❌

Normale Ansicht

Énergie nucléaire, santé, eau : la Tunisie fixe ses priorités avec l’AIEA

21. September 2026 um 19:45

La Tunisie vient de fixer les priorités de sa coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) pour les quatre prochaines années. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Monder Belaïd, a signé le 17 septembre 2026 à Vienne, avec le directeur général adjoint de l’AIEA chargé de la coopération technique, Hua Liu, le Cadre national de coopération Tunisie-AIEA pour la période 2026-2030.

La signature est intervenue en marge de la 70e session de la Conférence générale de l’AIEA, qui s’est tenue du 14 au 18 septembre à Vienne. En tant que président de la Commission nationale de l’énergie atomique, le ministre a réaffirmé l’engagement de la Tunisie en faveur des usages pacifiques, sûrs et responsables des technologies nucléaires.

Sept secteurs prioritaires

Le nouveau cadre doit servir de feuille de route à la coopération scientifique et technique entre la Tunisie et l’AIEA. Il prévoit sept domaines prioritaires, couvrant notamment la sécurité nucléaire et radiologique, la santé et la nutrition, l’agriculture, l’eau et l’environnement, ainsi que les applications industrielles et les technologies de rayonnement.

Le volet énergétique occupe également une place importante, avec la planification énergétique et l’énergie nucléaire parmi les priorités retenues. Ce point intervient dans un contexte où la Tunisie cherche à diversifier son mix énergétique et à renforcer ses capacités scientifiques et techniques.

L’intérêt pour les applications nucléaires ne se limite en effet pas à la production d’électricité. L’AIEA souligne que ses programmes de coopération technique avec les États membres portent notamment sur la santé, l’agriculture, l’alimentation, la gestion de l’eau et de l’environnement, les applications industrielles et le développement des compétences.

Pour la Tunisie, le domaine de la santé constitue notamment un enjeu important. Le pays avait déjà engagé des démarches avec l’AIEA concernant l’amélioration de l’accès aux traitements de radiothérapie dans le cadre de l’initiative « Rays of Hope ». Les technologies nucléaires sont également utilisées dans la recherche, le diagnostic médical, l’agriculture et l’étude des ressources hydriques.

La question de l’eau est particulièrement stratégique pour la Tunisie. L’AIEA relève elle-même les contraintes liées à la rareté des ressources hydriques tunisiennes et l’utilisation des techniques nucléaires, notamment isotopiques, pour la gestion et l’étude des ressources en eau.

Une coopération qui dépasse la seule question de l’énergie

La signature du programme 2026-2030 ne signifie donc pas que la Tunisie s’engage automatiquement dans la construction d’une centrale nucléaire. Elle établit avant tout un cadre de coopération scientifique et technique permettant de mobiliser l’expertise de l’AIEA dans plusieurs secteurs.

La question nucléaire demeure néanmoins présente dans les réflexions tunisiennes sur le long terme. Lors d’une précédente session de la Conférence générale, la Tunisie avait indiqué étudier les possibilités d’intégrer l’énergie nucléaire dans son mix énergétique, notamment à travers les petits réacteurs modulaires (SMR), en raison notamment de ses besoins énergétiques et de ses contraintes en matière d’eau. Elle avait également proposé un projet dans le cycle de coopération technique 2026-2027 consacré à l’évaluation de l’utilisation de l’énergie nucléaire pour la production d’électricité.

Lire aussi : Tunisie–AIEA : L’énergie nucléaire entre dans les priorités du programme 2026-2030

Le nouveau cadre 2026-2030 donne ainsi une dimension plus structurée à la coopération entre Tunis et l’AIEA. Il doit permettre de renforcer les compétences nationales, d’accéder à l’expertise internationale et de développer des applications concrètes des sciences nucléaires dans des secteurs directement liés aux priorités de développement du pays.

La Tunisie est membre de l’AIEA depuis 1957 et dispose depuis plusieurs décennies d’un cadre de coopération technique avec l’agence. Elle est notamment partie à plusieurs instruments internationaux relatifs à la sûreté et à la sécurité nucléaires.

L’article Énergie nucléaire, santé, eau : la Tunisie fixe ses priorités avec l’AIEA est apparu en premier sur webdo.

Tunisie-Chine : L’ambassadeur Wan Li annonce une accélération de la coopération

21. September 2026 um 19:12

Les relations entre la Tunisie et la Chine connaissent une nouvelle dynamique depuis la visite d’État effectuée par le président Kaïs Saïed à Pékin en mai 2024. Dans un entretien accordé au quotidien « Al Chourouk », l’ambassadeur de Chine en Tunisie, Wan Li, souligne que cette visite a marqué, selon lui, une nouvelle étape dans les relations bilatérales, caractérisée par une accélération de la coopération dans plusieurs domaines.

Le diplomate relève notamment un intérêt croissant des entreprises chinoises pour l’investissement en Tunisie, qu’il présente comme un pays bénéficiant d’un positionnement géographique stratégique entre l’Afrique, l’Europe et l’Asie. Cette évolution intervient alors que Tunis cherche à diversifier ses partenariats économiques et à attirer davantage d’investissements industriels et technologiques.

La visite de Kaïs Saïed à Pékin avait effectivement débouché sur l’établissement d’un partenariat stratégique entre les deux pays. Plusieurs accords avaient alors été signés, portant notamment sur la coopération économique et technique, la création d’un groupe de travail consacré à l’investissement, le développement vert et à faibles émissions de carbone ainsi que la coopération dans les médias.

Des investissements chinois qui se concrétisent

La dynamique ne se limite plus aux déclarations d’intention. Plusieurs projets illustrent l’élargissement de la présence chinoise en Tunisie. Dans l’industrie, Taikang Electronics a officiellement engagé son implantation à Novation City. Un accord d’acquisition de terrain a été signé en mai 2026, faisant entrer le projet dans sa phase opérationnelle. La Tunisia Investment Authority présente cette implantation comme un investissement susceptible de contribuer à la création d’emplois, au transfert de compétences et à l’intégration de la Tunisie dans les chaînes de valeur industrielles internationales.

Dans le secteur des composants automobiles, le groupe chinois Kunshan Chemitec Automotive Components étudie actuellement la création d’une unité industrielle en Tunisie. L’investissement initial envisagé dépasserait 3 millions d’euros et pourrait générer entre 30 et 50 emplois directs au démarrage.

Le secteur automobile pourrait également connaître une nouvelle évolution avec l’intérêt exprimé par BYD pour de nouvelles opportunités d’investissement en Tunisie. Les discussions portent notamment sur les véhicules électriques et hybrides, les infrastructures électriques et le transfert de technologies liées à l’énergie.

Cette orientation rejoint les secteurs identifiés par l’ambassadeur chinois comme présentant un potentiel important pour les prochaines années : énergies renouvelables, industrie manufacturière, infrastructures, technologies, santé et chaîne de valeur minière. Dans un entretien accordé à « La Presse », Wan Li avait notamment évoqué l’intérêt d’entreprises chinoises pour le marché tunisien et la nécessité de développer davantage la valeur ajoutée produite localement.

Des infrastructures aux technologies et à la santé

La coopération sino-tunisienne repose également sur plusieurs projets structurants déjà réalisés ou en cours. La Chine a notamment contribué au financement et à la réalisation du Centre culturel et sportif de Ben Arous, de l’Académie diplomatique internationale et de l’hôpital universitaire de Sfax. D’autres projets ont été évoqués, notamment la rénovation d’infrastructures sportives, l’extension de l’aéroport Tunis-Carthage, le transport ferroviaire, les bus électriques et de nouveaux projets dans le secteur de la santé.

Le projet du pont de Bizerte constitue également un exemple particulier de coopération internationale impliquant une entreprise chinoise. Son financement repose notamment sur la Banque européenne d’investissement et la Banque africaine de développement, tandis que les travaux sont réalisés par une entreprise chinoise avec des équipements et un savoir-faire chinois.

Lire aussi : Taiking Electronics choisit la Tunisie pour sa première usine hors Chine

Dans le domaine sanitaire, le futur centre d’oncologie de l’hôpital universitaire de Gabès fait également partie des projets associés au renforcement de cette coopération. Selon les déclarations de l’ambassadeur chinois, une délégation d’entreprises chinoises a effectué une mission sur le terrain dans le cadre de ce projet.

