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Tunisie | Que peut-on sérieusement attendre de la visite de Saïed à Gabès ?

11. August 2026 um 09:41

Les solutions pratiques au problème de la pollution industrielle à Gabès et de ses conséquences sur l’environnement et la santé des habitants, notamment la hausse des affections respiratoires, des cancers et d’autres maladies, tardent à être mises en œuvre et les nombreuses visites des responsables politiques dans la région n’ont pas été suivies d’une amélioration notable de la situation. Au contraire : les Gabésiens, se sentant sacrifiés, s’impatientent et le font tapageusement savoir.  

Latif Belhedi

Le président Kaïs Saïed a effectué, hier soir, lundi 10 août 2026, une «visite surprise» dans le gouvernorat de Gabès, au sud-est de la Tunisie, pour faire le point sur la situation environnementale de la région et constater sur place les problèmes majeurs dont se plaignent les habitants, en particulier la pollution industrielle induite par les usines du Groupe chimique tunisien (GCT), qui produisent des engrais chimiques et rejettent quotidiennement dans l’air, le sol et la mer des tonnes de déchets chimiques très nocifs pour la santé et l’économie de la région.

Au cours de cette visite M. Saïed a souligné, selon l’agence officielle Tap, la nécessité d’adopter des «mesures immédiates et efficaces pour s’attaquer aux sources de pollution et en limiter les conséquences sur la population et l’environnement». Selon la même source, le président a réaffirmé que la situation environnementale à Gabès devait être traitée par une «intervention globale, capable d’agir tant sur les sources de la pollution que sur ses répercussions», tout en parlant de «solutions structurelles à long terme». L’objectif, a-t-il expliqué, est de mettre fin aux causes de l’urgence environnementale plutôt que de se limiter à en gérer les effets.

La «Tchernobyl de la Méditerranée»

A Gabès, ville de la côte sud-est de la Tunisie historiquement connue pour son oasis maritime, où prospéraient l’agriculture, la pêche et le tourisme, la situation environnementale et sanitaire a atteint un stade critique. Surnommée la «Tchernobyl de la Méditerranée», la région subit depuis des décennies l’impact de l’industrie lourde des phosphates.

L’origine de la crise environnementale de Gabès remonte à 1972, avec l’installation du pôle industriel du GCT, destiné à la transformation des phosphates en acide phosphorique et en engrais destinés à l’exportation.

Au fil des décennies, l’activité industrielle a eu un impact majeur sur l’environnement, notamment par le rejet en mer d’importantes quantités de phosphogypse — un résidu du traitement des phosphates contenant, entre autres, des métaux lourds, du fluor et des éléments radioactifs — ainsi que par des émissions atmosphériques de dioxyde de soufre, d’ammoniac et de composés fluorés.

La pollution a également affecté les ressources en eau, en raison de l’exploitation progressive des nappes phréatiques par le complexe industriel et de ses conséquences sur l’écosystème de l’oasis côtière.

La situation est revenue au cœur de l’actualité après des épisodes de forte pollution atmosphérique ayant provoqué, depuis septembre dernier, des intoxications et des hospitalisations : selon des sources locales, plus de 120 personnes ont nécessité des soins pour des symptômes tels que des difficultés respiratoires, des évanouissements ainsi que des irritations oculaires et des voies respiratoires.

La population au bord de la crise de nerfs

Par ailleurs, des associations écologistes et des militants organisent régulièrement des marches de protestation, à Gabès mais aussi à Tunis, devant le siège du GCT, pour dénoncer les conséquences de la pollution industrielle sur la santé des populations locales, notamment l’augmentation des pathologies respiratoires, des cancers et d’autres maladies.

Le mouvement écologiste «Stop Pollution» a organisé de nombreuses mobilisations pour réclamer la fin de la pollution industrielle et la délocalisation des installations du GCT. La pression croissante de la population a replacé la question environnementale de Gabès parmi les priorités de l’agenda institutionnel national. Kaïs Saïed avait déjà chargé un groupe de travail d’élaborer des propositions pour répondre en urgence à la crise environnementale dans la région. Le rapport final et les recommandations du groupe avaient été présentés au président en janvier 2026. Mais on attend toujours des mesures concrètes pour faire face au fléau de la pollution industrielle à Gabès.

