Normale Ansicht

Crédits sur l’honneur : Les banques refusent encore les demandes, alerte l’ATPME

19. August 2026 um 19:43

Aucune entreprise n’a, à ce jour, bénéficié des « crédits sur l’honneur » prévus par la réglementation tunisienne, a affirmé mercredi 19 août 2026 le porte-parole officiel de l’Association tunisienne des petites et moyennes entreprises (ATPME), Abderrazak Hawas.

Dans une déclaration à la Radio nationale, le responsable a indiqué que plusieurs banques refusent encore d’accepter les demandes déposées au titre de ce mécanisme, mettant ainsi en cause la mise en œuvre effective du dispositif.

Il a appelé la Banque centrale de Tunisie (BCT) à renforcer son contrôle sur les établissements bancaires et à appliquer, le cas échéant, des sanctions afin d’accélérer l’entrée en vigueur effective de cette mesure.

Que sont les crédits sur l’honneur ?

Les crédits sur l’honneur constituent un mécanisme de financement destiné à faciliter l’accès au crédit pour les petites et moyennes entreprises ainsi que pour les particuliers. Leur principale particularité réside dans l’absence de garanties exigées de la part du bénéficiaire.

Le dispositif prévoit des financements sans intérêts ni commissions, avec des montants pouvant aller de 5.000 à 25.000 dinars selon la nature du bénéficiaire et du projet.

Lire aussi : Crédits sur l’honneur : Tout savoir sur ces financements sans intérêts ni garanties

L’objectif affiché est notamment de permettre aux petites entreprises et aux porteurs de projets de disposer rapidement de liquidités pour financer leurs besoins, sans devoir fournir les garanties habituellement exigées par les banques.

Le mécanisme avait suscité des attentes importantes auprès des petites entreprises, confrontées à des difficultés d’accès au financement bancaire, notamment en raison de l’importance des garanties demandées et du coût du crédit.

Un plafond jugé insuffisant

Au-delà des difficultés liées à l’application du dispositif, Abderrazak Hawas estime que le plafond de 25.000 dinars prévu pour les PME reste largement insuffisant au regard de leurs besoins.

Il a notamment évoqué la hausse du coût des matières premières et des marchandises, qui augmente les besoins de trésorerie des entreprises et limite leur capacité à fonctionner avec des financements de faible montant.

Pour l’ATPME, la question ne se limite donc pas à l’application effective des crédits sur l’honneur. Elle concerne également le niveau des financements proposés, qui devrait, selon l’association, être adapté à la réalité économique des petites et moyennes entreprises.

La mise en œuvre concrète du dispositif constitue désormais un enjeu important pour les PME, alors que l’accès au financement demeure l’un des principaux obstacles auxquels sont confrontées de nombreuses entreprises tunisiennes.

L’intervention de la Banque centrale est ainsi réclamée afin de vérifier l’application de la réglementation par les banques et de garantir aux bénéficiaires l’accès effectif aux financements prévus par le dispositif.

L’article Crédits sur l’honneur : Les banques refusent encore les demandes, alerte l’ATPME est apparu en premier sur webdo.

Tunisie : Bientôt des bornes de recharge dans les parkings publics et les commerces ?

19. August 2026 um 18:21

L’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) entend accélérer le développement du réseau de recharge des véhicules électriques en Tunisie, en misant notamment sur l’implication des investisseurs privés, des entreprises publiques et des municipalités.

Selon Abdelhamid Gannouni, directeur de l’efficacité énergétique dans le secteur du transport à l’ANME, l’agence travaille actuellement avec des investisseurs privés à la mise en place d’un réseau de stations de recharge. Certaines entreprises publiques et municipalités ont également commencé à installer des points de recharge dans leurs zones d’intervention.

Dans une vidéo publiée par l’ANME sur sa page Facebook, le responsable a souligné que le développement de cette infrastructure constitue une condition essentielle pour accompagner la progression de l’usage des voitures électriques en Tunisie.

L’agence prépare par ailleurs de nouveaux programmes visant à installer des stations de recharge dans différentes régions du pays. L’objectif ne consiste toutefois pas uniquement à augmenter le nombre de bornes disponibles, mais également à développer des solutions alimentées par les énergies renouvelables, notamment l’énergie solaire.

Un cahier des charges pour encadrer le secteur

Le développement du marché de la recharge électrique s’accompagne d’un chantier réglementaire. L’ANME travaille actuellement à l’élaboration d’un cahier des charges destiné à encadrer l’investissement dans les réseaux de recharge des véhicules électriques.

Ce document doit notamment définir les exigences techniques et réglementaires applicables aux opérateurs et aux installations. Il devrait également préciser les responsabilités des différents intervenants en cas de dysfonctionnement survenant lors d’une opération de recharge.

Le responsable de l’ANME a précisé que l’activité de recharge des véhicules électriques a été intégrée à la « nomenclature tunisienne des activités ». Cette classification permet aux opérateurs d’exercer cette activité en tant qu’activité économique et d’obtenir un identifiant fiscal, y compris pour les projets reposant sur l’énergie solaire.

Lire aussi : Automobile : En sept mois, les ventes d’électriques triplent presque leur total de 2025

En principe, un investisseur pourra ainsi installer une station de recharge ouverte au public, y compris dans un commerce ou une station-service exerçant initialement une autre activité. Cette possibilité restera toutefois soumise au respect du cahier des charges, des exigences techniques et réglementaires ainsi qu’à l’affichage du tarif appliqué au service de recharge.

Recharger sa voiture en dehors du domicile

L’ANME prévoit également de développer des points de recharge dans les parkings des établissements publics et dans d’autres espaces accessibles aux automobilistes.

Cette orientation vise à répondre à l’un des principaux défis liés à la généralisation des véhicules électriques : permettre aux utilisateurs de recharger leur véhicule en dehors de leur domicile et pendant leurs déplacements.

Le déploiement d’un réseau suffisamment dense de bornes constitue en effet un élément déterminant pour rassurer les consommateurs et favoriser l’adoption des véhicules électriques, alors que leur développement reste lié à la disponibilité et à l’accessibilité des infrastructures de recharge.

Le transport, un enjeu majeur de la transition énergétique

Au-delà de la mobilité, l’électrification du transport constitue un enjeu stratégique pour la politique énergétique tunisienne.

Selon Abdelhamid Gannouni, le secteur du transport représente environ un tiers de la consommation nationale d’énergie et près de 90 % de sa consommation repose encore sur les produits pétroliers.

L’électrification progressive d’une partie du parc automobile pourrait ainsi contribuer à réduire la dépendance aux carburants importés. L’intérêt énergétique des véhicules électriques devient d’autant plus important lorsque l’électricité utilisée pour leur recharge provient de sources renouvelables.

La Tunisie pourrait ainsi progressivement substituer aux carburants fossiles une électricité produite localement à partir de l’énergie solaire ou éolienne. La combinaison entre électrification du transport et développement des énergies renouvelables apparaît dès lors comme l’un des leviers permettant de réduire la dépendance énergétique du pays.

Le développement des bornes de recharge constitue donc une étape importante de cette transition. Pour l’ANME, l’enjeu est désormais de faire évoluer simultanément l’infrastructure, le cadre réglementaire et les sources d’alimentation des stations afin d’accompagner la montée en puissance de la mobilité électrique en Tunisie.

L’article Tunisie : Bientôt des bornes de recharge dans les parkings publics et les commerces ? est apparu en premier sur webdo.

Commerce alimentaire : La Tunisie réalise un excédent de 1 milliard de dinars en sept mois

19. August 2026 um 18:00

Le commerce extérieur alimentaire continue d’afficher une performance excédentaire. Le solde de la balance commerciale alimentaire a atteint 1 006,6 millions de dinars au cours des sept premiers mois de 2026, contre 823,8 millions de dinars durant la même période de 2025, soit une progression de 22,2 %, selon les données publiées mercredi par l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI).

Le taux de couverture des importations alimentaires par les exportations s’est établi à 121,5 % à fin juillet 2026, contre 121,8 % un an auparavant. Malgré le léger recul de cet indicateur, les exportations alimentaires ont continué de générer un excédent significatif.

