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Destruction d’un hélicoptère Apache : Trump accuse l’Iran et promet une riposte

09. Juni 2026 um 20:28

Donald Trump a promis une « riposte » après avoir accusé l’Iran d’être responsable de la destruction d’un hélicoptère militaire américain au-dessus du détroit d’Ormuz. L’incident intervient dans une zone maritime hautement stratégique, déjà marquée par de fortes tensions entre Washington et Téhéran. Les circonstances exactes restent, à ce stade, non confirmées de manière indépendante.

Washington évoque une attaque et menace

Selon des déclarations attribuées à Donald Trump et relayées par la presse américaine, un hélicoptère militaire de type Apache, en mission de patrouille, aurait été détruit au-dessus du détroit d’Ormuz. L’ancien président américain a directement imputé l’incident à l’Iran, estimant qu’une réponse militaire ou politique était nécessaire.

Dans ses déclarations, il a affirmé que les États-Unis « riposteront » à cette action, sans toutefois préciser la nature ni le calendrier d’une éventuelle réponse.

Les autorités américaines indiquent par ailleurs que les deux pilotes de l’appareil ont été secourus et sont indemnes.

Téhéran pointé du doigt, contexte hautement inflammable

À ce stade, aucune confirmation indépendante ne permet d’établir les responsabilités exactes de l’incident. L’accusation portée contre l’Iran repose sur les déclarations américaines relayées dans un contexte de forte tension entre les deux pays.

Le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le transport mondial de pétrole, demeure une zone sensible où les incidents militaires et les démonstrations de force sont récurrents.

Un climat de confrontation persistante

Cet épisode s’inscrit dans une séquence de tensions politiques et militaires persistantes entre Washington et Téhéran. Les échanges de menaces et d’accusations continuent de rythmer les relations bilatérales, sans signes d’apaisement immédiat.

Les prochains développements dépendront de la confirmation des faits sur le terrain et de la réaction des autorités iraniennes, qui n’ont pas encore commenté officiellement l’incident au moment de ces déclarations.

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Récolte céréalière : La Tunisie vise une production de plus de 22 millions de quintaux

09. Juni 2026 um 19:03

La campagne céréalière 2025-2026 s’annonce particulièrement favorable en Tunisie. Alors que les opérations de moisson se poursuivent dans plusieurs régions du pays, les autorités tablent sur une récolte dépassant les 22 millions de quintaux, un niveau supérieur à celui enregistré lors de la saison précédente.

Avec plus de 22 millions de quintaux attendus, la campagne céréalière 2025-2026 s’annonce comme l’une des plus abondantes de ces dernières années, tout en restant en deçà du record d’environ 24 millions de quintaux enregistré lors de la saison 2018-2019.

Une production en hausse malgré des superficies inférieures aux prévisions

La Tunisie devrait récolter plus de 22 millions de quintaux de céréales cette saison, contre un peu plus de 20 millions de quintaux l’année dernière. Cette progression intervient alors que la campagne de moisson a déjà démarré dans plusieurs gouvernorats et s’étend progressivement à l’ensemble des zones de production.

Selon les données du ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, les superficies emblavées ont atteint près de 991.000 hectares, soit 87% du programme initial fixé à 1,145 million d’hectares.

Les cultures se répartissent entre 533.000 hectares de blé dur, 49.000 hectares de blé tendre, 400.000 hectares d’orge et 9.000 hectares de triticale. Les régions du Nord concentrent l’essentiel de la production avec 834.000 hectares cultivés, tandis que le reste des superficies est réparti entre le Centre et le Sud du pays.

Un important dispositif logistique mobilisé

Afin d’assurer le bon déroulement de la campagne, les autorités ont déployé un dispositif couvrant les étapes de récolte, de transport et de stockage.

Au total, 2750 moissonneuses-batteuses sont mobilisées cette saison. Depuis le mois de mai, une opération de réglage et de contrôle a concerné plus de 1300 machines afin de réduire les pertes lors de la moisson.

La collecte sera assurée par un réseau d’environ 200 centres agréés disposant d’une capacité globale de stockage estimée à 8 millions de quintaux. Les besoins en ficelle de liage ont, de leur côté, été évalués à 15.000 tonnes.

Pour le transport des récoltes, un plan combinant le rail et la route a été mis en place. Il prévoit la mobilisation de 98 wagons ferroviaires destinés principalement aux gouvernorats de Béja, Jendouba et Bizerte, ainsi que de 400 camions contractualisés avec l’Office des Céréales.

Un enjeu stratégique pour la sécurité alimentaire

La campagne est également accompagnée de mesures de prévention contre les incendies, notamment à travers des opérations de désherbage et l’aménagement des voies adjacentes aux exploitations céréalières.

Malgré cette récolte annoncée en hausse, la production nationale demeure inférieure aux besoins du pays. La consommation tunisienne de céréales est estimée à environ 30 millions de quintaux par an. Le déficit, particulièrement en blé tendre, continue ainsi d’être couvert par les importations destinées à la fabrication de la farine et du pain.

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STAM : Le syndicat s’oppose à toute ouverture du quai industriel de Radès au privé

09. Juni 2026 um 18:33

Le syndicat de base des agents de la Société tunisienne d’acconage et de manutention (STAM) a réaffirmé son refus de toute privatisation de l’exploitation du quai des vracs industriels du port de Radès. Lors d’une conférence de presse tenue aujourd’hui à Tunis, les représentants syndicaux ont mis en garde contre les conséquences économiques et sociales d’un éventuel transfert de cette activité à des opérateurs privés.

Le quai industriel au cœur d’un différend

Réuni mardi au siège de l’UGTT à Tunis, le syndicat de base de la STAM a affiché sa détermination à préserver le caractère public de l’exploitation du quai des vracs industriels du port de Radès.

Le secrétaire général adjoint de l’UGTT, Wajih Zidi, a souligné que la STAM représente un acteur stratégique du système portuaire national. Selon lui, l’entreprise joue un rôle essentiel dans l’activité économique et commerciale des ports tunisiens et la perte de l’exploitation du quai industriel pourrait fragiliser ses ressources financières ainsi que sa capacité à assurer ses missions.

Il a également rappelé que la centrale syndicale défend une approche fondée sur le renforcement des investissements publics et l’amélioration de la gouvernance des entreprises publiques, plutôt que sur la réduction de leur rôle dans l’économie.

Un appel d’offres contesté

Pour sa part, le secrétaire général du syndicat de base de la STAM, Issam Ben Amor, a indiqué que le différend est lié à un appel d’offres portant sur l’exploitation du quai industriel pour une longue durée.

Selon lui, certaines dispositions techniques prévues dans le cahier des charges pourraient empêcher la STAM de participer dans des conditions équitables. Il a notamment évoqué l’exigence imposant aux candidats d’être eux-mêmes importateurs ou exportateurs utilisant le quai pour leurs propres marchandises, une condition que le syndicat juge susceptible d’écarter de facto l’entreprise publique.

