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Finance verte et premier bilan carbone : l’année 2024 d’Amen Bank en chiffres

12. Februar 2026 um 16:50

Avec 94 millions de dinars consacrés à des financements à dimension environnementale, Amen Bank inscrit l’exercice 2024 dans une dynamique marquée par la transition énergétique et la transparence climatique. L’établissement publie à cette occasion son premier bilan carbone couvrant l’ensemble de son réseau.

Banque privée tunisienne dotée d’un capital social de 174,6 millions de dinars, Amen Bank opère à travers 148 agences et cinq centres d’affaires. En 2024, elle a participé au financement de dix des treize projets retenus dans le cadre du cinquième appel à projets soumis au régime d’autorisation du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie. Ces opérations, déployées à Sidi Bouzid et Médenine, représentent une capacité installée de 17 mégawatts pour un investissement global de 37 millions de dinars.

La banque a également accompagné le premier projet tunisien d’autoconsommation électrique privé à privé. Implantée à Kairouan, la centrale solaire photovoltaïque affiche une puissance de 100 mégawatts, mobilise 300 millions de dinars et devrait produire plus de 180 gigawattheures par an.

Au total, 23 projets ont été soutenus durant l’année, dont 22 relevant des énergies renouvelables et un consacré à l’efficacité énergétique. L’encours vert atteint 94 millions de dinars pour un volume d’investissement global de 186 millions de dinars, réparti entre 60 millions destinés aux entreprises corporate et 34 millions aux PME. La banque a en outre structuré son premier Sustainability-Linked Loan de 40 millions de dinars, intégré dans un programme d’investissement de 112 millions dédié à l’amélioration de la performance énergétique.

Un fonds de 25 millions d’euros, créé en partenariat avec l’Agence italienne pour la coopération et le développement (AICS), appuie la transition écologique dans la pêche et l’aquaculture via des subventions comprises entre 3 000 et 70 000 euros.

Un premier inventaire carbone dominé par le scope 3

Pour la période du 1er janvier au 31 décembre 2024, le bilan carbone fait ressortir 198 774 tonnes d’équivalent CO₂, avec une incertitude évaluée à 36 %. Le périmètre couvre le siège, les 148 agences et les cinq centres d’affaires.

Les émissions indirectes (scope 3) concentrent 97,9 % du total, soit 194 522 tonnes d’équivalent CO₂, principalement liées au transport de fonds, aux achats, aux immobilisations et aux déplacements professionnels. Les émissions associées à l’énergie achetée (scope 2) atteignent 3 981 tonnes (2 %), tandis que les émissions directes (scope 1) s’établissent à 271 tonnes (0,1 %).

Les agences représentent 79 % des émissions recensées, contre 21 % pour le siège. Le transport de fonds constitue la principale source avec 180 977 tonnes d’équivalent CO₂ (91 % du total) et une incertitude de 40 %. Les trajets domicile-travail totalisent 7 449 tonnes (3,7 %).

Amen Bank a rejoint le Partnership for Carbon Accounting Financials (PCAF), qui regroupe plus de 500 institutions financières et impose la publication de l’empreinte carbone des activités financières selon un standard aligné sur l’Accord de Paris. En 2024, l’établissement a également été distingué par Global Banking and Finance comme « Meilleure Banque Verte en Tunisie ».

Gestion environnementale et indicateurs opérationnels

Un accord conclu avec l’Agence nationale de maîtrise de l’énergie (ANME) prévoit l’optimisation des systèmes de climatisation, l’amélioration du facteur de puissance, la réduction de la consommation d’éclairage et la mise en place d’une gestion technique des bâtiments.

Sur l’exercice, la consommation électrique s’élève à 6 863 657 kWh, la consommation de carburant à 975 litres et celle d’eau à 1 068 710 litres. L’intensité des émissions atteint 22 843 mégajoules par employé.

Les déchets générés totalisent 174,63 tonnes. Parmi eux, 50,89 tonnes proviennent du siège et des agences, correspondant à 25 613 kilogrammes d’équivalent CO₂. Le recyclage a porté sur 14 tonnes de papier, dont 13 000 kilogrammes collectés et traités, permettant d’éviter 0,28 tonne de CO₂ équivalent. La banque privilégie l’utilisation de papier certifié FSC et EU Ecolabel.

Résultats financiers et données sociales

En 2024, le produit net bancaire atteint 566,5 millions de dinars (+4,91 %), le chiffre d’affaires 1 209,9 millions (+5,60 %) et le résultat net 229,9 millions (+18 %). Le total bilan s’établit à 11 855,7 millions de dinars (+7,82 %), tandis que les créances sur la clientèle atteignent 7 299,5 millions (+1,86 %).

Le coefficient d’exploitation ressort à 40 %, contre 39,76 % en 2023. Le rendement moyen des actifs s’élève à 2 % et celui des fonds propres à 17,1 %. Les capitaux propres atteignent 1 574 millions de dinars et les fonds propres nets 1 767,6 millions. Le ratio de capital s’établit à 16,17 %, dont 12,20 % en tier 1. Le ratio de liquidité à court terme atteint 160,2 % et le ratio crédits/dépôts 99,9 %. Le taux de créances classées est de 9,62 %, avec un taux de couverture de 73,34 % et un taux de couverture des engagements de 8,71 %. Les provisions et agios réservés totalisent 973 millions de dinars.

Au 31 décembre 2024, l’effectif compte 1 128 collaborateurs (952 CDI, 175 CDD et 1 CIVP), contre 1 133 un an plus tôt. Les cadres et cadres supérieurs représentent 890 personnes, soit un taux d’encadrement de 86,4 %. La répartition est de 59 % d’hommes et 41 % de femmes.

Le taux de rotation atteint 7,5 %, avec 85 recrutements et 86 départs, dont 66 départs à la retraite. Le ratio de stabilité est de 83,7 %. Les femmes occupent 5,5 % des sièges dans les instances de gouvernance et 8 % des comités du Conseil d’administration.

Les dépenses de formation s’élèvent à 0,74 million de dinars. L’Académie interne a assuré 1 167 heures, complétées par 3 750 heures de formations internes et externes, soit 3 heures et 19 minutes par employé. Les crédits sur fonds social totalisent 11 millions de dinars, dont 3,84 millions pour l’habitat. Les financements sur ressources ordinaires représentent 25,8 millions via la direction des ressources humaines et 11,75 millions via le pôle banque de détail. Le service de médecine du travail a réalisé 861 interventions et trois accidents du travail ont entraîné 84 journées perdues.

