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Compteurs intelligents : La STEG prévoit 150.000 installations d’ici début 2027

14. Juli 2026 um 13:22

Le ministre de l’Équipement, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, de l’Énergie et des Mines, Salah Zouari, a réaffirmé, mardi 14 juillet 2026, l’ambition de la Tunisie de produire 5.000 mégawatts (MW) dans le cadre de son programme de transition énergétique à l’horizon 2030. Un objectif qu’il reconnaît comme « difficile », mais qu’il juge réalisable.

Répondant aux questions des députés lors d’une séance plénière de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), le ministre a indiqué que cette montée en puissance des énergies propres devrait contribuer à réduire progressivement les dépenses de compensation consacrées au secteur de l’énergie.

L’autoproduction en progression

Salah Zouari a également présenté les différents programmes déployés par la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) pour accompagner cette transition.

Selon lui, l’autoproduction d’électricité par les particuliers a déjà atteint une capacité de 450 MW. Le gouvernement entend également renforcer l’autoproduction au sein des entreprises industrielles, avec l’appui de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), qui accompagne les industriels dans le recours aux énergies renouvelables.

Lire aussi : STEG : A quoi serviront réellement les 468 millions de dollars approuvés par l’ARP ?

Les concessions et les énergies renouvelables

Le ministre a également évoqué le système des concessions accordées aux investisseurs privés. Ce mécanisme permet la réalisation de projets produisant environ 100 MW, dont l’électricité est vendue exclusivement à la STEG dans le cadre de contrats spécifiques.

Il a précisé que ce dispositif s’inscrit parmi plusieurs mécanismes destinés à accélérer la transition énergétique, aux côtés des programmes de développement de l’énergie éolienne et de l’énergie solaire.

150.000 compteurs intelligents en première phase

Concernant la modernisation du réseau, Salah Zouari a annoncé que la STEG prévoit l’installation de 150.000 compteurs intelligents, aussi bien pour l’électricité que pour le gaz, couvrant les réseaux basse et moyenne tension.

Cette première étape s’inscrit dans un programme global portant sur 450.000 compteurs intelligents. Le ministre a indiqué que la première phase devrait être achevée au cours du premier trimestre 2027.

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STEG : A quoi serviront réellement les 468 millions de dollars approuvés par l’ARP ?

14. Juli 2026 um 11:39

L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a approuvé ce mardi les garanties de l’État tunisien pour deux financements accordés à la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) par la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et le Fonds pour les technologies propres (CTF), pour un montant total de 468 millions de dollars (384,8 millions d’euros + 30 millions de dollars). Les deux accords, signés en novembre 2025, s’inscrivent dans le programme TEREG de la Banque mondiale, qui vise à moderniser le réseau électrique tunisien et à préparer le pays à porter la part des énergies renouvelables à 35 % de sa capacité électrique installée d’ici 2030.

Au-delà du vote parlementaire, ces financements ne constituent pas une aide destinée à combler les difficultés financières de la STEG. Ils doivent accompagner une transformation en profondeur des infrastructures électriques afin de répondre à une demande en hausse et d’accélérer la transition énergétique.

Que vient réellement d’approuver l’ARP ?

Le Parlement n’a pas approuvé une subvention, mais deux projets de loi autorisant l’État tunisien à garantir des prêts contractés par la STEG.

Le premier financement, accordé par la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), représente 384,8 millions d’euros soit environ 438,4 millions de dollars. Il est complété par un prêt concessionnel de 30 millions de dollars du Fonds pour les technologies propres (Clean Technology Fund), destiné à soutenir les investissements liés aux énergies renouvelables.

Les deux accords ont été signés le 3 novembre 2025 dans le cadre du programme Tunisia Energy Reliability, Efficiency and Governance Improvement Program (TEREG). La garantie de l’État était une condition indispensable à leur entrée en vigueur.

Concrètement, l’État ne verse pas 468 millions de dollars à la STEG. Il s’engage à garantir le remboursement de ces financements, ce qui permet à l’entreprise publique de bénéficier de conditions d’emprunt plus avantageuses auprès des bailleurs internationaux.

