29ᵉ congrès de la profession, s’est tenu les 10 et 11 octobre 2026 à Tunis. À l’issue du scrutin, Zied Dabbar a été réélu à la tête du syndicat, avec 336 voix.

Selon les résultats annoncés par le syndicat sur sa page officielle Facebook, les élections, organisées conformément aux statuts et au règlement intérieur du SNJT, ont permis de désigner les neuf membres du nouveau bureau exécutif. Zied Dabbar arrive en tête avec 336 voix, suivi de Jihane Louati, qui en a obtenu 299, et d’Amine Dhbaïbi, avec 290 voix. Adel Riahi a recueilli 265 voix, tandis que Siwar Amaïdia et Habiba Abidi ont obtenu chacune 263 voix.

Le nouveau bureau exécutif comprend également Abderraouf Bali (255 voix), Karim Ouanes (242 voix), et Bouchra Sellami (241 voix).

Par ailleurs, quatre membres suppléants ont été élus : Aouatif Jebali (222 voix), Nour Eddine Ahmed (216 voix), Slim Boukhdhir (160 voix) et Nadra Ben Rajeb (95 voix).

L’article SNJT : les neuf membres du nouveau bureau exécutif élus est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Éducation et culture : le pari sur l’égalité des chances

Von: farhat
12. Oktober 2026 um 08:36

Par Ahmed NEMLAGHI

En plaçant l’éducation au rang des composantes de la sécurité nationale, le président de la République défend une vision dans laquelle l’école, la culture et la justice sociale sont étroitement liées. Son entretien, le 8 octobre à Carthage, avec la ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, et Mohamed Ali Boughdiri, secrétaire général du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement, remet au premier plan un chantier essentiel : faire du droit à l’éducation une réalité pour tous.

L’éducation ne saurait être réduite à la transmission des connaissances ni la culture cantonnée à une activité réservée à une partie de la société. C’est, en substance, le sens de l’orientation défendue par Kaïs Saïed, qui considère l’école comme un pilier de la construction nationale, de la cohésion sociale et de la préparation des générations futures. La rencontre tenue au palais de Carthage traduit cette approche : l’avenir du système éducatif se joue autant dans les programmes et les méthodes pédagogiques que dans les conditions matérielles d’apprentissage et l’accès à la culture.

En rappelant que l’éducation et l’enseignement font partie intégrante de la sécurité nationale, le chef de l’État leur attribue une portée qui dépasse le cadre scolaire. Il s’agit, dans cette perspective, de former des citoyens capables de comprendre leur environnement, d’exercer leur esprit critique et de participer à la vie collective.

Cette conception repose sur un principe : la solidité d’un pays dépend aussi de la qualité de son système éducatif, de la diffusion du savoir et de la capacité de chaque génération à acquérir les outils nécessaires à son émancipation. La sécurité nationale ne se limite donc pas à ses dimensions traditionnelles. Elle comporte également une dimension humaine, intellectuelle et sociale, dont l’éducation constitue un élément déterminant.

L’inscription du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement dans la Constitution s’inscrit dans cette orientation. Pour Kaïs Saïed, cette consécration institutionnelle traduit la place stratégique accordée à l’éducation dans le projet national. Reste toutefois à donner à cette ambition toute sa portée par des mécanismes de concertation, une vision cohérente et des réformes capables de répondre durablement aux difficultés du secteur.

 

La réussite comme corollaire de l’égalité des chances

L’un des axes majeurs rappelés par le président concerne l’instauration d’un système éducatif national garantissant l’égalité pour tous. Cette ambition renvoie à une question fondamentale : comment assurer à chaque enfant, indépendamment de son milieu social ou de son lieu de résidence, des possibilités comparables d’apprentissage et de réussite ?

L’égalité devant l’éducation ne se résume pas à l’ouverture des portes de l’école. Elle suppose que les élèves disposent de conditions leur permettant de suivre leur scolarité, de développer leurs capacités et de poursuivre leurs études sans être pénalisés par leur situation familiale ou territoriale.

C’est dans ce contexte que prend tout son sens l’appel présidentiel à inculquer, dès la première année du primaire, les principes de liberté, d’émancipation et de justice sociale. L’école est appelée à transmettre des savoirs, mais également à former des citoyens conscients de leurs droits, de leurs responsabilités et de leur place dans la collectivité.

Cette orientation implique de dépasser une conception purement administrative de la démocratisation de l’enseignement. L’enjeu n’est pas seulement de permettre l’accès à l’école, mais de réunir les conditions d’une véritable égalité des chances tout au long du parcours scolaire.

 

Les conditions matérielles, un préalable à la réussite

Le président de la République a également insisté sur la nécessité d’assurer aux élèves le transport, la restauration, l’hébergement dans les internats, les vêtements et les fournitures scolaires, en coordination avec les structures concernées. Ces besoins concrets constituent un volet essentiel de la politique éducative.

Pour les familles confrontées à des difficultés économiques, le coût indirect de la scolarité peut représenter un obstacle important. Les déplacements, les repas et le matériel nécessaire à l’apprentissage pèsent sur les budgets domestiques et peuvent accentuer les inégalités entre élèves.

En mettant ces questions en avant, Kaïs Saïed associe la justice sociale à des réponses qui touchent directement la vie quotidienne des familles. L’objectif affiché est de faire en sorte que les conditions économiques ne déterminent pas, à elles seules, les possibilités de réussite d’un enfant.

Mais cette orientation appelle une mise en œuvre rigoureuse. La disponibilité du transport scolaire, la qualité de la restauration, la capacité d’accueil des internats et l’accès effectif aux fournitures doivent se traduire par des mesures concrètes, suivies et évaluées. C’est à cette échelle que l’ambition de l’égalité des chances pourra être appréciée.

 

La culture, un prolongement naturel de l’école

La place accordée aux clubs culturels dans les établissements scolaires constitue un autre volet significatif de cette vision. En appelant à leur création dans les différentes institutions éducatives, le chef de l’État souligne que l’éducation ne se limite pas aux enseignements dispensés en classe.

La pratique culturelle contribue à l’éveil intellectuel, à la créativité, à l’expression personnelle et à la découverte du patrimoine. Elle peut également favoriser la confiance en soi, le dialogue et le respect des différences. Théâtre, lecture, musique, arts plastiques ou activités patrimoniales offrent autant de possibilités de compléter les apprentissages scolaires.

Le rapprochement entre les secteurs de l’éducation et de la culture prend ici tout son sens. La présence de la ministre des Affaires culturelles à cette rencontre illustre l’importance d’une approche transversale dans laquelle les activités culturelles peuvent accompagner la formation des jeunes et élargir leur accès au savoir.