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Réglementation de change : 12 % des startups perdent des clients et des opportunités

12. Februar 2026 um 15:28

Une étude présentée par le professeur Kamel Ghazouani révèle un décalage entre le cadre réglementaire actuel et les besoins réels des startups. Les procédures administratives et les exigences documentaires constituent les principaux obstacles pour 74 % des entreprises interrogées.

Le professeur universitaire et expert Kamel Ghazouani a présenté ce mercredi 12 février 2026, lors de la clôture du programme régional « From Innovation to Creation » organisé par l’IACE en partenariat avec SPARK au siège de l’IACE, les résultats d’une enquête intitulée « Perception des startuppeurs vis-à-vis de la réglementation de change et du Startup Act 2.0 ». L’étude, menée entre fin 2025 et début 2026, couvre un échantillon de 298 startups sur les 1 150 recensées en Tunisie.

Selon les données présentées, l’écosystème tunisien compte 1 150 startups ayant une valeur cumulée de 750 millions de dinars et générant environ 10 000 emplois. La répartition sectorielle montre que : 20 % de ces entreprises évoluent dans les activités de logiciels et services professionnels; 9,4 % dans la technologie de la santé; et 6 % dans les FinTech.

Par technologie, 37 % se concentrent sur le développement de plateformes et 8 % dans l’intelligence artificielle. Le secteur tech contribue à hauteur de 11 % au PIB tunisien, avec 52 % des startups orientées vers l’export. Si 46 % du chiffre d’affaires de ces entreprises est réalisé en Tunisie, 82 % est généré à l’étranger.

Un cadre réglementaire perçu comme peu pertinent

L’enquête révèle que 56 % des startuppeurs jugent que le code de change en vigueur n’a pas d’impact significatif sur leur activité ou déclarent ne pas être concernés par ses dispositions. Seuls 31 % considèrent les mesures actuelles comme un atout. Cette perception s’explique notamment par l’orientation des activités, les startups tournées vers le marché local exprimant moins d’intérêt pour les dispositions relatives à la convertibilité courante, aux transferts de revenus ou au rapatriement des dividendes.

Concernant la convertibilité courante, 43 % des startuppeurs déclarent ne pas être concernés par la possibilité d’effectuer certaines opérations courantes en devise; contre 33 % qui estiment cette mesure pertinente. Cette proportion varie selon les secteurs, avec 57 % des acteurs du commerce qui se disent non concernés. Pour la garantie des transferts de revenus, 56 % ne se sentent pas concernés. Tandis que 23 % y voient un atout. La notion de résidence des personnes physiques et morales laisse indifférents 60 % des répondants. Seuls 17 % la considérant comme un atout. Le rapatriement des dividendes n’intéresse pas 44 % des startups, bien que 38 % le perçoivent positivement.

Le dispositif de sanctions se démarque en revanche par une perception plus favorable. Avec 46 % des startuppeurs qui le jugent comme un atout à renforcer, contre 33 % qui estiment ne pas être concernés.

Les problèmes rencontrés dans l’application de la réglementation touchent principalement les procédures administratives et les exigences documentaires. L’étude identifie 74 % des startups confrontées à des démarches jugées longues et complexes ou à des documents requis inadaptés aux réalités de leurs modèles économiques. Plus précisément, 44 % des entreprises interrogées signalent des difficultés dans l’ouverture d’un compte en devise ou la réalisation d’opérations internationales. Et 207 startups sur 198 répondantes pointent du doigt la lourdeur des documents exigés.

Les délais d’attente pour les autorisations F1 et F2 constituent un problème pour 39 % des startups. Tandis que 32 % font état de difficultés dans le paiement des fournisseurs étrangers. Les procédures concernant la sortie de devises touchent 28 % des répondants. Alors que 19,3 % rencontrent des blocages dans leurs relations avec les banques. L’inadéquation de l’allocation de devises pour les voyages affecte 5 % des entreprises et 17 % évoquent des blocages bancaires jugés injustifiés.

L’analyse sectorielle distingue trois catégories. Les secteurs fortement exposés aux problèmes regroupent la technologie, les FinTech et le commerce international, activités fortement internationalisées. Les secteurs moyennement exposés incluent la santé et les services, qui nécessitent un recours occasionnel à l’international. Enfin, les activités orientées vers le marché local, telles que l’agriculture, l’artisanat et l’architecture se déclarent moins affectées.

Des impacts concrets sur l’activité

Les obstacles réglementaires se traduisent par des conséquences directes sur les opérations des startups. L’enquête révèle que 19,1 % des entreprises rencontrent des difficultés de trésorerie liées aux problèmes identifiés. La perte de clients et d’opportunités commerciales touche 12,2 % des répondants; tandis que 7,7 % ont dû annuler des opérations. Par ailleurs, 6 % des startups déclarent avoir renoncé à des activités à l’international en raison des contraintes administratives.

Ces impacts varient selon les secteurs d’activité. Le secteur de la technologie apparaît particulièrement affecté par les difficultés de trésorerie; alors que 13,3 % des startups actives dans la santé signalent des retards ou des annulations d’opérations. Aucun impact significatif n’est en revanche constaté dans le secteur de la santé pour 14,3 % des entreprises interrogées.

L’enquête identifie cinq formes d’attente pour un futur Startup Act 2.0. La simplification des démarches administratives arrive en tête des priorités, avec une demande forte pour la digitalisation et l’accélération des procédures. La facilitation des financements constitue le deuxième axe majeur, les startuppeurs réclamant un meilleur accès aux fonds et investisseurs.

Le besoin d’un accompagnement spécialisé figure également parmi les attentes structurantes, les entrepreneurs souhaitant un écosystème plus pédagogique avec davantage de formation spécialisée et de mentorat. Les attentes spécifiques à l’international portent sur l’assouplissement des autorisations, procédures, licences et obligations. Enfin, la réduction des délais constitue un enjeu central, la notion de rapidité revenant fréquemment dans les réponses recueillies.

