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Empfangen — 03. August 2026 Französischsprachig

Tunisie | Prisons surpeuplées et mauvais accès aux soins

03. August 2026 um 13:46

La population carcérale en Tunisie atteint environ 33 000 détenus, soit près du double de la capacité officielle du système pénitentiaire, estimée à 17 000 places. Le taux d’occupation moyen s’établit ainsi à 194,1 %, certains établissements dépassant les 200 %.

Ces chiffres sont issus des dernières données consolidées recueillies par le World Prison Brief. Selon l’agence italienne Ansa, ils sont fondés sur des informations fournies par l’Instance nationale pour la prévention de la torture (INPT) en Tunisie et mises en avant par diverses associations tunisiennes, dont Intersection.

Ces données, datant de mai 2025, font état d’un taux d’incarcération de 267 personnes pour 100 000 habitants en Tunisie. La population carcérale a augmenté d’environ 10 000 personnes en deux ans seulement, passant d’environ 23 000 en 2022 à 33 000.

Un rapport de la Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH) sur les conditions de détention entre 2022 et 2025 — établi à la suite de visites dans des établissements pénitentiaires — fait état de taux d’occupation dépassant généralement les 150 %.

 À la prison civile de Mahdia, par exemple, 1 522 détenus ont été recensés pour une capacité de 850 places, soit un taux d’occupation de 180 %.

Selon Fethi Jarray, président de l’INPT, cette augmentation est également liée à la lenteur des procédures judiciaires et au recours massif à la détention.

Les organisations de défense des droits humains alertent sur le fait que la surpopulation carcérale nuit à l’hygiène, aux soins de santé, à la sécurité et aux perspectives de réinsertion, tout en ayant des répercussions sur le personnel pénitentiaire.

La situation s’est aggravée ces dernières semaines en raison d’une forte vague de chaleur, de coupures d’électricité et de problèmes d’approvisionnement en eau.

Le 24 juillet, le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT) a signalé des conditions de détention marquées par une absence de ventilation, un accès limité aux soins médicaux et des risques particulièrement élevés pour les détenus âgés ou atteints de maladies chroniques.

Pour 2026, le ministère de la Justice a prévu la construction d’une nouvelle prison à Béja, d’un quartier pour femmes à Monastir, l’agrandissement de la prison de Borj Erroumi ainsi que la création d’une unité hospitalière pénitentiaire à La Rabta. Les projets prévoient également un recours accru aux peines alternatives et aux bracelets de surveillance électronique.

Toutefois, en l’absence de nouvelles statistiques exhaustives, il n’est pas encore possible de mesurer l’impact de ces mesures sur le taux de surpopulation carcérale réel.

I. B.

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La Steg reprend le rationnement de l’approvisionnement électrique

03. August 2026 um 12:44

Après une trêve de quelques jours dues à la baisse des températures, la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) va reprendre les coupures intempestives d’électricité pour faire baisser la pression de son réseau qui chauffe dangereusement avec la reprise de la canicule et du recours des citoyens à la climatisation.

La société publique a annoncé que des coupures d’électricité pourraient survenir ce lundi 3 août 2026, entre 12h00 et 17h00. Ces interruptions seront intermittentes et chaque coupure ne doit pas excéder deux heures, a-t-elle précisé.

Les zones concernées comprennent le Grand Tunis, le Nord, le Nord-Ouest, la région du Centre, Sfax, le Sud et le Sud-Ouest, autant dire toutes les régions du pays sans discrimination aucune. Du moment ou tous les citoyens seront «maltraités» au même pied d’égalité, on devrait peut-être s’en féliciter !

La Steg a précisé que le rétablissement du courant s’effectuerait sans préavis et a appelé chacun à prendre les mesures de précaution nécessaires. Donc, elle se lave les mains des désagréments que sa mauvaise gouvernance chronique inflige à ses abonnés.  

Pas d’excuses donc, mais le constat d’une banalisation du rationnement de l’approvisionnement de l’électricité. Souriez, vous êtes en Tunisie !