Moderniser un réseau appelé à évoluer

Selon la Banque mondiale, le programme TEREG doit permettre de préparer le réseau électrique tunisien aux profondes mutations attendues au cours des prochaines années.

La Tunisie ambitionne d’intégrer jusqu’à 2,8 gigawatts (GW) de nouvelles capacités de production issues des énergies renouvelables. Pour atteindre cet objectif, la Banque mondiale estime que près de 2,8 milliards de dollars d’investissements privés devront être mobilisés dans le secteur de l’électricité.

Les 468 millions de dollars approuvés par l’ARP constituent l’un des leviers de cette stratégie. Ils serviront notamment à moderniser les postes électriques, renforcer certaines lignes de transport et de distribution, améliorer les systèmes numériques de pilotage du réseau et réduire les pertes techniques qui affectent encore son efficacité.

Le programme prévoit également d’améliorer la gouvernance de la STEG et de faciliter le raccordement de nouveaux producteurs privés d’électricité solaire et éolienne. Le prêt concessionnel de 30 millions de dollars est spécifiquement destiné à accompagner cette intégration des énergies renouvelables au réseau national.

À lui seul, ce financement ne transformera pas le secteur électrique tunisien. Il constitue toutefois une étape importante d’un programme plus vaste destiné à rendre le réseau capable d’absorber une production d’électricité plus diversifiée et plus décarbonée.

Lire aussi: Énergie : La Tunisie et la BM accélèrent sur trois chantiers électriques stratégiques

Quels bénéfices pour les consommateurs ?

Les effets de ces investissements ne seront pas immédiats, mais les objectifs affichés sont clairement identifiés.

La Banque mondiale prévoit une amélioration progressive de la qualité de l’alimentation électrique, une réduction des interruptions de service, une diminution des pertes sur le réseau et une meilleure efficacité opérationnelle de la STEG. Le programme vise également à renforcer la situation financière de l’entreprise publique, notamment grâce à une amélioration du recouvrement des coûts et à une baisse progressive du coût moyen d’approvisionnement en électricité grâce au développement des énergies renouvelables.

En revanche, ces financements ne signifient pas une baisse automatique des tarifs de l’électricité. Leur objectif est avant tout d’améliorer la fiabilité des infrastructures, d’accompagner la transition énergétique et de renforcer la capacité du réseau à répondre aux besoins futurs du pays.

Les résultats seront évalués au travers d’indicateurs de performance définis par la Banque mondiale, qui suivra la mise en œuvre du programme au cours des prochaines années.

Les 468 millions de dollars en chiffres

  • 384,8 millions d’euros : prêt de la Banque mondiale (BIRD).
  • 30 millions de dollars : prêt du Clean Technology Fund.
  • 3 novembre 2025 : signature des deux accords de financement.
  • 2,8 GW : nouvelles capacités d’énergies renouvelables que le réseau devra pouvoir intégrer.
  • 2,8 milliards de dollars : investissements privés que le programme ambitionne de mobiliser.
  • 35 % : objectif national de capacité électrique installée issue des énergies renouvelables à l’horizon 2030.

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STEG : 430 MDT de prêts en débat à l’ARP pour doubler la production

14. Juli 2026 um 11:32

Réunie ce mardi 14 juillet 2026, l’Assemblée a auditionné le ministre de l’Équipement et chargé de l’Industrie et de l’Énergie sur l’affectation de 430 MDT de prêts destinés à la STEG, préalable au vote de deux projets de loi.

La plénière s’est poursuivie ce mardi 14 juillet 2026 au matin pour entendre les réponses de Salah Zouari, ministre de l’Équipement et chargé du ministère de l’Industrie et de l’Énergie. L’intervention du ministre répondait aux questions et observations formulées par les députés lors de la séance du week-end dernier au sujet de deux projets de loi. Ces textes portent sur des conventions permettant à la Société Tunisienne de l’Électricité et du Gaz (STEG) de contracter deux prêts d’un montant global de 430 millions de dinars, étape préalable au passage au vote.

