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La Bourse nigériane enregistre sa plus forte hausse historique en 2025

02. Januar 2026 um 16:32

En 2025, la Bourse nigériane (NGX) a enregistré sa plus forte hausse jamais constatée, avec une capitalisation en croissance de 36 620 milliards de nairas (environ 25,3 milliards de dollars), atteignant 99 400 milliards de nairas (près de 68,6 milliards de dollars) fin décembre. L’indice général, NGX All-Share Index, a bondi de 51,19 %, confirmant la dynamique exceptionnelle du marché après une progression de 37,65 % en 2024.

Malgré un contexte économique compliqué, marqué par l’instabilité du naira en début d’année, une inflation élevée et un resserrement monétaire, les investisseurs sont progressivement revenus vers les actions. Cette reprise a été soutenue par de bons résultats d’entreprises, des annonces de dividendes attractives, des rachats de titres sous-évalués et une meilleure visibilité sur le marché des changes.

Le marché est resté largement animé par les investisseurs locaux, représentant plus de 83 % des transactions. La participation étrangère s’est améliorée, avec des flux entrants en hausse de 182 %, ce qui a permis d’afficher un solde net positif de 208 milliards de nairas, pour la première fois depuis trois ans. L’année boursière a également été marquée par des opérations majeures, dont la cession par TotalEnergies de sa participation dans le champ pétrolier de Bonga, l’acquisition de CHI Limited par UACN, l’introduction en Bourse de Legend Plc et le rachat de Guinness Nigeria par Tolaram.

 

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MEPS, la startup tunisienne qui transforme les déchets organiques en énergie et fertilisant, vise l’Afrique en 2026

02. Januar 2026 um 14:55

Transformer un problème environnemental en opportunité économique. C’est le pari de MEPS, une startup tunisienne fondée par Khouloud Ayachi, qui développe une solution innovante de production de biogaz et de fertilisant organique à partir de déchets, destinée aussi bien aux agriculteurs qu’aux acteurs du tourisme et de l’agroalimentaire.

À l’origine du projet, un constat personnel. Khouloud Ayachi explique que l’idée est née d’un problème vécu par sa famille d’agriculteurs et d’éleveurs de Bargou, lié à la gestion des déchets et aux coûts élevés de l’énergie et des intrants agricoles. «On a commencé par identifier un vrai besoin terrain, notamment chez les petits exploitants, qui n’ont pas accès à des solutions énergétiques adaptées», souligne-t-elle.

Khouloud Ayachi, fondatrice de MEPS, startup tunisienne spécialisée dans la production de biogaz et de fertilisant à partir de déchets organiques.

La solution développée par MEPS repose sur un système mécano-chimique intelligent, capable de produire simultanément de l’énergie et du fertilisant organique. Contrairement aux solutions classiques, souvent lourdes et industrielles, MEPS mise sur des installations personnalisées, adaptées à la taille et aux besoins réels de chaque utilisateur. «Même un agriculteur avec cinq vaches peut installer notre système. Il n’est pas obligé de passer par le photovoltaïque ou de continuer à dépendre du fuel», explique la fondatrice.

Le dispositif fonctionne de manière autonome, avec un système de détection anticipée des anomalies et un suivi à distance. MEPS a développé une application mobile et un dashboard web permettant de surveiller les performances de chaque installation. «On suit tous les systèmes installés, et on aide nos clients à comprendre combien de carbone ils économisent et comment ils entrent dans une logique d’économie circulaire», précise Khouloud Ayachi.

L’impact est à la fois environnemental et économique. Selon la CEO de MEPS, la solution permet de réduire jusqu’à 40% des coûts énergétiques et d’atteindre 100% d’économie sur l’achat de fertilisants chimiques, dont les prix pèsent lourdement sur les agriculteurs. «On parle de 15 à 16 mille dinars par an que le client n’a plus besoin de dépenser. Il peut même revendre l’excédent de fertilisant produit», affirme-t-elle.

La startup a également développé un modèle SaaS basé sur l’IoT, destiné aux clients disposant déjà d’installations similaires, afin de ne pas dépendre uniquement de la vente de machines. Ce système est actuellement en phase de test.

Pour l’instant, MEPS concentre ses efforts sur la Tunisie, son marché principal. Des projets pilotes sont en cours avec des éco-lodges, des agriculteurs et des structures locales. La phase de pilotage se poursuit avant le lancement de la production industrielle, prévu pour 2026. «On finalise les tests, puis on lancera le batch de production l’année prochaine», indique la fondatrice.

L’ambition de Khouloud dépasse toutefois les frontières nationales. En juin 2025, elle a été distinguée dans le prestigieux classement Forbes Afrique «30 under 30», qui met en lumière les jeunes talents africains les plus prometteurs dans divers domaines, une reconnaissance qui souligne l’impact et le potentiel de sa vision entrepreneuriale.

Sur le plan financier, MEPS prépare une levée de fonds de 3 millions de dinars prévue pour mars 2026, afin de soutenir la production et la commercialisation. L’objectif est clair: accélérer l’industrialisation et l’accès au marché. La startup prévoit également de conclure des partenariats avec des institutions de financement pour faciliter l’accès à la solution via des mécanismes de paiement adaptés.

Avec une machine capable de produire jusqu’à 250 kg par jour, un retour sur investissement estimé à quatre ans, et une approche inclusive pensée pour les petits producteurs, MEPS se positionne comme une startup à fort impact, au croisement de l’énergie, de l’agriculture et de l’économie circulaire. Pour Khouloud Ayachi, l’ambition est assumée: «L’objectif, c’est que le déchet devienne une ressource, partout où c’est possible».

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Le CMF adopte sa stratégie 2026 contre le blanchiment et le financement du terrorisme

02. Januar 2026 um 12:26

Le Conseil du marché financier (CMF) a adopté sa stratégie 2026 visant à renforcer la lutte contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et la prolifération des armes. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de sa mission légale de garantir l’intégrité et la transparence du marché financier tunisien, tout en soutenant les efforts nationaux de prévention des risques.

