Normale Ansicht

Pétrole : Washington négocie un accord majeur avec Caracas

29. August 2026 um 11:49

Les États-Unis négocient avec les autorités vénézuéliennes un accord qui pourrait donner aux entreprises américaines un accès de long terme à plusieurs champs pétroliers du pays. Au cœur des discussions : la relance de la production, l’ouverture du secteur aux investisseurs américains…

Les États-Unis et le Venezuela sont engagés dans des négociations en vue d’un vaste accord pétrolier susceptible de modifier en profondeur les relations énergétiques entre les deux pays.

Selon les informations rapportées par Bloomberg, Washington cherche à obtenir un accès durable à plusieurs champs pétroliers vénézuéliens, tandis que des entreprises américaines pourraient être appelées à investir dans leur développement et leur exploitation. Les discussions portent notamment sur une douzaine de gisements représentant une part considérable des réserves du pays.

L’objectif américain est double : accroître l’offre de brut disponible pour le marché américain et favoriser la remise en état d’une industrie pétrolière vénézuélienne fortement dégradée après des années de sous-investissement, de sanctions et de difficultés opérationnelles.

Le Venezuela dispose des premières réserves pétrolières prouvées au monde. Mais l’essentiel de ces ressources demeure difficile à exploiter, notamment en raison de la nature particulièrement lourde du brut et du vieillissement des infrastructures.

Les discussions actuellement menées portent sur 17 champs pétroliers et gaziers, selon des informations également rapportées par Reuters. Ces actifs représenteraient environ 90 milliards de barils de réserves prouvées, soit près d’un tiers des réserves vénézuéliennes…

Pour Washington, l’enjeu dépasse toutefois la seule question commerciale. L’accès au pétrole vénézuélien pourrait contribuer à sécuriser davantage l’approvisionnement énergétique des États-Unis dans un contexte international marqué par les tensions au Moyen-Orient et les perturbations des flux pétroliers.

Alejandro Betancourt, un intermédiaire clé

Les négociations mettent également en lumière le rôle d’Alejandro Betancourt, homme d’affaires vénézuélien devenu un intermédiaire important entre les milieux d’affaires américains et les nouvelles autorités de Caracas.

Fondateur de Derwick Associates, Betancourt s’est progressivement imposé comme une figure centrale dans les discussions visant à attirer les investisseurs étrangers dans le secteur énergétique vénézuélien. Il dirige également North American Blue Energy Partners, présenté comme l’un des principaux producteurs pétroliers indépendants du pays.

Son rôle n’est toutefois pas exempt de controverses. L’homme d’affaires a fait l’objet d’enquêtes en Europe portant notamment sur des soupçons liés à des contrats énergétiques. Sa proximité avec les nouvelles autorités et son implication dans les négociations pétrolières suscitent donc des interrogations dans certains milieux politiques et économiques.

Vers un nouveau paysage pétrolier au Venezuela ?

La conclusion d’un accord de grande ampleur pourrait accélérer la transformation du secteur pétrolier vénézuélien et renforcer considérablement la présence américaine dans le pays. Mais plusieurs obstacles demeurent, notamment juridiques et politiques. La législation vénézuélienne encadre strictement la propriété et l’exploitation des ressources pétrolières, tandis que la légitimité des nouvelles autorités de Caracas reste un sujet sensible.

Dans cet ordre d’idées, le Venezuela envisagerait désormais de quitter l’OPEP, une décision qui constituerait un tournant majeur pour un pays membre fondateur du cartel depuis 1960. Une telle évolution pourrait faciliter l’augmentation de la production vénézuélienne sans les contraintes liées aux quotas de l’organisation.

Si les négociations aboutissent, Washington pourrait ainsi obtenir bien davantage qu’un simple contrat pétrolier : un accès durable à une partie des ressources énergétiques parmi les plus importantes de la planète, tout en consolidant son influence stratégique sur le Venezuela.

L’article Pétrole : Washington négocie un accord majeur avec Caracas est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Le déficit commercial américain atteint 118,8 milliards de dollars

28. August 2026 um 15:58

Le déficit américain du commerce des biens a bondi de 17,2 % en juillet 2026, atteignant 118,8 milliards de dollars, contre 101,4 milliards en juin.

