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Empfangen — 31. August 2026 Leconomiste Maghrebin

Quand le manque de soutien brise une carrière: le départ d’Ahmed Laabidi

31. August 2026 um 15:25

Quatrième sportif à quitter la délégation nationale, Ahmed Laabidi dénonce l’absence de soutien matériel et moral qui l’a poussé à se retirer, malgré les sacrifices consentis pour défendre les couleurs de la Tunisie.

 

Ahmed Laabidi, gymnaste ayant représenté la Tunisie, explique les raisons de son départ de la délégation nationale en pointant un manque criant de soutien matériel et moral. Il rappelle les sacrifices qu’il a faits  abandon des études, vie personnelle mise entre parenthèses  pour se consacrer entièrement au sport, sans recevoir en retour l’encadrement et les moyens nécessaires.

Il évoque des difficultés financières persistantes, l’absence d’un logement stable et l’impossibilité de subvenir à ses besoins de base tout en poursuivant ses entraînements à plein temps. Ces conditions, dit-il, rendent la pratique de haut niveau quasi impossible et l’ont conduit à prendre la décision de se retirer.

Ahmed Laabidi tient à préciser qu’il ne cherche pas à accuser des individus ni à se poser en victime. Il souhaite simplement rappeler que l’athlète est d’abord un être humain qui mérite respect, soutien et des conditions de vie dignes pour pouvoir exceller.

Il affirme son amour pour la Tunisie et sa fierté d’avoir porté ses couleurs, tout en regrettant de n’avoir pas reçu en retour le même niveau d’engagement.

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Quand la panne devient data: « Famma Eau » trace les zones sans eau

31. August 2026 um 14:33

Après le succès de la plateforme Famma Dhaw, la même application propose désormais une fonctionnalité déclinée « Famma Eau », signifiant littéralement  « y a-t-il de l’eau ».

Il faut rappeler que, bien souvent, ce sont les épreuves qui stimulent l’inventivité et révèlent les esprits créatifs. Besoin d’une preuve ? En voici une : à la suite de cette canicule tropicale et de ses conséquences (coupures d’électricité et d’eau, entre autres), un jeune développeur a imaginé une application qui, sans résoudre le problème de fond, permet d’identifier les zones privées d’eau gérées par notre vénérable SONEDE. C’est du génie, dira-t-on.

L’application conserve le nom initial « Famma Dhaw ? » (en français : « Y a-t-il de l’électricité ? »). Au moment de la rédaction de cet article, elle recensait 47 zones sans eau sur 392, 1 269 signalements enregistrés au cours des trois dernières heures, et un total de 1 464 308 signalements depuis son lancement.

Mise à jour en continu : coupures d’électricité et d’eau en direct signalées par les habitants des quatre coins du pays.

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Urgence hydrique: juillet 2026, un mois record sous le signe de la soif

31. August 2026 um 13:41

Alors que les températures grimpent, la crise de l’eau atteint un nouveau pic. En juillet 2026, l’Observatoire Tunisien de l’Eau a enregistré 608 signalements citoyens, un chiffre record qui traduit une pression sans précédent sur les ressources hydriques du pays.

Une « Carte de la soif » accablante

La dernière édition de la « Carte de la soif » fait état de 549 coupures et perturbations non annoncées, 34 mouvements de protestation citoyenne pour revendiquer le droit à l’eau, ainsi que 13 fuites signalées sur le réseau et 12 alertes liées à la qualité de l’eau.

Ces indicateurs dessinent une situation de plus en plus tendue, où les dysfonctionnements du réseau et la raréfaction de la ressource se conjuguent pour priver de nombreux foyers d’un accès régulier à l’eau potable.

Le Cap Bon et les régions côtières en première ligne

Nabeul arrive en tête avec 65 signalements, suivie de Monastir (62), Mahdia (51) et Sousse (49). Ces chiffres illustrent l’impact combiné du stress hydrique structurel et de la surconsommation saisonnière, qui mettent à rude épreuve des infrastructures déjà fragilisées.

La grande question que pour faire face à cette crise, une chose est sûre: les solutions provisoires ne suffisent plus car il est impératif d’adopter une gestion durable et équitable des ressources en eau, conforme au droit constitutionnel à l’accès à l’eau.

La mobilisation citoyenne, la transparence des données et la mise en œuvre de politiques publiques ambitieuses sont autant de leviers pour transformer cette urgence en opportunité de refonder la gouvernance de l’eau pour notre pays. 

 

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Empfangen — 29. August 2026 Leconomiste Maghrebin

Le Rapport UE 2025 alerte sur les droits humains en Tunisie

29. August 2026 um 14:23

Le Rapport annuel 2025 de l’Union européenne (UE) sur les droits de l’Homme et la démocratie dans le monde présente, d’une part, des évolutions positives observées à l’échelle mondiale (transferts de pouvoir pacifiques, mobilisations citoyennes, avancées vers l’abolition de la peine de mort dans plusieurs pays) et, d’autre part, des reculs significatifs dans certains contextes et pays, dont la Tunisie.

