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Article 30 du Code du travail : une protection sociale au prix d’un étouffement financier des PME ?

12. Januar 2026 um 10:41

L’amendement de l’article 30 du Code du travail revient sur le devant de la scène économique en ce début d’année 2026, dans une conjoncture marquée par un manque de liquidité des PME et par des difficultés persistantes d’accès au financement. Retour sur les spécificités de cette disposition.

L’arrêté ministériel du 23 septembre 2025 relatif à l’application de l’article 30/4 de la loi n° 9/2025 du 21 mai 2025 prévoit désormais qu’à chaque signature de contrat de prestation de services ou de réalisation de travaux, l’entreprise prestataire est tenue de déposer, auprès d’une institution bancaire ou financière, dans un délai maximum de trois jours, une garantie équivalente à un cinquième de la valeur contractuelle totale.

Cette caution a pour finalité exclusive de sécuriser le paiement des salaires ainsi que le règlement des cotisations à la CNSS des employés du prestataire en cas de défaillance ou de retard excédant sept jours. Le mécanisme est clair : si l’entreprise prestataire ne règle pas ses salariés dans les délais impartis, le donneur d’ordres doit intervenir directement pour honorer ces rémunérations. Il exerce ensuite une opposition bancaire afin d’être remboursé via la garantie constituée.

À l’examen de cet article, il apparaît clairement que le législateur a choisi de renforcer les mécanismes de protection des droits des travailleurs en cas de défaut de paiement. C’est d’ailleurs ce qu’a confirmé le ministère de l’Économie et de la Planification dans l’une de ses réponses à une question parlementaire, en précisant que « la durée de cette garantie devra correspondre à celle du contrat et servira à couvrir le paiement des dettes et des droits des travailleurs en cas de défaut ou de retard de paiement ».

Deux dimensions se dégagent ainsi : d’une part, le droit fondamental des employés à percevoir leur dû conformément à la législation en vigueur; d’autre part, une problématique économique majeure, dans la mesure où cette caution bancaire, bien que récupérable en cas de paiement régulier des salariés, constitue une nouvelle charge financière à intégrer pour chaque contrat signé par le prestataire de services.

Dans les colonnes de L’Économiste Maghrébin, nous avons déjà évoqué ce sujet en rappelant ses conséquences en matière de liquidité pour les PME. Dans une déclaration accordée au journal, Kaïs Allani, directeur général de Forvia Informatique Tunisie (FIT), estime que la caution devrait être fournie non pas par l’entreprise prestataire — souvent fragilisée par des tensions de trésorerie — mais par l’entreprise bénéficiaire. De son côté, Slim Rekik, expert en droit du travail et en gestion des ressources humaines, considère que cette disposition risque « d’étouffer les PME ».

Pour schématiser, pour un contrat d’un montant de 100 000 dinars, le prestataire de services doit constituer une caution bancaire de 20 000 dinars, mobilisable en cas de défaut de paiement des salariés. Si une telle exigence ne pose pas de difficulté majeure pour les entreprises disposant d’une trésorerie suffisante, il n’en va pas de même pour celles qui sont déficitaires et/ou surendettées.

Le département ministériel reconnaît, pour sa part, qu’il s’agit d’une mesure récente dont l’évaluation objective demeure délicate. Tout en rappelant que le diagnostic actuel met déjà en évidence les difficultés pratiques liées à l’application de cet article.

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La Banque de financement des PME se prépare déjà à l’horizon 2027

29. Dezember 2025 um 10:16

Banque publique détenue majoritairement par l’État tunisien, la Banque de Financement des Petites et Moyennes Entreprises (BFPME) a engagé une transformation progressive de son activité. Au cœur de ce chantier figurent un nouveau système d’information et l’élargissement de ses services, avec une montée en puissance étalée jusqu’à l’horizon 2027.