Appel au dialogue

Les représentants syndicaux estiment que l’enjeu dépasse le seul avenir de la STAM et concerne l’ensemble du secteur de l’acconage et de la manutention en Tunisie.

Tout en réaffirmant leur opposition à toute privatisation de l’activité concernée, ils ont assuré privilégier la voie du dialogue et de la négociation afin de parvenir à des solutions garantissant la pérennité de l’entreprise, la préservation des emplois et la défense de l’intérêt général.

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GCT de Gafsa : Peines de prison dans une affaire de marché public

09. Juni 2026 um 12:29

Après plusieurs années d’enquête et de procédures judiciaires, la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière du Tribunal de première instance de Tunis a rendu son verdict dans une affaire impliquant d’anciens responsables du Groupe chimique tunisien (GCT) et un entrepreneur privé. Le dossier porte sur des irrégularités présumées dans l’attribution d’un marché public à la branche de Gafsa entre 2010 et 2013.

Jusqu’à six ans de prison

La juridiction spécialisée a prononcé, lundi 8 juin 2026, des jugements différenciés à l’encontre des personnes poursuivies dans cette affaire.

Un ancien responsable du Groupe chimique tunisien a bénéficié d’un non-lieu. En revanche, l’ancien directeur des achats a été reconnu coupable et condamné à deux ans de prison.

L’entrepreneur ayant obtenu le marché litigieux a écopé d’une peine plus lourde de six ans de prison, assortie de sanctions financières dont le montant n’a pas été précisé, rapporte Mosaique fm.

Cette décision judiciaire marque l’aboutissement d’un dossier examiné dans le cadre des efforts de lutte contre la corruption financière et les infractions liées à la gestion des marchés publics.

Un rapport d’audit à l’origine des poursuites

L’affaire a été déclenchée à la suite d’une plainte déposée par le représentant légal du Groupe chimique tunisien. Celle-ci s’appuyait sur un rapport d’audit ayant mis en évidence des anomalies dans les procédures d’attribution d’un marché public.

Selon les éléments retenus par l’enquête, le contrat aurait été accordé à un entrepreneur sans respect des dispositions légales et réglementaires encadrant les marchés publics. Les faits reprochés se seraient produits entre 2010 et 2013, au sein de la branche de Gafsa du groupe.

L’audit a notamment relevé des manquements administratifs et juridiques susceptibles d’avoir porté atteinte aux principes de transparence et de concurrence qui régissent l’attribution des contrats publics.

Des accusations liées à l’abus de fonction

Les poursuites engagées visaient des infractions liées à l’exploitation de fonctions publiques pour obtenir des avantages injustifiés au profit de tiers, ainsi qu’à des actes ayant causé un préjudice à l’administration.

Au-delà des peines prononcées, cette affaire illustre le rôle croissant des rapports d’audit et des mécanismes de contrôle interne dans la détection des irrégularités au sein des entreprises publiques.

Elle s’inscrit également dans une série de dossiers examinés ces dernières années par les chambres spécialisées dans la corruption financière, chargées de traiter des affaires impliquant la gestion des fonds publics et les marchés de l’État.

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Pacte européen sur la migration : Ce qui va changer avec l’entrée en vigueur de la réforme

09. Juni 2026 um 11:49

L’Union européenne s’apprête à franchir une étape majeure dans sa politique migratoire. À partir de ce vendredi 12 juin 2026, l’essentiel du nouveau Pacte européen sur la migration et l’asile entrera en application dans les États membres. Adoptée en 2024 après plusieurs années de négociations, cette réforme vise à harmoniser les procédures d’asile, renforcer les contrôles aux frontières extérieures de l’Union et instaurer un nouveau mécanisme de solidarité entre les pays européens. Une évolution qui devrait également se traduire par une accélération des procédures de retour pour les personnes déboutées du droit d’asile.

Une refonte du système européen de l’asile

Le Pacte européen sur la migration et l’asile se compose de neuf règlements et d’une directive destinés à remplacer ou à réformer plusieurs dispositifs existants, notamment le système dit « Dublin », qui attribuait la responsabilité de l’examen d’une demande d’asile au premier pays d’entrée dans l’Union européenne.

L’objectif affiché par Bruxelles est de mettre en place un cadre commun permettant une gestion plus uniforme des demandes d’asile à l’échelle européenne. Les nouvelles règles instaurent notamment un filtrage systématique des migrants à leur arrivée aux frontières extérieures de l’Union. Durant cette phase, les autorités procéderont à l’identification des personnes, à la collecte de leurs données biométriques et à des vérifications sécuritaires avant l’orientation vers une procédure d’asile ou de retour.

Le fichier Eurodac, qui centralise les données relatives aux demandeurs d’asile et aux franchissements irréguliers des frontières, sera également renforcé afin de faciliter le suivi des parcours migratoires au sein de l’Union.

Des procédures accélérées aux frontières

L’un des changements les plus significatifs concerne la création d’une procédure d’asile accélérée aux frontières pour certaines catégories de migrants. Les demandes considérées comme ayant peu de chances d’aboutir pourront être examinées directement dans des centres situés aux frontières extérieures de l’Union, sans que les personnes concernées soient admises sur le territoire national de manière classique.

Les autorités européennes estiment que cette mesure permettra de réduire les délais de traitement des dossiers et d’accélérer les décisions concernant les personnes ne remplissant pas les critères de protection internationale. Les procédures de retour devraient ainsi être davantage intégrées au processus d’examen des demandes d’asile.

Cette évolution explique pourquoi plusieurs observateurs anticipent une hausse du nombre d’expulsions dans les années à venir, les États membres disposant d’outils juridiques et administratifs plus rapides pour traiter les dossiers des personnes déboutées.

Une solidarité obligatoire entre États membres

Le Pacte introduit également un mécanisme de solidarité destiné à mieux répartir la charge migratoire entre les États membres. Les pays situés aux frontières extérieures de l’Union, comme l’Italie, la Grèce ou l’Espagne, réclamaient depuis plusieurs années un partage plus équilibré des responsabilités en matière d’accueil des demandeurs d’asile.

Désormais, les autres États membres devront contribuer à cet effort soit en accueillant une partie des demandeurs d’asile, soit en apportant un soutien financier ou opérationnel aux pays sous pression migratoire. Ce principe de « solidarité flexible » constitue l’un des compromis majeurs ayant permis l’adoption du Pacte.