Pour la Tunisie, le rapport relève une détérioration continue de la situation des droits humains et de l’État de droit : restrictions accrues à la liberté d’expression, d’association et de réunion ; recours à la détention arbitraire et à des poursuites pénales contre des journalistes, des avocats, des défenseur·euse·s des droits humains et des opposants politiques ; et fermeture de l’Instance nationale d’accès à l’information en août 2025. Le classement de la Tunisie dans l’indice de la liberté de la presse de Reporters sans frontières a reculé de 11 places en 2025, à la 129e position sur 180.

Le document signale également une répression renforcée contre les migrants, demandeurs d’asile et réfugiés, en particulier subsahariens, avec des arrestations et détentions arbitraires, des expulsions collectives et des allégations de mauvais traitements, dans un contexte d’absence de système national d’asile et de suspension des enregistrements par le HCR. Des protestations sociales et environnementales, notamment à Gabès, sont mentionnées.

Sur le plan de la coopération Tunisie-UE, le rapport s’inscrit dans un contexte marqué par le mémorandum d’entente de 2023 sur la migration, qui a conduit l’UE et ses États membres à mobiliser environ 105 millions d’euros pour le contrôle des frontières et les interceptions en mer, tandis que des ONG (dont Amnesty International et Human Rights Watch) appellent à plus de transparence et, dans certains cas, à la suspension de financements liés à la sécurité frontalière en l’absence de garanties crédibles sur le respect des droits humains.

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Pénurie d’eau: rayons vides, patience épuisée

29. August 2026 um 11:01

La Tunisie n’a jamais assisté à une telle situation, même pendant la pandémie de Covid-19. À l’époque, la crise était mieux gérée. Aujourd’hui, tous les Tunisiens sont concernés, abandonnés à eux-mêmes. Plusieurs voix s’élèvent pour le dire, qu’il s’agisse d’experts ou d’universitaires.

Des files d’attente interminables et des rayons vides : on n’en entendait parler que dans les théories économiques, et certains pays d’Europe de l’Est ont déjà connu cette situation par le passé…

Ridha Chkoundali, dans un post sur Facebook, dénonce les files d’attente interminables et les rayons vides qui se multiplient en Tunisie de 2026, une situation qu’il n’avait pas connue depuis les années 1960. Il raconte avoir patienté deux heures pour acheter deux bouteilles d’eau, avec encore une heure d’attente prévue pour les remplir.

Il pointe du doigt un gouvernement lent et une administration pléthorique qui assistent, impassibles, à la dégradation des conditions sociales jour après jour. Il évoque également les coupures répétées d’électricité et d’eau — jusqu’à quatre fois par jour et la misère dans laquelle vivent les citoyens, privés même de sommeil.

Il compare la Tunisie à l’Égypte qui, malgré ses 113 millions d’habitants et des finances publiques épuisées, n’en est pas arrivée à une telle situation. Il interpelle donc le gouvernement : avec moins de 12 millions d’habitants et des problèmes dont le diagnostic et les solutions font l’unanimité parmi les experts, qu’attendez-vous pour agir ?

 

Lire aussi: La Tunisie fait la queue pour boire !

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Empfangen — 28. August 2026 Leconomiste Maghrebin

Protéger les enfants en ligne : pour une réponse à la hauteur des risques

28. August 2026 um 16:27

Les appels à restreindre l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans se multiplient en Tunisie. Ces mesures, présentées comme des « interdictions », sont techniquement des restrictions fondées sur l’âge, traduisant une inquiétude légitime des parents face à des enfants passant des heures devant les écrans, exposés à des usages numériques affectant leur sommeil, bien-être, confiance ou scolarité. Les réseaux sociaux sont devenus le théâtre du cyberharcèlement, de sollicitations sexuelles et de contenus violents ou haineux.

Pourtant, ces plateformes sont aussi des lieux d’apprentissage, de créativité et d’accès à l’information. La responsabilité collective n’est pas de choisir entre opportunités et protection, mais de permettre aux enfants de bénéficier des premières sans être exposés aux seconds, en intégrant sécurité, vie privée et bien-être dès la conception. En Tunisie, une enquête U-Report de 2021 révèle que près d’un adolescent sur deux déclare avoir vécu ou observé une violence en ligne.

Ce débat dépasse la Tunisie : de nombreux pays comme Australie, Royaume-Uni, Union africaine, États européens réfléchissent à la protection des enfants en ligne. Les restrictions d’âge ne peuvent constituer qu’un élément d’une approche globale : seules, elles ne suffisent pas et risquent de priver les jeunes de bénéfices numériques.

Lire aussi: Cyberviolence et addiction numérique : le cauchemar des jeunes

Une interdiction partielle peut envoyer un signal fort, mais ne résoudra pas le problème, car les risques tiennent aussi à la conception des plateformes.

Leurs algorithmes privilégient l’engagement plutôt que le bien-être, recommandant des contenus captivants. Leur modèle économique repose sur le temps d’attention. Lorsque des restrictions d’âge sont isolées, les caractéristiques à l’origine des risques demeurent, réduisant l’incitation des entreprises à investir dans des systèmes adaptés aux enfants. Les enfants contournent les contrôles comptes empruntés, appareils partagés  avec un risque accru de ne pas signaler les abus.
Nous demandons aux enfants de se protéger d’environnements non conçus pour leur sécurité, aux parents de contrôler des technologies échappant à leur maîtrise, aux écoles de réparer les conséquences d’écosystèmes conçus pour capter l’attention. Le débat doit interroger la responsabilité des plateformes. Lorsqu’un produit présente des risques pour les enfants, nous exigeons des fabricants qu’ils améliorent sa sécurité. Pourquoi moins d’exigences pour des plateformes utilisées par des millions d’enfants ?

