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Tounes Clean-Up | Quand la chaleur n’arrête pas les bénévoles pour une Tunisie plus propre

20. Juli 2026 um 19:25

L’Association Tounes Clean-Up a mené une action de nettoyage ce samedi 18 juillet 2026 à Borj Cédria, qui a permis de trier pas moins de 150 kg de déchets en moins d’une heure !

Malgré des températures étouffantes, les bénévoles ont une nouvelle fois démontrer leur détermination à agir concrètement pour la préservation des espaces publics et du littoral.

L’association a tenu à adresser ses remerciements à l’ensemble des bénévoles présents pour leur forte mobilisation notamment à l’association partenaire Tunisie Recyclage, qui a pris en charge la récupération et la valorisation de la totalité des déchets triés lors de cet événement.

À travers ce nouveau succès, Tounes Clean-Up rappelle l’importance de l’action collective et invite chacun à continuer à se mobiliser pour une Tunisie plus propre et plus respectueuse de son environnement.

Y. N.

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Tunisie | Jusqu’à 39 degrés annoncés pour cette nuit !

20. Juli 2026 um 19:19

Dans son bulletin météo, l’Institut national de la météorologie (INM) annonce une nuit très chaude avec des températures variant entre 31 °C et 39 °C.

Avec des passages nuageux parfois denses sur les reliefs du nord et du centre, le temps sera partiellement nuageux sur tout le territoire, précise l’INM, en annonçant des vents faibles et une mer calme.

Pour les températures, l’INM annonce des nocturnes variant entre 31 °C et 35 °C sur les zones côtières et les hauteurs, et entre 36 °C et 39 °C dans le reste des régions.

Y. N.

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Mondial Fifa | La portée politique de la victoire de l’Espagne

20. Juli 2026 um 12:44

La victoire de l’Espagne sur l’Argentine, lors de la finale de la Coupe du Monde Fifa, hier soir, dimanche 19 juillet 2026, au MetLife Stadium, officiellement renommé Stade de New York New Jersey par la Fifa pour la durée du tournoi, dépasse le monde du football pour revêtir une dimension politique. C’est la victoire de la justice contre l’arrogance…

Elyes Kasri *

Cette victoire amplement méritée par les Ibériques, qui se sont longtemps battus pour y parvenir lors des prolongations (116e minutes) impose un parallèle inévitable entre tout ce dont le sionisme international s’est avéré capable pour parvenir à ses fins pour se heurter en fin de compte au cran et à la volonté des peuples.

Ceux qui ont suivi le parcours de l’équipe argentine à la Coupe du monde ont été témoins de la mansuétude dont elle a bénéficié de la part des instances de la Fifa et du soutien fervent des dirigeants israéliens face à une équipe espagnole recueillant le soutien non seulement de ses supporters traditionnels à travers le monde mais également cette fois de tous ceux qui apprécient le courage politique du gouvernement et du peuple espagnols dans leur opposition au génocide à Gaza et à l’aventurisme militaire américano-israélien.

Sans exagérer et ôter quoi que ce soit au mérite légitime de l’équipe espagnole, on ne peut s’empêcher géopolitiquement de considérer la finale de la Coupe du monde de football 2026 dans la périphérie de la métropole newyorkaise, fief traditionnel du sionisme international, après l’élection d’un maire musulman propalestinien, Zohran Mamdani comme une nouvelle défaite des forces du mal augurant d’une victoire inéluctable des peuples palestinien, syrien, libanais, iranien et les autres qui ne cessent de subir le joug et les atrocités de la coalition internationale dirigée par Israël t soutenue par les Etats-Unis et quelques autres Etats sous l’influence du lobby sioniste mondial.

* Ancien ambassadeur.  

NB. La défaite de l’Argentine est aussi celle d’Israël que le gouvernement de droite en place à Buenos Aires ou encore sa star de football, Lionel Messi, soutiennent ouvertement, malgré ses crimes contre l’humanité condamnés par la CIJ et la CPI (NDLR).

