Normale Ansicht

Empfangen — 19. Juli 2026 Leconomiste Maghrebin

Vague de chaleur : pic de chaleur attendu jusqu’à mardi

19. Juli 2026 um 14:13

Le pays subit une importante chaleur due à la canicule, prévue ce dimanche et surtout lundi 20 et mardi 21 juillet 2026, indique un bulletin de suivi de l’Institut National de la Météorologie.

Les températures dépasseront les normales de 8 à 14 degrés, avec des maximales attendues entre 45 et 49 °C, sauf près des côtes orientales où elles varieront de 40 à 44 °C. Une baisse légère est prévue à partir du mercredi 22 juillet, mais les valeurs resteront supérieures aux normales de 6 à 12 degrés jusqu’à la fin de la semaine prochaine.

Que dit la science?

Les modèles météo ont affiché une remarquable unanimité à dix jours, confirmant une vague de chaleur durable jusqu’à la fin de la semaine, où un léger rafraîchissement devrait seulement atténuer sans faire disparaître les conditions caniculaires. Cette pression thermique s’inscrit dans un contexte de réchauffement global : une étude parue dans Nature Geoscience (7 juillet 2025) alerte que chaque fraction de degré supplémentaire accroît de façon non linéaire la fréquence et la durée des canicules longues, rendant les épisodes extrêmes et prolongés toujours plus probables.

L’article Vague de chaleur : pic de chaleur attendu jusqu’à mardi est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Télé-déclaration/télépaiement : lundi 20 juillet, dernier délai de dépôt de la déclaration mensuelle

19. Juli 2026 um 13:52

La Direction générale des impôts (DGI) rappelle que lundi 20 juillet 2026 est le dernier délai de dépôt de la déclaration mensuelle pour les personnes morales adhérentes au système de la télé-déclaration et du télépaiement.

Elle souligne l’importance de respecter cette date afin d’éviter les conséquences juridiques et financières issues de retard dans le dépôt des déclarations fiscales, selon un communiqué publié, dans le calendrier des échéances fiscales du mois de juillet 2026

La DGI précise également que la date mentionnée correspond au dernier jour du délai légal et non au seul jour pour le dépôt de la déclaration, appelant les contribuables à effectuer leurs procédures avant l’expiration du délai, afin d’éviter de surcharger le système informatique et d’éviter l’encombrement pendant les derniers jours.

Si la date limite de dépôt d’une déclaration fiscale coïncide avec un jour férié ou un dimanche, il est possible de déposer la déclaration le premier jour ouvrable suivant, sans pénalité de retard, tient à expliquer la direction.

L’article Télé-déclaration/télépaiement : lundi 20 juillet, dernier délai de dépôt de la déclaration mensuelle est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Dimanche sans courant par intermittence : la STEG publie la liste des zones concernées

19. Juli 2026 um 12:31

Une nouvelle fois, les coupures d’électricité deviennent une habitude. La Société tunisienne d’électricité et du gaz (STEG) avertit : des coupures intermittentes sont possibles ce dimanche 19 juillet 2026, entre 11 h et 16 h. Voici les zones concernées.

Grand Tunis : Tunis, Ben Arous, La Manouba, Ariana, la Médina, Les Berges du Lac, Radès, Fouchana, El Mghira, Borj Cedria, La Soukra, El Mourouj, Sanhaja, Riadh El-Andalous.
Sfax : Sidi Mansour, Bir Salah, El Hencha, El Amra, Jebeniana, El Chaffar, Bir Ali, et autres localités.
Bizerte : Ghezala, Joumine, Sejnane, Metline, Menzel Abdelrahman, Menzel Bourguiba, El Alia, Cap Zebib.
Zaghouan : Jebel Ouest, Bir Macharqa, Zriba, Semmange.
Sud : El-Mida, Tazarka, El-Marazqa, Aïn Kamâcha, El Samah, Dar Chaâbane, Beni Khiar, Karmbalia, Menzel Bouzlef, Taklissa.
Nord-Ouest : Er Roueïa, Makthar, Bou Salem, Ghar El Dama, Qablata, Lakrib, El Jrissa, El Dahmani.
Centre : Aïn Jelloula, Raqada, Jamal, Bou Hajla, Bémbla, Dar El Djemâa, Masaken, Ouled Achour, Bou Hajer, Souhailat, Zaouia Kanouche, Sbiba, Essahline, El Ala, Menzel Kamel, Regueb, El Farina, Sidi Abdelhamid, El Mekenine, Riadh, El Chabba, Hammam Sousse, Swassi, quartier universitaire, Ksar Karak, Petite Forteresse, Sidi Bou Ali, Palais de Lamta, Grande Forteresse.
Sud-Ouest : Saïda, Ouled Haffouz, Khamouda Boudries, Sbeitla, Souk El Jadid, Thala, El Ayoun, Ouled Hamad, La Maïmiya, Houamed, Sidi Aïch, Makarem, Qatrana, Achkhar, Foussana.
Médenine :
Djerba : Zaouia, Basatin, Hassi Jerbou.
Tataouine : Tataouine El Jadida, Ghomrassen.
Kébili :
In fine, la STEG recommande aux citoyens de prendre leurs dispositions.