Plusieurs pistes : renforcer le cadre juridique ; exiger la sécurité dès la conception (« safety by design ») ; améliorer la coopération avec les plateformes ; développer des mécanismes de signalement et retrait de contenus illicites.

L’UNICEF recommande d’investir dans l’éducation au numérique, l’accompagnement parental, la formation des enseignants et le renforcement des services de protection.

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Soldes d’été: entre scepticisme des consommateurs et promesses de “vraies” réductions

28. August 2026 um 13:52

Certains Tunisiens scrutent déjà les vitrines dès les premiers jours pour prendre de l’avance, tandis que d’autres préfèrent attendre la première, voire la deuxième démarque. L’objectif est de repérer dès maintenant les articles à acheter le jour J. Pourtant, cet été, ils sont peu nombreux à se lancer réellement dans les soldes.

Pour beaucoup, les « soldes » tels qu’ils existent en Tunisie ne correspondent pas à l’idée de vraies promotions, contrairement à ce qui se passe dans d’autres pays où l’on parle bel et bien de réductions significatives. Les soldes d’été, qui ont débuté le 7 août et s’achèveront dans six semaines, devaient être, selon le discours officiel, une occasion de rafraîchir sa garde-robe à prix réduits. Dans la pratique, cependant, le grand public reste sceptique quant à la nature même de ces opérations.

“Ce ne sont pas de vraies soldes”

Mohamed Ali, un jeune Tunisien, décrit son expérience : « J’ai fait un tour le matin à 8 h au centre-ville, dans des grandes marques. À 9 h, il n’y avait pas grand monde. J’ai l’impression que ce ne sont pas de vraies soldes. Il y a 30 dinars de réduction par rapport au prix habituel, ça reste excessivement cher. Le reste varie entre 70 et 90 dinars. Je trouve que c’est de la camelote. »

Et d’ajouter : « C’est devenu une société de consommation : les gens achètent n’importe quoi. Alors qu’il y a la friperie : une bonne partie des Tunisiens préfèrent y aller, c’est moins cher. On peut tomber sur des pièces uniques et de bonnes marques.  »

Il note toutefois : « J’ai constaté qu’il y a pas mal de gens qui achètent deux ou trois pièces. Je suis assez souvent en ville et j’ai bien vu les soldes au rendez-vous ».

En somme, l’intérêt du Tunisien durant cette période, c’est qu’il cherche à acheter du neuf avec le moindre coût. Si la vague de chaleur persistante a clairement freiné la fréquentation des magasins de vêtements et de chaussures, elle ne suffit pas à expliquer à elle seule la faiblesse des ventes.

Malgré des rabais légaux d’au moins 20%, les promotions ne suffisent plus à déclencher l’acte d’achat. Les consommateurs reportent les dépenses non urgentes, prolongent la durée d’usage de leurs vêtements et privilégient le strict nécessaire.
Les commerçants espèrent un rebond avec la baisse attendue des températures et l’effet de la rentrée scolaire, mais toute reprise dépendra surtout de la marge de manœuvre budgétaire des ménages.

En bref, le problème des soldes 2026 n’est pas seulement climatique ou commercial : il reflète un consommateur plus prudent, qui compte chaque dinar et arbitre en faveur des dépenses du quotidien.

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Empfangen — 27. August 2026 Leconomiste Maghrebin

Eau du robinet : potable ou non ?

27. August 2026 um 15:39

L’eau du robinet porte en elle des contrastes : parfois claire et rafraîchissante; parfois incertaine, au gré des sources et des réseaux qui l’acheminent. Cette variabilité inquiète : le rapport national 2024 montre que près de la moitié des prélèvements ne respectent pas les normes chimiques, et plus d’un échantillon sur cinq échoue aux critères microbiologiques. Dans de nombreuses régions, la salinité dépasse 2 g/l, un niveau qui met à l’épreuve notre confiance en l’eau du robinet, d’autant qu’au‑dessus de 1 g/l la consommation devient déjà problématique.

La désinfection au chlore est un garde‑fou nécessaire pour protéger les familles contre les risques bactériens. Mais c’est un équilibre fragile : trop peu de chlore ouvre la porte aux contaminations, trop de chlore altère le goût de l’eau et nous rappelle que la sécurité a un prix sensoriel. L’intervalle optimal se situe entre 0,2 et 0,5 mg/L, un chiffre technique qui conditionne pourtant la tranquillité des ménages.

À la maison, beaucoup cherchent des solutions concrètes pour protéger leurs proches et retrouver une eau agréable. Les filtres à charbon actif adoucissent l’odeur et le goût du chlore, les filtres mécaniques de 5 microns retiennent les impuretés visibles, et le mélange d’eau dessalée (trois quarts) avec de l’eau du robinet (un quart) peut réduire la salinité sans recourir systématiquement à l’eau en bouteille. Les systèmes domestiques de dessalement offrent une réponse plus radicale aux sels dissous, mais ils restent onéreux et exigeants en entretien, un luxe que tout foyer ne peut se permettre.