Un texte qui continue de diviser

Si les institutions européennes présentent cette réforme comme un moyen de mieux maîtriser les flux migratoires tout en garantissant le droit d’asile, le Pacte reste fortement contesté. Certaines organisations de défense des migrants dénoncent un durcissement des politiques migratoires européennes et s’inquiètent du recours accru aux procédures à la frontière ainsi que du risque de restrictions supplémentaires pour les demandeurs d’asile.

À l’inverse, plusieurs gouvernements et responsables politiques considèrent que ces nouvelles règles permettront de renforcer le contrôle des frontières extérieures de l’Union et de limiter les mouvements secondaires de migrants entre les États membres.

Un tournant pour la politique migratoire européenne

Avec son entrée en vigueur prévue le 12 juin 2026, le Pacte européen sur la migration et l’asile marque l’une des réformes les plus importantes du système migratoire européen depuis plus d’une décennie.

Entre harmonisation des procédures, renforcement des contrôles aux frontières et nouvelle répartition des responsabilités entre États membres, l’Union européenne espère répondre à la fois aux défis migratoires et aux tensions politiques qui ont marqué les dernières années. Reste à savoir si cette réforme parviendra à concilier efficacité administrative, solidarité européenne et respect des droits fondamentaux des personnes en quête de protection.

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Un individu recherché pour terrorisme et homicide arrêté à Kasserine

09. Juni 2026 um 11:14

Les unités de la Garde nationale ont interpellé un homme considéré comme particulièrement dangereux dans la délégation de Telabet, au gouvernorat de Kasserine. Recherché dans plusieurs affaires criminelles et terroristes, il faisait l’objet de neuf avis de recherche et d’un mandat d’amener.

Une opération menée par les unités centrales et régionales

Les unités centrales de la Garde nationale, en coordination avec les unités régionales de Kasserine, ont procédé lundi soir à l’arrestation du suspect dans la région de Telabet.

Selon les autorités, l’opération s’est déroulée avec succès malgré des tentatives qualifiées de violentes visant à faciliter sa fuite, rapporte ce mardi Mosaique FM.

Plusieurs accusations graves

L’individu arrêté était recherché dans le cadre de plusieurs affaires judiciaires. Il faisait notamment l’objet de poursuites pour appartenance à une organisation terroriste, homicide volontaire, évasion de prison, port d’armes et blanchiment d’argent.

Les services de sécurité indiquent également qu’il était visé par neuf avis de recherche ainsi que par un mandat d’amener émis par la justice.

À la suite de son arrestation, les autorités sécuritaires ont engagé les procédures légales requises en coordination avec le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Kasserine.

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Médina de Tunis : Un appel à candidatures lancé pour recenser le patrimoine du quartier consulaire

09. Juni 2026 um 10:45

L’Association de Sauvegarde de la Médina de Tunis (ASM) a lancé un appel à candidatures destiné aux étudiants spécialisés dans l’architecture, l’urbanisme et le patrimoine afin de participer à un vaste inventaire des biens bâtis du quartier consulaire de la médina de Tunis. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet tuniso-français SAWN, consacré à la préservation du patrimoine architectural.

Une mission de terrain au cœur de la médina

Ouvert aux étudiants à partir de la cinquième année de l’École nationale d’architecture et d’urbanisme de Tunis (ENAU), ainsi qu’aux étudiants en master de l’Institut supérieur des technologies de l’environnement, de l’urbanisme et du bâtiment (ISTEUB) et de l’Institut supérieur des métiers du patrimoine (ISMP), cet appel vise à mobiliser de jeunes spécialistes autour d’un projet de documentation et de valorisation du patrimoine bâti.

Les candidats sélectionnés seront chargés de participer à l’inventaire des édifices du quartier consulaire, considéré comme l’un des secteurs les plus emblématiques de la médina de Tunis. L’opération leur permettra d’acquérir une expérience pratique dans les domaines de l’étude architecturale, de la cartographie, de la collecte de données et de la numérisation du patrimoine.

La date limite de dépôt des candidatures a été fixée au 17 juin 2026.

Formation, inventaire et numérisation

Le programme prévoit une phase de formation aux techniques d’inventaire à partir du 22 juin 2026. Les travaux de terrain se dérouleront du 29 juin au 31 août, tandis que les opérations de numérisation des fiches et de production cartographique s’étendront du 1er août au 31 octobre.

Une étape complémentaire, consacrée à l’inventaire détaillé des édifices sélectionnés, est programmée du 1er septembre au 31 octobre 2026. Elle comprendra notamment des relevés architecturaux, l’actualisation de documents existants et l’élaboration de fiches descriptives détaillées pour les bâtiments retenus.

Préserver et transmettre le patrimoine tunisien

Mis en œuvre entre 2025 et 2027 avec le soutien du Fonds Équipe France (FEF), le projet SAWN ambitionne de renforcer les efforts de préservation du patrimoine en Tunisie à travers une approche collaborative réunissant institutions publiques, société civile, experts et professionnels du secteur.

Au-delà de l’inventaire du quartier consulaire, l’initiative vise également à favoriser la transmission des savoir-faire académiques et traditionnels aux nouvelles générations et à développer des outils de documentation destinés aux chercheurs, aux spécialistes du patrimoine et aux institutions concernées.

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Fraude au baccalauréat : Les neuf élèves détenus à Siliana remis en liberté

08. Juni 2026 um 16:11

La chambre correctionnelle du Tribunal de première instance de Siliana a ordonné la remise en liberté des neuf lycéens placés en détention dans une affaire de fraude au baccalauréat. Cette décision intervient après plusieurs jours de polémique autour de leur incarcération, sans pour autant mettre un terme aux poursuites judiciaires engagées.

Une affaire liée à l’utilisation d’oreillettes

La chambre correctionnelle du Tribunal de première instance de Siliana a accepté, lundi, les demandes de remise en liberté présentées en faveur des neuf élèves impliqués dans une affaire de fraude aux examens du baccalauréat.

Cette décision intervient quelques jours après leur placement en détention provisoire, une mesure qui avait suscité de vives réactions et alimenté le débat sur le traitement judiciaire des affaires de triche scolaire.

Les neuf candidats, âgés entre 18 et 19 ans, avaient été interpellés, vendredi 5 juin, dans un centre d’examen relevant de la délégation de Bouarada après avoir été surpris en possession d’oreillettes destinées à recevoir des réponses durant une épreuve du baccalauréat.

A la suite de leur arrestation, le ministère public près le Tribunal de première instance de Siliana avait ordonné leur placement en détention provisoire sur la base des dispositions pénales réprimant la fraude aux examens nationaux.

Une décision qui relance le débat

L’incarcération des lycéens avait rapidement provoqué une controverse dans l’opinion publique. Si la lutte contre la fraude aux examens fait largement consensus, plusieurs voix dont celle de la Ligue tunisienne des droits de l’homme, ont exprimé leur rejet des peines de prison visant des élèves soupçonnés de triche aux examens.