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La Tunisie à la 41e Semaine de la critique de la Mostra de Venise

20. Juli 2026 um 12:05

De la Colombie au Brésil, de l’Inde à la Chine, en passant par l’Italie et la Tunisie, la nouvelle sélection de la 41e Semaine internationale de la critique, organisée par le Syndicat national des critiques de cinéma italiens (SNCCI), du 2 au 12 septembre 2026, dans le cadre de la 83e Mostra de Venise, explore le présent à travers des cinéastes appelés à façonner le cinéma de demain grâce à de nouvelles formes de narration.

Sept premiers films issus de quatre continents dépeignent un monde en mutation, explorant les corps, la mémoire, la technologie et de nouvelles formes de liberté qui remettent en question les conventions du cinéma contemporain.

La Tunisie sera présente dans cette section avec ‘‘The H@llow Man’’ de Kamel Laaridhi, une dystopie visionnaire imaginant un futur où les émotions et la mémoire sont contrôlées par la technologie.

Kamel Laaridhi est réalisateur et producteur chez Inside Productions. Il a réalisé plusieurs films, notamment ‘‘Gharsallah, la semence de Dieu’’ qui est un documentaire réalisé en 2008 et sélectionné pour la compétition internationale au Cinéma du Réel Film Festival.

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Etats-Unis – Israël | Vance fustige le gouvernement Netanyahu

20. Juli 2026 um 11:22

Le 18 juin 2026 restera comme une date charnière dans l’histoire de l’alliance américano-israélienne. Ce jour-là, le vice-président américain J. D. Vance a lancé depuis la Maison-Blanche un avertissement d’une violence inédite aux dirigeants israéliens, les sommant de cesser leurs critiques contre l’accord signé entre Washington et Téhéran. En déclarant que Donald Trump était «le seul chef d’État au monde à être bienveillant envers la nation d’Israël», Vance a posé un ultimatum clair : le soutien américain n’est plus inconditionnel, et ceux qui s’opposent à la stratégie trumpienne en payeront le prix.

Habib Glenza

Le vice-président américain ne mâche pas ses mots. Il vise directement les membres du gouvernement israélien qui ont osé critiquer l’accord-cadre signé la veille entre les États-Unis et l’Iran. Sa déclaration eut l’effet d’une onde de choc à travers tout le Proche-Orient : «Donald Trump est le seul chef d’État au monde à être bienveillant envers la nation d’Israël en ce moment précis. Et il se trouve qu’il est le chef d’État de la superpuissance mondiale.»

La phrase est lâchée, nette, sans filet. Vance poursuit, le regard dur : «Si je faisais partie du cabinet du gouvernement israélien, je ne m’attaquerais pas au seul allié puissant qu’il vous reste dans ce monde.»  

Une charge violente et un ton direct inhabituellement dur pour un vice-président américain vis-à-vis d’Israël. En quelques secondes, les dépêches s’envolent. En Israël, les Unes des journaux du lendemain matin sont unanimes : l’Amérique de Trump a changé de logiciel. Le message de Vance a fait la une des journaux hébreux. 

Rappel brutal de la dépendance : les deux tiers de vos armes sont américaines

Vance ne s’arrête pas à une simple mise en garde diplomatique. Il sort l’artillerie lourde, chiffres à l’appui : «Lors des trois derniers mois, les deux tiers des armes défensives ayant protégé votre pays ont été fabriqués par des mains américaines et financés par l’argent des contribuables américains.»

La phrase est un coup de semonce. Elle ne dit pas explicitement que l’aide sera coupée, mais elle en dessine la menace.

Pour les dirigeants israéliens, le message est limpide : sans les États-Unis, la capacité de défense d’Israël s’effondre. Vance rappelle que cette dépendance n’est pas un simple détail technique, mais le principal levier de Washington. En choisissant de parler d’argent et d’armes plutôt que de valeurs partagées, le vice-président ancre le débat dans une logique transactionnelle, celle-là même qui caractérise la doctrine Trump depuis 2017.

