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MEPS, la startup tunisienne qui transforme les déchets organiques en énergie et fertilisant, vise l’Afrique en 2026

02. Januar 2026 um 14:55

Transformer un problème environnemental en opportunité économique. C’est le pari de MEPS, une startup tunisienne fondée par Khouloud Ayachi, qui développe une solution innovante de production de biogaz et de fertilisant organique à partir de déchets, destinée aussi bien aux agriculteurs qu’aux acteurs du tourisme et de l’agroalimentaire.

À l’origine du projet, un constat personnel. Khouloud Ayachi explique que l’idée est née d’un problème vécu par sa famille d’agriculteurs et d’éleveurs de Bargou, lié à la gestion des déchets et aux coûts élevés de l’énergie et des intrants agricoles. «On a commencé par identifier un vrai besoin terrain, notamment chez les petits exploitants, qui n’ont pas accès à des solutions énergétiques adaptées», souligne-t-elle.

Khouloud Ayachi, fondatrice de MEPS, startup tunisienne spécialisée dans la production de biogaz et de fertilisant à partir de déchets organiques.

La solution développée par MEPS repose sur un système mécano-chimique intelligent, capable de produire simultanément de l’énergie et du fertilisant organique. Contrairement aux solutions classiques, souvent lourdes et industrielles, MEPS mise sur des installations personnalisées, adaptées à la taille et aux besoins réels de chaque utilisateur. «Même un agriculteur avec cinq vaches peut installer notre système. Il n’est pas obligé de passer par le photovoltaïque ou de continuer à dépendre du fuel», explique la fondatrice.

Le dispositif fonctionne de manière autonome, avec un système de détection anticipée des anomalies et un suivi à distance. MEPS a développé une application mobile et un dashboard web permettant de surveiller les performances de chaque installation. «On suit tous les systèmes installés, et on aide nos clients à comprendre combien de carbone ils économisent et comment ils entrent dans une logique d’économie circulaire», précise Khouloud Ayachi.

L’impact est à la fois environnemental et économique. Selon la CEO de MEPS, la solution permet de réduire jusqu’à 40% des coûts énergétiques et d’atteindre 100% d’économie sur l’achat de fertilisants chimiques, dont les prix pèsent lourdement sur les agriculteurs. «On parle de 15 à 16 mille dinars par an que le client n’a plus besoin de dépenser. Il peut même revendre l’excédent de fertilisant produit», affirme-t-elle.

La startup a également développé un modèle SaaS basé sur l’IoT, destiné aux clients disposant déjà d’installations similaires, afin de ne pas dépendre uniquement de la vente de machines. Ce système est actuellement en phase de test.

Pour l’instant, MEPS concentre ses efforts sur la Tunisie, son marché principal. Des projets pilotes sont en cours avec des éco-lodges, des agriculteurs et des structures locales. La phase de pilotage se poursuit avant le lancement de la production industrielle, prévu pour 2026. «On finalise les tests, puis on lancera le batch de production l’année prochaine», indique la fondatrice.

L’ambition de Khouloud dépasse toutefois les frontières nationales. En juin 2025, elle a été distinguée dans le prestigieux classement Forbes Afrique «30 under 30», qui met en lumière les jeunes talents africains les plus prometteurs dans divers domaines, une reconnaissance qui souligne l’impact et le potentiel de sa vision entrepreneuriale.

Sur le plan financier, MEPS prépare une levée de fonds de 3 millions de dinars prévue pour mars 2026, afin de soutenir la production et la commercialisation. L’objectif est clair: accélérer l’industrialisation et l’accès au marché. La startup prévoit également de conclure des partenariats avec des institutions de financement pour faciliter l’accès à la solution via des mécanismes de paiement adaptés.

Avec une machine capable de produire jusqu’à 250 kg par jour, un retour sur investissement estimé à quatre ans, et une approche inclusive pensée pour les petits producteurs, MEPS se positionne comme une startup à fort impact, au croisement de l’énergie, de l’agriculture et de l’économie circulaire. Pour Khouloud Ayachi, l’ambition est assumée: «L’objectif, c’est que le déchet devienne une ressource, partout où c’est possible».

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