Pour produire des effets durables, cette ambition nécessite toutefois des moyens, des espaces adaptés, un encadrement compétent et une programmation accessible à tous les élèves. Les clubs culturels ne doivent pas rester une simple annonce, ils sont appelés à devenir des lieux vivants d’apprentissage et de participation.

 

De l’orientation politique aux résultats concrets

En revenant sur les précédentes tentatives de réforme du système éducatif, Kaïs Saïed a exprimé des réserves sur leur portée et leurs motivations. Cette appréciation traduit sa volonté affichée de rompre avec des réformes qu’il juge insuffisantes et de privilégier une transformation plus profonde du système national.

Toutefois, la réussite d’une politique éducative ne se mesure pas uniquement à ses principes ou à ses intentions. Elle dépend aussi de la continuité des décisions, de la mobilisation des ressources, de la coordination entre les institutions et de la capacité à associer les acteurs de terrain à la recherche de solutions.

L’enjeu est donc de faire converger les objectifs éducatifs, les politiques sociales et l’action culturelle autour d’une même exigence : offrir à chaque enfant les moyens d’apprendre, de s’épanouir et de construire son avenir.

La rencontre de Carthage remet ainsi en lumière les grandes lignes d’une vision qui lie souveraineté nationale, justice sociale et formation des générations futures. Sa portée dépendra désormais de la traduction de ces orientations en programmes accessibles, en services effectifs et en améliorations mesurables pour les élèves et leurs familles.

Faire de l’éducation un pilier de la sécurité nationale et de la culture un instrument d’émancipation constitue une ambition de long terme. Le véritable défi consiste à transformer ces principes en une égalité des chances vécue au quotidien, dans chaque école et pour chaque élève.

L’article Éducation et culture : le pari sur l’égalité des chances est apparu en premier sur Le Temps News.

Maher Chaâbane condamné à cinq ans de prison et à plus de 2 MDT d’amendes

11. Oktober 2026 um 20:10

L’homme d’affaires Maher Chaâbane a été condamné à cinq ans de prison par la quatrième chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis. Dans la même affaire, l’ancienne maire de La Goulette, Amel Limam, a écopé de la même peine. Les deux condamnés doivent également s’acquitter d’amendes dont le montant total dépasse deux millions de dinars.

Cette décision constitue une nouvelle étape dans un dossier judiciaire portant sur des soupçons de corruption, de favoritisme et d’irrégularités dans la gestion municipale, notamment autour de l’exploitation de la fourrière des Berges du Lac 2.

Il faut dire que le nom de Maher Chaâbane, homme d’affaires  est au cœur de cette affaire en raison de ses intérêts économiques dans la zone, qui accueille plusieurs projets qui lui sont associés. Les investigations du Pôle judiciaire économique et financier se sont notamment intéressées aux conditions d’exploitation de la fourrière et aux éventuelles facilités administratives accordées dans le cadre de décisions relevant de la municipalité de La Goulette.

L’enquête visait à déterminer si certaines prérogatives municipales avaient pu bénéficier à des intérêts privés, dans un contexte marqué par des soupçons de favoritisme et d’abus de fonction impliquant l’ancienne maire, détenue depuis juin 2024.

Et ce n’est pas la seule affaire dans laquelle Maher Chaâbane serait impliqué, on évoque d’autres dossiers judiciaires portant entre autres sur des soupçons de corruption, de blanchiment d’argent et de falsification de documents. En tout cas, cette condamnation s’inscrit ainsi dans un contexte judiciaire plus large concernant les activités de l’homme d’affaires. Elle remet également en lumière les enjeux de transparence dans les relations entre responsables publics et opérateurs économiques, particulièrement lorsque l’attribution de services publics et les décisions administratives sont susceptibles d’avoir des répercussions sur des intérêts privés.

L’article Maher Chaâbane condamné à cinq ans de prison et à plus de 2 MDT d’amendes est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Entreprises communautaires : le gouvernement veut accélérer, mais où sont les résultats ?

11. Oktober 2026 um 10:11

La cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, a présidé à la Kasbah, samedi 10 octobre 2026, un conseil ministériel restreint (CMR) consacré aux entreprises communautaires. À l’ordre du jour : améliorer leur gouvernance, simplifier les procédures de création et renforcer l’encadrement et l’accompagnement.

Pour la cheffe du gouvernement, ce modèle est un choix économique national…, dont l’objectif est d’instaurer « un développement fondé sur l’initiative collective, l’emploi, la justice sociale et une meilleure répartition des richesses ». Elle y voit un moyen de valoriser les ressources locales et régionales à travers des projets durables, productifs et compétitifs, en particulier pour les jeunes. D’ailleurs, ce modèle appliqué dans plusieurs pays développés a fait ses preuves, dira Mme Zaâfrani.

Présents lors dudit CMR, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Riadh Chaoued, et la secrétaire d’État chargée des Entreprises communautaires, Hasna Jiballah, ont présenté un exposé sur la gouvernance de ces structures. Les participants ont passé en revue les difficultés procédurales rencontrées et des pistes de simplification.

De ce point de vue, le conseil a fait les recommandations suivantes :

– orienter les entreprises communautaires vers de nouveaux secteurs et marchés porteurs, à forte valeur ajoutée, en phase avec le Plan de développement 2026-2030 ;

– mettre en place un dispositif intégré de formation et d’accompagnement, du lancement à l’exploitation des projets ;

– adapter les formations aux besoins techniques des entreprises et instaurer des mécanismes d’évaluation de l’impact de cet accompagnement ;

– mieux faire connaître ce modèle et sa contribution à la justice sociale.

Quid des résultats… ?

Ceci étant, le communiqué de la présidence du gouvernement ne donne aucun chiffre : ni nombre d’entreprises effectivement créées, ni emplois générés, ni richesse produite. Il évoque seulement des « expériences réussies » sans les détailler.

Plusieurs recommandations du conseil laissent aussi penser que le dispositif peine à produire les effets promis. C’est pour cette raison qu’il est nécessaire de simplifier davantage les procédures qui freinent la création de ces entreprises. Il est impératif de leur chercher des secteurs porteurs, comprendre par-là qu’elles n’y sont pas encore. Il faut mettre en place des mécanismes pour mesurer l’impact de l’accompagnement, ce qui signifie que cet impact n’est pas mesuré aujourd’hui. Enfin, la nécessité de « mieux faire connaître » le modèle laisse entendre que les porteurs de projets n’en sont pas encore massivement saisis.