La stratégie s’articule autour de plusieurs axes complémentaires, alignés sur les standards internationaux et les recommandations du Groupe d’action financière (GAFI). Le premier axe concerne le renforcement de l’adhésion des acteurs du marché, en passant d’une conformité formelle à une approche basée sur les risques et la bonne gouvernance. Le CMF prévoit notamment de suivre la mise en œuvre des plans d’action issus des contrôles, de renforcer les structures de conformité et de contrôle interne, et d’intensifier les actions de sensibilisation, tout en favorisant les solutions numériques pour la connaissance du client et la surveillance des opérations.

Le deuxième axe met l’accent sur le développement des compétences, avec des programmes de formation spécialisés pour les cadres du CMF et les intervenants du marché, ainsi que la publication de guides sectoriels pour harmoniser l’application des exigences réglementaires et promouvoir une culture durable de conformité.

Le troisième axe vise à améliorer la qualité du reporting et de l’analyse, en relevant la précision des déclarations d’opérations suspectes, en respectant les délais légaux et en renforçant la coordination avec la Commission Tunisienne des Analyses Financières (CTAF), les autorités judiciaires et sécuritaires. Ce volet inclut également le développement d’outils numériques et de mécanismes d’alerte précoce.

Par ailleurs, la stratégie renforce l’application des sanctions financières ciblées, avec la vérification des dispositifs de filtrage, le gel immédiat des mesures sans notification préalable et la mise à jour des matrices de risques sur la base de l’évaluation nationale des risques 2025.

Enfin, le CMF prévoit d’améliorer son cadre de supervision et de contrôle en adoptant l’approche fondée sur les risques comme méthodologie centrale, et en développant des outils d’évaluation sectorielle et des mécanismes d’alerte pour concentrer ses interventions sur les activités les plus exposées.

Avec cette stratégie, le CMF réaffirme son engagement en faveur de la prévention, de la supervision et de la sanction, contribuant ainsi à la stabilité du marché financier tunisien, au renforcement de la confiance des acteurs et à l’alignement sur les meilleures pratiques internationales.

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Bourse de Tunis: les secteurs qui ont marqué 2025

02. Januar 2026 um 11:29

La Bourse de Tunis clôture l’année 2025 sur une dynamique sectorielle globalement très positive, avec dix indices sectoriels sur douze en hausse, dont sept ont fait mieux que le Tunindex. Ce bilan confirme un regain d’intérêt des investisseurs pour plusieurs segments clés de l’économie cotée, malgré des contre-performances ciblées dans certains secteurs industriels.

Dans le détail, le secteur des services aux consommateurs s’impose comme le grand gagnant de 2025, affichant une progression spectaculaire de 59,32%, contre seulement 4,19% en 2024. Cette performance place cet indice en tête du classement annuel et reflète une forte reprise de la demande intérieure ainsi qu’un repositionnement stratégique des entreprises du secteur. Le sous-secteur de la distribution suit la même trajectoire, avec une hausse quasi identique de 59,33%, confirmant son rôle moteur dans l’animation du marché.

Autre pilier de la cote, les biens de consommation enregistrent une performance solide de 40,40%, en nette amélioration par rapport à 2024. Cette évolution est portée notamment par les segments agroalimentaire et boissons, dont l’indice progresse de 42,60%, ainsi que par les produits ménagers et de soin personnel, en hausse de 33,58%. Ces résultats traduisent la résilience des valeurs défensives, souvent privilégiées en période d’incertitude économique.

Le secteur financier confirme également son attractivité. L’indice des sociétés financières affiche un gain de 39,48%, avec une contribution majeure des banques, en hausse de 39,53%, et des assurances, qui progressent de 30,20%. Les services financiers se distinguent particulièrement, avec une performance de 49,77%, la deuxième meilleure parmi les sous-secteurs cotés. Cette tendance s’explique par l’amélioration des marges, la solidité des bilans et une meilleure visibilité réglementaire.

À l’inverse, les secteurs industriels restent sous pression. L’indice des industries recule de 1,99%, tandis que le bâtiment et matériaux de construction enregistre une baisse plus marquée de 3,93%, après une année 2024 pourtant positive. Ces contre-performances traduisent les difficultés persistantes liées aux coûts des intrants, au ralentissement de certains projets et à une demande encore hésitante.

Dans l’ensemble, l’analyse sectorielle de 2025 met en évidence un marché à deux vitesses: d’un côté, des secteurs orientés vers la consommation et les services qui surperforment largement, et de l’autre, des segments industriels en phase d’ajustement. Cette configuration renforce l’idée que la sélection sectorielle reste un levier clé de performance à la Bourse de Tunis.

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Calendrier fiscal de janvier 2026: trois dates clés à retenir

02. Januar 2026 um 10:43

Le mois de janvier 2026 s’ouvre sur plusieurs échéances fiscales importantes. La Direction générale des impôts (DGI) rappelle, à travers son agenda fiscal, les dates limites de dépôt de la déclaration mensuelle, qui varient selon le statut du contribuable et le mode de déclaration utilisé. Ces obligations concernent aussi bien les personnes physiques que les personnes morales.

La première échéance est fixée au 15 janvier 2026. Elle concerne les personnes physiques, tenues de déposer leur déclaration mensuelle avant cette date. Cette obligation vise notamment les contribuables soumis à la retenue à la source ou exerçant une activité génératrice de revenus imposables. Le non-respect de ce délai peut entraîner des sanctions financières prévues par la législation fiscale en vigueur.

Une deuxième date clé intervient le 20 janvier 2026. Elle s’adresse aux personnes morales adhérentes au système de la télédéclaration et du télépaiement. Ces entreprises doivent non seulement déposer leur déclaration mensuelle, mais également procéder au paiement de la taxe due à distance. Ce dispositif numérique, encouragé par l’administration fiscale, s’inscrit dans la stratégie de modernisation des services fiscaux et de simplification des procédures pour les entreprises.

