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La reprise des flux saoudiens détend les cours du pétrole

22. September 2026 um 16:44

Le Brent est repassé sous la barre des 100 dollars le baril de pétrole, le mardi 22 septembre. Et, sauf nouvelle escalade militaire, les prix devraient se détendre au cours des prochains jours.

Cette tendance baissière trouve son origine dans les informations circulant cet après-midi de mardi au sujet des premiers tests lancés par l’Arabie saoudite pour la remise en service de son oléoduc stratégique Est-Ouest.

 

Course contre la montre

Transportant environ 4 millions de barils par jour vers le port de Yanbu sur la mer Rouge, il a permis au Royaume de contourner le détroit d’Ormuz. L’oléoduc Est-Ouest s’étend sur environ 1 200 kilomètres et relie les installations de production et de traitement du pétrole de la région de Baqeeq, dans l’est du Royaume, aux installations d’exportation, à l’ouest. Sa capacité maximale est d’environ 7 millions de barils par jour.

Depuis qu’il a été visé par des drones lancés depuis l’Irak, Saudi Aramco s’est lancée dans une course contre la montre pour contourner une station de pompage endommagée et rétablir partiellement les flux.

Cette réouverture imminente apporte un soulagement à un marché en situation de manque d’approvisionnement. Les raffineries européennes ont été particulièrement touchées par l’arrêt de l’activité. Un bon nombre d’entre elles s’étaient retrouvées à sec la semaine dernière, alors que le Royaume tentait tant bien que mal de rediriger ses exportations vers le terminal de Ras Tanura et le golfe d’Oman.

 

Apaisement des tensions sur le détroit d’Ormuz

La baisse des cours du pétrole a également été favorisée par des rapports faisant état de progrès dans les pourparlers entre les États-Unis et l’Iran. L’éventualité d’une réouverture du détroit d’Ormuz par Téhéran en contrepartie de la levée du blocus américain est possible.

Aujourd’hui, Téhéran s’est montrée ouverte à une réouverture de ce passage stratégique dans un délai de sept jours si Washington réduisait sa pression militaire et levait le blocus des ports.

Tout repli dans les cours est le bienvenu pour les importateurs de pétrole, comme la Tunisie. Le niveau des prix a bloqué les finances publiques et un retour à la normale en 2027 est une condition sine qua non pour rétablir l’équilibre.

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Bader Hakeem et Band No.2 : « Faire ressentir notre musique »

21. September 2026 um 09:51
Bader Hakeem et Band No.2 portent une musique saoudienne qui assume ses racines tout en cherchant de nouvelles formes. À l’issue d’une résidence artistique à Riyad, « Construction du groupe et présence scénique », avec l’artiste franco-algérienne Nesrine, musiciens et…

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Arabie saoudite : les Houthis revendiquent une attaque près de l’aéroport de Riyad

19. September 2026 um 20:38

Des flammes et une fumée noire sont visibles près de l’aéroport international de Riyad après deux fortes explosions dans la nuit, selon des habitants cités par l’Agence France Presse (AFP). Les rebelles houthis du Yémen ont revendiqué une attaque contre des sites « sensibles » de la capitale saoudienne.

En effet, vers 3 h du matin (minuit GMT), une alerte à la « menace aérienne hostile » a retenti sur les téléphones, demandant aux habitants de rester chez eux. Deux explosions ont suivi, puis l’alerte a été levée une demi-heure plus tard. Les autorités n’ont pas précisé la cause des explosions ni communiqué de bilan d’éventuelles victimes ou de dégâts, rapporte France 24 qui cite l’AFP.

C’est la première fois que Riyad est touchée depuis la reprise des hostilités entre l’Arabie saoudite et les Houthis, en juillet dernier. Jusqu’ici, les frappes visaient surtout des installations pétrolières et des bases militaires dans le sud et sur la côte de la mer Rouge.

Une escalade en cours

Ces rebelles pro-iraniens contrôlent une grande partie du Yémen, rappelle la même source. Début septembre, une offensive éclair face au gouvernement, soutenu par la coalition menée par Riyad, leur a donné le contrôle de tout le littoral yéménite de la mer Rouge. Ils ont ainsi renforcé leur emprise sur le détroit stratégique de Bab el-Mandeb. Riyad bombarde quotidiennement leurs zones, sans enrayer leur progression.

La capitale saoudienne avait déjà été touchée en mars, lors de la guerre régionale déclenchée fin février par l’attaque américano-israélienne contre l’Iran. L’ambassade américaine avait alors été frappée par un drone.