Des pistes inspirées des expériences internationales

L’étude propose des orientations basées sur les modèles de Singapour, de la France, de l’Allemagne et de la Corée du Sud. Ces expériences reposent sur quatre piliers principaux : la résolution des problèmes liés au capital et au financement; l’adaptation des règles et de la juridiction; la simplification de la réglementation et des démarches administratives; et la définition d’une stratégie sectorielle claire.

Concernant le financement, l’étude suggère la création d’un fonds public co-investisseur en devises. Sur le plan réglementaire, la possibilité de créer des zones startups à contrôle de change allégé est évoquée. En matière d’innovation, trois priorités sectorielles sont avancées : les FinTech, les GreenTech et l’intelligence artificielle.

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Gabès : le tribunal reporte l’examen de l’affaire contre le Groupe chimique tunisien

12. Februar 2026 um 11:55
Le tribunal de première instance de Gabès a reporté au 26 février 2026 l’examen de l’affaire en référé contre le Groupe chimique tunisien (GCT).
Cette procédure d’urgence, initiée par la section régionale de l’Ordre des avocats, vise à obtenir l’arrêt immédiat de la production du complexe chimique, en attendant l’exécution effective de la décision de démantèlement et de délocalisation de l’installation du GCT.
Du reste, un petit groupe de citoyens et de militants écologistes s’est rassemblé devant le palais de justice pour exiger une accélération du processus judiciaire.

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« From Innovation to Creation » : quatre ans pour refaçonner l’écosystème MENA

12. Februar 2026 um 11:28

Le 12 février 2026, l’IACE a accueilli à Tunis la cérémonie de clôture du programme « From Innovation to Creation », financé par la Commission européenne et mis en œuvre sur quatre ans en Tunisie, au Liban, en Palestine et en Jordanie. Cet événement régional a réuni les représentants des partenaires institutionnels et les acteurs de l’écosystème entrepreneurial pour dresser le bilan d’un programme visant à renforcer les organisations de soutien à l’innovation, améliorer la compétitivité des startups et contribuer à l’amélioration du cadre réglementaire.

Fidelma O’Shaughnessy, responsable de l’équipe de coopération économique régionale à la Commission européenne au sein de la Direction générale MENA, a rappelé l’importance de l’innovation comme moteur de transformation des sociétés européennes et méditerranéennes. Elle souligne que « l’innovation ne vit pas dans un vacuum » et nécessite un environnement propice, des réseaux de soutien et un accès aux financements pour permettre aux entreprises de prospérer dans une économie mondialisée.

Le programme « From Innovation to Creation », lancé en 2022 en collaboration avec SPARK, et l’IACE, s’est attaché à répondre aux défis structurels de l’écosystème entrepreneurial : lourdeurs bureaucratiques, accès limité au capital, faible représentation des associations d’entrepreneurs et absence de mise en relation systématique avec les investisseurs.

Mme O’Shaughnessy a souligné les résultats obtenus : 85 organisations de soutien à l’innovation ont bénéficié d’opportunités de formation et de mise en réseau dans les quatre pays partenaires. Ces structures sont désormais mieux équipées pour accompagner les entrepreneurs dans la gestion de l’innovation, l’approvisionnement technologique et l’élaboration de plans d’affaires, notamment dans les secteurs de l’économie sociale et verte.

Le programme a également privilégié le soutien aux entrepreneurs issus de catégories sous-représentées : 240 entreprises ont reçu des formations et un accompagnement en compétences numériques. Tandis que 120 entrepreneurs en zones rurales ont bénéficié de services d’accès au marché. Par ailleurs, 100 entreprises ont été soutenues financièrement à hauteur de 1,3 million d’euros.

Malgré les contextes difficiles en Palestine et au Liban, le programme a permis la création de trois entreprises en Palestine et le développement de dix entreprises au Liban. Smart Capital a facilité la mise en relation avec des investisseurs providentiels, permettant à sept entreprises de lever plus d’un million d’euros. Certaines startups accompagnées, notamment dans le secteur créatif au Liban, ont pu étendre leurs activités vers les marchés du Golfe.

La dimension régionale du programme a été mise en avant par Mme O’Shaughnessy, qui a cité en exemple l’échange entre la Palestine et la Tunisie autour du cadre législatif du Startup Act tunisien. L’un des partenaires, DOT, a facilité un apprentissage régional auprès de 25 organisations et établi le programme de coopération régionale BridgeUp entre quatre structures de chacun des pays partenaires.

L’ancrage local et la nécessité d’agilité réglementaire

De son côté, Majdi Hassan, directeur exécutif de l’IACE, a insisté sur le défi que représentait la transition de l’écosystème tunisien vers une phase de consolidation post-création. Il estime que le véritable enjeu réside moins dans la génération d’idées ou la mise en place de mécanismes de soutien que dans la capacité à les mettre en œuvre de manière effective.

Il a souligné que le programme a permis de démontrer l’existence de startups tunisiennes de qualité, compétitives à l’échelle internationale, et de professionnaliser l’écosystème d’accompagnement. Il a toutefois pointé les obstacles réglementaires persistants, notamment en matière de code des changes et de bureaucratie, qui freinent la concrétisation des projets entrepreneuriaux.

Pour le directeur de l’IACE, le programme illustre la nécessité d’adapter les cadres réglementaires aux réalités de l’innovation. « L’important, ce n’est pas d’avoir des idées. Nous avons beaucoup de jeunes qui ont eu de bonnes idées. Mais pouvoir réaliser son rêve et pouvoir le mettre en application, c’est au-delà de la personne et de sa volonté. C’est vraiment tout l’écosystème, toutes les réglementations qui doivent être agiles et qui doivent le permettre », a-t-il déclaré.

Cette problématique de la mise en œuvre et de l’agilité institutionnelle constituera, selon M. Hassan, l’un des sujets prioritaires pour l’IACE dans les années à venir.

Un bilan et des perspectives pour la transformation systémique

Mourad Hentati, représentant de SPARK, a présenté le programme comme une initiative visant à agir à trois niveaux complémentaires. A savoir : le renforcement des capacités des organisations de soutien à l’innovation; l’amélioration de la compétitivité et de l’internationalisation des startups et PME; et la promotion d’un dialogue fondé sur des données probantes pour améliorer les politiques et le cadre réglementaire de l’entrepreneuriat.