Il faut garder à l’esprit que les filtres courants n’éradiquent pas la salinité : seule l’osmose inverse ou le dessalement s’en chargent, au coût énergétique et financier élevé. Cela renvoie la question au niveau collectif : l’entretien des réseaux de distribution, la surveillance régulière et les investissements publics sont indispensables pour garantir une eau sûre et digne.

Enfin, la conductivité électrique, indicateur discret mais précieux, révèle la présence d’ions et corrobore les analyses de salinité. Au‑delà des chiffres et des matériels, c’est une question de confiance et de responsabilité partagée : les autorités doivent assurer des services fiables, et chaque citoyen doit mesurer la valeur de cette ressource fragile pour nous-mêmes et pour les générations à venir.

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Meta accepte de payer 17 milliards de dollars pour limiter l’usage d’Instagram et Fb aux USA

27. August 2026 um 13:12

Meta plie et accepte de payer 17 milliards de dollars pour limiter l’usage d’Instagram et Facebook aux États-Unis. Une décision sans précédent, comparée au « Tobacco Settlement » de 1998, qui pourrait inspirer d’autres pays, dont la Tunisie.

Un accord historique aux États-Unis

Le 26 août 2026, Meta, la maison-mère de Facebook et Instagram, a conclu un accord avec 51 États et territoires américains mettant fin à des poursuites l’accusant d’avoir conçu des plateformes addictives pour les jeunes, au détriment de leur santé mentale. En vertu de cet accord, Meta devra verser jusqu’à 17 milliards de dollars (environ 14,6 milliards d’euros) et modifier en profondeur ses pratiques numériques aux États-Unis.
Selon la psychiatre Darja Djordjevic (Stanford), relayée par RFI,  ces mesures, notamment le masquage des « likes », devraient réduire l’insécurité, l’anxiété et les dépressions liées à la validation sociale sur les réseaux. Elle insiste toutefois sur la nécessité de modérer l’algorithme pour adapter les contenus à l’âge des utilisateurs, une mesure que Meta refuse pour l’instant.

Cet accord historique, comparé au règlement imposé aux cigarettiers en 1998, marque un tournant dans la régulation des réseaux sociaux aux États-Unis au nom de la protection des adolescents.

La question que tout le monde se pose si c’est applicable en Tunisie? Une chose est sûre: l’addiction des adolescents aux réseaux sociaux est également au cœur des préoccupations. les risques liés à l’usage intensif des écrans chez les jeunes Tunisiens. Selon les derniers chiffres du ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Seniors,  près de 90% des enfants  ont accès à un smartphone et 78% des moins de 13 ans seraient déjà présents sur les plateformes. Ainsi entre 15 et 20% des adolescents présenteraient une forme d’addiction aux réseaux sociaux, avec des impacts sur le sommeil, la concentration et l’estime de soi.

Vers une régulation mondiale ?

L’accord Meta–États américains pourrait servir de modèle pour d’autres pays, dont la Tunisie, où les débats sur la régulation des réseaux sociaux et la protection des mineurs sont de plus en plus pressants. Les mesures adoptées aux États-Unis, bien que limitées géographiquement, ouvrent la voie à une prise de conscience globale sur les dangers de l’addiction numérique chez les jeunes.

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Géopolitique de la mer Rouge: un corridor mondial sous haute tension

27. August 2026 um 09:42

La mer Rouge et le canal de Suez forment un axe vital reliant l’Asie, l’Europe et l’Afrique, par lequel transite environ 12% du commerce maritime mondial, dont une part importante d’hydrocarbures et de conteneurs.

Depuis fin 2023, les attaques au large du détroit de Bab el-Mandeb ont transformé ce passage en point de friction majeur, poussant de nombreux armateurs à contourner l’Afrique via le cap de Bonne-Espérance, avec des délais allongés et des coûts supplémentaires (carburant, assurances)
En 2026, malgré des accalmies ponctuelles et des reprises partielles du trafic, la situation reste volatile : les volumes transitant par Suez demeurent nettement inférieurs aux niveaux d’avant-crise, tandis que la route du cap de Bonne-Espérance a enregistré des records de tonnage. Cette dynamique illustre comment les voies maritimes sont devenues des leviers de puissance, où se croisent conflits locaux (Yémen, Israël–Hamas, Iran) et intérêts globaux (énergie, commerce, assurances)

Le forum intitulé “Mer Rouge–Suez : un corridor mondial sous tension. organisé par l’ADICO et l’Union arabe des médias et de la culture, sous la présidence de la professeure Hanane Youssef, décrypte les enjeux de contrôle de cette route stratégique. Entre détours par le cap de Bonne-Espérance, surcoûts logistiques et rivalités géopolitiques, la question « Qui contrôle la route du monde ? » renvoie à l’avenir du canal de Suez et à la résilience des chaînes d’approvisionnement mondiales.

L’objectif de ce forum vise à offrir une lecture intégrée politique, stratégique et économique de ces dynamiques, en réunissant des experts capables d’analyser les impacts des crises régionales sur le commerce et la navigation, et d’anticiper l’évolution du rôle de la mer Rouge et du canal de Suez dans un ordre international en mutation.