Et cette fois-ci, ils ont frappé fort, montrant par ricochet les limites de la puissance sécuritaire saoudienne.

Le pétrole repasse au-dessus de 100 dollars

L’économie mondiale, déjà fragilisée par près de sept mois de guerre et par le blocage du détroit d’Ormuz par Téhéran, subit une nouvelle pression : le prix du pétrole est repassé au-dessus de 100 dollars.

Les Houthis affirment que seuls les navires saoudiens sont menacés à Bab el-Mandeb. Selon la société Kpler, cinq navires chargés de marchandises saoudiennes seulement ont quitté la mer Rouge en sept jours, soit moins du tiers du trafic hebdomadaire habituel.

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Tunis condamne les attaques contre l’Arabie saoudite et appelle à la désescalade

18. September 2026 um 07:17

La Tunisie a fermement condamné les attaques ayant ciblé plusieurs villes d’Arabie saoudite, dénonçant une menace contre la sécurité et la stabilité du Royaume ainsi qu’une violation de sa souveraineté et de son intégrité territoriale. Dans un communiqué publié jeudi 17 septembre 2026, le ministère tunisien des Affaires étrangères a exprimé sa solidarité avec Riyad et réaffirmé son soutien à la protection de la sécurité maritime.

Cette condamnation intervient dans un contexte de forte escalade militaire au Moyen-Orient, marqué par la reprise des affrontements entre l’Arabie saoudite et les rebelles houthis au Yémen, soutenus par l’Iran. Le 17 septembre, les deux camps ont échangé de nouvelles frappes transfrontalières, tandis que les attaques menaçaient davantage la sécurité régionale et les voies maritimes stratégiques.

Une escalade du conflit entre l’Arabie saoudite et les Houthis

Selon des informations rapportées par Reuters, des frappes saoudiennes ont ciblé des zones des provinces yéménites de Hajjah et de Taïz. En Arabie saoudite, les autorités ont annoncé qu’une personne avait été tuée et deux autres blessées par des débris d’un drone intercepté dans la province de Taïf.

Lire aussi : Après Ormuz, Bab el-Mandeb menace à son tour les approvisionnements tunisiens

L’escalade intervient alors que les Houthis ont intensifié leurs opérations le long de la mer Rouge et autour du détroit de Bab el-Mandeb, un passage maritime stratégique pour le commerce international. Cette situation fait peser des risques sur la navigation commerciale, les approvisionnements énergétiques et la stabilité économique régionale.

Tunis appelle au dialogue et à la préservation de la stabilité régionale

Dans son communiqué, le ministère tunisien des Affaires étrangères a réaffirmé son soutien à toutes les initiatives susceptibles de préserver la sécurité et la stabilité de l’Arabie saoudite, ainsi que la liberté et la sécurité de la navigation maritime.

La diplomatie tunisienne a également renouvelé son appel à privilégier le dialogue et les solutions pacifiques, tout en mettant en garde contre les actions susceptibles d’aggraver les tensions, d’élargir le conflit et de fragiliser davantage la paix et la sécurité dans la région.

Cette position s’inscrit dans le contexte d’une détérioration de la situation sécuritaire au Yémen et de ses répercussions sur les équilibres régionaux et les routes maritimes internationales.

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​Attaques en Arabie Saoudite | La Tunisie condamne et appelle au dialogue

17. September 2026 um 21:46

La Tunisie condamne fermement les attaques criminelles qui ont ciblé plusieurs villes du Royaume frère d’Arabie Saoudite et les considère comme une menace à la sécurité et à la stabilité du Royaume, ainsi qu’une violation flagrante de sa souveraineté et de son intégrité territoriale.

La Tunisie exprime sa pleine solidarité avec le Royaume frère d’Arabie Saoudite et réaffirme son soutien à toute initiative de nature à préserver sa sécurité et sa stabilité, ainsi qu’à garantir la liberté et la sécurité de la navigation maritime.

La Tunisie réitère son appel à privilégier le dialogue et les solutions pacifiques, et à éviter toute action susceptible d’aggraver la situation, d’exacerber les tensions et de porter atteinte aux fondements de la paix et de la sécurité dans la région, afin de faire échec à tous ceux qui cherchent à exploiter la situation et de déjouer leurs plans et leurs visées malveillantes visant à attiser les tensions, semer la discorde, élargir le champ de la guerre et déstabiliser la région.

