❌

Normale Ansicht

Le pilote qui a empêché le « 11-Septembre israélien » raconte…

02. Oktober 2026 um 20:00

Lire plus tardA peine requinqué le pilote indien Smit Machchhar, qui a été frappé à l’arme blanche par son copilote lors du vol Flydubai à destination de Tel-Aviv, s’est entretenu ce vendredi 2 octobre avec le Premier ministre indien Narendra Modi. Le cabinet de ce denier a mis en ligne la vidéo sur Youtube. Le […]

L’article Le pilote qui a empêché le « 11-Septembre israélien » raconte… est apparu en premier sur Tunisie Numerique.

Tunisie | Il y a 41 ans, le raid israélien contre Hammam Chott fait 68 morts

02. Oktober 2026 um 11:43

La Tunisie a commémoré hier, jeudi, le 1er octobre 2026 le 41e anniversaire du raid israélien du 1er octobre 1985 contre le quartier général de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) à Hammam Chott, dans la banlieue sud de Tunis ; il s’agit de l’un des épisodes les plus graves de l’histoire des relations entre la Tunisie et Israël. Ce ne sera pas la dernière agression de l’Etat hébreu contre notre pays (Photo de l’agence Wafa : Yasser Arafat sur le lieu de l’attaque israélienne de Hammam Chott dont il avait échappé de peu).

A cette occasion, l’ambassadeur de Palestine en Tunisie, Rami Qaddoumi, a déposé des gerbes de fleurs sur les tombes des Palestiniens et des Tunisiens tués lors de l’attaque.

La cérémonie a rassemblé des autorités locales, des représentants de l’ambassade de Palestine et du Fatah, des étudiants et travailleurs palestiniens, des membres de la communauté palestinienne ainsi que des citoyens tunisiens, rapporte l’agence de presse officielle palestinienne Wafa.

Le raid a visé le complexe abritant la direction de l’OLP, qui s’était installée en Tunisie après son évacuation de Beyrouth en 1982.

Le bilan généralement rapporté par les sources palestiniennes fait état de 68 morts — 50 Palestiniens et 18 Tunisiens — et d’une centaine de blessés. Les documents transmis par la Tunisie aux Nations unies dans les heures suivant l’attaque mentionnaient initialement plus de 50 morts et près d’une centaine de blessés. Quatre jours plus tard, le Conseil de sécurité de l’Onu a adopté, par 14 voix pour et une abstention, la résolution 573 ; celle-ci condamnait l’attaque israélienne contre le territoire tunisien comme une violation de la Charte des Nations unies et du droit international, tout en reconnaissant à la Tunisie le droit à des «réparations appropriées» pour les pertes humaines et les dommages matériels subis.

Cette commémoration demeure l’un des moments symboliques forts du lien historique unissant la Tunisie au mouvement national palestinien. Qaddoumi a souligné que cette commémoration représente également une réaffirmation des relations entre les deux peuples et du soutien tunisien à la cause palestinienne.

Après Hammam Chott, Israël a fait assassiner plusieurs dirigeants et membres de l’OLP en Tunisie, notamment, le 16 avril 1988, Khalil al-Wazir (dit Abou Jihad), numéro deux de l’OLP et commandant des opérations, qui a été abattu chez lui à Sidi Bou Saïd par un commando israélien.

I. B.

L’article Tunisie | Il y a 41 ans, le raid israélien contre Hammam Chott fait 68 morts est apparu en premier sur Kapitalis.

Coup de cœur. C’était ça ou mourir un peu

02. Oktober 2026 um 11:13
Je n’avais pas prévu de lire C’était ça ou mourir. Pas question de contribuer à engraisser Grasset, maison d’édition bollorienne. Mais les accusations de recours à l’IA, fondées sur un outil de détection dont la fiabilité fait débat, et le…

L’article Coup de cœur. C’était ça ou mourir un peu est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

Anatomie d’une déchéance doctrinale dans le débat politique en France

02. Oktober 2026 um 10:04

L’enquête de Mediapart sur le passé antisémite attribué à Jordan Bardella et l’indulgence médiatique qui l’entoure mettent en lumière un criant «deux poids, deux mesures». Alors que l’extrême droite bénéficie de l’excuse des «erreurs de jeunesse» et d’un brevet d’honorabilité géopolitique, chaque mot de La France insoumise (LFI) est scruté à la loupe et immédiatement criminalisé.