La coopération s’étend par ailleurs aux technologies. En juillet 2026, l’ambassadeur Wan Li a participé à la cérémonie d’achèvement du Centre tunisien de calcul haute performance, financé par un don chinois.

Pékin cherche aussi à renforcer les échanges commerciaux

L’investissement constitue désormais l’un des volets d’une relation économique plus large. En juin 2026, le Centre de promotion des exportations tunisien a signé un mémorandum d’entente avec le Conseil chinois pour la promotion du commerce international de la province du Hunan. L’objectif affiché est notamment de renforcer les échanges, d’organiser des missions économiques et de faciliter l’accès des entreprises tunisiennes au marché chinois.

Cette coopération intervient alors que Pékin a annoncé une politique d’exonération des droits de douane pour les importations provenant de plusieurs pays africains, dont la Tunisie, ouvrant potentiellement de nouvelles possibilités pour les exportateurs tunisiens.

Parallèlement, Tunis cherche à mobiliser davantage de financements chinois. En juillet 2026, des discussions ont été engagées avec le Fonds de développement Chine-Afrique, le CADFund, afin de renforcer les investissements des entreprises chinoises en Tunisie et d’examiner des mécanismes de soutien financier et technique, notamment au profit des PME.

L’article Tunisie-Chine : L’ambassadeur Wan Li annonce une accélération de la coopération est apparu en premier sur webdo.

Plan Mattei : A Monastir, l’Italie cible désormais l’eau industrielle du textile

21. September 2026 um 18:43

Le Plan Mattei pour l’Afrique s’étend à un secteur stratégique de l’industrie tunisienne : le traitement et la réutilisation des eaux industrielles. À Monastir, l’Office national de l’assainissement (ONAS) prépare un projet de station d’épuration dédiée aux eaux industrielles à dominante textile, dans le cadre du Pôle épuratoire de Monastir Nord.

Le projet, financé par la facilité RPFF du Plan Mattei, gérée par la Banque africaine de développement (BAD), vise notamment à étudier la possibilité de réutiliser l’eau traitée dans les processus industriels. Une orientation qui met en relation les enjeux de stress hydrique, de compétitivité industrielle et de coopération économique tuniso-italienne.

Le projet P-TN-EBA-002 ne constitue pas une annonce lancée le 21 septembre. La Banque africaine de développement avait publié, le 21 août 2026, un avis à manifestation d’intérêt portant sur l’assistance technique nécessaire à la construction de la station d’épuration industrielle à dominante textile du Pôle épuratoire de Monastir Nord. La publication italienne apporte toutefois un éclairage sur les enjeux industriels et les perspectives de participation des entreprises italiennes.

Une station industrielle, au-delà de la simple épuration

La première phase du marché concerne les prestations de conseil et d’accompagnement, et non encore la construction de la station. L’ONAS recherche un consultant ou un groupement de consultants pour intervenir dans la préparation des marchés de travaux, la maîtrise d’œuvre, la supervision ainsi que la planification et la coordination du projet. La durée indicative du contrat est de 60 mois. Les manifestations d’intérêt doivent être déposées au plus tard le 24 septembre 2026 à 11h00, heure tunisienne, avec une présélection pouvant retenir jusqu’à six candidats.

Lire aussi : Textile : 9 milliards de dinars d’exportations et 146.000 emplois en 2025

L’étude de faisabilité du projet doit notamment examiner les possibilités de récupération et de réutilisation des eaux industrielles traitées. Cette orientation prend une importance particulière dans une région confrontée à la pression sur les ressources hydriques, tout en accueillant une activité textile fortement intégrée aux chaînes de production et d’exportation. La future infrastructure s’inscrit ainsi dans une approche combinant réduction de la pollution, gestion de l’eau et soutien aux activités industrielles.

Le Plan Mattei comme levier pour la filière italienne

Au-delà de ses objectifs environnementaux, le projet de Monastir Nord illustre une dimension économique de la coopération financée par le Plan Mattei. Le mécanisme RPFF, administré par le Groupe de la BAD, soutient l’assistance technique liée à cette infrastructure. La publication d’Agenzia Nova souligne notamment les opportunités que le projet pourrait offrir aux sociétés italiennes d’ingénierie, de traitement de l’eau et de technologies environnementales.

L’intérêt pour ces entreprises ne signifie toutefois pas qu’un marché leur a déjà été attribué. La procédure est internationale et porte, à ce stade, sur la sélection des prestataires chargés d’accompagner la préparation et la réalisation du projet. La participation éventuelle d’entreprises italiennes doit donc être distinguée d’une attribution effective de contrats de construction ou d’équipement.

Pour la Tunisie, l’enjeu dépasse la création d’une nouvelle station d’épuration. La mise en place d’une filière de traitement adaptée aux eaux industrielles textiles et l’étude de leur réutilisation pourraient contribuer à une meilleure maîtrise des ressources hydriques et à l’évolution des pratiques environnementales du secteur. Les résultats dépendront notamment des solutions techniques retenues, des conditions de réutilisation et de la mise en œuvre effective des infrastructures prévues.

L’article Plan Mattei : A Monastir, l’Italie cible désormais l’eau industrielle du textile est apparu en premier sur webdo.

Transport des carburants : Les entreprises annoncent la poursuite de leur activité les 23 et 24 septembre

21. September 2026 um 18:34

Les entreprises de transport des hydrocarbures affirment qu’elles maintiendront leur activité les 23 et 24 septembre, malgré le mouvement de grève annoncé dans le secteur. Dans un communiqué, la Chambre nationale du transport des matières dangereuses et la Fédération nationale du transport, relevant de l’UTICA, assurent vouloir garantir l’approvisionnement des stations-service et limiter les perturbations pour les citoyens et l’économie.

La Chambre nationale du transport des matières dangereuses affirme que les entreprises du secteur respectent les obligations légales en matière de couverture sociale, de déclaration des travailleurs et de sécurité professionnelle. Concernant les retards de paiement des cotisations à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), elle précise que les difficultés financières ont concerné deux entreprises, dont les situations auraient depuis été régularisées.

Des divergences sur la couverture sociale et les accords salariaux

L’organisation patronale estime que ces problèmes ne justifient pas un mouvement susceptible de perturber l’approvisionnement du marché et les déplacements des citoyens.

Le communiqué revient également sur le procès-verbal du 2 mai 2019, dont les représentants des entreprises contestent la remise en application. Selon eux, cet accord aurait été annulé depuis plusieurs années et dépassé par les accords généraux portant sur les augmentations salariales pour la période 2022-2024.

La Chambre affirme par ailleurs que les entreprises ont appliqué les augmentations légales prévues pour 2018-2019, celles de la période 2022-2024 ainsi que les hausses fixées par les textes présidentiels du 30 avril 2026 pour la période 2026-2028.

Une grève toujours maintenue à deux jours de son échéance

La Chambre indique que les révisions des tarifs de transport décidées par l’État dans le cadre du mécanisme d’ajustement géographique ont été intégralement affectées au financement des augmentations salariales et de la hausse des coûts des carburants. Elle estime toutefois que ces révisions restent insuffisantes pour couvrir les charges d’exploitation et les revendications du secteur.

Sur le plan juridique, l’organisation patronale affirme ne pas avoir reçu de préavis de grève conforme aux dispositions de l’article 376 et suivants du Code du travail. Elle considère ainsi que tout arrêt de travail ou blocage de la circulation des camions serait illégal.

Cette position intervient alors que l’UGTT a confirmé, le 21 septembre, le maintien de la grève prévue les 23 et 24 septembre 2026, dans l’attente d’une séance de conciliation que le ministère des Affaires sociales devrait convoquer. Le syndicat affirme que plusieurs dossiers restent en suspens, notamment l’application des engagements liés à l’accord de mai 2019.