La référence à des pays développés où ce modèle aurait fait ses preuves n’est pas davantage étayée : aucun exemple ni comparaison n’est avancé. Or la question que se posent les observateurs reste simple : ces entreprises créent-elles suffisamment d’emplois durables et de valeur ajoutée pour justifier l’importance que leur accorde l’État ? Tant que le gouvernement ne publiera pas un bilan chiffré, la promesse d’une « répartition plus équitable des richesses » risque de rester un slogan, faute de richesse créée à répartir.

L’article Entreprises communautaires : le gouvernement veut accélérer, mais où sont les résultats ? est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

L’unité de l’État : pilier de la vision institutionnelle de Kaïs Saïed

Von: farhat
11. Oktober 2026 um 08:30

Par Ahmed NEMLAGHI

La rencontre tenue, le 8 octobre, au palais de Carthage entre le président de la République, Kaïs Saïed, le président de l’Assemblée des représentants du peuple, Brahim Bouderbala, et le président du Conseil national des régions et des districts, Imed Derbali, remet au premier plan une question fondamentale, celle de l’unité de l’État et de la complémentarité de ses institutions. À travers cette réunion, le chef de l’État réaffirme une conception selon laquelle les différentes fonctions publiques doivent agir dans le cadre de leurs compétences constitutionnelles, avec pour objectif commun de répondre aux attentes des citoyens et de préserver la cohésion nationale.

Dans le communiqué publié à l’issue de cette rencontre, la présidence de la République insiste sur la complémentarité des rôles entre les différentes fonctions de l’État, chacune dans le cadre des attributions que lui confère la Constitution. Cette formulation résume l’un des axes de la vision institutionnelle défendue par Kaïs Saïed : l’État doit demeurer un ensemble cohérent, capable d’agir dans l’intérêt général, sans que ses différentes composantes perdent de vue leur responsabilité envers les citoyens.

L’unité de l’État ne signifie pas nécessairement la confusion des pouvoirs ni l’effacement des compétences propres à chaque institution. Elle renvoie plutôt à la nécessité d’assurer la cohérence de l’action publique, dans le respect du cadre constitutionnel, afin que les institutions ne deviennent pas des centres d’intérêt concurrents, mais remplissent leurs missions au bénéfice de la collectivité.

La présence conjointe des responsables des deux chambres parlementaires auprès du président de la République revêt, dans ce contexte, une portée institutionnelle particulière. Elle permet d’aborder des projets liés à la situation sociale des citoyens et de souligner l’importance de la coordination entre les institutions chargées de traduire les orientations publiques en textes et en mesures concrètes.

Pour le chef de l’État, l’enjeu consiste à faire en sorte que les mécanismes institutionnels ne constituent pas un obstacle à la réponse aux besoins de la population. La cohérence entre les fonctions de l’État doit ainsi contribuer à accélérer le traitement des préoccupations sociales et à renforcer la capacité des pouvoirs publics à apporter des réponses concrètes.

Le communiqué de Carthage fait explicitement référence aux compétences fixées par la Constitution. Ce rappel est essentiel car l’unité institutionnelle ne peut durablement reposer sur la seule volonté de coopérer entre responsables. Elle nécessite des règles, une répartition des attributions et une responsabilité clairement définie.

Dans la conception défendue par Kaïs Saïed, la Constitution s’apparente au cadre de référence dans lequel chaque institution doit exercer ses missions. L’Assemblée des représentants du peuple et le Conseil national des régions et des districts disposent de leurs propres fonctions, tandis que la présidence de la République exerce les compétences qui lui sont attribuées. La complémentarité suppose donc que chaque institution assume ses responsabilités sans empiéter sur celles des autres.

Cette approche accorde une place importante à la légitimité constitutionnelle des institutions. L’État ne peut fonctionner efficacement si ses organes se trouvent enfermés dans des logiques de confrontation permanente ou si leurs interventions ne débouchent pas sur des décisions suivies d’effets.

Rompre avec les logiques de division

Le président de la République a également évoqué les tentatives de division du pays et les résistances au changement. Selon les termes rapportés par le communiqué, il estime que certains acteurs demeurent attachés à des pratiques du passé et que la conscience historique du peuple tunisien constitue un rempart contre les manœuvres susceptibles d’affaiblir la cohésion nationale.

Cette déclaration s’inscrit dans un discours politique qui présente l’unité nationale comme une condition essentielle de la transformation institutionnelle et sociale. Dans cette lecture, les divergences et les conflits d’intérêt ne doivent pas compromettre la continuité de l’État ni détourner les institutions de leurs missions fondamentales.

La question mérite cependant d’être envisagée dans toute sa portée institutionnelle. L’unité nationale ne se limite pas à l’absence de désaccords. Elle dépend également de la capacité des institutions à traiter les divergences dans le respect du droit, à garantir l’égalité des citoyens et à maintenir des espaces de responsabilité et de contrôle.

Une institution forte n’est donc pas seulement une institution capable de résister aux pressions. C’est aussi une institution dont les décisions sont motivées, dont les compétences sont respectées et dont l’action peut être appréciée à l’aune de ses résultats.

La vision présidentielle met l’accent sur la nécessité de préserver l’État contre les formes de pression ou de chantage susceptibles, selon elle, de compromettre son indépendance. L’enjeu est de faire prévaloir l’intérêt général sur les intérêts particuliers, tout en veillant à ce que les mécanismes de contrôle et de responsabilité fonctionnent dans le cadre du droit.

Parmi les thèmes abordés à Carthage, la reddition des comptes occupe une place centrale. Kaïs Saïed a insisté sur sa légitimité, en prenant soin de la distinguer du règlement de comptes. Cette distinction constitue un élément important de sa conception de l’État : la responsabilité des personnes ayant exercé des fonctions publiques doit être examinée à partir de faits établis et de procédures légales, et non en fonction de considérations personnelles ou politiques.

La reddition des comptes répond à une exigence démocratique et administrative fondamentale. La gestion des ressources publiques, l’exercice de l’autorité et l’utilisation des moyens de l’État doivent pouvoir faire l’objet de vérifications. Les responsabilités doivent être déterminées lorsque des irrégularités sont établies, dans le respect des droits de la défense et des garanties prévues par la loi.

Dans le discours présidentiel, cette exigence est associée à la volonté de rompre avec les pratiques qui auraient permis à certains de bénéficier d’une protection particulière. L’affirmation selon laquelle aucune immunité ni exception ne devrait faire obstacle à l’établissement de la vérité traduit l’objectif annoncé d’une responsabilité applicable à tous.

