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Heute — 07. März 2026Haupt-Feeds

Le doyen Sadok Belaid est décédé : l'érudition et l'ingeniosité de l'architecture instituionnelle

07. März 2026 um 10:14
Le doyen Sadok Belaid est décédé : lL’éminent juriste tunisien Sadok Belaïd est décédé à l’âge de 94 ans. Il était né le 3 mars 1931 à Kalaa Soghira. Ancien vice-doyen de la faculté de droit et des sciences économiques de Tunis, il a été doyen de la faculté des sciences juridiques et politiques et de Tunis (1971 – 1977). Il a ensuite dirigé l’Université libre de Tunis et a enseigné dans plusieurs universités étrangères (États-Unis, France, Royaume-Uni, Italie, Maghreb, etc.) Erudit, fin-connaisseur du droit constitutionnel, sachant choisir son verbe et aimant croiser le fer lors des débats, Sadok Belaïd était très apprécié par ses collègues et ses disciples. Le grand public le découvrira ...

Le ministère de la Santé alerte sur le danger des jouets en sable

07. März 2026 um 10:11

Dans un communiqué conjoint, les ministères de la Santé et du Commerce et du Développement des exportations ont appelé les citoyens à ne pas acheter des jouets pour enfants composés de sable ou en contenant, à la suite d’alertes sanitaires signalées dans plusieurs pays. Ces avertissements concernent la présence d’amiante, une substance cancérigène lorsqu’elle est […]

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Décès du juriste et Professeur de droit Sadok Belaid

07. März 2026 um 09:29

Le juriste et expert en droit constitutionnel Sadok Belaïd est décédé. Professeur émérite de droit public, il a consacré plusieurs décennies à l’enseignement universitaire et à la recherche en droit constitutionnel. Ancien doyen de la Faculté des sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis entre 1971 et 1977, il a formé des générations de juristes […]

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Crise au Moyen-Orient : le Brent à 92 dollars, le WTI en hausse historique

07. März 2026 um 10:12

Les contrats à terme sur le pétrole brut américain West Texas Intermediate (WTI) ont bondi de plus de 12 % à la clôture vendredi 6 mars, mais sont restés inférieurs à ceux du Brent, les acheteurs se précipitant pour obtenir les barils disponibles face à la diminution des approvisionnements en provenance du Moyen-Orient due à la fermeture de facto du détroit d’Ormuz suite à la guerre israélo-américaine contre l’Iran.

Le prix du pétrole brut Brent a augmenté de 7,28 dollars, soit 8,52 %, pour atteindre 92,69 dollars le baril, tandis que les gains hebdomadaires ont atteint environ 27,9 %.

Les contrats à terme sur le pétrole brut West Texas Intermediate américain (NYMEX) ont augmenté de 9,89 $, soit 12,21 %, pour atteindre 90,90 $, marquant ainsi leur plus forte hausse hebdomadaire de l’histoire depuis le début des échanges en 1983 après une augmentation de plus de 35 %…

Selon Giovanni Stanovo, analyste chez UBS, « les raffineurs et les sociétés de négoce recherchent des sources alternatives de pétrole brut, dont les États-Unis sont le principal producteur. Cette mesure vise à éviter une baisse trop rapide des stocks à Washington en raison de l’augmentation des exportations. Les marges bénéficiaires dépendent des coûts de transport ».

 

Lire aussi : Guerre en Iran : cinq pays arabes révisent à la hausse leurs tarifs de carburant 

 

Le ministre de l’Énergie du Qatar a déclaré au Financial Times, dans une interview publiée vendredi, qu’il s’attendait à ce que tous les États producteurs d’énergie du Golfe cessent leurs exportations dans les semaines à venir, une mesure qui, selon lui, pourrait faire grimper le prix du pétrole à 150 dollars le baril.

Les prix du pétrole ont commencé à augmenter après l’attaque américano-israélienne contre l’Iran samedi, ce qui a incité Téhéran à empêcher les pétroliers de traverser le détroit d’Ormuz.

A rappeler qu’environ 20 % de la demande mondiale quotidienne de pétrole transite par cette voie maritime vitale. Le détroit étant resté fermé pendant sept jours, près de 140 millions de barils de pétrole – soit l’équivalent d’environ 1,4 jour de la demande mondiale – n’ont pas pu atteindre le marché.