Dr Abderrahmane Cherfouh *

Les révélations fracassantes sur les propos attribués à Jordan Bardella ont immédiatement suscité un tollé et fait les choux gras de la presse internationale. L’enquête publiée par Mediapart repose sur une base solide : connaissant la riposte systématique et les moyens juridiques du Rassemblement national (RN), l’organe d’investigation ne s’aventurerait jamais sur une chaussée aussi glissante sans disposer d’un dossier matériel et technique inattaquable.

Pourtant, dans le paysage politique et médiatique français, ces révélations — aussi graves soient-elles — n’ont provoqué que des réactions mi-figue, mi-raisin. D’un côté, les prises de parole du pouvoir macroniste relèvent d’un calcul évident : instrumentaliser le scandale pour décrédibiliser Bardella et le RN à l’approche des échéances électorales. De l’autre, la réaction d’une partie de l’extrême droite et de ses relais s’avère bien plus édifiante, illustrant jusqu’à l’absurde le principe cynique selon lequel «l’ennemi de mon ennemi est mon ami».

I. L’extrême droite et la rhétorique de l’absolution

Dès la parution des révélations, le pouvoir exécutif a cherché à occuper le terrain moral. Depuis Madrid, Emmanuel Macron est intervenu publiquement pour qualifier les faits imputés au président du RN : «Les propos qui ont été rapportés sont évidemment gravissimes et inacceptables. Ils appellent à la condamnation la plus extrême. Ce n’est pas la République.»

La riposte du président du RN ne s’est pas faite attendre, déplaçant immédiatement le débat sur le terrain de l’alignement géopolitique pour esquiver le fond de l’enquête : «Après le 7 octobre 2023, j’ai marché dans les rues de Paris et me suis rendu en Israël. Pas lui.»

Pour Jordan Bardella, la ligne de défense (hors démenti technique) et les commentaires complaisants reposent sur la temporalité et l’âge. En qualifiant de «bêtise» ou de provocation adolescente des écrits rédigés à l’âge de 17 ans, les commentateurs complaisants évacuent la dimension idéologique structurée d’un individu qui entrait pourtant sciemment dans un parti fondé par des nostalgiques de Vichy. Selon l’enquête, l’extraction technique Messenger d’un compte pseudonyme contient cette déclaration explicite : «Les banques sont toutes détenues par des juifs. Ce sont les sionistes qui sont à la tête des banques. C’est ce qu’ils veulent, un nouvel ordre mondial dominé par Israël, avec bien sûr Jérusalem comme capitale.»

Face à ces preuves matérielles, la direction du parti a orchestré une contre-offensive véhémente. Jordan Bardella a qualifié l’enquête de «guerre totale contre le RN», évoquant des «faux grossiers», tandis que Marine Le Pen est venue à son secours en dénonçant une «dinguerie, une folie pure et une barbouzerie».

Pour l’extrême droite et ses soutiens, l’argument est tout trouvé : un individu peut changer, se normaliser, et les écrits d’un mineur n’engagent pas l’adulte qu’il est devenu. Paul Amar a résumé cet axe de défense médiatique en affirmant : «Publiquement, Jordan Bardella n’a jamais tenu de propos antisémites, à l’inverse de Jean-Marie Le Pen.» Le parallèle est parfois dressé avec le passé vichyste de François Mitterrand pour atténuer la faute. Mais cette analogie est fallacieuse : Mitterrand agissait sous l’Occupation, tandis que Bardella a formulé ses théories du complot en pleine démocratie contemporaine. On assiste ainsi à un silence ou une timidité marquée des pairs à droite et au centre, qui préfèrent s’abriter derrière l’attente d’une décision judiciaire plutôt que de condamner le fond.

II. LFI sous la loupe implacable : l’ère du soupçon permanent

Si l’extrême droite bénéficie d’un dictionnaire d’excuses où la «bêtise» et la «jeunesse» épongent les dérives, la gauche radicale, elle, évolue sous un régime de surveillance sémantique absolue. Pour les cadres de LFI, aucun droit à l’erreur, aucune approximation et aucun contexte ne sont tolérés par le bloc central et les médias conservateurs. Chaque déclaration est immédiatement essentialisée, extraite pour servir de preuve à un antisémitisme structurel ou à un calcul électoraliste cynique.

Une pluie de condamnations orchestrée par l’extrême droite s’abat ainsi à la moindre formule émanant de la direction insoumise. Lorsque Mathilde Panot ou Manuel Bompard réaffirment le soutien de leur groupe au peuple palestinien, les cadres du RN mènent la charge sur tous les plateaux télévisés. Marine Le Pen va jusqu’à déclarer publiquement : «La France insoumise est un parti profondément antisémite qui utilise la cause palestinienne pour faire du clientélisme électoral.»