 

Ce qu’il faut savoir:

Selon les données de l’Ecofin, il y a quelques jours de cela, le canal de Suez améliore progressivement son trafic et ses recettes en 2026 (1,26 Md$ au T2, +13%), mais reste 41% en dessous des niveaux d’avant-crise. La reprise est portée par les pétroliers (+22,3% sur un an) et le retour partiel des porte-conteneurs (Maersk : +30% de volumes sur Suez). Toutefois, la résurgence de la piraterie somalienne (13 incidents en sept mois, dont le détournement du Sibu 1 le 20 août) et les tensions régionales (guerre impliquant l’Iran, perturbations d’Ormuz) maintiennent une forte incertitude. tout cela nous amène à dire que les voies maritimes sont des leviers de puissance : leur contrôle ou leur perturbation influence directement la sécurité nationale et l’économie mondiale. Cela signifie que l’avenir du canal de Suez dépend de la stabilisation sécuritaire autant que des stratégies des armateurs, des États riverains et des grandes puissances maritimes.

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Empfangen — 26. August 2026 Leconomiste Maghrebin

Grève des hydrocarbures : le calme avant la tempête des 23 et 24 septembre

26. August 2026 um 22:39

Pas de panique : la Fédération générale de la Pétrochimie a annoncé une grève dans le transport de carburants prévue les 23 et 24 septembre 2026, après l’échec des négociations sur les revendications des travailleurs.

Le secrétaire général, Slim S’himi, a indiqué que le préavis sera déposé demain, mais qu’un délai d’environ un mois (au lieu de 10 jours) a été accordé pour permettre la poursuite des discussions.

Il a souligné que le syndicat reste ouvert au dialogue et que 90% des préavis de grève sont annulés quand une vraie volonté de négocier existe, invitant donc à garder son calme.

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UGTT-Ordre des avocats: concertation sur la crise sociale

26. August 2026 um 15:38

Le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Slaheddine Selmi a reçu ce mercredi 26 août 2026, dans son bureau, Boubaker Ben Thabet, bâtonnier de l’Ordre des avocats.

Lors de cette rencontre, les deux parties ont passé en revue la situation générale dans le pays, en particulier la détérioration de la situation sociale et économique et l’aggravation des difficultés de vie des Tunisiennes et des Tunisiens, dans un contexte marqué par l’absence de toute forme de dialogue.
Les discussions ont également porté sur des dossiers brûlants, tels que la hausse des prix, la pénurie de produits de base, l’état des libertés publiques et individuelles et bien d’autres….

À l’issue de l’entretien, les deux responsables ont réaffirmé leur engagement à poursuivre la coordination et la concertation entre les organisations nationales et les composantes de la société civile sur l’ensemble des questions en suspens, dans l’intérêt supérieur du pays.

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Un jour de deuil à Ben Guerdane

26. August 2026 um 14:57

Aujourd’hui, Ben Guerdane a dit adieu à dix des siens en une seule journée… Dix cercueils alignés, dix âmes rendues à la terre, et un poids de chagrin que les mots ne peuvent porter.

Ben Guerdane pleure aujourd’hui ses enfants, et nous pleurons avec elle, de douleur et de tristesse. Car tout a commencé le mercredi 19 août 2026, lorsqu’une embarcation transportant quinze jeunes, dont quatorze originaires de Ben Guerdane et un de Zarzis, a quitté la côte entre Ben Guerdane et Zarzis en direction de l’Italie. À environ quatorze milles nautiques des côtes, le bateau a commencé à prendre l’eau avant de sombrer, dispersant ses passagers en mer.

Un seul passager a survécu. Retrouvé vendredi soir, il a été secouru par l’équipage d’un navire commercial, qui a ensuite alerté les autorités tunisiennes. Selon son témoignage, plusieurs passagers portaient des gilets de sauvetage.

Les opérations de recherche ont mobilisé la Garde maritime, la Marine nationale, des moyens aériens, ainsi que des pêcheurs et des volontaires de Ben Guerdane, Zarzis et Djerba. Au 24 août, le bilan s’établissait à douze corps repêchés, un survivant et deux disparus. Les procédures d’identification et de restitution des dépouilles aux familles se sont poursuivies dans les jours suivants.

On se rappelle qu’il y a dix ans de cela, ces mêmes habitants s’étaient levés comme un seul homme pour faire face à une attaque terroriste d’une ampleur inédite, qui avait secoué la ville frontalière de Ben Guerdane. Une soixantaine de combattants affiliés à l’organisation État islamique (Daech) avaient alors tenté de prendre pour cible des installations sécuritaires stratégiques, dans le but de s’emparer de la ville et d’y instaurer un  « émirat » relevant de Daech.

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Plus de 34 750 fermetures d’entreprises

26. August 2026 um 14:13

En Tunisie comme dans d’autres pays après le COVID,  les petites entreprises paient le prix fort de la mauvaise conjoncture économique : des dizaines de milliers d’entrepreneurs ont quitté le marché ou se sont retrouvés sans activité.

Les chiffres du Répertoire national des entreprises, relevant de l’Institut national de la statistique, dressent un constat préoccupant. En 2023, 34 751 entreprises privées ont cessé leur activité, contre 59 430 en 2022. Le nombre de sorties a ainsi reculé de 41,5% en un an, mais demeure supérieur à celui enregistré en 2021, avec 29 481 entreprises.

