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L’ogre financier de la tech met banques et investisseurs sous pression

04. Februar 2026 um 15:09

Engagées dans une course mondiale à l’intelligence artificielle (IA), les grandes entreprises technologiques font face à des besoins de financement colossaux que les banques et les investisseurs privés peinent à couvrir. Pour soutenir leur croissance, plusieurs d’entre elles, dont OpenAI, Anthropic et SpaceX, envisageraient désormais une entrée en Bourse au cours de 2026.

C’est en tout cas ce qu’affirme le site suisse rts.ch.info. En effet, « OpenAI, à l’origine de ChatGPT, prévoit à elle seule des investissements pouvant atteindre 1 000 milliards de dollars sur les dix prochaines années, un niveau sans commune mesure avec ses revenus actuels », lit-on. Selon des analystes, l’entreprise s’est engagée à investir près de cent fois son chiffre d’affaires de 2025, rendant le recours aux marchés publics quasi incontournable.

Toutefois, si OpenAI peut compter sur des revenus issus des abonnements, de la publicité et sur le soutien de partenaires stratégiques comme Microsoft et Nvidia, ces apports restent insuffisants pour financer une telle expansion envisagée. C’est donc ce qui explique la décision du management de l’entreprise de s’introduire en Bourse, laquelle introduction devrait intervenir fin 2026 et lui permettre ainsi de répondre à ses besoins immédiats de trésorerie, même si son modèle ne lui assurerait une autonomie financière qu’à l’horizon 2029.

Mais OpenAI n’est pas la seule tech à vouloir aller sur le marché boursier. Anthropic et SpaceX, explique le site suisse, elles aussi voudraient lever plusieurs dizaines de milliards de dollars auprès des investisseurs. « Un pari risqué, alors que des craintes émergent autour d’une possible surchauffe, voire d’une bulle spéculative, sur les valeurs technologiques aux États-Unis ». Pas de quoi sans doute décourager les états-majors des grandes sociétés tech.

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La perversité de la loi contre l’antisémitisme

04. Februar 2026 um 12:04

L’antisémitisme est aujourd’hui un délit très controversé parce qu’il repose sur une base juridique largement biaisée. Cependant ce délit est abondamment médiatisé car c’est un levier majeur du projet sioniste, à l’origine de la création de l’Etat d’Israël. En effet, dans un bon nombre de pays, on peut être accusé d’antisémitisme et encourir des peines qui vont des lourdes amendes financières à la vindicte populaire, à l’anéantissement de la vie sociale et professionnelle et jusqu’à la prison ferme. Et ce pour avoir seulement critiqué les crimes de l’Etat d’Israël…

Med-Dahmani Fathallah *

Comme personne ne peut échapper à la loi, surtout quand on se met à l’appliquer manu militaris, on voit même d’illustres personnages publics qui à travers l’exercice de leurs professions se sont vus accuser d’antisémitisme, trainés dans la boue et dépouillés de leurs droits fondamentaux de citoyens. Les cas de l’avocate italienne Francesca Albanese, rapporteuse spéciale sur les territoires Palestiniens occupés auprès des Nations Unis et les talentueux humoristes Français, Dieudonné Mbala et Blanche Gardin pour ne citer que ceux-là, sont des exemples édifiants de la perversité de toute loi portant sur l’antisémitisme.

En effet, quel que soient les lois érigées contre l’antisémitisme, elles sont vides de toute substance juridique réelle, abstraites, sournoisement définies et surtout incomprises par le grand public.

Le délit d’antisémitisme contredit le fondement juridique de la liberté d’expression et ne s’appuie sur aucune logique juridique, morale, sociale ou anthropologique admissible. Le comble de l’ironie c’est qu’on peut être accusé d’antisémitisme par des prétendus sémites tout en étant soi-même un sémite. Mais si on veut contester ces lois et éviter de tomber sous le coup de cette accusation absurde, il est primordial de dénoncer cet abus juridique en expliquant comment l’origine linguistique du terme sémite a été travestie en un contexte ethnique limité aux Juifs et comment cela a alimenté des lois qui servent Israël et le projet sioniste plus que la communauté juive en tant que telle.

Pour démêler l’embrouille juridique qui a mené aux lois contre l’antisémitisme et surtout à leurs applications qui dépassent tous les cadres juridiques, il faut d’abord comprendre ce qu’est un Sémite ?