graphique généré par IA

 

 

L’article Dimanche sans courant par intermittence : la STEG publie la liste des zones concernées est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Kaïs Saïed: « Les coupures d’électricité fréquentes dans de nombreuses régions sont anormales »

19. Juli 2026 um 11:12

Le président de la République Kaïs Saïed a visité le complexe hydraulique de Ghadeer El Goulla, constatant de nombreuses insuffisances et demandant leur correction rapide, notamment pour améliorer les liens entre la station et les régions.

Il a dénoncé les coupures électriques récurrentes et appelé les responsables à assumer leurs responsabilités. « Les coupures de courant fréquentes et simultanées dans de nombreuses régions sont anormales, et chaque responsable doit assumer sa responsabilité pour trouver des solutions. Quiconque a manqué à son devoir devra en subir les conséquences », a-t-il déclaré.

Il s’est ensuite rendu au pont de Bizerte pour suivre les travaux de protection contre les inondations et la restauration d’un pont historique (1608), insistant sur une politique hydraulique globale et l’écoute des citoyens.

L’article Kaïs Saïed: « Les coupures d’électricité fréquentes dans de nombreuses régions sont anormales » est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Espagne-Argentine : Choc des titans sur fond de rivalité historique

19. Juli 2026 um 09:20

La finale oppose, ce dimanche 19 juillet 2026, deux grandes nations de football ; mais également deux des plus grands noms du football mondial : Lionel Messi, pour sa troisième finale de Coupe du monde, et Lamine Yamal, le jeune prodige espagnol.

 

C’est une finale qui s’annonce palpitante et qui se disputera ce dimanche 19 juillet au stade de New York New/New Jersey entre l’Espagne, championne d’Europe, et l’Argentine, tenante du titre et championne d’Amérique du Sud. Et ce, dans le cadre de la Coupe du monde de la FIFA 2026.

Espagne : parcours évolutif

Pour arriver en finale, les deux sélections auront pris deux parcours parallèles. Ainsi, en dépit de son statut de grande favorite, la Roja a peiné à écarter le Cap-Vert, poussant la sélection de Luis de la Fuente au nul lors de son entrée en lice. Les Espagnols se sont néanmoins repris en dominant largement l’Arabie saoudite (4-0) puis en terminant la phase de groupes par une courte victoire contre l’Uruguay (1-0).

En seizièmes de finale, l’Espagne a filé sans encombre face à l’Autriche (3-0). Les tours suivants ont été plus accrochés : des buts décisifs en fin de match de Mikel Merino ont permis d’éliminer d’abord le Portugal (1-0), puis la Belgique (2-1).

Mais c’est contre la France que la Roja est passée à la vitesse de croisière. Les coéquipiers de Lamine Yamal ont dominé les Tricolores en long et en large, réussissant à étouffer la redoutable attaque française constellée de stars de premier plan grâce à un quadrillage méticuleux du terrain en défense, doublé d’une efficacité terrifiante en attaque (2-0).

Argentine : un parcours en dents de scie

L’Argentine, elle, a dû livrer un parcours plus âpre mais haletant pour décrocher sa deuxième finale consécutive en Coupe du monde, la septième de son histoire. Les champions en titre ont lancé leur campagne par trois succès de rang en phase de groupes, portés par un Lionel Messi exceptionnel, auteur de huit buts dans ce tournoi et de 21 réalisations au total dans l’histoire des Coupes du monde.