Enfin, la dernière échéance du mois est fixée au 28 janvier 2026. Elle concerne les personnes morales non adhérentes au système de la télédéclaration et du télépaiement. Pour ces structures, la déclaration mensuelle doit être déposée selon les modalités classiques auprès des services fiscaux compétents. Cette date marque ainsi la clôture du calendrier fiscal mensuel de janvier.

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Règles d’origine et accès aux marchés européens: le parlement adopte 3 accords pour les exportations tunisiennes

02. Januar 2026 um 10:20

L’Assemblée des représentants du peuple a adopté, mercredi 31 décembre 2025, trois projets de lois fondamentales liés à la révision des règles d’origine et des accords commerciaux liant la Tunisie à l’espace euro-méditerranéen. 

Le premier projet de loi, adopté par 85 voix pour, concerne la modification du protocole (B) de l’accord de libre-échange entre la Tunisie et les pays de l’AELE. Il redéfinit la notion de “produits originaires” et modernise les mécanismes de coopération administrative. L’objectif affiché est clair: permettre aux entreprises industrielles tunisiennes de mieux accéder aux avantages tarifaires, d’augmenter leurs exportations et de préserver, voire créer, des emplois.

Le deuxième texte, approuvé par 87 députés, porte sur l’amendement de l’accord euro-méditerranéen de partenariat avec l’Union européenne. Selon le gouvernement, cette révision vise à adapter l’accord aux évolutions du commerce international, tout en renforçant la capacité des entreprises tunisiennes à exporter vers un marché de près de 500 millions de consommateurs.

Le troisième projet, relatif aux règles d’origine préférentielles euro-méditerranéennes, constitue le volet le plus technique mais aussi le plus stratégique. Le nouveau régime introduit des facilitations majeures, notamment en faveur des petites et moyennes entreprises: assouplissement des critères d’origine, simplification des procédures douanières, élargissement du principe de cumul de la transformation industrielle et amélioration des conditions de calcul des coûts à la sortie d’usine. L’enjeu est de taille, puisque l’espace euro-méditerranéen capte près de 80% des exportations tunisiennes.

Les débats parlementaires ont toutefois mis en lumière plusieurs préoccupations. Des députés ont dénoncé le délai tardif de présentation de ces textes, s’interrogeant sur la capacité des PME à bénéficier réellement de ces avantages. D’autres ont exprimé leurs craintes quant à l’impact sur des secteurs sensibles, notamment l’agriculture, l’huile d’olive et le textile, ce dernier restant partiellement exclu de certaines mesures comme la suppression du “drawback”.

En réponse, le ministre du Commerce a insisté sur une approche “pragmatique et souveraine” des accords commerciaux. Il a rappelé que l’Union européenne demeure le premier investisseur en Tunisie, avec environ 3 400 entreprises employant près de 460 000 personnes, tout en soulignant que 95% des exportations tunisiennes restent concentrées sur trois marchés seulement. Un potentiel inexploité estimé à 20 milliards de dinars par an.

De son côté, le ministre des Affaires étrangères a présenté les règles d’origine comme un outil stratégique, et non une simple formalité technique. Selon lui, leur harmonisation permettrait de réduire les coûts, d’accélérer les délais et de renforcer la crédibilité de la Tunisie comme plateforme industrielle tournée vers l’export. Il a également annoncé l’ouverture prochaine de nouvelles négociations avec l’Union européenne, ainsi que des discussions avancées avec les États-Unis et l’Indonésie, notamment pour faciliter l’accès de l’huile d’olive tunisienne à ces marchés.

La ministre des Finances a, pour sa part, assuré que l’administration douanière est prête à appliquer ces nouvelles règles, tant sur le plan numérique que logistique. Elle a insisté sur le fait que ces amendements ne créent pas de nouveaux engagements, mais actualisent des dispositifs existants afin de mieux s’adapter aux transformations économiques mondiales.

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Conseil ministériel restreint: ce que vise la Tunisie en matière d’investissement

02. Januar 2026 um 08:44

La Tunisie s’engage dans une nouvelle étape de sa politique d’investissement. Réuni le 31 décembre 2025 au Palais de La Kasbah, un conseil ministériel restreint a été consacré à la révision du Code de l’investissement, un texte clé que les autorités veulent aligner sur les priorités économiques, sociales et technologiques du pays.

Présidé par la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, ce conseil marque la volonté de l’État de poser les bases d’un cadre plus attractif, plus simple et plus équitable pour les investisseurs tunisiens et étrangers. Selon la présidence du gouvernement, malgré les réformes introduites par la loi n°71 de 2016, les autorités estiment que le dispositif actuel reste insuffisant pour répondre aux défis économiques actuels. Le futur Code de l’investissement vise ainsi à créer un environnement plus favorable à la création et au développement des entreprises, tout en tenant compte des mutations économiques mondiales et des exigences technologiques. L’objectif affiché est clair: transformer l’investissement en un véritable moteur de développement durable et inclusif.

Les priorités

Le projet de loi entend orienter les investissements vers des secteurs jugés stratégiques pour l’économie nationale. Parmi les objectifs annoncés figurent l’augmentation de la valeur ajoutée produite en Tunisie, le renforcement du contenu technologique des projets et l’amélioration de la capacité exportatrice du pays.

Le texte met également l’accent sur la création d’emplois décents, en particulier au profit des jeunes, et sur le développement de leurs compétences, dans un contexte de chômage structurel élevé.

Autre axe central: la réduction des disparités régionales. Le futur cadre légal vise à encourager les projets à fort impact de développement dans les régions, tout en intégrant la protection de l’environnement et l’équilibre territorial dans les choix d’investissement.

Sur le plan opérationnel, le gouvernement promet une rupture avec les lourdeurs administratives. Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a indiqué que le projet s’inspire des meilleures pratiques internationales.

Parmi les mesures prévues figurent l’unification du cadre juridique de l’investissement, la simplification des procédures et une digitalisation complète du parcours de l’investisseur. Une plateforme nationale dédiée à l’investissement devrait être mise en place, afin de centraliser les démarches et améliorer la transparence.