Certaines annonces ont été faites ces derniers mois pour calmer la colère des habitants, mais elles sont davantage des déclarations d’intention que des décisions exécutives. Et les Gabésiens qui avaient espéré voir la visite du chef de l’Etat d’hier soir s’accompagner de la mise en route de mesures concrètes de lutte contre la pollution et ses conséquences socio-économiques en ont finalement eu pour leur frais. Beaucoup ont d’ailleurs scandé d’une seule voix au passage du président : «Le peuple veut le démantèlement des unités industrielles», détournant ainsi, ironiquement, le slogan de la campagne présidentielle de Saïed en 2019 : «Le peuple veut».

Jusque-là, on ne peut pas dire que les cris de détresse des Gabésiens ont été entendus ou que les visites des responsables dans la région aient été suivies d’une amélioration de leur situation. Il faut dire que pour l’Etat tunisien, la marge de manœuvre est très étriquée : la crise financière qu’il traîne depuis 2011 ne lui permet pas de se passer des recettes des exportations d’engrais chimiques. C’est la quadrature du cercle, en somme.

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Phosphate: le GCT mise sur TIFERT pour redonner de l’élan à la filière tunisienne

05. August 2026 um 11:52

Le Groupe chimique tunisien (GCT) a accueilli, le mardi 4 août 2026, une réunion consacrée à l’avenir de la Société tuniso-indienne des engrais (TIFERT). Des responsables du groupe, des représentants des partenaires indiens et l’ambassadrice de l’Inde en Tunisie ont pris part aux échanges afin d’évaluer les conditions d’une relance de cette coentreprise, confrontée à un arrêt prolongé de ses activités.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la volonté des deux pays de préserver un partenariat industriel stratégique autour de la valorisation du phosphate tunisien. Les discussions ont notamment porté sur les actions à engager pour permettre à TIFERT de retrouver progressivement sa capacité de production.

La coopération industrielle au cœur des discussions

Au cours de la réunion, les représentants du GCT et leurs partenaires indiens ont réaffirmé leur engagement à travailler conjointement pour le redémarrage de la société. D’autre part, les aspects techniques, financiers et organisationnels nécessaires pour accompagner cette relance ont été examinés.

Créée dans le cadre d’un partenariat entre la Tunisie et l’Inde, TIFERT est spécialisée dans la production d’acide phosphorique destiné principalement au marché indien. L’entreprise constitue un maillon important de la chaîne de transformation du phosphate, un secteur considéré comme stratégique pour l’économie tunisienne.

Un enjeu pour la filière phosphate et les investissements

Au-delà du redémarrage de TIFERT, cette initiative traduit la volonté des deux partenaires de consolider leur coopération industrielle sur le long terme. La remise en activité de cette unité permettrait de renforcer la valorisation locale du phosphate tunisien, tout en soutenant les exportations à destination de l’Inde.

Pour la Tunisie, la relance de TIFERT s’inscrit également dans le cadre d’une stratégie plus large de redynamisation de la filière phosphate. Cette entreprise pourrait contribuer à améliorer l’attractivité du secteur auprès des investisseurs et à conforter les partenariats internationaux autour des activités de transformation du phosphate tunisien.

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Engrais: Tunisiens et Indiens discutent de la relance de la société TIFERT

04. August 2026 um 15:40

Des responsables du Groupe chimique tunisien (GCT) et leurs partenaires indiens ont réaffirmé leur engagement à relancer les activités de la Société tuniso-indienne des engrais (TIFERT), confrontée depuis plusieurs années à d’importantes difficultés techniques et financières.

Une réunion de travail s’est tenue, mardi 4 août au siège du GCT à Tunis, sous la présidence de son PDG, Omar Bouzouada, également à la tête de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG), en présence de l’ambassadrice de l’Inde en Tunisie, Dr. Devyani Uttam Khobragade, de représentants du GCT, de la CPG ainsi que des partenaires indiens.

Lire aussi: La CPG suspend le transport de phosphate vers TIFERT

Un programme de reprise des activités de TIFERT a été examiné à cette occasion. Il comprend des mesures techniques, financières et organisationnelles destinées à permettre un retour progressif à un rythme normal de production. Les participants ont souligné, à cet effet, la nécessité d’une mobilisation conjointe de l’ensemble des partenaires tunisiens et indiens afin d’assurer la pérennité de l’entreprise.