Pour que cette orientation renforce effectivement la confiance dans les institutions, une condition demeure toutefois essentielle : la reddition des comptes doit être conduite selon des procédures impartiales, transparentes et vérifiables. La présomption d’innocence, l’indépendance de la justice et les droits de chaque personne concernée sont indissociables d’un processus crédible.

 

De la volonté politique aux mesures concrètes

Le président de la République a affirmé que les difficultés ne seraient pas surmontées par les communiqués et les déclarations, mais par des mesures concrètes et rapides. Cette affirmation met en évidence l’un des principaux défis de l’action institutionnelle : transformer les orientations politiques en décisions applicables et en résultats perceptibles.

Les citoyens évaluent l’État à travers leur expérience quotidienne. Ils attendent des réponses à leurs difficultés économiques et sociales, des services publics accessibles, une administration efficace, une législation compréhensible et des décisions exécutées dans des délais raisonnables.

La rencontre entre les trois responsables de l’État prend dès lors son sens au regard des projets sociaux évoqués dans le communiqué. La coordination institutionnelle ne peut constituer une fin en soi. Elle doit permettre de faire avancer les dossiers, de lever les blocages administratifs et de garantir que les décisions prises répondent aux besoins identifiés.

Cette exigence implique également une responsabilité dans le suivi. Les mesures annoncées doivent être accompagnées d’échéances, de mécanismes d’évaluation et d’une répartition claire des tâches entre les administrations et les institutions concernées. Sans ces instruments, le risque demeure de voir les ambitions se heurter aux lenteurs et aux difficultés de mise en œuvre.

Le discours présidentiel insiste précisément sur la nécessité de dépasser les déclarations pour entrer dans une phase d’action. La portée de cet engagement dépendra donc de la capacité des institutions à démontrer, par leurs réalisations, que la coordination annoncée améliore effectivement le fonctionnement de l’État.

Lorsque Kaïs Saïed affirme que l’État ne sera le «butin» de personne, il exprime une conception de la puissance publique fondée sur la permanence des institutions et leur indépendance à l’égard des intérêts particuliers. L’État doit, dans cette perspective, demeurer au service de la collectivité nationale et ne pas devenir l’instrument d’un groupe ou d’un réseau.

Cette conception rejoint la volonté affichée de préserver la souveraineté de la décision publique. Les politiques nationales doivent être déterminées par les besoins du pays et mises en œuvre par des institutions capables d’assumer leurs responsabilités.

Mais la solidité de l’État ne se mesure pas uniquement à sa capacité de résister aux pressions. Elle dépend aussi de la prévisibilité de ses décisions, de la stabilité de ses règles, de la qualité de son administration et de la confiance que les citoyens accordent à ses institutions.

Un État fort est également un État dont les pouvoirs sont exercés dans le respect de la Constitution, dont les décisions peuvent être contrôlées et dont les agents sont tenus de rendre compte de leur action. L’autorité publique et la responsabilité ne sont pas des principes contradictoires : elles se renforcent mutuellement lorsqu’elles s’inscrivent dans un cadre juridique clair.

L’unité de l’État à l’épreuve des attentes sociales

Au-delà des principes constitutionnels, la réunion du 8 octobre renvoie à une préoccupation centrale du discours présidentiel : la situation sociale des citoyens. Le communiqué rappelle que les responsables doivent s’inspirer de la conscience du peuple et partager les souffrances des citoyens en s’attachant à en éliminer les causes.

Cette exigence place la responsabilité sociale au cœur de l’action institutionnelle. Elle signifie que les institutions ne peuvent se limiter à leur fonctionnement interne ou à la production de textes. Elles doivent également prendre en compte les conséquences concrètes de leurs décisions sur les conditions de vie de la population.

La cohérence de l’État se mesure alors à sa capacité à articuler les politiques publiques, à identifier les urgences et à apporter des réponses adaptées aux réalités des différentes régions et catégories sociales.

Le rôle des institutions parlementaires est déterminant dans cette démarche, notamment à travers l’examen des textes et des préoccupations qui leur sont soumis dans le cadre de leurs attributions. La présidence de la République, le gouvernement et les autres institutions concernées doivent, chacun dans son domaine de compétence, contribuer à la mise en œuvre des orientations et au suivi de leurs effets.

Cette complémentarité ne sera pleinement effective que si elle se traduit par des résultats mesurables : amélioration des services, réduction des délais administratifs, meilleure application des lois et traitement plus efficace des difficultés sociales.

La rencontre de Carthage traduit ainsi une volonté présidentielle de placer la cohésion de l’État, le respect des compétences constitutionnelles et la reddition des comptes au cœur de l’action publique. Elle rappelle que les institutions ne peuvent répondre aux attentes de la population que si elles assument leurs missions avec sérieux et coordonnent leurs efforts dans le cadre du droit.

L’unité de l’État ne doit cependant pas rester une formule institutionnelle. Elle doit prendre corps dans le fonctionnement des administrations, la qualité des décisions, l’application effective des lois et la capacité des responsables à rendre compte de leurs résultats.

C’est là que se situe l’enjeu principal de la démarche défendue par Kaïs Saïed : faire de la cohérence institutionnelle un moyen de lutter contre les blocages, de préserver la souveraineté de la décision nationale et de répondre aux revendications sociales.

En définitive, la force de l’État ne réside ni dans la seule fermeté des déclarations ni dans l’affirmation abstraite de son unité. Elle se mesure à sa capacité à agir conformément à la Constitution, à garantir l’égalité devant la loi, à protéger les ressources publiques et à apporter des réponses concrètes aux citoyens.

 

L’article L’unité de l’État : pilier de la vision institutionnelle de Kaïs Saïed est apparu en premier sur Le Temps News.

La cheffe du Gouvernement préside un CMR : les sociétés communautaires jouent un rôle pivot dans la création d’emplois et de richesse

Von: farhat
10. Oktober 2026 um 20:27

La cheffe du Gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, a présidé, au palais du Gouvernement à la Kasbah, un Conseil ministériel restreint consacré à l’examen des moyens de développer le système de gouvernance des sociétés communautaire, les mécanismes d’encadrement et d’accompagnement, l’accélération du rythme de leur création et la facilitation de leurs procédures.

A l’ouverture des travaux du Conseil, la cheffe du Gouvernement a rappelé que les sociétés communautaires représentent un choix économique national et stratégique visant à établir un nouveau modèle de développement basé sur l’initiative collective, la promotion de l’emploi, la réalisation de la justice sociale et la répartition équitable des richesses, conformément aux orientations du président de la République Kaïs Saïed.