Invité de la Radio nationale, son directeur général, Wajih Hussein, a détaillé les contours de cette évolution, amorcée après près de vingt ans de fonctionnement avec des outils devenus inadaptés aux exigences actuelles du secteur bancaire.

Un système numérique à 3,8 millions de dinars pour changer de modèle

La transformation engagée par la BFPME repose d’abord sur la mise en place d’un nouveau système d’information intégré. Le coût du projet est estimé à 3,8 millions de dinars, dont environ 900 000 dinars consacrés à la maintenance sur une période de cinq ans. Une partie significative du dispositif devrait entrer en exploitation à partir de juillet 2026, avant une généralisation progressive.

Après une année 2025 marquée par la reprise progressive de l’activité et le financement ciblé de plusieurs projets, 2026 est présentée comme une phase de consolidation, avec la poursuite des financements prévue par la loi de finances et le déploiement partiel du nouveau système d’information. Cette étape intermédiaire doit préparer, de manière graduelle, l’élargissement des services bancaires annoncé à l’horizon 2027.

À travers ce nouvel outil, la banque entend dépasser son rôle historique centré sur le financement de l’investissement, principalement les équipements et les infrastructures. L’objectif affiché est d’évoluer vers une offre plus large, incluant l’ouverture de comptes pour les PME, la mise à disposition de moyens de paiement et le développement de financements à court terme. Selon la direction, cette mutation doit permettre à la banque d’aborder une nouvelle phase de son activité à l’horizon 2027, sans rupture brutale mais par étapes successives.

30 entreprises financées en 2025, 700 PME en difficulté

Sur le plan de l’activité, la BFPME indique avoir financé plus de 30 entreprises au cours de l’année 2025, avec des crédits pouvant atteindre un million de dinars. Les projets soutenus concernent principalement les énergies renouvelables, les industries mécaniques, ainsi que certains investissements réalisés dans le cadre du programme Raïdat, dédié aux projets portés par des femmes.

La banque met également en avant une première en matière de financement des startups. En 2025, trente entreprises innovantes ont bénéficié de prêts à taux d’intérêt nul, dans le cadre d’une enveloppe de trois millions de dinars prévue par la loi de finances.

En parallèle, la direction reconnaît qu’environ 700 petites et moyennes entreprises font aujourd’hui face à des difficultés. Un chiffre qui souligne la fragilité persistante du tissu économique et renforce l’enjeu de la transformation engagée par cette banque publique, appelée à jouer un rôle plus central, non seulement dans le financement, mais aussi dans l’accompagnement des PME.

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IACE : corruption et informel pénalisent davantage les PME

Von: walid
26. Dezember 2025 um 11:11

Les grandes entreprises font face à des contraintes plus marquées en matière d’accès au financement, de formation de la main-d’œuvre et de réglementation du travail. Les PME, quant à elles, sont davantage confrontées à la corruption, à la concurrence du secteur informel et à certains obstacles administratifs, selon la première édition du Rapport National sur l’Entreprise en Tunisie (année 2025), publié, jeudi, par l’IACE.

Ces écarts reflètent des priorités différentes selon la taille des entreprises et suggèrent que des politiques de soutien ciblées pourraient être nécessaires pour répondre efficacement à leurs besoins spécifiques.

D’après le rapport, l’accès au financement est une priorité pour les grandes entreprises et les PME, bien que l’obstacle soit légèrement plus important pour les premières (45,4%) que pour les secondes (39,8%).

En ce qui concerne les autres principaux obstacles auxquels sont confrontés les entreprises, les PME se disent beaucoup plus touchées par la corruption (15,55 % contre 9,8% pour les grandes entreprises) et les pratiques informelles (8,8 % pour les PME, aucun obstacle pour les grandes entreprises), montrant une vulnérabilité plus marquée des PME face à ces défis, d’après l’Institut arabe des chefs d’entreprises qui se base une enquête menée par la Banque mondiale.