Cette baisse ne suffit toutefois pas à dissiper les inquiétudes quant à la fragilité du tissu entrepreneurial tunisien. Le commerce reste de loin le secteur le plus touché, avec 15 903 entreprises sorties du marché, dont 12 529 dans le commerce de détail. Il est suivi par les transports et l’entreposage, avec 4 684 sorties, l’industrie avec 3 342, l’hébergement et la restauration avec 2 111, puis la construction avec 1 862.

Les microentreprises en première ligne

La grande majorité des entreprises concernées sont de très petites structures. 33 594 des 34 751 entreprises ayant cessé leur activité en 2023 n’employaient aucun salarié. Seules 897 entreprises comptaient un ou deux salariés.

Dans le détail, les personnes physiques représentent 30 636 cessations d’activité, contre 4 115 pour les personnes morales. Ces données montrent que le phénomène touche principalement les entrepreneurs individuels et les microstructures, particulièrement vulnérables aux difficultés de financement, à la baisse de la demande et à l’augmentation des charges.

Sur le plan géographique, le nord-est concentre le plus grand nombre de sorties, avec 14 141 entreprises, dont 4 600 à Tunis. Viennent ensuite le centre-est, avec 7 507 sorties, et le sud-est, avec 4 349.

Il convient cependant d’interpréter avec prudence le pic de 92 255 sorties enregistré en 2018. Ce niveau exceptionnel s’explique en grande partie par une opération administrative menée par la Direction générale des impôts, qui avait conduit à la radiation d’entreprises n’ayant déclaré aucune activité depuis quatre ans.

 

 

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Quand le « cash » devient le miroir d’une crise économique, selon Ridha Chkoundali

26. August 2026 um 09:27

Pour la première fois, la Tunisie constate plus de 30 milliards de dinars en espèces en circulation (août 2026), soit une hausse d’environ 4 milliards  de dinars en un an.  C’est ce qu’a fait savoir la Banque centrale de Tunisie (BCT). Cet indicateur mesure la monnaie fiduciaire réellement utilisée dans l’économie par les ménages et les entreprises. Pour comprendre les raisons de ce chiffre record, l’expert en économie Ridha Chkoundali  livre son analyse sur sa page officielle Facebook.

Il convient de noter que ce « cash » constitue un baromètre de la liquidité immédiate, à analyser avec les dépôts, le crédit et la masse monétaire globale. Cette hausse record s’inscrit dans une tendance continue d’augmentation du cash en circulation. Elle peut s’expliquer par une activité économique plus dynamique, des effets saisonniers, mais aussi par des comportements de précaution et une préférence accrue pour le liquide.

Selon l’analyse de Ridha Chkoundali,  une telle progression, qui dépasse la croissance réelle de l’économie, ne peut pas être imputée uniquement à l’inflation : elle reflète un déplacement des modes de paiement vers le cash. Plusieurs dynamiques expliquent ce phénomène. La réforme des règles sur les chèques a réduit leur usage sans que les paiements numériques ne comblent immédiatement le vide. La levée du plafond sur les paiements en espèces a rendu les transactions en cash plus faciles. Surtout, l’essor de l’économie parallèle encourage le recours au numéraire, car il facilite l’anonymat et l’évitement des circuits bancaires et fiscaux.

Il précise dans ce contexte: « Cette augmentation du cash fragilise l’intermédiation bancaire,  moins de dépôts signifient moins de crédits disponibles  et réduit la portée des instruments de politique monétaire. Elle érode aussi la base fiscale de l’État et crée une concurrence défavorable pour les acteurs qui respectent les obligations fiscales et sociales. En outre, une masse monétaire qui gonfle sans augmentation correspondante de la production peut alimenter l’inflation, surtout dans une économie déjà contrainte par des goulots d’offre. »

La réponse ne doit pas être une répression, mais une stratégie double : rendre le paiement électronique et bancaire plus attractif (coûts réduits, paiement instantané, confiance accrue, solutions alternatives au chèque) et s’attaquer à la racine du problème en intégrant l’économie informelle  via la simplification des règles fiscales et administratives et l’abaissement du coût d’entrée dans le secteur formel  plutôt que par des sanctions seules.

Il convient de noter  que pour la BCT, suivre cet indicateur aide à évaluer la dynamique de liquidité, le degré de désintermédiation bancaire et à orienter la politique monétaire (taux directeurs, contrôle de la masse monétaire, inflation). En bref, le franchissement des 30 milliards de dinars en cash est un signal d’alerte à surveiller : il reflète l’évolution des transactions et des comportements monétaires, et peut révéler des tensions sur la liquidité et la confiance dans le système financier. 

 

 

 

 

 

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Empfangen — 25. August 2026 Leconomiste Maghrebin

Grève ou pas ? L’UGTT tranche : “Aucun mouvement n’est annoncé”

25. August 2026 um 14:27

Grève ou pas grève, la vérité doit être dite : aucune grève n’a été annoncée. Ghassen Ksibi, chargé de l’information auprès de l’UGTT, l’a confirmé dans une publication sur les réseaux sociaux.

Il indique avoir été en contact avec Slim Sahimi, secrétaire général de l’Union générale du pétrole et des produits chimiques, ainsi qu’avec Salouane Samiri, secrétaire général adjoint et responsable du département des relations internationales et arabes au sein de l’union.