Lire aussi : Carburants : A J-2, la grève des transporteurs reste maintenue, une conciliation attendue

À ce stade, les entreprises de distribution pétrolière, les transporteurs et les stations-service affirment être mobilisés pour assurer la continuité de l’approvisionnement durant les deux journées annoncées. La Chambre assure enfin que le dialogue social se poursuit au sein des entreprises afin de trouver des solutions aux difficultés soulevées.

L’issue du conflit dépendra des éventuelles négociations et de la séance de conciliation avant le début de la grève.

L’article Transport des carburants : Les entreprises annoncent la poursuite de leur activité les 23 et 24 septembre est apparu en premier sur webdo.

Ligue 1 : Le Club Africain et le CS Sfaxien victorieux

20. September 2026 um 18:12

Lla quatrième journée de Ligue 1 tunisienne a été marquée par la victoire du Club Africain face à Zarzis, le succès du CS Sfaxien contre le CA Bizertin et plusieurs rencontres disputées, dont un match nul entre Ben Guerdane et Hammam-Lif. Une affiche entre le Stade Tunisien et le Club Africain a, quant à elle, été reportée.

Le Club Africain a dominé Zarzis sur le score de 1-0, au terme d’une rencontre intense. Cette victoire permet aux Clubistes de poursuivre leur parcours avec trois points supplémentaires.

De son côté, le CS Sfaxien s’est imposé 2-0 face au CA Bizertin, signant une victoire nette à domicile.

Ben Guerdane s’impose in extremis

De son côté, Ben Guerdane s’est imposé 1-0 face à Hammam-Lif, décrochant trois précieux points au terme de cette rencontre.
Rappelons que la rencontre entre le Stade Tunisien et le Club Africain prévue mercredi dernier a été reportée à une date qui reste à déterminer.

CLASSEMENT

L’article Ligue 1 : Le Club Africain et le CS Sfaxien victorieux est apparu en premier sur webdo.

Aïn Draham-Tabarka : Les fortes pluies provoquent des éboulements sur la RN17

20. September 2026 um 12:54

Les fortes pluies enregistrées vendredi et samedi dans le gouvernorat de Jendouba ont provoqué des glissements de terrain sur la route nationale n°17, reliant Aïn Draham à Tabarka. Des pierres et des quantités de terre se sont détachées des versants montagneux, entraînant également l’obstruction d’un fossé en béton longeant la route.

Selon un responsable de la direction régionale de l’Équipement et de l’Habitat, ces incidents ont nécessité des interventions pour dégager la chaussée et rétablir la circulation. Les opérations ont notamment permis de retirer rapidement les blocs rocheux et les amas de terre tombés sur la route samedi soir.

La situation reste sous surveillance

La situation reste toutefois sous surveillance. Les autorités appellent les automobilistes à faire preuve d’une vigilance particulière sur cet axe, en raison du risque persistant de nouveaux éboulements. La saturation des sols après les précipitations importantes enregistrées dans la région durant l’hiver dernier constitue, selon les services concernés, l’un des principaux facteurs favorisant ces mouvements de terrain.

Face à ce risque, le ministère de l’Équipement a lancé ces derniers jours un appel d’offres portant sur des travaux destinés à prévenir les chutes de pierres et les glissements de terre. Des interventions sont déjà en cours au niveau des zones d’Aïn Dabba et d’Aïn Boumerchane, tandis que d’autres secteurs font encore l’objet d’études ou de procédures d’appel d’offres.

La commission se dit prête

La commission régionale de lutte contre les catastrophes et d’organisation des secours suit l’évolution de la situation et se tient prête à intervenir en cas de besoin. Les autorités rappellent ainsi aux usagers de la route que la prudence demeure nécessaire, particulièrement lors et après les épisodes de fortes précipitations, lorsque les versants fragilisés peuvent provoquer de nouveaux éboulements.

L’article Aïn Draham-Tabarka : Les fortes pluies provoquent des éboulements sur la RN17 est apparu en premier sur webdo.

Tunisie : 69.982 véhicules écoulés en huit mois

20. September 2026 um 10:52

Le marché automobile tunisien connaît une nette accélération en 2026. Au cours des huit premiers mois de l’année, le nombre total de voitures écoulées à travers les circuits officiel et parallèle a atteint 69.982 unités, contre 61.505 durant la même période de 2025, soit une progression de 13,78 %. En seulement un an, le marché a ainsi gagné 8.477 véhicules.

Ces chiffres traduisent une reprise plus marquée que celle observée sur le seul marché des véhicules neufs distribués par les concessionnaires. Au premier semestre déjà, les données de l’Agence technique des transports terrestres faisaient état de 50.217 véhicules neufs immatriculés, contre 42.377 un an auparavant, soit une progression de près de 18 %. Les concessionnaires agréés avaient alors enregistré une hausse de 17,7 %.

Le marché parallèle progresse plus vite que les concessionnaires

Sur les 69.982 voitures comptabilisées jusqu’à fin août, 47.002 ont été commercialisées par les concessionnaires agréés, soit environ 67 % du marché. Ce volume est en hausse de 11,69 % par rapport aux 42.082 véhicules enregistrés durant les huit premiers mois de 2025.

Le circuit parallèle a, pour sa part, atteint 22.980 voitures, contre 19.423 un an auparavant. Sa progression, de 18,31 %, est donc nettement supérieure à celle du réseau officiel. Sa part dans le marché total passe ainsi d’environ 32 % à près de 33 %.

Cette évolution mérite une attention particulière. Elle signifie que la croissance du marché tunisien ne repose pas uniquement sur une augmentation des ventes réalisées dans les réseaux officiels. Les mécanismes de réimmatriculation et surtout l’utilisation du régime d’avantages fiscaux destiné aux Tunisiens résidant à l’étranger, notamment le FCR, continuent de constituer une voie importante d’accès à l’automobile.

Autrement dit, sur trois voitures entrant dans le marché tunisien, environ une passe désormais par le circuit parallèle. La progression de ce dernier peut notamment refléter l’intérêt des ménages et des bénéficiaires du FCR pour des véhicules qui peuvent présenter un rapport équipement-prix différent de celui proposé dans le réseau classique. Elle rappelle également que le prix d’acquisition demeure un facteur déterminant dans un marché où le coût des véhicules neufs reste élevé pour une grande partie des consommateurs.

La croissance du marché ne signifie donc pas nécessairement que tous les automobilistes se tournent massivement vers les concessionnaires. Une partie de la demande cherche d’autres canaux d’approvisionnement, tandis que le marché officiel bénéficie lui aussi d’une progression substantielle.

Les voitures asiatiques et l’électrification changent progressivement le paysage

Au-delà du nombre de véhicules vendus, la structure du marché évolue rapidement. Les données disponibles à fin août montrent notamment la progression des marques asiatiques. Sur le marché officiel, Hyundai a repris la première place avec 4.351 immatriculations, devant Kia avec 4.260, tandis que Citroën occupe la troisième position avec 3.187 véhicules. Omoda et Jaecoo, deux marques du groupe chinois UTIC, ont également réalisé une percée notable avec 1.850 immatriculations selon les données consolidées publiées en septembre.

La progression chinoise est particulièrement significative. Selon une analyse publiée en septembre à partir des données d’immatriculation, les marques chinoises auraient représenté près de 80 % de la croissance du marché des véhicules neufs durant les huit premiers mois de 2026. Cette évolution traduit une intensification de la concurrence sur un marché longtemps dominé par les marques européennes, japonaises et sud-coréennes.

Mais la transformation concerne également les motorisations. À fin août, l’essence reste majoritaire avec 56,14 % des immatriculations du marché officiel, mais sa part est en net recul par rapport aux 65,32 % enregistrés un an auparavant. Le diesel conserve, de son côté, environ 30 % du marché. Dans le même temps, les motorisations électrifiées progressent fortement.

Le changement est particulièrement visible pour les hybrides rechargeables et les voitures 100 % électriques. Les véhicules hybrides rechargeables ont atteint 2.678 immatriculations à fin août, contre 398 un an auparavant, tandis que les voitures entièrement électriques sont passées de 277 à 2.391 unités. Les véhicules électriques à prolongateur d’autonomie, ou REEV, font également leur apparition avec 381 immatriculations. Au total, les véhicules hybrides et électriques représentent désormais près de 14 % des immatriculations, contre moins de 5 % un an auparavant.