Le déficit commercial américain retrouve ainsi un niveau particulièrement élevé. À 118,8 milliards de dollars, il s’agit de son niveau le plus important depuis mars 2025, lorsque les entreprises américaines avaient massivement accéléré leurs importations avant l’entrée en vigueur de nouvelles mesures douanières.

Le principal moteur de cette aggravation est la progression des importations. Elles ont augmenté de 11,4 milliards de dollars en un mois, pour atteindre 318,2 milliards. Cette hausse est notamment liée aux biens d’équipement, dont les importations ont progressé de 11,3 %. Les entreprises américaines continuent d’investir massivement dans les infrastructures nécessaires au développement de l’intelligence artificielle, ce qui alimente la demande de semi-conducteurs, d’ordinateurs et de machines.

Le phénomène illustre un paradoxe de l’économie américaine : alors que Washington cherche à réduire sa dépendance aux importations grâce aux droits de douane, le développement accéléré de secteurs stratégiques comme l’IA stimule au contraire les achats de technologies à l’étranger.

Dans le même temps, les exportations américaines de biens ont diminué de 6 milliards de dollars, à 199,4 milliards. Il s’agit de leur plus faible niveau depuis janvier. Le recul a notamment été marqué dans les produits industriels, dont les exportations ont chuté de 11,2 %.

Cette détérioration pourrait peser sur la croissance américaine au troisième trimestre. Selon des économistes cités par Reuters, le commerce extérieur pourrait retirer environ un point de pourcentage à la croissance du PIB au troisième trimestre, après avoir déjà pesé de 1,14 point au deuxième trimestre…

Le déficit commercial américain apparaît ainsi comme l’un des paradoxes de la politique économique de Washington : malgré l’offensive tarifaire, les besoins massifs de l’économie américaine, notamment dans l’intelligence artificielle, continuent de pousser les importations à la hausse.

L’article Le déficit commercial américain atteint 118,8 milliards de dollars est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

L’UE s’attend à une baisse de la production de sucre

28. August 2026 um 13:00

La production de sucre de l’Union européenne devrait reculer d’environ 19 % pour la nouvelle campagne, selon les premières estimations de l’Observatoire du sucre de la Commission européenne publiées le 27 août 2026. Cette baisse est expliquée par la réduction des surfaces consacrées à la betterave sucrière et par les conditions climatiques difficiles qui ont affecté les cultures.

La nouvelle campagne sucrière européenne s’annonce donc nettement moins favorable que la précédente. Selon les premières projections communiquées par l’Union européenne, la production pourrait diminuer de 19 %, conséquence notamment du recul des superficies cultivées en betteraves sucrières.

Cette contraction intervient dans un contexte déjà difficile pour le secteur agricole européen, marqué par la hausse des coûts de production, les tensions commerciales et surtout les épisodes de chaleur et de sécheresse qui ont touché plusieurs régions du continent.

La réduction des surfaces consacrées à la betterave constitue l’un des principaux facteurs expliquant le recul attendu de la production. Les agriculteurs européens ont déjà réduit leurs superficies en réponse aux conditions du marché. La Commission européenne avait d’ailleurs indiqué en avril que les producteurs avaient engagé une réduction des surfaces de betteraves afin de s’adapter aux nouvelles conditions économiques du secteur.

Cette évolution pourrait limiter les volumes disponibles au cours de la prochaine campagne et accroître la dépendance de certains marchés européens aux importations.

Les conditions climatiques aggravent la situation

La météo constitue un autre facteur de risque majeur. Les fortes chaleurs estivales et le manque d’eau ont affecté plusieurs cultures européennes. La Commission européenne souligne que les cultures de printemps et d’été sont particulièrement vulnérables aux températures élevées et au déficit hydrique, notamment dans les régions déjà exposées à la sécheresse.

Le secteur sucrier est ainsi confronté à un double problème : une superficie cultivée plus faible et des rendements potentiellement dégradés par les conditions climatiques…

La Commission européenne a pris plusieurs mesures pour soutenir les producteurs. En avril, les États membres ont notamment approuvé la suspension temporaire du régime de perfectionnement actif pour certaines importations de sucre de canne brut destiné au raffinage. L’objectif était de réduire la pression exercée sur le marché européen par les importations et de rétablir un meilleur équilibre entre l’offre et la demande…

L’article L’UE s’attend à une baisse de la production de sucre est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Le Maroc entre dans le grand jeu du gaming