Le texte prévoit également la création d’un guichet unique pour les investisseurs, ainsi que des conditions assouplies pour les jeunes promoteurs et les nouveaux entrepreneurs, dans l’objectif de faciliter le lancement des projets.

Restaurer la confiance entre l’État et les investisseurs

Au-delà des textes, le gouvernement insiste sur la nécessité d’un changement de pratiques au sein de l’administration. La cheffe du gouvernement a appelé l’ensemble des structures publiques, aux niveaux central, régional et local, à interagir rapidement et positivement avec les investisseurs, à résoudre les blocages et à proposer des solutions concrètes.

Dans ce cadre, la présidence du gouvernement a mis à disposition une adresse électronique dédiée, investissement@pm.gov.tn, permettant aux investisseurs de signaler tout retard, blocage administratif ou dépassement des délais légaux.

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Hajj 2026 : début de l’intégration des candidats en liste d’attente à partir du 2 janvier

31. Dezember 2025 um 14:10

Le ministère des Affaires religieuses a annoncé le lancement de l’opération d’intégration des candidats au pèlerinage figurant actuellement sur les listes d’attente, afin de compléter les listes définitives des pèlerins pour la saison du hajj 1447H / 2026. 

Selon le communiqué officiel, cette opération débutera le vendredi 2 janvier 2026. Elle concerne les candidats en liste d’attente appelés à remplacer les personnes n’ayant pas réglé les frais du pèlerinage dans les délais impartis. La sélection se fera selon l’ancienneté générale et en fonction des places devenues vacantes.

Les personnes concernées seront informées individuellement par message court (SMS). Une fois notifiées, elles devront procéder au paiement des frais du hajj dans les bureaux de la Poste tunisienne, puis finaliser les démarches de voyage auprès de la Société nationale des services et des résidences.

Ces procédures devront être accomplies entre le 6 et le 20 janvier 2026. Le ministère précise que tout candidat qui ne respecte pas ces délais sera considéré comme désisté, et son remplacement sera effectué automatiquement.

Pour rappel, la finalisation des démarches de voyage s’effectue au siège de la Société nationale des services et des résidences, situé rue du lac Turkana, zone B, immeuble Jrad, Berges du Lac – Tunis.

Le ministère met également à la disposition des candidats un numéro vert (80101863) pour toute demande d’information complémentaire.

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Quels sont les meilleurs pays africains où investir en 2026?

31. Dezember 2025 um 10:51

Le rapport Where to Invest in Africa 2025/26 de Rand Merchant Bank (RMB), élaboré en collaboration avec le Gordon Institute of Business Science, dresse un panorama complet de l’attractivité des pays africains pour les investisseurs étrangers et nationaux. Cette analyse couvre 31 économies qui représentent 90 % du PIB du continent, 83 % de sa population et 61 % de sa superficie — offrant une lecture robuste des fondamentaux structurels qui importent réellement pour les investisseurs à moyen et long terme.

Selon le rapport, les Seychelles et l’île Maurice restent en tête du classement, occupant respectivement les 1ᵉʳ et 2ᵉ places des destinations d’investissement du continent. Malgré leur petite taille, ces économies tirent profit d’une forte stabilité macroéconomique, d’une faible corruption et d’un développement humain élevé, trois atouts clés qui inspirent confiance aux investisseurs internationaux.

Derrière elles, les grandes économies africaines continuent de se démarquer :

  • Égypte se place 3ᵉ, grâce à un vaste marché domestique et des réformes structurelles attractives.
  • Afrique du Sud et Maroc occupent les 4ᵉ et 5ᵉ rangs, portés par des marchés sophistiqués et des infrastructures robustes.
  • Ghana, Algérie, Côte d’Ivoire, Tanzanie et Kenya complètent le top 10, chacun bénéficiant de dynamiques spécifiques comme la diversification économique ou l’essor industriel.

Comment ce classement est‑il construit ?

Le rapport ne se contente pas de classer les pays sur des impressions générales. Il s’appuie sur vingt indicateurs regroupés en quatre grands piliers, qui mesurent de façon systématique la capacité d’un pays à attirer et à conserver les investissements. Le premier pilier concerne la performance économique et le potentiel, en prenant en compte la croissance du PIB, le PIB par habitant, la taille du marché et la productivité. Le deuxième pilier porte sur l’accessibilité au marché et l’innovation, en évaluant la connectivité, l’urbanisation, la capacité d’innovation et l’adoption des nouvelles technologies. Le troisième pilier analyse la stabilité économique et le climat d’investissement, en examinant l’inflation, la stabilité monétaire, la gouvernance et l’environnement des affaires. Enfin, le quatrième pilier s’intéresse au développement social et humain, en prenant en considération le niveau d’éducation, les indicateurs de santé, les inégalités et la qualité de vie. Ces quatre dimensions permettent de dresser un classement robuste, basé sur des fondamentaux structurels plutôt que sur des perceptions ou des fluctuations temporaires.

Dans ce classement, la Tunisie se situe plutôt en milieu de tableau (généralement autour de la 12ᵉ position selon la plupart des estimations et données du rapport), reflétant une combinaison de points forts modestes et de problèmes structurels persistants.

 

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BCT: les réserves en devises atteignent 25 milliards de dinars à fin décembre 2025

31. Dezember 2025 um 09:56

Les avoirs nets en devises de la Tunisie se sont établis à 25,5 milliards de dinars au 29 décembre 2025, assurant une couverture de 108 jours d’importations, selon le dernier communiqué de la Banque centrale de Tunisie (BCT).