Lors de son exposé, M. Zouari a détaillé la répartition prévisionnelle de ces deux financements. Les fonds seront alloués au rétablissement de l’équilibre financier et à l’optimisation de l’organisation administrative de la STEG. Ils serviront également à doubler la production d’électricité par la construction de nouvelles centrales en partenariat avec le secteur privé, à réduire les importations de gaz et à renouveler l’infrastructure de production électrique.

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Houcine Rhili : la STEG paie le prix des impayés publics

10. Juli 2026 um 10:45

Dans une déclaration exclusive à L’Économiste Maghrébin, Houcine Rhili, expert en développement et en ressources hydriques, dresse un constat critique de la situation énergétique tunisienne. Il souligne que la crise ne se limite pas au déficit de production ou à la dépendance aux importations : elle est aussi liée à des choix de gouvernance, à des blocages administratifs et à une fragilité financière des entreprises publiques, notamment la STEG, dont la trésorerie est lourdement affectée par les impayés de l’État et de plusieurs établissements publics.

Pour Houcine Rhili, la crise énergétique tunisienne est avant tout structurelle. Elle résulte, précise-t-il, de plusieurs années de retard dans les réformes, d’une gouvernance insuffisamment efficace et d’une absence de vision stratégique capable d’accompagner les transformations profondes du secteur.

L’expert pointe d’abord les contraintes administratives et réglementaires qui continuent de peser sur l’investissement. Il dénonce une lenteur administrative chronique, une réglementation dépassée ainsi qu’un code des hydrocarbures complexe, qui limiteraient l’attractivité du secteur et ralentiraient la mise en œuvre des projets énergétiques.

À cela s’ajoute, estime-t-il, une faiblesse persistante de l’investissement national face aux grands groupes étrangers. Houcine Rhili cite notamment l’exemple de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), qui a développé une capacité solaire de 10 mégawatts à Tozeur, sans parvenir ensuite à obtenir de nouveaux contrats d’envergure dans ce domaine. Dans le même temps, plusieurs opérateurs étrangers ont bénéficié de concessions pour développer des projets solaires de grande taille.

La STEG fragilisée par les impayés publics

L’expert insiste également sur la situation financière difficile des entreprises publiques du secteur. Il évoque un endettement qui se chiffre à plusieurs milliards de dinars, aggravé par les impayés accumulés par l’État, les administrations et certains établissements publics au titre de leurs consommations énergétiques.

Et de poursuivre que cette accumulation d’arriérés pèse directement sur la trésorerie de la STEG, limite ses capacités d’investissement et complique ses efforts de modernisation. La fragilité financière de l’entreprise ne serait donc pas uniquement liée à ses charges ou à ses contraintes opérationnelles, mais aussi à un système où une partie importante des clients publics ne règle pas régulièrement ses factures.

Houcine Rhili critique par ailleurs une gouvernance qu’il juge trop centralisée, avec une concentration excessive des décisions au niveau ministériel, au détriment du rôle stratégique des conseils d’administration et des mécanismes de pilotage.

Face à ces difficultés, l’expert appelle à l’ouverture d’un véritable débat national sur l’énergie, estimant que seule une réflexion collective permettra de sortir d’une gestion basée sur l’urgence. Il note que la Tunisie doit adopter une stratégie de long terme, avec des investissements planifiés sur quinze à trente ans, l’horizon nécessaire pour les grands projets énergétiques à travers le monde.

« Il faut passer d’une logique de réaction à une logique d’anticipation », plaide Houcine Rhili.Au final, il considère que l’avenir énergétique du pays dépendra de sa capacité à réformer sa gouvernance, restaurer la confiance des investisseurs et donner une vision claire aux acteurs du secteur.

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Projet Elmed | Hitachi décroche un contrat de 770 M€ pour les stations de conversion

07. Juli 2026 um 13:20

Après l’attribution du contrat du câble sous-marin à Prysmian l’an dernier et l’achèvement des procédures administratives d’autorisation, le projet Elmed d’interconnexion électrique entre la Tunisie et l’Italie entre désormais dans sa phase d’exécution, avec l’attribution d’un contrat de 770 millions d’euros à Hitachi Energy pour la construction des stations de conversion de l’interconnexion électrique, maquant ainsi une étape majeure dans le développement de ce projet énergétique stratégique et se rapprochant de sa date de mise en service prévue pour fin 2028.