L’huile d’olive, principal moteur de l’excédent

Cette amélioration s’explique principalement par la progression des exportations d’huile d’olive, qui ont augmenté de 43,4 % sur un an. Cette évolution intervient malgré une baisse de 3 % du prix moyen à l’exportation, lequel s’est établi à 12,47 dinars le kilogramme.

L’huile d’olive demeure ainsi l’un des principaux contributeurs à la performance du commerce extérieur alimentaire tunisien, grâce à la hausse des volumes exportés.

Dans le même temps, les importations de céréales ont progressé de 20,9 %. Cette hausse constitue l’un des principaux points de vigilance pour la balance alimentaire tunisienne, compte tenu du poids structurel des céréales dans les importations agricoles du pays.

Les prix des céréales importées reculent

Sur le marché international, les prix moyens d’importation des principales céréales ont toutefois évolué favorablement pour la Tunisie. Le prix du blé dur a diminué de 13,5 %, tandis que celui du blé tendre a reculé de 6 %. Le prix du maïs a également baissé de 3 %.

À l’inverse, le prix moyen d’importation de l’orge a augmenté de 3,4 %.

Ces évolutions des prix ont contribué à limiter l’impact de la hausse des quantités importées de céréales sur la facture alimentaire.

Les exportations et les importations progressent

En valeur, les exportations de produits alimentaires, qui représentent environ 14 % de l’ensemble des exportations tunisiennes, ont augmenté de 23,4 % au cours des sept premiers mois de 2026.

Les importations alimentaires ont, elles aussi, enregistré une progression importante de 23,6 %. Elles représentent désormais 8,4 % du total des importations du pays.

Lire aussi : La Tunisie exporte plus, mais le déficit commercial continue de se creuser

La progression simultanée des exportations et des importations montre ainsi que l’amélioration du solde alimentaire repose davantage sur la dynamique des exportations, notamment celles de l’huile d’olive, que sur une baisse générale des achats alimentaires à l’étranger.

Un excédent qui contribue à réduire le déficit commercial

Selon l’Observatoire national de l’agriculture, l’excédent enregistré par la balance commerciale alimentaire a permis de couvrir 6,7 % du déficit de la balance commerciale globale de la Tunisie.

Cette contribution souligne le rôle croissant du secteur alimentaire dans l’équilibre des échanges extérieurs du pays. La performance reste toutefois dépendante de plusieurs facteurs, notamment l’évolution des exportations d’huile d’olive, des cours internationaux des céréales et des conditions de production agricole.

À fin juillet, le commerce alimentaire tunisien conserve donc une trajectoire excédentaire, portée principalement par la forte progression des exportations d’huile d’olive, malgré la hausse des importations de céréales.

L’article Commerce alimentaire : La Tunisie réalise un excédent de 1 milliard de dinars en sept mois est apparu en premier sur webdo.

Électricité : La STEG annonce de nouvelles coupures tournantes ce mercredi

19. August 2026 um 17:07

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a annoncé, ce mercredi 19 août 2026, que de nouvelles coupures tournantes pourraient être appliquées dans plusieurs régions du pays. Ces interruptions sont prévues entre 13h30 et 17h00 et seront déclenchées en fonction de la situation du réseau électrique.

Dans une série d’avis publiés sur sa page officielle Facebook, la STEG explique que cette mesure vise à « préserver la sécurité et la continuité du système électrique ». Les coupures seront intermittentes et ne concerneront donc pas nécessairement simultanément l’ensemble des zones mentionnées.

Plusieurs régions concernées

Les avis publiés par la STEG concernent notamment le Centre, Sfax, le Sud et le Sud-Ouest.

Dans la région du Centre, la liste communiquée comprend notamment Raqqada, Bouhajla, Nasrallah, Menzel Mhiri, Sbiba, Hergla, Bouficha, Enfidha, Hammam Sousse, Akouda, M’saken, Bouhjar, Menzel Kamel, Jemmal, Ksar Hellal, Sayada et Sidi Bou Ali.

À Sfax, plusieurs secteurs sont également susceptibles d’être concernés, parmi lesquels El Amra, Thyna, Sfax Ouest, Sfax Ville, Jebiniana, El Hencha, Menzel Chaker, Sakiet Ezzit, Sakiet Eddaïer, Bir Ali Ben Khalifa, Mahres et Agareb.

La STEG a parallèlement publié des avis concernant plusieurs localités du Sud et du Sud-Ouest.

Il ne s’agit pas de coupures programmées pour des travaux de maintenance. Leur application dépend directement de l’évolution de la situation du réseau au cours de l’après-midi.

Les dernières annonces retrouvées remontent au 6 août

Les dernières annonces comparables retrouvées dans la presse remontent au 6 août. La STEG avait alors prévenu que des coupures tournantes pouvaient être appliquées dans plusieurs régions entre 13h et 16h afin de préserver la sécurité et la stabilité du réseau électrique.

Les délestages avaient déjà repris quelques jours auparavant. Le 3 août, après plusieurs jours d’accalmie, la STEG avait annoncé de nouvelles coupures dans différentes régions, avant de renouveler ses avis les jours suivants.

Cette chronologie permet de replacer les annonces du 19 août dans une séquence de tensions sur le réseau qui a marqué une partie de l’été, sans pour autant conclure qu’aucun délestage n’a eu lieu entre le 6 et le 19 août.

Un été sous tension pour le réseau électrique

Les épisodes de fortes chaleurs de juillet et du début du mois d’août avaient fortement sollicité le réseau électrique tunisien, notamment en raison de l’utilisation massive des climatiseurs.

La consommation nationale avait atteint environ 6.000 MW lors des précédents pics. Face à l’écart entre la demande et les capacités disponibles, la STEG avait eu recours aux délestages afin de maintenir l’équilibre du réseau et d’éviter une défaillance plus importante du système électrique.

Les nouvelles annonces de ce mercredi montrent que le recours aux coupures tournantes reste d’actualité lorsque les conditions du réseau l’exigent.

Lire aussi:

L’article Électricité : La STEG annonce de nouvelles coupures tournantes ce mercredi est apparu en premier sur webdo.

Poulet : Le prix plafond passe à 8,950 DT le kilo

19. August 2026 um 16:17

Le prix maximum du poulet prêt à cuire passe à 8,950 DT le kilogramme au détail, contre 8,500 DT auparavant. Le ministère du Commerce et du Développement des exportations a fixé cette nouvelle grille à compter du 19 août et jusqu’à fin septembre 2026.

450 millimes de plus au détail

La décision fixe trois prix maximums : 5,300 DT/kg pour le poulet vif, 7,900 DT/kg pour le poulet prêt à cuire à la sortie des abattoirs et 8,950 DT/kg pour sa vente au détail.

Le changement est surtout visible pour le consommateur. Le plafond de 8,500 DT/kg appliqué précédemment est relevé de 450 millimes, soit une augmentation d’environ 5,3 %.

À la sortie des abattoirs, le plafond passe également de 7,500 DT/kg, niveau fixé en mars 2026, à 7,900 DT/kg, soit 400 millimes supplémentaires.

Il ne s’agit donc pas d’une première intervention sur les prix du poulet. En novembre 2024, le ministère du Commerce avait déjà annoncé un prix maximal de 5,300 DT/kg pour le poulet vivant et rappelé un plafond de 8,500 DT/kg au consommateur.

Lire aussi : Tunisie : Plafonnement des prix de la volaille à partir du 9 mars

Une grille temporaire jusqu’à fin septembre

La nouvelle décision ne porte pas uniquement sur les prix. Elle impose aux différents intervenants de la filière d’assurer un approvisionnement régulier du marché et de respecter les circuits légaux de distribution.

Les professionnels doivent notamment fournir le marché en quantités habituelles de poulet prêt à cuire et maintenir des proportions raisonnables pour la commercialisation sous forme de poulet découpé.

Les transporteurs devront également pouvoir présenter, lors des contrôles routiers, les documents justifiant leur qualité ainsi que la légalité de la détention des quantités transportées.