Par ailleurs, les grandes entreprises voient des obstacles plus importants liés à une main-d’oeuvre insuffisamment formée (7,4 %contre 5,15 % pour les PME) et à la réglementation du travail (9,6 % contre 2,15% ). Ces entreprises semblent ainsi faire face à des besoins plus complexes en termes de compétences et de gestion de la main-d’oeuvre.

Pour ce qui est de la politique et de la fiscalité, ces aspects sont perçus comme un obstacle par les deux types d’entreprises, mais les grandes entreprises expriment des préoccupations légèrement plus prononcées vis-à-vis de l’instabilité politique (11,8 % contre 10,6% et des taux d’imposition (5,2 % contre 2,35%).

Toutefois, les grandes entreprises ne perçoivent pratiquement aucun obstacle dans l’accès au foncier et à l’accès aux tribunaux, contrairement aux PME, qui notent quelques difficultés. Cependant, le transport est un obstacle plus important pour les grandes entreprises (1,6 % contre 0,75% ), probablement en raison de leurs besoins logistiques plus vastes.

Partant de ce constat, l’Institut arabe des chefs d’entreprises a recommandé de renforcer le soutien aux entreprises exportatrices, étant donné que plus de 13 % des entreprises ne réalisent aucun chiffre d’affaires à l’exportation, traduisant une intégration limitée aux marchés internationaux. “Il serait pertinent de leur proposer des formations spécialisées, des aides financières ciblées et un meilleur accès aux opportunités à l’étranger”.

Il s’agit encore de soutenir le secteur industriel, l’IACE indique à ce propos que le taux d’entreprises ayant un impôt nul dans ce secteur est trois fois supérieur à la moyenne générale, ce qui montre un potentiel sous-exploité. Des incitations fiscales et des programmes d’investissement pourraient stimuler la production locale et dynamiser ce secteur stratégique.

L’objectif est, aussi, de réduire l’inactivité dans le secteur des services qui concentre le plus grand nombre d’entreprises sans chiffre d’affaires. “Une étude approfondie des obstacles freinant leur activité permettrait d’identifier des leviers d’action adaptés pour relancer ces entreprises”.

L’Institut préconise de structurer davantage le commerce de gros, relevant que “l’absence de données fiables sur les bénéfices fiscaux et imposables de ce secteur souligne la nécessité d’améliorer la collecte et la transparence des informations comptables et fiscales”.

En outre, une transition numérique permettrait d’améliorer la transparence fiscale, d’optimiser la gestion comptable et de réduire les risques de pertes ou d’irrégularités, tout en renforçant la compétitivité globale des entreprises.

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PME, maillon clé d’une croissance durable en Tunisie

Von: walid
26. Dezember 2025 um 10:36

L’IACE a appelé à mettre en place un nouveau pacte productif dans l’objectif de reconstruire un modèle entrepreneurial fondé sur la compétitivité, la transparence et la durabilité.

Dans la première édition du “Rapport National sur l’Entreprise en Tunisie”, publiée jeudi, l’IACE a précisé que ce pacte doit s’articuler sur trois priorités à savoir le renforcement de la productivité et la taille critique du secteur privé, en soutenant la montée en gamme des micro-entreprises vers le statut de PME innovantes, la réforme de la gouvernance et de la performance des entreprises publiques, pour réduire leur charge budgétaire, la stimulation de l’investissement industriel et technologique, condition indispensable d’une croissance inclusive et durable.

Le rapport révèle une économie tunisienne en transition, dominée par la micro-entreprise, soutenue par un secteur privé fiscalement central mais encore fragile, et freinée par un secteur public budgétairement coûteux.

A la fin de 2023, sur un ensemble de 824593 entreprises, près de 87,5% sont des structures sans salariés, traduisant une économie centrée sur le micro-travail indépendant et l’auto-emploi. Les entreprises employeuses sont au nombre de 103518 unités, réparties entre 89 958 micro-entreprises représentant 87% du total des entreprises employeuses, 12 663 PME (12,23%) et 897 grandes entreprises (0,87%).