Jordan Bardella surenchérit à l’encontre de Mathilde Panot et Manuel Bompard, accusant LFI de nourrir «un climat de haine visant les Français de confession juive».

Ce traitement clinique et impitoyable s’applique à la moindre phrase. Lorsque Jean-Luc Mélenchon s’en prend à la présidente de l’Assemblée nationale lors de son déplacement au Proche-Orient en déclarant sur X : «Voici la France. Pendant ce temps, madame Braun-Pivet campe à Tel Aviv pour encourager le massacre. Pas au nom du peuple français !»

La réaction est immédiate, qualifiant l’usage du terme «camper» de sous-entendu antisémite ad hominem. De même, lorsqu’il déclarait sur son blog en juin 2024 que «l’antisémitisme reste résiduel en France», le leader insoumis tentait d’apporter une nuance sociologique. La machine médiatique a instantanément balayé le reste de son texte pour isoler ce mot. La sentence fut immédiate : des jours de débats télévisés en boucle et une disqualification républicaine. Aucun éditorialiste n’a alors proposé de «mettre cela sur le compte de la bêtise».

Ce traitement s’applique avec la même violence aux déclarations du député David Guiraud ou de l’eurodéputée Rima Hassan. Quand David Guiraud lance à Tunis : «Le 7 octobre, Israël a inventé des histoires de bébés dans des fours ou de femmes enceintes éventrées.»

L’extrême droite déclenche une offensive médiatique foudroyante, réclamant des sanctions disciplinaires immédiates. Et lorsque Rima Hassan défend la vision d’un État binational pour que «tous les Palestiniens soient libérés de toutes ces oppressions», la scène politique majoritaire décrète de manière unilatérale que ses propos cachent une volonté d’éradication d’Israël.

Le contraste avec l’affaire Bardella devient alors criant de cynisme. D’un côté, des messages privés exhumés par Mediapart — où le président du RN associe noir sur blanc «les juifs» à un complot bancaire mondial — sont relativisés au nom de l’évolution personnelle. De l’autre côté, la critique politique, même documentée, de la politique d’un gouvernement étranger par des élus de gauche est criminalisée. À droite, le fait matériel est minimisé ; à gauche, l’intention est présumée coupable.

III. L’«entente contre nature» et l’asymétrie morale

La France de 2026 nous offre ainsi le spectacle d’un paysage politique curieux, voire d’une «entente contre nature» : l’idée d’une convergence stratégique entre le sionisme incarné par le gouvernement israélien actuel et l’extrême droite issue de la tradition lepéniste. Si cette alliance peut sembler paradoxale au regard de fondements idéologiques historiquement opposés, l’histoire politique récente démontre que ces deux forces se rejoignent dans un pragmatisme cynique autour d’un ennemi commun désigné : le peuple palestinien à l’étranger, et la population de confession musulmane sur le sol national.

Cette alliance tactique repose sur des mécanismes bien rodés :

– un ennemi commun : une convergence idéologique axée sur la fixation sécuritaire, le rejet de l’immigration et la stigmatisation du monde arabo-musulman ;

– un pragmatisme de domestication : le RN a été, en quelque sorte, dompté et normalisé. Sa direction sait désormais exactement quelles limites ne pas franchir : l’allégeance inconditionnelle à la politique diplomatique israélienne est devenue le passeport de respectabilité indispensable à exhiber dans le débat public français. C’est le sens limpide de la réplique fusante de Jordan Bardella à Emmanuel Macron : «J’étais en Israël, pas lui.»

Cependant, cette entente reste éminemment fragile et limitée. Fondée sur des calculs d’opportunité électorale et un contexte géopolitique volatil, elle ne survit que tant que dure l’intérêt bien compris des deux parties, laissant affleurer en arrière-plan les antécédents idéologiques jamais véritablement soldés.