Des observateurs ont notamment rappelé que la réglementation scolaire prévoit déjà des sanctions disciplinaires particulièrement lourdes, telles que l’annulation des épreuves, l’invalidation du diplôme ou encore l’interdiction de repasser l’examen pendant plusieurs sessions.

Pour les critiques de cette mesure, l’emprisonnement provisoire marque une rupture en soumettant des faits commis dans un contexte scolaire à un traitement relevant du droit pénal commun.

La procédure judiciaire se poursuit

La remise en liberté des neuf élèves ne signifie pas l’abandon des poursuites engagées contre eux. L’affaire demeure entre les mains de la justice, qui poursuivra l’examen du dossier conformément aux procédures en vigueur.

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Mourad Zeghidi en grève de la faim : Plusieurs organisations expriment leurs préoccupations

08. Juni 2026 um 15:21

Plusieurs organisations tunisiennes de défense des droits et des libertés ont exprimé leur préoccupation face à la grève de la faim entamée par le journaliste Mourad Zeghidi pour protester contre son maintien en détention. Tout en saluant sa démarche, elles l’appellent à suspendre son mouvement en raison des risques qu’il fait peser sur sa santé.

Appel à l’arrêt du mouvement de protestation

Dans un communiqué commun publié le 6 juin, plusieurs organisations de la société civile ont affiché leur solidarité avec Mourad Zeghidi, actuellement en grève de la faim.

Les signataires estiment que le journaliste mène cette action de protestation afin de contester son maintien en détention et les procédures judiciaires engagées contre lui. Ils soulignent cependant leur inquiétude grandissante quant aux conséquences physiques et psychologiques que pourrait entraîner la poursuite de ce mouvement.

Tout en saluant la détermination de Mourad Zeghidi, les organisations de défense des droits humains l’exhortent à mettre fin à sa grève de la faim afin de préserver son intégrité physique.

Selon elles, cette suspension permettrait également de poursuivre dans de meilleures conditions les démarches judiciaires engagées pour sa défense ainsi que les actions de plaidoyer menées par les organisations concernées.

Les autorités appelées à garantir son suivi médical

Dans leur déclaration, les signataires rappellent que les autorités ont la responsabilité de garantir la sécurité du journaliste et de veiller au respect de ses droits fondamentaux.

Ils demandent notamment qu’un suivi médical régulier lui soit assuré et que tous les soins nécessaires lui soient prodigués afin de préserver son droit à la santé, à la vie et à la dignité.

Les organisations réitèrent par ailleurs leur demande de libération immédiate de Mourad Zeghidi, ainsi que de Borhen Bsaies, Zied El Heni et de l’ensemble des personnes poursuivies dans le cadre du décret-loi 54.

Le communiqué a été signé par plusieurs organisations de la société civile, dont la Ligue tunisienne des droits de l’homme, le Syndicat national des journalistes tunisiens, le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux et l’Association tunisienne des femmes démocrates, aux côtés d’autres associations engagées dans la défense des droits humains et des libertés publiques.

Les journalistes Mourad Zeghidi et Borhan Bsaies avaient été condamnés, en janvier dernier à une peine de trois ans et six mois de prison ferme chacun, dans une affaire liée au blanchiment d’argent et à des infractions fiscales.

Arrêtés le 11 mai 2024, ils avaient également écopé de six mois de prison ferme lors de deux procès distincts, portant leur peine cumulée à un an de détention dans deux affaires liées à certaines de leurs prises de position médiatiques et publications sur les réseaux sociaux.

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Moyen-Orient : L’escalade se poursuit entre l’Iran et l’entité sioniste

08. Juni 2026 um 14:29

Après une nouvelle série d’attaques réciproques entre l’Iran et l’entité sioniste, Téhéran a annoncé une « cessation » de ses frappes, tout en la conditionnant explicitement à l’arrêt des opérations militaires israéliennes dans le sud du Liban, selon des déclarations relayées par les autorités iraniennes et plusieurs médias internationaux.

Cette annonce intervient dans un contexte de forte instabilité régionale, marqué par des échanges de tirs et des frappes transfrontalières ayant impliqué à la fois l’Iran, Israël et des zones sensibles du Liban.

Une désescalade conditionnelle annoncée par Téhéran

Selon les informations disponibles, l’Iran affirme mettre fin à sa dernière série d’attaques contre Israël, tout en prévenant qu’une reprise des frappes reste possible si l’armée israélienne poursuit ses opérations au Liban sud.

Téhéran lie donc directement cette « cessation » à une condition politique et militaire claire : l’arrêt des attaques israéliennes dans le sud du Liban, où les tensions restent vives entre Israël et les groupes armés pro-iraniens.

Un contexte de tensions persistantes au Liban sud

Le sud du Liban reste l’un des principaux foyers de confrontation indirecte entre Israël et l’Iran, via ses alliés dans la région. Ces derniers mois, les échanges de frappes ont régulièrement touché cette zone, malgré des tentatives de désescalade et des appels internationaux à la retenue.

Les autorités iraniennes estiment que les opérations israéliennes dans cette région constituent un facteur majeur d’escalade, justifiant leur position conditionnelle.

Une situation militaire encore volatile

Malgré cette annonce, la situation demeure extrêmement fragile. Les échanges récents ont montré la rapidité avec laquelle les tensions peuvent repartir, avec des frappes successives et des ripostes directes ou indirectes entre les différents acteurs du conflit.

Aucune confirmation indépendante ne permet, à ce stade, de parler d’un cessez-le-feu durable, les deux parties maintenant des positions conditionnées à des évolutions sur le terrain.

Cette annonce de Téhéran s’inscrit dans une logique de pression diplomatique et militaire, où chaque camp conditionne ses actions à celles de l’autre, rendant toute stabilisation immédiate difficile.

La communauté internationale appelle régulièrement à éviter une extension du conflit, alors que le front libanais reste particulièrement sensible et susceptible d’embraser davantage la région.

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Le coût du gaspillage alimentaire en Tunisie atteint 570 MD

08. Juni 2026 um 14:17

Face à l’ampleur du gaspillage alimentaire, estimé à 570 millions de dinars par an, les autorités tunisiennes accélèrent l’élaboration d’une stratégie nationale destinée à réduire les pertes tout au long de la chaîne alimentaire. Deux ateliers de travail sont prévus en juin afin de définir les axes d’intervention et les mécanismes de mise en œuvre de ce plan.

Un défi économique, social et environnemental

Le gaspillage alimentaire continue de peser lourdement sur l’économie tunisienne. Selon les données de l’Institut national de la consommation (INC), la valeur des aliments perdus ou jetés chaque année est estimée à 570 millions de dinars, soit près de 5% des dépenses mensuelles des ménages.