Lire aussi : “Une voiture pour chaque famille tunisienne”… Le programme cale au démarrage

Pour l’automobiliste tunisien, cette évolution signifie donc que le marché de 2026 est plus diversifié qu’auparavant. La progression globale de 13,78 % masque une double transformation : d’un côté, les circuits d’accès à la voiture se diversifient avec la montée du parallèle ; de l’autre, l’offre elle-même se transforme avec l’arrivée de nouvelles marques, notamment chinoises, et la progression rapide des motorisations hybrides et électriques.

Reste toutefois une question centrale : celle du pouvoir d’achat. La hausse du nombre de voitures acquises ne permet pas, à elle seule, de conclure à une amélioration générale de la capacité financière des ménages. Elle indique plutôt que la demande automobile demeure forte et qu’elle s’adapte aux différents mécanismes disponibles, aux nouvelles offres et aux évolutions du marché.

L’article Tunisie : 69.982 véhicules écoulés en huit mois est apparu en premier sur webdo.

Muqaddima d’Ibn Khaldoun : L’inscription à l’UNESCO toujours à l’étude

20. September 2026 um 09:37

MISE A JOUR | Lundi 20 septembre

La candidature de l’œuvre au Registre « Mémoire du monde » est en cours d’évaluation, contrairement à l’annonce initiale faisant état d’une inscription déjà acquise. La Muqaddima d’Ibn Khaldoun n’a pas encore fait l’objet d’une décision définitive d’inscription au Registre international « Mémoire du monde » de l’UNESCO. La Délégation permanente de la Tunisie auprès de l’organisation a apporté cette précision samedi 19 septembre 2026, après une annonce présentant l’œuvre comme déjà inscrite.

Selon la Délégation permanente tunisienne, la Tunisie a engagé depuis l’année dernière la préparation du dossier de candidature de la Muqaddima, en coordination avec les pays partenaires. Le dossier est actuellement examiné par les commissions d’experts compétentes de l’UNESCO.

Cette précision intervient après l’annonce faite le 19 septembre par l’historien Abdelhamid El Arquès, coordinateur de la commission internationale chargée de soutenir la candidature d’Ibn Khaldoun et de son œuvre. Lors d’une cérémonie organisée au Centre des arts, de la culture et des lettres « Ksar Saïd », au Bardo, l’annonce avait été relayée comme une inscription effective au registre.

La représentation tunisienne auprès de l’UNESCO a toutefois indiqué qu’aucune décision définitive n’avait encore été prise. Les éléments du patrimoine documentaire retenus devraient être annoncés à l’occasion de la réunion du Conseil exécutif de l’organisation au printemps 2027.


Samedi 19 septembre, l’historien Abdelhamid El Arquès, coordinateur de la commission internationale chargée de soutenir la candidature d’Ibn Khaldoun et de son œuvre, avait annoncé quelLa « Muqaddima » d’Ibn Khaldoun venait d’être inscrite au registre « Mémoire du monde » de l’UNESCO.

L’annonce est intervenue lors de la cérémonie de remise des prix Ibn Khaldoun des sciences humaines et sociales, dans leur 26e édition, et du prix Mahmoud Darwich de poésie, dans sa deuxième édition, organisée au Centre des arts, de la culture et des lettres « Ksar Saïd », à Bardo, en présence de chercheurs, d’intellectuels et d’acteurs du monde culturel.

Une candidature portée par quatre pays

Selon Abdelhamid El Arquès, quatre pays ont participé à la démarche de candidature : la Tunisie, l’Algérie, la Turquie et l’Égypte. Ce choix s’explique notamment par les liens entre Ibn Khaldoun, son parcours intellectuel et les différents espaces dans lesquels il a vécu, travaillé et produit ses écrits.

L’Algérie est notamment liée à l’élaboration de son œuvre historique majeure, tandis que la Turquie conserve certains des plus anciens manuscrits de la « Muqaddima ». L’Égypte occupe également une place importante dans le parcours de l’historien, qui y a vécu et poursuivi une partie de son activité intellectuelle.

La candidature a mobilisé des chercheurs et des intellectuels de plusieurs pays, avec notamment la constitution d’un dossier documentaire comprenant des manuscrits et des documents historiques liés à Ibn Khaldoun et à son œuvre. Selon El Arquès, l’initiative visant à inscrire Ibn Khaldoun et ses écrits au registre de l’UNESCO avait commencé en 2024.

Une reconnaissance internationale pour une œuvre née en Tunisie

L’inscription concerne la « Muqaddima », œuvre dans laquelle Ibn Khaldoun développe une réflexion sur les sociétés, les dynamiques politiques, les économies, les civilisations et les mécanismes de transformation historique. Né à Tunis en 1332, Ibn Khaldoun a construit une œuvre qui a largement dépassé le cadre géographique et intellectuel dans lequel elle a été élaborée.

Le registre « Mémoire du monde » de l’UNESCO vise précisément à préserver le patrimoine documentaire considéré comme ayant une valeur universelle et à favoriser son accessibilité aux générations futures. Il comprend des manuscrits, archives, collections et autres documents provenant de différentes régions du monde.

Lire aussi : Inscription historique : Sidi Bou Saïd rejoint officiellement le patrimoine mondial de l’UNESCO

Pour la Tunisie, cette inscription place ainsi un élément majeur de son patrimoine intellectuel dans un dispositif international consacré à la conservation et à la transmission de la mémoire documentaire mondiale.

L’annonce intervient par ailleurs quelques semaines après que l’UNESCO a renforcé la visibilité de son programme « Mémoire du monde » dans le monde arabe, avec le lancement en août 2026 de son site consacré au programme en langue arabe et la traduction de plusieurs de ses documents de référence.

L’article Muqaddima d’Ibn Khaldoun : L’inscription à l’UNESCO toujours à l’étude est apparu en premier sur webdo.

L’Europe se prépare à un scénario de guerre : Les déclarations qui inquiètent

20. September 2026 um 08:43

En l’espace de quelques jours, le discours sécuritaire européen s’est nettement durci. Préparation des infrastructures, protection des sites sensibles, défense aérienne, risques de sabotage et de cyberattaques : plusieurs responsables européens ont multiplié les avertissements face à la menace russe, tandis que Moscou assure ne pas vouloir attaquer l’Europe mais prévient qu’une confrontation directe serait d’une tout autre nature.

Le dernier épisode en date est venu de Paris. Vendredi 18 septembre, Emmanuel Macron a déclaré que la menace des attaques hybrides russes contre la France et l’Europe s’était intensifiée. Le président français a annoncé des mesures pour renforcer la protection des infrastructures critiques et de sites sensibles liés notamment à l’industrie de défense, face aux risques de drones et de cyberattaques.

La veille, le Premier ministre polonais Donald Tusk avait livré un avertissement particulièrement préoccupant devant le Parlement. Selon lui, des évaluations du renseignement indiqueraient que la Russie pourrait chercher à tester la réaction de l’OTAN au moyen de drones ou de missiles visant des pays soutenant l’Ukraine, y compris des États membres de l’Alliance. L’hypothèse évoquée est celle d’incidents pouvant être présentés comme accidentels afin de tester la réponse collective de l’OTAN.

Bruxelles et l’OTAN changent de ton

Ces déclarations interviennent alors que plusieurs pays européens renforcent leurs dispositifs de préparation. En Allemagne, les autorités sanitaires travaillent notamment sur des scénarios impliquant un afflux massif de blessés en cas de conflit majeur. En Europe du Nord et dans les pays baltes, des plans d’évacuation et de protection civile sont également renforcés.

Le mouvement dépasse désormais les déclarations nationales. Le 16 septembre, Ursula von der Leyen a consacré une partie importante de son discours sur l’état de l’Union à la sécurité européenne. La présidente de la Commission européenne a notamment défendu la création d’un Conseil européen de sécurité ainsi qu’un mécanisme permettant aux États membres de coordonner leur réponse face à une menace sécuritaire. Elle a également insisté sur le renforcement des capacités européennes de défense.