28. August 2026 um 11:21
Pour sa première participation officielle à Gamescom, à Cologne, le Maroc ne vient pas seulement présenter des jeux. Il expose un écosystème en pleine structuration et entend désormais le connecter aux éditeurs, investisseurs et acteurs internationaux. En bref Première participation…

L’article Le Maroc entre dans le grand jeu du gaming est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

Moscou banalise la rencontre entre les chefs du renseignement russe et américain

28. August 2026 um 10:37

Le chef du renseignement extérieur russe, Sergueï Narychkine, a confirmé jeudi 27 août avoir rencontré à Moscou le directeur de la CIA, John Ratcliffe, présentant l’entretien comme une « réunion de travail » ordinaire.

Le directeur de la CIA, John Ratcliffe, s’est rendu cette semaine à Moscou pour une rencontre avec Sergueï Narychkine, directeur du SVR, le service russe de renseignement extérieur. Ce dernier (Narychkine) a minimisé la portée de cette visite. Selon lui, les deux responsables ont discuté de questions « indéterminées et sensibles » relevant de leurs domaines respectifs. Il a surtout insisté sur le caractère habituel de ce type de contact entre services de renseignement.

La version officielle russe contraste toutefois avec les informations publiées par plusieurs médias américains. Ceux-ci, citant leurs propres sources, affirment que Ratcliffe aurait averti Moscou de ne pas attaquer un État membre de l’OTAN. Version niée par le Kremlin. Son porte-parole, Dmitri Peskov, a même qualifié ces informations de « récits d’horreur » et assuré qu’elles n’avaient « aucun rapport avec la réalité » ni avec les intentions de la Russie.

Au-delà des déclarations publiques, la rencontre confirme néanmoins l’existence d’un canal direct entre les appareils de renseignement russe et américain, malgré la dégradation profonde des relations entre Washington et Moscou…

L’article Moscou banalise la rencontre entre les chefs du renseignement russe et américain est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Deauville : censure d’une photo de Gaza, la polémique enfle

28. August 2026 um 10:13
Mi-août, à Deauville, une photo de Gaza a été discrètement retirée d’une exposition en plein air. Élus de gauche et associations réclament sa réinstallation.   En bref Une photographie de Gaza a été retirée d’une exposition en plein air à…

L’article Deauville : censure d’une photo de Gaza, la polémique enfle est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

Pétrole : le Venezuela et Ormuz font reculer les cours

28. August 2026 um 09:59

Les prix du pétrole ont légèrement reculé ce vendredi 28 août, pénalisés par les informations faisant état d’un possible accès américain aux réserves pétrolières du Venezuela et par les perspectives d’une reprise du trafic dans le détroit d’Ormuz.

Le Brent cède 0,3 %, à 89,45 dollars le baril, tandis que le WTI reculait de 0,2 %, à 83,39 dollars. Les deux références restaient toutefois orientées vers une baisse hebdomadaire de 4 à 5,5 %.

Le marché pétrolier reste suspendu aux évolutions géopolitiques. Après le rebond enregistré jeudi 27 apût, les cours ont repris leur mouvement de baisse ce vendredi matin, les investisseurs intégrant plusieurs signaux susceptibles d’améliorer les perspectives d’approvisionnement mondial.

Le premier concerne le Venezuela, dont les immenses réserves pourraient progressivement revenir davantage sur le marché international. Le second concerne le détroit d’Ormuz, où les perspectives d’une reprise partielle de la navigation réduisent la prime de risque attachée aux perturbations des exportations du Golfe.

Ainsi, l’administration américaine serait proche de conclure un accord lui donnant un accès à long terme à une partie des réserves de pétrole du Venezuela, rapporte Reuters. L’accord envisagerait notamment le développement de plusieurs champs pétroliers vénézuéliens par des entreprises américaines. Pour les marchés, cette perspective ouvre la possibilité d’une augmentation à terme de l’offre mondiale de brut. Mais les effets ne seraient pas immédiats. Les infrastructures pétrolières vénézuéliennes nécessitent d’importants investissements et travaux de remise à niveau. Une remontée significative de la production demanderait donc du temps.