Ces entreprises privées contribuent à 58,7% de la valeur ajoutée totale de l’économie, contre 10,5 % pour les entreprises publiques. Elles assurent également 79,2% de l’investissement total des entreprises (en moyenne 10513 MD par an) et 43% de l’emploi formel national (environ 1,13 million de salariés).

Sur la période récente, les entreprises privées assurent également en moyenne près de 53% des recettes fiscales totales. En 2024, seules 103756 entreprises ont déclaré un exercice fiscal auprès de la Direction générale des impôts, contre 113137 en 2023, soit une diminution de 8,3% du nombre de déclarants en un an. Cette évolution révèle une érosion de la base imposable et une fragilité de la formalisation, notamment dans le commerce et les services.

// Nécessité de renforcer les passerelles entre PME et grandes structures

L’autre constat tiré des délégations à plus faible IDR ( Indice de développement régional) entre 2021 et 2024 montre que l’impact des entreprises dépend moins du nombre total d’unités que de la présence d’un noyau de PME employeuses et, idéalement, d’une ou deux grandes entreprises structurantes.

Concrètement, des délégations avec 2000-3600 unités de production mais sans PME matures ni grandes entreprises restent en bas du classement, signe que la prolifération de micro-unités peu productives et souvent informelles ne se traduit ni en emploi formel, ni en valeur ajoutée locale. À l’inverse, les délégations disposant d’un noyau de PME avec des paliers d’effectifs critiques (50 à 100+ emplois) améliorent plus rapidement leurs indicateurs, surtout quand une grande entreprise ancre des chaînes de valeur et diffuse standards, marchés et compétences.

S’agissant des micro-entreprises, elles demeurent la base dominante du tissu économique tunisien. Bien que leur nombre ait progressé de 5,2% entre 2021 et 2023, leur poids économique reste limité, avec seulement 17,8% de l’emploi salarié et environ 3% de contribution aux impôts directs. Malgré leur rôle social crucial et leur fonction d’amortisseur du chômage, les micro-entreprises demeurent confrontées à des contraintes de financement, de productivité et de formalisation, limitant leur transition vers des structures plus robustes.

Les PME constituent un maillon stratégique du tissu productif. Elles concentrent 38,3% de l’emploi total et se positionnent comme un moteur intermédiaire entre la micro-activité et les grandes structures. Entre 2021 et 2023, leur progression reste modérée (+3,7%), traduisant une faible mobilité structurelle et des difficultés d’accès au financement et à l’innovation. Toutefois, leur contribution à la stabilité de l’emploi formel et à la diversification économique reste majeure.

Les grandes entreprises, elles, occupent une place stratégique dans l’économie tunisienne. Elles concentrent 44% de l’emploi salarié et dominent la production industrielle, les exportations et la recherche-développement. Leur effectif a progressé de 10,6% entre 2021 et 2023, témoignant d’une résilience économique et d’une capacité d’adaptation post-crise. Si leur rôle reste crucial dans la création d’emplois qualifiés et la compétitivité extérieure, leur rareté souligne la nécessité de renforcer les passerelles entre PME et grandes structures, afin de favoriser une intégration productive et une croissance plus équilibrée entre les régions.

//Entreprises publiques : 22,13% du déficit budgétaire moyen

À l’inverse, les entreprises publiques, bien que stratégiques dans les secteurs de base, ne contribuent qu’à 4% de l’emploi formel et génèrent une charge budgétaire moyenne équivalente à 22,13% du déficit de l’État, avec un déficit annuel de près de 2 981 MD et des subventions publiques moyennes de 9 809 MD.

En 2022, cette part a même culminé à 62,7%, révélant l’impact budgétaire croissant du secteur public. Le rapport souligne également que la rémunération annuelle moyenne d’un travailleur des entreprises publiques atteint 45217 dinars, tandis que les subventions publiques moyennes s’élèvent à 9809 millions de dinars par an, pour un déficit agrégé de près de 2981 millions de dinars.