Cette indulgence sur mesure face aux dérives de l’extrême droite offre un contraste saisissant avec la permissivité croissante dont bénéficie, par ailleurs, la stigmatisation quotidienne des citoyens de confession ou d’origine musulmane. Tandis qu’une virgule à gauche provoque un tollé national, des déclarations d’une violence inouïe visant les musulmans sont banalisées dans l’indifférence quasi générale. Lorsque le député RN Julien Odoul déclare publiquement sur un plateau de grande écoute : «En France, il n’y a pas de danger pour les femmes avec la religion catholique ou juive, le seul danger pour elles vient de l’islam.» Ou lorsque le député Rassemblement National Laurent Jacobelli affirme : «Il y a une colonisation inversée menée par l’immigration arabo-musulmane sur notre sol.» Aucune tempête politique ne vient interrompre l’antenne, aucune commission de discipline n’est réclamée avec urgence, et aucun brevet de républicanisme ne leur est retiré. Cette bienveillance coupable démontre que dans le débat français actuel, certaines haines sont scrupuleusement blanchies par l’opportunisme politique, tandis que d’autres sont devenues des fonds de commerce électoraux acceptés.

En hiérarchisant les indignations et en soumettant les principes républicains aux arbitrages de l’échéance électorale, le débat public s’enferme dans une asymétrie morale destructrice où la valeur d’une cause dépend de sa rentabilité politique.

Pour ne pas conclure…

Le traitement médiatique de cette affaire agit comme un puissant révélateur de la décomposition du débat public en France. L’antisémitisme et le racisme ne sont plus combattus comme des absolus moraux et universels, mais instrumentalisés au gré des agendas partisans et des nécessités électorales.

En acceptant de renvoyer des dérives documentées au rang de simples «bêtises de jeunesse», une partie des commentateurs prend une responsabilité historique lourde. Non seulement elle valide l’illusion de la dédiabolisation, mais elle brouille délibérément la frontière entre la critique légitime d’une politique gouvernementale et la haine raciale.

L’honneur de la pensée commande de refuser ces complaisances calculées. L’antisémitisme et l’islamophobie procèdent d’un même rejet de l’Autre, d’une même logique d’assignation qu’aucune posture diplomatique ne saurait racheter. Retrouver une parole forte et audible exige de restaurer une éthique universelle et indivisible : celle qui condamne la haine d’où qu’elle vienne, sans concession, sans calcul et sans double standard.

Pour mesurer toute la fragilité de la ligne de défense de Jordan Bardella, un précédent judiciaire mérite d’être rappelé : en 2024, lorsque le philosophe Bernard-Henri Lévy l’avait publiquement accusé d’être «certainement antisémite», le président du RN avait immédiatement déposé plainte pour injure publique avec fracas. Toutefois, quelques jours seulement avant la tenue du procès public — qui aurait donné lieu à un débat contradictoire et à l’examen de son passé —, Jordan Bardella s’est discrètement désisté de sa plainte, évitant ainsi l’épreuve des faits devant la justice.

* Médecin algérien, Canada.

L’article Anatomie d’une déchéance doctrinale dans le débat politique en France est apparu en premier sur Kapitalis.

À l’Onu, l’Islande renvoie Israël à sa lâcheté morale

02. Oktober 2026 um 08:38

La formule était celle de Benjamin Netanyahu. La réponse est venue d’Islande. Après que le Premier ministre israélien eut qualifié de «lâches moralement» les délégations ayant quitté la salle pendant son discours devant l’Assemblée générale de l’Onu, la ministre islandaise des Affaires étrangères, Þorgerður Katrín Gunnarsdóttir, a repris les mêmes mots pour désigner ceux qui refusent de négocier une paix durable, empêchent l’aide humanitaire d’atteindre les populations en détresse et ne respectent pas le droit international.

Djamal Guettala 

«Nous avons entendu les mots “moral cowards” depuis cette tribune», a-t-elle déclaré le 26 septembre 2026, lors de la 81e session de l’Assemblée générale. Puis elle a précisé sa définition : les «lâches moralement» sont, selon elle, les dirigeants qui refusent de s’asseoir à la table des négociations pour rechercher une paix juste et durable, ceux qui refusent l’accès à l’aide humanitaire et ceux qui persistent à violer le droit international.

La ministre ne s’est donc pas attardée sur les délégations sorties de la salle. Elle a déplacé la discussion vers Gaza et vers les décisions prises par ceux qui ont le pouvoir d’agir.

Gaza : reconstruire ne suffit pas

Dans son intervention, Þorgerður Katrín Gunnarsdóttir a refusé que la reconstruction de Gaza soit considérée comme une réponse suffisante.

«Nous ne pouvons pas accepter que Gaza soit détruite et reconstruite à plusieurs reprises alors que la cause profonde demeure sans solution», a-t-elle déclaré. Elle a également dénoncé l’expansion des colonies en Cisjordanie et les violences commises contre les civils palestiniens.