I. B.  

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 ‘‘Parfum de mort’’ de Sofiane Bouhdiba | L’odeur entre sociologie et médecine   

03. August 2026 um 11:28

Dans son nouvel essai intitulé ‘‘Parfum de mort. Histoire médico-sociale de l’odeur’’ (Editions L’Harmattan, Paris, 30 juillet 2026, 236 pages) Sofiane Bouhdiba, professeur de démographie à la Faculté des sciences humaines et sociales de Tunis, propose une réflexion documentée et critique sur l’odeur, avec un intérêt particulier pour ses répercussions médico-sociales.

La littérature abonde en œuvres scientifiques, poétiques, théâtrales sur les parfums enchanteurs, merveilleux, paradisiaques, mythiques. Mais l’auteur préfère s’attarder sur les côtés moins connus et plus obscurs des odeurs, une manière de combler un vide littéraire.

Il interroge les miasmes mortifères, les maladies fétides, les odeurs non moins nauséabondes des remèdes, la putréfaction du cadavre, les prétendus démons porteurs de maladies, la mort et ses effluves, qui constituent autant de thématiques liées d’une manière ou d’une autre aux odeurs.

Il interroge l’odeur qui dérange, l’odeur qui rend malade, la maladie qui pue, le défaut d’odorat, qui sont autant de thématiques que Pr Bouhdiba examine dans ce livre qui a au moins le mérite d’être original.

Sa réflexion est organisée autour de trois grandes parties, à peu près équilibrées. La première s’attache à montrer que la mort a indéniablement une odeur. Après une réflexion critique sur l’olfaction et ses incertitudes, l’auteur entre dans le vif du sujet en explorant les liens, pas si évidents ni si naturels, qui ont été établis entre la maladie et sa phase ultime que représente la mort, et l’odeur.

Il montre ainsi, à travers un parcours chronologique de la littérature, que la maladie se manifeste par des odeurs, certaines pathologies étant même spécifiquement malodorantes.

Le malade puant amène à réfléchir sur le mort non moins nauséabond. Réflexion qui débouche naturellement sur l’une des plus étonnantes doctrines de la pensée médicale, qui n’a jamais véritablement disparu : la théorie des miasmes.

La deuxième partie du livre est davantage orientée vers les stratégies d’évitement des odeurs. L’auteur y montre comment les odeurs mortifères ont été évacuées tout au long de l’histoire de l’humanité, donnant lieu à de véritables théories de prophylaxie de l’odeur. Avec un œil critique, il s’attarde sur les difficultés posées par les odeurs mortifères qui s’accumulent dans les espaces clos, tels que les navires, les hôpitaux ou les prisons.

Finalement, la bonne odeur chasse-t-elle la mauvaise ? C’est la question à laquelle Sofiane Bouhdiba tente de proposer quelques éléments de réponse, avant de montrer que l’odeur, qui semble accompagner la mort dans l’imaginaire collectif, peut aussi protéger l’être humain.

Quant à la dernière partie de l’ouvrage, elle est consacrée à la thérapie par l’odeur, qui semble s’être érigée en véritable science. L’olfactométrie, science du diagnostic médical par l’odeur, amène ainsi l’auteur à réfléchir sur l’aromathérapie tant dans le monde occidental que dans la médecine arabo-musulmane.

Dans ce nouvel essai, Sofiane Bouhdiba a aussi voulu adresser un clin d’œil à feu le Professeur Abdelwahab Bouhdiba, son père mais également son professeur et son mentor, qui avait écrit il y a quelques années un livre centré sur les aspects merveilleux de l’odeur en islam.

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Expats, seul votre argent compte pour l’État tunisien !

03. August 2026 um 10:44

«Rihou issed, yiddi ma yrod», dit l’adage bien tunisien — qu’ils partent, pourvu qu’ils ne reviennent pas gonfler les rangs des chômeurs. Ces expats injectent presque 10 milliards de dinars de transferts par an, ils sont plus de deux millions de Tunisiens fantômes, et un État qui ne veut compter que leurs transferts précieux en devises, que le système bancaire récupère au passage avec des frais usuraires (allant à 8%). Dramatique… (Photo : Des expatriés débarquent au port de La Goulette pour passer leurs vacances au pays.)