Les résultats obtenus dépassent les attentes initiales, affirme M. Hentati. Mais il formule toutefois une réflexion critique sur les conditions de transformation économique. « Après ces quatre années, la vraie question n’est plus de savoir si l’innovation fonctionne, mais si nos institutions, nos politiques et nos marchés sont prêts à la laisser transformer l’économie », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre que les freins à l’innovation ne résident ni dans l’absence de talents, ni dans le manque d’idées, mais dans la lenteur des transformations systémiques. « Les écosystèmes d’innovation dans notre région ne sont pas en difficulté en raison d’un manque de startups. Ils sont en difficulté parce que les institutions de l’écosystème ne se transforment pas assez rapidement », a-t-il affirmé.

En outre, M.Hentati a insisté sur la nécessité d’évaluer le programme non seulement à l’aune de ses résultats quantitatifs, mais également par les transformations de mentalités, le renforcement institutionnel, l’influence sur les politiques publiques et la restauration de la confiance des acteurs économiques.

Et le représentant de SPARK de s’interroger sur l’avenir de l’innovation dans la région : « Est-ce que nous allons évoluer plus rapidement sur le plan institutionnel ? Est-ce que nous allons prendre ce changement systémique au sérieux ? Est-ce que nous allons confier un pouvoir décisionnel réel aux acteurs locaux ? Est-ce que nous allons choisir la coopération plutôt que la fragmentation ? »

Au final, il estime que l’avenir de l’innovation dans la région ne dépend pas des projets isolés, mais de l’action collective.

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Tunisie : vaste campagne de recrutement d’enseignants

12. Februar 2026 um 10:05

Le ministère de l’Education lance une vaste campagne de recrutement d’enseignants. Un concours externe est organisé pour intégrer de nouveaux professeurs dans les cycles secondaire et technique, avec des examens programmés à compter du 13 avril 2026.

D’après un texte officiel paru le 11 février 2026 au Journal officiel de la République tunisienne (JORT), les postulants devront respecter un calendrier strict. L’enregistrement sur la plateforme numérique dédiée constitue une étape incontournable, avec une date butoir fixée au 14 mars prochain. Les candidats enseignants disposeront ensuite d’un délai jusqu’au 27 mars pour transmettre leurs dossiers physiques aux directions régionales de l’éducation de leur ressort.

Les évaluations écrites s’étaleront sur plusieurs journées consécutives à partir de la mi-avril.

Une offre concentrée sur les disciplines scientifiques et littéraires

Le volume des recrutements atteint 1 630 postes, ventilés selon les besoins disciplinaires des établissements. Les mathématiques arrivent en tête avec 390 places, suivies de l’arabe (320), des sciences physiques (185) et de l’éducation islamique (180). Le secteur technique mobilise 165 opportunités.

Les sciences humaines représentent 95 postes en histoire-géographie. Tandis que les sciences naturelles en comptent 65. Le français et l’éducation civique proposent chacun 50 places, la philosophie 40. Les spécialités techniques – mécanique et électricité – offrent 25 postes chacune. Enfin, la gestion et l’économie ferment la liste avec 20 postes par discipline.

Cette initiative vise à consolider l’encadrement pédagogique sur l’ensemble du territoire national, aussi bien dans les lycées généraux que dans les établissements à vocation professionnelle.

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Expo Osaka 2025 : plus de 630 000 Japonais ont découvert le pavillon tunisien

11. Februar 2026 um 15:25

Le bilan de la participation tunisienne à l’Exposition universelle clôturée en octobre dernier révèle une fréquentation significative et des retombées économiques prometteuses. Les visiteurs nippons ont passé en moyenne plus de 30 minutes dans l’espace tunisien, bien au-delà des standards pour ce type d’événement.  

Mourad Ben Hassine, commissaire général de la délégation tunisienne et directeur général du CEPEX, a communiqué ces chiffres mercredi 11 février 2026 lors d’une session de bilan organisée à Tunis. La durée de visite enregistrée contraste avec la conception habituelle de ces espaces, généralement prévus pour des parcours rapides. Le pavillon a servi de vitrine au patrimoine civilisationnel, traditionnel et culturel tunisien, permettant aux visiteurs japonais d’appréhender les spécificités nationales à travers une scénographie dédiée. L’exposition s’est déroulée du 13 avril au 13 octobre 2025 à Osaka, dans la région du Kansai.

Des événements satellites aux retombées multiples

Parallèlement à l’exposition principale, plusieurs manifestations économiques ont été orchestrées. La valorisation des produits du terroir et locaux ainsi qu’une semaine thématique consacrée au tourisme tunisien, programmée du 29 septembre au 1er octobre 2025, devraient générer des impacts touristiques, économiques et sociaux, selon Ben Hassine.

Des échanges commerciaux concrets ont émergé entre opérateurs tunisiens et japonais dans plusieurs filières : énergies renouvelables, gestion hydraulique, produits du terroir comme l’huile d’olive et les dattes. Une délégation japonaise se trouve actuellement en Tunisie pour collaborer avec de jeunes Tunisiens sur le développement et la promotion de ces productions locales, a précisé le responsable.

Un dispositif de suivi pour pérenniser les acquis

La Chambre mixte tuniso-japonaise et les autorités tunisiennes prévoient d’organiser forums et ateliers afin d’assurer la continuité et la concrétisation des résultats obtenus durant l’Expo Osaka 2025.

Nacef Belkhiria, président de la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-japonaise, plaide pour un approfondissement du partenariat stratégique entre les deux pays. Il estime que la Tunisie doit proposer des incitations compétitives face à la concurrence régionale. Le pays dispose d’atouts attractifs pour les investisseurs nippons : capital humain qualifié, expertise en intelligence artificielle, services et applications informatiques.

Objectifs stratégiques de la participation

Ben Hassine avait préalablement défini les ambitions de cette présence tunisienne : établir des partenariats équilibrés, valoriser l’offre nationale en biens et services, générer de nouvelles opportunités commerciales et capter des investissements dans l’innovation, la science et la technologie.

La promotion du tourisme local figurait également parmi les priorités, tout comme le positionnement de la Tunisie en tant que plateforme de transfert de connaissances et de technologies vers d’autres nations africaines, tirant parti de sa localisation géographique stratégique.

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Coopération Tunisie-Suède : cap sur la modernisation du commerce des services

11. Februar 2026 um 14:48

La Suède cofinance un projet pour libéraliser le commerce des services en Tunisie.