La nouvelle grille entre en vigueur le 19 août et restera applicable jusqu’à la fin du mois de septembre 2026.

Lire aussi:

L’article Poulet : Le prix plafond passe à 8,950 DT le kilo est apparu en premier sur webdo.

Eau minérale : Après les pénuries, l’État plafonne les prix

19. August 2026 um 15:40

La Tunisie impose à partir de ce mercredi 19 août 2026 des prix maximaux pour la vente au public de l’eau minérale conditionnée. Une décision qui intervient dans un contexte marqué ces dernières semaines par des tensions sur l’approvisionnement et plusieurs opérations de contrôle ayant mis au jour des quantités importantes de bouteilles stockées hors des circuits normaux de commercialisation.

Des prix maximaux selon le format

Selon la décision annoncée par le ministère du Commerce et du Développement des exportations, les prix de vente au public ne devront pas dépasser :

  • 600 millimes pour la bouteille de 0,5 litre ;
  • 800 millimes pour la bouteille de 1 litre ;
  • 850 millimes pour la bouteille de 1,5 litre ;
  • 950 millimes pour la bouteille de 2 litres.

Le dispositif ne porte pas uniquement sur le prix payé par le consommateur. Les marges commerciales sont également encadrées, avec un maximum fixé à 15 % au stade du commerce de gros et à 15 % au stade du détail.

L’objectif est ainsi d’agir sur l’ensemble de la chaîne de distribution et de limiter les hausses de prix dans une période où la demande en eau conditionnée reste particulièrement élevée.

Une décision après plusieurs semaines de tensions

Cette intervention intervient alors que le marché tunisien de l’eau minérale connaît des tensions récurrentes durant la période estivale.

Webdo avait notamment rapporté début août la saisie de 23.600 litres d’eau minérale dissimulés dans les entrepôts de deux grossistes. L’opération avait été menée dans le cadre des contrôles visant les pratiques de rétention de marchandises et les perturbations des circuits de distribution.

Ces contrôles avaient illustré un paradoxe devenu particulièrement visible cet été : alors que certains commerces faisaient face à des difficultés d’approvisionnement, des quantités importantes pouvaient parallèlement être retrouvées dans des entrepôts.

Lire aussi: Eau minérale : 23 600 litres cachés chez deux grossistes, les tensions persistent

Le contrôle de l’application devient déterminant

Avec le plafonnement décidé à partir du 19 août, la question se déplace désormais vers son application effective dans les commerces.

L’encadrement simultané des marges des grossistes et des détaillants vise notamment à empêcher que les tensions sur l’offre ne se traduisent par des écarts importants entre les prix pratiqués selon les points de vente.

Dans un marché particulièrement sollicité pendant les fortes chaleurs, l’efficacité de la mesure dépendra donc largement des contrôles effectués sur les circuits de distribution et du respect des nouveaux plafonds par les différents intervenants.

Lire aussi:

L’article Eau minérale : Après les pénuries, l’État plafonne les prix est apparu en premier sur webdo.

Journalisme numérique : Le SNJT et Tunisie Telecom veulent passer du simple récit au décryptage

19. August 2026 um 13:22

Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) et Tunisie Telecom lancent une nouvelle édition du concours national du meilleur travail journalistique consacré à la transformation numérique et aux technologies émergentes en Tunisie. Avec une enveloppe globale de 15 000 dinars, l’initiative vise à distinguer des productions capables d’aller au-delà de l’actualité technologique pour enquêter, analyser et expliquer les transformations liées notamment à l’intelligence artificielle, à la cybersécurité et à la gouvernance des données. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 7 septembre 2026.

Décrypter plutôt que simplement informer

Dans le cadre du partenariat stratégique qui les unit, le SNJT et Tunisie Telecom souhaitent encourager une couverture journalistique qui dépasse le traitement événementiel et superficiel des sujets technologiques.

Pour cette nouvelle édition, les deux partenaires ont retenu une thématique directement liée aux mutations actuelles : « Technologies émergentes — technologies numériques et startups — et transformation digitale en Tunisie : applications de l’intelligence artificielle, cybersécurité et gouvernance des données ».

L’ambition affichée est de favoriser des productions fondées sur l’enquête, l’investigation, l’analyse, l’explication et la vérification, afin de permettre au public de mieux comprendre les technologies qui transforment progressivement son quotidien.

Les candidats sont ainsi invités à s’intéresser aux usages concrets des technologies émergentes et à leurs implications. Les travaux peuvent notamment porter sur les applications de l’intelligence artificielle en Tunisie, les algorithmes, la cybersécurité, la protection des infrastructures numériques, ainsi que les politiques publiques en matière de gouvernance des données et de protection des données personnelles.

Le concours ouvre également le champ au cloud computing, aux services numériques, aux villes intelligentes, à l’Internet des objets, à la technologie financière (FinTech) ou encore aux transformations que le numérique entraîne dans les entreprises, l’administration et les services publics.

La technologie ne se résume pas à l’innovation

Au-delà de la dimension technique, les organisateurs veulent valoriser les travaux qui interrogent les usages et les impacts du numérique.

Qui contrôle les technologies ? Dans quelle mesure la Tunisie est-elle prête à les intégrer ? Quels effets sur les droits et libertés, l’économie et la société ? Quels nouveaux défis pour l’État, les entreprises et les citoyens ?

Ces questions placent le journalisme technologique dans un rôle qui dépasse la simple présentation des innovations. Il s’agit aussi d’en expliquer les enjeux, d’en questionner les choix et d’en mesurer les conséquences.

Dans un contexte où la transformation numérique s’accélère et soulève de nouveaux défis en matière de gouvernance, de sécurité, de données et de souveraineté numérique, le journalisme spécialisé apparaît ainsi comme un acteur du débat public.

Par l’information, le décryptage et la vérification, il contribue à éclairer les citoyens et à mettre en perspective les discours liés à la digitalisation, à l’innovation et à l’intelligence artificielle.

Faire émerger un journalisme technologique de qualité

À travers cette initiative commune, Tunisie Telecom et le SNJT entendent soutenir le journalisme professionnel spécialisé et encourager le développement des compétences des journalistes dans le traitement des sujets à caractère technologique.

L’objectif est également de mettre en lumière les travaux capables de conjuguer rigueur journalistique, précision technique et capacité d’analyse, tout en rapprochant les grandes évolutions technologiques du quotidien des Tunisiens.

Les productions attendues devront ainsi donner aux citoyens les clés nécessaires pour comprendre les opportunités, les risques et les transformations engendrés par ces technologies.

Qui peut participer ?

Le concours est ouvert à tous les journalistes et correspondants. Les travaux soumis doivent :

  • avoir été produits, diffusés ou publiés dans un média entre le 1er janvier et le 31 août 2026 ;
  • être rédigés ou réalisés en arabe, français ou anglais ;
  • ne pas avoir été présentés auparavant dans le cadre d’un autre concours ;
  • être soumis à raison de un seul travail par candidat ;
  • être accompagnés d’un curriculum vitae.

15 000 dinars pour cinq lauréats

La valeur globale des prix atteint 15 000 dinars, entièrement prise en charge par Tunisie Telecom.

Cinq lauréats seront récompensés :

  • 1er prix : 5 000 dinars
  • 2e prix : 4 000 dinars
  • 3e prix : 3 000 dinars
  • 4e prix : 2 000 dinars
  • 5e prix : 1 000 dinars

La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 7 septembre 2026.

Au-delà de la récompense financière, l’enjeu de cette nouvelle édition est donc de faire émerger un journalisme capable de raconter, expliquer et surtout questionner les transformations technologiques qui façonnent déjà la Tunisie d’aujourd’hui et celles qui pourraient redessiner son économie, ses services publics et sa société demain.

Lire aussi :

L’article Journalisme numérique : Le SNJT et Tunisie Telecom veulent passer du simple récit au décryptage est apparu en premier sur webdo.