​À l’origine, le terme «sémite» est une catégorisation linguistique et non raciale ou ethnique au sens strict. Le terme est apparu à la fin du XVIIIe siècle pour désigner les peuples parlant (ou ayant parlé) des langues sémitiques. C’est une branche de la grande famille des langues dites afro-asiatiques (ou chamito-sémitiques). Ces langues partagent des caractéristiques structurelles communes, la plus notable étant l’utilisation de racines consonantiques (généralement trois consonnes) qui forment l’ossature du sens des mots (par exemple, la racine k-t-b pour «écrire» en arabe ou m-l-k pour «roi» en hébreu et en arabe). Cette origine linguistique repose aussi sur une base historique théologique voir mythologique.

Le mot sémite dérive du nom biblique Sem (ou Sém), l’un des fils de Noé, mentionné dans la Table des Peuples comme l’ancêtre d’une partie des populations du Proche-Orient. Bien que cette source soit théologique, elle a servi de base aux linguistes du XVIIIe siècle pour nommer ce groupe de langues et les peuples associés.

Les Sémites sont donc les peuples qui parlent ou descendent historiquement de locuteurs de langues sémitiques. Ces langues et peuples sont originaires du Proche-Orient et de la Corne de l’Afrique. Ainsi, dans les groupes sémitiques antiques, on retrouve les peuples qui ont joué un rôle majeur dans l’histoire antique et dont les langues se sont éteintes ou ont évolué vers les langues modernes. Ces peuples sont en premier les Akkadiens (Babyloniens et Assyriens). Leur langue, l’akkadien (et ses dialectes babylonien et assyrien), est l’une des plus anciennes langues sémitiques attestées, parlée en Mésopotamie. Il y a aussi les Araméens dont la langue, l’araméen, est devenue une lingua franca dans tout le Proche-Orient antique. Enfin, on trouve les Cananéens (Phéniciens, Moabites, Ammonites, Hébreux) qui forment un ensemble de peuples ayant parlé des langues étroitement liées (le phénicien, l’hébreu biblique, etc.) sur la côte du levant.

 Dans les groupes sémitiques actuels on retrouve essentiellement les Arabes qui sont locuteurs de l’arabe (classique et dialectes variés) et qui forment aujourd’hui le groupe sémitique le plus nombreux, s’étendant du Moyen-Orient à l’Afrique du Nord. Il y a aussi les Juifs traditionnellement locuteurs de l’hébreu (langue cananéenne), qui a été ravivée comme langue moderne, alors qu’ils étaient dans l’antiquité locuteurs aussi de l’araméen. On trouve aussi dans ce groupe les Éthiopiens et les Érythréens, locuteurs des langues éthiopiques (comme l’amharique, le tigrinya et le guèze), qui forment un groupe sémitique important en Afrique de l’Est.

Les Assyriens et les Chaldéens, locuteurs de dialectes néo-araméens qui vivent principalement au Moyen-Orient font aussi partie de ce groupe.

Enfin, il y a les Maltais, locuteurs du maltais, la seule langue sémitique d’Europe, dérivée d’un dialecte arabe.

​Ainsi, le terme «sémite» est un marqueur linguistique et historique qui désigne une vaste famille de peuples et de cultures, historiquement centrée dans la région du Proche-Orient au sens large.

Bien qu’aujourd’hui géographiquement et culturellement distincts, les peuples sémitiques (Arabes, Juifs, Éthiopiens, etc.) partagent une ascendance linguistique commune très profonde, remontant à un protosémitique parlé au IVe millénaire avant le christ.

Cependant, en actionnant la légende du peuple élu, les Juifs ont exclu tous les autres peuples et ce sont accaparés le qualificatif de «sémites». Ainsi, de nos jours, dans la conscience collective globale, sémite est le synonyme exclusif de juif. Cette spoliation du terme «sémite» est à l’origine de l’apparition au XIXe siècle en Allemagne ​du terme «antisémitisme» qui a été inventé pour faire référence spécifiquement à l’hostilité et à la discrimination envers les Juifs ce qui coïncide historiquement et géographiquement avec le développement du mouvement sioniste.