L’Agence suédoise de coopération internationale (Sida) finance, en partenariat avec la Banque mondiale, une initiative visant à lever les entraves aux échanges de services, secteur jugé stratégique pour la modernisation économique tunisienne et la création d’emplois.

Un dispositif pour fluidifier les transactions commerciales

Le projet « Commerce des services pour le développement », mené conjointement par la Banque mondiale et le ministère tunisien du Commerce, a pour objectif d’identifier puis de supprimer les barrières qui freinent actuellement les flux commerciaux de services. L’enjeu : créer un cadre plus compétitif et favorable à la croissance économique.

Cette semaine, l’ambassadeur de Suède Cecilia Wramsten a accueilli une délégation de la Banque mondiale chargée du programme. La rencontre s’inscrit dans le suivi opérationnel de cette coopération tripartite entre Stockholm, l’institution financière internationale et Tunis.

Le secteur des services présenté comme un levier de modernisation

Un atelier thématique a rassemblé représentants des administrations publiques et acteurs privés tunisiens. Lors de la session inaugurale, le chef de mission adjoint suédois Joakim Svahn a défendu le commerce des services comme vecteur de transformation économique et générateur d’opportunités pour le pays.

Dans son intervention, le diplomate a réaffirmé l’engagement de la Suède à accompagner ses partenaires tunisiens dans la valorisation du potentiel économique national, la stimulation de l’emploi et l’établissement de liens économiques pérennes entre les deux nations.

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Tokyo rend hommage à la Constitution tunisienne de 1861

11. Februar 2026 um 13:39

À l’occasion du 70ᵉ anniversaire des liens diplomatiques entre les deux pays, un universitaire japonais a consacré une conférence à ce texte fondateur, première charte constitutionnelle moderne de l’espace arabe et islamique.

Masatoshi Kisaichi, professeur à l’Université Sophia de Tokyo, a animé mardi une session d’analyse historique centrée sur la portée novatrice de la Constitution tunisienne de 1861. Son intervention, intitulée « Les contributions de la Tunisie à la pensée réformatrice : la Constitution de 1861 comme exemple », a retracé les dynamiques intellectuelles et politiques qui ont conduit à l’adoption de ce cadre juridique précurseur.

L’événement, organisé conjointement par la représentation diplomatique tunisienne au Japon et l’Association d’amitié Japon-Tunisie, a rassemblé chercheurs nippons spécialisés dans les mouvements de modernisation au Moyen-Orient ainsi que les membres de l’association bilatérale. L’initiative s’inscrit dans la commémoration des sept décennies de relations officielles entre Tunis et Tokyo.

La Tunisie présentée comme avant-garde constitutionnelle

L’universitaire japonais a mis en exergue le caractère pionnier de la démarche tunisienne au sein du monde arabo-musulman, soulignant comment le pays avait devancé ses voisins dans la formalisation d’un système constitutionnel moderne. Son exposé a détaillé les séquences historiques du mouvement réformiste tunisien du XIXᵉ siècle, contextualisant l’émergence de ce texte dans un environnement régional encore largement étranger à de telles innovations institutionnelles.

L’ambassade tunisienne à Tokyo a relayé l’information via ses plateformes numériques, témoignant de l’attention que les cercles académiques japonais portent à l’expérience tunisienne en matière de transformation institutionnelle. Cette manifestation illustre la curiosité persistante du milieu universitaire nippon pour les trajectoires de modernisation dans le monde arabe.

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Cotisations syndicales : l’UGTT se tourne vers le paiement électronique

11. Februar 2026 um 11:36

La centrale syndicale explore des alternatives technologiques pour maintenir la collecte des cotisations après la suspension du système de retenue à la source dans le secteur public. Une transition qu’elle qualifie de provisoire.

Les instances dirigeantes de l’UGTT  ont examiné mardi le recours aux plateformes de paiement électronique comme substitut au mécanisme de prélèvement direct sur les bulletins de paie. Cette orientation vise à compenser l’interruption des versements automatiques, selon Sami Tahri, secrétaire général adjoint et porte-parole de l’organisation.

La commission administrative nationale, réunie en session ordinaire, a validé le principe d’adhésion volontaire assorti de moyens de règlement dématérialisés. Les cartes bancaires et les applications intelligentes figurent parmi les outils envisagés pour assurer la continuité des flux financiers issus des contributions syndicales.

Une suspension jugée contraire aux normes internationales

L’arrêt du système de retenue à la source par les administrations et entreprises publiques constitue, aux yeux du responsable syndical, un recul face à un acquis historique. Il invoque les conventions 151 et 87 de l’Organisation internationale du travail, qui prévoient des facilitations pour les structures syndicales dans l’exercice de leur mission de défense des salariés.

Les établissements publics ont cessé simultanément de prélever les montants et de les transférer sur les comptes de la centrale syndicale. Cette rupture affecte directement les travailleurs et fonctionnaires affiliés aux syndicats membres de l’UGTT.

Maintien des cotisations malgré le changement de procédure

Tahri a écarté toute hypothèse de gel du mécanisme d’affiliation à l’organisation. Les contributions des adhérents du secteur public et de la fonction publique demeureront en vigueur, précise-t-il dans sa déclaration à l’agence TAP.

La commission administrative a passé en revue plusieurs dispositifs de remplacement avant d’opter pour cette solution transitoire. L’objectif affiché reste le rétablissement du prélèvement direct à terme, le passage par les canaux numériques n’étant conçu que comme une étape intermédiaire.

Cette reconfiguration des modalités de collecte intervient alors que la centrale syndicale cherche à préserver l’équilibre de ses ressources financières et à garantir la pérennité de son fonctionnement face à la modification imposée par les employeurs publics.

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S&P alerte : le secteur bancaire tunisien freiné par l’inertie et les prêts non performants

11. Februar 2026 um 10:43

Les institutions bancaires tunisiennes s’enlisent dans une crise de rentabilité alors que le secteur financier africain affiche des signaux encourageants pour 2026. L’analyse de S&P Global Ratings, publiée sous le titre « Africa Banking Outlook 2026: Favorable Conditions Support Loan Growth and Asset Quality », met en lumière le blocage du système bancaire tunisien, coincé entre l’inertie réformatrice et l’accumulation de prêts non performants.