Ces déséquilibres mettent en évidence la nécessité de repenser la gouvernance et la viabilité financière des entreprises publiques, dont la contribution nette au budget demeure négative, tout en consolidant la base imposable du secteur privé.

Le rapport préconise d’élargir l’assiette de l’IS par la formalisation des micro-entreprises, la digitalisation de la fiscalité et une lutte plus efficace contre la sous-déclaration et la concurrence informelle. La soutenabilité budgétaire du modèle économique tunisien dépend, en définitive, d’un rééquilibrage entre le rendement fiscal du secteur privé et la rationalisation des transferts au secteur public.

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Crédit bancaire : les PME toujours sous pression

Von: walid
26. Dezember 2025 um 10:18

Les Petites et moyennes entreprises (PME) font face à des contraintes de crédit totales et partielles légèrement plus élevées que les grandes entreprises en matière de contraintes de crédit, révèle, jeudi, l’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE) dans son rapport national sur l’Entreprise en Tunisie 2025 (première édition).

S’appuyant sur des enquêtes menées en 2024 par la Banque mondiale, l’Institut indique que près de 9,85 % des PME déclarent faire face à des contraintes de crédit totales, contre 8,7 % pour les grandes entreprises.

S’agissant de l’accès aux prêts bancaires, une proportion plus élevée de grandes entreprises dispose d’un prêt bancaire ou d’une ligne de crédit (47,4 %), contre 43,75 % pour les PME. Ces dernières bénéficient toutefois de délais de réponse plus courts, avec une décision de prêt obtenue en moyenne en 5,45 jours, contre 11,4 jours pour les grandes entreprises. Le taux de rejet des demandes de prêt demeure similaire pour les deux catégories, avoisinant 38 %.

Concernant le financement des investissements, une part comparable de PME (46,45 %) et de grandes entreprises (45,6 %) recourt aux banques. Néanmoins, les PME dépendent davantage de leurs financements internes pour soutenir leurs investissements.

Pour le financement du fonds de roulement, le recours aux banques est quasiment identique entre les deux groupes (14,6 % pour les PME et 14,3 % pour les grandes entreprises).

Toutefois, les PME financent une part plus importante de leur fonds de roulement par des crédits bancaires (48,15 %), contre 40,2 % pour les grandes entreprises.

Il ressort de ces données que, si les grandes entreprises bénéficient d’un accès légèrement supérieur aux prêts bancaires, les PME obtiennent des réponses plus rapides et s’appuient davantage sur le financement bancaire pour leur fonds de roulement, traduisant des stratégies de financement distinctes selon la taille des entreprises.

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Concurrence informelle en Tunisie : près de 64 % des PME durement affectées, selon l’IACE

Von: walid
26. Dezember 2025 um 09:45

Les PME sont beaucoup plus exposées à la concurrence des entreprises informelles (63,7%), que les grandes entreprises (36,9%), selon la première édition du Rapport National sur l’Entreprise en Tunisie (année 2025), publiée, jeudi, par l’IACE.

Les Petites et Moyennes Entreprises perçoivent cette concurrence “comme une contrainte sévère (62%). Cette pression sur les petites structures constitue un obstacle significatif à leur rentabilité et à leur croissance. Ce taux est de l’ordre de 43,2%, pour

les grandes entreprises qui bénéficient d’une meilleure protection contre la concurrence informelle, d’une main-d’œuvre plus stable et d’une formation plus systématique”.

Toutefois, “les PME, bien que plus vulnérables face à l’informel, présentent une certaine flexibilité. Les deux types d’entreprises se rapprochent sur la qualification des travailleurs et le profil des dirigeants, mais les grandes entreprises se distinguent par des pratiques RH plus structurées”.