Cette évolution intervient alors que le Venezuela envisagerait également de quitter l’OPEP, dans le contexte de son rapprochement avec Washington. Une telle décision donnerait théoriquement à Caracas davantage de liberté pour développer sa production et attirer des capitaux étrangers, sans être soumis aux contraintes collectives de l’organisation en matière de production…

Ormuz reste au centre des préoccupations

Le deuxième facteur qui pèse sur le pétrole concerne le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour les exportations énergétiques du Golfe. L’Iran aurait indiqué préparer une liste de conditions pour permettre la réouverture de cette voie maritime. Parallèlement, des informations font état d’un accord entre l’Iran et Oman permettant la reprise d’une partie du trafic.

La perspective d’une réouverture, même partielle, réduit mécaniquement la prime de risque incorporée dans les cours. Avant la guerre entre les États-Unis et l’Iran, le détroit assurait le passage d’environ un cinquième du pétrole mondial…

Le pétrole reste ainsi particulièrement volatil, chaque nouvelle information pouvant modifier rapidement les anticipations concernant l’offre mondiale. Entre le retour potentiel du Venezuela sur le marché, la perspective d’une réouverture d’Ormuz et la persistance des tensions entre Washington et Téhéran, le marché pétrolier tente désormais de mesurer ce qui l’emportera : le retour de l’offre ou la persistance du risque géopolitique.

L’article Pétrole : le Venezuela et Ormuz font reculer les cours est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Zone euro : les marchés misent sur une hausse des taux de la BCE

27. August 2026 um 16:58

Les marchés considèrent désormais comme quasiment acquise une hausse des taux de la BCE le 10 septembre 2026. Selon les instruments suivis par LSEG et l’ECB Watch Tool, la probabilité d’un relèvement du taux de dépôt de 2,25 % à 2,50 % atteint 95 à 97 %.

Les anticipations des marchés se sont nettement durcies ces derniers jours. LSEG a évalué, mercredi 26 août, à environ 95 % la probabilité d’une hausse lors de la réunion du 10 septembre. Les contrats de marché intègrent désormais entre 41 et 45 points de base de resserrement monétaire d’ici la fin de l’année, soit davantage que la seule hausse attendue en septembre.

L’ECB Watch Tool donne même une probabilité de 97 % pour un taux de dépôt à 2,50 % en septembre, contre seulement 3 % pour son maintien à 2,25 %. Pour la réunion du 29 octobre, le scénario central reste celui d’un taux à 2,50 %, avec une probabilité de 76,3 %. La probabilité d’un passage à 2,75 % atteint toutefois 21,3 %.

La situation change sensiblement pour la réunion du 17 décembre. Le taux de 2,75 % devient alors le scénario le plus probable, avec une probabilité de 54,3 %, contre 31,9 % pour un maintien à 2,50 %. Les marchés attribuent même une probabilité de 12,8 % à un taux de 3 %.

Au total, la probabilité que le taux de dépôt atteigne au moins 2,75 % d’ici décembre est évaluée à 67,1 %. Autrement dit, les marchés donnent désormais environ deux chances sur trois à au moins deux hausses de 0,25 point cette année.

L’inflation reste au cœur des anticipations

Ce changement de perspective intervient alors que les pressions inflationnistes persistent dans la zone euro, notamment sous l’effet des tensions sur l’énergie. La BCE doit ainsi arbitrer entre le risque de maintenir une inflation trop élevée et celui de peser davantage sur une économie européenne encore fragile.

Les marchés surveillent donc étroitement les prochains indicateurs de prix ainsi que les déclarations des responsables de la BCE.

Après avoir longtemps privilégié l’assouplissement monétaire, la BCE semble désormais confrontée à un environnement qui pourrait l’obliger à resserrer à nouveau sa politique. Pour les marchés, le scénario d’une fin d’année à 2,75 % prend progressivement le dessus.

L’article Zone euro : les marchés misent sur une hausse des taux de la BCE est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

USA-Canada : la guerre commerciale renchérit le quotidien du consommateur

27. August 2026 um 14:45

La guerre commerciale entre Washington et Ottawa commence à toucher directement les consommateurs. Depuis l’entrée en vigueur de droits de douane américains pouvant atteindre 50 % sur des exportations canadiennes, le bois, le papier, les produits alimentaires et jusqu’au papier toilette sont menacés de renchérissement.

Les tensions commerciales entre les États-Unis et le Canada ne concernent plus seulement les grandes industries. Elles commencent à se traduire par une hausse potentielle du prix de produits courants utilisés quotidiennement par les ménages.