Moktar Lamari *

Voilà, résumée en un seul dicton populaire, toute la doctrine non écrite de l’État tunisien à l’égard de sa diaspora : on ne veut pas savoir combien sont-ils, qui ils sont, où ils vivent, ce dont ils ont besoin — mais on veut, chaque année, leurs devises, comptée au dinar près et célébrée en conférence, dans des hôtels climatisés avec des discours indignes de la Tunisie d’aujourd’hui.

L’Utica aux aguets…

Samir Majoul, président de l’Utica, la centrale patronale, l’a rappelé sans ironie apparente lors de la Conférence régionale des Tunisiens de l’étranger : les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger ont atteint 8 milliards de dinars en 2025, en hausse de 6% par rapport à 2024, avec une projection à plus de 10 milliards de dinars pour 2026. Soit presque 8 % du PIB tunisien.

Il a évoqué, dans la foulée, «environ deux millions» de Tunisiens établis hors du pays — un chiffre prononcé avec l’aisance de qui cite une statistique officielle, alors qu’il s’agit d’une estimation approximative, non actualisée, non désagrégée par pays, par âge, par profession, par motif de départ.

Il n’est pas certain. Mais, il s’en fout au final. Deux millions de personnes, soit près d’un cinquième de la population résidente, et l’État tunisien serait bien en peine de dire combien sont ingénieurs, combien sont ouvriers du bâtiment en Libye ou en Arabie saoudite, combien sont médecins en France, combien ont fui faute de perspectives et combien ont simplement suivi un conjoint.

On ne veut rien savoir sur leur effectif et besoins

«Ihabbou flousna, mouch khbarna» — on aime avoir notre argent, pas de nos nouvelles.

Ce silence statistique n’est pas un détail technique, c’est un choix politique. Aucun recensement consulaire fiable, aucune enquête de profilage socio-économique de la diaspora, aucun registre permettant de savoir si le médecin tunisien de Lyon ou l’informaticien de Montréal souhaiterait investir, revenir temporairement, transférer un savoir-faire — rien.

On préfère le silence à l’inventaire, parce que l’inventaire obligerait à répondre à la question qui fâche : pourquoi partent-ils, et pourquoi ne reviennent-ils pas ? Il est tellement plus commode de célébrer le migrant comme «ambassadeur de la Tunisie» — l’expression est de Majoul lui-même — que de reconnaître qu’il est d’abord et avant tout un exilé économique dont le pays ne veut connaître que le RIB.

Et pendant que l’État s’abstient de compter les hommes, il compte scrupuleusement les devises — et prélève sa dîme au passage. Car voici la partie de l’histoire que ni Majoul ni les communiqués triomphants sur les transferts n’évoquent jamais : la ponction que subit chaque mandat envoyé par un travailleur tunisien à sa famille.

La rente bancaire et la vendetta

Entre les commissions bancaires, les frais de change et les marges appliquées par les opérateurs de transfert, la diaspora dénonce depuis des années des prélèvements qui, selon de nombreux témoignages concordants relayés dans la presse et sur les réseaux sociaux tunisiens, avoisineraient 7%, voire jusqu’à 10% selon le canal utilisé — un niveau qui, s’il était appliqué frontalement à n’importe quel autre secteur économique, ferait scandale et déclencherait une enquête du Conseil de la concurrence. Ici, silence radio, comme pour les effectifs de la diaspora.

Ajoutons à cela une Banque centrale de Tunisie qui gère le taux de change du dinar dans une opacité feutrée, avec un régime de flottement dit «administré» qui laisse un écart persistant entre le cours officiel et la valeur perçue par ceux qui vivent, gagnent et comparent les prix en euro, en dollar ou en dinar libyen.

Le migrant tunisien transfère donc sa devise dure, se la voit convertie à un taux qu’il ne contrôle pas, amputée de commissions qu’il ne négocie pas, dans un système bancaire où quatre ou cinq établissements dominants affichent, comme par un curieux hasard statistique, des grilles tarifaires étonnamment convergentes — ce qui, dans n’importe quel manuel d’économie industrielle de première année, porte un nom : comportement de cartel.

Vache à lait… pour les lobbys

Le résultat de cette mécanique est limpide : la diaspora tunisienne est devenue, de facto, une vache à lait macroéconomique.