L’avertissement de Vance n’est pas un coup de sang isolé. Il s’inscrit dans une continuité. Trump lui-même n’a jamais caché son mépris pour certains dirigeants israéliens. Selon des révélations d’Axios, il avait traité Benjamin Netanyahu de «effing crazy» en privé, avant d’ajouter : «Israël aurait été rayé de la carte depuis longtemps si je ne m’y étais mêlé.» Plus récemment, il a reproché à Israël ses frappes au Liban, estimant qu’elles nuisent à ses efforts de paix. La doctrine est claire : Trump considère qu’il a sauvé Israël, et que ce dernier lui doit obéissance en retour. Vance ne fait que traduire cette vision en langage diplomatique officiel.

Pour comprendre la violence de la sortie de Vance, il faut remonter à la veille. Le 17 juin, les États-Unis et l’Iran ont signé un protocole d’entente en 14 points, fruit de mois de négociations discrètes. Cet accord, qui prévoit une cessation immédiate des hostilités sur tous les fronts, dont le Liban, a provoqué la fureur des ministres israéliens d’extrême droite. Vance, qui s’est personnellement investi dans ce dossier, ne pouvait pas laisser ces critiques sans réponse.

L’accord-cadre prévoit la fin immédiate des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban, ainsi que la dilution du stock d’uranium hautement enrichi de Téhéran. Une période de 60 jours est ouverte pour parvenir à un accord définitif visant à empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire. Mais le texte ne mentionne pas le programme de missiles balistiques iraniens, ni l’influence de Téhéran dans la région via ses proxys. Pour les ministres israéliens, c’est une trahison. Itamar Ben Gvir, ministre de la Sécurité intérieure, et Bezalel Smotrich, ministre des Finances, ont immédiatement dénoncé un accord qui laisse l’Iran libre de poursuivre son développement militaire conventionnel. Leur colère est d’autant plus vive que l’accord prévoit que l’Iran pourrait développer un fonds de reconstruction de 300 milliards de dollars financé par les investissements des États du Golfe, une manne qui pourrait renforcer son influence régionale.

Friction sur le dossier des missiles iraniens et sur l’occupation du Liban 

Israël a annoncé son intention de maintenir une zone tampon étendue au Sud-Liban, malgré l’accord signé entre Washington et Téhéran. Cette décision, officialisée dans une nouvelle version de la «zone tampon», est un défi direct à l’accord. Vance a répondu sans ambages : «Les attaques contre les civils à Beyrouth sont inacceptables.» Le message est clair : l’administration Trump ne tolérera pas qu’Israël sabote l’accord en poursuivant ses opérations militaires au Liban. C’est le deuxième point de friction concret, après le programme de missiles. 

Vance n’est pas un simple exécutant dans cette affaire. Le sénateur Lindsey Graham l’avait qualifié d’«architecte de l’accord» avec l’Iran. Son implication personnelle est totale. Si l’accord-cadre échoue, c’est lui qui en portera la responsabilité politique. Les critiques israéliennes ne sont donc pas seulement une offense diplomatique, elles menacent directement sa crédibilité et son avenir politique. D’où la violence de sa réaction. Vance n’a pas attaqué Israël dans son ensemble. Il a soigneusement choisi ses cibles : les deux ministres d’extrême droite du gouvernement Netanyahu. En les prenant pour cible, il cherche à isoler la frange la plus dure du cabinet israélien et à diviser l’opinion publique. Itamar Ben Gvir et Bezalel Smotrich sont les deux figures de proue de l’extrême droite israélienne. Le premier est connu pour ses positions ultranationalistes et son passé de colon radical. Le second dirige le parti Sionisme religieux et milite pour l’annexion de la Cisjordanie. Tous deux ont critiqué avec virulence l’accord avec l’Iran, accusant Trump de trahir Israël. Vance les a spécifiquement pris pour cible dans une interview au New York Times, les qualifiant implicitement d’irresponsables. En s’en prenant à eux, le vice-président américain cherche à les discréditer aux yeux de l’opinion israélienne et internationale.