Comparativement à la même période de 2024, les réserves enregistrent un léger repli. Elles s’élevaient alors à 25,8 milliards de dinars, couvrant 116 jours d’importations. En fait, le maintien des réserves intervient dans un contexte marqué par une dégradation du déficit commercial. Sur les onze premiers mois de 2025, celui-ci a atteint 20,168 milliards de dinars, contre 16,758 milliards un an auparavant. Cette aggravation résulte principalement de la hausse des importations, qui pèse directement sur les sorties de devises. Malgré cela, la situation des réserves a été partiellement soutenue par la bonne performance des recettes touristiques et des revenus du travail des Tunisiens à l’étranger, qui ont contribué à contenir le déficit courant. À fin novembre 2025, le déficit courant s’est établi à 4,188 milliards de dinars, soit 2,4% du PIB, contre 1,2% du PIB un an auparavant. Cette évolution montre que, même si les entrées de devises progressent, elles restent insuffisantes pour compenser totalement l’impact du commerce extérieur.

Autre élément mis en avant par la BCT: la résilience du dinar sur le marché des changes. La monnaie nationale s’est appréciée face au dollar américain, tandis qu’elle a connu un ajustement modéré face à l’euro. Cette stabilité relative contribue à limiter la pression sur les réserves en devises, notamment en réduisant le coût de certaines importations libellées en dollars.

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L’administration Trump rappelle 15 ambassadeurs en Afrique, dont celui en Algérie

31. Dezember 2025 um 09:33

L’administration du président américain Donald Trump procède à un véritable remaniement de son réseau diplomatique, rappelant environ 30 ambassadeurs et hauts diplomates nommés sous la présidence précédente, en particulier en Afrique, où 15 pays sont concernés, dont l’Algérie.

L’ambassadrice des États-Unis en Algérie, Elizabeth Moore Aubin, fait partie des diplomates dont le mandat prendra fin dès janvier 2026, selon des informations concordantes. Ces rappels touchent aussi des postes en Égypte, au Sénégal, au Niger, au Nigeria, au Gabon, et d’autres capitales du continent.

Ce mouvement d’ampleur mondiale, qualifié par certains observateurs de changement stratégique, s’inscrit dans la volonté affichée de l’administration Trump de renforcer l’alignement de ses représentants à l’étranger sur les priorités de sa politique dite “America first”.

 

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Huile d’olive: le prix de référence relevé à 10,200 dinars le kilo

31. Dezember 2025 um 08:57

Le prix de référence de l’huile d’olive vierge extra a été revu à la hausse. Les autorités tunisiennes ont décidé de fixer ce prix à 10,200 dinars le kilogramme au niveau des huileries, afin de protéger la filière oléicole et, en particulier, les petits agriculteurs.

Cette décision a été annoncée dans un communiqué conjoint publié par le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche et le ministère du Commerce et du Développement des exportations, dans le cadre du suivi du déroulement de la campagne de récolte et de transformation des olives.

Selon les deux départements, cette révision du prix de référence concerne l’huile d’olive vierge extra (extra vierge) et vise principalement à encourager la qualité et à valoriser le produit national, dans un contexte marqué par la volatilité des prix sur les marchés.

Les ministères précisent que ce prix reste référentiel et mobile. Il ne s’agit donc pas d’un prix fixe. Il sera actualisé de manière hebdomadaire, ou chaque fois que l’évolution du marché l’exigera, afin de rester en phase avec l’offre, la demande et les conditions économiques du secteur.

À travers cette mesure, les autorités entendent préserver l’équilibre de la filière, qui regroupe plusieurs intervenants, des agriculteurs aux huileries, en passant par les exportateurs. L’objectif affiché est d’assurer le bon déroulement de la saison, tout en protégeant les revenus des producteurs, notamment les petits exploitants, souvent les plus exposés aux fluctuations des prix.

La Tunisie figure parmi les principaux producteurs et exportateurs mondiaux d’huile d’olive. La fixation et l’actualisation régulière d’un prix de référence constituent ainsi un outil de régulation destiné à sécuriser le marché et à renforcer la compétitivité du produit tunisien, aussi bien sur le marché local qu’à l’export.

Les deux ministères réaffirment enfin leur engagement à accompagner l’ensemble des étapes de la saison oléicole, afin d’en garantir la réussite et de protéger les droits de toutes les parties prenantes.

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La Banque centrale baisse son taux directeur à 7 % à partir du 7 janvier 2026

30. Dezember 2025 um 20:49

La Banque Centrale de Tunisie (BCT) a décidé d’assouplir sa politique monétaire. Réuni aujourd’hui le 30 décembre 2025, son Conseil d’administration a annoncé une baisse du taux directeur de 50 points de base, le ramenant de 7,5 % à 7 %, une mesure qui entrera en vigueur le 7 janvier 2026.

Cette décision s’inscrit dans un contexte marqué par un ralentissement de l’inflation et une croissance économique nationale en perte de vitesse.

Dans le sillage de cette décision, la BCT a également revu les taux des facilités à 24 heures.

Le taux de prêt est fixé à 8 %, tandis que le taux de dépôt est ramené à 6 %. L’objectif est de préserver la cohérence du corridor des taux et d’assurer une transmission fluide de l’orientation monétaire au marché financier.

Autre mesure notable : le taux minimum de rémunération de l’épargne est abaissé à 6%, contre 6,5 % auparavant.

Pourquoi la BCT assouplit sa politique monétaire

La décision repose sur une analyse approfondie de la conjoncture économique et financière, aussi bien internationale que nationale.

À l’échelle mondiale, l’économie a montré en 2025 une résilience relative, malgré un environnement instable marqué par les tensions géopolitiques et le durcissement de certaines politiques protectionnistes. Cette résilience a été soutenue par la baisse des prix internationaux des matières premières, notamment de l’énergie, et par un assouplissement des conditions financières internationales.

En Tunisie, la dynamique économique s’est affaiblie. La croissance a atteint 2,4 % au troisième trimestre 2025, contre 3,2 % le trimestre précédent.

Hors agriculture, la croissance est encore plus modérée, limitée à 1,5 %, pénalisée par la contreperformance de secteurs clés comme l’énergie, le textile, l’habillement et le cuir.

Sur le plan extérieur, le déficit commercial s’est aggravé pour atteindre 20,2 milliards de dinars sur les onze premiers mois de 2025, contre 16,8 milliards un an plus tôt, sous l’effet d’une hausse des importations.