On lui demande de financer, par ses transferts, une part croissante des besoins en devises du pays — Majoul lui-même a rappelé, dans la même intervention, que les investissements étrangers directs n’ont atteint que 825 millions de dinars au premier trimestre 2026, une somme dérisoire comparée aux 10 milliards annuels envoyés par les familles depuis l’étranger — tout en la ponctionnant au passage par des frais bancaires exorbitants et un taux de change qui ne lui est jamais favorable.

C’est un système où l’expatrié finance, sans le savoir précisément, à la fois le compte courant du pays et la marge des banques qui l’exploitent. On appelle cela, dans le jargon feutré des institutions internationales, le «coût de la remise de fonds» ; en tunisien de tous les jours, cela s’appelle «tqawwadou» — se faire plumer poliment, avec le sourire, par ceux-là mêmes qui vous appellent «ambassadeur».

Peu d’investissement, et beaucoup de gaspillage

Le plus cocasse dans cette affaire, c’est que le même discours qui célèbre les transferts comme un «moteur de l’économie nationale» appelle, dans la foulée, à transformer cet argent en «investissement productif» — comme si la diaspora, déjà ponctionnée à l’entrée, devait en plus assumer le rôle de bailleur de fonds patriotique pour un plan de développement 2026-2030 chiffré à 28,6 milliards de dinars et plus de 4 400 projets rien que pour la région du Grand Tunis élargi.

On demande à l’émigré de financer sa famille, de financer l’État via les commissions bancaires, et maintenant de financer les infrastructures — sans jamais lui demander son avis, sans jamais le recenser, sans jamais lui offrir un guichet dédié qui ne soit pas une simple opération de communication en marge d’une conférence régionale.

Tant que la Tunisie continuera de traiter sa diaspora comme un flux financier plutôt que comme une population de citoyens à part entière — avec des données, des besoins, une voix — elle continuera de récolter les fruits amers de cette hypocrisie : un exode qui s’accélère, une devise qui rentre de moins en moins par les circuits officiels à mesure que la ponction se fait sentir, et un discours institutionnel qui célèbre en public ce qu’il méprise en pratique.

«Elli ma yaârafch qimet flousou, ykhalliha tghib» — celui qui ne connaît pas la valeur de son argent finit par le voir s’évaporer.

La Tunisie ferait bien de méditer ce dicton avant de compter, l’an prochain, une douzaine de milliard de dinars injectés dans l’économie tunisienne, en devises fortes, sans jamais avoir voulu compter les millions de Tunisiens qui les lui envoient.

Une honte pour l’État, et un déficit d’éthique pour ces think tank (Atuge, entre autres), ces rentiers qui veulent faire des expatriés leur fonds de commerce, sous couvert d’expertises. Souvent avec des financements et des directives des ambassades et ambassadeurs représentés à Tunis.

* Economiste universitaire.

Blog de l’auteur : E4T.  

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Les usages utiles de l’énergie photovoltaïque avec stockage

03. August 2026 um 07:31

Au cours des dernières années, de plus en plus de familles et d’entreprises, et pas seulement dans le domaine du tourisme, choisissent d’investir dans un système photovoltaïque avec stockage. Mais de quoi s’agit-il exactement et dans quels cas ces systèmes peuvent se révéler utiles voire nécessaires en cas de pannes ou de  dysfonctionnements du réseau électrique national ?

Habib Glenza, à Lodz.

En termes simples, c’est un système qui produit non seulement de l’électricité grâce à des panneaux solaires, mais la conserve également dans des batteries dédiées pour être utilisée lorsque le soleil n’est pas présent. Et c’est précisément cette capacité à «stockage du soleil» qui rend cette pratique un allié précieux pour ceux qui recherchent une indépendance énergétique et des économies sur les factures.

Dans un contexte marqué par la hausse des prix de l’énergie, les coupures de courant imprévues et une attention croissante à la durabilité environnementale, le photovoltaïque avec stockage représente un choix prévoyant et concret. Que ce soit pour une ferme agricole, une entreprise, des frigos industriels, un hôpital ou un véhicule électrique, la possibilité de produire et de gérer l’énergie de manière autonome est un avantage réel et tangible.

Comment fonctionne le système ?