La phrase la plus cinglante de Vance est sans doute celle-ci : «Vous êtes un pays de 9 millions d’habitants. Vous ne pouvez pas simplement régler chacun de vos problèmes de sécurité nationale à coups de morts.» En rappelant à Israël sa vulnérabilité démographique face à ses voisins, et sa dépendance militaire vis-à-vis des États-Unis, Vance ne dit pas seulement qu’Israël a besoin des États-Unis ; il dit qu’Israël est trop petit et trop faible pour agir seul. Cette phrase, reprise en boucle par les médias israéliens, a provoqué une onde de choc dans la classe politique.

Netanyahu otage de son gouvernement et de la doctrine America First 

Face à cette tempête, Netanyahu a choisi la prudence. Dans une réponse soigneusement calibrée, il a appelé à préserver la «relation vitale» avec les États-Unis. «Le combat n’est pas terminé, et d’autres défis nous attendent. Ils exigent du discernement, une défense résolue des intérêts sécuritaires d’Israël et, dans le même temps, la préservation de notre relation vitale avec les États-Unis», a-t-il déclaré. Cette position contraste avec la virulence de ses ministres d’extrême droite.

Netanyahu est pris en tenaille : s’il soutient ses ministres, il s’aliène Washington ; s’il les désavoue, il fait voler en éclats sa coalition. Vance et Trump jouent précisément sur cette fracture interne pour imposer leur agenda. En isolant Ben Gvir et Smotrich, ils poussent Netanyahu à choisir son camp.

Le soutien à Israël n’apparaît plus inconditionnel sous l’ère Trump. C’est un changement majeur. Pendant des décennies, le soutien américain à Israël était un dogme bipartisan. Avec Trump, il devient conditionnel, transactionnel. La logique est simple : les contribuables américains paient environ 3,8 milliards de dollars par an à Israël via un protocole d’entente qui court jusqu’en 2028. Si Israël ne suit pas la ligne de Washington, pourquoi continuer à payer ? C’est le cœur de la doctrine «America First» appliquée à la diplomatie. Vance ne fait que mettre des mots sur cette réalité : l’amitié américaine a un prix, et ce prix est l’obéissance.

La menace de Vance n’est pas un simple exercice rhétorique. Elle repose sur des chiffres concrets et une réalité stratégique implacable.

Le prix de la bienveillance, c’est la soumission  

Selon le Council on Foreign Relations, les États-Unis ont fourni au moins 16,3 milliards de dollars d’aide militaire directe à Israël depuis les attaques du 7 octobre 2023. Depuis 1948, le montant total dépasse les 300 milliards de dollars, ajusté de l’inflation. Ces chiffres sont l’argument principal des opposants à l’aide inconditionnelle au Congrès. Chaque année, le débat sur le budget de l’aide étrangère est l’occasion de remettre en question cette manne. En rappelant ces chiffres, Vance donne des armes à ceux qui veulent conditionner l’aide à Israël. La menace est d’autant plus crédible que Trump a déjà montré par le passé qu’il n’hésitait pas à utiliser l’arme budgétaire.

Israël a annoncé son intention de maintenir une zone tampon étendue au Sud-Liban, malgré l’accord signé entre Washington et Téhéran. Vance a répondu que «les attaques contre les civils à Beyrouth sont inacceptables». C’est le test ultime : si Netanyahu continue l’occupation du Sud-Liban, il défie directement l’accord signé par Trump. La conséquence pourrait être un gel de l’aide militaire américaine. 

La phrase de Vance, «Trump est le seul bienveillant envers Israël», est un chantage affectif et politique. Si Israël ne se plie pas à la «bienveillance» de Trump, il se retrouve seul face à l’Iran et ses alliés. La menace est explicite : sans nous, vous êtes vulnérables. C’est un piège redoutable. En se présentant comme le seul ami d’Israël, Trump assure que toute critique israélienne sera perçue comme une ingratitude, et que toute velléité d’indépendance sera punie. Le «prix de la bienveillance», c’est la soumission.