Bien que le terme se réfère littéralement à l’ensemble des Sémites (Arabes, juifs, Éthiopiens, Érythréens, Assyriens, Chaldéens et Maltais), son usage a été détourné pour se limiter exclusivement aux Juifs. Cet état de fait se maintient grâce un effort soutenu de désinformation sur cette aberration linguistique ainsi qu’une omerta sur le détournement du terme sémite, véhiculés par les médias occidentaux, dominés par les sionistes.

Ayant ainsi réussi à transformer une catégorisation linguistique en une catégorisation ethnique et l’avoir exclusivement attribué aux juifs, la voie était ouverte à la criminalisation de l’antisémitisme en l’assimilant aux crimes de haine contre les seuls Juifs.

Aujourd’hui l’arsenal juridique contre l’antisémitisme repose principalement sur les lois sur les crimes de haine (hate crimes). En effet, la majorité des pays occidentaux qui se proclament démocrates interdisent la discrimination et les discours de haine fondés sur la race, l’origine, l’ethnie ou la religion, auxquels on a intégré l’antisémitisme. C’est le mécanisme pénal principal pour sanctionner les actes antisémites.

Mais de nos jours les lois sur l’antisémitisme commencent à s’étendre au-delà des actes et à empiéter sérieusement sur le cadre de la liberté d’expression. Pour contourner ce cadre il fallait trouver le moyen d’éliminer la sacro-sainte protection du discours. Pour cela, les États-Unis et l’Europe ont intégré dans leur système éducatif et leur politique étrangère la définition opérationnelle de l’antisémitisme de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA) comme un puissant outil pour annihiler le droit à la liberté d’expression quand il s’agit essentiellement de dénoncer ou de critiquer les dérives des dirigeants pseudo-sémites d’Israël.  Ainsi tous les propos tenus publiquement dans le but de dénoncer les abus, les discriminations, les injustices, le manquement au droit international, les crimes de guerre, même le génocide avéré commis par les Israéliens, les «néo-sémites», peuvent être interprétés comme de la diffamation ou de l’incitation à la haine.

L’IHRA est une organisation intergouvernementale très influente dans le domaine de l’éducation et de la recherche sur la mémoire de la shoah. Fondée en 1998 à l’initiative de l’ancien Premier ministre suédois, Göran Persson, elle était initialement connue sous le nom de Task Force for International Cooperation on Holocaust Education, Remembrance, and Research. Sa mission principale est d’amener les gouvernements à promouvoir l’éducation sur l’Holocauste, perpétuer sa mémoire et encourager la recherche sur ce génocide. Elle vise à contrer le déni de la Shoah et à lutter contre les manifestations de l’antisémitisme.

L’antisionisme assimilé à l’antisémitisme

Pour l’IHRA, l’antisémitisme est une certaine perception des Juifs, qui peut se manifester par une haine à leur égard. Les manifestations rhétoriques et physiques de l’antisémitisme visent des individus juifs, leurs biens, les institutions communautaires et les lieux de culte. Cette définition n’a pas de valeur légale contraignante en tant que loi, mais elle fournit la norme internationale pour la compréhension de l’antisémitisme moderne et sert de guide politique et interprétatif essentiel dans les 35 pays membres de l’IRHA qui ont officiellement adopté cette définition. En Europe et aux États-Unis elle est même souvent citée dans les contextes législatifs et politiques.

Bien que cette conception de l’antisémitisme ne soit pas en soi une loi pénale, elle sert de base d’interprétation aux forces de l’ordre, aux procureurs et aux tribunaux pour identifier les actes soi-disant antisémites. Aujourd’hui on pousse l’embrouille jusqu’à assimiler l’antisionisme à l’antisémitisme.

Il est clair que tous ces quiproquos linguistiques et les embrouilles juridiques ont pour origine une norme aberrante définie par une organisation non gouvernementale partisane qui ne distingue pas clairement l’antisémitisme de l’antisionisme. Cette ingénierie pénale a pour but de fabriquer de toute pièce une base juridique qui permet la mise en place de lois liberticides protégeant les Juifs sionistes des accusations de crimes contre l’humanité commis au nom de leur projet coloniale hégémonique.​  

* Universitaire.