La réunion intervient, selon un communiqué du CPG, dans un contexte marqué par les difficultés financières et opérationnelles auxquelles TIFERT est confrontée depuis plusieurs années, ayant entraîné un ralentissement de la production et fragilisé la continuité de ses activités sous l’effet de l’accumulation des contraintes financières et de l’alourdissement des engagements de la société.

Lire également : Tunisie – La TIFERT pourrait reprendre ses activités

Les concertations ont porté sur les moyens de restructurer la situation financière de l’entreprise, de mobiliser les ressources nécessaires à la reprise de la production et de préserver les emplois. Il s’agit aussi d’assurer la viabilité de cette unité industrielle stratégique, considérée comme un symbole du partenariat économique entre la Tunisie et l’Inde dans la valorisation du phosphate et la production d’acide phosphorique destiné principalement à l’exportation vers le marché indien.

L’initiative s’inscrit, selon la même source, dans le cadre des efforts déployés par les autorités tunisiennes pour préserver les entreprises industrielles stratégiques, renforcer la valeur ajoutée du secteur phosphatier et soutenir l’économie nationale, alors que le pays cherche à accroître sa production et à améliorer les performances de ses entreprises publiques et à participation mixte.

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Le Parlement adopte un accord de garantie pour l’importation d’engrais

29. Juli 2026 um 13:57

L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) vient d’approuver à 68 voix pour, 16 voix contre et trois abstentions, le projet de loi portant ratification de l’accord de garantie signé le 2 décembre 2025 entre la République tunisienne et l’International Islamic Trade Finance Corporation.

Cet accord, entériné par l’ARP, est lié à une opération de murabaha conclue avec le Groupe chimique tunisien (GCT) afin de financer l’importation d’engrais (n° 51/2026).

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Tunisie | Prêt de la Berd pour relancer le secteur du phosphate

29. Juli 2026 um 12:06

Vue de Carthage et de la Kasbah, la coupole du Bardo, siège de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), ne sert plus qu’à adopter les accords de prêts contractés par le gouvernement. Pour ce qu’elle coûte aux contribuables, au moins, elle sert à quelque chose, dirait l’autre : donner un semblant de vernis démocratique à des décisions régaliennes imposées par le pouvoir exécutif. Cela s’appelle une démocratie représentative… en trompe l’œil.

Pour ne pas déroger à une habitude bien installée dans leurs mœurs, les députés ont approuvé, mardi 28 juillet 2026, le projet de loi autorisant une garantie de l’État pour un prêt de 110 millions d’euros de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) à la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) pour relancer le secteur du phosphate, qui a perdu une grande partie de son poids dans l’économie nationale au cours des quinze dernières années. Le projet a été adopté par 58 voix pour, 9 abstentions et 13 voix contre.

Ce prêt est destiné à financer un programme global de modernisation des opérations minières et d’amélioration de la performance environnementale.

Lors de la séance plénière au Palais du Bardo, présidée par Ibrahim Bouderbala, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a exposé les détails du programme d’investissement, soulignant que «le financement permettra l’acquisition de nouveaux équipements miniers et la construction de l’usine Capsa», une unité de pointe dédiée au traitement des eaux usées par filtration à haute pression.

Ce prêt s’accompagne d’une subvention d’assistance technique de 7 millions d’euros ; le remboursement est échelonné sur 10 ans, incluant une période de grâce de 3 ans.

Selon le ministre, ce plan devrait accroître la capacité d’extraction de la CPG d’environ 30 %, tout en améliorant la qualité et la continuité de la production. Un volet important du projet porte sur la durabilité environnementale : le nouveau système permettra de porter le taux de réutilisation des eaux industrielles de 60 % à 90 %, réduisant ainsi la dépendance aux ressources en eaux souterraines dans un contexte de pénurie d’eau croissante.

Dans son intervention, M. Abdelhafidh a relevé que «la contribution du secteur des phosphates au produit intérieur brut (PIB) de la Tunisie a chuté, passant d’environ 4 % à 0,8 %», illustrant la gravité de la crise qui frappe l’une des sources historiques majeures d’exportation et de devises du pays. Le ministre a attribué ce recul à la vétusté des installations, aux difficultés d’approvisionnement en eau, à la situation financière précaire des entreprises publiques, dont la CPG, ainsi qu’à des problèmes structurels accumulés au fil du temps.