Don d’organes en Tunisie : 11 donneurs, 31 greffes… mais une attente toujours immense

19. August 2026 um 12:08

La transplantation d’organes connaît une nette amélioration en Tunisie. Depuis avril et jusqu’au 15 août 2026, onze donneurs en état de mort cérébrale ont permis de réaliser 31 greffes, dont six au profit d’enfants. Le chiffre confirme une dynamique engagée depuis 2025, mais ne doit pas masquer l’essentiel : face à près de 1600 patients en attente d’un rein, le pays manque toujours cruellement de donneurs.

Une progression qui se confirme

Les chiffres permettent de mesurer le chemin parcouru. En 2024, 23 greffes avaient été réalisées à partir de donneurs en état de mort cérébrale. En 2025, le bilan s’est nettement amélioré : 16 donneurs ont permis 46 transplantations, soit 23 reins, 11 foies et 12 cœurs.

Au 15 août 2026, onze donneurs ont déjà permis 31 greffes : 22 reins, trois foies et six cœurs. À ce stade de l’année, la Tunisie a donc déjà réalisé près des deux tiers du nombre de greffes effectuées à partir de donneurs décédés sur l’ensemble de 2025.

La tendance est encourageante. Mais elle doit être replacée dans une réalité beaucoup plus lourde.

Le besoin progresse plus vite

En octobre 2024, le CNPTO faisait état de 1525 patients inscrits sur les listes d’attente. Un an plus tard, ce nombre approchait 1700, dont environ 1600 pour une greffe rénale.

Le problème est donc moins la capacité des équipes médicales à réaliser les transplantations que la disponibilité des organes.

Le cas du rein est particulièrement révélateur. En 2025, 73 greffes rénales ont été réalisées, mais seulement 23 provenaient de donneurs décédés. Les 50 autres étaient issues de donneurs vivants.

La transplantation tunisienne repose ainsi encore largement sur la possibilité de trouver un donneur vivant, alors que les besoins dépassent largement cette capacité.

Un potentiel de donneurs qui reste sous-exploité

Le chiffre le plus préoccupant se trouve peut-être en amont du prélèvement. En 2025, sur environ 100 situations de mort cérébrale, seules 16 familles avaient donné leur accord pour le prélèvement d’organes.

Autrement dit, la question n’est pas uniquement de savoir combien de transplantations les hôpitaux peuvent réaliser. Elle consiste d’abord à déterminer combien de dons potentiels parviennent réellement jusqu’au bloc opératoire. C’est là que se situe l’un des principaux leviers de progression.

La sensibilisation du public et, surtout, l’accompagnement des familles confrontées à la mort cérébrale d’un proche deviennent donc aussi importants que les moyens médicaux et chirurgicaux.

La prochaine étape sera de transformer cette amélioration ponctuelle en tendance durable. Car avec près de 1600 patients en attente d’un rein, chaque donneur supplémentaire ne représente pas seulement une opération de plus : il peut réduire une liste d’attente qui, pour certains patients, continue de s’allonger plus vite qu’elle ne se vide.

Lire aussi :

L’article Don d’organes en Tunisie : 11 donneurs, 31 greffes… mais une attente toujours immense est apparu en premier sur webdo.

Tunisie : La chaleur revient en force dès samedi, jusqu’à 46°C dimanche et lundi

19. August 2026 um 11:19

La Tunisie s’apprête à connaître une nouvelle séquence de forte chaleur à partir du samedi 22 août. Selon l’Institut national de la météorologie (INM), les températures grimperont nettement dimanche et lundi, jusqu’à 40 à 46°C dans la plupart des régions, avant une baisse mardi. Mais cette accalmie pourrait être de courte durée : le mercure repartira ensuite à la hausse jusqu’à la fin de la semaine.

Un pic attendu dimanche et lundi

Après quelques journées relativement moins chaudes, la situation devrait changer dès samedi. L’INM prévoit une hausse des températures dans la plupart des régions du pays, avec un épisode particulièrement marqué dimanche 23 et lundi 24 août. Les maximales dépasseront alors les normales saisonnières de 6 à 10 degrés et se situeront généralement entre 40 et 46°C.

Le sirocco fera également son apparition, contribuant à renforcer la chaleur, notamment dans les régions exposées aux vents chauds provenant du Sud.

Cette configuration pourrait ainsi produire un contraste important entre les températures actuellement observées et celles attendues au début de la semaine prochaine.

Une baisse mardi, mais pas la fin de la chaleur

Le scénario annoncé par l’INM présente toutefois une particularité : le pic de chaleur ne devrait pas être suivi d’un véritable retour à des températures de saison.

Une baisse est attendue mardi 25 août. Mais cette amélioration devrait rester temporaire puisque les températures repartiront ensuite à la hausse. Pour la fin de la semaine prochaine, l’INM prévoit à nouveau des températures supérieures aux normales saisonnières, cette fois de 4 à 8 degrés.

La Tunisie pourrait donc connaître une succession de deux séquences chaudes en l’espace de quelques jours, séparées par une brève parenthèse de fraîcheur relative.

Une chaleur qui s’inscrit dans un été déjà très chaud

Cette nouvelle prévision ne constitue pas un épisode isolé dans le contexte météorologique de cet été. Le bulletin saisonnier de l’INM publié en juin prévoyait déjà des températures supérieures aux normales pour l’ensemble de la période juillet-août-septembre 2026, avec une chaleur particulièrement marquée dans le Centre et le Sud.

L’enjeu n’est donc pas seulement le chiffre de 46°C attendu dimanche ou lundi. Il réside également dans la répétition des épisodes de forte chaleur et leur faible espacement.

Cette succession peut accentuer la pression sur les populations, les ressources en eau et les systèmes de refroidissement, tout en maintenant une forte demande énergétique.

À ce stade, le scénario météorologique est donc assez lisible : hausse à partir de samedi, pic dimanche et lundi, baisse mardi, puis nouvelle remontée jusqu’à la fin de la semaine. La principale incertitude concerne désormais l’intensité exacte de cette seconde hausse et sa répartition entre les régions.

Lire aussi :

L’article Tunisie : La chaleur revient en force dès samedi, jusqu’à 46°C dimanche et lundi est apparu en premier sur webdo.

Endoscopie digestive : Pourquoi la Tunisie fait venir des experts de l’hôpital de Sheffield

19. August 2026 um 10:10

Des experts de l’hôpital de Sheffield participent, du 17 au 19 août, à une formation consacrée aux techniques avancées d’endoscopie digestive à l’hôpital universitaire Mongi Slim de La Marsa. Si l’information peut donner l’impression que la Tunisie cherche à rattraper un retard, la réalité est plus nuancée : le pays dispose déjà d’une expertise dans ce domaine et cherche surtout à renforcer ses compétences sur des techniques particulièrement spécialisées.

Pourquoi Sheffield ?

Le choix de l’établissement britannique n’est pas anodin. Le service d’endoscopie de Sheffield figure parmi les 20 centres d’excellence de la World Endoscopy Organization (WEO) dans le monde et parmi les deux seuls centres britanniques bénéficiant de cette reconnaissance.

Son activité témoigne d’un niveau de spécialisation élevé, avec notamment plus de 10.000 gastroscopies, 7500 coloscopies, environ 1200 CPRE et 560 écho-endoscopies réalisées chaque année.

Il ne s’agit donc pas, pour les équipes tunisiennes, d’apprendre les bases de l’endoscopie digestive. L’enjeu se situe davantage dans la maîtrise et la standardisation de techniques diagnostiques et thérapeutiques avancées, ainsi que dans l’actualisation des pratiques.

La Tunisie dispose déjà d’une expertise

Cette coopération prend d’autant plus de sens que la Tunisie cherche elle-même à devenir un pôle régional dans ce domaine.

La World Endoscopy Organization a identifié le pays comme un partenaire prometteur pour le développement de la formation en endoscopie digestive en Afrique. En 2026, un programme soutenu notamment par la JICA prévoit ainsi des sessions de formation à Nabeul destinées à des professionnels africains, avec l’intervention d’équipes tunisiennes.

Le paradoxe est donc intéressant : la Tunisie reçoit des experts britanniques tout en commençant elle-même à transmettre son savoir-faire à d’autres pays africains.