Un système photovoltaïque avec stockage est constitué de panneaux solaires,unonduleur (qui transforme l’énergie de courant continu à alternatif), un système de gestion et, en effet, des batteries. Ces dernières permettent de conserver l’énergie produite en excès pendant la journée, pour l’utiliser le soir ou la nuit lorsque le ciel est couvert notamment en hiver 

Contrairement aux systèmes traditionnels qui injectent dans le réseau l’énergie non autoconsommée, ceux avec stockage misent sur l’autosuffisance : l’énergie produite reste à l’intérieur du système tant qu’elle est nécessaire. Cela réduit considérablement les prélèvements sur le réseau électrique national et garantit une plus grande stabilité des consommations.

Le fonctionnement est plutôt simple et intuitif. Pendant la journée, les panneaux solaires captent l’énergie du soleil et la convertissent en électricité. Cette énergie alimente directement les usagers domestiques ou industriels. Lorsque la production est supérieure aux consommations, le surplus est stocké dans les batteries.

Une fois le soleil couché ou en cas de mauvais temps, le système de stockage entre en jeu : l’énergie conservée est utilisée pour continuer à alimenter le logement ou le bâtiment. Si la batterie se vide, alors l’énergie est prélevée sur le réseau électrique, mais seulement lorsque cela est strictement nécessaire.

Un onduleur hybride gère de manière intelligente tous ces flux, garantissant une efficacité maximale et une priorité à l’autoconsommation.

Les avantages de choisir un système avec stockage

1- Autonomie et indépendance : un des principaux avantages est la possibilité de se rendre (presque) indépendant du réseau. Dans de nombreuses situations, notamment dans des maisons ou bâtiments bien isolés et avec des consommations optimisées, on peut parvenir à couvrir jusqu’à 80 % des besoins énergétiques avec le système photovoltaïque.

2- Économies sur la facture : en réduisant les prélèvements sur le réseau, les coûts des factures diminuent de manière significative. L’économie est tangible dès les premières années et, sur le long terme, rembourse largement l’investissement initial.

3- Continuité du service : en cas de coupure de courant, certains systèmes avec fonction de secours permettent de maintenir actifs les charges essentielles (éclairage, réfrigérateur, climatiseur, modem, etc.) même en l’absence de réseau.

4- Durabilité : utiliser de l’énergie renouvelable réduit l’impact environnemental et contribue à la lutte contre le changement climatique. C’est un pas concret vers un mode de vie plus écologique.

Que doit-on prendre en compte dans le choix des batteries ?

Les batteries sont le cœur du système de stockage. Les plus courantes aujourd’hui sont celles au lithium, appréciées pour leur efficacité, leur longévité et leur compacité. D’autres technologies comme le plomb-gel ou les batteries LFP offrent des alternatives valables selon le contexte.

Un système avec stockage est recommandé lorsque les consommations sont élevées le soir et la nuit, le bâtiment est sujet à des coupures de courant ou lorsque l’on souhaite alimenter une pompe à chaleur ou une borne de recharge pour voitures électriques.

En général, c’est le choix idéal pour ceux qui cherchent à optimiser l’autoconsommation et à réduire leur dépendance au réseau.

Énergie solaire et mobilité électrique : un duo gagnant

Ceux qui possèdent une voiture électrique peuvent encore plus bénéficier d’un système avec stockage. Recharger le véhicule avec de l’énergie solaire autoproduite permet de réduire les coûts et de diminuer drastiquement les émissions.

Exemples besoins réels de systèmes résidentiels et d’entreprise :
– une famille dans une maison individuelle : 6 kWp, batterie de 10 kWh, couverture de 75 % des consommations annuelles ;

– une exploitation agricole : 12 kWp, batterie modulaire de 20 kWh, autosuffisance pour les machines diurnes ;

– refuge hors réseau : système hybride avec panneaux, batterie et générateur de secours ;

– maison intelligente avec véhicule électrique : recharge programmée en fonction de la production solaire

Ces cas montrent comment chaque installation peut être personnalisée pour répondre à des besoins différents.