Stanovo a déclaré : « Chaque jour où le détroit restera fermé, les prix augmenteront ». Et d’ajouter : « La croyance dominante sur le marché était que Trump pourrait faire marche arrière à un moment donné parce qu’il ne voulait pas que les prix du pétrole augmentent, mais plus ce recul tardait, plus l’ampleur des risques devenait évidente ».

Dans une interview accordée à Reuters jeudi, le président américain Donald Trump a déclaré qu’il n’était pas inquiet de la hausse des prix de l’essence aux États-Unis. S’ils augmentent, qu’il en soit ainsi »…

Le département du Trésor a accordé des dérogations à ses partenaires pour l’achat de pétrole russe sous sanctions. Les premières dérogations ont été accordées à des raffineries indiennes, qui ont depuis acheté des millions de barils de pétrole brut russe.

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L’IA : le Général fantôme du Moyen-Orient 

07. März 2026 um 09:54

Le ciel au-dessus du Moyen-Orient a changé de nature, cessant d’être une simple zone de conflit pour devenir un immense circuit imprimé où la tension ne se mesure plus seulement en mouvement de troupes, mais en flux de données. Entre l’Iran, les États-Unis et Israël, la guerre a glissé vers un terrain invisible où le courage et les drapeaux s’effacent derrière la puissance brute du calcul, laissant l’intelligence artificielle s’installer dans le fauteuil du commandant pour diriger des opérations qui ne dorment jamais.

Dans l’ombre des minarets de Téhéran et des gratte-ciels de Tel-Aviv s’impose désormais une présence silencieuse que les stratèges décrivent comme un “général fantôme“, il ne porte ni uniforme ni décorations de campagne, pourtant son influence traverse chaque centre de commandement et chaque réseau de surveillance.

Force est de constater que l’intelligence artificielle n’est plus seulement un outil d’analyse mais une force stratégique capable d’absorber des masses vertigineuses de données, d’y déceler des motifs invisibles et d’anticiper des escalades avant même que les décisions humaines ne soient formalisées. Ainsi, une part croissante de la confrontation régionale se joue désormais dans l’épaisseur discrète des algorithmes.

 

Guerre moderne : l’approche iranienne

Dans ce cadre inédit, la guerre prend le rythme d’une partie d’échecs accélérée où la machine compense les limites humaines. Là où les états-majors hésitent et délibèrent, les systèmes automatisés calculent en permanence des scénarios d’action à partir d’images satellites, d’interceptions radio et d’innombrables traces numériques.

À cet égard, les États-Unis utilisent ces capacités cybernétiques pour anticiper les mouvements militaires iraniens, tandis qu’Israël s’appuie sur des architectures d’intelligence artificielle capables d’identifier des cibles et de hiérarchiser les menaces en quelques instants. Cette logique algorithmique n’est plus théorique puisqu’elle a déjà été appliquée dans la guerre génocidaire à Gaza, notamment via le programme « Lavender », utilisé pour analyser d’immenses bases de données afin de désigner rapidement des personnes présumées liées à des organisations armées.

Face à cette puissance technologique, l’Iran développe une approche différente mais tout aussi révélatrice de la transformation de la guerre moderne. Ses drones, souvent perçus comme rustiques, intègrent en réalité une part croissante d’intelligence artificielle leur permettant de naviguer de manière autonome, d’adapter leur trajectoire en vol et parfois de coopérer en essaim.

Drones iraniens : à la fois arme stratégique et source d’inspiration

Cette sophistication a surpris de nombreux analystes militaires au point que certains appareils récupérés après des opérations ont été longuement étudiés par les ingénieurs américains dans des programmes de rétro-ingénierie destinés à comprendre et reproduire les logiques algorithmiques embarquées dans ces machines. Paradoxalement, ces drones iraniens sont ainsi devenus à la fois une arme stratégique et une source d’inspiration technologique pour leurs adversaires.

Mais cette montée en puissance des systèmes autonomes introduit un trouble profond dans la logique traditionnelle de la guerre. À mesure que les algorithmes gagnent en rapidité et en autonomie, la frontière entre la décision politique et la réaction technique devient plus fragile. Les opérations militaires tendent alors à être évaluées moins selon leur légitimité que selon leur efficacité statistique, ce qui déplace le centre de gravité du conflit vers une rationalité froide où la diplomatie peine à suivre le rythme imposé par les machines.