Parmi les secteurs exposés figurent notamment le papier, le bois, les produits alimentaires, les produits laitiers, le textile et l’ameublement. Le papier toilette et les mouchoirs pourraient eux aussi subir les conséquences de la hausse des coûts d’importation.

Le secteur du papier est particulièrement vulnérable. Les États-Unis dépendent fortement des approvisionnements canadiens en bois et en produits papetiers. L’application de droits de douane augmente donc directement le coût d’une partie des matières premières et des produits finis…

Ainsi, Washington applique depuis le 22 août des droits de douane de 50 % sur de nombreux produits canadiens entrant aux États-Unis. Ottawa prépare de son côté une riposte commerciale, ce qui fait craindre une escalade entre les deux partenaires historiques, selon un rapport du Journal de Montréal publié le 26 août.

Le risque dépasse largement les échanges bilatéraux. Les chaînes d’approvisionnement nord-américaines sont profondément intégrées, notamment dans l’automobile, l’agroalimentaire, le bois et les industries manufacturières.

Une multiplication des barrières douanières peut donc entraîner une hausse des coûts à plusieurs étapes de la production, avant d’atteindre finalement les consommateurs.

Un risque inflationniste

Cette nouvelle phase de la confrontation commerciale intervient alors que les ménages américains restent sensibles à l’évolution des prix. L’enjeu pour Washington est désormais de protéger les producteurs américains sans provoquer une accélération de l’inflation. Or, lorsque les entreprises importatrices répercutent les droits de douane sur leurs prix de vente, la politique commerciale devient directement une question de pouvoir d’achat.

Le papier toilette constitue à cet égard un symbole particulièrement parlant : une mesure conçue pour protéger l’industrie nationale peut finir par augmenter le coût de produits aussi ordinaires que ceux utilisés chaque jour dans les foyers.

La guerre commerciale entre Washington et Ottawa entre ainsi dans une nouvelle phase : après les industries et les chaînes d’approvisionnement, ce sont désormais les produits du quotidien et le portefeuille des ménages qui se retrouvent en première ligne.

L’article USA-Canada : la guerre commerciale renchérit le quotidien du consommateur est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Allemagne-Chine : Berlin durcit le ton pour protéger son industrie

27. August 2026 um 12:34

Le chancelier allemand Friedrich Merz annonce un durcissement possible de la position de Berlin envers la Chine, alors que les déséquilibres commerciaux entre les deux pays alimentent les inquiétudes sur la compétitivité de l’industrie allemande.

Après avoir longtemps privilégié le dialogue avec Pékin, Berlin adopte un ton plus ferme. Friedrich Merz a demandé à ses ministres de préparer des propositions destinées à répondre aux déséquilibres commerciaux entre l’Union européenne et la Chine d’une façon générale.

Le changement de position et de ton intervient alors que l’industrie allemande traverse une période difficile, marquée par une croissance faible, des coûts énergétiques élevés et une concurrence chinoise de plus en plus forte dans plusieurs secteurs stratégiques.

La progression des exportations chinoises vers l’Europe exerce une pression particulière sur les industriels allemands, notamment dans l’automobile, les équipements industriels et les technologies vertes.

Pour Berlin, le problème n’est plus seulement commercial. Il touche désormais directement la capacité de l’industrie européenne à rester compétitive sur ses propres marchés.

Cette évolution marque un changement par rapport à la ligne défendue par Merz lors de sa visite à Pékin en février. Le chancelier avait alors insisté sur le partenariat et le dialogue, tout en reconnaissant que l’aggravation du déficit commercial allemand avec la Chine n’était « pas saine ».

Merz vise désormais une croissance d’au moins 1 % en 2027, après plusieurs années de faibles performances. Le gouvernement compte notamment sur les investissements publics dans les infrastructures et sur des réformes favorables aux entreprises.

Environ 50 milliards d’euros ont déjà été affectés à des projets dans le cadre d’un fonds d’infrastructures de 500 milliards d’euros étalé sur douze ans. Selon le ministre des Finances, Lars Klingbeil, cet effort d’investissement contribue actuellement de manière décisive à soutenir l’activité.

Une nouvelle politique industrielle

Le virage allemand traduit une prise de conscience plus large en Europe : l’ouverture commerciale ne suffit plus lorsque les écarts de coûts et de compétitivité deviennent trop importants. Berlin cherche désormais à combiner réformes internes, investissements publics et défense des intérêts industriels européens.