Est-il possible de devenir totalement autonome avec du stockage solaire ? Cela est théoriquement possible. Pratiquement, cela dépend de plusieurs facteurs, comme la consommation, le climat, et la capacité de stockage. En général, dans les régions avec peu de soleil en hiver, il est difficile de couvrir 100 % des besoins avec seulement du solaire. Cependant, avec un système photovoltaïque bien dimensionné permet de réduire considérablement la dépendance du réseau et ses coupures aux conséquences graves, en particulier pour les hôtels, les hôpitaux, les frigos industriels et agricoles.

Précédent article de la série :

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Israël, une société en train de s’effondrer ?

03. August 2026 um 06:56

La guerre n’a jamais frappé le territoire israélien proprement dit. Mais le 7 octobre 2023 a tout bouleversé. Le Hamas a pris en défaut «l’infaillible» renseignement sioniste. Les missiles du Hezbollah et ceux de l’Iran ont désorganisé la vie des ménages, la marche des institutions académiques, des maternelles à l’université, l’entassement dans les abris et la promiscuité sont devenus quotidiens… et contraint le Premier ministre à changer souvent de domicile. Cela a un prix… (Photo : Soldats israéliens commettant un génocide à Gaza).

Mohamed Larbi Bouguerra *

Le 29 juillet, le journal Haaretz annonçait le suicide de deux soldates d’active ; ce qui fait que l’armée d’occupation a enregistré 16 membres ayant mis fin à leurs jours cette année. Il faut y ajouter cependant neuf autres soldats qui ont servi pendant la guerre et des réservistes ayant fait leur service actif.  En 2025, l’armée a compté 22 suicides dans ses rangs, le chiffre le plus élevé en 15 ans.

Tom Levinson écrit dans Haaretz du 25 juin 2026 un article intitulé A Collapsing Society: Israel Suffers a National Mental Crisis Due to the War («Une société en train de s’effondrer : Israël subit une crise mentale nationale à cause de la guerre.»)

En résumé : anxiété, troubles du sommeil, violences domestiques, troubles alimentaires, accidents de la route, drogues dures et alcool… Statistique après statistique révèle l’impact sans précédent de la guerre sur la santé mentale des Israéliens.

«Nous vivons dans un état d’incertitude. Le téléphone pourrait sonner à nouveau dans une heure pour aller aux abris, et des missiles depuis l’Iran pourraient être lancés. Nous sommes en mode survie – et cela a des conséquences», diagnostique Gil Salzman, un des principaux psychiatres d’Israël.

«Les chiffres ne laissent aucune ombre de doute», déclare le professeur Eyal Fruchter, président du National Council for Post-Trauma. «Israël fait face à une crise nationale», ajoute-t-il.

Des bombes à retardement

Commençons par les chiffres du ministère de la Défense. Avant la guerre, la branche de réhabilitation prenait en charge 62 000 blessés, dont 11 000 souffraient de problèmes de santé mentale. Le mois dernier, les chiffres avaient grimpé à 82 000 et 31 000 respectivement.

Cependant, ce ne sont pas ces chiffres qui inquiètent les experts. «Les dégâts que nous observons aujourd’hui ne constituent qu’une petite partie, voire la partie émergée de l’iceberg, de ce qui va arriver», déclare la professeure Zahava Solomon, chercheuse de premier plan mondial dans le domaine du traumatisme. Elle ajoute : « Les recherches montrent des taux significatifs de réactions différées… Les soldats démobilisés sont des bombes à retardement. »

Si c’était une guerre comme toutes les guerres, les forces militaires auraient enregistré la plus grande partie des pertes psychologiques. Mais cette guerre est différente, plus complexe. Les civils ne se contentent pas d’observer la guerre de loin, mais aussi en arrière-plan : les horreurs ont atteint le front intérieur, laissant les victimes civiles confrontées à des défis physiques et mentaux. Parmi eux figurent les habitants de l’enveloppe de Gaza, les victimes du concert Nova et ceux dont les maisons ont été touchées par un missile iranien. Au fil de la guerre, le cercle des victimes s’élargit.

À la veille du 7 octobre [2023], le nombre de citoyens blessés dans des actes hostiles et reconnus officiellement comme invalides pour des raisons de santé mentale était de 6 412. Cette semaine, le nombre de personnes reconnues par l’Institut comme ayant des lésions mentales a dépassé 69 000, dont environ 35 000… ont été reconnues comme handicapées. Ainsi, en moins de trois ans, le nombre a été décuplé par plus de dix.