Dans ce nouvel écosystème, la bataille se joue de plus en plus sur la perception elle-même. Désormais, les puissances occidentales cherchent à désorienter les systèmes iraniens par des cyberattaques capables de brouiller capteurs et communications, tandis que Téhéran tente de saturer les réseaux adverses par des nuages de signaux trompeurs et de leurres électroniques dont l’objectif n’est plus uniquement de détruire mais d’induire l’adversaire en erreur en brouillant les pistes de distinction basiques entre une menace réelle et une illusion d’attaque…

Ce face-à-face technologique ressemble ainsi à une répétition générale pour l’avenir des conflits humains où le risque ne réside plus seulement dans la volonté des dirigeants, mais reste à la merci d’une paranoïa algorithmique meurtrière où deux systèmes adverses s’enfermeraient dans une spirale automatique de représailles. Dans un tel scénario, l’escalade pourrait se déclencher en quelques minutes, bien avant qu’un dirigeant à Washington, Tel-Aviv ou Téhéran n’ait le temps d’intervenir.

Tristement, l’humanité découvre tardivement que sa puissance technologique a engendré des mécanismes dont la vitesse dépasse parfois la sagesse de ceux qui les ont créés.

 

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Par : Mahjoub Lotfi Belhedi

  • Stratège en réflexion IA
  • Ex-rapporteur général & chef de département cybersécurité du « Centre tunisien des études de sécurité globale »

 

Note :

  • À ce sujet, nous nous permettons d’attirer la bienveillante attention de nos lecteurs sur notre prochain ouvrage, « L’ère de la dronisation : le Wu Wei technologique », qui paraîtra le mois prochain.

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80 projets routiers à 4,2 milliards DT : le ministère de l’équipement presse le rythme

07. März 2026 um 10:07
Quelque 80 projets de ponts et routes, d’une valeur totale de 4,2 milliards de dinars, sont en cours de réalisation en Tunisie. Lors d’une séance de travail tenue mercredi, le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Slah Zouari, a appelé à accélérer leur cadence de réalisation et à lever les obstacles sur le terrain.À l’horizon […]

Le ministère de l’Équipement accélère les chantiers des bâtiments civils, notamment les hôpitaux et les universités

07. März 2026 um 10:06
Le ministère de l’Équipement et de l’Habitat a donné, mardi, un coup d’accélérateur aux chantiers des bâtiments civils, avec une priorité absolue accordée aux infrastructures hospitalières et universitaires, afin de rattraper les retards imputés aux lenteurs administratives.Présidant une séance de travail consacrée au suivi de ces projets, le ministre Slah Zouari a insisté sur la nécessité […]

Formation « Climat et Géopolitique » au CAPJC (25-27 mars 2026) : Dépôt des candidatures avant le 16 mars

07. März 2026 um 10:05
Le Centre africain de perfectionnement des journalistes et communicateurs (CAPJC) organise, en partenariat avec la Fondation Friedrich Naumann, une session de formation intitulée « Climat et géopolitique » du 25 au 27 mars 2026 à Sfax. Les journalistes intéressés ont jusqu’au lundi 16 mars 2026 à midi pour déposer leur candidature.Destinée aux journalistes, femmes et […]

Kairaouan : Commémoration de la bataille de Badr à la grande mosquée

07. März 2026 um 09:46
 Une cérémonie religieuse a été organisée, vendredi, à la mosquée Okba Ibn Nafaâ à Kairouan en commémoration de la bataille de Badr qui coïncide le 17e  du mois de ramadan de chaque année.A cette occasion, l’imam prédicateur, Mondher Alani, a donné une conférence consacrée aux enseignements tirés de la bataille de Badr qui opposa les musulmans […]

Foot – Ligue 1 française (25e journée): le PSG stoppé dans son élan par Monaco (1-3)

07. März 2026 um 09:44
Le Paris Saint-Germain s’est incliné à domicile face à l’AS Monaco (1-3), vendredi soir au Parc des Princes, en ouverture de la 25è journée de Ligue 1, une défaite qui met fin à la dynamique positive des Parisiens et relance la lutte pour le titre.Leader du championnat avec quatre points d’avance sur le RC Lens […]