L’endoscopie moderne dépasse largement la simple exploration de l’estomac ou du côlon. Elle comprend notamment l’écho-endoscopie, la CPRE et différentes techniques interventionnelles et thérapeutiques complexes.

À ce niveau, la performance ne dépend pas uniquement de la disponibilité du matériel. Elle repose aussi sur la sélection des patients, les protocoles, la qualité du geste, l’interprétation des examens et la capacité à prévenir ou traiter les complications.

C’est précisément ce type de perfectionnement que permettent les échanges avec des centres internationaux à forte activité.

Une coopération qui révèle une montée en gamme

Il serait donc trompeur de présenter cette formation comme la preuve d’un retard tunisien en endoscopie digestive.

Elle témoigne plutôt d’une volonté de faire progresser une expertise déjà existante vers les standards les plus avancés, en confrontant les pratiques locales à celles de centres internationaux de référence.

Le mouvement est d’ailleurs désormais dans les deux sens : Sheffield apporte son expertise en Tunisie, tandis que des équipes tunisiennes s’apprêtent à former des professionnels africains.

Lire aussi :

L’article Endoscopie digestive : Pourquoi la Tunisie fait venir des experts de l’hôpital de Sheffield est apparu en premier sur webdo.

Libye : Tunis au cœur d’un nouveau round pour débloquer le processus électoral

19. August 2026 um 09:18

Tunis accueillera jeudi 20 août une nouvelle réunion du mécanisme libyen « 4+4 », sous l’égide des Nations unies. Cette huitième session intervient après plusieurs avancées techniques sur le processus électoral, mais sans règlement politique permettant encore de transformer ces compromis en élections nationales. À travers ce nouveau round, l’enjeu est donc moins de faire dialoguer les protagonistes que de vérifier si le dialogue peut enfin produire des décisions applicables.

Un mécanisme pour contourner le blocage

Annoncée par Hanna Tetteh, représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU pour la Libye, la réunion réunira les huit membres du format « 4+4 ».

Ce mécanisme rassemble deux représentants de la Chambre des représentants, deux du Haut Conseil d’État, deux du Gouvernement d’unité nationale et deux représentants du commandement militaire de l’Est. Il a été conçu comme un cadre restreint destiné à traiter certains des blocages qui empêchent la progression du processus politique.

Son intérêt tient précisément à son format : réunir autour d’une même table des acteurs issus des principales structures rivales, alors que le dialogue politique plus large peine à produire un compromis définitif.

Des compromis, mais toujours pas de scrutin

Les réunions précédentes ont permis des avancées, notamment sur certains aspects du cadre électoral. Début août, le comité est également parvenu à un accord sur un mécanisme de désignation du président de la Haute Commission nationale électorale.

Mais ces avancées techniques ne doivent pas masquer la réalité politique : la Libye n’a toujours pas réussi à créer les conditions nécessaires à l’organisation d’élections nationales acceptées par les principales parties. C’est là que se situe le véritable défi de la réunion de jeudi.

Le problème libyen n’est plus l’absence de mécanismes de dialogue. Les formats se multiplient, les discussions se poursuivent et certains compromis sont trouvés. Le verrou se situe désormais dans la capacité des institutions et des forces rivales à accepter des règles communes et à renoncer à une partie de leurs intérêts propres.

Le temps presse

Devant le Conseil de sécurité, Hanna Tetteh a également alerté sur la fragilisation des infrastructures et la dégradation des services publics, notamment dans le secteur de l’électricité.

Ce constat rappelle que l’impasse politique n’est pas une question abstraite réservée aux institutions. Elle a des conséquences directes sur le fonctionnement de l’État et sur la vie quotidienne des Libyens.

La multiplication des difficultés économiques et sociales renforce ainsi la pression sur les acteurs politiques. Mais elle souligne également le risque d’un nouveau cycle de discussions sans débouché concret.

Tunis, plus qu’un lieu de réunion

La tenue de cette nouvelle session dans la capitale tunisienne confirme le rôle que Tunis continue de jouer comme espace de médiation et de dialogue dans le dossier libyen.

Mais le véritable indicateur de réussite ne sera pas le nombre de réunions organisées ni même l’annonce de nouveaux compromis.

Il sera de savoir si le « 4+4 » peut contribuer à franchir le dernier obstacle : passer du compromis technique à l’accord politique susceptible d’ouvrir réellement la voie aux élections.

Pour l’ONU comme pour les Libyens, c’est désormais là que se joue la crédibilité de ce processus.

Lire aussi :

L’article Libye : Tunis au cœur d’un nouveau round pour débloquer le processus électoral est apparu en premier sur webdo.

Tunisie – Météo : Jusqu’à 43°C dans le Sud, le sirocco maintient la chaleur

19. August 2026 um 08:39

La chaleur restera bien installée ce mercredi 19 août en Tunisie, avec des températures maximales comprises entre 31°C et 43°C. Les régions côtières et les hauteurs seront relativement épargnées, tandis que les températures grimperont jusqu’à 41°C dans plusieurs régions intérieures et à 43°C à Tozeur sous l’effet du sirocco.

Une chaleur plus marquée à l’intérieur

Selon les prévisions de l’Institut national de la météorologie (INM), le ciel sera peu nuageux sur l’ensemble du pays.

Les températures maximales varieront entre 31°C et 36°C sur les régions côtières et les hauteurs, tandis qu’elles atteindront 37°C à 41°C dans le reste du pays.

Le Sud-ouest connaîtra les températures les plus élevées, avec un maximum de 43°C attendu à Tozeur, où le sirocco contribuera à accentuer la sensation de chaleur.

Des vents plus soutenus sur les côtes

Le vent soufflera de secteur nord sur le Nord et le Centre et de secteur est dans le Sud. Il sera relativement fort près des côtes, alors qu’il restera faible à modéré à l’intérieur du pays.

La mer sera agitée au Nord et peu agitée sur les autres côtes.

La journée s’annonce ainsi contrastée entre des températures plus modérées sur le littoral et les hauteurs et une chaleur nettement plus forte dans les régions intérieures, particulièrement dans le Sud-ouest.

Lire aussi :

L’article Tunisie – Météo : Jusqu’à 43°C dans le Sud, le sirocco maintient la chaleur est apparu en premier sur webdo.

Retraites, santé, couverture sociale : La Tunisie ouvre le chantier de la grande réforme

19. August 2026 um 08:29

Le gouvernement vient d’ouvrir un chantier qui pourrait redessiner en profondeur le système de protection sociale. Retraites, couverture sociale, assurance maladie, gouvernance des caisses et numérisation sont désormais réunies dans une même démarche de réforme. Mais derrière l’ambition affichée, les principales questions restent encore ouvertes : quels changements pour les assurés, quel effort pour les cotisants et surtout quel financement pour cette nouvelle architecture ?

Changer d’échelle

Réunie mardi 18 août à la Kasbah, une séance de travail ministérielle consacrée à la réforme de la sécurité sociale a débouché sur une décision claire : la préparation immédiate des textes relatifs aux réformes structurelles.

Le gouvernement entend ainsi dépasser les ajustements ponctuels pour engager une révision globale du système. Le constat avancé est celui d’un modèle confronté à des transformations profondes : vieillissement de la population, évolution du marché du travail, progression du secteur informel, développement du travail indépendant et apparition de nouvelles formes d’activité.

Le système de protection sociale doit donc, selon l’exécutif, être adapté à une réalité qui n’est plus celle dans laquelle ses principaux mécanismes ont été conçus.

Les travailleurs hors radar

L’un des axes les plus révélateurs concerne les catégories qui restent insuffisamment couvertes.

Le gouvernement cite notamment les travailleurs du secteur informel, les actifs agricoles et de la pêche, les indépendants ainsi que les travailleurs des plateformes et des nouveaux métiers.

L’enjeu est majeur : étendre la protection sociale sans appliquer mécaniquement à ces catégories les règles conçues pour le salariat traditionnel.

Il faudra donc imaginer des modalités d’affiliation et de contribution adaptées à des revenus parfois irréguliers, simplifier les procédures et rapprocher les services des bénéficiaires.