De fait, les dirigeants des grandes entreprises ont plus d’expérience dans leur secteur (27,9 ans contre 23,95 ans pour les PME). La proportion de propriétaires occupant, également, des fonctions de direction est proche pour les deux groupes, légèrement plus élevée pour les grandes entreprises (27,3% contre 25,7%).

C’est ainsi que la majorité des entreprises étaient enregistrées dès le début de leurs activités (95,1% des PME et 99,2% des grandes entreprises). Les PME ont cependant connu une courte période d’exploitation sans enregistrement (0,2 an en moyenne), tandis que les grandes entreprises n’ont pas été concernées.

S’agissant de la main-d’œuvre, les grandes entreprises forment légèrement plus leur personnel (49,6% contre 42,05% pour les PME). La proportion de travailleurs qualifiés dans la production est similaire (38,7% pour les grandes entreprises, 37,95% pour les PME). Les grandes entreprises emploient, aussi, davantage de travailleurs permanents (85,2% contre 75,7%), ce qui renforce la stabilité de leur main-d’œuvre.

Enfin, le processus de licenciement est plus long dans les grandes entreprises (70,4 semaines contre 65,55 pour les PME), qui versent également des indemnités plus importantes (41,9 semaines contre 34,05). Ces pratiques traduisent un encadrement plus formel et protecteur des travailleurs.

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La BERD et l’UE appuient un financement vert et inclusif en Tunisie

Von: walid
23. Dezember 2025 um 08:00

Un prêt de 10 millions d’euros accordé à l’UBCI dans le cadre du Programme de financement d’une économie verte.

La BERD prête 10 millions d’euros à l’UBCI dans le cadre du Programme de financement d’une économie verte en Tunisie
Ce financement aidera à octroyer des prêts verts au secteur privé tunisien
Un programme de coopération technique et des subventions incitatives financés par l’UE accéléreront l’adoption de technologies résilientes au changement climatique

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) a accordé un prêt de premier rang non garanti de 10 millions d’euros à l’Union Bancaire pour le Commerce et l’Industrie (UBCI), l’une des principales banques privées tunisiennes.

Cet accord de prêt est l’un des premiers à être signé dans le cadre du Programme de financement d’une économie verte (GEFF) de la BERD en Tunisie. L’UBCI prêtera ces fonds au secteur privé tunisien, notamment pour appuyer les micro, petites et moyennes entreprises (MPME), ce qui contribuera à réduire les inégalités de genre en matière d’accès au financement vert. Ce programme vise à appuyer la transition vers une économie verte en accroissant le financement des technologies et services bas carbone et résilients au changement climatique.

Il sera soutenu par un programme complet de coopération technique qui, financé par la BERD et l’Union européenne (UE), aidera l’UBCI à élaborer, à mettre en œuvre, à vérifier et à suivre les projets. Ce programme contribuera également, en formant le personnel de l’UBCI et en renforçant ses capacités, à promouvoir l’égalité d’accès des femmes et des hommes au financement climatique.

Dans le cadre de ce prêt, l’UE accordera également des subventions incitatives aux sous-emprunteurs éligibles qui auront mené à bien et fait vérifier leurs investissements verts, le but étant d’encourager les MPME à adopter des technologies vertes de pointe.

Ce nouveau financement est étayé par le Currency Exchange Fund (TCX), mécanisme qui, soutenu par l’UE, favorise la croissance des marchés financiers dans les économies en développement et offre aux banques tunisiennes une couverture des risques de change à un prix réduit.

Mark Davis, directeur principal de la BERD chargé de la partie méridionale et orientale du bassin méditerranéen, a déclaré : « Avec ce nouveau prêt au titre du GEFF accordé à l’UBCI, nous célébrons une étape importante dans notre promotion des investissements verts aux côtés de TCX et de l’UE, conformément à notre approche de transition vers une économie verte. Nous sommes fiers de renforcer notre partenariat de longue date avec l’UBCI en appuyant les petites entreprises et en accroissant le financement de projets plus verts ».