Espagne: le Real Madrid arrache la victoire à Vigo (2-1)

07. März 2026 um 09:43
Longtemps accroché à Vigo, le Real Madrid, toujours privé de Kylian Mbappé, a renoué avec le succès (2-1) en Liga vendredi et évité de justesse une nouvelle crise, à cinq jours dedéfier Manchester City en huitième de finale aller de Ligue des champions.Battu par Getafe (1-0) et Osasuna (2-1) lors des deux dernières journées, le […]

Femmes, emploi et croissance: libérer un potentiel économique inexploité

07. März 2026 um 09:02

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le projet Savoirs éco, financé par l’Union européenne et mis en œuvre par Expertise France, a organisé une conférence-débat en partenariat avec la Fondation SMU, consacrée à la participation économique des femmes et à leur contribution à un développement durable et inclusif.

Cet événement a réuni chercheurs, économistes et experts afin d’échanger autour des principaux défis et leviers favorisant l’intégration économique des femmes en Tunisie. Les échanges se sont appuyés sur les policy briefs des Structures Productrices de Savoirs Économiques (SPSE) soutenues par le projet, qui fournissent des analyses scientifiques éclairant les politiques publiques.

Interventions des experts

  • Leila Baghdadi, économiste senior au Bureau de l’Économiste en Chef pour la région MENA, Afghanistan et Pakistan à la Banque mondiale, a présenté les principales conclusions du rapport Femmes et emplois : talents inexploités, croissance non réalisée publié en octobre 2025. Elle a souligné que la suppression des barrières limitant l’accès des femmes aux emplois correspondant à leurs compétences pourrait accroître le PIB par habitant de 20 à 30% dans des pays comme l’Égypte, la Jordanie et le Pakistan.

  • Pr. Habib Zitouna, président de l’Association des économistes tunisiens (ASECTU), a exposé les résultats de son policy brief consacré aux liens entre femmes et emploi dans le contexte du modèle économique tunisien.

  • Anissa Hanifa, maître assistante en économie rurale, a présenté une analyse sur le fonctionnement et l’autonomie des organisations féminines de développement dans le gouvernorat de Siliana.

  • Nesrine Abassi, chercheuse au Laboratoire d’Économie et Sociétés Rurales, a partagé les résultats de ses travaux sur le rôle des femmes dans les régions oasiennes et leur contribution à la résilience et au développement durable.

Les échanges ont permis de mettre en évidence plusieurs constats majeurs. Les intervenants ont d’abord souligné que les modèles d’employabilité et les politiques d’emploi restent encore insuffisamment adaptés aux réalités et aux contraintes des femmes, notamment en matière d’organisation du travail et d’équilibre entre vie professionnelle et familiale. Les surmonter nécessite une réponse politique globale qui prend en compte les contraintes juridiques, sociales et économiques auxquelles les femmes font face, tout en positionnant le secteur privé comme catalyseur de la création d’emplois.

Par ailleurs, certaines contraintes réglementaires et structurelles continuent d’influencer la participation économique des femmes, notamment en lien avec les questions de mobilité, de sécurité ou encore certains cadres juridiques et sociaux.

Les discussions ont également mis en lumière la persistance d’inégalités sectorielles, avec une forte concentration des femmes dans des secteurs souvent moins rémunérés ou moins valorisés, ce qui contribue à maintenir des écarts en matière d’emploi et de revenus.

Les participants ont également insisté sur l’importance de renforcer les dispositifs liés à la parentalité – congés parentaux, flexibilité du travail ou partage des responsabilités familiales – afin de favoriser l’accès et le maintien des femmes sur le marché du travail.

Un autre enjeu majeur soulevé concerne le manque de statistiques économiques genrées. L’insuffisance de données détaillées, notamment sur les salaires ou la participation économique par genre, limite aujourd’hui la capacité d’analyse et l’élaboration de politiques publiques adaptées. Dans ce contexte, les indicateurs internationaux tels que ceux développés par la Banque mondiale dans le cadre du programme Women, Business and the Law constituent des outils précieux pour mesurer les progrès et identifier les réformes nécessaires.