Cependant, la bonne performance des recettes touristiques et des revenus du travail a permis de limiter le déficit courant à 2,4 % du PIB, contre 1,2 % à la même période de 2024.

Les réserves en devises se sont établies à 25,5 milliards de dinars, couvrant 108 jours d’importations à fin décembre 2025. Le dinar, de son côté, continue de faire preuve de résilience, avec une appréciation face au dollar et un ajustement modéré face à l’euro.

Une inflation en recul, mais sous surveillance

Le taux d’inflation s’est maintenu à 4,9 % en novembre 2025, confirmant la poursuite du processus de désinflation, même à un rythme lent.

Cette tendance est principalement liée au ralentissement de l’inflation des produits à prix administrés et à une légère détente des prix des produits alimentaires frais, dont l’inflation est revenue à 11,1 %.

En revanche, l’inflation sous-jacente continue d’augmenter progressivement, atteignant 4,7 %.

Sur l’ensemble de l’année 2025, l’inflation moyenne devrait s’établir à 5,4 %, contre 7 % en 2024.

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Tunisie: toute diffusion médiatique par un médecin nécessite une autorisation

30. Dezember 2025 um 16:28

Le Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM) de Tunisie a publié un communiqué visant à encadrer strictement la participation des médecins aux émissions médiatiques et la diffusion de contenus médicaux sur les réseaux sociaux. Cette décision fait suite à la diffusion d’une émission télé, dimanche soir, portant sur la profession de psychiatre, jugée par le CNOM comme présentant des aspects «voyeuristes» et contraires à l’éthique et à la déontologie médicale.

Dans son message, la présidente du CNOM, Rym Ghachem Attia, rappelle que «toute participation à des médias (TV, radio, presse) ou diffusion de contenus audiovisuels médicaux sur les réseaux sociaux doit obligatoirement faire l’objet d’une demande préalable d’autorisation auprès du Conseil régional de l’Ordre des médecins». Un espace dédié à ces demandes a été mis en place sur l’espace médecin en ligne, afin de centraliser et d’examiner les contenus avant leur diffusion.

Le processus prévoit que toute demande est soumise à examen et approbation préalable par le Conseil. En cas d’accord, le médecin doit impérativement mentionner le visa délivré par le Conseil régional lors de la diffusion du contenu. Le communiqué souligne que tout manquement à ces règles, que ce soit par absence d’autorisation ou omission de la mention du visa, expose le praticien à des sanctions disciplinaires.

Ces mesures ont pour objectif de «garantir la déontologie, la dignité de la profession et la confiance du public», précise la présidente du CNOM. 

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Facture électronique en Tunisie: qui est concerné, quelles sanctions et comment s’y préparer? Les explications de Kais Fekih

30. Dezember 2025 um 15:15

À partir du 1er janvier 2026, la facture électronique ne sera plus une option en Tunisie. Elle devient une obligation légale pour une large catégorie d’entreprises et de professionnels, notamment dans le secteur des services. Une réforme fiscale majeure, engagée depuis près d’une décennie, mais qui s’accélère brutalement à quelques heures de son entrée en vigueur. Pour comprendre les enjeux, les obligations concrètes et les difficultés de mise en œuvre, l’éclairage de Kais Fekih, expert-comptable, permet de remettre le cadre juridique et technique à plat.

La facturation électronique n’est pas une nouveauté en Tunisie. Elle a été instaurée par la loi dès 2016, dans une logique d’alignement sur les standards internationaux, notamment européens. «À l’époque, le dispositif reste timide», souligne Fekih, et d’ajouter: «Peu de visibilité, peu d’explications, et surtout aucune sanction réelle». Résultat: même les grandes entreprises, pourtant ciblées en priorité, n’adhèrent pas massivement.

Le véritable tournant intervient lorsque l’État impose la facture électronique aux prestataires privés travaillant avec les entreprises publiques. L’objectif est clair: assurer un meilleur suivi fiscal des transactions avec l’administration. C’est à ce moment-là que le système commence à prendre forme, avec la TTN (Tunisie TradeNet) désignée comme plateforme centrale de traitement et de transmission des factures électroniques.

Les sanctions changent la donne

Pendant longtemps, l’absence de sanctions a freiné l’adoption. La situation évolue lorsque des amendes financières sont introduites pour les grandes entreprises. En cas de non-émission de facture électronique, la sanction peut atteindre 500 dinars par facture. Mais ce que peu d’acteurs avaient anticipé, c’est l’extension du dispositif bien au-delà des grandes structures.

À compter du 1er janvier 2026, l’ensemble du secteur des services est soumis à l’obligation de facturation électronique. Le délai est extrêmement court, à peine quelques semaines, pour un secteur qui représente plus de 350 000 prestataires.

Sont concernés aussi bien les sociétés que les entreprises individuelles relevant du régime réel. La liste est large: comptables, avocats, médecins, ingénieurs, architectes, artisans, hôtels, agences de voyages, banques, assurances, transporteurs, informaticiens, consultants, designers. En clair, quasiment toute activité de services.

Une procédure lourde et très technique

Contrairement à une idée répandue, la facture électronique ne se résume pas à l’envoi d’un PDF par email. Il s’agit d’un système structuré, reposant sur plusieurs étapes obligatoires. La première consiste à obtenir une signature électronique auprès de la NCE (Agence nationale de certification électronique). Sans cette signature, aucune adhésion n’est possible. Une fois la signature obtenue, l’entreprise doit constituer un dossier complet auprès de la TTN, incluant formulaires, contrats et documents juridiques.

Des tests techniques sont ensuite imposés avant le passage en production réelle. Après l’adhésion à la TTN, une démarche supplémentaire est requise auprès de l’administration fiscale, via le dépôt d’une lettre d’information confirmant l’adhésion au système. Là encore, les délais sont incertains.

Selon l’expert, ni la NCE ni la TTN ne disposent aujourd’hui des ressources humaines et techniques suffisantes pour absorber un tel volume de demandes dans des délais aussi courts. Une estimation réaliste situe la durée complète du processus autour de six mois, bien au-delà du calendrier officiel.