L’agence de notation anticipe une conjoncture largement bénéfique pour l’essentiel des réseaux bancaires du continent durant l’exercice 2026. L’Égypte, le Maroc et le Nigeria devraient connaître une croissance soutenue de leur activité bancaire, quand l’Afrique du Sud s’oriente vers un redressement plus progressif. Cette embellie s’explique par des politiques de modernisation économique, un effort accru dans les projets d’infrastructure et l’accélération de la demande intérieure.

Si les turbulences géopolitiques constituent un élément de préoccupation pour les zones en développement, leur impact sur les indicateurs macroéconomiques africains demeure jusqu’ici limité, même si la fragilité face aux secousses mondiales persiste.

Un système bancaire tunisien englué dans ses faiblesses

La situation tunisienne tranche radicalement avec cette tendance continentale. L’agence américaine note explicitement que « le manque de transformations économiques d’envergure compromet les horizons » du pays. Les institutions financières tunisiennes, à l’instar de leurs consœurs marocaines, présentent des proportions de prêts douteux supérieures à la norme observée sur le continent, témoignant d’un stock d’engagements défaillants qui grève leurs comptes.

Le document souligne par ailleurs les retards accusés dans l’évolution du dispositif réglementaire. Une purge efficace des actifs dégradés nécessiterait, selon S&P, un arsenal juridique plus flexible autorisant des pratiques d’effacement de créances plus énergiques.

Entre fragilité durable et recours systématique à la banque centrale

En dépit de ces dysfonctionnements organisationnels et d’un niveau de risque onéreux, l’institution prévoit néanmoins que les groupes bancaires tunisiens conserveront une profitabilité globalement constante. Cette projection contraste avec le Nigeria et l’Égypte, où un recul des marges est prévu suite à la détente des taux directeurs, alors que les acteurs marocains et sud-africains devraient consolider leurs positions.

Concernant les modalités de financement, si la collecte auprès de la clientèle constitue le pilier de liquidité pour l’ensemble des banques africaines, les structures tunisiennes se caractérisent par un recours persistant aux mécanismes de refinancement de la Banque Centrale

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Tunisie : Fin de mission pour Sami Ben Jannet à la tête de l’ITES

10. Februar 2026 um 21:47

La présidence de la République opère un changement à la tête de l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES). Par décision présidentielle intervenue ce mardi 10 février 2026, Kaïs Saïed a acté le départ de Sami Ben Jannet, qui occupait jusqu’alors le poste de directeur général de cet organisme rattaché à la présidence de la République.

Avant de prendre les rênes de l’ITES, Sami Ben Jannet s’était illustré au sein de l’administration publique en tant que haut cadre du ministère des Finances. Son parcours l’avait notamment conduit à diriger la Régie nationale des tabacs et allumettes (RNTA), entreprise sous tutelle de ce même département ministériel.

L’ex-directeur général avait accédé à la tête de l’institut le 3 décembre 2019. À l’époque, sa désignation visait à combler la vacance laissée par Néji Jalloul, lequel avait choisi de se retirer de ses fonctions en présentant sa démission. Six ans plus tard, ce cycle de gouvernance s’achève donc par décret de l’exécutif.

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Le diplomate Mondher Mami tire sa révérence

10. Februar 2026 um 17:21

L’ambassadeur Mondher Mami est décédé ce mardi. Directeur général du protocole au palais de Carthage de 2012 à 2019, il avait également été conseiller présidentiel, vice-représentant auprès de l’UNESCO et ambassadeur en Tchécoslovaquie.

Sous les présidences de Moncef Marzouki puis de Béji Caïd Essebsi, Mondher Mami supervisait l’organisation des visites officielles, tant en Tunisie qu’à l’étranger. Réputé pour sa rigueur et sa connaissance approfondie des codes diplomatiques, il gérait les déplacements présidentiels et l’accueil des chefs d’État étrangers. Cette expertise lui avait valu la reconnaissance des services protocolaires internationaux.

Mondher Mami était le fils du Dr Abderrahmane Mami, militant nationaliste assassiné le 14 juillet 1954. Parallèlement à sa carrière diplomatique, il avait présidé l’Avenir Sportif de La Marsa, témoignant d’un engagement dans le milieu associatif sportif tunisien.

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Facturation électronique : quand l’ambition numérique se heurte à la réalité économique

10. Februar 2026 um 16:30

L’entrée en vigueur du dispositif de facturation numérique obligatoire suscite une levée de boucliers. Lors d’une session de travail tenue ce lundi à l’ARP, parlementaires et professionnels du chiffre se sont accordés sur un constat : la mise en œuvre immédiate de cette obligation reste hors de portée.

Face à l’impasse technique, les initiateurs d’un texte correctif suggèrent de circonscrire l’obligation, en phase initiale, aux seuls contribuables suivis par la Direction des grandes entreprises. Cette stratégie permettrait d’intégrer les exigences de confidentialité des données tout en évitant une généralisation brutale.

Leur argument central : l’article 53 de la loi budgétaire ignore les écarts de maturité numérique entre acteurs économiques. Si la dématérialisation des échanges commerciaux constitue un passage obligé vers la modernisation administrative, son extension uniforme à l’ensemble des prestataires bute sur l’absence de dispositifs d’accompagnement, de formation adaptée et de support technique opérationnel.

Les exemples égyptien et marocain prouvent la faisabilité du modèle – à condition de réunir préalablement les prérequis techniques et organisationnels. Les porteurs du projet insistent : il ne s’agit nullement de renoncer à la digitalisation, mais d’en assurer une transition maîtrisée. Une évaluation rigoureuse des conséquences fiscales doit précéder toute extension du périmètre.

Des administrations non équipées

Les élus ont pointé les carences du ministère des Finances. L’architecture institutionnelle et technique demeure incomplète. Ils plaident pour une refonte de l’article afin de le rendre compatible avec les capacités réelles du terrain. Une synchronisation effective entre tous les acteurs concernés s’impose.

Les temps de réponse de Tunisia Trade Net posent problème : les délais administratifs freinent la fluidité des opérations. Plusieurs parlementaires militent ouvertement pour un ajournement ou une mise entre parenthèses du calendrier initial.

Les garde-fous juridiques insuffisants, selon les professionnels

Le représentant de l’Ordre des experts-comptables a dressé un inventaire précis des zones d’ombre entourant l’article 53 : difficultés d’application concrète, marges d’interprétation excessive, conformité incertaine des plateformes agréées.