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Mission économique tunisienne dans l’Etat de Bauchi (Nigéria)

20. Juli 2026 um 10:29

Trois mémorandums d’entente (MoU) ont été signés lors d’une séance de travail, vendredi 17 juillet 2026, consacrée au renforcement de la coopération économique et au développement de partenariats stratégiques entre la Tunisie et l’État de Bauchi, au Nigéria. Ils portent sur le développement d’une centrale photovoltaïque d’une capacité de 3 MW ; la réalisation d’un projet de distribution d’eau potable dans la localité de Dass ; et la création d’une usine de fabrication de drones, destinée à soutenir le développement industriel et technologique de l’État de Bauchi.

Cette signature a eu lieu dans le cadre d’une mission économique sectorielle tunisienne au Nigéria, qui s’est déroulée la semaine écoulée et au cours de laquelle une délégation tunisienne de haut niveau a été reçue par Bala Abdulkadir Mohammed, Gouverneur de l’État de Bauchi.

La délégation tunisienne, présidée par Mohsen Antit, ambassadeur de Tunisie au Nigéria, était conduite par Anis Jaziri, président du Tunisia Africa Business Council (TABC) et réunissait plusieurs entreprises membres du Tunisia Consortium for African Development (Tucad), représentant des secteurs stratégiques tels que l’énergie, l’eau, les infrastructures, les technologies et l’ingénierie.

Les échanges ont permis d’identifier plusieurs axes prioritaires de coopération, notamment dans les domaines des infrastructures, de la transition énergétique, de l’accès à l’eau potable, des technologies de pointe et de la mise en œuvre de projets structurants répondant aux priorités de développement de l’État de Bauchi. 

La signature des trois MoU «illustre la volonté commune des deux parties de transformer les opportunités de coopération en projets concrets, créateurs de valeur, d’emplois et de développement durable», indique un communiqué du TABC, qui réaffirme son «engagement en faveur du renforcement du partenariat économique entre la Tunisie et le Nigéria, tout en contribuant à la promotion de l’expertise tunisienne et à l’accompagnement des grands projets de développement en Afrique, dans une logique de coopération Sud-Sud fondée sur le partage des compétences, le transfert de savoir-faire et la co-construction d’un développement durable et inclusif.»

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Tunisie | Ma9sous signale les coupures d’eau et d’électricité

20. Juli 2026 um 09:59

Un développeur indépendant a conçu pour les clients de la Steg et de la Sonede une carte communautaire, Ma9sous (coupé en arabe tunisien), permettant de consulter et de signaler en temps réels les coupures d’électricité et d’eau dans le territoire de la Tunisie.

Les informations affichées dans la carte proviennent principalement des signalements envoyés par les utilisateurs présents sur place.

Les coupures récentes apparaissent en rouge, puis s’estompent progressivement avant de disparaître de la carte après 24 heures. Les coupures d’électricité annoncées par la Steg sont affichées séparément en bleu.

Le service est volontairement limité au territoire tunisien. Chaque position et la cellule géographique correspondante sont vérifiées côté serveur afin d’empêcher les signalements situés en dehors du pays

Ma9sous a également été conçue avec plusieurs mesures de protection de la vie privée et de sécurité : aucun compte ou identifiant personnel n’est nécessaire ; aucun nom ni numéro de téléphone n’est demandé ; la position exacte de l’utilisateur n’est jamais affichée publiquement ; les signalements sont regroupés dans des zones géographiques approximatives ; un identifiant technique non réversible sert uniquement à limiter les abus ; Cloudflare Turnstile et des limites de fréquence protègent le service contre les signalements automatisés.

Ma9sous n’est pas une source officielle. Son objectif est de fournir une vision communautaire et rapidement accessible de la situation, particulièrement lorsque plusieurs régions sont touchées simultanément.

«C’est un projet personnel, développé par un seul développeur durant un week-end, avec pour seul objectif de proposer un outil utile à la communauté tunisienne. Le projet est entièrement indépendant et n’a pas de vocation commerciale», explique son initiateur. Il ajoute : «À terme, si le projet atteint une certaine maturité et trouve une communauté active autour de lui, mon intention est de le transmettre progressivement à la communauté afin qu’il puisse continuer à évoluer comme un bien commun, au service de tous.»