Dans le même temps, l’OTAN élargit sa conception de la préparation militaire. L’Alliance demande désormais aux pays membres de renforcer leur capacité à maintenir les services essentiels en situation de crise ou de conflit : énergie, eau, alimentation, communications, transports et santé.

Les chefs militaires de l’OTAN se sont réunis à Copenhague les 18 et 19 septembre afin notamment de discuter du renforcement des capacités de défense et des réponses aux menaces liées aux drones, aux violations d’espace aérien et aux activités hybrides. Cette évolution traduit une volonté de préparer non seulement les forces armées, mais également les infrastructures civiles à fonctionner dans un environnement fortement dégradé.

Incertitude sur l’engagement américain en Europe

À cette pression sécuritaire s’ajoute une incertitude sur le niveau futur de l’engagement américain en Europe. Selon Reuters, une réduction importante des effectifs américains reste envisagée à Washington, même si aucune décision définitive de retrait massif n’a été annoncée. Cette perspective pousse les Européens à accélérer le développement de leurs propres capacités militaires.

La Russie, de son côté, répond par un discours tout aussi dur. Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré le 16 septembre que Moscou n’avait pas l’intention d’attaquer l’Europe, mais qu’une guerre déclenchée par une attaque européenne contre la Russie serait « complètement différente » et « très courte ». Il a également considéré que le déploiement de forces occidentales en Ukraine pourrait constituer une déclaration de guerre à la Russie.

Le président Vladimir Poutine a, lui aussi, affirmé le 19 septembre que la Russie n’avait pas « d’intentions agressives » envers l’Europe, tout en accusant les gouvernements européens d’utiliser la menace russe pour justifier leur propre renforcement militaire.

Pour l’heure, aucune de ces déclarations ne constitue l’annonce d’une guerre entre la Russie et l’OTAN. Ce qui change, en revanche, est le niveau de préparation affiché par les Européens. La protection des infrastructures, les plans d’urgence, les capacités militaires, les systèmes antidrones et la préparation des services publics sont désormais envisagés à partir de scénarios de crise beaucoup plus graves.

Lire aussi : Cyberattaque en Europe : Retards et annulations de vols à Bruxelles, Berlin et Londres

L’Europe ne dit donc pas qu’une guerre est sur le point de commencer. Mais les décisions et déclarations des derniers jours montrent qu’elle se prépare davantage à la possibilité d’une confrontation majeure, tout en cherchant officiellement à renforcer la dissuasion afin précisément d’éviter qu’un tel scénario ne se produise.

L’article L’Europe se prépare à un scénario de guerre : Les déclarations qui inquiètent est apparu en premier sur webdo.

Tunisie : Les climatiseurs split utilisant ce gaz bientôt interdits

20. September 2026 um 08:27

À partir du 1er janvier 2027, la Tunisie prévoit d’interdire l’importation et la fabrication locale de plusieurs équipements fonctionnant avec certains gaz réfrigérants à fort impact climatique. Cette transition, qui concerne notamment les climatiseurs domestiques, les réfrigérateurs et les distributeurs d’eau réfrigérée, pourrait progressivement modifier les choix proposés aux consommateurs et les technologies utilisées dans les appareils vendus sur le marché tunisien.

Derrière cette réforme environnementale se trouve l’hydrofluorocarbure (HFC), une famille de gaz utilisés pour produire du froid dans de nombreux équipements du quotidien. Mais de quoi s’agit-il concrètement ? Quels appareils sont concernés et quelles conséquences cette évolution pourrait-elle avoir sur les utilisateurs, notamment en matière de prix, d’entretien et de sécurité ?

Les HFC, des gaz présents dans plusieurs appareils du quotidien

Les hydrofluorocarbures, communément appelés HFC, sont des substances chimiques utilisées comme fluides frigorigènes dans les systèmes de climatisation, les réfrigérateurs et différents équipements de production de froid. Leur rôle consiste à absorber et à transférer la chaleur afin de permettre le refroidissement de l’air ou des produits.

Contrairement aux chlorofluorocarbures (CFC), les HFC ne détruisent pas directement la couche d’ozone. Cependant, plusieurs d’entre eux possèdent un potentiel de réchauffement climatique élevé. Leur réduction constitue donc l’un des objectifs de l’amendement de Kigali au protocole de Montréal.

Ces gaz ne sont pas limités aux climatiseurs. Ils peuvent être utilisés dans différents types d’équipements, notamment les climatiseurs domestiques de type split, les réfrigérateurs, les congélateurs et les distributeurs d’eau réfrigérée. Leurs caractéristiques varient selon le fluide utilisé et la conception de chaque appareil.

Quels équipements seront concernés par l’interdiction ?

Le projet de décret tunisien prévoit de cibler plusieurs catégories d’équipements fonctionnant avec des HFC. Parmi les appareils mentionnés figurent les climatiseurs domestiques split utilisant le R-410A, ainsi que certains réfrigérateurs, congélateurs domestiques et distributeurs d’eau réfrigérée.

Pour les climatiseurs domestiques fabriqués localement, le R-32 deviendrait le fluide frigorigène utilisé exclusivement à partir de 2027, conformément aux orientations annoncées par les autorités.

Le R-32 est un hydrofluorocarbure également appelé difluorométhane. Il est utilisé dans les systèmes de climatisation et présente un potentiel de réchauffement climatique inférieur à celui du mélange R-410A. Il ne contribue pas à l’appauvrissement de la couche d’ozone et peut offrir de bonnes performances énergétiques. Toutefois, il est classé comme fluide légèrement inflammable, ce qui nécessite des procédures adaptées lors de l’installation et de la maintenance.

Lire aussi : Fortes chaleurs : La Tunisie prépare son premier plan national de refroidissement

À retenir : le R-32 n’est pas un gaz totalement dépourvu d’impact climatique. Il s’agit d’une solution de transition qui permet de réduire le potentiel de réchauffement par rapport à certains fluides précédemment utilisés.

Quel impact pour les utilisateurs tunisiens ?

Les climatiseurs actuels ne devront pas nécessairement être remplacés L’annonce de l’interdiction ne signifie pas que les ménages possédant un climatiseur fonctionnant au R-410A devront automatiquement changer leur appareil dès le 1er janvier 2027.

La mesure annoncée concerne l’importation et la fabrication des équipements visés par le projet de décret. Les obligations applicables aux appareils déjà installés, ainsi que les conditions de leur entretien et de leur recharge, devront être précisées par les textes réglementaires définitifs.

Les utilisateurs doivent donc distinguer deux situations : l’achat d’un nouvel appareil et l’entretien d’un équipement existant. Les règles applicables ne sont pas nécessairement identiques.

Le choix d’un nouveau climatiseur pourrait évoluer

Pour les consommateurs qui envisagent d’acheter un climatiseur, la transition vers le R-32 pourrait progressivement modifier les modèles disponibles sur le marché.

Le changement de fluide frigorigène peut avoir des conséquences sur la conception des appareils, les procédures d’installation et la formation des techniciens. En revanche, il n’est pas possible d’affirmer, sur la seule base du projet présenté, que les prix des climatiseurs augmenteront ou baisseront. L’évolution des tarifs dépendra notamment des coûts de production, de l’importation, de la disponibilité des équipements et des conditions commerciales.

Les utilisateurs devront également vérifier la compatibilité du fluide utilisé avec leur appareil. Un climatiseur conçu pour le R-410A ne doit pas être rechargé avec du R-32 sans que l’équipement soit spécifiquement prévu pour cela.

L’article Tunisie : Les climatiseurs split utilisant ce gaz bientôt interdits est apparu en premier sur webdo.

Sousse se mobilise contre l’occupation anarchique des trottoirs dans la médina

18. September 2026 um 14:58

Une campagne de contrôle visant à lutter contre l’installation anarchique de commerces et l’exploitation excessive des trottoirs a été menée ce vendredi 18 septembre 2026 dans plusieurs points de la médina de Sousse.

L’opération a été supervisée par le Centre de la police municipale de Sousse Médina, en coordination avec le service de la réglementation et de la coordination de la municipalité de Sousse. Elle s’inscrit dans le cadre des efforts visant à préserver l’ordre public et à protéger les espaces publics.