Cette extension de la couverture pourrait également constituer un enjeu financier pour les caisses sociales, en élargissant à terme leur base de cotisants.

Les retraites restent le dossier sensible

La réforme des retraites figure bien au cœur du projet. Le communiqué évoque une révision globale et structurelle destinée à adapter les régimes aux évolutions démographiques, économiques et professionnelles. Mais aucune mesure précise n’est encore annoncée, selon le communiqué de la Présidence du Gouvernement.

Pas de nouvel âge légal de départ à la retraite, pas de modification annoncée de la durée de cotisation, pas de changement détaillé du calcul des pensions ni des taux de contribution.

Cette prudence n’est pas anodine. Toute réforme des retraites touche directement l’équilibre entre générations, le niveau de revenu des retraités et la capacité contributive des actifs.

Le gouvernement privilégie donc, à ce stade, le principe d’une mise en œuvre progressive, fondée sur les études et diagnostics déjà réalisés.

Santé et sécurité sociale : rapprocher deux mondes

Autre dimension importante : la réforme ne s’arrêtera pas aux caisses sociales.

L’exécutif veut renforcer l’articulation entre protection sociale et système de santé, notamment dans la prise en charge des soins et des médicaments. Une meilleure coordination entre caisses, structures sanitaires et prestataires est recherchée, avec l’objectif d’améliorer l’accès aux services et leur qualité.

Le gouvernement entend également soutenir la production pharmaceutique locale de médicaments essentiels et de vaccins, dans une logique de renforcement de la sécurité sanitaire du pays.

La numérisation constitue enfin un autre pilier du projet : modernisation de l’identifiant social, digitalisation des services, traitement plus rapide des demandes et poursuite de la numérisation du dossier médical.

Le financement, grande inconnue

C’est ici que commence la partie la plus délicate.

Élargir la couverture sociale, améliorer les prestations, moderniser les caisses et renforcer la prise en charge sanitaire nécessitera des ressources et des arbitrages. Or, le communiqué ne fournit pour l’instant aucune donnée financière ni calendrier détaillé permettant de mesurer l’ampleur de l’effort attendu.

Le gouvernement annonce une première phase de mesures urgentes, suivie de réformes à court et moyen terme, tandis que les transformations structurelles seront conduites progressivement.

L’ambition est donc désormais posée. Reste le passage décisif du principe à l’acte.

La véritable portée de cette réforme se mesurera moins aux annonces générales qu’aux textes qui seront prochainement présentés : c’est là que se révéleront les gagnants, les contributeurs supplémentaires et les efforts demandés aux assurés.

Pour l’heure, la Tunisie vient surtout de franchir une première étape : celle de la décision politique de s’attaquer simultanément aux retraites, à la couverture sociale, à la santé et à la gouvernance du système. Le chantier est ouvert. Le débat, lui, ne fait que commencer.

Lire aussi :

L’article Retraites, santé, couverture sociale : La Tunisie ouvre le chantier de la grande réforme est apparu en premier sur webdo.

Barrage de Douimis : 45 millions de m³ d’eau supplémentaires pour la Tunisie

18. August 2026 um 19:51

Le projet du barrage de Douimis, dans le gouvernorat de Bizerte, devrait être fonctionnel avant la fin de l’année 2026, selon le directeur général chargé de la gestion des barrages et des grands travaux hydrauliques au ministère de l’Agriculture, Kamel Moueddeb.

Cette annonce intervient à l’issue d’une réunion de travail et d’une visite de terrain effectuée mardi au chantier du barrage, en présence du gouverneur de Bizerte, Salem Ben Yacoub, ainsi que de représentants des services centraux, régionaux et locaux concernés et des entreprises chargées des travaux.

Les difficultés foncières, logistiques et administratives qui retardaient certains volets du projet ont été en partie résolues, permettant, selon les autorités, d’accélérer les travaux restants. Les interventions portent notamment sur l’installation des équipements hydromécaniques, ainsi que sur le renforcement et la protection du corps et de l’évacuateur du barrage.

45 millions de m³ pour renforcer la sécurité hydrique

Le barrage de Douimis aura une capacité de stockage d’environ 45 millions de mètres cubes d’eau. Une partie de cette ressource sera transférée vers le barrage de Sejnane à travers le système de transfert des eaux du Nord.

L’objectif est de renforcer l’approvisionnement en eau potable et en eau d’irrigation dans plusieurs régions du pays, notamment Bizerte, le Grand Tunis, le Cap Bon, le Sahel et Sfax.

Le responsable du ministère de l’Agriculture a également souligné une particularité technique du barrage : l’écoulement de ses eaux pourra s’effectuer de manière gravitaire, sans recours à l’énergie électrique. Cette configuration devrait permettre de réduire la pression exercée sur certains équipements hydromécaniques, de limiter la consommation énergétique et d’améliorer la mobilisation des ressources disponibles, notamment au niveau du barrage de Barak.

Un projet au cœur de la stratégie de mobilisation de l’eau

Pour les autorités régionales, la mise en service du barrage constitue un enjeu important dans un contexte marqué par la pression croissante sur les ressources hydriques et les besoins d’approvisionnement en eau potable.

Le gouverneur de Bizerte a assuré que les mesures nécessaires avaient été prises afin de permettre l’achèvement du projet dans les délais annoncés. L’objectif est de commencer son exploitation à pleine capacité avant la fin de 2026.

Lire aussi : Eau potable cet été : 58 MD et 81 projets pour limiter les coupures

Au-delà du stockage de l’eau, le projet comporte également une dimension de développement local. Une zone irriguée doit notamment être aménagée au profit des habitants, entre la délégation de Sidi Amer et les limites de la délégation de Louata. Plusieurs pistes rurales sont également prévues afin de désenclaver les zones environnantes et de faciliter leur développement économique et social.

Le dernier barrage de la décennie

Financé à 100 % sur fonds nationaux, le barrage de Douimis s’étend sur une superficie d’environ 300 hectares. Il constitue le sixième et dernier barrage réalisé dans le cadre du plan décennal de mobilisation des ressources hydriques et du système de transfert des eaux du Nord dans la région.

Sa mise en service devrait ainsi ajouter une nouvelle capacité de stockage au dispositif hydraulique national et contribuer à sécuriser davantage l’alimentation en eau de plusieurs régions, alors que la Tunisie fait face à une pression durable sur ses ressources en eau.

La réalisation de Douimis s’inscrit ainsi dans une stratégie plus large visant à mobiliser davantage les ressources disponibles, optimiser leur transfert entre les régions et renforcer la résilience du système national d’approvisionnement en eau.

L’article Barrage de Douimis : 45 millions de m³ d’eau supplémentaires pour la Tunisie est apparu en premier sur webdo.

L’Institut Salah Azaïez lance des consultations pour aider à arrêter de fumer

18. August 2026 um 18:51

À partir du mardi 25 août 2026, l’Institut Salah Azaïez de Tunis mettra en place des consultations dédiées à l’aide au sevrage tabagique. Destinées aussi bien aux patients qu’aux agents de l’établissement, ces consultations visent à offrir un accompagnement médical aux personnes souhaitant mettre fin à leur consommation de tabac.

Les prises de rendez-vous débuteront dès aujourd’hui. Les consultations seront assurées chaque mardi au service de médecine préventive et communautaire par une équipe médicale spécialisée, a indiqué l’Institut dans une publication sur sa page Facebook.

L’initiative prend une dimension particulière au sein de cet établissement, qui constitue un centre national de référence dans la surveillance, le diagnostic et le traitement des cancers. L’Institut Salah Azaïez compte notamment 187 lits et assure plusieurs dizaines de milliers de consultations chaque année.

Plus de 13 000 décès par an liés au tabac

Le lancement de ces consultations intervient alors que le tabagisme continue de représenter un lourd problème de santé publique en Tunisie.

Selon les données issues du modèle d’investissement consacré à la lutte antitabac en Tunisie, élaboré avec le ministère de la Santé, l’OMS et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le tabac est associé à plus de 13 200 décès chaque année dans le pays. Ce chiffre représente environ 20 % de l’ensemble des décès. Près de la moitié de ces décès sont prématurés, survenant avant l’âge de 70 ans.

