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Heute — 12. April 2026Haupt-Feeds

Travaux au niveau du pont La Cagna: A partir de lundi, déviation temporaire de la circulation

12. April 2026 um 10:19

Le ministère de l’Équipement et de l’Habitat a annoncé, dans un communiqué publié ce soir, que dans le cadre de la poursuite des travaux d’élargissement de l’entrée sud de la capitale (route régionale n°22), il entamera la troisième phase de la déviation temporaire de la circulation afin d’achever les travaux du pont La Cagna. Cette […]

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Salon « Anuga Select » à São Paulo »: l’huile d’olive tunisienne part à la conquête du marché brésilien

12. April 2026 um 10:08

L’huile d’olive tunisienne vient de franchir une étape décisive dans son expansion internationale en marquant une entrée stratégique sur le très prometteur marché brésilien. Cette offensive commerciale s’est concrétisée par une participation remarquée de quatre fleurons de l’industrie nationale au salon Anuga Select Brazil, dont le coup d’envoi a été donné à São Paulo ce […]

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La Tunisie accueille une famille palestinienne blessée pour des soins

12. April 2026 um 10:07

Une famille palestinienne en provenance du Caire est arrivée ce dimanche matin en Tunisie. Elle se compose d’une mère, de ses quatre enfants et d’une grand-mère blessée, qui bénéficiera des soins nécessaires sous la supervision du ministère de la Santé, sur instruction du président Kaïs Saïed. À leur arrivée à l’aéroport de Tunis-Carthage, la famille […]

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Comment préserver l’économie tunisienne des séquelles de la guerre d’Iran ?

12. April 2026 um 10:19

Le président Kaïs Saïed et la Banque centrale de Tunisie peuvent-ils préserver l’économie tunisienne des séquelles durables de la guerre israélo-américaines contre l’Iran et de la fermeture du détroit d’Ormuz ? C’est possible grâce à un soutien financier du Fonds monétaire international (FMI) de 2,5 milliards de dollars sur sept ans, qui permettrait de sortir l’économie tunisienne de la stagflation et d’ouvrir de nouvelles perspectives aux investisseurs locaux et étrangers.

Larbi Ben Bouhali *

Aujourd’hui, la Banque centrale de Tunisie dispose de très faibles réserves de change, équivalentes à seulement 101 jours de dépenses en devises étrangères. En 2025, les sociétés étrangères en Tunisie et les investisseurs offshore (loi 72) ont gagné 3 milliards de dinars de dividendes qui vont sortir de l’économie tunisienne, alors que la Tunisie a un besoin urgent de liquidités en dollars américains (Sources : BCT, IACE).

La Banque centrale de Tunisie ne doit pas imprimer davantage de dinars pour combler le déficit ; une telle mesure détruirait le pouvoir d’achat du dinar et une forte inflation ruinerait la classe moyenne et les plus démunis.

D’autres solutions existent pour emprunter des dollars américains et soutenir l’économie tunisienne. Inspirons-nous des autres pays et de leurs stratégies pour sauver leurs économies face au choc de la pénurie de pétrole et à la flambée des prix.

La Tunisie doit trouver d’urgence 2,5 milliards de dollars

Cette année, le président Kaïs Saïed a besoin d’une force de frappe financière considérable, d’au moins 2,5 milliards de dollars, pour couvrir les coûts supplémentaires engendrés par la guerre États-Unis-Iran.

La Tunisie a un besoin urgent de liquidités, en dollars américains, pour faire face à la hausse des prix de l’énergie et combler le déficit budgétaire ainsi que les déficits commerciaux et énergétiques de cette année et de l’année prochaine (2027).

En 2026, le gouvernement tunisien devra emprunter 27 milliards de dinars, soit 51 % des recettes fiscales totales de 52,5 milliards de dinars, alors que son déficit budgétaire s’élève à 11 milliards de dinars. De plus, il devra emprunter davantage pour couvrir les coûts supplémentaires liés à l’énergie, notamment les coûts des subventions à l’électricité et le surcoût de la dette intérieure et extérieure, car le prix du pétrole brut devrait dépasser les 90 dollars le baril en moyenne cette année (alors que le budget 2026 tablait sur un prix de 63 dollars le baril).