Dans ce contexte, l’INC organisera les 10 et 17 juin deux ateliers de travail consacrés à l’élaboration de la future stratégie nationale de lutte contre le gaspillage alimentaire. Ces rencontres interviennent après un premier atelier tenu le 3 juin, dédié à l’analyse de la situation et à l’identification des priorités stratégiques.

Pour le directeur général de l’INC, Mohamed Chokri Rejeb, le gaspillage alimentaire représente aujourd’hui « un véritable fléau » aux répercussions multiples.

Des quantités importantes de denrées encore consommables sont perdues ou jetées à différentes étapes de la chaîne alimentaire, depuis la production agricole jusqu’à la consommation des ménages. Ce phénomène engendre non seulement des pertes financières considérables, mais accentue également la pression sur les ressources naturelles du pays.

L’INC souligne notamment que la production d’aliments qui ne parviennent jamais aux consommateurs mobilise inutilement des terres agricoles, des ressources hydriques et de l’énergie, tout en générant des émissions évitables de gaz à effet de serre.

Une stratégie nationale en cours de finalisation

Lancée en février 2025 sous l’égide du ministère du Commerce et du Développement des exportations, en partenariat avec l’INC et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, la stratégie nationale vise à mobiliser l’ensemble des acteurs de la chaîne alimentaire.

Les prochains ateliers devront permettre de définir les piliers fondamentaux de cette stratégie, les mécanismes opérationnels de sa mise en œuvre ainsi que les outils de suivi et d’évaluation.

Le but affiché est de renforcer la sensibilisation des consommateurs, d’adapter le cadre réglementaire et de promouvoir des comportements de consommation plus durables afin de limiter les pertes alimentaires et leurs conséquences économiques, sociales et environnementales.

Le pain, le produit le plus gaspillé

Les statistiques de l’INC mettent en évidence l’ampleur du phénomène au sein des foyers tunisiens. Selon les données présentées par Darine Doggui, un ménage tunisien moyen gaspille chaque année environ 42 kilogrammes de pain.

Ce gaspillage représente à lui seul près de 100 millions de dinars par an, soit environ 300.000 dinars perdus quotidiennement. Les ménages jettent également en moyenne 6,5% des légumes achetés, 10% des céréales et pâtes ainsi que 16% du pain acquis.

Les chiffres montrent également une aggravation du gaspillage durant le mois de Ramadan. Les plats cuisinés arrivent en tête des aliments jetés avec un taux de 66,6%, suivis du pain (46%), des fruits (30%) et des sucreries (20%).

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Bac et fraude aux examens : La LTDH s’oppose à l’emprisonnement des élèves impliqués

08. Juni 2026 um 11:57

La Ligue tunisienne des droits de l’homme a exprimé son rejet des peines de prison visant des élèves soupçonnés de triche aux examens. Tout en condamnant fermement la fraude scolaire, l’organisation plaide pour des réponses éducatives et disciplinaires, estimant que l’incarcération risque de compromettre l’avenir des jeunes concernés sans résoudre durablement le problème.

La Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH) a appelé, lundi, à privilégier une approche éducative dans le traitement des affaires de fraude aux examens, tout en rejetant le recours à des peines privatives de liberté à l’encontre des élèves impliqués.

Une condamnation de la fraude

Dans un communiqué, l’organisation a indiqué suivre avec attention les procédures engagées dans le cadre de la lutte contre la triche ainsi que les décisions d’arrestation et de placement en détention visant plusieurs candidats.

La LTDH a réaffirmé que la triche constitue un comportement « totalement rejeté », dans la mesure où elle porte atteinte au principe d’égalité des chances et à la crédibilité du système éducatif.

Toutefois, l’organisation estime que la lutte contre ce phénomène ne doit pas se traduire par l’incarcération d’élèves, une mesure qu’elle juge disproportionnée et susceptible d’entraîner des conséquences durables sur leur parcours scolaire et leur insertion sociale.

Selon la Ligue, les sanctions doivent rester conformes au principe de proportionnalité et respecter les droits des enfants et des jeunes.

Privilégier les réponses pédagogiques

L’organisation défend une approche fondée sur des mesures éducatives, pédagogiques et disciplinaires plutôt que sur la répression pénale.

Elle considère que les peines de prison ne constituent pas un moyen efficace pour enrayer la fraude aux examens et met en garde contre leurs effets psychologiques et sociaux, notamment dans un contexte marqué par les difficultés du système carcéral.

Pour la LTDH, la prévention et l’accompagnement demeurent plus aptes à corriger les comportements fautifs et à préserver les perspectives d’avenir des élèves concernés.

S’attaquer aux causes du phénomène

Au-delà du traitement des cas individuels, la Ligue souligne la nécessité d’examiner les facteurs qui favorisent la triche dans le milieu scolaire.

Elle cite notamment les pressions sociales et économiques, certaines insuffisances pédagogiques ainsi que l’importance accordée aux examens dans l’orientation et la réussite des élèves.

L’organisation appelle ainsi à renforcer les actions de sensibilisation à l’intégrité académique et à engager un débat national sur la réforme du système éducatif et des mécanismes d’évaluation, afin de prévenir plus efficacement la fraude tout en garantissant le respect des droits des élèves.

Lourdes sanctions contre la fraude

Avant le démarrage des épreuves du baccalauréat, le ministère de l’Éducation avait renouvelé sa mise en garde contre toute tentative de fraude dans les centres d’examen, évoquant des sanctions pouvant aller jusqu’à cinq ans d’interdiction de repasser l’examen et des poursuites judiciaires dans certains cas.

Le département de l’Éducation précise en effet que certaines infractions peuvent donner lieu à des poursuites judiciaires, notamment lorsqu’il s’agit de fraude organisée ou de candidats inscrits à titre individuel.

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Une méduse inhabituelle repérée au large des côtes tunisiennes

08. Juni 2026 um 10:07

L’association tunisienne de sciences participatives « Tounsi » a annoncé l’observation de la méduse boussole (Chrysaora hysoscella) sur les côtes tunisiennes. Rarement signalée dans les eaux du pays, cette espèce méditerranéenne ne constitue pas un phénomène exceptionnel, mais sa présence suscite l’intérêt des chercheurs qui y voient une occasion de mieux suivre l’évolution de la biodiversité marine.

Une espèce facilement reconnaissable

La méduse boussole doit son nom aux motifs brunâtres en forme de rayons qui ornent son ombrelle et rappellent les points cardinaux d’une boussole. Elle se distingue également par ses longs tentacules urticants utilisés pour capturer ses proies, composées principalement de zooplancton, de larves et de petits poissons.

Son diamètre varie généralement entre 10 et 30 centimètres, mais certains spécimens peuvent exceptionnellement atteindre jusqu’à 60 centimètres. Sa coloration oscille entre le jaune pâle et le brun, avec des marques rayonnantes particulièrement visibles.