Selon lui, seule une intervention du législateur peut dénouer ces contradictions. Laisser l’administration fiscale préciser le dispositif par voie de circulaires revient à lui confier un pouvoir normatif qui dépasse ses attributions. Cette dérive diluerait le périmètre légal et minerait la prévisibilité juridique indispensable aux relations d’affaires.

Le calendrier fixé méconnaît les réalités entrepreneuriales. La facturation instantanée implique des infrastructures informatiques et des investissements lourds, inaccessibles pour la majorité des PME. Exiger la conformité sans mettre en place ces conditions préalables expose les entreprises à des sanctions financières sans garantir l’efficacité du mécanisme.

Le texte législatif vise les prestations de services sans détailler les branches économiques ni les seuils de chiffre d’affaires concernés. Le président de l’Ordre s’interroge : pourquoi exclure les secteurs industriel et commercial ? Quelle définition retenir pour qualifier un « prestataire de services » ? L’administration invoque le principe de « présomption de déclaration d’existence », critère jugé trop vague.

Un tissu économique sous-estimé

Les comptables déplorent que la réalité du secteur privé tunisien ait été négligée lors de la conception du texte. D’après l’Observatoire national des entreprises, sur 825 000 structures recensées, plus de quatre sur cinq relèvent du statut d’entreprise individuelle ou emploient moins de cinq personnes. Seule une entreprise sur cinq intervient dans les services, souvent en combinant plusieurs activités – configuration qui complique l’assujettissement au régime.

Les professionnels insistent sur la nécessité d’adapter le dispositif aux spécificités locales et de privilégier une montée en charge graduelle.

Les frais d’entrée dans le système pèsent lourd : production et archivage des documents électroniques, attribution des identifiants, vérifications administratives, mise à niveau des logiciels de gestion, interconnexion avec la plateforme publique. Ces coûts représentent un fardeau disproportionné pour les petites unités.

Les experts mettent en garde : les lacunes en matière de protection numérique risquent d’amplifier la fraude fiscale. Aucune garantie solide n’encadre la confidentialité des informations stratégiques – tarifs, remises commerciales, flux de transactions – malgré les engagements contractuels signés avec les opérateurs techniques. Cette brèche ouvre la voie à des détournements de données et fragilise l’attractivité du territoire.

Une transposition inadaptée du modèle européen

La Tunisie s’inspire des pratiques communautaires, mais les États européens ayant réussi cette transition ont systématiquement respecté un principe de gradualité, ajusté au degré de préparation technologique des acteurs économiques. Les comptables préconisent une montée en puissance par paliers : clarification du cadre normatif, immatriculation au registre national, distribution de certificats électroniques et création d’adresses techniques dédiées aux échanges dématérialisés. Cette méthode sécuriserait le processus sans étouffer les entreprises.

Les délégués de l’Ordre confirment que l’application TTN fonctionne, mais sa capacité de traitement ne correspond pas au volume d’utilisateurs potentiels, rendant impossible toute généralisation à court terme. Leur responsabilité se décline sur deux plans : obligation réglementaire d’émettre des factures électroniques et mission d’accompagnement des entreprises en difficulté face à ces nouvelles contraintes.

Ils rappellent qu’une simple instruction administrative ne peut résoudre un problème d’ordre législatif. Seul le Parlement détient le pouvoir de modifier ou de suspendre une disposition votée.

Leur recommandation : étendre l’obligation à l’ensemble des grandes structures, publiques comme privées, en accordant des délais d’adaptation suffisants.

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La Société Touristique Oceana acquiert 686 actions de CIL

10. Februar 2026 um 15:58

La Société Touristique Oceana a acquis 686 actions de la Compagnie Internationale de Leasing (CIL) le 6 février 2026. Et ce, pour un montant total de 22 192,100 dinars. L’opération a été réalisée à un prix moyen pondéré de 32,250 dinars par action.

Cette transaction a été déclarée le 9 février 2026 dans le cadre des obligations de déclaration des opérations significatives réalisées par les personnes exerçant des responsabilités dirigeantes et les personnes qui leur sont liées.

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Top 10 des groupes : qui domine l’économie tunisienne ?

10. Februar 2026 um 13:55

Le classement des entreprises tunisiennes édition 2026 répertorie 300 groupes et entreprises. Il vient d’être publié. Dans cet article, nous présentons le top 10 des groupes. Poulina Group Holding domine avec 5,527 milliards de dinars en 2024. Le Groupe Elloumi arrive à la deuxième placeavec 4,819 milliards. Quant au Groupe Tunisie Telecom, il complète le podium avec 3,424 milliards.

Huit groupes sur dix progressent entre 2023 et 2024. D’abord, le Groupe Elloumi réalise la plus forte hausse. Il gagne 519 millions de dinars, soit +12 %. Ainsi, il consolide sa deuxième position. De son côté, le Groupe Tunisie Telecom progresse de 188 millions (+5,8 %). De même, le Groupe UTIC bondit de 150 millions (+7 %).

En revanche, Poulina Group Holding recule de 139,9 millions (-2,5 %). Le leader perd donc du terrain. Pour sa part, One Tech Group régresse de 56,5 millions (-5,1 %).

Domination des secteurs agroalimentaire et industriel

Le secteur IAA place quatre groupes dans le top 10. En effet, Poulina, Elloumi, Delice et SFBT représentent une part importante du chiffre d’affaires.

Le secteur industriel est également bien représenté. D’une part, UTIC réalise 2,3 milliards de dinars. D’autre part, SAH Lilas atteint 977 millions. Quant à Leoni Wiring Systems, spécialisé dans les composants automobiles, il affiche 2,063 milliards. Enfin, Tunisair se distingue comme seul représentant du transport aérien. L’entreprise réalise 1,665 milliard de dinars. Elle progresse ainsi de 4,6 % sur un an.

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Tunindex : après +11 % en janvier, un nouveau sommet franchi lundi

10. Februar 2026 um 11:45

Les opérateurs de la place boursière de la capitale tunisienne ont assisté lundi 9 février 2026 à une envolée historique des cours. Le baromètre principal, le Tunindex, allant au-delà d’un seuil jamais franchi auparavant.