Répercussions négatives de la guerre d’Iran sur l’économie tunisienne

Les risques pour l’économie tunisienne liés à la guerre Iran-États-Unis sont les suivants :

1. Plus de 100 000 Tunisiens travaillent dans les pays du Golfe. Nombre d’entre eux risquent de perdre leur emploi, ce qui affectera les transferts de devises vers la Tunisie. De plus, le coût élevé de l’énergie impactera les revenus des Tunisiens résidant en Europe et, par conséquent, les transferts de fonds vers la Tunisie.

2. L’inflation devrait augmenter en raison de la hausse des prix de l’énergie et des produits alimentaires. La Banque centrale maintiendra des taux d’intérêt élevés plus longtemps, ce qui freinera la consommation et l’investissement, les taux d’intérêt élevés limitant l’investissement privé.

Par ailleurs, le gouvernement a emprunté 33 milliards de dinars au système bancaire, privant ainsi les banques de liquidités, qui ne peuvent plus prêter au secteur privé et donc contribuer à la croissance économique.

3. Le fardeau de la dette tunisienne va s’alourdir, le coût du service de la dette augmentera et le gouvernement tunisien augmentera les impôts (il les a augmentés de 7 % en 2025 et de 8 % en 2024) et empruntera davantage pour financer les dépenses supplémentaires, puisqu’il contracte de nouvelles dettes pour rembourser les anciennes.

Il convient de rappeler, dans ce contexte, que la dette publique tunisienne par s’élève à 12 500 dinars, que la dette privée tunisienne par ménage s’élève à 9 263 dinars, et que la dette totale par ménage atteint 21 763 dinars, soit 140 % du PIB.

4. Cette année, le produit intérieur brut tunisien devrait reculer de 0,5 % (estimation) en croissance nominale. L’économie ralentira en termes nominaux et réels, ce qui réduira les recettes fiscales de l’État. Le chômage des jeunes restera élevé, dépassant les 30 %, cette année et l’année prochaine, et la dette publique augmentera.

5. La flambée des prix du carburant a contraint les compagnies aériennes à réduire leurs vols et à augmenter leurs tarifs dans le monde entier afin de limiter leurs coûts. Cette situation affectera le secteur touristique mondial et réduira les recettes touristiques tunisiennes, tant nominales que réelles.

Les solutions trouvées par d’autres pays

Comment d’autres pays se procurent-ils des dollars américains pour faire face à la hausse des coûts de l’énergie et des denrées alimentaires engendrée par la guerre Iran-Américaine ?

1. La banque centrale des Émirats arabes unis a injecté 8 milliards de dollars de liquidités pour octroyer des prêts sans intérêt et financer la surchauffe des prix des carburants et des subventions.

2. Le gouvernement australien a injecté 1 milliard de dollars pour soutenir les entreprises en difficulté.

3. Le gouvernement français proposera des prêts allant jusqu’à 50 000 € aux petites entreprises les plus exposées à la hausse des prix du carburant dans les secteurs des transports, de la pêche et de l’agriculture.

4. Le gouvernement/la banque centrale de Turquie a vendu 10 % de ses réserves d’or pour lever 20 milliards de dollars et soutenir son économie.

5. La Banque centrale du Qatar (QCB) a débloqué des milliards de dollars pour mettre en œuvre un plan de soutien financier permettant aux établissements de crédit de reporter jusqu’à trois mois le remboursement du principal et des intérêts pour les emprunteurs affectés par le conflit iranien. Ce plan comprend un renforcement des liquidités grâce à une réduction des réserves obligatoires et à des opérations de pension afin de maintenir la stabilité face aux tensions sur les marchés régionaux.

6. La Banque mondiale, le FMI et plus de 40 pays à travers le monde ont pris des mesures et injecté des milliards de dollars dans leurs économies pour atténuer et gérer le coût élevé de l’énergie et les chocs liés à l’offre et au prix du pétrole brut auxquels le monde est confronté.