Une présence inhabituelle mais naturelle

Selon l’association, l’apparition de cette méduse sur les côtes tunisiennes reste un phénomène naturel. Les variations des courants marins, des températures de l’eau et des conditions climatiques peuvent favoriser le déplacement de certaines espèces vers de nouvelles zones ou accroître leur visibilité près du littoral.

La méduse boussole est largement répandue dans plusieurs régions méditerranéennes et atlantiques, notamment sur les côtes espagnoles, françaises, italiennes et grecques, ainsi que dans certaines zones de l’Atlantique Nord-Est.

Une piqûre douloureuse mais peu dangereuse

Si ses tentacules sont urticants, la méduse boussole est considérée comme moins dangereuse que la méduse violette (Pelagia noctiluca), espèce fréquemment observée sur les plages tunisiennes. Son contact peut toutefois provoquer des brûlures, des rougeurs, des douleurs localisées ou de légers gonflements, dont l’intensité varie selon la sensibilité des personnes touchées.

Les spécialistes recommandent, en cas de piqûre, de rincer la zone avec de l’eau de mer plutôt qu’avec de l’eau douce et de retirer avec précaution les éventuels fragments de tentacules restés sur la peau.

L’association « Tounsi » invite les citoyens qui aperçoivent cette espèce à la photographier et à noter le lieu, la date ainsi qu’une estimation de sa taille. Ces informations peuvent contribuer au travail des chercheurs chargés du suivi de la biodiversité marine et de la surveillance de l’apparition d’espèces rares ou nouvelles dans les eaux tunisiennes.

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Tunisie : Cap sur plus de 20 millions de quintaux de céréales

06. Juni 2026 um 11:53

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, a engagé les préparatifs de la campagne de récolte céréalière 2025-2026 à travers des actions de sensibilisation dans l’ensemble des zones de production agricole. L’accent est notamment mis sur la prévention des incendies et sur la vérification de l’état de préparation des grandes superficies céréalières afin de préserver la qualité des récoltes et de réduire les pertes, qui peuvent atteindre jusqu’à 15% des superficies concernées.

Certaines régions ont déjà entamé la récolte de l’orge, tandis que d’autres ont commencé la moisson des céréales, notamment les gouvernorats de Nabeul et de Gafsa. Selon la Direction générale de la production agricole, les capacités de collecte du ministère permettent de réceptionner plus de 8 millions de quintaux, sur une capacité nationale totale de collecte et de stockage estimée à 15 millions de quintaux.

Une récolte jugée très satisfaisante

Les estimations officielles du ministère de l’Agriculture prévoient une récolte céréalière dépassant les 20 millions de quintaux en 2026, soit une hausse comprise entre 15% et 20% par rapport à la saison précédente.

Selon les données du ministère, les superficies céréalières atteignent environ 834.000 hectares dans le Nord du pays et 157.000 hectares dans les régions du Centre.

Les autorités évaluent la qualité de la récolte comme suit : 70% des céréales présentent une qualité « très bonne » ; 25% une qualité moyenne ; 5% une qualité inférieure à la moyenne.

Cette performance est attribuée à une campagne agricole marquée par des précipitations favorables et bien réparties sur l’ensemble du territoire.

Par ailleurs, les quantités de semences certifiées distribuées dans les zones de production ont atteint près de 524.000 quintaux, soit environ 30% des besoins nationaux en semences. Cet objectif stratégique est atteint pour la première fois, contre seulement 265.000 quintaux lors de la campagne précédente.

Le ministère souligne également la progression de l’utilisation de nouvelles variétés certifiées de blé dur, telles que « INRAT 100 », « Qods » et « Mektaris », développées par des experts tunisiens sous la supervision de l’Institut national de la recherche agronomique de Tunisie. Ces variétés sont classées parmi les « semences d’excellence » dont l’utilisation est encouragée afin d’améliorer les rendements et de renforcer l’autosuffisance alimentaire.

Recommandations pour préserver la qualité de la récolte

Cinq centres de collecte ont été mobilisés avec une capacité totale de stockage estimée à 150.000 quintaux.

Le ministère de l’Agriculture a également alerté contre le risque de pluies orageuses parfois abondantes, accompagnées localement de grêle et de vents forts, notamment dans les gouvernorats de Kasserine, Sidi Bouzid, Siliana, Kairouan et Zaghouan.

Les agriculteurs, en particulier les producteurs de céréales, sont appelés à transporter rapidement les quantités récoltées de blé et d’orge vers des espaces de stockage sécurisés ; protéger les tas de céréales stockés dans les champs ou dans les centres temporaires en les couvrant avec des bâches imperméables ; vérifier l’état des entrepôts et assurer leur étanchéité afin d’éviter les infiltrations d’eau et l’humidité ; et maintenir les céréales à l’écart du sol et garantir une ventilation adéquate pour préserver leur qualité.

Le ministère appelle également les centres de collecte et l’ensemble des professionnels de la filière à adopter les mesures préventives nécessaires pour protéger la récolte nationale et garantir la qualité des céréales tout au long des phases de collecte et de stockage.

Huit mesures gouvernementales pour la récolte 2026

A l’issue d’un récent conseil ministériel consacré au lancement de la campagne de moisson, la Présidence du gouvernement a adopté huit mesures principales :

  • Maintien des prix d’acceptation des céréales au même niveau que lors de la campagne précédente.
  • Renforcement du programme d’étalonnage des moissonneuses-batteuses pour couvrir 1.300 machines.
  • Intensification du suivi sur le terrain par les gouvernorats et les services du ministère pour prévenir les incendies.
  • Augmentation des capacités de stockage grâce à des espaces supplémentaires.
  • Mise à disposition de zones additionnelles destinées au stockage de l’orge.
  • Élaboration d’un programme d’évacuation des récoltes en fonction des volumes attendus.
  • Renforcement du rôle de la Société nationale des chemins de fer tunisiens dans le transport, la collecte et l’acheminement des céréales.
  • Renforcement du contrôle des centres de collecte et poursuite de la mise à niveau des collecteurs agréés.

Afin de garantir la qualité de la récolte 2026, les autorités ont homologué les laboratoires d’analyse des céréales après le contrôle de 26 structures spécialisées.

Des mesures préventives ont également été prises pour sécuriser la campagne de moisson et réduire les risques d’incendie, notamment par l’entretien des moissonneuses-batteuses et des tracteurs, la vérification de leur état technique, leur équipement en moyens de lutte contre le feu ainsi que le financement de la récolte avec la garantie de l’État.

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Santé : Une première en Tunisie avec l’implantation d’un stimulateur cardiaque sans sonde

06. Juni 2026 um 11:18

Une avancée médicale majeure vient d’être réalisée dans le secteur public tunisien. L’hôpital universitaire Hédi Chaker de Sfax a réussi, pour la première fois dans le pays, l’implantation d’un stimulateur cardiaque sans sonde, une technologie innovante destinée au traitement des troubles du rythme cardiaque.