Elle a souligné que ce modèle économique, qui part de la base, crée de réelles opportunités d’emploi à travers l’investissement des ressources locales et régionales, et leur transformation en richesse économique via des projets durables, productifs et dotés d’une haute compétitivité, affirmant que les sociétés communautaires constituent une formule opérationnelle directe pour réaliser le développement, combinant l’ancrage de l’esprit d’initiative, l’autonomie, et l’appui sur les valeurs du travail collectif participatif et de la justice sociale.

Elle a également rappelé que ce modèle ouvre de nouveaux horizons pour les promoteurs qui lancent ce type d’entreprises, en particulier les jeunes, afin de créer de la richesse dont les bénéfices ne se limitent pas seulement à eux, mais s’étendent au développement de toutes les régions, soulignant que ce modèle est appliqué dans plusieurs pays parmi les plus développés au monde et a prouvé son efficacité et sa pertinence.

Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Riadh Chaoued, et la Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle chargée des sociétés communautaires, Hasna Jiballah, ont présenté un exposé détaillé sur les réalisations quantitatives et qualitatives accomplies dans le domaine de la gouvernance des sociétés communautaires, notamment en ce qui concerne la simplification, l’unification et la numérisation des procédures via le registre national créé pour faciliter l’accès au financement et soutenir l’accompagnement et la formation, afin de favoriser la pérennité de leur activité.

Un diagnostic des défis et des problématiques procédurales posées a également été passé en revue, proposant des solutions pratiques pour les surmonter, selon une approche globale basée sur l’encadrement et la simplification des procédures administratives.

Des expériences réussies mettant en avant le rôle de ces entreprises dans l’emploi des jeunes et la réduction du chômage ont été mises en lumière.

Après discussion, le Conseil a recommandé ce qui suit :

– Orienter les sociétés communautaires vers de nouveaux secteurs et marchés vitaux, en renforçant leur encadrement et leur accompagnement vers des domaines à haute valeur ajoutée et à dimension stratégique en adéquation avec le plan de développement pour la période 2026-2030.

– Développer la formation et l’accompagnement via un mécanisme intégré couvrant toutes les étapes de préparation du projet, du démarrage jusqu’à l’exploitation.

– Harmoniser les programmes de formation avec les besoins techniques de l’entreprise et instaurer des mécanismes pour mesurer l’impact de la formation et de l’accompagnement au niveau de la performance.

– Développer et documenter des idées de projets intégrés au sein des chaînes de valeur des secteurs économiques ciblés, et les inscrire dans la banque de projets tout en orientant les promoteurs à y investir pour garantir la réalisation de rendements économiques et sociaux durables.

En conclusion des travaux du Conseil, la cheffe du Gouvernement a insisté sur la nécessité d’ancrer la conscience de l’importance de ce modèle économique réussi dans de nombreux pays développés, pour son rôle dans la réalisation de la justice sociale et la garantie d’une répartition plus équitable de la richesse.

Elle a indiqué que ce modèle soutient le développement local et régional, et consacre la contribution des citoyens à la production de richesse et à la valorisation des ressources disponibles dans leurs régions.

Elle a également souligné le rôle pivot des sociétés communautaires dans la création d’emplois et de richesse, particulièrement au profit des jeunes, insistant sur la nécessité de lever tous les obstacles au niveau central, régional et local, et d’intensifier les efforts à cet effet par les ministères, les structures publiques et les gouvernorats concernés, en simplifiant les procédures administratives et en accompagnant les promoteurs, afin de répondre aux aspirations et attentes des tunisiens et des tunisiennes, en accord avec la vision du président de la République.

 

 

L’article La cheffe du Gouvernement préside un CMR : les sociétés communautaires jouent un rôle pivot dans la création d’emplois et de richesse est apparu en premier sur Le Temps News.

Zied Dabbar : « Libérez les journalistes et mettez fin aux poursuites »

10. Oktober 2026 um 12:05

Le président du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), Zied Dabbar, a appelé à la libération immédiate des journalistes détenus et à l’arrêt des poursuites et des procès visant des dizaines de professionnels des médias.

Lors de l’ouverture du septième congrès du SNJT, il a dressé un constat préoccupant de la situation de la presse en Tunisie, évoquant des journalistes emprisonnés, d’autres confrontés à des condamnations judiciaires et certains contraints de quitter le pays.

Zied Dabbar a notamment demandé la libération de Mourad Zeghidi, Zied El Heni, Mohamed Youssefi et Borhen Bsaies. Il a également exprimé son soutien aux familles des journalistes détenus, soulignant les souffrances liées à l’attente et à l’incertitude.

Le président du syndicat a assuré que le SNJT continuerait à défendre ses membres, quelles que soient les circonstances. Il a également insisté sur l’importance de préserver l’indépendance du syndicat, tout en renforçant les alliances avec les organisations nationales, les syndicats et les associations de défense des droits humains.

Selon lui, la liberté de la presse constitue un droit de la société et non un privilège réservé aux journalistes. Il a rappelé que l’indépendance des médias repose notamment sur celle des journalistes, qui nécessite la garantie de leurs droits professionnels et sociaux ainsi que des conditions de travail au sein d’organisations médiatiques viables.

En conclusion, Zied Dabbar a réaffirmé la volonté du SNJT de rester un espace ouvert à la diversité des opinions et de poursuivre son engagement en faveur de la liberté de la presse et de la dignité des journalistes, indépendamment des changements de direction et des échéances syndicales.

L’article Zied Dabbar : « Libérez les journalistes et mettez fin aux poursuites » est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Compter sur soi : quand la souveraineté économique commence à produire ses effets

Von: tmps
10. Oktober 2026 um 08:35

 Par Ahmed NEMLAGHI

Pendant longtemps, la question économique tunisienne a été abordée à travers le prisme de la dépendance aux financements extérieurs, de l’endettement et des équilibres budgétaires. Depuis plusieurs années, le président Kaïs Saïed défend une autre orientation : compter davantage sur les capacités propres du pays, renforcer la souveraineté économique, lutter contre la corruption et la spéculation et réorienter les ressources nationales vers l’investissement, la production et la justice sociale.

Les résultats enregistrés récemment dans plusieurs secteurs donnent des éléments permettant d’apprécier cette orientation, même si les défis structurels restent considérables.