Vers midi moins dix, le Tunindex culminait à 14 650 unités. Etablissant de la sorte une nouvelle référence maximale dans l’histoire du marché financier du pays. Cette progression spectaculaire prolonge donc une dynamique amorcée dès l’entame de l’année. Elle se caractérise par une vigueur inhabituelle des échanges.

Le premier mois de 2026 avait déjà témoigné d’un élan remarquable. Et ce, avec une appréciation globale de 11 % sur 31 jours. La séance du 9 février vient confirmer que cet emballement ne constitue pas un phénomène isolé. Il s’inscrit plutôt dans une tendance structurelle portée par des fondamentaux encourageants.

Les résultats comptables annuels des entreprises présentes à la cote ont affiché une croissance de leurs revenus cumulés de 5,3 % sur l’exercice écoulé, totalisant 26,5 milliards de dinars. Ces chiffres consolidés alimentent l’optimisme ambiant et justifient, aux yeux des investisseurs, la valorisation croissante du marché.

Deux compartiments se distinguent particulièrement dans ce mouvement ascendant : la finance et l’industrie agroalimentaire. Selon les observations d’un professionnel du secteur, ces branches d’activité bénéficient d’une confiance renouvelée qui se traduit par une augmentation soutenue de la capitalisation boursière globale. Les établissements bancaires, en particulier, continuent de figurer parmi les locomotives de la hausse.

Le contexte macroéconomique renforce par ailleurs l’attrait des placements en actions. La hausse des prix à la consommation s’est établie à 4,8 % au cours du mois dernier. Marquant ainsi un fléchissement par rapport aux mois précédents. Ce tassement de l’inflation favorise un retour des capitaux vers les valeurs mobilières, perçues comme une opportunité d’investissement plus intéressante.

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La Tunisie sur la liste des « pays sûrs » : le tournant décisif du Parlement européen

09. Februar 2026 um 16:53

Le Parlement européen vote le 10 février 2026 la liste commune des « pays d’origine sûrs », dont fait partie la Tunisie. Cette décision s’inscrit dans le cadre de la révision des règles européennes en matière d’asile, approuvée en décembre 2025 par la commission des libertés civiles. L’objectif principal est d’accélérer les procédures de traitement des demandes pour les ressortissants des pays concernés.

Outre la Tunisie, cette liste inclut des nations telles que le Maroc, l’Égypte, la Colombie, l’Inde, le Bangladesh et le Kosovo. Les pays candidats à l’adhésion à l’Union européenne bénéficient également de cette présomption de sécurité, sauf en cas de circonstances exceptionnelles, comme un conflit armé généralisé.

Toutefois, ce statut n’est pas définitif. La Commission européenne exercera une surveillance continue et pourra suspendre temporairement un pays si la situation s’y dégrade. Trois critères principaux justifieraient un tel retrait :

  • Un taux de reconnaissance de l’asile dépassant les 20 %;

  • L’activation d’un régime de protection temporaire;

  • L’imposition de sanctions économiques liées à des violations graves des droits fondamentaux.

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SFBT : les actionnaires minoritaires éliront leur représentant au CA le 5 mars

09. Februar 2026 um 16:15

La Société de Fabrication des Boissons de Tunisie (SFBT) tiendra une assemblée générale élective le jeudi 5 mars 2026. L’unique point à l’ordre du jour : la désignation d’un représentant des actionnaires minoritaires au conseil d’administration.

Le mandat du futur administrateur couvrira trois exercices (2026, 2027 et 2028) et prendra fin lors de l’assemblée générale ordinaire statuant sur les comptes 2028 de la SFBT.

Sont considérés comme actionnaires minoritaires les détenteurs individuels d’au maximum 0,5 % du capital social. Pour les investisseurs institutionnels, le seuil est fixé à 5 % maximum du capital.

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Tunisie : les investissements bondissent de 39 % en 2025 et promettent 101 681 emplois

09. Februar 2026 um 14:56

La Tunisie attire de plus en plus de capitaux. En effet, le bulletin annuel 2025 de la Tunisia Investment Authority (TIA) révèle une performance remarquable. Les investissements déclarés atteignent 8 356,4 millions de dinars (MD). Ce chiffre marque une progression de 39,3 % par rapport à l’exercice précédent.

Cette dynamique stimule directement l’emploi. Ainsi, le pays attend la création de 101 681 nouveaux postes, soit une hausse de 5 % sur un an. Le secteur tertiaire porte cette croissance. Il contribue à hauteur de 1 755,4 MD (21 % du total). De plus, ses capitaux engagés bondissent de 75 %. Ce secteur devient le moteur social du pays car il concentrera 59 % des emplois nationaux.

Par ailleurs, le tourisme amorce un redémarrage spectaculaire. Il mobilise 645 MD, triplant quasiment ses résultats précédents (+238 %). Cette reprise s’appuie notamment sur un méga-projet à Jendouba. Ce dernier, valorisé à 300 MD, créera à lui seul 600 postes. En revanche, l’industrie montre des signes de faiblesse. Bien qu’elle reste le premier secteur en volume (35 %), ses investissements reculent de 14,3 %.

Énergies renouvelables et agriculture : des piliers solides

La transition énergétique vers 2035 progresse grâce à un socle financier robuste. Les énergies vertes captent ainsi 1 685,1 MD, soit 20 % de l’enveloppe nationale.

De son côté, l’agriculture confirme son rôle stratégique. Le secteur annonce des projets de 1 347,5 MD. Ces investissements généreront 7 129 emplois. Cette croissance de 11,6 % renforce la sécurité alimentaire du pays.

Géographie : une concentration stratégique

L’investissement se concentre dans dix pôles clés. Ces derniers monopolisent plus de 71 % des fonds. Sidi Bouzid occupe la première place avec 1 013,9 MD, suivie par Tunis et Gabès.

Cependant, les zones de développement régional ne sont pas en reste. Elles absorbent 54 % du montant global. Les projets d’énergie verte soutiennent principalement cette répartition territoriale.

Au niveau des promoteurs, les Tunisiens financent 65 % des montants. Les projets incluant des partenaires étrangers représentent, quant à eux, 35 % du volume global.

Des projets d’intérêt national (PIN) structurants

Enfin, la TIA a enregistré 14 Projets d’Intérêt National. Ceux-ci représentent 2 675,3 MD, soit près d’un tiers de l’enveloppe globale. Ces initiatives se répartissent entre les énergies renouvelables, l’industrie, le tourisme et les services.

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