Le tabagisme passif constitue également une part importante de cette mortalité : selon cette même étude, 18 % des vies perdues en lien avec le tabac sont associées à l’exposition à la fumée secondaire.

La prévalence reste particulièrement élevée chez les hommes. Les données citées récemment par l’Alliance tunisienne de lutte contre le tabagisme font état d’environ 48 % d’hommes fumeurs en Tunisie.

Une facture économique de 2 milliards de dinars

Au-delà de la mortalité, le tabagisme représente également un coût considérable pour l’économie tunisienne et le système de santé.

L’étude nationale sur l’investissement dans la lutte antitabac estimait à environ 2 milliards de dinars les pertes économiques liées au tabagisme en 2019, soit l’équivalent de 1,8 % du PIB. La majeure partie de cette facture provenait des pertes de productivité, tandis qu’une partie était directement liée aux dépenses de santé.

Selon les chiffres avancés en 2025 par le président de l’Alliance tunisienne de lutte contre le tabagisme, Hatem Bouzayene, le traitement d’un patient atteint d’un cancer du poumon peut représenter une charge annuelle de plusieurs centaines de milliers de dinars. Ces estimations illustrent le poids financier des pathologies associées au tabac, même si leur coût varie fortement selon le type de cancer, le stade de la maladie et les traitements utilisés.

Le tabagisme ne concerne plus uniquement la cigarette classique

L’enjeu est d’autant plus important que la consommation de nicotine évolue, notamment chez les jeunes, avec la progression des cigarettes électroniques et des produits du tabac chauffé.

Les données de l’enquête mondiale sur le tabagisme chez les jeunes (GYTS) 2024 en Tunisie, publiée par l’OMS, permettent désormais de suivre plus précisément les comportements tabagiques des adolescents.

Lire aussi : Tunisie : Interdiction de fumer dans tous les établissements scolaires

L’OMS rappelle par ailleurs que toutes les formes de consommation de tabac sont nocives et qu’il n’existe pas de niveau d’exposition considéré comme sans danger. La nicotine demeure fortement addictive, ce qui explique notamment les difficultés rencontrées par de nombreux fumeurs lorsqu’ils tentent d’arrêter.

Le sevrage, un enjeu de prévention autant que de traitement

Avec l’ouverture de ces consultations, l’Institut Salah Azaïez met donc l’accent sur un autre volet de la lutte contre le cancer : prévenir la maladie en accompagnant les personnes dépendantes avant l’apparition de complications.

L’objectif n’est plus seulement de traiter les conséquences du tabagisme, mais également d’intervenir en amont à travers l’accompagnement médical au sevrage. Une approche qui s’inscrit dans les recommandations internationales de lutte contre le tabac, alors que l’OMS souligne que la réduction de la consommation et l’arrêt du tabac constituent des leviers majeurs de prévention des maladies cardiovasculaires, respiratoires et cancéreuses.

À l’échelle tunisienne, le renforcement de ce type de consultations pourrait ainsi contribuer à réduire à la fois la mortalité évitable, la pression exercée sur les services hospitaliers et le coût économique du tabagisme. Selon le modèle d’investissement du PNUD, la mise en œuvre de mesures efficaces de lutte antitabac pourrait permettre d’éviter plusieurs milliards de dinars de pertes économiques et de sauver des dizaines de milliers de vies sur une période de 15 ans.

L’ouverture de ces consultations à l’Institut Salah Azaïez constitue ainsi un signal supplémentaire : face au poids du tabagisme en Tunisie, le sevrage ne relève pas uniquement d’une décision individuelle, mais devient également un enjeu de santé publique et de prévention du cancer.

L’article L’Institut Salah Azaïez lance des consultations pour aider à arrêter de fumer est apparu en premier sur webdo.

Tunisie : Bientôt la fin de la « course » aux bouteilles ?

18. August 2026 um 18:22

Le marché de l’eau minérale devrait connaître une amélioration de l’approvisionnement dans les prochains jours. La vice-présidente de l’Organisation de défense du consommateur, Thouraya Tabassi, a affirmé mardi 18 août 2026 que la production des eaux minérales avait retrouvé son rythme normal, après les perturbations et les pénuries enregistrées récemment.

Intervenant sur Radio Jeunes, elle a indiqué que les producteurs avaient confirmé à l’organisation le retour à un rythme normal de production. Cette évolution devrait progressivement se traduire par une amélioration de l’approvisionnement dans les points de vente au cours des prochains jours.

Appel à éviter la « course » aux bouteilles

Face aux tensions observées ces dernières semaines, Thouraya Tabassi a appelé les consommateurs à adopter un comportement responsable et à éviter la constitution de stocks.

Elle a notamment recommandé aux citoyens d’acheter uniquement les quantités correspondant à leurs besoins, estimant que la ruée vers les bouteilles peut contribuer à accentuer temporairement les tensions sur le marché.

La responsable de l’Organisation de défense du consommateur a également appelé les citoyens à signaler les éventuels dépassements, notamment les pratiques consistant à stocker ou dissimuler des quantités importantes d’eau minérale.

Une crise liée à des perturbations d’approvisionnement

Cette annonce intervient après une période de tension sur le marché tunisien de l’eau conditionnée. Plusieurs régions avaient connu des difficultés d’approvisionnement, avec une disponibilité réduite de certaines marques dans les commerces et les grandes surfaces.

Cette situation avait suscité des inquiétudes, particulièrement dans un contexte estival marqué par les fortes températures et une consommation accrue d’eau.

Les difficultés ne résultaient toutefois pas uniquement d’une hausse de la demande. Le secteur avait également été confronté à des perturbations liées à la disponibilité des emballages en plastique, notamment après les tensions enregistrées sur le marché de la résine PET, matière première utilisée pour fabriquer les bouteilles.

Lire aussi : Eau minérale : La pénurie révèle un marché où les intermédiaires se multiplient

Le retour annoncé à un rythme normal de production devrait donc permettre une amélioration progressive de la situation. L’Organisation de défense du consommateur appelle néanmoins à maintenir la vigilance afin d’éviter les comportements de stockage et les pratiques susceptibles d’aggraver les tensions.

Si la reprise de la production se confirme, les consommateurs devraient ainsi commencer à constater une amélioration de la disponibilité de l’eau minérale dans les points de vente au cours des prochains jours.

L’article Tunisie : Bientôt la fin de la « course » aux bouteilles ? est apparu en premier sur webdo.

TGV tunisien : La SNCFT lance les premières études

18. August 2026 um 17:59

La Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT) vient de franchir une nouvelle étape dans le projet stratégique de création d’une ligne ferroviaire à haute performance reliant le Nord au Sud de la Tunisie. La compagnie a lancé un appel à candidatures destiné à constituer une liste restreinte de bureaux d’études, tunisiens et internationaux, spécialisés dans le transport ferroviaire.

Cette première phase porte sur la réalisation de « l’étude de faisabilité et des études d’ingénierie préliminaires » du projet.

Les bureaux d’études ou groupements candidats devront notamment justifier d’une expérience dans la réalisation d’études similaires en termes de complexité et de spécificités. Les candidats seront sélectionnés sur la base des conditions, de la méthodologie et des critères définis dans le cahier des références relatif à la présélection.

Les dossiers devront être déposés auprès du bureau d’ordre central de la SNCFT, à la gare de Tunis, place Barcelone. La date limite de participation est fixée au 24 septembre 2026 à 11 heures. Toute offre reçue après ce délai sera écartée.

L’ouverture publique des offres aura lieu le même jour à 11h15, en présence des représentants des soumissionnaires souhaitant y assister, munis d’une procuration écrite.

De Bizerte à Ben Guerdane

Le lancement de cette étude intervient dans le cadre des grands projets stratégiques programmés pour la période 2026-2030. Lors d’un conseil ministériel tenu le 25 février 2026, le gouvernement avait notamment examiné l’état d’avancement du projet de train à grande vitesse (TGV) ainsi que la définition du corridor de la future ligne ferroviaire à haute performance reliant le Nord et le Sud du pays.