Que peut faire la Tunisie ?

La Tunisie n’a d’autre choix que de collaborer avec la Banque mondiale et le FMI pour faciliter son accès aux prêts en dollars américains. Le FMI peut lui accorder 2,5 milliards de dollars à un taux d’intérêt inférieur à 3 % par an.

Membre de la Banque mondiale et du FMI depuis 1958, la Tunisie a toujours collaboré avec le FMI et a honoré l’intégralité de sa dette extérieure envers le FMI et d’autres créanciers étrangers, sans aucun retard, au cours des 68 dernières années.

Les avantages que la Tunisie tirerait du soutien financier du FMI seraient considérables : elle pourrait ainsi réduire le coût annuel de sa dette extérieure, accroître ses réserves de change, stabiliser le taux de change du dinar et inscrire son économie sur la voie d’une croissance durable.

Ces trois dernières années, le gouvernement tunisien a mis en œuvre toutes les réformes majeures demandées par le FMI, notamment la réduction des dépenses publiques consacrées aux subventions alimentaires, la diminution de la masse salariale du secteur public en pourcentage du PIB (13 % du PIB actuellement), la réforme du barème fiscal (le gouvernement tunisien a augmenté les impôts de 7 % en 2024 et de 8 % en 2025) et la réforme de la gouvernance des entreprises publiques.

Je suis convaincu que le président Kaïs Saïed peut saisir cette nouvelle approche du FMI comme une opportunité pour conclure un nouvel accord de partenariat, assorti d’un soutien financier de 2,5 milliards de dollars sur sept ans. Cet accord permettrait de sortir l’économie tunisienne de la stagflation et d’ouvrir de nouvelles perspectives aux investisseurs locaux et étrangers, les incitant à revenir investir en Tunisie et à créer des milliers d’emplois pour les 650 000 Tunisiens sans emploi.

* Expert financier basé à Johannesburg.

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Marokko – Mali vollzieht diplomatische Kehrtwende in der Westsahara-Frage

Von: maghreb
12. April 2026 um 10:27

Flagge MaliDie offizielle Entscheidung Bamakos, die Anerkennung der „Demokratischen Arabischen Republik Sahara“ zu entziehen, markiert eine Zäsur in der Sahel-Diplomatie bzw. Westsahara-frage / marokkanischen Sahara und stärkt die regionale Position Rabats weiter. Rabat – In der geopolitischen Architektur Nord- und Westafrikas hat sich eine bedeutende Verschiebung vollzogen. Am 10. April 2026 gab die Republik Mali offiziell […]

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Affaire Mongia Manaï : après l’extradition, tous les suspects désormais entre les mains de la justice

Von: balkis T
12. April 2026 um 09:30

Lire plus tardUne nouvelle étape judiciaire majeure a été franchie dans l’affaire de l’avocate tunisienne Mongia Manaï, dont le meurtre avait profondément choqué l’opinion publique. Les autorités judiciaires tunisiennes ont réceptionné, jeudi dernier, depuis l’Allemagne, l’un de ses fils, dans le cadre de l’exécution d’un mandat d’arrêt international. Le suspect, qui était en fuite, a […]

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Tahar Ben Lakhdar - Sadok Belaïd,L’architecte silencieux d’une réforme qui a changé la Tunisie: Comment la réforme des études d’ingénieurs des années 1990-1991 a refondé le paysage de l’enseignement supérieur tunisien

12. April 2026 um 09:30
Tahar Ben Lakhdar - Sadok Belaïd,L’architecte silencieux d’une réforme qui a changé la Tunisie: Comment la réforme des études d’ingénieurs des années 1990-1991 a refondé le paysage de l’enseignement supérieur tunisienSadok Belaïd nous a quittés le 7 mars 2026. Avec lui disparaît l’un des grands bâtisseurs discrets de la Tunisie moderne. Le pays lui doit beaucoup, et ceux qui ont travaillé à ses côtés lui doivent davantage encore. Je fais partie de ceux-là, et c’est à ce titre que j’écris ces lignes: non pas comme un exercice de mémoire institutionnelle, mais comme le témoignage d’un homme qui a vu, de l’intérieur, ce que Sadok Belaïd était capable d’accomplir. Un système à bout de souffle Au début des années 1990, le système de formation des ingénieurs en Tunisie était un paysage fragmenté et incohérent. Deux filières coexistaient sans logique commune : le bac + 4 ...