Mesures à l’encontre des contrevenants

Les agents mobilisés ont pris les mesures légales nécessaires à l’encontre des contrevenants, notamment à travers la saisie effective des équipements et des marchandises exploités en violation de la réglementation en vigueur.

Lire aussi : Sousse déclare la tolérance zéro contre les infractions environnementales

La municipalité de Sousse rappelle que l’installation anarchique et l’occupation du domaine public sans autorisation sont interdites. Elle appelle également les propriétaires des commerces à respecter les autorisations qui leur ont été accordées ainsi que les limites des espaces dont l’exploitation est permise.

Avertissement des autorités municipales

Les autorités municipales avertissent que toute infraction à ces dispositions expose ses auteurs aux sanctions et aux procédures légales prévues par la réglementation.

L’article Sousse se mobilise contre l’occupation anarchique des trottoirs dans la médina est apparu en premier sur webdo.

Réforme des structures sportives : La version zéro du projet de loi fin prête

18. September 2026 um 13:34

La commission de l’éducation du Parlement poursuit l’examen de la proposition de loi relative à l’organisation des structures sportives. Son président, le député Abdelrazzek Aouidat, a annoncé ce vendredi 18 septembre 2026 que la version zéro du texte était désormais prête, après l’examen des propositions d’amendement.

Le texte doit encore faire l’objet de discussions lors d’une journée d’étude qui sera organisée au début de la nouvelle année parlementaire. Cette étape devrait permettre de poursuivre les échanges autour des dispositions envisagées et de recueillir les observations nécessaires avant la suite de son parcours législatif.

De quoi s’agit-il ?

La proposition concerne l’organisation des structures sportives en Tunisie. Toutefois, les informations fournies ne précisent pas encore les dispositions exactes du texte, notamment les changements envisagés pour les fédérations, les clubs, la gouvernance ou le financement du sport.

Il convient donc de distinguer l’annonce de la préparation de la version zéro des dispositions concrètes qui seront finalement retenues par les parlementaires.

Cette initiative législative s’inscrit dans un processus de réforme engagé pour remplacer la loi organique n° 95-11 du 6 février 1995 relative aux structures sportives. Le gouvernement avait présenté, en juin 2025, un projet de loi visant à moderniser le cadre juridique du secteur, en invoquant notamment l’évolution des pratiques sportives et les insuffisances du dispositif existant.

Un projet destiné à remplacer la loi de 1995

Les travaux parlementaires ont permis d’aborder plusieurs dimensions de cette réforme. Lors des auditions et des réunions de la commission, les discussions ont notamment porté sur la gouvernance des structures sportives, les conditions d’élection et les mandats des dirigeants, la transparence financière ainsi que les mécanismes de financement des clubs.

Parmi les dispositions examinées figurent également les règles relatives à la composition des structures sportives, aux incompatibilités entre responsabilités dirigeantes et à la place des sociétés sportives dans l’organisation du secteur. Les échanges se poursuivent dans le cadre de l’examen détaillé du texte.

Lire aussi : Réforme du sport : L’ARP fixe les futures règles pour diriger les clubs

L’annonce du député marque ainsi une nouvelle étape dans le traitement parlementaire de la proposition de loi. La journée d’étude annoncée au début de l’année parlementaire permettra de poursuivre les discussions avant les prochaines étapes de la procédure législative. Les modalités définitives de la réforme dépendront du texte retenu et des décisions qui seront prises au cours de son examen.

L’article Réforme des structures sportives : La version zéro du projet de loi fin prête est apparu en premier sur webdo.

Maher Kettari : La STEG croule sous 3,5 milliards de dinars de déficit

18. September 2026 um 13:00

La politique de maintien des prix des hydrocarbures en Tunisie pèse sur les finances publiques et les comptes de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG). Le président de la commission des finances et du budget à l’Assemblée des représentants du peuple, Maher Kettari, a fait état de 2,5 milliards de dinars de subventions non versées à l’entreprise.

Invité vendredi 18 septembre 2026 sur les ondes de Jawhara FM, le député a expliqué que l’État avait déployé des efforts importants pour préserver la stabilité des prix des hydrocarbures sur le marché local. Cette politique aurait toutefois entraîné l’accumulation d’impayés envers plusieurs fournisseurs et établissements publics, notamment la STEG.

3,5 milliards de dinars de déficit pour la STEG

Selon Maher Kettari, le déficit global de la STEG s’élève à environ 3,5 milliards de dinars. Sur ce montant, seuls 500 millions de dinars correspondent à des dettes dues par les citoyens, tandis que le reste des créances concerne des institutions de l’État et des structures publiques.

Le président de la commission des finances a expliqué que l’accumulation des dettes résultait notamment de l’imbrication des engagements financiers entre les différents établissements publics et ministères.

Le rapport d’exécution budgétaire toujours attendu

Sur un autre dossier, Maher Kettari a indiqué que le ministère des Finances n’avait toujours pas transmis à la commission parlementaire le rapport sur l’exécution du budget de l’État au cours des six premiers mois de l’année 2026.

Lire aussi : Tunisie – Électricité : Va-t-on revivre le même été en 2027 ?

Le député a estimé que ce retard contrevenait aux dispositions légales prévoyant la présentation du rapport avant la fin du mois de juillet. Il a également précisé que la commission attendait les propositions relatives au projet de budget pour l’année prochaine, dont la date limite de présentation est fixée au 15 octobre.

Selon lui, l’élaboration du prochain budget nécessite une évaluation complète des réalisations et de l’exécution budgétaire de l’année en cours.

L’article Maher Kettari : La STEG croule sous 3,5 milliards de dinars de déficit est apparu en premier sur webdo.

À Gafsa, trois élèves refusent de quitter leur école… désormais fermée

18. September 2026 um 11:41

À l’école Bourguiba de Kou, dans la zone de Talh Ouest, à Gafsa, la rentrée scolaire ne s’est pas déroulée comme ailleurs. Trois élèves auraient dû retrouver leurs salles de classe, leurs enseignants et leurs camarades. Mais jusqu’à aujourd’hui, leurs cartables restent à la maison.

La raison : l’établissement a été fermé en raison du faible nombre d’élèves inscrits. Ils ne sont que trois cette année, un effectif jugé insuffisant pour maintenir l’école ouverte, rapporte Jawhara FM.

Les élèves souhaitent y continuer à étudier

Mais pour les familles concernées, cette décision ne signifie pas pour autant qu’il est possible de tourner la page. Les élèves souhaitent continuer à étudier dans leur école, tandis que leurs parents demandent aux autorités de trouver rapidement une solution qui leur permette de reprendre leur scolarité sans interruption.

Une autre école, située à environ 22 kilomètres, a été proposée comme solution de remplacement. Sur le papier, le transfert pourrait permettre aux trois élèves de poursuivre normalement leur année scolaire. Dans la réalité, le trajet pose une autre difficulté : les familles affirment ne pas disposer de moyens de transport leur permettant d’effectuer quotidiennement cette distance.

Lire aussi : Rentrée 2026-2027 : Enseignants, classes surchargées et nouveaux établissements, les annonces du ministre

Pour les parents, la question dépasse donc celle de la fermeture d’une petite école rurale. Il s’agit désormais de savoir comment garantir la scolarisation de trois enfants vivant dans une zone éloignée, alors même que l’établissement le plus proche susceptible de les accueillir se trouve à plusieurs dizaines de kilomètres.

L’appel des familles

Les familles appellent ainsi les autorités régionales et les services concernés à intervenir rapidement, soit en réexaminant la décision de fermeture de l’école Bourguiba de Kou, soit en mettant en place une solution de transport ou un autre dispositif permettant aux élèves de rejoindre l’établissement voisin.

Derrière les chiffres et les décisions administratives, il reste ainsi trois enfants qui attendent de retrouver le chemin de l’école.

L’article À Gafsa, trois élèves refusent de quitter leur école… désormais fermée est apparu en premier sur webdo.