Selon eux, les rumeurs faisant état d’une grève dans le transport des hydrocarbures prévue demain sont infondées. Des contacts et des négociations sont en cours au sujet d’une prime convenue depuis 2018, ainsi que sur la régularisation de la couverture sociale et d’autres dossiers. Il n’existe, à ce stade, aucune intention de déclencher un mouvement de grève demain.

L’UGTT  a convenu avec les représentants syndicaux de tenir une réunion mercredi prochain afin d’évaluer le sérieux de la partie administrative à faire valoir leurs droits. Si aucun progrès n’est constaté, les syndicats émettront un préavis de grève, conformément à la législation et aux procédures en vigueur. Ce préavis ouvrira la voie à des négociations en vue de trouver des solutions. La grève ne sera envisagée qu’en cas d’échec des pourparlers.

« En conséquence, il convient de ne pas relayer d’informations inexactes ni de céder à la rumeur, source de confusion et d’incertitude, sauf s’il existe des tentatives avérées pour inciter à la grève, ce qui, à mon avis, n’est pas le cas actuellement. », rappelle-t-il. 

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Tunisie-Corée : un accord de 13,5 MDT pour l’agriculture intelligente

25. August 2026 um 13:14

Le ministère des Affaires Étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’Étranger a abrité, ce lundi, la cérémonie de signature du “ Record of Discussions” relatif au projet « Climate-Smart Agriculture for Enhancing Productivity in Tunisia (ClimAT) », entre le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche et le Bureau de l’Agence coréenne de coopération Internationale (KOICA), en présence de l’ambassadeur de la République de Corée à Tunis, Lee Tae Won.

Un projet de 13,5 millions de dollars sur six ans

Financé par un don du gouvernement coréen à hauteur de 13,5 millions de dollars, le projet ClimAT sera déployé sur une période de six ans (2026-2031) dans les gouvernorats de Tunis, Nabeul, Kairouan et Bizerte, en partenariat avec l’IRESA, l’AVFA et l’Office des Terres Domaniales (OTD)

Dans son allocution, Mohamed Ali Nafti, ministre des Affaires étrangères, a souligné l’importance stratégique de ce projet qui s’inscrit dans le cadre de la coopération technique et financière tuniso-coréenne. Il contribuera à soutenir le secteur agricole à travers :
– L’introduction de techniques modernes de gestion des ressources naturelles
– La gouvernance des ressources en eau via l’installation de systèmes d’irrigation intelligents
– La modernisation de fermes agricoles pilotes dans les gouvernorats ciblés.

Il convient de noter que le projet ClimAT repose sur trois axes majeurs: renforcement des capacités de recherche et développement en matière d’agriculture intelligente adaptée aux changements climatiques ; soutien à l’infrastructure agricole par le déploiement de technologies favorisant la production durable de blé et d’oliviers; organisation de programmes de formation au profit des représentants des structures agricoles concernées.

Mohamed Ali Nafti a salué ce partenariat fructueux entre la Tunisie et la Corée, réaffirmant la volonté tunisienne d’étendre cette coopération à des secteurs prometteurs tels que l’intelligence artificielle, les énergies renouvelables et les technologies de la santé. Il a également mis en avant les atouts qu’offre la Tunisie aux investisseurs coréens : position géographique stratégique, qualité des ressources humaines et ouverture sur les marchés africains et méditerranéens, faisant du pays une plateforme régionale privilégiée pour les entreprises coréennes souhaitant renforcer leur présence en Afrique et en Europe.

Le ministre a enfin souligné la disposition de la Tunisie à développer la coopération triangulaire entre la Tunisie, la Corée et les pays africains, en s’appuyant sur l’expertise tunisienne en matière de développement, de formation et de renforcement des capacités, des objectifs qu’il avait déjà défendus lors de sa participation à la réunion ministérielle Corée-Afrique tenue à Séoul en juin 2026.

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L’été 2026, une « chaleur tropicale » devenue réalité

25. August 2026 um 12:36

L’été 2026 marque un tournant climatique en Tunisie : au-delà des records de température, c’est une combinaison inédite de chaleur intense, d’humidité élevée et de nuits sans fraîcheur qui s’installe, rapprochant le pays des conditions tropicales. Il convient de rappeler que le mois de juillet 2026 est le deuxième juillet le plus chaud depuis 1950 (31,7 °C en moyenne, +3,4 °C au-dessus de la normale), suivi d’une nouvelle canicule fin août avec des pointes à 45-46 °C dans le Sud, sous l’effet d’un dôme de chaleur centré sur le Maghreb.

La chaleur tropicale

La Tunisie vit désormais des étés aux caractéristiques tropicales : températures > 35 °C, humidité élevée sur les côtes, point de rosée > 20 °C, température ressentie jusqu’à 51 °C, et nuits tropicales (minima ≥ 20-25 °C) qui empêchent tout refroidissement nocturne.

Aujourd’hui la question qui se pose quel sera son impact sur l’humain? Selon les scientifiques, cette “chaleur tropicale” provoque un stress thermique accru (risques pour les personnes vulnérables et les travailleurs en extérieur), un cumul de la chaleur dans les bâtiments, et une crise énergétique liée à la surconsommation de climatisation.