Le changement de ton ne signifie toutefois pas une rupture avec la Chine. Pour l’économie allemande, Pékin demeure un marché majeur et un partenaire commercial incontournable. Le défi pour Friedrich Merz est donc de trouver un équilibre entre la protection de l’industrie européenne et le maintien d’une relation économique avec la Chine dont l’Allemagne reste fortement dépendante.

L’article Allemagne-Chine : Berlin durcit le ton pour protéger son industrie est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Vient de paraître : Tangier Tangerine, le Tanger intime d’un jeune auteur

27. August 2026 um 10:01
À 25 ans, le jeune écrivain tangérois Souleiman Berrada porte sur sa ville un regard à la fois intime et neuf. Publié par les éditions françaises Assouline, Tangier Tangerine rassemble photographies et illustrations pour raconter une cité plurielle, entre mémoire,…

L’article Vient de paraître : Tangier Tangerine, le Tanger intime d’un jeune auteur est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

Géopolitique de la mer Rouge: un corridor mondial sous haute tension

27. August 2026 um 09:42

La mer Rouge et le canal de Suez forment un axe vital reliant l’Asie, l’Europe et l’Afrique, par lequel transite environ 12% du commerce maritime mondial, dont une part importante d’hydrocarbures et de conteneurs.

Depuis fin 2023, les attaques au large du détroit de Bab el-Mandeb ont transformé ce passage en point de friction majeur, poussant de nombreux armateurs à contourner l’Afrique via le cap de Bonne-Espérance, avec des délais allongés et des coûts supplémentaires (carburant, assurances)
En 2026, malgré des accalmies ponctuelles et des reprises partielles du trafic, la situation reste volatile : les volumes transitant par Suez demeurent nettement inférieurs aux niveaux d’avant-crise, tandis que la route du cap de Bonne-Espérance a enregistré des records de tonnage. Cette dynamique illustre comment les voies maritimes sont devenues des leviers de puissance, où se croisent conflits locaux (Yémen, Israël–Hamas, Iran) et intérêts globaux (énergie, commerce, assurances)

Le forum intitulé “Mer Rouge–Suez : un corridor mondial sous tension. organisé par l’ADICO et l’Union arabe des médias et de la culture, sous la présidence de la professeure Hanane Youssef, décrypte les enjeux de contrôle de cette route stratégique. Entre détours par le cap de Bonne-Espérance, surcoûts logistiques et rivalités géopolitiques, la question « Qui contrôle la route du monde ? » renvoie à l’avenir du canal de Suez et à la résilience des chaînes d’approvisionnement mondiales.

L’objectif de ce forum vise à offrir une lecture intégrée politique, stratégique et économique de ces dynamiques, en réunissant des experts capables d’analyser les impacts des crises régionales sur le commerce et la navigation, et d’anticiper l’évolution du rôle de la mer Rouge et du canal de Suez dans un ordre international en mutation.

 

Ce qu’il faut savoir:

Selon les données de l’Ecofin, il y a quelques jours de cela, le canal de Suez améliore progressivement son trafic et ses recettes en 2026 (1,26 Md$ au T2, +13%), mais reste 41% en dessous des niveaux d’avant-crise. La reprise est portée par les pétroliers (+22,3% sur un an) et le retour partiel des porte-conteneurs (Maersk : +30% de volumes sur Suez). Toutefois, la résurgence de la piraterie somalienne (13 incidents en sept mois, dont le détournement du Sibu 1 le 20 août) et les tensions régionales (guerre impliquant l’Iran, perturbations d’Ormuz) maintiennent une forte incertitude. tout cela nous amène à dire que les voies maritimes sont des leviers de puissance : leur contrôle ou leur perturbation influence directement la sécurité nationale et l’économie mondiale. Cela signifie que l’avenir du canal de Suez dépend de la stabilisation sécuritaire autant que des stratégies des armateurs, des États riverains et des grandes puissances maritimes.