Communiqué du MAE

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La Tunisie dénonce avec force les attaques ciblant plusieurs zones en Arabie saoudite

Von: farhat
17. September 2026 um 20:47

La Tunisie a fermement condamné les « attaques criminelles » ayant visé plusieurs villes d’Arabie saoudite, les qualifiant de menace à la sécurité et à la stabilité du royaume ainsi que de « violation flagrante » de sa souveraineté et de son intégrité territoriale.

Dans un communiqué publié jeudi, le ministère des Affaires étrangères a exprimé la « pleine solidarité » de la Tunisie avec l’Arabie saoudite, réaffirmant son soutien à toute initiative visant à préserver la sécurité et la stabilité du royaume ainsi que la liberté et la sécurité de la navigation maritime.

La Tunisie a également renouvelé son appel à privilégier le dialogue et les solutions pacifiques et à éviter toute action susceptible d’aggraver la situation, d’accroître les tensions et de saper les fondements de la paix et de la sécurité dans la région.

Elle a enfin appelé à faire échec aux « plans et desseins malveillants » visant, selon le communiqué, à attiser les dissensions, semer la division, étendre le conflit et déstabiliser la région.

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La Tunisie mise sur la certification Halal pour séduire l’Arabie Saoudite

16. September 2026 um 13:02

La certification halal représente une force motrice pour l’investissement, en particulier à l’export. Ce dynamisme est principalement piloté par l’INNORPI (Institut national de la normalisation et de la propriété industrielle), qui délivre activement des certificats aux exportateurs tunisiens afin de renforcer leur positionnement sur les marchés régionaux et internationaux, notamment dans le Golfe. Surtout, elle est devenue un levier stratégique pour conquérir les marchés du Golfe et d’Asie, où la demande en produits certifiés ne cesse de croître.

Il convient de noter qu’en 2026, environ 50 entreprises tunisiennes étaient certifiées halal. Un chiffre qui reste toutefois modeste au regard des opportunités offertes par ce marché en forte croissance, selon les données du CEPEX. 

Ainsi ces atouts reconnus sont principalement les dattes et l’huile d’olive.

Pour en revenir à la coopération très récente entre la Tunisie et l’Arabie saoudite, les enjeux sont de taille. A cet égard, notons que les deux pays ont engagé, en septembre, des discussions avancées visant à mettre en place un mécanisme de reconnaissance mutuelle des certificats de conformité halal.

L’objectif est clair : faciliter l’accès des produits tunisiens au marché saoudien, très exigeant en matière de normes halal, et consolider la Tunisie comme fournisseur de confiance dans l’économie halal mondiale.

Les axes de coopération comprennent :

– une harmonisation des approches et des normes techniques entre l’INNORPI et les autorités saoudiennes (SFDA – Saudi Food and Drug Authority) ;

– un échange d’expertises et de formations pour renforcer les capacités tunisiennes en matière d’audit, de traçabilité et de conformité ;

– une reconnaissance mutuelle des certificats, afin de réduire les coûts et les délais pour les exportateurs tunisiens.

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de coopération économique tuniso-saoudienne, qui a vu la signature de cinq accords fin 2025, dont un volet sur la reconnaissance mutuelle des certificats de conformité des produits.

Par ailleurs, pour les exportateurs tunisiens, la reconnaissance par l’Arabie saoudite permettrait d’ouvrir de nouveaux marchés jusqu’alors peu accessibles. En outre, elle offrirait une visibilité accrue et une compétitivité renforcée sur des destinations stratégiques du Golfe et d’Asie.

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Les Houthis s’emparent du détroit de Bab el-Mandeb, le monde retient son souffle

14. September 2026 um 07:38

Les Houthis ont avancé vers l’ouest du Yémen, les forces armées du gouvernement internationalement reconnu et soutenues par l’Arabie Saoudite se sont rapidement effondrées et ont battu retraite et les Houthis se sont emparés du détroit de Bab el-Mandeb, voie maritime reliant la mer Rouge au Golfe d’Aden et seule alternative pour contourner le verrouillage du détroit d’Ormuz et pour exporter le pétrole saoudien. Comment ce scénario cauchemardesque a-t-il pu avoir lieu ? Concomitamment, des drones venus d’Irak ont frappé l’oléoduc Est-Ouest saoudien conduisant à sa fermeture. Ces événements n’ont pas uniquement donné des sueurs froides aux Saoudiens mais le monde entier retient son souffle car les conséquences peuvent être désastreuses que ce soit pour l’énergie surtout avec l’arrivée prochaine de l’hiver mais aussi pour le commerce international en général.