Handball féminin : la Tunisie domine le Brésil 25-23 en match amical à Djerba

12. April 2026 um 08:52

La sélection féminine tunisienne de handball a dominé son homologue brésilienne sur le score de 25 à 23, samedi, lors d’un match amical disputé à la salle sportive de Djerba Houmt Souk. Cette victoire intervient dans le cadre du stage de préparation que la sélection nationale, placée sous la houlette du technicien français Pablo Morel, […]

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Météo: Pluies orageuses, vents violents et mer agitée en Tunisie ce dimanche 12 avril 2026

12. April 2026 um 08:44

La Tunisie est touchée ce dimanche par une perturbation météorologique notable. Des pluies éparses et orageuses affectent le nord et les régions occidentales, avec des épisodes localement abondants en après-midi dans les gouvernorats de Bizerte, Béja et Jendouba. Les vents soufflent fort sur l’ensemble du territoire, avec des rafales dépassant 70 km/h sur les côtes […]

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Ligue des champions – Demi-finale aller – EST-Mamelodi Sundowns (Ce soir à 20h00): Prêts à forcer le destin…

12. April 2026 um 08:32

Portés par un public qui sera acquis à leur cause, les “Sang et Or” feront le maximum pour prendre une belle option en prévision de la manche retour qui se jouera samedi prochain à Pretoria. La Presse — A peine les billets mis en vente en ligne qu’ils ont été écoulés le jour même. Ce […]

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Iran-Etats-Unis : Qui a réellement fait échouer les pourparlers d’Islamabad ?

Von: balkis T
12. April 2026 um 08:30

Lire plus tardLes négociations entre les États-Unis et l’Iran à Islamabad ont tourné court après 21 heures de discussions marathon, laissant planer une question centrale : qui a réellement fait échouer cette tentative diplomatique cruciale ? Entre accusations croisées et tensions persistantes, cette séquence illustre les limites d’un dialogue sous pression, dans un contexte régional […]

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La Tunisie face au stress hydrique, un besoin urgent de financement et des alternatives à accélérer

12. April 2026 um 07:00

La Tunisie affronte, depuis un certain nombre d’années, un défi hydrique majeur, qualifié par des experts de « stress hydrique ». La question essentielle est de savoir comment financer, moderniser et sécuriser tout un système de production, de distribution et de préservation de l’eau afin de faire face à une raréfaction devenue structurelle.

Dans ce contexte, décideurs publics, bailleurs internationaux et autres experts convergent sur une idée centrale : il faut investir vite, mais aussi mieux, pour éviter que ce stress hydrique ne se transforme en crise durable.

La Banque mondiale a approuvé, le 31 mars 2026, un financement de 332,5 millions de dollars pour lancer une première phase du Programme tunisien de sécurité hydrique et de résilience. Ce programme vise à améliorer les services d’eau potable, moderniser l’agriculture irriguée et soutenir l’emploi dans les zones rurales, avec un impact attendu sur des millions de Tunisiens.

La presse tunisienne précise que ce soutien s’inscrit dans un programme décennal plus large, évalué à plus de deux milliards de dinars, et pensé pour renforcer la disponibilité de l’eau dans la durée.

Lire aussi: Tunisie : la Banque mondiale mobilise 332,5 millions de dollars pour l’eau et l’emploi

Ce besoin de financement est lié à plusieurs réalités. D’abord, les infrastructures vieillissantes entraînent des pertes importantes dans les réseaux de distribution, ce qui augmente le coût de chaque mètre cube livré aux usagers. Ensuite, l’agriculture, très dépendante de l’irrigation, reste un secteur stratégique mais vulnérable, car elle consomme une part importante de la ressource disponible. Enfin, la pression climatique accentue les déséquilibres entre régions côtières, centre et sud du pays. Ce qui devrait inciter à multiplier les investissements ciblés.
Quelles sont les priorités ?