Mohamed Koubaa, DG de l’UBCI, a ajouté : « En rejoignant le programme GEFF de la BERD, l’UBCI réaffirme sa détermination à appuyer l’économie verte et les entreprises tunisiennes. Ce partenariat stratégique nous permettra de mieux aider nos clients à répondre à leurs besoins de financement pour des projets portant sur l’efficacité énergétique, les énergies renouvelables et la conservation de l’eau, devenue si précieuse dans le contexte mondial actuel ».

Giuseppe Perrone, ambassadeur de l’UE en Tunisie, a déclaré : « L’Union européenne se félicite de la signature de cette nouvelle opération dans le cadre du GEFF, qui illustre notre engagement fort à accélérer la transition verte de la Tunisie en réduisant les risques liés aux investissements et en élargissant l’accès des entreprises locales à un financement durable. Avec la BERD, l’UE reste déterminée à aider la Tunisie à traduire ses ambitions climatiques en projets susceptibles de bénéficier d’un concours financier, appuyant concrètement les PME, l’efficacité énergétique, les énergies renouvelables et la résilience hydrique ».

Fondée en 1961, l’UBCI a son siège à Tunis et dispose d’un vaste réseau de 102 agences à travers le pays. La banque propose une large gamme de produits et de services destinés aux particuliers, aux professionnels et aux entreprises. Elle est cotée à la Bourse de Tunis.

Depuis qu’elle opère en Tunisie, soit depuis 2012, la BERD a investi plus de 2,9 milliards d’euros dans 83 projets couvrant l’ensemble du pays, dont 65 % concernaient le secteur privé.

L’UE est le premier investisseur et partenaire commercial de la Tunisie, les entreprises européennes soutenant plus de 400 000 emplois. En 2025, nous avons célébré les 30 ans de l’Accord d’association UE-Tunisie. Depuis la signature du Protocole d’accord de partenariat stratégique en 2023, l’UE a mobilisé plus de 600 millions d’euros de subventions, ce qui a permis de lever environ 5 milliards d’euros d’investissements dans des secteurs clés tels que l’énergie, les transports et les PME.

 

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BFPME : lancement d’un nouveau système d’information bancaire intégré au service des PME

Von: walid
22. Dezember 2025 um 09:49

La Banque de financement des petites et moyennes entreprises (BFPME) a annoncé, samedi, le démarrage de la mise en place de son nouveau système d’information bancaire intégré, destiné au financement des PME.

Ce nouveau système d’information favorisera l’intégration de nouveaux produits bancaires, en permettant aux PME d’ouvrir des comptes courants auprès de la BFPME, et en leur fournissant les moyens de paiement nécessaires et adaptés à leurs besoins, a fait savoir le Directeur général de la BFPME, Wajih Hassine, qui intervenait, lors d’une journée d’information consacrée à la présentation de ce nouveau système d’information. Ce dernier permettra une rapidité de traitement et d’étude des dossiers de financement (une période de 7 jours) , notamment les besoins de financement de court terme ou de restructuration, et ce grâce à l’intégration de l’intelligence artificielle .

Il permettra également à la banque de répondre aux besoins des PME, en termes d’encadrement et d’accompagnement (partant de l’octroi du financement jusqu’au dernier recouvrement du crédit), de rééchelonnement des crédits, dans les brefs délais, pour les entreprises qui sont en difficultés, et l’acquisition des marchandises.

Il s’agit également d’intégrer d’autres produits bancaires permettant le financement des opérations d’importation et d’exportation, ainsi que des besoins du cycle d’exploitation de ces entreprises.

Le responsable a expliqué que la BFPME, en l’absence de mécanisme de gestion de financement de court terme (cycle d’exploitation ), rencontre des difficultés pour gérer les lignes de financements accordés par l’Etat, à travers les lois de Finances 2025 et 2026 .