Imed Bahri

Dans le Sunday Times, version du week-end du Times, Mark Urban s’est interrogé sur les conséquences pour le monde de l’avancée rapide des Houthis dans l’ouest du Yémen. Il y soutient que l’effondrement soudain des forces soutenues par l’Arabie saoudite au Yémen a engendré un scénario catastrophe, les forces supplétives iraniennes s’emparant du détroit de Bab el-Mandeb et perturbant le commerce mondial du pétrole. La prise de contrôle du détroit de Bab el-Mandeb par les Houthis a déclenché une crise profonde. Compte tenu de l’impasse dans le conflit américano-iranien, cette situation représente des risques importants pour les Etats-Unis, l’Arabie saoudite et l’économie mondiale.

Un scénario désastreux

Pour les Saoudiens, qui soutiennent depuis longtemps les forces gouvernementales yéménites, le contrôle de cette voie maritime vitale, conjugué à d’autres crises, a créé un scénario désastreux.

La semaine dernière, les Houthis ont lancé des attaques contre des installations énergétiques et des infrastructures civiles saoudiennes, faisant des dizaines de blessés.

Vendredi, le ministère saoudien de l’Énergie a annoncé la fermeture de l’oléoduc reliant l’est et l’ouest du pays, un contournement crucial du détroit d’Ormuz, après une attaque de drones lancée depuis l’Irak. Les alliés de l’Arabie saoudite, des États-Unis au Pakistan, en passant par l’Égypte et la Turquie, se sont abstenus, pour l’instant, de fournir un soutien militaire.

Ce changement soudain d’équilibre des forces est surprenant, d’autant plus que les forces gouvernementales yéménites avaient réalisé des progrès significatifs jusqu’au milieu de la semaine dernière, progressant vers l’ouest du pays. Il est intervenu après un mois marqué par une augmentation notable des exportations de pétrole via le détroit d’Ormuz.

Après une avancée fulgurante en fin de semaine dernière, les forces houthies ont annoncé avoir pris le contrôle de la côte de la mer Rouge, s’assurant ainsi un accès vital via le détroit de Bab el-Mandeb. Mohammed al-Farah, membre du bureau politique houthi, a déclaré sur les réseaux sociaux que «cette victoire devrait être une leçon marquante et un avertissement pour ceux qui comptent encore sur la puissance saoudienne». Il a également menacé de détruire la principale raffinerie de pétrole du royaume, Ras Tanura, en cas de frappes aériennes saoudiennes sur Mocha, le port conquis par les Houthis jeudi lors de leur progression.

S’interrogeant sur la manière dont les Houthis ont réalisé cet exploit et sur sa signification, Urban a souligné que les désaccords entre les factions anti-houthies impliquées dans le conflit, ainsi que les relations tendues entre elles ont joué un rôle important dans les récents développements.

Plus tôt cette année, des avions de combat saoudiens ont bombardé des groupes yéménites alliés aux Émirats arabes unis, contraignant les forces émiraties à se retirer du Yémen. Le groupe houthi a exploité cette situation et contrôle désormais des zones où habitent 75% de la population yéménite alors même que les Zaïdites, le groupe confessionnel auquel appartiennent les Houthis, ne représentent qu’un tiers des 34 millions d’habitants du pays.

Echec de l’Arabie saoudite et des États-Unis

Grâce au soutien militaire et aux conseils des Gardiens de la révolution iraniens, les Houthis ont pu constituer une armée plus importante et plus redoutable. Bien que leurs forces combattantes actives ne dépassent pas 20000 hommes, avec les réserves, ce chiffre atteint plus de 150000, surpassant ainsi les effectifs de l’armée du gouvernement internationalement reconnu.

Compte tenu de la petite taille du pays, les forces gouvernementales, relativement peu nombreuses et souvent légèrement armées, peinent à maintenir leurs positions. Ces derniers jours, assiégées dans les régions désertiques de l’ouest, elles se sont effondrées. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des soldats en fuite humiliés alors qu’ils traversent le désert, certains s’arrêtant pour vendre leurs armes au bord de la route. Ailleurs, des factions rivales, se réclamant du même camp, se moquent des soldats qui ont battu retraite.