Le rapport de l’Onagri converge sur quelques priorités immédiates : améliorer l’eau potable, moderniser l’irrigation et réduire les pertes dans les réseaux.

De son côté, la Banque mondiale prévoit notamment la réhabilitation d’infrastructures d’irrigation dans plusieurs gouvernorats, ainsi que l’appui aux agriculteurs pour adopter des technologies plus sobres en eau. Pour l’eau potable, le programme inclut l’extension de l’usine de dessalement de Zarat, l’installation de compteurs intelligents et la remise à niveau des réseaux de distribution.

La logique est simple : produire davantage ne suffit pas si l’eau est perdue avant d’arriver aux ménages ou aux exploitations agricoles. La question du financement doit donc couvrir à la fois les ouvrages lourds, la maintenance, la gouvernance des opérateurs publics et la gestion de la demande. C’est cette combinaison qui permet de transformer un investissement ponctuel en véritable politique de sécurité hydrique.

Les solutions alternatives

Les spécialistes ne défendent pas une seule solution miracle, mais une stratégie mixte. Le dessalement est considéré comme une réponse utile, surtout pour les régions du sud et du littoral, mais il reste coûteux et énergivore, ce qui impose de le réserver aux usages les plus stratégiques. La réutilisation des eaux usées traitées est aussi présentée comme une piste importante, notamment pour l’agriculture et certains usages industriels.

Raoudha Gafrej  docteur en science de la terre, experte en environnement, eau et changement climatique souligne, dans une précédente déclaration à leconomistemaghrebin.com   que la question de l’eau de surface est centrale dans l’agriculture tunisienne, car le paysage agricole repose sur deux réalités distinctes : l’agriculture irriguée, qui couvre environ 8% des terres agricoles utiles, et l’agriculture pluviale, qui représente les 92% restants et dépend normalement des précipitations. Or, selon elle, ce modèle pluvial ne fonctionne plus réellement depuis plusieurs années en raison de l’aggravation des sécheresses. De nombreux agriculteurs sont désormais contraints de trouver eux-mêmes des solutions pour approvisionner leurs cultures en eau.

À côté de cela, plusieurs alternatives reviennent dans les débats : modernisation de l’irrigation goutte-à-goutte, réduction des fuites, récupération des eaux pluviales, recharge artificielle des nappes et meilleure tarification pour limiter le gaspillage.

Rappelons les multiples coupures d’eau dans l’ensemble du pays, notamment en été, ce qui du reste a occasionné quelques limogeages à la tête de la Sonede. Il est donc impératif de mettre en place une solution de fond qui s’accompagne d’une gestion intelligente du réseau et de la consommation. Autrement dit, la Tunisie doit passer d’une logique de pénurie subie à une logique de gestion anticipée.

Mohamed Ben Sakka, expert en ressources en eau, estime que la sensibilisation doit venir d’abord des usagers eux-mêmes, et non uniquement de l’État. Désormais, la priorité est de passer aux solutions pour améliorer la gestion de cette ressource. Cela suppose de recourir à des technologies de pointe et d’adopter une stratégie commune au service de l’intérêt général. Car l’eau n’est pas seulement un enjeu vital : elle constitue aussi un levier de puissance et de développement économique.

Le cadre national

La stratégie « Eau 2050 » revient comme le cadre de référence le plus structurant. En effet, le document « Eau 2050 » de l’Ites rappelle que le pays doit diversifier ses ressources et renforcer les capacités de stockage, de dessalement et de traitement. Cette approche montre que la sécurité hydrique n’est plus seulement un enjeu environnemental, mais aussi un enjeu économique, social et territorial.