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Tunisie | Le silence du président, un instrument politique

20. Juli 2026 um 08:04

En politique, l’absence n’est jamais neutre. Mais la réapparition ne l’est pas davantage. Lorsque le président de la république choisit de mettre fin à plusieurs jours d’absence médiatique en visitant personnellement la station de pompage de Ghedir El Golla, rattachée à la Sonede, aux environs de Tunisie, il envoie un message aussi calculé que l’avait été son silence. La séquence mérite d’être lue dans son intégralité — pas seulement dans sa conclusion.

Abdelwaheb Ben Moussa *

Depuis quelques jours, trois phénomènes se télescopaient dans l’espace public tunisien : des interrogations persistantes sur l’absence médiatique du chef de l’État ; une aggravation des dysfonctionnements des services publics essentiels — notamment l’eau et l’électricité ; et une multiplication des mises en garde officielles contre les «rumeurs», les «fausses informations» et les «tentatives de déstabilisation».

Pris isolément, chacun de ces événements possédait sa propre logique. Mis bout à bout, ils dessinaient une séquence politique qui appelait à être interrogée. La réapparition présidentielle en constitue le quatrième acte — et sans doute le plus instructif.

Plus le silence officiel s’installait, plus les réseaux sociaux se mettaient à parler. Et plus les réseaux sociaux parlaient, plus la réponse sécuritaire semblait prendre le dessus sur la réponse politique et communicationnelle.

Car le vide informationnel ne reste jamais vide bien longtemps. Il est systématiquement occupé par les interprétations, les spéculations et les rumeurs. C’est une constante des systèmes politiques, quels qu’ils soient.

Ce qui s’est passé en Tunisie ces derniers jours en est une illustration parfaite — et la réapparition présidentielle n’efface pas rétrospectivement les questions que cette séquence a posées. Elle les complète.

Trois hypothèses, désormais une lecture possible

Pendant le silence, plusieurs lectures étaient envisageables : un simple concours de circonstances ; une communication minimale choisie dans une période sensible ; une stratégie délibérée consistant à laisser monter l’attente avant une reprise en main du récit public.

La visite de la station de Ghedir El Golla (Sonede) fait pencher la balance vers la troisième hypothèse. Le président ne réapparaît pas dans un cadre protocolaire ordinaire : il réapparaît là où la colère sociale était la plus vive, là où les attentes citoyennes étaient les plus immédiates. C’est une réapparition de terrain, une réapparition de proximité, une réapparition qui dit : «Je suis là où le problème est.»

Que ce choix soit délibéré ou circonstanciel, il produit objectivement les effets d’une stratégie de communication — celle du retour visible sur un sujet concret, après un silence qui avait laissé le champ libre aux spéculations.

Pendant l’absence présidentielle, le débat public s’était progressivement déplacé : de la question des services publics vers celle de la déstabilisation du pays ; de la colère sociale vers la lutte contre les fausses nouvelles. Ce déplacement n’était pas nécessairement délibéré — mais il produisait objectivement les effets d’une recomposition de l’agenda politique.

La réapparition présidentielle opère un nouveau déplacement : elle recentre l’attention sur l’eau, sur la Sonede, sur l’infrastructure — et replace le président dans le rôle de l’homme qui agit, qui inspecte, qui interpelle.

C’est habile. Mais une démocratie mature ne devrait pas avoir besoin de cette chorégraphie. Elle devrait disposer de mécanismes de communication institutionnelle suffisamment solides pour que l’absence d’un chef d’État pendant quelques jours ne génère pas une crise informationnelle de cette ampleur.

La vraie leçon de cette séquence

Ce que cette semaine a révélé n’est pas tant l’état de santé du président que l’état de santé de la communication publique tunisienne. Une communication institutionnelle robuste aurait permis d’informer les citoyens sans alimenter les spéculations. Une transparence ordinaire sur l’agenda présidentiel aurait rendu les rumeurs inopérantes. Celles-ci prospèrent rarement sur l’excès d’information — elles prospèrent presque toujours sur son absence. Et elles s’arrêtent non pas quand le président réapparaît – puisque même après sa réapparition, certains ont continué à douter de l’authenticité de la séquence –, mais quand les institutions fonctionnent de façon suffisamment transparente pour rendre la réapparition banale plutôt que spectaculaire.