L’article Géopolitique de la mer Rouge: un corridor mondial sous haute tension est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Algérie : Au moins 12 morts dans les incendies qui ravagent le nord du pays

27. August 2026 um 09:23

Au moins 12 personnes ont péri dans les incendies de forêt qui ravagent depuis mercredi plusieurs régions du nord de l’Algérie, notamment les wilayas de Jijel, Béjaïa et Tizi Ouzou. Le bilan, communiqué par le ministre de l’Intérieur Saïd Sayoud, fait état de cinq morts à Jijel, quatre à Béjaïa et trois à Tizi Ouzou, tandis que des dizaines de personnes ont été blessées et que plusieurs familles ont dû être évacuées. Les opérations de lutte contre les incendies se poursuivent dans plusieurs wilayas du pays.

Douze morts dans trois wilayas

Le ministre algérien de l’Intérieur, Saïd Sayoud, a annoncé mercredi soir un bilan de 12 décès liés aux incendies.

Selon les données rapportées par Reuters et les médias algériens, cinq personnes sont mortes dans la wilaya de Jijel, quatre à Béjaïa et trois à Tizi Ouzou.

À Béjaïa, la situation est particulièrement préoccupante. Le ministre a fait état de 54 personnes souffrant de brûlures, dont six dans un état grave, prises en charge à l’hôpital de Souk El Tenine.

À Tizi Ouzou, trois femmes d’une même famille auraient péri à Boghni, victimes de l’inhalation de fumées, selon des médias locaux.

Des habitants évacués face à la progression des flammes

Les incendies ont également contraint plusieurs familles à quitter leurs logements dans les régions de Béjaïa et de Jijel.

Des images diffusées par des médias locaux montrent des habitants fuyant des zones menacées par les flammes et la fumée. À Jijel, plusieurs secteurs ont été touchés, notamment Ouled Yahia Khedrouche, Texenna, Ziama Mansouriah, Sidi Maarouf, Bordj Tahar et Chekfa.

La progression des feux a également entraîné la fermeture de plusieurs axes routiers dans l’est du pays. La Gendarmerie nationale a notamment signalé des coupures de routes à proximité de Béjaïa, Jijel et Sétif et appelé les automobilistes à éviter les secteurs concernés.

69 incendies encore actifs

L’ampleur du dispositif de secours reste considérable. Selon un bilan de la Protection civile établi mercredi à 20h, 159 incendies de couvert végétal avaient été recensés à travers plusieurs wilayas. Parmi eux, 90 avaient été éteints tandis que 69 étaient encore en cours.

Béjaïa comptait alors le plus grand nombre de foyers encore actifs, avec 18 incendies, devant Skikda avec 13, Tizi Ouzou avec 12 et Jijel avec sept. Des foyers étaient également signalés dans plusieurs autres wilayas, dont El Tarf, Mila, Annaba, Guelma, Constantine, Sétif et Boumerdès.

La Protection civile a déployé d’importants moyens pour contenir les flammes, alors que les vents violents compliquent les opérations d’extinction.

Les interventions se poursuivent dans plusieurs wilayas, alors que les autorités doivent également assurer la sécurité des populations menacées et l’évacuation des secteurs les plus exposés.

Ces incendies interviennent dans un contexte de fortes chaleurs et de sécheresse qui favorisent la propagation des feux dans le nord de l’Algérie. Le pays avait déjà connu plusieurs épisodes meurtriers au cours des dernières années, notamment à Béjaïa en 2023.

Lire aussi :

L’article Algérie : Au moins 12 morts dans les incendies qui ravagent le nord du pays est apparu en premier sur webdo.

Iran : Pezechkian défie Washington face aux nouvelles sanctions

27. August 2026 um 09:11

Le président iranien, Massoud Pezechkian, affirme que les nouvelles mesures économiques américaines ne permettraient pas à Washington d’obtenir de résultats contre l’Iran. Cette déclaration intervient deux jours après l’annonce par le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, d’un plan destiné à accentuer la pression économique sur Téhéran et à « provoquer son asphyxie économique ».

Mercredi 26 août 2026, Massoud Pezechkian a assuré que les États-Unis n’obtiendraient « rien » de leur nouvelle campagne de pression économique, estimant que les précédentes mesures n’avaient pas davantage permis de modifier la position iranienne. Téhéran continuera à résister aux sanctions tout en maintenant officiellement sa préférence pour le dialogue et la négociation afin de résoudre les différends, a-t-il ajouté.