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Le zgougou, star du Mouled… et cauchemar du budget familial

25. August 2026 um 06:00

Chaque année, les familles tunisiennes célèbrent le Mouled selon leurs moyens et leurs priorités. Si cette fête, qui commémore la naissance du Prophète Mohamed, demeure profondément ancrée dans les traditions, son organisation a évolué sous l’effet de la hausse des prix et de la dégradation du pouvoir d’achat. Entre consommation, dépenses et attachement aux coutumes, les Tunisiens continuent-ils à célébrer le Mouled comme autrefois ? Reportage.

Une tradition familiale toujours vivante

Pour une bonne partie des citoyens, la célébration du Mouled dépend avant tout des moyens financiers de chaque famille. Saoussen K., graphiste, résume : « Tout dépend des priorités et de mon budget. J’achète en fonction de ce que je peux me permettre. Je respecte la tradition, car elle nous permet aussi de préserver les liens familiaux. Cette année, j’ai pris 500 grammes de pâte de zgougou à 29 dinars, et environ 40 dinars de fruits secs : poudre d’amandes, noisettes, pistaches… Cela dit, j’ai pris l’habitude de cette flambée des prix. On vit avec. On achète une petite quantité, mais on garde la tradition. »

Même constat pour Latifa, qui tient à perpétuer cette coutume malgré la hausse des prix : « Je célèbre le Mouled comme d’habitude, en famille. C’est une occasion de partager un moment de convivialité et de rappeler nos traditions liées à la naissance du Prophète. Les prix sont certes élevés et j’ai l’impression qu’ils augmentent d’une année à l’autre, mais le zgougou et l’assida restent incontournables. »

 

Lire aussi: Zgougou, de produit traditionnel à un luxe inaccessible

 

Pour Nihel.D le Mouled représente également une occasion de préserver le patrimoine familial et culturel : « C’est un moment convivial qui permet de faire vivre nos coutumes afin qu’elles ne disparaissent pas. Dans certaines familles, on organise même des concours de la meilleure assida. Mais le plus important reste ce retour aux sources et ces échanges entre les membres de la famille ». 

Des recettes qui évoluent

La tradition ne disparaît pas, mais les recettes et les habitudes changent. Chaque famille célèbre le Mouled à sa façon. Certains préparent l’assida au zgougou, tandis que d’autres restent fidèles à l’ancienne recette, l’assida blanche. Aujourd’hui, les recettes se sont diversifiées : on ajoute des noisettes, des pistaches et d’autres fruits secs, voir même assida aux cacahuètes. Cela dit, qui dit Mouled dit aussi assida traditionnelle. On garde les traditions et on ne change pas nos habitudes. Cette journée est aussi une occasion de revoir la famille et les amis. 

Le prix du zgougou suscite la colère

Pour certaines familles, cependant, les dépenses liées au Mouled sont devenues difficiles à supporter, mais l’assida blanche reste une alternative. Car pour de nombreuses familles, l’assida blanche apparaît ainsi comme une alternative économique au zgougou. Préparée à base de semoule ou de farine, elle permet de respecter la tradition tout en limitant les dépenses.

Les témoignages recueillis montrent que les Tunisiens ne renoncent pas nécessairement au Mouled, mais qu’ils adaptent sa célébration à leurs moyens. Pour certains, le boycott du zgougou ne figure pas dans leur vocabulaire. Pour d’autres, l’assida blanche permet de préserver la tradition sans alourdir le budget familial.

 

Lire également : ODC : appel au boycott du « Zgougou »

 

Selon un communiqué de l’Organisation de défense du consommateur, le prix du zgougou pique toujours dans plusieurs gouvernorats, en lien avec la cherté de la vie.

Au-delà des dépenses, le Mouled reste avant tout une fête familiale. Il offre aux proches l’occasion de se retrouver, de partager un plat traditionnel et de transmettre un héritage culturel aux nouvelles générations. Dans plusieurs familles, des concours de la meilleure assida sont même organisés, rappelant que la convivialité demeure au cœur de cette célébration.

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Empfangen — 24. August 2026 Leconomiste Maghrebin

Tunisie – Une allocation chômage de 500 dinars à partir de 2027? Père Noël en plein été !

24. August 2026 um 14:32

Une publication virale affirme que la Tunisie versera, à partir de 2027, une allocation chômage de 500 dinars à toute personne sans emploi. Vérification faite auprès des communications officielles du gouvernement, en particulier du ministère des Affaires sociales, cette information n’est pas confirmée.

Examiné lors d’un Conseil ministériel restreint en janvier 2025, affirme la publication, ce dispositif ciblerait principalement les travailleurs ayant involontairement perdu leur emploi. Il pourrait prévoir, sous certaines conditions, une indemnité compensatoire, une couverture sanitaire, des allocations en espèces ainsi qu’un accompagnement destiné à favoriser la formation et la réinsertion professionnelle.

Cela dit, un tel projet ne constitue donc pas une allocation universelle destinée à tous les chômeurs. Il s’agit d’un mécanisme d’assurance soumis à des critères d’éligibilité et à des procédures précises.

Par ailleurs, le Conseil ministériel consacré au projet de budget économique pour 2027, réuni le 19 août 2026, a évoqué la situation de l’emploi et la baisse du taux de chômage à 14,9%, sans annoncer la création d’une allocation chômage de 500 dinars.

En somme, la Tunisie prépare bien un régime d’assurance contre la perte d’emploi, mais aucune source officielle ne confirme le versement automatique de 500 dinars à chaque chômeur à partir de 2027.

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