Les interventions ont également mis en lumière le rôle central des femmes dans les dynamiques territoriales, en particulier dans les zones rurales et oasiennes. L’évolution des normes sociales ainsi que le renforcement de la gouvernance locale apparaissent comme des facteurs clés pour améliorer la structuration et la performance des organisations de développement agricole. De même, l’ancrage territorial des femmes constitue un levier important pour le développement local et la résilience des territoires.

À travers ce débat, le projet Savoirs éco réaffirme l’importance de soutenir la production de connaissances économiques et de renforcer le dialogue entre chercheurs, décideurs publics et acteurs du développement afin de mieux éclairer les politiques publiques et promouvoir une croissance plus inclusive.

 

 

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300 MW dans le désert : la Tunisie lance son plus grand chantier solaire à Kebili

07. März 2026 um 09:01

Le sud tunisien va accueillir l’un des plus grands projets d’énergie solaire du pays.

C’est ce que le ministère de l’Industrie, des mines et de l’énergie a annoncé, hier le 6 mars. En fait, il s’agit d’un appel d’offres pour construire une centrale photovoltaïque à Bazma, dans le gouvernorat de Kebili.

On parle de 300 mégawatts de capacité sont prévus. Ce qui en ferait une installation majeure dans le paysage énergétique tunisien.

Ce qui retient l’attention dans ce projet, c’est qu’il ne se limite pas à produire de l’électricité. Il intègre aussi un système de stockage par batteries — 540 mégawatts/heure — pour garder l’énergie et l’utiliser en dehors des heures d’ensoleillement. Un détail technique, certes, mais qui change tout dans la façon dont l’énergie solaire peut réellement alimenter un réseau.

Le projet s’inscrit dans le programme national des énergies renouvelables. Le gouvernement pousse depuis quelque temps pour accélérer la cadence dans ce domaine, et ce chantier à Kebili est clairement l’un des paris les plus concrets de cette stratégie. L’objectif affiché reste le même : moins de dépendance aux énergies fossiles, un réseau électrique plus solide, et une meilleure sécurité énergétique pour le pays.

L’appel d’offres porte le numéro 01-2026. Les entreprises intéressées peuvent se rapprocher du ministère pour obtenir les documents techniques et les conditions de participation.

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Iran | Des militaires américains parlent de guerre biblique !

07. März 2026 um 10:08

Alors que l’armée américaine est multiconfessionnelle, le discours messianique s’y répand d’une manière décomplexée. Depuis le début de la guerre contre l’Iran, des militaires américains s’adressent à leurs troupes en la qualifiant de guerre biblique. C’est un fait très grave surtout que c’est l’armée de la première puissance mondiale. Cependant, cela n’est pas étonnant quand on sait que l’actuel secrétaire d’État à la Guerre Pete Hegseth est un fervent Évangélique ultra-sioniste qui se considère en croisade. (Photo : De la fumée s’élève d’un bâtiment détruit par une frappe aérienne israélienne à Dahiyeh, une banlieue sud de Beyrouth, au Liban.)

Imed Bahri

Selon Joshua Rhett Miller, responsable de l’investigation dans le magazine américain Newsweek, certains responsables militaires américains affirment aux troupes que la guerre en Iran fait partie d’un plan divin impliquant le président Donald Trump et Jésus. 

Mikey Weinstein, fondateur et président de la Military Religious Freedom Foundation (MRPF), a déclaré à Newsweek que son organisation à but non-lucratif a reçu, depuis samedi 28 février (date du début de la guerre), plus de 200 plaintes émanant d’une cinquantaine de bases militaires. Ces plaintes font état de discours de commandants américains établissant un lien entre le christianisme et la guerre en Iran, la considérant comme une guerre biblique. 

En attendant le retour imminent de Jésus-Christ

Newsweek précise qu’on peut lire dans une plainte : «Ce matin, notre commandant a ouvert le point sur l’état de préparation au combat en nous exhortant à ne pas avoir peur de ce qui se passe actuellement dans nos opérations militaires en Iran. Il nous a exhortés à dire à nos troupes que tout cela faisait partie du plan de Dieu et il a cité de nombreux passages du livre de l’Apocalypse évoquant l’Armageddon* et le retour imminent de Jésus-Christ. Il a déclaré que le président Trump avait été mandaté par Jésus pour déclencher l’Armageddon en Iran et marquer son retour sur Terre».