A rappeler que lundi 24 août, le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a annoncé la mise en place d’un nouveau dispositif visant à réduire les ressources économiques de l’Iran. Washington entend également exercer une pression sur les pays et acteurs économiques qui continueraient à commercer avec Téhéran. Cette stratégie vise notamment les revenus et les réseaux commerciaux permettant à l’Iran de maintenir ses échanges malgré les sanctions américaines…

Cette position intervient alors que les relations entre Washington et Téhéran restent fortement tendues après le conflit et les nouvelles mesures américaines visant l’économie iranienne.

Parallèlement, l’armée iranienne affirme avoir réparé les systèmes d’armement endommagés pendant la guerre et avoir introduit de nouveaux équipements dans le pays.

Ceci étant, l’économie iranienne reste confrontée à de lourdes contraintes : sanctions, difficultés d’accès aux marchés internationaux, pression sur les recettes pétrolières et affaiblissement de la monnaie. Pour Washington, l’objectif est de réduire davantage les marges de manœuvre financières de Téhéran. Pour les autorités iraniennes, l’enjeu est au contraire de démontrer que l’économie nationale peut continuer à fonctionner malgré l’isolement.

Le bras de fer entre Washington et Téhéran entre ainsi dans une nouvelle phase : les États-Unis misent sur l’asphyxie économique, tandis que l’Iran affirme que la pression ne fera pas plier son gouvernement et continue de mettre en avant la voie de la négociation.

L’article Iran : Pezechkian défie Washington face aux nouvelles sanctions est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Maroc : La fuite Jabaroot, arme politique dans la crise de Ceuta

26. August 2026 um 19:01

Le 24 août, le collectif de hackers Jabaroot a publié sur Telegram les données de quelque 70.000 personnes présentées comme membres des services de sécurité marocains. La publication n’est pas un simple acte de piratage : elle est explicitement conditionnée à des exigences politiques liées à la crise migratoire de Ceuta. Une enquête du Monde, publiée mercredi 26 août, relance par ailleurs l’hypothèse que d’anciens agents de la DGST, aujourd’hui en Europe, en seraient les auteurs — sans qu’aucune attribution technique publique ne permette à ce stade de trancher.

Une fuite calibrée pour peser sur Ceuta

La publication du 24 août ne surgit pas isolément. Elle intervient un mois après l’afflux migratoire massif du 30 juillet à Ceuta, où environ 60.000 personnes ont franchi la frontière en quelques jours — un épisode inédit par son ampleur, dont le bilan humain reste disputé entre les autorités espagnoles (au moins 75 morts recensés) et des associations qui avancent des chiffres plus élevés, disparitions comprises.

Jabaroot a directement lié sa fuite à cet épisode. Le groupe cible nommément le conseiller royal Fouad Ali El Himma et Abdellatif Hammouchi, qui dirige à la fois la DGST (renseignement intérieur) et la DGSN (sûreté nationale). Il conditionne la divulgation complète de ses fichiers à une série d’exigences : excuses officielles, deuil national pour les victimes de la traversée, ouverture d’une enquête indépendante sur les violences subies par les migrants, report des élections législatives prévues le 23 septembre, et réformes structurelles de la justice et de l’économie. Le groupe présente par ailleurs sa démarche comme un geste tourné vers l’Espagne, dans un contexte de tensions diplomatiques ravivées entre Madrid et Rabat.

Cette dimension change la nature de l’affaire : il ne s’agit plus seulement d’une fuite de données, mais d’un chantage politique assumé, adossé à une menace de divulgations supplémentaires — Jabaroot affirme notamment détenir la liste des agents ayant coordonné le dispositif marocain à Ceuta.

Cinq ex-agents de la DGST, ou une histoire plus ancienne ?

L’ampleur du chiffre de 70.000 mérite d’être immédiatement nuancée. Plusieurs observateurs relèvent que qualifier l’ensemble de ces personnes d’« espions » ou d’agents de renseignement est excessif : la DGSN est une administration policière large, et rien n’établit publiquement quelle proportion des noms diffusés relève effectivement du renseignement intérieur ou extérieur — l’implication de la DGED, dirigée par Yassine Mansouri, n’est notamment pas confirmée à ce stade. Selon El Confidencial, d’anciens membres des services marocains auraient toutefois jugé authentique une partie des documents, un élément qui pèse sur le niveau de preuve sans permettre de le considérer comme établi.

Lire aussi :

L’article Maroc : La fuite Jabaroot, arme politique dans la crise de Ceuta est apparu en premier sur webdo.

❌