Le projet est présenté par les autorités comme une infrastructure stratégique destinée à renforcer la cohésion territoriale, désenclaver plusieurs régions et améliorer la connexion entre les différentes zones du pays.

Lire aussi : Le TGV Nord-Sud en phase d’études : Le tracé final encore ouvert

Le tracé envisagé doit relier le Nord au Sud, de Bizerte à Ben Guerdane, tout en desservant les principaux pôles urbains, les équipements publics, les ports, les zones logistiques et les principaux centres de fret.

Une connexion avec l’Algérie et la Libye

Au-delà de la liaison nationale, le projet doit également renforcer les connexions ferroviaires de la Tunisie avec ses voisins. Au Nord-Ouest, le réseau doit permettre à terme une connexion avec le réseau ferroviaire algérien à Annaba, à travers le corridor Tabarka-Nefza-Mateur-Jdeida.

Au Sud, le projet prévoit la poursuite de l’infrastructure vers Ras Jedir, via Mareth et Médenine, ainsi qu’une connexion avec le port de Zarzis.

L’objectif est ainsi de créer un axe ferroviaire structurant capable de soutenir le développement économique et social, de faciliter la circulation des personnes et des marchandises et de contribuer à la création d’emplois.

À plus long terme, cette infrastructure pourrait également constituer une base pour connecter la Tunisie à des réseaux ferroviaires régionaux plus larges et renforcer son intégration dans les espaces maghrébin et africain.

La constitution de la liste restreinte de bureaux d’études constitue donc une étape préparatoire importante : elle doit permettre de définir la faisabilité, les caractéristiques techniques et les conditions de réalisation d’un projet ferroviaire appelé à jouer un rôle majeur dans la future architecture des transports en Tunisie.

L’article TGV tunisien : La SNCFT lance les premières études est apparu en premier sur webdo.

Transferts des Tunisiens à l’étranger : Une manne financière encore peu orientée vers l’investissement

18. August 2026 um 13:15

Les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger constituent l’une des principales sources de devises du pays. En hausse régulière, ces flux soutiennent les revenus des familles et contribuent aux équilibres extérieurs. Mais derrière ces milliards de dinars se pose une question stratégique : comment transformer une partie de cette épargne en investissement productif ?

Des milliards de dinars injectés dans l’économie

Les transferts des Tunisiens à l’étranger ont atteint 8,7616 milliards de dinars en 2025, contre 8,2626 milliards en 2024, soit une progression proche de 6%. La tendance s’est poursuivie en 2026 : ils ont atteint 4,7452 milliards de dinars au 10 juillet, contre 4,5151 milliards à la même période de 2025, soit une hausse de 230,1 millions de dinars.

Le poids de ces flux est loin d’être négligeable. Selon la Banque mondiale, les transferts personnels reçus par la Tunisie représentaient 6,3% du PIB en 2024. Ils constituent ainsi, avec les recettes touristiques, une source essentielle de devises pour le pays.

Une épargne qui reste largement tournée vers la consommation

Ces transferts jouent avant tout un rôle social. Ils permettent aux familles de financer leurs dépenses courantes, le logement, les études ou encore les soins. Une fonction indispensable, mais qui limite mécaniquement leur impact sur la croissance lorsqu’ils sont principalement consacrés à la consommation.

Le véritable enjeu consiste donc à orienter une partie de cette épargne vers l’investissement : PME, activités industrielles et de services, start-up ou projets régionaux créateurs d’emplois.

Le gouverneur de la Banque centrale, Fethi Zouhair Nouri, soulignait déjà en mai 2025 la nécessité d’intégrer davantage ces ressources à l’économie nationale sous forme de projets d’investissement. Il estimait alors à environ 120 dollars par mois le transfert moyen d’un Tunisien résidant à l’étranger, contre 200 dollars au niveau mondial.

Le Maroc et l’Égypte montrent l’ampleur du potentiel

Les chiffres régionaux donnent une idée de l’importance de cette manne. En Égypte, les transferts ont atteint 43,1 milliards de dollars entre juillet 2025 et mai 2026, en hausse de 31,2% sur un an.

Au Maroc, ils se sont élevés à 61,48 milliards de dirhams au premier semestre 2026, contre 55,95 milliards un an auparavant. Sur l’ensemble de 2025, ils avaient atteint 122,02 milliards de dirhams.

À l’échelle mondiale, la Banque mondiale estime à 685 milliards de dollars les transferts reçus par les pays à revenu faible et intermédiaire en 2024.

Transformer une manne en levier de croissance

Pour la Tunisie, le défi n’est donc plus de démontrer l’importance de sa diaspora. Il consiste à créer les conditions permettant de convertir une partie de ses ressources financières en capital productif.

Procédures simplifiées, projets clairement identifiés, mécanismes de financement adaptés et climat de confiance sont autant de conditions nécessaires.

Car les Tunisiens de l’étranger apportent bien plus que des devises : ils disposent aussi de compétences, d’expériences et de réseaux internationaux. Mieux connecter ces ressources à l’économie nationale permettrait de faire des transferts non plus seulement un soutien aux équilibres extérieurs, mais un véritable moteur d’investissement et de création d’emplois.

Lire aussi :

L’article Transferts des Tunisiens à l’étranger : Une manne financière encore peu orientée vers l’investissement est apparu en premier sur webdo.

Douane tunisienne : Un nouveau système numérique pour gérer l’origine des marchandises

18. August 2026 um 12:30

La Tunisie poursuit la digitalisation de ses procédures douanières avec le lancement des travaux techniques d’un système électronique intégré consacré aux règles d’origine. Mené dans le cadre de la coopération tuniso-sud-coréenne et financé par la Corée du Sud, le projet doit permettre à terme de mieux déterminer l’origine des marchandises et d’appliquer plus précisément les avantages douaniers prévus par les accords commerciaux.

Un outil pour déterminer l’origine des produits

Derrière l’appellation technique de « système électronique intégré d’origine » se trouve un dispositif destiné à simplifier la gestion d’une question essentielle dans le commerce international : déterminer l’origine réelle d’une marchandise.

Dans le cadre d’un accord de libre-échange, l’origine d’un produit ne correspond pas nécessairement au pays depuis lequel il est expédié. Elle dépend de règles précises liées notamment à la composition du produit, à la provenance des matières utilisées, à leur valeur ou encore au degré de transformation réalisé.

Cette détermination est importante puisque les marchandises répondant aux critères prévus peuvent bénéficier de droits de douane préférentiels, voire d’exonérations selon l’accord concerné.

Vers une gestion numérique des règles d’origine

Le futur système doit permettre aux opérateurs économiques et à la Douane tunisienne de gérer électroniquement les informations relatives à l’origine des marchandises, rapporte l’Agence TAP.

Pour les entreprises, l’objectif est de faciliter les démarches liées au commerce extérieur et la justification de l’origine de leurs produits. Pour la Douane, il s’agit notamment de disposer d’un outil permettant de vérifier plus efficacement si une marchandise remplit les conditions nécessaires pour bénéficier d’un régime préférentiel.

La digitalisation doit également contribuer à une meilleure traçabilité, à davantage de transparence et à une réduction des traitements administratifs et des risques d’erreur.

Une coopération tuniso-sud-coréenne

Le projet s’inscrit dans le cadre de la coopération technique entre la Douane tunisienne et son homologue sud-coréenne. Son financement est assuré par la Corée du Sud.

Une première rencontre avait eu lieu en avril 2026 pour établir un diagnostic et identifier les besoins techniques nécessaires à la préparation du système.

Les travaux actuellement engagés constituent une nouvelle étape. Ils se poursuivront jusqu’au 18 septembre 2026, avec pour objectif de finaliser la préparation des aspects techniques nécessaires à la mise en place du dispositif.

Une précision est toutefois essentielle : le système n’est pas encore opérationnel. Les travaux lancés concernent sa préparation technique et sa future mise en place.

Lire aussi :

L’article Douane tunisienne : Un nouveau système numérique pour gérer l’origine des marchandises est apparu en premier sur webdo.

❌