Ainsi, L’Albiceleste a dominé son groupe en s’imposant 3-0 contre l’Algérie grâce à un triplé de Messi, puis 2-0 face à l’Autriche (deux réalisations de la Pulga) et enfin 3-1 contre la Jordanie, encore une fois avec Messi au scoring.

Le chemin s’est ensuite corsé : l’Argentine a dû batailler pour éliminer un Cap-Vert surprenant et courageux (3-2 après prolongation). En huitièmes, alors menée 2-0 à la 79e minute contre l’Égypte, la sélection de Lionel Scaloni a signé une spectaculaire remontée pour l’emporter 3-2, poursuivant sa route vers la finale.

En huitièmes, l’Albiceleste a dû s’employer face à la Suisse et a nécessité une prolongation pour venir à bout d’un adversaire réduit à dix. Julián Álvarez a finalement percé la défense helvétique d’un somptueux but, puis Lautaro Martínez a scellé la qualification en ajoutant un troisième but (3-1 a.p.).

Enfin, la demi-finale contre l’Angleterre a tenu toutes ses promesses : les Three Lions ont ouvert le score au début de la seconde période par Anthony Gordon, mais les champions en titre ont renversé la rencontre grâce à une frappe lointaine d’Enzo Fernández puis à une tête victorieuse de Martínez au second poteau (2-1).

L’Argentine retrouve donc la finale, quatre ans après son sacre mémorable face à la France au Qatar (3-3 a.p., 4 t.a.b. à 2).

Parfum d’Histoire

Rappelons enfin qu’au au-delà du choc sportif, la finale entre l’Argentine et l’Espagne s’inscrit dans une histoire bien plus vaste. Elle oppose deux nations liées par plusieurs siècles d’un passé commun, façonné par la conquête espagnole du continent américain, puis par les guerres d’indépendance qui ont conduit à la naissance de l’Argentine moderne. Ce duel dépasse ainsi le cadre du football pour raviver, le temps d’un match, les échos d’une relation historique faite de domination, d’émancipation et d’un héritage culturel profondément partagé.

L’article Espagne-Argentine : Choc des titans sur fond de rivalité historique est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Canicule – Les températures atteindront les 48 °C

19. Juli 2026 um 09:03

Ce dimanche 19 juillet, le temps sera partiellement brumeux avec apparition de cellules orageuses accompagnées de pluies dans l’après-midi sur les hauteurs. Ces pluies concerneront localement certaines régions  à l’est. 

Quant aux températures, elles seront très élevées, avec des maximales qui varieront entre 38 °C et 43 ° C près des côtes et sur les hauteurs, et entre 44 °C et 48 °C ailleurs avec coups de sirocco.

L’article Canicule – Les températures atteindront les 48 °C est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Les sept objectifs prioritaires du Plan 2026-2030, selon Samir Abdelhafidh

19. Juli 2026 um 08:54

Le principal défi du Plan de développement 2026-2030 consiste à transformer les projets programmés en réalisations concrètes ayant des retombées économiques, sociales et environnementales tangibles. C’est ce qu’a déclaré le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, qui s’adressait le 17 courant aux députés du Conseil national des régions et des districts (CNRD).

Il estime que « le succès de tout plan se mesure à sa capacité d’exécution et aux résultats obtenus sur le terrain », ajoutant que ce document a été élaboré selon une approche ascendante, fondée sur les propositions des conseils locaux afin de répondre aux priorités exprimées dans les différentes régions du pays.

A noter que le plan fixe entre autres un objectif de croissance de 4 %, prévoit une hausse du revenu par habitant, une réduction de la pauvreté et une amélioration du pouvoir d’achat, ambitionne de renforcer les équilibres financiers de l’État, d’améliorer la rentabilité des entreprises publiques, d’accélérer la numérisation de l’économie et d’intégrer 50 % du secteur informel.

Samir Abdelhafidh affirme que les autorités poursuivent leurs efforts pour accélérer l’exécution des projets publics grâce à des mécanismes de suivi et d’évaluation, rappelant qu’une plateforme numérique de suivi des projets a été mise en service en juin 2025. Dans ce cadre, il invite le CNRD à jouer un rôle de contrôle dans la mise en œuvre des programmes, insistant au passage sur la nécessité d’investir dans le capital humain, à travers le développement de l’éducation, de la formation et de la santé, tout en soutenant la transition numérique, l’innovation et l’inclusion socio-économique.