À Tunis, les avaloirs débordent et la municipalité pointe du doigt les citoyens

18. September 2026 um 09:59

Après les fortes pluies qui ont provoqué des accumulations d’eau dans plusieurs quartiers, la Municipalité de Tunis a trouvé une explication qui a le mérite de la simplicité : les citoyens jettent des déchets, de la terre et des gravats dans les avaloirs.

Dans un communiqué publié vendredi, la municipalité appelle ainsi les habitants à faire preuve de responsabilité et à ne pas transformer les réseaux d’évacuation des eaux pluviales en décharges improvisées.

Plusieurs avaloirs obstrués par des déchets

Un rappel utile, certes. Mais le communiqué rappelle également que les services municipaux ont constaté plusieurs avaloirs obstrués par des déchets et des matériaux de construction, alors même que les opérations de curage des réseaux avaient commencé dès juillet.

La scène devient presque pédagogique : la municipalité nettoie les avaloirs, la pluie arrive, les avaloirs sont bouchés, puis la municipalité revient constater qu’ils sont bouchés. Et entre-temps, l’eau, elle, a déjà trouvé son chemin vers les rues et parfois vers les maisons.

Lire aussi : La Municipalité de Tunis appelle les commerçants à entretenir les façades et abords de leurs établissements

Les équipes municipales ont poursuivi leurs interventions durant la nuit pour surveiller les zones touchées, pomper les eaux infiltrées dans certaines habitations et déboucher plusieurs réseaux.

La Municipalité insiste surtout sur la « responsabilité partagée ». Une formule pratique qui permet de mettre tout le monde autour de la même table, même lorsque l’eau est déjà autour des maisons.

Juillet, on cure. Septembre, on constate

Bien entendu, jeter des gravats dans un avaloir n’est ni normal ni acceptable. Mais lorsqu’une municipalité annonce des opérations de curage plusieurs semaines avant les pluies, la question de l’entretien, du contrôle et du suivi des réseaux reste forcément posée.

Pour l’instant, les avaloirs continuent donc de jouer leur rôle dans cette étrange mécanique : les citoyens les bouchent parfois, la municipalité les débouche, la pluie les met à l’épreuve… et les communiqués viennent ensuite expliquer pourquoi l’eau n’a pas pris la bonne direction.

L’article À Tunis, les avaloirs débordent et la municipalité pointe du doigt les citoyens est apparu en premier sur webdo.

Tunisie – Pluies : Une nouvelle dégradation attendue ce vendredi et durant le week-end

18. September 2026 um 08:39

La situation météorologique demeure instable en Tunisie, avec de nouvelles pluies parfois abondantes attendues ce vendredi après-midi et en soirée, notamment dans les régions de l’Ouest. Selon le climatologue et chercheur en risques naturels Amer Bahba, cette séquence humide devrait se poursuivre durant le week-end avec des précipitations qui pourraient concerner une grande partie du pays.

Intervenant vendredi sur Jawhara FM, Amer Bahba a indiqué que les pluies les plus importantes devraient se concentrer dans l’après-midi et la soirée sur les gouvernorats de Jendouba, du Kef et de Kasserine, avant de s’étendre vers Siliana et Kairouan. L’activité pluvieuse pourrait se poursuivre durant la nuit.

Une séquence humide appelée à se prolonger

Le spécialiste prévoit également une activité orageuse importante susceptible de toucher les régions côtières de l’Est, notamment Nabeul, Sousse, Monastir et Mahdia, ainsi que plusieurs zones du Centre et du Sud-Ouest.

Cette nouvelle dégradation intervient après les fortes précipitations enregistrées au cours des dernières heures dans plusieurs régions, notamment dans le Grand Tunis et sur les côtes orientales. Les pluies, parfois intenses sur de courtes périodes, ont provoqué des accumulations d’eau dans plusieurs rues et quartiers.

Lire aussi : Intempéries : La situation sous contrôle à Tunis et Ben Arous, rassure la protection civile

Amer Bahba a notamment fait état de 53 millimètres enregistrés dans la zone de Chouachine à Menzel Fersi, de 50 millimètres à Bou Merdès, dans le gouvernorat de Mahdia, ainsi que de 32 millimètres à Menzel Fersi et à Amiret Hajjaj.

Ruissellements rapides et inondation de rues

Ces précipitations ont localement entraîné des ruissellements rapides et l’inondation de rues, de maisons et de véhicules, particulièrement dans la capitale. Le spécialiste explique ces difficultés notamment par la capacité limitée de certains réseaux anciens d’évacuation des eaux pluviales, qui peuvent être rapidement dépassés lorsque d’importantes quantités d’eau tombent en l’espace d’une à deux heures.

Selon les prévisions évoquées par Amer Bahba, le caractère humide de la période devrait se maintenir avec des épisodes pluvieux presque quotidiens durant le week-end. Il estime que cette situation pourrait même se prolonger jusqu’à la fin du mois de septembre, sous l’effet notamment de l’arrivée de masses d’air plus froides.

L’article Tunisie – Pluies : Une nouvelle dégradation attendue ce vendredi et durant le week-end est apparu en premier sur webdo.

Maroc-Israël : Moncef Marzouki critique la décision de son « deuxième pays »

18. September 2026 um 08:09

L’ancien président de la République tunisienne, Moncef Marzouki, a exprimé son opposition au rétablissement des relations diplomatiques entre le Maroc et Israël, dénonçant une décision qu’il considère comme contestable sur le plan moral et préjudiciable aux intérêts du Maroc.

Dans une publication consacrée à cette décision, l’ancien chef de l’État tunisien réaffirme son attachement au Maroc, qu’il décrit comme son « deuxième pays », ainsi que son soutien à la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental. Il rend également hommage au roi Mohammed VI pour son soutien à la révolution tunisienne de 2011 et salue la solidarité du peuple marocain envers les Palestiniens de Gaza et de Cisjordanie.

Une opposition fondée sur la situation palestinienne

Dans son message, Moncef Marzouki estime que la décision marocaine intervient dans un contexte marqué par la guerre à Gaza, les violences en Cisjordanie et les tensions régionales. Il évoque également les actions israéliennes à Jérusalem-Est, ainsi que les interventions et menaces impliquant le Liban, la Syrie et la Jordanie.

L’ancien président tunisien considère que le renforcement des relations diplomatiques avec Israël constitue une décision « moralement condamnable » et politiquement dommageable pour l’image et les intérêts du Maroc. Il estime notamment que cette démarche pourrait profiter au gouvernement israélien, en particulier à Benjamin Netanyahu et aux ministres Itamar Ben-Gvir et Bezalel Smotrich, à l’approche des élections israéliennes.

Marzouki critique par ailleurs le renforcement des relations bilatérales au moment où, selon lui, les liens de certains États arabes et musulmans avec Israël se sont refroidis. Il plaide pour une approche régionale axée sur la désescalade et s’oppose à l’extension de l’influence israélienne dans la région.

Le Maroc et Israël vers un échange d’ambassadeurs

La réaction de Moncef Marzouki intervient après l’annonce, le 16 septembre 2026, d’un accord entre le Maroc et Israël visant à élever leurs relations diplomatiques au niveau des ambassades et à procéder à un échange d’ambassadeurs. L’annonce a été faite à New York à l’issue d’une rencontre entre le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, son homologue israélien Gideon Sa’ar et l’ambassadeur américain auprès des Nations unies, Mike Waltz.

Les deux pays ont également annoncé leur intention de renforcer leur coopération économique, de finaliser des accords relatifs à la protection des investissements et à la prévention de la double imposition, ainsi que de rétablir les liaisons aériennes directes.

Lire aussi : Interview de Moncef Marzouki sur France 24 : Tunis hausse le ton et convoque l’ambassadrice de France

Cette évolution s’inscrit dans le cadre de la normalisation des relations maroco-israéliennes engagée en 2020, dans le contexte des accords d’Abraham négociés sous l’égide des États-Unis. Les représentations diplomatiques des deux pays étaient jusqu’alors maintenues au niveau de bureaux de liaison.

Le message de Moncef Marzouki met ainsi en évidence la tension entre le choix diplomatique du Maroc de renforcer ses relations avec Israël et les critiques liées à la situation palestinienne et aux équilibres régionaux.