Weinstein, ancien officier de l’armée de l’air, a déclaré que ces plaintes témoignent de «l’euphorie débridée» de certains commandants militaires américains qui considèrent le conflit en cours en Iran comme une manifestation du fondamentalisme chrétien tel que décrit dans le livre de l’Apocalypse du Nouveau Testament.

«Il s’agit d’une menace pour la sécurité nationale, non seulement pour notre pays mais pour le monde entier», a déclaré Weinstein à Newsweek. Il a ajouté : «Personne ne devrait être surpris que des commandants agissent ainsi mais dire à quelqu’un qu’il manque de courage, de caractère, de bravoure, d’honnêteté et d’intrépidité en raison de ses convictions religieuses –ou de l’absence de celles-ci– revient à dire à quelqu’un qu’il est stupide à cause de la couleur de sa peau ou parce qu’il est né femme».

Selon Weinstein, ces plaintes reflètent directement le leadership du secrétaire à la Guerre Pete Hegseth et violent le Code uniforme de justice militaire (the Uniform Code of Military Justice, UCMJ), qui interdit d’instrumentaliser les croyances religieuses dans la communication militaire.

Hegseth est un fervent évangélique ultra-sioniste et ouvertement islamophobe qui est opposé à la diversité au sein de l’armée. Dans un article que nous lui avions consacré au moment de sa nomination («Qui est le dangereux Pete Hegseth désigné par Trump pour diriger le Pentagone?»), nous avions relayé une déclaration où il disait : «Le sionisme et l’américanisme sont les lignes de front de la civilisation occidentale et de la liberté dans notre monde d’aujourd’hui.»

L’auteur du livre ‘‘American Crusade’’ a également écrit : «Notre époque actuelle est très similaire à celle du XIe siècle. Nous ne voulons pas nous battre mais comme nos frères chrétiens il y a mille ans, nous devons le faire. Armez-vous métaphoriquement, intellectuellement et physiquement. Notre combat n’est pas encore avec les armes».

Maintenant que Hegseth est à la tête du Pentagone et que la guerre contre l’Iran fait rage, le combat est devenu avec les armes !  

«C’est horrible, hideux, répugnant, un triomphalisme nationaliste chrétien puant, de la brutalité, de la tyrannie, des préjugés, de la haine et du sectarisme. Et je n’ai pas fini. Cela détruit ce qui fait la cohésion de l’armée, à savoir six éléments : le bon ordre, le moral, la discipline, la cohésion des unités, la santé et la sécurité des troupes et l’accomplissement des missions», explique Weinstein à propos du discours messianique qui se répand dans l’armée américaine. 

Interrogé sur les plaintes reçues par la MRPF, le Pentagone a esquivé et a renvoyé Newsweek au discours prononcé lundi par Hegseth devant le commandement des forces interarmées des États-Unis.

Un extrémisme religieux que ne renierait pas Al-Qaïda

Hegseth a présenté l’opération Epic Fury lors d’une conférence de presse de 41 minutes. Il a déclaré : «Il y a deux jours, sous la direction et sur ordre direct du président Donald J. Trump, le département de la Guerre a lancé l’opération Epic Fury, l’opération aérienne la plus létale, la plus complexe et la plus précise de l’histoire».

«C’est votre moment», a-t-il lancé aux troupes dans une vidéo diffusée lundi. «C’est le tournant générationnel que l’Amérique attendait depuis 1979, et depuis les guerres insensées et aveugles que ma génération, notre génération, a endurées. N’écoutez pas le bruit ambiant, restez concentrés. Notre commandant en chef est aux commandes. Nous faisons face à un ennemi déterminé, mais vous êtes meilleurs. Nous devons le prouver, jour après jour».

Weinstein a refusé de fournir des copies des plaintes adressées à la MRFF mais a exhorté les chefs militaires à poursuivre les commandants reconnus coupables de violation du code pénal militaire.

«Cela offre une aubaine en matière de propagande à Al-Qaïda, à Daech et à Boko Haram. Et cela attise assurément les passions en Iran. C’est de l’extrémisme religieux et c’est inacceptable», explique Weinstein. 