Sur le plan économique, le plan 2026-2030 mise sur le renforcement de l’investissement productif, le soutien à l’innovation, le développement du tissu économique et l’amélioration du climat des affaires.

Il prévoit aussi des réformes institutionnelles destinées à moderniser l’administration, simplifier les procédures, accélérer la transformation numérique et renforcer la gouvernance.

L’article Les sept objectifs prioritaires du Plan 2026-2030, selon Samir Abdelhafidh est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Tunisie – Ça y est, le Plan de développement 2026-2030 définitivement adopté

19. Juli 2026 um 08:35

Le Conseil national des régions et des districts (CNRD) a adopté, vendredi 17 juillet, le Plan de développement 2026-2030, validant ainsi définitivement la feuille de route économique et sociale du pays pour les cinq prochaines années.

Le plan fixe les principales orientations de l’action publique à l’horizon 2030, avec pour objectif de soutenir la croissance, de réduire les disparités régionales et de renforcer le développement économique et social.

Les autorités tablent sur un taux de croissance économique d’environ 4,2 % à l’horizon 2030, une réduction progressive du déficit budgétaire à près de 3 % et une maîtrise de la dette publique dans la limite de 80 % du produit intérieur brut (PIB).

 

Lire aussi : Le Plan de développement 2026-2030 veut réduire les disparités entre les régions

 

Le document prévoit également de faire reculer le taux de pauvreté à moins de 15 % et d’améliorer l’indice de développement humain (IDH) afin de hisser la Tunisie parmi les pays à développement humain très élevé.

Sur le plan énergétique, le programme vise à porter la part des énergies renouvelables à 35 % du mix énergétique d’ici 2030, tout en réduisant de 30 % la consommation nationale d’énergie primaire grâce à une meilleure efficacité énergétique. Il prévoit aussi la modernisation des réseaux et une augmentation du taux de valorisation des eaux usées.

 

Lire également: L’édito de Hédi Mechri – Plan 2026-2030 : l’anti-hasard à l’épreuve du réel

 

Le Plan de développement 2026-2030 repose sur plusieurs axes stratégiques, notamment la modernisation du tissu économique, le renforcement des infrastructures, la sécurité énergétique, hydrique et alimentaire, la protection de l’environnement ainsi qu’un développement territorial plus équilibré.

Le texte met également l’accent sur la réforme du cadre institutionnel, l’amélioration de l’efficacité des services publics, la promotion d’un développement social inclusif et la mise en place d’une gouvernance publique plus efficace .

L’article Tunisie – Ça y est, le Plan de développement 2026-2030 définitivement adopté est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Mort subite d’un criminel de guerre

19. Juli 2026 um 07:22

Les débats font toujours rage entre défenseurs et pourfendeurs autour de l’héritage laissé derrière lui par le sénateur de le Caroline du Sud, Lyndsay Graham, mort subitement le 11 juillet, quelques heures après son retour de son énième voyage en Ukraine.

Durant le quart du siècle de ses mandats de sénateur, Graham a été l’un des plus grands défenseurs d’Israël, ayant poussé avec toutes ses forces vers l’engagement des Etats-Unis dans toutes les guerres du Moyen-Orient et, plus récemment, en Ukraine.

A peine est-il entré au Sénat en 2003 qu’il s’engagea dans la campagne mensongère sur les armes de destruction massive avec lesquelles Saddam s’apprêtait à attaquer New York et Los Angeles ! Il se tourna ensuite vers la Libye et la Syrie, exhortant, dans ses discours, Obama de renverser les régimes en place de Mouammar Kadhafi et Bachar al Assad.

Car pour ce sénateur, le soutien à la cause palestinienne et la contestation de la politique colonisatrice de l’Etat sioniste sont synonymes de terrorisme et d’antisémitisme.

En Amérique même, il s’en prenait avec virulence à toute voix qui critiquait l’engagement américain dans des guerres pour le compte d’Israël contre des pays lointains ne représentant aucune menace pour le peuple américain. Il qualifiait d’antisémites même les personnalités juives qui, à l’instar du Pr. Jeffrey Sacks, prônaient une politique étrangère qui servirait les intérêts des Etats-Unis et non ceux de l’Etat sioniste.