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Pétition citoyenne pour une presse indépendante et des journalistes libres en Tunisie

02. Februar 2026 um 12:00

Nous publions ci-dessous la «Pétition citoyenne pour la défense de la liberté d’expression et pour une presse indépendante et des journalistes libres en Tunisie» signée par une première liste de journalistes, intellectuels, militants politiques et acteurs de la société civile.

Depuis le 25 juillet 2021, les médias tunisiens font l’objet de nombreuses tentatives de les museler et de les contrôler, les transformant en outil de propagande pour les autorités, dans le but de discréditer ou de réduire au silence toute personne qui les contredit, critique leurs erreurs ou s’oppose à leurs efforts pour instaurer un paysage médiatique monolithique dépourvu de voix indépendantes. Cela se manifeste principalement par :

1- les nombreuses rencontres du chef du pouvoir exécutif avec les dirigeants des institutions médiatiques publiques et son ingérence dans leur travail et leur ligne éditoriale, ce qui constitue une atteinte au principe de neutralité du service public et à la liberté de la presse ;

2- le gel de l’Haute autorité indépendante pour la communication audiovisuelle (Haica) afin de s’accaparer ses pouvoirs, d’échapper à l’obligation de respecter les exigences du décret 116 pour la nomination des responsables à la tête des institutions nationales de radio et de télévision, de s’immiscer directement dans leur ligne éditoriale, et de transformer ainsi les médias publics en un outil de propagande visant à redorer l’image du pouvoir en place et à dissimuler la vérité aux citoyens.
3- la poursuite des manœuvres d’intimidation envers un certain nombre de propriétaires d’institutions médiatiques privées qui ont entraîné la fermeture de nombreux espaces de dialogue public ou leur transformation en espaces dépourvus du niveau minimal de neutralité et de professionnalisme, et l’engagement des institutions médiatiques publiques dans l’amélioration de l’image des autorités et l’exclusion de toute voix libre ;

4- la promulgation du décret 54, qui supprime les droits et libertés en contradiction avec la constitution en vigueur et les conventions internationales signées par l’État tunisien, afin d’intimider les journalistes et les acteurs publics, de faire taire leurs voix et de les empêcher de transmettre la vérité aux citoyens tunisiens ;

5- le procès et l’emprisonnement de nombreux journalistes, hommes et femmes, sur la base de positions et de déclarations qu’ils ont faites dans l’exercice de leur travail, en s’appuyant sur le décret 54 et l’article 67 du Code pénal relatifs à «la commission d’un acte odieux contre le président de la République», le Code des communications, ou même la loi sur le terrorisme et le blanchiment d’argent, dans le but de les intimider et de les pousser à pratiquer l’autocensure ;

6- la marginalisation et l’appauvrissement du secteur de la presse et le maintien des journalistes dans la dépendance matérielle afin qu’ils soient plus facilement contrôlables, ainsi que le refus arbitraire de mettre en œuvre les décisions finales et conclusives du Tribunal administratif relatives à la publication de l’accord-cadre conjoint pour les journalistes, sans parler de l’entrave au travail des journalistes et correspondants des organes de presse, en leur refusant la carte professionnelle de presse exigée par la loi ;

7- le procès et l’emprisonnement d’un certain nombre de blogueurs et d’activistes politiques et de la société civile avec de lourdes peines allant jusqu’à la peine de mort pour avoir exprimé des critiques ou fait des déclarations, tandis que les partisans du pouvoir en place bénéficient d’une quasi-immunité de poursuites malgré leur recours aux insultes, à la calomnie et à la diffamation contre les voix critiques ou opposantes.

Les signataires de cette pétition, conscients de la gravité de la situation actuelle des médias en Tunisie et du rôle essentiel des médias indépendants, libres et professionnels dans la construction d’un État de droit, la protection des citoyens contre l’injustice et l’oppression et la garantie de leur droit à une information fiable et crédible, exigent la fin de toutes les violations, abus et transgressions. Ils demandent principalement :

1- l’abrogation du décret 54 et le non recours aux lois qui suppriment les libertés, telles que le Code des communications, la loi antiterroriste et la loi sur le blanchiment d’argent, dans le procès des journalistes et des leaders d’opinion, hommes et femmes ;

2- l’arrêt de toute ingérence directe du pouvoir exécutif dans le travail des institutions médiatiques et la réactivation de la Haute instance indépendante pour la communication audiovisuelle et de l’Instance nationale d’accès à l’information, tout en respectant les dispositions du décret 116 concernant la nomination des directeurs des institutions médiatiques audiovisuelles publiques ;