L’interconnexion Elmed — développée conjointement par l’italien Terna et la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg), et intégrée au «Plan Mattei» pour l’Afrique du gouvernement italien — représente bien plus qu’une simple liaison électrique entre l’Italie et la Tunisie. En effet, ce projet constitue une pierre angulaire de la stratégie européenne de diversification énergétique et d’intégration des marchés de l’électricité euro-méditerranéens, contribuant à la fois aux objectifs du plan REPowerEU et au renforcement de la sécurité énergétique de l’Union européenne (UE) et de la Tunisie.

Le projet prévoit la construction d’une liaison HVDC (courant continu haute tension) de 600 mégawatts s’étendant sur environ 220 kilomètres ; la majeure partie du tracé consiste en un câble sous-marin traversant le détroit de Sicile à une profondeur d’environ 800 mètres. Les deux stations de conversion seront érigées à Partanna (dans la province de Trapani, en Italie) et à Mlaabi (dans la zone de Menzel Temime, sur la côte nord-est de la Tunisie). Ces stations constituent le cœur technologique de l’infrastructure.

La technologie HVDC permet de convertir le courant alternatif des réseaux nationaux en courant continu pour le transport sous-marin — puis d’effectuer la reconversion inverse —, réduisant ainsi les pertes d’énergie et améliorant l’efficacité de la liaison.

Hitachi Energy, entreprise suisse appartenant au géant japonais Hitachi, fournira une solution complète comprenant des valves de conversion HVDC, le système de contrôle Mach, des transformateurs de puissance et des équipements haute tension, ainsi que des prestations de conception, d’études système, de supervision de l’installation et de mise en service.

Le groupe technologique helvético-japonais travaillera aux côtés de D’Agostino Costruzioni Generali — chargé du génie civil pour la station italienne — et d’Orascom Construction, responsable de l’infrastructure de la station tunisienne ; leurs activités couvriront le génie civil, les installations électromécaniques et les systèmes auxiliaires.

L’investissement total pour le projet Elmed s’élève à environ 1,42 milliard d’euros, dont plus de 307 millions proviennent du programme «Mécanisme pour l’interconnexion en Europe» (MIE) de l’UE, géré par l’agence européenne Cinea. Il s’agit d’une étape historique pour Bruxelles : c’est la première fois que l’UE accorde un financement non remboursable à une infrastructure énergétique impliquant directement un pays non membre, reconnaissant ainsi la valeur stratégique de cette interconnexion pour l’ensemble du système énergétique européen.

Côté tunisien, le projet bénéficie également du soutien financier d’importantes institutions multilatérales — notamment la Banque mondiale, la Banque européenne d’investissement (BEI), la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) et la banque allemande de développement KfW — ce qui souligne l’importance internationale accordée à cette initiative.

Sur le plan géopolitique, Elmed s’inscrit dans le processus croissant d’intégration énergétique en Méditerranée.

Pour l’Italie, cette liaison renforce son rôle de plaque tournante énergétique entre l’Europe et l’Afrique, un pilier stratégique majeur du «Plan Mattei».

Pour la Tunisie, elle constitue une infrastructure vitale pour renforcer la résilience de son système électrique, favoriser l’intégration régionale et soutenir la transition énergétique dans un contexte de hausse de la demande intérieure et de ressources limitées en combustibles fossiles.

Cette interconnexion permettra également une meilleure intégration des énergies renouvelables produites sur les deux rives de la Méditerranée, facilitant ainsi les échanges d’électricité et améliorant la stabilité du réseau. À terme, le projet pourrait stimuler de nouveaux investissements dans les énergies renouvelables en Afrique du Nord, facilitant l’exportation d’énergie propre vers le marché européen.

L’attribution du contrat pour les postes de conversion marque ainsi une étape décisive dans le développement de l’un des projets d’infrastructure énergétique les plus importants de la région euro-méditerranéenne, appelé à redéfinir la coopération entre l’Italie, la Tunisie et l’UE en matière d’énergie et de sécurité d’approvisionnement.

I. B. (avec Agenzia Nova).

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