La nature abominable de ce sénateur a été mise à nu lors de la guerre de Gaza. Le génocide perpétré par l’Etat sioniste et la totale destruction de l’enclave palestinienne ne semblaient pas suffisants pour apaiser la haine, l’animosité et le bellicisme outranciers qui le rongeaient. Dans l’une de ses interventions sur Fox News, il affirma : « Je ne comprends pas pourquoi nous, nous avons lancé deux bombes nucléaires sur le Japon en 1945 pour terminer le travail, et Israël hésite aujourd’hui à terminer le travail. Je dis à Israël : termine ton travail ».

Oui, ce représentant que le peuple de la Caroline du Sud élisait et réélisait depuis près d’un quart de siècle, a exhorté Israël à utiliser son arsenal nucléaire contre Gaza. Mais dans son extrême stupidité, il ne pouvait savoir qu’une bombe nucléaire sur Gaza détruirait Israël aussi par son souffle, son syndrome d’irradiation aigu et ses retombées radioactives.

Lyndsay Graham ne prônait pas la mort et la destruction dans le monde arabe et musulman seulement. Il œuvrait à les semer en Russie aussi. Après avoir contribué avec son mentor, feu John MacCain, au coup d’état contre le président ukrainien Ianokovytch en février 2014, provoquant le chaos et la guerre en Ukraine, ce sénateur a poussé de toutes ses forces, durant les mandats de Joe Biden et de Donald Trump, pour les sanctions contre la Russie et l’armement de l’Ukraine.

La dernière photo prise un jour avant sa mort est celle qui le montre dans une usine d’armement ukrainienne, exhibant avec un large sourire le modèle de drones que Zelensky lance quotidiennement sur les civils russes…

A son retour d’Ukraine, le sénateur s’est senti mal et son entourage voulait l’hospitaliser. « Je dois m’adresser à la presse avant. J’irai à l’hôpital demain », telle était sa réponse. Face à l’insistance de la famille et des amis, il leur fit cette étrange réponse, rapportée par Barak Ravid, l’éditeur du journal Axios : « Je ne peux pas mourir maintenant. J’ai encore besoin d’alourdir les sanctions contre la Russie, de m’assurer de la défaite de l’Iran et de mener à bien la normalisation entre Israël et l’Arabie saoudite ».

Il est mort quelques heures après de « dissection aortique ». Les réactions sur les réseaux sociaux et les podcasts en Amérique et à l’étranger à la mort subite de ce criminel de guerre ont, dans leur majorité, exprimé un sentiment que la langue allemande appelle “Schadenfreude“, c’est-à-dire la joie exprimée face au malheur d’autrui.

L’ami George Galloway a exprimé son schadenfreude à sa manière : « je suis sûr que ce grand criminel de guerre est en train de brûler maintenant au 7e cercle de l’enfer ». Sans aller jusque-là, disons que le monde serait une meilleure place pour vivre sans Lyndsay Graham et ses semblables aux Etats-Unis et en Israël.

L’article Mort subite d’un criminel de guerre est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

L’édito de Hédi Mechri – Plan 2026-2030 : l’anti-hasard à l’épreuve du réel

19. Juli 2026 um 06:00

Enfin, un vrai débat qui s’engage à l’occasion de la présentation du Plan de développement 2026-2030. L’ARP y met son point d’honneur à vouloir laisser son empreinte. Les experts, les universitaires, les médias se jettent dans l’arène et s’invitent dans ce débat d’intérêt national. Signe des temps, le Plan n’est plus ce qu’il était il y a si peu de temps encore : une impressionnante architecture d’un futur annoncé, conçu et décidé d’en haut.

Innovation politique oblige, il est perçu désormais comme une émanation de la base, comme pour faire écho au slogan de campagne et au mot d’ordre du chef de l’État : le peuple veut.

Le Plan 2026-2030 se définit comme le reflet, l’incarnation d’une démocratie directe à l’opposé du pouvoir quasi absolu dévolu aux technocrates du gouvernement. Ces derniers, influencés par leurs modèles économiques et leurs représentations théoriques, finiraient par « produire » des plans désincarnés, sans véritable ancrage local, voire régional. La vraie question serait alors de savoir ce que recouvre la notion de Plan de développement économique à l’échéance 2030. Sûrement pas un catalogue à la Prévert, une kyrielle, une litanie de projets en tout sens, quand bien même ils relèveraient d’un diagnostic juste, approprié, mais qui serait déconnecté de l’impératif financier. Auquel cas, le coût de réalisation des projets planifiés dépasse de très loin la capacité financière du pays.