La politique économique défendue par le président Kaïs Saïed repose sur une idée devenue centrale dans son discours : la Tunisie doit davantage compter sur ses propres ressources, ses propres compétences et ses propres capacités de production. Le «compter-sur-soi» ne signifie pas, dans cette conception, se fermer au monde ou renoncer aux relations économiques internationales. Il s’agit plutôt de rechercher une plus grande autonomie dans les choix économiques et financiers, afin que les décisions nationales soient déterminées en priorité par les intérêts du pays et les besoins de sa population.

Cette orientation s’inscrit dans une vision plus large de la souveraineté. La souveraineté politique ne pourrait être pleinement exercée, selon cette approche, sans une capacité minimale à maîtriser les grands équilibres économiques, à préserver les ressources publiques et à réduire les formes de dépendance qui fragilisent la décision nationale.

Le gouvernement a d’ailleurs inscrit explicitement cette logique dans les orientations économiques de l’État. Le projet de budget économique pour 2026 met en avant la souveraineté nationale, la confiance dans les propres moyens du pays et la recherche d’un équilibre entre croissance économique et justice sociale. Il prévoit également de développer les ressources propres de l’État, de réduire l’évasion fiscale, d’intégrer progressivement l’économie parallèle et de diversifier les sources de financement.

Le changement de perspective est important. Il ne s’agit plus seulement de rechercher des ressources financières supplémentaires, mais de s’interroger sur la manière dont les richesses nationales sont produites, distribuées et utilisées.

Dans la vision présidentielle, le développement économique doit être étroitement lié à la justice sociale. La croissance n’a de véritable signification que si elle se traduit par davantage d’emploi, une amélioration du pouvoir d’achat, une réduction des disparités régionales et une meilleure qualité des services publics.

Le projet de développement 2026-2030 traduit cette orientation à travers une démarche annoncée comme «ascendante», partant du local vers le régional puis vers le national. L’objectif affiché est de rapprocher les politiques de développement des besoins réels des territoires et de réduire les déséquilibres qui ont longtemps caractérisé la répartition des investissements.

Les premiers résultats comme éléments de réponse

C’est à ce niveau que les données économiques récentes prennent toute leur importance.

Selon les données présentées en juillet 2026 à l’occasion de la remise du rapport annuel de la Banque centrale pour 2025, le PIB tunisien a progressé de 2,5% en 2025, contre 1,6% en 2024. Le chômage est passé de 16,5% en 2024 à 15,2% en 2025, puis à environ 15% au début de 2026 selon les données alors communiquées par le gouvernement. Les investissements directs étrangers ont également progressé d’environ 30% en 2025.

La Banque mondiale fait état, de son côté, d’une croissance de 2,7% en 2025 et de 2,4% sur un an au premier semestre 2026. Elle relève également une baisse du chômage à 14,9% au deuxième trimestre 2026. La croissance récente a notamment été soutenue par la reprise de l’agriculture, des industries mécaniques et électriques et du tourisme.

Ces chiffres ne permettent évidemment pas d’attribuer mécaniquement chaque évolution à une seule décision politique. L’économie dépend d’une multitude de facteurs internes et internationaux. Ils constituent néanmoins des indicateurs importants pour mesurer la trajectoire économique du pays.

La question essentielle est donc de savoir si cette amélioration peut être consolidée et transformée en dynamique durable.

Le principe du «compter-sur-soi» trouve une traduction particulièrement claire dans la volonté de renforcer la production nationale.

La Tunisie dispose d’atouts importants dans l’agriculture, l’agroalimentaire, les industries mécaniques et électriques, le tourisme et les services. L’objectif consiste à mieux valoriser ces ressources afin de créer davantage de valeur ajoutée à l’intérieur du pays.

Le cas de l’huile d’olive constitue à cet égard un exemple significatif. Au cours des dix premiers mois de la campagne 2025-2026, les exportations tunisiennes d’huile d’olive ont atteint 381,2 mille tonnes pour une valeur de 4,78 milliards de dinars, en hausse de 50,8% sur un an.

Au-delà de ce produit emblématique, le défi consiste toutefois à passer progressivement d’une économie fondée sur l’exportation de produits à une économie capable de générer davantage de transformation, d’innovation et de valeur ajoutée.

Lutter contre la corruption pour libérer l’économie

La lutte contre la corruption constitue l’autre pilier de cette orientation.

Dans le discours présidentiel, la corruption n’est pas seulement considérée comme une question morale ou judiciaire. Elle est également présentée comme un obstacle économique. Lorsqu’un marché est faussé, qu’une entreprise obtient un avantage indu, qu’un intermédiaire profite d’une position dominante ou qu’une ressource publique est détournée, ce sont à la fois l’État, l’entreprise honnête et le citoyen qui en subissent les conséquences.

Kaïs Saïed fait régulièrement de la lutte contre la corruption, l’évasion fiscale et les réseaux d’intérêts une composante de sa politique économique. En septembre 2025, il avait notamment insisté sur la nécessité de combattre l’évasion fiscale et les réseaux de corruption, tout en affirmant que les potentialités nationales étaient loin d’être limitées.

Cette approche conduit à considérer la lutte contre la corruption comme un moyen de récupérer des ressources qui pourraient être consacrées au développement.

La même logique concerne la spéculation. La maîtrise des circuits de distribution et la lutte contre les pratiques spéculatives sont présentées comme des conditions nécessaires à la protection du pouvoir d’achat et à la stabilité des marchés.

En février 2026, le président avait appelé à des textes permettant à la fois de préserver le pouvoir d’achat, de freiner la hausse des prix, de lutter contre la spéculation et de réduire les importations non essentielles.

La maîtrise de l’inflation constitue précisément l’un des éléments les plus sensibles pour la population.

Une croissance qui ne s’accompagne pas d’une amélioration du pouvoir d’achat demeure insuffisante du point de vue social. Le gouvernement souligne ainsi l’évolution favorable de plusieurs indicateurs monétaires et financiers.

La Banque mondiale indique que l’inflation moyenne est passée à 5,7% en 2025, après avoir atteint 10,4% en février 2023. L’Institut national de la statistique indiquait pour sa part un taux d’inflation de 5,3% en juin 2026.

Cette évolution doit naturellement être interprétée avec prudence : une baisse de l’inflation ne signifie pas une baisse générale des prix, mais un ralentissement de leur rythme d’augmentation. Pour les ménages, la question demeure donc celle du niveau réel des prix et de l’évolution des revenus.

Le président lui-même place cette dimension au cœur de l’action économique : préserver le pouvoir d’achat constitue, dans sa conception, l’un des critères permettant de mesurer la portée sociale des politiques publiques.