Un système incomplet sans les clients

La facture électronique repose sur une chaîne complète. Une entreprise de services émet une facture, la transmet à la TTN, qui la transmet ensuite au client final. Mais si ce client n’est pas lui-même adhérent au système, le processus s’arrête.

Imposer l’obligation uniquement aux prestataires, sans intégrer progressivement leurs clients, crée un système partiellement fonctionnel, sans réelle finalité économique, hormis l’information rapide de l’administration fiscale.

Un modèle européen… encore en chantier

L’expérience européenne invite à la prudence. «En France, la facturation électronique est en préparation depuis quatre ans, avec des reports successifs», indique Kais Fekih. La mise en œuvre est désormais annoncée pour septembre 2026, sans garantie absolue.

Si une économie comme la France peine à finaliser le dispositif malgré des moyens importants, la question de la capacité de la Tunisie à réussir ce basculement en quelques semaines reste ouverte.

Cependant, malgré les critiques, la facture électronique présente des avantages concrets. En cas de contrôle fiscal, elle permet de sécuriser le chiffre d’affaires déclaré et de limiter les suspicions systématiques de dissimulation. Elle réduit également l’arbitraire des contrôles et apporte plus de traçabilité pour l’administration comme pour les entreprises.

Ce qu’il faut faire, dès maintenant

La recommandation centrale est claire: déposer au minimum une demande d’adhésion, même si le système n’est pas encore pleinement opérationnel. En parallèle, le développement de fournisseurs privés de solutions de facturation électronique devient essentiel.

 

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Afrique: les 5 pays à la plus forte pression fiscale, la Tunisie en tête!

30. Dezember 2025 um 12:32

Le récent rapport sur les statistiques des recettes publiques en Afrique 2025 révèle une tendance à la hausse de la mobilisation des ressources intérieures sur le continent. En 2023, le ratio moyen impôts/PIB en Afrique a atteint 16.1%, marquant une progression pour la troisième année consécutive. Cependant, derrière cette moyenne se cachent de fortes disparités nationales, allant de seulement 2.9% en Somalie à des sommets dépassant les 30%.

Voici les cinq pays africains qui affichent le taux de pression fiscale le plus élevé en 2023:

  1. Tunisie: 34.0%
  2. Seychelles: 29.1%
  3. Maroc: 28.5%
  4. Afrique du Sud: 26.5%
  5. Maurice: 23.1%

La Tunisie occupe la première place du podium avec un ratio de 34.0%, un niveau qui dépasse même la moyenne des pays de l’OCDE (33.9%). Le pays a connu une progression spectaculaire, enregistrant la plus forte hausse du continent entre 2013 et 2023 avec une augmentation de 5.7 points de pourcentage.

Selon le rapport, cette pression fiscale tunisienne repose sur trois piliers majeurs:

  • L’impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP): il a contribué à hauteur de 3.3 points de la hausse sur dix ans.
  • La TVA: en progression de 1.7 point sur la même période.
  • Les cotisations de sécurité sociale: elles représentent plus de 20% du total des recettes fiscales tunisiennes.

Cette hausse s’explique en partie par une explosion de 147% de la masse salariale à la suite d’augmentations de salaires successives, boostant mécaniquement les recettes liées à l’IRPP et aux cotisations sociales.

Les Seychelles (29.1%) et le Maroc (28.5%) suivent de près la Tunisie. Aux Seychelles, la performance est notamment portée par le secteur du tourisme qui génère environ la moitié des recettes de TVA. Le Maroc, tout comme la Tunisie, se distingue par l’importance de ses cotisations de sécurité sociale dans sa structure fiscale.

L’Afrique du Sud (26.5%) maintient une pression fiscale élevée, s’appuyant fortement sur l’impôt sur le revenu et les bénéfices qui constituent plus de la moitié de ses recettes totales. Enfin, Maurice complète ce top 5 avec un ratio de 23.1%, affichant une efficacité notable dans la collecte de la TVA par rapport à ses voisins.

Malgré ces performances de pointe, le rapport souligne que 20 des 38 pays étudiés présentent encore un ratio inférieur à 15%. Ce seuil est pourtant considéré comme essentiel par les experts pour financer durablement les infrastructures, la santé et l’éducation, indispensables à la croissance inclusive du continent.

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Attendre, encore attendre: le transport aérien tunisien pèse sur le tourisme

30. Dezember 2025 um 09:31

Retards extrêmes, annulations imprévisibles et rupture de continuité territoriale.

Le transport aérien tunisien traverse une zone de fortes turbulences. En l’espace de 48 heures, deux prises de parole majeures, celle de la présidence de la République et celle de la Fédération tunisienne de l’hôtellerie, ont mis en lumière une crise qui dépasse le simple désagrément pour les voyageurs et commence à peser lourdement sur le tourisme et l’économie nationale.

Le cadre est posé le 29 décembre au palais de Carthage. Lors d’un entretien avec le ministre du Transport, le président de la République, Kaïs Saïed, a qualifié la situation du transport aérien d’«inacceptable», évoquant des retards pouvant atteindre jusqu’à cinq jours sur certaines liaisons internationales. Il a insisté sur le caractère intolérable de ces dysfonctionnements, que ce soit dans les aéroports tunisiens ou à l’étranger, appelant à une mise en cause directe des responsabilités. Selon le président de la République, garantir un transport aérien fiable relève d’un droit humain fondamental, au même titre que l’accès aux services publics essentiels.

Un jour plus tôt, le 28 décembre, la Fédération tunisienne de l’hôtellerie sonnait, de son côté, le signal d’alarme. Dans un communiqué au ton ferme, elle dénonce une crise «structurelle» du transport aérien intérieur, particulièrement sur les lignes reliant Tunis à Djerba et Tozeur. Les retards, parfois supérieurs à dix heures, et les annulations de dernière minute ne sont plus perçus comme des incidents ponctuels, mais comme un facteur de désorganisation durable. La FTH parle même d’un isolement forcé de certaines régions, avec des impacts directs sur les citoyens, mais aussi sur les professionnels du tourisme.