Le Plan, aussi élaboré soit-il, ne doit pas déroger à la règle d’équilibrer «emplois et ressources», pour ne pas perdre de sa crédibilité en se heurtant à l’infranchissable plafond de verre qu’est l’épargne nationale aujourd’hui à son plus bas historique. La contrainte financière est incontournable. On le mesure aujourd’hui face à l’hostilité des marchés et des bailleurs de fonds.

 

Le Plan, aussi élaboré soit-il, ne doit pas déroger à la règle d’équilibrer «emplois et ressources», pour ne pas perdre de sa crédibilité en se heurtant à l’infranchissable plafond de verre qu’est l’épargne nationale aujourd’hui à son plus bas historique.

 

Il est vrai que la signature du pays a beaucoup perdu de son aura. L’état peu rassurant de l’économie nationale, qui vit sa plus longue et grave crise structurelle, est passé par là. Nos certitudes d’avant vacillent. Si bien que gouverner aujourd’hui, dans les conditions qui sont les nôtres, serait pour nous autant prévoir, anticiper qu’arbitrer, doser et choisir. Il faut mettre, injecter, autant de confiance que de cohérence, sans quoi l’attelage ne tiendra pas longtemps. Il n’est pas exclu que les bonnes intentions tournent aux désillusions. Le bien n’est pas toujours l’ennemi du mal.

Un plan de développement version 21e siècle est beaucoup plus qu’une simple feuille de route aussi fournie soit-elle. Il a d’abord une connotation et une portée stratégique. Il est élaboré par un État stratège qui pense global, réfléchit sur le long terme, légifère et se réinvente en permanence.

Il a aussi vocation, sinon l’obligation, de protéger, de faciliter, d’inciter, d’encourager l’initiative privée, de faire faire plutôt que de s’enliser, quoi qu’il fasse, dans le marécage de la gestion d’entreprises en dehors de son implication pleine et entière dans les services publics : éducation, santé, transport, logistique, logement, aménagement du territoire, R&D, nouvelles technologies, transition énergétique et écologique…

On n’imagine pas aujourd’hui un plan de développement à l’horizon 2030 sans qu’il porte une vision, qu’il ne soit l’incarnation d’un vaste dessein national et d’une ambition renouvelée et réaffirmée. Le Plan 2026-2030 n’aura d’autres significations que de redessiner et réinventer le pays, tombé en déshérence, pris qu’il a été dans la tourmente post-révolution, qui ne finit pas d’en finir plus de 15 ans après.

L’économie et notre modèle social n’ont pas résisté à la déferlante contestatrice. Ils ont été de surcroît abîmés et affaiblis par des chocs récurrents de tout ordre, tout autant que par un mode de gouvernance politique approximatif, d’efficacité pour le moins réduite. On s’étonne même que l’économie, sans boussole ni cap précis, exposée qu’elle est à des ruptures technologiques et économiques d’une ampleur inégalée, ne se soit pas effondrée et qu’elle ait affiché une telle résilience.

 

Le Plan 2026-2030 n’aura d’autres significations que de redessiner et réinventer le pays, tombé en déshérence, pris qu’il a été dans la tourmente post-révolution, qui ne finit pas d’en finir plus de 15 ans après.

 

Le Plan 2026-2030 doit pouvoir projeter l’image de la Tunisie de demain. A quoi ressemblera-t-elle à l’horizon 2030 et au-delà ? Quelle serait, en dehors du rythme, notre trajectoire de croissance ? De quel côté seront-nous de la ligne de démarcation qui sépare les pays à revenus intermédiaires en mal de développement des pays à hauts revenus et à fort potentiel scientifique, technologique et économique ?

Le pays a manqué, depuis plusieurs décennies, de vision d’avenir au point qu’on a aujourd’hui du mal à nous extraire de la dictature de l’urgence, de l’immédiat et du très court terme qui ont rétréci notre horizon économique, notre périmètre d’action et ont gravement endommagé notre potentiel de croissance.