Le reporter Jonathan Larsen a publié lundi une plainte adressée par un sous-officier aux responsables de la MRFF. Le militaire écrit : «Notre commandant serait probablement qualifié de partisan du principe « Le chrétien d’abord. Il est ainsi depuis longtemps et ne cache pas son désir que tous ses subordonnés deviennent comme lui, en tant que chrétiens. Mais son comportement de ce matin était tellement inacceptable et déplacé qu’il a choqué nombre d’entre nous lors de la réunion d’information sur l’état de préparation opérationnelle».

* L’Armageddon désigne, selon le Livre de l’Apocalypse, le lieu symbolique de la bataille finale et décisive entre les forces du bien (Dieu) et du mal, marquant la fin des temps. Issu de l’hébreu Har Megiddo (montagne de Megiddo), il symbolise dans le langage courant une catastrophe planétaire, une guerre nucléaire ou une destruction totale.

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Sadok Belaïd tire sa révérence ou la fin des illusions

07. März 2026 um 09:09

Sadok Belaïd, universitaire et juriste spécialiste du droit public, qui a été longtemps mêlé à la vie politique en Tunisie au cours du dernier demi-siècle, est décédé ce samedi 7 mars 2026. Il a fêté, il y a quatre jours, ses 87 ans.   

Professeur émérite à l’université de Tunis, doyen de la Faculté des sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis entre 1971 et 1977, il devient par la suite directeur de l’Université libre de Tunis.

Membre du Conseil tunisien de la recherche scientifique et technologique, de l’Association tunisienne de droit constitutionnel et de l’Académie internationale de droit constitutionnel, il est également membre de l’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts.

Ancien conseiller juridique de la Ligue arabe et ancien membre de la Cour juridique de l’Union du Maghreb arabe, il est professeur invité dans plusieurs universités étrangères, dont Johns-Hopkins et Princeton aux États-Unis, Essex au Royaume-Uni, Aix-Marseille-III, Toulouse, Nice et Perpignan en France ainsi que Rome «La Sapienza» en Italie et dans des universités au Koweït, au Maroc, en Algérie et en Roumanie.

Sur le plan politique, Sadok Belaïd a été membre de la Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution, de la réforme politique et de la transition démocratique(Hiror). Il a lancé en 2011 sa propre liste indépendante dans la circonscription de Ben Arous pour l’élection de l’assemblée constituante tenue le 23 octobre 2011.

En septembre de la même année, il livre une version révisée de l’avant-projet de nouvelle Constitution.

Connu pour être proche du président Béji Caïd Essebsi, tout en étant un ennemi acharné du parti islamiste Ennahdha, il est souvent invité et consulté par le président qui l’a cité notamment pour son projet de réconciliation économique. Il participe d’ailleurs à la signature de l’accord de Carthage qui met fin au mandat du gouvernement Essid. Cependant, le choix de Youssef Chahed pour le remplacer est perçu par Belaïd comme contraire à la Constitution ; il exprime alors son étonnement quant à la négligence de toutes les parties au vu de la gravité de l’infraction. Belaïd coupe même les ponts avec le président en le critiquant ouvertement et en qualifiant son fils Hafedh de «bahloul» (débile).

Le 20 mai 2022, il est nommé par le président Kaïs Saïed comme président coordinateur de la commission consultative pour la nouvelle République. Début juin, il indique qu’il remettra l’avant-projet le 15 juin au chef de l’État, et que celui-ci ne contient pas de référence à l’islam, contrairement aux Constitutions de 1959 et 2014. Le 3 juillet, Belaïd annonce que le texte dévoilé le 30 juin et soumis au référendum n’est pas celui élaboré et présenté par la commission, ajoutant qu’il renferme «des risques et des défaillances considérables». Il considère dès lors le projet présidentiel de nouvelle Constitution promulguée en 2022 comme dangereux.

Ce sera son dernier combat politique et son dernier échec, puisqu’après cette énième mésaventure politique, au cours de laquelle il s’était une nouvelle fois fait balader par ceux qui détiennent les rênes du pouvoir, sa parole est devenue plutôt rare, exprimant par son retrait une énorme désillusion.

I. B. (avec Wikipedia).

 

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