La souveraineté financière comme objectif

Le «compter-sur-soi» comporte également une dimension financière.

La Tunisie reste confrontée à un niveau élevé de dette, à des besoins importants de financement et à un déficit énergétique qui pèse sur les équilibres extérieurs. La Banque mondiale souligne d’ailleurs que les perspectives demeurent exposées aux prix des importations et aux déséquilibres des finances publiques.

La souveraineté financière ne peut donc être considérée comme acquise. Elle constitue plutôt un objectif vers lequel l’action économique cherche à progresser.

Dans cette perspective, l’augmentation des ressources propres, l’amélioration du recouvrement fiscal, la réduction du gaspillage, l’intégration de l’économie informelle et la mobilisation de l’épargne nationale deviennent des instruments essentiels.

Le projet de loi de finances pour 2026 s’inscrit explicitement dans cette logique en mettant l’accent sur la réduction de l’évasion fiscale, l’intégration de l’économie parallèle et la diversification des ressources de financement.

Dire que cette politique «donne ses fruits» suppose toutefois de distinguer les résultats observables de l’interprétation politique qui peut en être faite.

Les indicateurs disponibles montrent effectivement une amélioration de plusieurs variables : reprise de la croissance après une période de faibles performances, baisse du chômage, ralentissement de l’inflation et progression de certaines activités exportatrices. 

Produire, investir, travailler : le triptyque de la nouvelle orientation

Au fond, la politique économique défendue par Kaïs Saïed repose sur un triptyque : produire davantage, investir dans les capacités nationales et garantir que les fruits de la croissance bénéficient plus largement à la population.

Le rôle de l’investissement public est, dans cette conception, déterminant. Les infrastructures, l’énergie, l’eau, les transports, la santé et l’éducation constituent autant de conditions nécessaires au développement du secteur privé.

Dans les orientations du plan 2026-2030, le gouvernement a ainsi inscrit le soutien à l’investissement public, considéré comme un levier susceptible de stimuler l’investissement privé, ainsi que l’appui aux petites et moyennes entreprises et aux entreprises communautaires.

L’enjeu consiste donc à établir un cercle économique vertueux : davantage de production entraîne davantage d’investissement, davantage d’investissement crée davantage d’emplois, davantage d’emplois améliorent les revenus et l’amélioration des revenus soutient à son tour la demande intérieure.

La politique du «compter-sur-soi» n’est donc plus seulement une formule politique. Elle tend à se traduire par des choix budgétaires, des orientations de développement et des politiques destinées à renforcer les ressources propres du pays.

Les premiers indicateurs disponibles montrent une amélioration de plusieurs paramètres économiques. Ils constituent des signes encourageants, sans pour autant effacer les difficultés structurelles : dette, déficit énergétique, faiblesse de l’investissement, chômage encore élevé, disparités régionales et pression persistante sur le pouvoir d’achat.

La véritable réussite consistera désormais à faire de ces premiers résultats une tendance durable.

Car compter sur soi ne signifie pas seulement disposer de ressources nationales. Cela signifie être capable de les mobiliser intelligemment, de les protéger contre la corruption et la spéculation, de les transformer en investissement et en emplois et, surtout, de faire en sorte que la croissance économique retrouve une traduction concrète dans la vie quotidienne des Tunisiens.

C’est à cette condition que la souveraineté économique pourra devenir non seulement un principe politique, mais une réalité mesurable dans la production, l’emploi, le pouvoir d’achat et la qualité de vie.

 

L’article Compter sur soi : quand la souveraineté économique commence à produire ses effets est apparu en premier sur Le Temps News.

SNIT : réalisation d’un projet résidentiel à Fouchana dans le cadre de la location-accession

Von: farhat
10. Oktober 2026 um 08:14

La Présidence du gouvernement a annoncé avoir chargé la Société nationale immobilière de Tunisie (SNIT) de la réalisation d’un projet résidentiel à Fouchana, dans le gouvernorat de Ben Arous, s’inscrivant dans le cadre du programme de location-accession.
Une décision gouvernementale signée par la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, et publiée au Journal officiel de la République tunisienne (JORT), prévoit la réalisation du projet dans le cadre d’un marché public selon la formule « clé en main ».
Ce projet s’inscrit dans le cadre des mécanismes mis en place pour faciliter l’accès au logement.
Le programme de location-accession a été lancé par le ministère de l’Équipement et de l’Habitat dans le cadre du Plan de développement 2026-2030. Il vise à permettre aux ménages à revenu limité ou moyen d’accéder à un logement décent grâce à un mécanisme de financement reposant sur le paiement de mensualités locatives, à l’issue desquelles le logement devient la propriété du bénéficiaire.
Le programme prévoit la réalisation de logements sociaux par des promoteurs immobiliers publics, notamment la SNIT et la Société de promotion des logements sociaux (SPROLS).
Selon les données du ministère, environ 5 mille logements devraient être réalisés dans le cadre de ce mécanisme sur la période 2026-2030, pour un coût estimé à près de 750 millions de dinars.
Le ministère de l’Équipement et de l’Habitat prévoit par ailleurs de mettre en place une plateforme numérique d’inscription afin de simplifier les procédures, de garantir la transparence et d’assurer l’égalité des chances entre les candidats, parallèlement à l’avancement des projets immobiliers.

 

L’article SNIT : réalisation d’un projet résidentiel à Fouchana dans le cadre de la location-accession est apparu en premier sur Le Temps News.

Transition énergétique : accélération des chantiers solaires et éoliens en vue des objectifs de 2030