L’annonce du Plan 2026-2030 sonne comme un signe du destin en ces temps d’incertitudes, de refondation géopolitique, de montée du protectionnisme, de guerres économiques et de guerres mettant à mal l’économie mondiale. Cela semble vouloir dire que la Tunisie, blessée, abîmée, reléguée loin derrière, est de retour dans le concert des pays émergents. Nous savons d’où l’on vient, de loin, dirons-nous, et nous voulons que le Plan nous dise avec précision où l’on va. Et de quelle manière, à la fois comment et avec qui ?

En évitant tout à la fois de grossir le rang des laissés-pour-compte, toutes celles et tous ceux qui vivent dans la précarité et, plus encore, dans le dénuement total. Sans compter la crainte de voir s’élever le mur de l’argent, privant le pays d’investissements. Dans la nouvelle bataille de développement qui s’annonce, et c’en est une, l’Etat doit s’assurer de l’adhésion de tous, retraités, salariés et patronat, sans distinction de nationalités et de rang.

 

Sans compter la crainte de voir s’élever le mur de l’argent, privant le pays d’investissements. Dans la nouvelle bataille de développement qui s’annonce, et c’en est une, l’Etat doit s’assurer de l’adhésion de tous, retraités, salariés et patronat, sans distinction de nationalités et de rang.

 

On oublie trop souvent de rappeler que derrière les performances économiques, le rétablissement des équilibres économiques et financiers, il y a des entreprises qui sont à la manœuvre, les PME, ces soldats de l’ombre, tout autant que les grands groupes qui sont plus visibles, mais qui n’en constituent pas moins les principales locomotives de l’économie nationale. Sans leur puissance de feu, le Plan ne sera que pure illusion. Ils doivent se sentir en confiance, en vrais partenaires de la puissance publique pour aller jusqu’au bout de l’innovation, de l’investissement et de l’effort.

Le Plan 2026-2030 ne manque pas d’ambition. Celle-ci peut même paraître, à bien des égards, largement excessive. Il n’est aucun secteur d’activité, aucune filière qu’il ne cherche à activer, à ressusciter et à promouvoir.

Reste que l’enfer est pavé de bonnes intentions. L’Etat doit avoir les moyens de ses politiques publiques et de son ambition. Pour l’heure, ceux-ci sont littéralement oblitérés par les déficits abyssaux d’entreprises publiques, devenues de véritables machines de destruction de richesse et de valeur. Sans aucune perspective de redressement en vue. Il y a un moment où il faut choisir et trancher entre la nostalgie du passé et les voies d’avenir : on ne peut charger un navire qui prend eau de toute part. L’économie aura du mal à avancer, même à vitesse réduite, plombée qu’elle est par un grand nombre d’entreprises publiques en état de mort cérébrale, sous perfusion permanente, privant ainsi l’Etat du moindre espace budgétaire. Elles sont maintenues artificiellement en vie aux frais du contribuable tout en freinant l’activité économique, la mobilité des acteurs économiques et nos échanges extérieurs.

Comment nous projeter dès lors dans le futur, dans les nouvelles technologies, dans l’IA, les entreprises 4.0 et dans les nouvelles chaînes d’approvisionnement et de valeur qui redessinent l’économie mondiale ?

 

Le Plan, même dans sa version moderne, c’est l’anti-hasard. En clair, on ne peut se donner une feuille de route sans au passage déblayer le terrain. Dans une vision moderne de l’économie et de la société, il n’y a pas de place pour l’idéologie teintée peu ou prou de populisme, quelle qu’elle soit et d’où qu’elle vienne. 

 

Comment dispenser un enseignement et des soins de qualité et entretenir notre vivier de capital humain, quand l’essentiel du maigre budget dédié aux investissements d’avenir sert à entretenir des entreprises publiques devenues de véritables reliques du passé ? Difficile de les transformer en l’état sans qu’elles changent de nature, de statut, de gouvernance.

Le Plan, même dans sa version moderne, c’est l’anti-hasard. En clair, on ne peut se donner une feuille de route sans au passage déblayer le terrain. Dans une vision moderne de l’économie et de la société, il n’y a pas de place pour l’idéologie teintée peu ou prou de populisme, quelle qu’elle soit et d’où qu’elle vienne.

 

————————-

Cet éditorial est paru dans le magazine L’Economiste maghrébin N° 949 – du 15 au 29 juillet 2026.

L’article L’édito de Hédi Mechri – Plan 2026-2030 : l’anti-hasard à l’épreuve du réel est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

❌