Une intervention inédite réalisée à l’hôpital Hédi Chaker

Le ministère de la Santé a annoncé, samedi, la réussite de la première implantation en Tunisie d’un stimulateur cardiaque sans sonde (Leadless Pacemaker – Abbott Aveir).

L’intervention a été effectuée par l’équipe du service de cardiologie de l’Hôpital universitaire Hédi Chaker de Sfax, marquant une étape importante dans l’adoption des technologies médicales de nouvelle génération au sein des établissements publics de santé.

Une technologie innovante pour traiter les troubles du rythme cardiaque

Selon le ministère, ce dispositif se distingue des stimulateurs cardiaques classiques par l’absence de fils de connexion, réduisant ainsi certains risques liés aux sondes traditionnelles.

Le stimulateur implanté dispose également d’une durée de fonctionnement pouvant atteindre 20 ans et présente la particularité de pouvoir être retiré si nécessaire, offrant davantage de flexibilité dans la prise en charge des patients souffrant de troubles du rythme cardiaque.

Dans son communiqué, le ministère de la Santé a estimé que cette première nationale témoigne de la capacité des compétences médicales tunisiennes à maîtriser et intégrer les technologies les plus avancées dans la pratique clinique.

Un pas supplémentaire vers la modernisation des soins

Cette réalisation illustre les efforts entrepris pour renforcer les capacités des structures hospitalières publiques et élargir l’accès aux techniques médicales innovantes.

L’introduction de ce type de dispositif en Tunisie ouvre la voie à de nouvelles perspectives dans le traitement des pathologies cardiaques nécessitant une stimulation électrique permanente.

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Iran – États-Unis : Un nouvel échange de frappes ravive les tensions dans le Golfe

06. Juni 2026 um 11:06

La fragile trêve observée depuis plusieurs semaines entre Washington et Téhéran a de nouveau été mise à rude épreuve. Les États-Unis et l’Iran ont échangé frappes et tirs de missiles ces dernières heures, dans un contexte de fortes tensions autour du détroit d’Ormuz et de négociations toujours bloquées entre les deux adversaires.

Washington frappe des installations iraniennes

L’armée américaine a annoncé avoir mené des frappes contre des sites de surveillance côtière iraniens situés notamment sur l’île de Qeshm et dans la région de Goruk, dans le sud de l’Iran. Selon le commandement militaire américain, cette opération est intervenue après l’interception de drones iraniens considérés comme une menace pour le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz.

Les autorités américaines affirment également avoir neutralisé plusieurs drones et missiles lancés en direction de positions alliées dans le Golfe.

Riposte iranienne contre des bases américaines

En réaction, les Gardiens de la révolution iraniens ont revendiqué des tirs de missiles visant des installations militaires américaines au Koweït et à Bahreïn. Selon les informations communiquées par Washington, la majorité de ces projectiles ont été interceptés par les systèmes de défense aérienne déployés dans la région.

Cette nouvelle escalade intervient alors que le détroit d’Ormuz demeure au cœur des tensions régionales. Cette voie maritime stratégique assure le transit d’une part importante des exportations mondiales d’hydrocarbures, faisant craindre de nouvelles perturbations sur les marchés énergétiques internationaux.

Des négociations toujours dans l’impasse

Ces affrontements surviennent au moment où les discussions indirectes entre les États-Unis et l’Iran peinent à progresser. Téhéran réclame notamment un allègement des sanctions et le déblocage de plusieurs milliards de dollars d’avoirs gelés, tandis que l’administration du président américain Donald Trump maintient la pression sur le régime iranien.

Malgré les efforts diplomatiques engagés ces derniers mois, les échanges de frappes répétés alimentent les craintes d’un nouvel embrasement régional impliquant plusieurs acteurs du Moyen-Orient.

Les dernières opérations militaires illustrent la fragilité du cessez-le-feu observé depuis le printemps. Plusieurs incidents similaires ont déjà été signalés ces dernières semaines, alimentant un climat d’instabilité dans le Golfe et compliquant les tentatives de médiation internationale.

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Météo en Tunisie : Des orages et pluies localisées attendus dans l’ouest du pays

06. Juni 2026 um 10:05

Après une matinée globalement calme, des cellules orageuses pourraient se développer samedi après-midi sur plusieurs régions de l’ouest tunisien. L’Institut national de la météorologie prévoit également une hausse des températures dans le sud du pays, où le mercure pourrait atteindre 42 degrés sous l’effet du sirocco.

Des nuages plus denses sur le Nord-Ouest et le Centre-Ouest

Le temps sera peu à partiellement nuageux sur la majorité des régions du pays, selon les prévisions de l’Institut national de la météorologie (INM).

Au fil de l’après-midi, les nuages gagneront en densité sur les régions du Nord-Ouest et du Centre-Ouest, favorisant la formation de cellules orageuses locales accompagnées de pluies éparses.

Jusqu’à 42 degrés dans le Sud

Les températures maximales varieront entre 27 et 32 degrés sur les zones côtières. À l’intérieur du pays, les valeurs oscilleront entre 33 et 38 degrés. Le mercure grimpera davantage dans le Sud-Ouest et l’extrême Sud, où il pourrait atteindre les 42 degrés avec des épisodes locaux de sirocco.

Le vent soufflera du secteur nord sur les régions septentrionales et du secteur est sur le centre et le sud du pays. Il sera relativement fort à localement fort dans les régions méridionales, où des phénomènes locaux de sable sont attendus. Ailleurs, le vent restera faible à modéré.

La mer sera peu agitée à localement moutonneuse.

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Tunisie : Le plastique représente plus des trois quarts des déchets sur les plages

06. Juni 2026 um 09:44

La pollution plastique continue de peser lourdement sur le littoral tunisien. À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, le ministère de l’Environnement a révélé que quatre déchets marins sur cinq trouvent leur origine à terre. Les produits plastiques à usage unique demeurent les principaux responsables de cette contamination qui menace les écosystèmes côtiers et la santé humaine.

Le plastique domine largement les déchets retrouvés sur les plages

La directrice générale par intérim de l’Environnement et de la Qualité de la vie au ministère de l’Environnement, Aouatef Arbi, a indiqué que près de 80% des déchets qui finissent en mer en Tunisie proviennent de la terre ferme.

Intervenant lors d’une manifestation organisée sur la plage de Gammarth sous le slogan « Agissons pour un littoral sans plastique », elle a souligné que les déchets plastiques constituent la principale source de pollution observée sur les côtes tunisiennes, en particulier les produits à usage unique.