L’article Maroc-Israël : Moncef Marzouki critique la décision de son « deuxième pays » est apparu en premier sur webdo.

Affaire de l’association « Namâa Tounes » : Le procès d’Abdelkarim Slimane reporté

18. September 2026 um 07:37

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière du tribunal de première instance de Tunis a décidé de reporter l’examen de l’affaire impliquant l’ancien membre du mouvement Ennahdha et trésorier de l’association « Namâa Tounes », Abdelkarim Slimane, ainsi que deux autres membres de l’organisation. L’affaire a été examinée jeudi 17 septembre 2026, et la prochaine audience est prévue en octobre.

Les trois prévenus font l’objet de poursuites judiciaires dans le cadre d’une enquête portant notamment sur des soupçons de blanchiment d’argent et de réception de financements étrangers importants par des voies jugées illégales, selon les éléments rapportés dans le dossier de l’affaire. Ces accusations doivent être distinguées de toute condamnation définitive.

Une affaire liée au financement associatif

L’affaire remonte à des investigations menées par le pôle judiciaire économique et financier concernant les activités de l’association « Namâa Tounes » et les flux financiers qui lui sont associés. Les recherches judiciaires portent sur l’origine des fonds reçus, les opérations financières effectuées et les éventuels liens avec des financements provenant de l’étranger.

Lire aussi : Tunisie : Nouveau rebondissement dans l’affaire « Namaa Tounes »

Dans ce dossier, Abdelkarim Slimane, ancien membre du mouvement Ennahdha et ancien trésorier de l’association, est poursuivi avec deux autres membres de « Namâa Tounes ». Les charges évoquées comprennent le blanchiment d’argent et la réception de financements étrangers considérés comme suspects dans le cadre des investigations.

Mandats de dépôt à l’encontre des prévenus

Le juge d’instruction du pôle judiciaire financier avait auparavant émis des mandats de dépôt à l’encontre des prévenus. Les investigations avaient notamment porté sur l’examen des comptes financiers de l’association et sur les mouvements de fonds liés aux personnes concernées.

Le report décidé le 17 septembre 2026 prolonge ainsi la procédure judiciaire, dans l’attente de la prochaine audience fixée au mois d’octobre. Les responsabilités pénales des différents prévenus devront être déterminées par la justice au terme de la procédure.

L’article Affaire de l’association « Namâa Tounes » : Le procès d’Abdelkarim Slimane reporté est apparu en premier sur webdo.

Tunis condamne les attaques contre l’Arabie saoudite et appelle à la désescalade

18. September 2026 um 07:17

La Tunisie a fermement condamné les attaques ayant ciblé plusieurs villes d’Arabie saoudite, dénonçant une menace contre la sécurité et la stabilité du Royaume ainsi qu’une violation de sa souveraineté et de son intégrité territoriale. Dans un communiqué publié jeudi 17 septembre 2026, le ministère tunisien des Affaires étrangères a exprimé sa solidarité avec Riyad et réaffirmé son soutien à la protection de la sécurité maritime.

Cette condamnation intervient dans un contexte de forte escalade militaire au Moyen-Orient, marqué par la reprise des affrontements entre l’Arabie saoudite et les rebelles houthis au Yémen, soutenus par l’Iran. Le 17 septembre, les deux camps ont échangé de nouvelles frappes transfrontalières, tandis que les attaques menaçaient davantage la sécurité régionale et les voies maritimes stratégiques.

Une escalade du conflit entre l’Arabie saoudite et les Houthis

Selon des informations rapportées par Reuters, des frappes saoudiennes ont ciblé des zones des provinces yéménites de Hajjah et de Taïz. En Arabie saoudite, les autorités ont annoncé qu’une personne avait été tuée et deux autres blessées par des débris d’un drone intercepté dans la province de Taïf.

Lire aussi : Après Ormuz, Bab el-Mandeb menace à son tour les approvisionnements tunisiens

L’escalade intervient alors que les Houthis ont intensifié leurs opérations le long de la mer Rouge et autour du détroit de Bab el-Mandeb, un passage maritime stratégique pour le commerce international. Cette situation fait peser des risques sur la navigation commerciale, les approvisionnements énergétiques et la stabilité économique régionale.

Tunis appelle au dialogue et à la préservation de la stabilité régionale

Dans son communiqué, le ministère tunisien des Affaires étrangères a réaffirmé son soutien à toutes les initiatives susceptibles de préserver la sécurité et la stabilité de l’Arabie saoudite, ainsi que la liberté et la sécurité de la navigation maritime.

La diplomatie tunisienne a également renouvelé son appel à privilégier le dialogue et les solutions pacifiques, tout en mettant en garde contre les actions susceptibles d’aggraver les tensions, d’élargir le conflit et de fragiliser davantage la paix et la sécurité dans la région.

Cette position s’inscrit dans le contexte d’une détérioration de la situation sécuritaire au Yémen et de ses répercussions sur les équilibres régionaux et les routes maritimes internationales.

L’article Tunis condamne les attaques contre l’Arabie saoudite et appelle à la désescalade est apparu en premier sur webdo.

Retards dans les projets de santé : Kaïs Saïed réclame des comptes et une justice équitable

18. September 2026 um 07:11

Le président de la République, Kaïs Saïed, a appelé à poursuivre la réalisation des projets liés au secteur de la santé publique, soulignant l’importance de garantir l’accès aux soins pour tous les citoyens sur un pied d’égalité. Lors d’une rencontre avec le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, jeudi 17 septembre 2026, le chef de l’État a également évoqué les retards enregistrés dans certains projets et la nécessité de renforcer le cadre juridique des professionnels de santé.

Au cours de cette réunion, Kaïs Saïed a pris connaissance de l’état d’avancement de plusieurs projets sanitaires dans différentes régions du pays. Il a notamment souligné les progrès réalisés dans des services tels que l’interprétation des analyses médicales et la lecture des images radiologiques à distance.

Des projets de santé pour réduire les déplacements et les délais d’attente

Selon le président de la République, ces dispositifs doivent permettre de réduire les déplacements imposés aux patients et à leurs familles, tout en contribuant à limiter les délais d’attente pour accéder aux services médicaux.

Réaffirmant que la santé constitue un droit naturel de l’être humain, Kaïs Saïed a insisté sur la nécessité de garantir ce droit à l’ensemble des citoyens, sans distinction et dans des conditions équitables.

Le chef de l’État a par ailleurs dénoncé ce qu’il considère comme une dégradation de la santé publique, affirmant que cette dernière aurait été la cible d’actions visant à l’affaiblir, voire à la détruire. Il a évoqué le retard pris par certains projets malgré la disponibilité des financements nécessaires, ainsi que les blocages affectant des équipements et des installations sanitaires.

Lire aussi : Coupures d’eau et d’électricité : Kaïs Saïed évoque un « crime »

Dans ce contexte, le président a attribué ces retards à des personnes impliquées dans la corruption ou cherchant, selon ses déclarations, à entraver le fonctionnement des services publics. Il a appelé à ce que les responsabilités soient établies dans le cadre d’une justice équitable.

Le président salue les compétences médicales tunisiennes

Sur un autre plan, Kaïs Saïed a rendu hommage aux compétences des médecins, des personnels paramédicaux et des ouvriers du secteur de la santé en Tunisie. Il a estimé que l’intérêt manifesté par plusieurs pays, y compris des États disposant d’un niveau scientifique avancé, pour le recrutement de professionnels tunisiens témoigne de la qualité de la formation médicale nationale.

Le président a qualifié l’école médicale tunisienne de référence internationale et de source de fierté pour le pays. Il a également souligné qu’un nouveau cadre juridique destiné aux professionnels de santé pourrait leur offrir davantage de possibilités pour exercer leurs fonctions et développer leurs initiatives.

Kaïs Saïed a exprimé sa conviction que le secteur de la santé, à l’instar des autres services publics, connaîtra un redressement. Il a assuré que le processus de construction et de réforme se poursuivra, en le présentant comme une composante du parcours de la révolution et de l’histoire du pays.

L’article Retards dans les projets de santé : Kaïs Saïed réclame des comptes et une justice équitable est apparu en premier sur webdo.

❌