Le gouvernement, a-t-il expliqué, considère le recours à l’emprunt pour financer des investissements productifs comme un «choix nécessaire pour soutenir la croissance économique, l’emploi et la compétitivité». Et de souligner que le ratio de la dette publique tunisienne par rapport au PIB se maintient autour de 82 %, affirmant que «seule une augmentation de la production et du taux de croissance permettra une réduction progressive de ce fardeau»
L’un des moments forts du débat a porté sur la future structure industrielle de la chaîne de valeur du phosphate en Tunisie. Le ministre a confirmé la volonté du gouvernement de «préserver le caractère public des entreprises stratégiques du secteur», excluant toute privatisation. Il a également annoncé la nomination d’un PDG commun pour la CPG et le Groupe chimique tunisien (GCT) ; cette mesure vise à renforcer la coordination opérationnelle et pourrait, à terme, conduire à la fusion des deux entités, considérées comme complémentaires au sein d’une même chaîne industrielle.

Toutefois, de nombreux députés ont exprimé des réserves quant à la gestion du secteur, réclamant «davantage de transparence» sur les causes de la baisse de la production, la situation de l4endettement de la CPG et le rendement réel des financements garantis par l’État.

Plusieurs intervenants ont également plaidé pour une refonte globale de la gouvernance des entreprises publiques, la modernisation des infrastructures de transport du minerai, l’élaboration d’une stratégie sectorielle à long terme et des garanties renforcées concernant le respect des normes environnementales — en particulier dans la région de Gabès, qui pâtit depuis longtemps de la pollution liée à l’industrie des engrais.

L’approbation de ce prêt s’inscrit dans la stratégie plus large du gouvernement tunisien visant à relancer un secteur jugé vital pour la balance commerciale nationale. L’objectif affiché est de rétablir progressivement les capacités de production, de stimuler les exportations et de renforcer la contribution de l’industrie du phosphate à la croissance économique, grâce à des investissements dans les technologies d’extraction, la durabilité environnementale et la restructuration de la gouvernance des principales entreprises publiques du secteur.

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Vers une fusion entre le Groupe chimique tunisien et la CPG ? L’État prépare une refonte de la filière phosphate

29. Juli 2026 um 07:15

Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a indiqué qu’une fusion entre la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) et le Groupe chimique tunisien (GCT) était envisagée dans le cadre d’une vision de réforme déjà amorcée par la nomination d’un président-directeur général commun aux deux entreprises publiques.

Cette déclaration a été faite mardi devant l’Assemblée des représentants du peuple, lors de l’examen d’un accord de prêt de 110 millions d’euros accordé par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), accompagné d’une subvention de 7 millions d’euros destinée à financer des investissements au profit de la CPG.

Une gouvernance déjà unifiée

Le processus de rapprochement entre les deux sociétés a été engagé avec la publication du décret n°79 du 1er juin 2026, qui a nommé Omar Bouzouada à la tête de la CPG et du GCT. Cette gouvernance unifiée est perçue comme la première étape d’une intégration plus poussée de l’ensemble de la chaîne de valeur, de l’extraction du phosphate jusqu’à sa transformation industrielle.

Sans confirmer officiellement une fusion juridique, le ministre a laissé entendre que cette option faisait partie des scénarios étudiés pour améliorer l’efficacité et la compétitivité du secteur.

Un secteur stratégique qui a perdu de son poids

Lors de son intervention, Samir Abdelhafidh a réaffirmé que le phosphate demeure un secteur souverain pour la Tunisie et que le choix politique du gouvernement est de préserver les entreprises publiques tout en relançant leur activité.

Le ministre a rappelé l’ampleur du recul enregistré depuis 2011. Alors que le phosphate représentait auparavant environ 4 % du produit intérieur brut et entre 9 % et 12 % des exportations tunisiennes, sa contribution est aujourd’hui tombée à seulement 0,5 % du PIB et près de 3 % des exportations. Cette chute est attribuée à une combinaison de perturbations sociales, de difficultés logistiques, d’un sous-investissement prolongé et d’une baisse des capacités de production.

Une relance fondée sur les investissements

La restructuration de la filière s’inscrit dans une stratégie plus large de modernisation. Le prêt de 110 millions d’euros de la BERD financera notamment le renouvellement des équipements miniers, l’acquisition de nouveaux matériels d’exploitation ainsi que la mise en place d’installations de filtration permettant de réutiliser jusqu’à 90 % des eaux industrielles utilisées dans les opérations minières. Les autorités estiment également que ces investissements pourraient accroître la capacité d’extraction d’environ 30 %.