Environ un mois avant la guerre, le taux de symptômes de trouble de stress post-traumatique (TSPT ou  PTSD) dans la population était d’environ 16 % ; un mois après le 7 octobre, elle est passée à environ 30 % ; et deux ans et trois mois plus tard, c’était d’environ 19,7 %. «C’est nettement plus élevé que le taux mondial», affirme le Pr  Levi-Belz. L’OMS, par exemple, a constaté en 2021 que le taux mondial de personnes ayant subi des symptômes post-traumatiques était d’environ 3,9 %.

Un traumatisme collectif

Traumatisme collectif pour le Pr Levi-Belz, responsable du Lior Tsfaty Center for Suicide & Mental Pain Studies au Ruppin Academic Center : le massacre du 7 octobre 2023 et la guerre qui a suivi, dit-il, sont liés à nos structures sociales, à notre identité et à nos relations interpersonnelles. «La société israélienne est épuisée, ressentant un épuisement intense et brutal. Elle se débat dans des questions morales et souffre d’un sentiment de trahison de la part de l’État et de ses dirigeants.»

Le traumatisme collectif, poursuit Levi-Belz, «est insidieux ; ça ne s’arrête pas comme le PTSD. Parfois, les gens semblent aller bien, voire trop bien, sortir et socialiser. Mais on ne peut pas oublier que ce n’est pas fini. Ce n’est pas seulement l’apparence extérieure [qui compte]. Les questions les rongent de l’intérieur ainsi que les peurs.  La quantité de klaxons et de rage au volant sur la route, par exemple, est un instantané de l’eau bouillonnant sous la surface de la société israélienne.»

Pendant la guerre, il y a eu une augmentation des décès sur la route – de 361 en 2023, à 439 en 2024, puis à 459 en 2025. En surface, ces figures n’ont aucun lien avec la guerre à cause du PTDS

Un rapport de l’Organisation sioniste internationale des femmes a constaté une augmentation de 65 % de la violence domestique dans la population générale d’Israël au cours des six premiers mois de la guerre, par rapport à la même période l’année précédente – 4 566 appels à ses refuges contre 2 760. Une étude de 2024 a révélé un risque huit fois plus élevé de violences physiques ou sexuelles à domicile lorsque les deux partenaires servent dans la réserve de l’armée sioniste.

Face à cette situation, les psychiatres quittent Israël en masse pour la Nouvelle Zélande, le Canada…

De plus, la pénurie de professionnels de la santé mentale ne se limite pas aux psychiatres. Elle existe sur tout le spectre des soins.  Chaque travailleur est responsable d’environ 770 patients.

Selon les experts, la pénurie s’applique même aux lits d’hôpital et aux maisons d’équilibre (une forme de maison de transition pour les personnes en détresse mentale aiguë).

Pour le Pr Fruchter, qui est également président de l’ONG Collective Action for Resilience d’Israël, souligne qu’une approche globale et systémique est nécessaire pour traiter ce problème. «Beaucoup d’organisations sont en train d’être créées, et personne ne sait comment les guider d’en haut. Il n’y a pas non plus suffisamment de communication entre les différentes agences publiques et semi-publiques impliquées, telles que le ministère de la Santé, le ministère de la Défense, l’Institut national d’assurance et les prestataires de soins de santé. Un comité interministériel sur cette question doit être créé. Dans un monde idéal, cette question aurait dû figurer en tête des programmes électoraux des candidats, mais le gouvernement choisit de détourner le regard. Elle va exploser sur nous à l’avenir comme une bombe très puissante. Il y aura des conséquences sans précédent – dans le milieu universitaire, le marché du travail et toute l’économie israélienne. »

Israël en train de s’effondrer ?

Une société dont le gouvernement ne réserve la pendaison qu’aux Palestiniens et qui sable le champagne après le vote de cette ignoble loi est à mettre aux galères disait Voltaire ; un pays dont les colons se targuent d’assassiner des bébés palestiniens est sûrement dérangé.

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