Les opérations de suivi réalisées en collaboration avec le WWF Afrique du Nord montrent que 77% des déchets collectés sur les plages étudiées sont composés de plastique. Les analyses font également état d’une moyenne de 9,5 kilogrammes de déchets plastiques par kilomètre de littoral.

Djerba, Kerkennah et Monastir parmi les zones les plus exposées

Face à cette situation, le ministère a identifié plusieurs zones particulièrement touchées par les flux de déchets plastiques, notamment Djerba, Kerkennah et Monastir.

Des actions ciblées y sont menées afin de réduire l’utilisation du plastique et de protéger les écosystèmes côtiers. Une étude réalisée à Monastir a notamment mis en évidence l’ampleur du phénomène lors des événements publics, avec 317 kilogrammes de déchets plastiques collectés après certaines manifestations sportives.

Les microplastiques au cœur des préoccupations

La responsable a également alerté sur les dangers croissants liés aux microplastiques, dont les effets potentiels concernent aussi bien l’environnement que la santé humaine.

Pour limiter l’arrivée des déchets vers le milieu marin, le ministère envisage l’installation de dispositifs de rétention au niveau des oueds avant leur déversement en mer. Les efforts se poursuivent également pour réduire l’usage des plastiques à usage unique, notamment dans les secteurs du tourisme et des activités portuaires.

Ces annonces ont été faites dans le cadre des activités marquant la Journée mondiale de l’environnement, célébrée chaque année le 5 juin. Cette journée vise à sensibiliser les citoyens et les décideurs aux enjeux environnementaux et à encourager des actions concrètes contre les différentes formes de pollution.

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Pouvoir d’achat, services publics et dialogue social : L’UGTT interpelle le gouvernement

05. Juni 2026 um 14:28

Réunie en commission administrative nationale, l’Union générale tunisienne du travail a dressé un constat de la situation économique et sociale du pays. La centrale syndicale appelle à une révision des politiques publiques, dénonce la dégradation des services publics et met en garde contre l’affaiblissement du dialogue social.

L’UGTT durcit son discours face aux choix économiques et sociaux actuels. Dans un communiqué publié vendredi à l’issue de la réunion de sa commission administrative nationale, la centrale syndicale a appelé à une réorientation des politiques publiques afin de soutenir la production, l’emploi et le pouvoir d’achat, tout en renforçant la protection des entreprises publiques.

Diagnostic de la situation sociale

L’organisation syndicale estime que les services publics connaissent une détérioration préoccupante, particulièrement dans les secteurs de la santé, de l’éducation et du transport.

Selon l’UGTT, cette situation s’accompagne d’une érosion continue du pouvoir d’achat des salariés, des retraités et des ménages en général. La centrale attribue cette réalité à la hausse des prix, à la persistance des pratiques spéculatives ainsi qu’à l’insuffisance des mécanismes de protection des consommateurs.

A travers ce constat, l’organisation remet au premier plan ses revendications traditionnelles en faveur de la justice fiscale et sociale et d’un rôle plus actif de l’État dans la régulation économique.

Le dialogue social au cœur des préoccupations

L’un des principaux messages adressés par l’UGTT concerne le respect des engagements conclus entre les partenaires sociaux.

La centrale syndicale accuse le gouvernement et certains employeurs de ne pas appliquer plusieurs accords sectoriels, régionaux et collectifs. Elle considère que cette situation fragilise la crédibilité du dialogue social et risque de vider les accords signés de leur portée réelle.

L’organisation met également en garde contre toute remise en cause du principe de négociation, qu’elle considère comme un mécanisme essentiel de régulation des relations professionnelles et de prévention des conflits sociaux.

Soutien aux revendications salariales

Dans ce contexte, l’UGTT a renouvelé son soutien à la grève sectorielle annoncée dans les banques. Le syndicat conteste l’exclusion des employés du secteur bancaire des augmentations salariales relatives à l’année 2025 et appelle à une reprise des discussions.

La centrale plaide également pour l’ouverture d’un nouveau cycle de négociations dans le secteur privé afin d’examiner les revendications salariales des travailleurs pour la même période.

Ces positions confirment que la question du pouvoir d’achat demeure au centre des priorités syndicales, dans un contexte où les revendications liées aux salaires continuent de mobiliser plusieurs secteurs.

L’UGTT réaffirme son attachement à son indépendance

Au-delà des revendications économiques et sociales, le communiqué réaffirme l’attachement de l’UGTT à son indépendance et à son rôle national. La centrale dénonce également les pressions et les licenciements qu’elle estime motivés par l’activité syndicale de certains travailleurs dans les secteurs public et privé.

Enfin, l’organisation affirme sa détermination à défendre les droits sociaux et les acquis des travailleurs, tout en se déclarant prête à utiliser l’ensemble des moyens d’action prévus par la loi pour faire face à ce qu’elle considère comme des atteintes aux droits sociaux.

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Bac 2026 : Démantèlement d’un réseau de fraude électronique à Tunis

05. Juni 2026 um 11:22

Les services de la police judiciaire de Tunis-ville ont démantelé, vendredi, un réseau spécialisé dans la fraude aux examens nationaux. Trois élèves ont été arrêtés dans le quartier de la Hafsia, tandis que plusieurs équipements électroniques sophistiqués destinés à transmettre et recevoir des réponses à distance ont été saisis.

Trois élèves arrêtés et du matériel sophistiqué saisi

Dans le cadre de la lutte contre la triche aux examens nationaux, les unités de la police judiciaire de Tunis-ville ont mené, vendredi, une opération ayant conduit au démantèlement d’un réseau spécialisé dans la fraude électronique au baccalauréat.

Selon une source sécuritaire citée par Mosaïque FM, l’intervention s’est déroulée dans le quartier de la Hafsia, au centre de la capitale, où les membres présumés du réseau ont été interpellés.

Les premières investigations ont révélé que le réseau était composé de trois élèves qui coordonnaient entre eux des opérations visant à transmettre et recevoir des réponses durant les épreuves.

Lors de la perquisition du lieu où se trouvaient les suspects, les forces de l’ordre ont saisi plusieurs équipements électroniques qualifiés de sophistiqués, ainsi que des oreillettes miniatures dissimulées. Ces dispositifs auraient été utilisés pour recevoir des réponses à distance pendant les examens.

Un établissement scolaire au cœur de l’enquête

D’après les premiers éléments de l’enquête, les personnes arrêtées auraient utilisé ce matériel pour organiser des opérations de fraude au profit de candidats passant les épreuves dans un établissement secondaire situé à Tunis.

Les investigations se poursuivent afin d’identifier d’éventuels complices et de déterminer l’étendue des activités du réseau.

Les trois suspects demeurent à la disposition de la brigade chargée de l’affaire. Les recherches se poursuivent pour établir toutes les responsabilités et identifier les autres personnes susceptibles d’être impliquées.

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