En somme, la Tunisie n’est pas seulement confrontée à une crise de l’eau, elle est engagée dans une bataille de financement pour reconstruire sa sécurité hydrique. Les solutions existent, mais elles demandent des investissements continus, une gouvernance plus efficace et une hiérarchisation claire des priorités. Le message des experts est net : sans réforme structurelle, les réponses d’urgence resteront insuffisantes.

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Cash en Tunisie | Et si le problème était la banque ?

12. April 2026 um 08:00

Cet article est une réponse qui se veut «constructive» à celui de l’économise Moktar Lamari publié hier par Kapitalis, Ce jeu de cash-cache qui étiole l’économie tunisienne. L’auteur y plaide pour une lecture économique réaliste du cash, bouc émissaire ou solution de survie ?

Naamen Bouhamed *

En réponse à l’article de Moktar Lamari ainsi qu’aux analyses de l’étude réalisée par Meriam Jerbi et ses collègues qu’il cite, force est de constater que celle-ci, bien que documentée, oublie une question essentielle : pourquoi le cash reste-t-il une composante centrale de l’économie tunisienne ?

Ce n’est pas par hasard, ni par «préférence pour l’ombre». C’est parce que, face à un système bancaire défaillant, le cash est devenu une solution de flexibilité, voire de survie.

1. Le cash comme libérateur face à une bureaucratie bancaire paralysante

L’article dépeint le «cash-cache» comme un fléau qui étiole l’économie. Mais renversons la perspective : et si le cash était la preuve que la banque a échoué ?

Pour un commerçant ou un artisan tunisien, le système bancaire formel rime avec lenteur administrative (des semaines pour ouvrir un compte ou obtenir un transfert), frais cachés (des commissions qui grignotent les marges) et traçabilité intrusive (chaque transaction peut devenir un motif de contrôle fiscal).

À l’inverse, le cash offre une transaction instantanée, sans commission, sans justification immédiate. Pour un petit artisan ou un commerçant du souk, payer en cash est plus simple, plus rapide et plus fiable.

Rappelons que plus de 85 % de l’économie tunisienne repose sur des micros et petites entreprises.

2. Le cash permet d’investir quand la banque dit «non»:

L’étude note que la politique monétaire (taux directeur) n’affecte pas l’informel. C’est vrai… et c’est justement sa force.

Quand la Banque centrale augmente ses taux, elle asphyxie l’investissement formel : les crédits deviennent hors de prix. L’investisseur intelligent va alors chercher du cash dans le circuit informel : épargne familiale, prêts informels, revenus non déclarés.

Grâce au cash, il peut financer un projet sans audit bancaire intrusif, payer des fournisseurs à des prix négociés (avec ou sans TVA), et saisir une opportunité en quelques heures, là où une banque mettrait des jours ou des semaines.

Le cash est le «private equity» du petit investisseur tunisien. Il pallie les défaillances d’un système bancaire incapable de financer l’économie réelle et réactive.

3. Un ratio M0/M2 élevé : un référendum contre la banque, pas un choix de l’ombre:

L’article parle de «crise de confiance» et de «vote silencieux». C’est exact. Mais les Tunisiens ne fuient pas la banque par amour du billet. Ils la fuient par peur et lassitude : peur d’un gel administratif pour une anomalie fiscale mineure et des contrôles fiscaux faciles sur l’argent bancarisé ; et lassitude des procédures kafkaïennes pour retirer ou déposer des sommes importantes.

Pour un artisan ou une petite entreprise, le cash sous le matelas est plus accessible et moins risqué (administrativement) que de l’argent coincé dans une banque aux règles absurdes ou complexes.

L’étude elle-même admet que l’informel «compense le chômage» et «absorbe les chocs». C’est une fonction sociale et économique que la banque formelle ne remplit pas.

4. La «spirale infernale» vue par l’article est, en réalité, un «cercle vertueux de survie» :

L’article décrit une boucle : informel → cash → affaiblissement de la politique monétaire. Mais du point de vue microéconomique, l’informel crée des revenus (même non imposés). Ces revenus en cash circulent et financent dépenses et petits investissements. Et ce circuit parallèle maintient une activité que l’État et les banques ont abandonnée.