3- l’arrêt des tentatives des autorités pour intimider et contrôler les médias, ainsi que des procès et des restrictions imposés aux journalistes, hommes et femmes, pour les empêcher de jouer leur rôle et de remplir leur devoir de fournir des informations aux citoyens et de proposer des analyses et des évaluations libres sur tout ce qui concerne l’action des autorités, de l’opposition et des autres acteurs ;

4- appellent à la non-transformation des médias publics en médias gouvernementaux et des institutions médiatiques publiques financées par le trésor public et l’argent des contribuables en un outil de propagande et de désinformation en faveur du pouvoir en place, en adoptant une approche sélective et en pratiquant une sélection basée sur la flagornerie et la loyauté ;

5- déplorent ce dangereux changement dans la fonction des médias, qui sont passés d’un rôle d’intermédiaire neutre à celui de partie partiale qui reproduit l’hégémonie du pouvoir en place, représente une déviation fondamentale par rapport aux principes démocratiques et à l’Etat de droit ;

6- appellent tous les défenseurs de l’indépendance des médias, de la liberté de la presse et des principes de l’Etat de droit à se coordonner pour lancer un mouvement national pour exiger le droit du citoyen à des médias publics neutres et professionnels, et le droit du journaliste d’exercer son rôle en toute liberté et indépendance. Ainsi que la cessation des tentatives de contrôler les médias et d’en faire un outil de propagande, de falsification et de dissimulation des abus et des injustices.

Texte traduit de l’arabe.

Parmi les 160 premiers signataires, on retrouve Youssef Seddik, Yosra Fraoues, Wahid Ferchichi, Hichem Skik, Hichem Ajbouni, Narziha Rejiba, Mouldi Gassoumi, Mohamed Abbou, Kalthoum Kannou, Kamel Jendoubi, Salma Baccar, Samia Abbou, Rafik Boujdaria, Raja Ben Slama et autres Bochra Belhaj Hmida.

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Iran | La peur comme héritage, la terreur comme système

21. Januar 2026 um 10:20

«Ils nous terrorisent au quotidien.» Cette phrase, prononcée par un Iranien aujourd’hui exilé en France, résume une expérience partagée par des millions de ses compatriotes. En Iran, la répression ne se limite pas aux arrestations arbitraires, aux exécutions ou à l’écrasement violent des mouvements de contestation. Elle s’inscrit dans la durée, s’infiltre dans l’enfance et façonne durablement les esprits. (Ph. La répression sanglante des manifestations en Iran a fait des milliers de morts en deux semaines).

Djamal Guettala

«Nous avons peur de l’école, des professeurs, de nos parents, de la police, des tribunaux, de la nuit, de la mort, de l’au-delà, de Dieu, de tout.» Ce témoignage brut dit l’essentiel : la peur n’est pas un accident du système iranien, elle en est l’un des piliers. L’autorité y est omniprésente, jamais neutre. Chaque institution devient un relais du pouvoir politique et religieux.

Dès le plus jeune âge, l’enfant apprend à se taire, à obéir, à se méfier. L’école, censée émanciper, est un espace de contrôle idéologique. Les enseignants sont redoutés autant pour leurs sanctions que pour leur rôle dans la transmission d’un ordre moral strict. La religion, omniprésente dans l’espace public comme dans la sphère privée, renforce cette emprise en instillant la crainte du péché et du châtiment divin. Le politique et le sacré se confondent.

Une autocensure permanente

Cette terreur déborde aujourd’hui largement le cadre physique pour investir le champ numérique. «En Iran, tout le monde a peur d’envoyer des messages à l’étranger.» La surveillance des communications est devenue une réalité quotidienne. Les Iraniens effacent photos et vidéos de leurs téléphones, redoutant les contrôles, les accusations floues mais lourdes de conséquences. Un simple message, une image mal interprétée, peut suffire à bouleverser une existence.

Ce climat engendre une autocensure permanente. On parle peu, ou à demi-mot. On supprime, on efface, on se méfie. La peur devient réflexe. Elle structure les relations sociales, détruit la confiance et isole les individus. Le régime n’a pas besoin d’être visible en permanence : il est déjà là, intériorisé, inscrit dans les comportements.