Lire aussi : Tunisie : Le phosphate vise 9,4 millions de tonnes en 2035, après une décennie de panne

Parallèlement, le GCT bénéficie d’un financement distinct de 120 millions de dollars destiné à sécuriser son approvisionnement en phosphate et à moderniser ses installations industrielles, portant à près de 230 millions d’euros et de dollars les financements internationaux récemment mobilisés pour la filière.

Un plan de relance à long terme

Au-delà des financements en cours, les responsables de la CPG et du GCT ont présenté en juin une stratégie intégrée visant à porter la production de phosphate marchand à 9,4 millions de tonnes à l’horizon 2035 grâce à un programme d’investissements évalué à 2,7 milliards de dinars. Cette feuille de route prévoit une meilleure coordination entre l’extraction, le transport et la transformation afin de restaurer la compétitivité internationale du phosphate tunisien.

Cette ambition s’inscrit également dans les objectifs du plan national de développement 2026-2030, qui fait de la relance du phosphate l’un des leviers de la croissance économique et des exportations.

La possible fusion entre la CPG et le GCT constituerait ainsi un tournant majeur dans l’organisation de l’une des principales filières industrielles du pays, avec l’objectif affiché de retrouver progressivement le rôle moteur qu’elle occupait autrefois dans l’économie tunisienne.

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ARP: près de 750 millions de dinars approuvés pour relancer la CPG et le GCT

23. Juli 2026 um 15:00

Le secteur tunisien des phosphates franchit une nouvelle étape dans son plan de redressement. La Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a approuvé trois projets de loi autorisant l’État à garantir des financements internationaux destinés à la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) et au Groupe chimique tunisien (GCT), selon une dépêche de l’agence TAP.

L’opération représente près de 750 millions de dinars. Elle comprend un prêt de 110 millions d’euros accordé par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) à la CPG, ainsi que deux financements totalisant 120 millions de dollars mobilisés auprès de la Société internationale islamique de financement du commerce (ITFC) au profit du GCT.

Pour la CPG, ces ressources serviront à moderniser les installations de production. Le programme prévoit le renouvellement d’une partie du matériel d’extraction, l’installation de nouvelles unités de filtration et la mise à niveau de plusieurs équipements afin d’améliorer les performances industrielles et de réduire les coûts d’exploitation.

Le financement couvre également le projet CAPSA, une unité de traitement des eaux industrielles. Son objectif est de porter le taux de réutilisation des eaux usées de 60 % à plus de 90 %. Dans le bassin minier, où les ressources en eau sont limitées, cette amélioration doit permettre de diminuer la consommation d’eau liée aux activités minières.

Le GCT utilisera, de son côté, les financements de l’ITFC pour acheter du soufre et de l’ammoniac, deux matières premières indispensables à la fabrication des engrais. L’objectif est de sécuriser les approvisionnements, dans un contexte marqué par la volatilité des prix internationaux, et d’assurer la continuité de la production.

Selon le ministère de l’Industrie, ces financements s’inscrivent dans le programme de réforme du secteur des phosphates. Les investissements prévus devraient permettre à la CPG d’augmenter sa capacité d’extraction d’environ 30 % au cours des prochaines années.

Longtemps considéré comme l’un des moteurs des exportations tunisiennes, le secteur des phosphates a vu sa production reculer ces dernières années sous l’effet de difficultés sociales, logistiques et d’un sous-investissement des infrastructures. La remise à niveau des équipements et la sécurisation de l’approvisionnement des unités de transformation constituent donc deux leviers essentiels pour retrouver un rythme de production plus stable.

Après l’approbation de la commission parlementaire, la concrétisation de ces investissements dépendra désormais de leur mise en œuvre sur le terrain et de leur capacité à produire les résultats attendus sur la production et les exportations.

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Golf von Gabès: Das Meer könnte sich innerhalb eines Jahres erholen

23. Oktober 2025 um 14:31

Die Umweltkrise in Gabès erreicht einen Wendepunkt. Während die Stadt einen historischen Generalstreik gegen die Umweltverschmutzung durch die Groupe Chimique Tunisien (GCT) erlebt, stellt der Mehr

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