Prenons un exemple : un Tunisien veut ouvrir un petit atelier de confection. Sans garanties, la banque refuse le prêt. Il économise en cash, achète ses machines d’occasion en cash (moins cher), paie ses premières employées en cash. Grâce au cash, son investissement devient possible. La banque, elle, n’aurait rien financé.

5. L’Europe du Sud l’a fait avant nous – et elle s’en est mieux portée :

L’Italie des années 1990 est un exemple frappant. Face à un taux élevé de non-déclaration dans le secteur des machines-outils, les autorités italiennes n’ont pas brutalisé l’informel. Elles ont proposé un deal pragmatique : «Sur six machines que vous utilisez, vous en déclarez quatre. En échange, vous augmentez un peu vos déclarations fiscales globales.»

Résultat : les recettes fiscales ont augmenté (mieux vaut 4 machines déclarées que 0), l’industrie a survécu, et l’Italie a rejoint l’euro sans effondrement. Ce n’est pas de la fraude. C’est du réalisme économique de transition.

La Tunisie peut-elle s’en inspirer ? Oui, si elle cesse de vouloir traquer chaque billet et commence à composer avec son tissu économique réel.

6. Le vrai problème n’est pas le cash, c’est la faible valeur ajoutée :

Depuis des décennies, on vend la Tunisie comme une destination à bas coût de main-d’œuvre. Résultat : des investissements à faible valeur ajoutée, des chaînes d’assemblage, de la sous-traitance fragile.

Pourtant, la Tunisie possède les meilleurs ingénieurs d’Afrique et du monde arabe. Ce capital humain exceptionnel est sous-employé car on ne lui propose que des salaires de misère et des banques qui ne financent pas ses projets.

Si l’État changeait de logiciel – en attirant des investissements à forte valeur ajoutée (technologie, numérique, R&D) – les revenus augmenteraient mécaniquement. Plus de valeur ajoutée = plus de gains = plus de recettes fiscales, sans avoir à traquer chaque dinar cash.

7. Propositions concrètes pour un mix économique tunisien :

Voici ce qu’il faudrait faire, selon cette contre-analyse à partir d’exemples ayant réussie ailleurs :

légaliser et encadrer intelligemment une partie du cash : comme en Italie ou au Portugal, autoriser des seuils de transactions en cash plus élevés pour les petites entreprises, en contrepartie d’une déclaration forfaitaire simplifiée et un taux d’imposition forfaitaire de 15-20% comme en Irlande ;

mettre en place des «deals de transition» sectoriels : dans le textile, l’artisanat, la petite métallurgie, proposer des taux de déclaration négociés (ex. 70 % du réel) pendant 3 à 5 ans ;

créer un guichet bancaire «cash-friendly» : la Banque Postale dédiée aux micros et petits investisseurs pourrait accepter des justificatifs allégés ;

changer la stratégie d’investissement : arrêter de vendre la Tunisie comme «low cost», et vendre les compétences, les ingénieurs, la stabilité relative, la proximité européenne.

Le cash n’est pas l’ennemi, c’est un signal d’alarme :

L’étude de Mme Jerbi et collègues et l’article de M. Lamari ont le mérite d’alerter sur les dérives. Mais leur conclusion est trop moralisatrice et trop orthodoxe.

La Tunisie n’est pas la Suisse. Elle ne deviendra pas propre en réprimant le cash. Elle deviendra plus forte en composant avec sa réalité – comme l’ont fait l’Italie, l’Espagne, le Portugal et bien d’autres.

Le mix économique, avec une part assumée et régulée d’informel transitoire, n’est pas une honte. C’est une méthode. Et si l’État accepte de ne pas vouloir tout contrôler du jour au lendemain, il y gagnera en recettes, en paix sociale et en attractivité.

Le vrai débat n’est pas cash ou pas cash. Il est : quel État, quelle banque, quelle stratégie industrielle pour accompagner ceux qui créent de la richesse réelle, billet par billet ?

* Consultant international.

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