L’exil, souvent perçu comme une libération, ne suffit pas à effacer ces traces. «J’ai aussi peur de la police en France sans raison apparente, j’ai peur de mon patron, de mon supérieur. J’ai peur d’être seul la nuit.» Cette confession éclaire une dimension moins visible de la répression : ses effets psychologiques durables. Même loin de l’Iran, même dans un État de droit, la peur persiste.

Le silence comme stratégie de survie

Les spécialistes parlent de traumatisme complexe, produit par une exposition prolongée à la violence, à la surveillance et à l’arbitraire. Chez de nombreux exilés iraniens, la peur ne disparaît pas avec la frontière. Elle se déplace, se transforme, mais continue d’organiser le rapport à l’autorité, au travail, à la société. Le silence reste une stratégie de survie.

«Tout cela finira bientôt, mais ces souvenirs resteront gravés dans nos mémoires.» L’espoir demeure, fragile mais réel. Les mouvements de contestation récurrents montrent que la société iranienne n’est ni soumise ni résignée. Mais le jour où ce régime tombera, la reconstruction ne sera pas seulement politique. Elle sera aussi psychique, sociale et mémorielle.

Ce témoignage rappelle une vérité essentielle : une dictature ne se contente pas de gouverner par la force. Elle fabrique des générations marquées par la peur. Et même lorsque l’exil offre un refuge, la terreur continue de parler à voix basse, depuis l’intérieur.

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JCC 2025 : liberté d’expression et droits humains à l’honneur

Von: hechmi
20. Dezember 2025 um 16:35

JCC 2025Les Journées cinématographiques de Carthage ont annoncé, le vendredi 19 décembre 2025, les prix parallèles de leur 36ᵉ session. Ces distinctions, attribuées en marge du palmarès officiel, mettent en lumière des œuvres abordant des thématiques liées à la liberté d’expression et aux droits humains.

La liberté d’expression au cœur du palmarès

Le « Prix de la liberté d’expression cinématographique », décerné par le Syndicat national des journalistes tunisiens, a été attribué au film Où le vent nous emmène-t-il ? de la réalisatrice tunisienne Amal Guellaty. Cette distinction récompense une œuvre retenue pour son traitement cinématographique des enjeux liés à la liberté d’expression.

Dans le cadre de ce même prix, le jury a également attribué une mention spéciale au film Les oiseaux ne migrent pas du réalisateur tunisien Rami Jarboui.

Un jury composé de professionnels des médias et du cinéma

Le jury du Prix de la liberté d’expression cinématographique était composé du réalisateur Abdallah Chamekh ainsi que des journalistes Jihene Turki et Samah Kasdallah. Les délibérations ont été menées conformément aux critères définis par le syndicat.

Le Prix Lina Ben Mhenni dédié aux droits de l’homme

Le « Prix Lina Ben Mhenni des Droits de l’homme » a été décerné au film Les Lions sur le Tigre du réalisateur irakien Zardasht Ahmed. Cette récompense distingue une œuvre traitant de questions relatives aux droits humains.

Un jury académique pour le Prix Lina Ben Mhenni

Le jury de ce prix était composé des professeurs Amna Ben Ghorbal, Saïda Bennour et Hachemi Ben Fraj. À l’issue de leurs délibérations, un lauréat unique a été désigné pour cette édition.

Des prix parallèles ancrés dans l’identité des JCC

Les prix parallèles des Journées cinématographiques de Carthage s’inscrivent dans une tradition visant à valoriser des œuvres engagées et des regards cinématographiques sensibles aux enjeux sociétaux, en complément de la sélection officielle du festival.

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Rapport 2025 : la Tunisie, 4ᵉ pays au monde le plus touché par la dépression !

08. Dezember 2025 um 17:04
Rapport 2025 : la Tunisie, 4ᵉ pays au monde le plus touché par la dépression !

Selon le rapport 2025 de World Population Review, la Tunisie occupe la 4ᵉ place mondiale parmi les pays les plus touchés par les troubles dépressifs, avec un taux estimé à 6 120 cas pour 100 000 habitants, soit près de 733 000 personnes concernées. Ce classement situe la Tunisie derrière le Royaume-Uni, les Pays-Bas et […]

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