Selon certains témoignages, les Houthis auraient utilisé un faux message généré par intelligence artificielle, prétendument envoyé par le commandant des forces gouvernementales, ordonnant un retrait général. Ils ont sans aucun doute profité du manque de coordination entre les forces gouvernementales, les Saoudiens et les Américains, ce qui a entraîné un soutien aérien inefficace.

Selon Urban, l’échec de l’Arabie saoudite et des États-Unis ces dernières années à contenir les Houthis est largement dû à leur dépendance à la puissance aérienne et à l’absence de forces terrestres efficaces.

Depuis le 7 octobre 2023, date de l’attaque du Hamas contre Israël, les Houthis ont subi des frappes aériennes israéliennes, britanniques, saoudiennes et américaines. Nombreux sont ceux qui ont remis en question la campagne de bombardements américains de huit semaines l’année dernière, mais celle-ci, conjuguée aux diverses incitations financières offertes par l’Arabie saoudite, a peut-être empêché les Houthis de mettre à exécution leurs menaces répétées de fermer le détroit de Bab el-Mandeb et de paralyser le secteur pétrolier du royaume.

Suite à l’attaque américano-israélienne contre l’Iran en février, les Houthis sont restés neutres et largement à l’écart de l’escalade du conflit régional.

Cependant, la situation a changé après l’effondrement du mémorandum d’entente américano-iranien en juillet. La République islamique a alors utilisé ses alliés de l’Axe de la résistance pour accroître son influence dans la région en réponse au blocus américain du détroit d’Ormuz.

Les Houthis ont exploité la faiblesse des forces gouvernementales, brisant leur contrôle sur la côte et le détroit de Bab el-Mandeb. Les répercussions de cette situation commencent à se faire sentir sur les prix mondiaux de l’énergie et renforcent la position de l’Iran.

La fermeture de l’oléoduc saoudien aggrave les difficultés tant pour le pays que pour les États-Unis. Cet oléoduc transportait environ 5% de l’approvisionnement mondial en pétrole, selon Reuters. Le prix du pétrole a dépassé les 100 dollars le baril la semaine dernière pour la première fois depuis juillet.

L’Arabie saoudite se trouve confrontée à plusieurs choix difficiles. Ni la Turquie ni le Pakistan ne se sont empressés de fournir une assistance militaire dans le cadre de l’Accord de La Mecque pour la défense conjointe et le ministère saoudien des Affaires étrangères a exclu toute aide de ce type.

L’Iran à la manœuvre

De même, Axios a rapporté vendredi que les États-Unis avaient rejeté une demande saoudienne d’effectuer des frappes aériennes jeudi. Tariq Saleh, commandant de la coalition combattant les Houthis, a déclaré mercredi à CNN que les récentes déclarations concernant un soutien américain n’étaient que des paroles en l’air. Les risques sont désormais manifestes : contrôle des voies maritimes internationales par les Houthis, diminution continue des approvisionnements pétroliers saoudiens, renforcement significatif de l’Iran et reprise des hostilités et de la crise humanitaire au Yémen même.

Une option envisagée est la reconquête de l’île de Perim, qui permettrait de contrôler le détroit de Bab el-Mandeb. L’île est située près des bases américaines de Djibouti, de l’autre côté du détroit.

Selon Urban, cette option est envisageable, mais la probabilité d’un déploiement de troupes américaines sur le territoire yéménite est extrêmement faible.

Les Saoudiens, forts de leur expérience malheureuse lors de leur dernière invasion, sont parfaitement conscients des difficultés opérationnelles sur place. Cependant, la menace qui pèse sur leurs intérêts nationaux vitaux pourrait ne leur laisser d’autre choix. Farea al-Muslimi, de Chatham House à Londres, a déclaré : «Je serais très surpris si les Saoudiens ne lançaient pas une guerre à grande échelle au Yémen dans les plus brefs délais».

Si de nombreux experts estiment qu’il est possible de reconstruire les forces gouvernementales yéménites, voire de rétablir une coopération fructueuse entre les États du Golfe dans ce dossier, cela ne se fera pas rapidement.

Parallèlement, les pressions sur le marché de l’énergie, la hausse des prix des carburants et l’arrivée de l’hiver dans les pays occidentaux influenceront considérablement les décisions des responsables politiques. Les Saoudiens concluront probablement qu’ils doivent faire des concessions à la fois aux Houthis et à l’Iran, ce qui pourrait offrir aux faucons de Téhéran une occasion cruciale de s’opposer au président Trump.

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