Von: farhat
10. Oktober 2026 um 07:49

La Cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, a présidé, vendredi, un Conseil ministériel restreint consacré au plan d’action pour l’exécution des projets énergétiques, réaffirmant l’objectif stratégique de porter à 35 % la part des énergies renouvelables dans la production d’électricité à l’horizon 2030, afin de renforcer la sécurité énergétique du pays.
Conformément aux directives du Président de la République, cette rencontre a examiné la stratégie nationale à court, moyen et long termes visant à garantir la continuité de l’approvisionnement en électricité, à réduire le déficit du secteur et à renforcer la compétitivité de l’économie nationale face aux défis climatiques et aux fluctuations géopolitiques.
Le plan d’action, présenté par Slah Zouari, ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé également de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, repose sur une approche intégrée associant le renforcement des capacités de production, la réhabilitation des infrastructures existantes, le développement des énergies renouvelables et le déploiement de solutions de stockage de l’électricité.
Pour faire face aux pics de consommation, la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a présenté son plan d’exécution à court terme, qui prévoit la réalisation de plusieurs projets d’envergure. Ce plan prévoit l’amélioration des performances des unités de production existantes grâce à l’installation de systèmes de refroidissement de l’air, permettant d’accroître la capacité de production de 250 mégawatts (MW), la mise en service d’une troisième turbine à gaz à Borj El Amri d’une capacité de 300 MW, l’acquisition de moteurs à gaz totalisant 200 MW, ainsi que la remise en service complète des centrales de Kchabta et de Maktar, pour une capacité cumulée d’environ 190 MW.
En matière de développement des énergies renouvelables et de maîtrise de la demande, près de 300 MW de capacités renouvelables devraient être raccordés au réseau d’ici l’été 2027, auxquels s’ajouteront environ 40 MW dans le cadre du cinquième round de l’appel à projets du régime d’octroi des autorisations. Les projets prévus comprennent l’extension du parc éolien de Sidi Daoud, avec une capacité supplémentaire d’environ 30 MW, une centrale photovoltaïque de 50 MW à Béni M’hira, dotée d’un système de stockage de 20 MWh, et une centrale photovoltaïque de 200 MW à Tataouine, équipée d’un système de stockage de 100 MWh. Le plan prévoit également une réduction de la demande de 300 MW en période de pointe et l’amélioration du système de délestage.
En conclusion des travaux, la Cheffe du gouvernement a appelé à assurer un suivi rigoureux sur le terrain pour accélérer l’exécution de l’ensemble de ces projets. Elle a insisté sur la modernisation du réseau électrique, la généralisation des compteurs intelligents et la mobilisation collective des citoyens et des entreprises en faveur d’une consommation rationnelle de l’électricité, notamment pendant les périodes de forte demande.

(D’après TAP)

L’article Transition énergétique : accélération des chantiers solaires et éoliens en vue des objectifs de 2030 est apparu en premier sur Le Temps News.

À Carthage, les citernes de la Mâalga : un trésor antique délaissé au potentiel économique considérable

10. Oktober 2026 um 07:37

Monument exceptionnel de l’ingénierie hydraulique romaine, les citernes de la Mâalga, à Carthage, constituent un patrimoine historique majeur dont le potentiel touristique et économique reste à valoriser. Construit au IIᵉ siècle après J.-C. pour répondre aux besoins en eau de la région, cet ensemble monumental témoigne du savoir-faire des civilisations antiques et pose aujourd’hui la question de la préservation et de la mise en valeur des richesses archéologiques tunisiennes.

Situées à Carthage, explique la chercheuse Houda Boubaker à MSB, les citernes de la Mâalga forment un ensemble de quinze réservoirs, dont la capacité totale est estimée à 60 000 m³ d’eau. Alimentées par un aqueduc acheminant l’eau depuis la région de Zaghouan sur environ 130 kilomètres, elles illustrent l’ampleur des infrastructures hydrauliques développées durant l’époque romaine. Leur construction, généralement située au IIᵉ siècle après J.-C., est associée au règne de l’empereur Hadrien, dans un contexte où l’approvisionnement en eau constituait un enjeu majeur pour les populations urbaines.

Au-delà de leur valeur archéologique, ces citernes représentent un potentiel important pour le tourisme culturel. Leur intégration dans des circuits patrimoniaux mieux structurés pourrait contribuer à enrichir l’offre touristique tunisienne, à prolonger les visites du site de Carthage et à générer des retombées économiques pour les acteurs locaux. Leur valorisation permettrait également de mieux faire connaître au public un patrimoine dont l’importance dépasse les frontières nationales, affirme la chercheuse.

Cette ambition s’inscrit dans l’histoire exceptionnelle de Carthage, ancienne capitale de la civilisation punique, fondée en 814 av. J.-C. par la princesse Elyssa, également connue sous le nom de Didon, venue de Tyr, en Phénicie. Devenue l’une des grandes puissances de la Méditerranée antique, la cité s’est imposée comme un centre majeur du commerce et des échanges maritimes, rappelle-t-elle. Sa rivalité avec Rome, notamment pour la maîtrise des routes commerciales et des espaces stratégiques de la Méditerranée, a donné lieu aux célèbres guerres puniques.

La renommée de Carthage a traversé les siècles. Au XIIᵉ siècle, le géographe et historien arabe Al-Idrissi évoquait déjà les vestiges de l’ancienne cité, alors largement ruinée. Au fil du temps, ses ruines ont servi de carrière de matériaux pour différentes constructions, contribuant à la disparition d’une partie de son héritage monumental. Les citernes de la Mâalga, quant à elles, ont traversé les siècles et demeurent un témoignage remarquable de cette histoire.

Aujourd’hui, souligne Houda Boubaker, l’enjeu est de transformer ce patrimoine en un véritable levier de développement culturel et économique, sans compromettre son intégrité historique. La protection, l’entretien, l’accessibilité et la promotion des citernes pourraient leur donner une place plus importante dans le paysage touristique tunisien.

Préserver la Mâalga ne consiste donc pas seulement à sauver des vestiges du passé : c’est aussi faire le choix d’investir dans un patrimoine vivant, capable de renforcer l’attractivité de Carthage et de contribuer au rayonnement culturel et économique de la Tunisie.

L’article À Carthage, les citernes de la Mâalga : un trésor antique délaissé au potentiel économique considérable est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Émirats : un bulletin n°3 exigé des Tunisiens pour tout nouveau visa de travail

09. Oktober 2026 um 16:38

Les Tunisiens souhaitant travailler aux Émirats arabes unis devront bientôt présenter un bulletin n°3 authentifié. La mesure s’applique à partir du 26 octobre 2026.

Le consulat général de Tunisie à Dubaï a annoncé jeudi que la délivrance de nouveaux visas de travail aux citoyens tunisiens aux Émirats arabes unis sera désormais subordonnée à la présentation d’un bulletin n°3. Cette exigence découle d’une décision du Conseil des ministres émirati et entrera en vigueur le 26 octobre 2026.

Le document devra être délivré par les autorités compétentes, puis authentifié par l’ambassade des Émirats arabes unis en Tunisie. La mesure vise les Tunisiens qui sollicitent de nouveaux visas de travail. Ceux qui se trouvent actuellement dans le pays avec un visa de visite et qui ont décroché un emploi disposeront d’un délai de 45 jours, à compter de l’entrée en vigueur de la décision, pour régulariser leur situation et finaliser leurs démarches.

L’article Émirats : un bulletin n°3 exigé des Tunisiens pour tout nouveau visa de travail est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

❌