Hassine a précisé qu’après 20 ans de la création de la banque, la BFPME est parvenue à introduire un nouveau système d’information, conçu par des compétences tunisiennes, permettant de surmonter les défaillances de l’ancien système d’information, qui a montré ses limites. Egalement, plusieurs rapports d’inspection et de la cour des comptes ont montré que la banque a besoin de développer ses transactions et ses produits pour s’adapter aux besoins des PME, a encore dit le responsable.

La mise en place de ce système d’information aura lieu en janvier 2027. D’ici juillet 2026, aura l’entrée en production de ce système pour une grande partie de l’activité de la banque, en attendant, jusqu’à la fin d’année, l’accomplissement du développement spécifique qui est propre à l’activité de la BFPME, a-t-il ajouté.

Co-financé par un don de 400 mille dollars, accordé par le Fonds arabe de développement économique et social (FADES), ce système d’information est d’un coût de près de 3 millions de dinars, a précisé Hassine, rappelant que le schéma de financement de ce système d’information sera assuré par les structures de l’Etat concernées.

Jusqu’au 30 juin 2025, la BFPME a financé près de 2200 PME, d’une valeur d’investissement de près 1300 millions de dinars, avec des crédits approuvés de près de 340 MD. Les emplois créés par les projets financés par la BFPME, s’élèvent à 31 mille emplois. Représentant environ 90 % du tissu économique et fournissant près de 80 % des emplois, les PME qui jouent un rôle primordial dans l’économie tunisienne, se trouvent confrontées à de nombreux défis, dont le plus important est l’accès au financement.

La BFPME est une société bancaire tunisienne à responsabilité limitée, créée en 2005 et placée sous la tutelle du ministère des Finances. Son capital s’élève à 100 millions de dinars, détenus à 100 % par l’État et d’autres actionnaires publics.

La banque est considérée comme un établissement public, selon la loi n° 9 de 1989 du 1er février 1989 relative aux participations, entreprises et établissements publics.

Elle est également soumise aux dispositions de la loi n° 65 de 2001 du 10 juillet 2001 relative aux banques et aux établissements financiers annulée et remplacée par la loi n° 48 de 2016 du 11 juillet 2016.

Conformément à sa politique de prêts approuvée par son conseil d’administration le 1er avril 2005, la mission de la banque est de financer la création et le développement des PME productrices de biens et de services.

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L’ARP adopte un important dispositif de soutien aux PME en difficulté

01. Dezember 2025 um 19:49

L’Assemblée des représentants du peuple a approuvé aujourd’hui l’article additionnel 23 du projet de loi de finances pour 2026, visant à régulariser la situation des petites et moyennes entreprises (PME) auprès du Banque de financement des petites et moyennes entreprises. Le texte a été adopté par 60 voix pour, 12 abstentions et 51 contre.

Ce nouvel article instaure une mesure exceptionnelle destinée aux entreprises confrontées à des difficultés temporaires ou ayant interrompu leur activité, à condition que leur modèle économique reste viable.

Les entreprises faisant l’objet de litiges judiciaires peuvent également en bénéficier, à l’exception de celles placées sous procédures de règlement ou de liquidation judiciaire.

Les mesures prévues

  • Exonération des pénalités de retard lors du paiement du capital et des intérêts contractuels ;
  • Restructuration de la dette sur 10 ans, avec maintien du taux d’intérêt initial et un délai de grâce de 3 ans ;
  • Allocation de crédits publics pour financer la restructuration, renforcer le capital et améliorer les fonds propres.

Les demandes d’accès à ce programme doivent être déposées avant le 30 juin 2026, et toutes les démarches administratives doivent être finalisées avant le 31 décembre 2026.

Cette initiative vise à soutenir la reprise des PME, moteur essentiel de l’emploi et de la croissance en Tunisie, en leur offrant un cadre de soutien financier et de réorganisation adapté aux circonstances exceptionnelles qu’elles traversent.

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