Sur le terrain, les conséquences sont concrètes. Le manque de fiabilité des liaisons aériennes perturbe les programmes des agences de voyages, fragilise les engagements contractuels avec les tour-opérateurs et affaiblit la promotion de niches stratégiques comme le tourisme saharien ou le tourisme insulaire. Les alternatives terrestres, longues et insuffisamment équipées, ne permettent pas de compenser ces défaillances, accentuant le sentiment de marginalisation des régions intérieures.

Ce double constat, politique et professionnel, converge vers une même urgence: réformer en profondeur le transport aérien tunisien. La présidence évoque une reconstruction globale des services publics, tandis que les acteurs du tourisme appellent à des décisions courageuses et immédiates. Au-delà de l’image du pays, c’est la compétitivité de la destination Tunisie qui est en jeu, dans un contexte international où la fiabilité des transports est devenue un critère décisif pour les voyageurs.

En clair, sans un ciel stable, difficile de faire décoller durablement le tourisme tunisien.

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Nouvel An: voici les rituels les plus répandus dans le monde pour attirer chance et prospérité

29. Dezember 2025 um 15:14

À minuit, certains avalent des raisins, d’autres cassent des assiettes. À travers le monde, le passage à la nouvelle année est marqué par des rituels parfois étonnants, souvent symboliques, toujours porteurs d’un même message: attirer la chance, la prospérité et se protéger du mauvais sort.

À minuit, raisins, lentilles, fruits ronds ou rituels symboliques se répondent d’un pays à l’autre. Ces traditions du Nouvel An traduisent une même volonté universelle: attirer la chance, la prospérité et commencer l’année sous de bons auspices.

Le réveillon du Nouvel An, célébré chaque 31 décembre, est un moment universellement associé aux vœux, aux espoirs et aux traditions. Selon les cultures, ces rituels prennent des formes variées, mais ils reposent sur des croyances communes liées à l’abondance, à l’amour et au renouveau, comme le soulignent plusieurs sources culturelles et historiques, dont Encyclopaedia Britannica et National Geographic.

Chance et prospérité au cœur des traditions

Dans de nombreux pays, la nourriture joue un rôle central dans les rites de fin d’année.

En Espagne et dans plusieurs pays d’Amérique latine, la tradition des douze raisins de la chance est incontournable. Aux douze coups de minuit, un raisin est mangé pour chaque mois de l’année à venir, dans l’espoir d’attirer bonheur et prospérité. Cette coutume, apparue au début du XXᵉ siècle, s’est largement diffusée grâce aux médias et aux célébrations publiques sur les grandes places du pays.

En Italie et en Amérique latine, les lentilles sont au menu du réveillon. Leur forme rappelle celle des pièces de monnaie et symbolise la richesse financière pour l’année à venir.

Au Brésil et en Roumanie, le rituel passe par les vêtements. Porter des sous-vêtements colorés à minuit est censé influencer l’année à venir: blanc pour la paix, jaune pour l’argent, rouge pour l’amour.

Aux États-Unis et dans certaines régions d’Europe, la consommation de porc est associée à l’idée d’avancer et de progresser, tandis que le chou est lié à la prospérité. Aux Philippines, disposer douze fruits ronds sur la table symbolise l’abondance pour chacun des mois de l’année.

Bruit, protection et purification

D’autres traditions visent avant tout à éloigner le mal et purifier l’année passée.

Au Portugal et au Brésil, faire du bruit — pétards, casseroles, parfois vaisselle brisée — est une manière symbolique de chasser les mauvais esprits.

Au Danemark, casser des assiettes devant la porte de ses proches est un geste d’amitié et un souhait de bonheur pour l’année à venir. Plus il y a de morceaux, plus l’année est censée être favorable.

Au Japon, le Nouvel An (Oshōgatsu) commence par le grand nettoyage de la maison, appelé osōji, destiné à se libérer symboliquement des impuretés de l’année écoulée.

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Hammam-Lif: le Casino entre enfin en phase de restauration

29. Dezember 2025 um 12:28

La municipalité de Hammam-Lif a annoncé le démarrage officiel des travaux de restauration du «Casino de Hammam-Lif», un monument historique protégé depuis le 1er septembre 2000 et symbole majeur du patrimoine national du gouvernorat de Ben Arous. Ce projet, attendu depuis de nombreuses années, vise à redonner vie à ce site emblématique en le transformant en un pôle culturel, touristique et social.

Ce projet ambitieux s’inscrit dans le cadre de l’initiative innovante des «lzamates», sous la supervision de l’Instance générale de partenariat public-privé (IGPPP), en collaboration étroite avec l’Institut national du patrimoine (INP), le ministère des Domaines de l’État et des Affaires foncières, et avec l’appui de l’agence française Expertise France. Les études techniques et architecturales, confiées au bureau Arké Architecture, ont été validées à toutes les étapes par l’INP afin de garantir le respect de l’identité et de la spécificité du monument.

À la suite d’un appel d’offres public lancé en juillet 2025, les travaux de restauration, d’une durée estimée à 18 mois, ont été confiés aux entreprises tunisiennes BIRC et ENIBTP, avec une autorisation de construction (n°1825) délivrée le 11 juillet 2025. Le coût de cette phase s’élève à 2,3 millions de dinars tunisiens, hors taxes, financé par l’Union européenne.

La municipalité prévoit de confier ultérieurement la gestion et l’exploitation du casino à un investisseur privé, sélectionné via un appel d’offres prévu en 2026. Cette approche vise à assurer un usage durable du monument tout en offrant des services attractifs aux habitants et aux visiteurs.

La municipalité de Hammam-Lif souligne l’importance de ce projet comme levier de développement local, contribuant à la valorisation du patrimoine unique de la ville et au dynamisme économique, social et culturel de la région. Il illustre également le succès de la coopération entre acteurs publics et privés dans la préservation et la mise en valeur du patrimoine national.

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