Le problème n’est donc pas tant ce que disaient les réseaux sociaux que ce qu’ils sont venus remplacer : la parole publique régulière et prévisible de l’État.

La réapparition du président clôt momentanément la séquence médiatique. Elle ne clôt pas la question analytique qu’elle a soulevée : le silence présidentiel était-il subi ou instrumentalisé ?

La réponse importe moins, finalement, que la leçon à en tirer. En démocratie, la communication du pouvoir ne consiste pas uniquement à parler ou à se taire. Elle consiste à rendre prévisible et transparent l’exercice de l’autorité — pour que ni le silence ni la réapparition ne deviennent des événements en eux-mêmes.

Le président est réapparu là où la colère était la plus forte. C’est une bonne décision de terrain. Mais la vraie question reste entière : comment éviter que la prochaine absence — quelle qu’en soit la raison — ne reproduise la même séquence ? 

La réponse n’est pas dans la communication de crise. Elle est dans les institutions.

* Ingénieur informaticien, cadre de banque.  

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Mondial Fifa | Une finale qui ne restera pas dans les mémoires

20. Juli 2026 um 07:15

L’Espagne a finalement remporté la Coupe du Monde Fifa, hier soir, dimanche 19 juillet 2026, par le score étriqué de 1-0 sur un but de marqué par Ferran Torres lors des prolongations (106’). Pour une fois l’arbitre a fini par sévir face à l’anti jeu bien connu des Argentins en expulsant Enzo Hernandez à la fin du temps réglementaire **. (Photo : La perle espagnole Lamine Yamal muselé par un défenseur argentin. Le flamenco a finalement eu raison du tango-catch).

Dr Mounir Hanablia *

Le mérite des joueurs espagnols fut d’y parvenir sans génie en se créant des occasions après avoir buté plusieurs fois contre le gardien adverse dont on finit par croire qu’il possédait des aimants qui lui attiraient le ballon dans les mains.

Sur le plan sportif, la formation sud-américaine, dominée, a montré son mauvais visage.

La rencontre fut âpre, hachée par des fautes incessantes, parfois de véritables agressions, sous le regard indifférent de l’arbitre, apparemment allergique au jaune et au rouge des cartons. Le joueur Argentin Leandro Paredes fut l’exemple du joueur averti ayant mérité trois ou quatre fois l’expulsion et qui continua de sévir sur le terrain jusqu’à la fin.

L’intérêt de la rencontre ne fut rien d’autre qu’une attente de la mise à mort de la bête, comme dans une corrida ; ou plutôt du minotaure pour ne pas oublier tout le potentiel offensif et créatif que l’Argentine est capable de révéler et qui fut hier absent.

Mis à part cela le show de l’avant match a failli sombrer dans le ridicule lorsque l’hymne national des Etats-Unis fut joué avant ceux des pays finalistes, peut-être en l’honneur de Donald Trump, présent dans les tribunes et sur le terrain lors de la remise de la Coupe.

Le début de la rencontre en fut décalé de 10 minutes et la mi-temps, transformée en spectacle musical, dura plus de 20 minutes. Le football au service du business et de la politique, cette finale en fut l’une des manifestations les plus éclatantes. Il n’en demeure pas moins que cette victoire espagnole fut nécessaire pour l’esprit du sport. 

* Médecin de libre pratique.

** L’Albiceleste parvient à couper le jeu espagnol avec un jeu plutôt rugueux. Et à la mi-temps, Juanjo González, l’adjoint de Luis de la Fuente, a pesté contre l’arbitrage. «Nous nous sommes bien adaptés, d’abord à la pelouse, très dure. Et deuxièmement, au type de match que l’arbitre a souhaité. On avait un doute et maintenant c’est clair. Il va permettre les contacts, et il va avoir du mal à prendre des décisions», a-t-il indiqué à la télévision espagnole, laissant entendre que par un tel choix arbitral, on voulait avantager l’Argentine.

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