Quelques jours avant son intervention à l’Onu, l’Islande avait déjà réaffirmé son soutien à la solution à deux États et annoncé une contribution de 100 millions de couronnes islandaises au fonds de l’Onu destiné à la reconstruction de Gaza. Reykjavik estime que cette reconstruction doit s’inscrire dans la perspective d’un État palestinien viable.

La ministre islandaise a également consacré une partie de son discours aux règles internationales et à leur application. Son constat est sévère : certains gouvernements les respectent lorsqu’elles servent leurs intérêts et les contestent lorsqu’elles deviennent contraignantes. Défendant le respect des décisions des juridictions internationales, elle a estimé que celles-ci ne peuvent être acceptées uniquement lorsque leur résultat convient aux gouvernements concernés.

L’argument ne concerne pas uniquement le Proche-Orient. Il concerne aussi, selon elle, l’invasion russe de l’Ukraine, la souveraineté des États et le droit des peuples à décider de leur avenir, plaçant ainsi ces questions dans le même cadre : celui de règles internationales qui doivent être respectées même lorsqu’elles contrarient les intérêts d’un État.

«Une paix juste et durable»

Sur Gaza, le message islandais ne s’arrête pas à l’aide humanitaire. Reykjavik défend toujours la création d’un État palestinien viable aux côtés d’Israël, avec pour objectif que les deux peuples puissent vivre «en sécurité, dans la dignité et dans la paix», selon les termes employés par la ministre devant l’Assemblée générale.

Dans une déclaration publiée deux jours avant son discours, l’Islande avait par ailleurs rappelé que le Hamas ne devait pas avoir de rôle dans l’avenir de la Palestine et que les groupes armés présents à Gaza devaient être désarmés. Le gouvernement islandais présentait alors la solution à deux États comme la voie permettant, selon sa position officielle, de parvenir à la paix, à la sécurité et à la stabilité dans la région.

Le face-à-face verbal de l’Onu tient donc en deux usages d’une même expression. Netanyahu l’a employée pour qualifier les délégations ayant quitté la salle au moment où il allait prononcer son discours. La ministre islandaise l’a reprise pour parler des dirigeants qui, selon elle, refusent de négocier, empêchent l’aide humanitaire d’atteindre les populations qui en ont besoin et s’affranchissent du droit international.

À New York, deux discours, deux définitions des «lâches moralement» — et une même tribune devenue, le temps d’un échange, le théâtre d’un affrontement diplomatique autour de Gaza et du droit international.

L’article À l’Onu, l’Islande renvoie Israël à sa lâcheté morale est apparu en premier sur Kapitalis.

L’incident du vol de Flydubai aura-t-il un impact sur la lune de miel israélo-émiratie ?

02. Oktober 2026 um 08:08

Des versions contradictoires ont émergé concernant l’incident survenu mercredi 30 septembre 2026 dans le vol de la compagnie Flydubai qui reliait Dubaï à Tel Aviv après l’atterrissage d’urgence à Tabuk en Arabie Saoudite. La compagnie a confirmé qu’il s’agissait d’une «dispute dans le cockpit» et que les causes et les motivations de l’incident font toujours l’objet d’une enquête. De leur côté, les Israéliens affirment que le copilote a poignardé le pilote et voulait provoquer un crash de l’avion. Flydubai est revenu à la charge exhortant toutes les parties à s’abstenir de toute spéculation hâtive pendant que les autorités rassemblent les faits. Au-delà des faits, la question qui se pose et s’impose : Quel impact aura cet incident sur la confiance des Israéliens dans la destination émiratie qu’ils considèrent comme le seul endroit où ils sont les bienvenus dans la région ?

Imed Bahri

Les Émirats arabes unis sont devenus une destination prisée des Israéliens mais l’incident de l’avion de Flydubai soulève des questions quant à la réputation de ce pays du Golfe en tant que pays accueillant pour Israéliens, note Chloe Cornish dans un article du Financial Times, en rappelant qu’il y a six ans, les voyageurs israéliens se voyaient offrir une nouvelle destination prometteuse pour leurs voyages d’affaires et de loisirs, à savoir les Émirats qui avaient normalisé leurs relations diplomatiques avec Israël grâce à un accord négocié par les États-Unis. Flydubai, compagnie appartenant au gouvernement de Dubaï, proposait alors une option abordable pour ce vol de trois heures et demie. Lorsque de nombreuses compagnies aériennes étrangères ont suspendu leurs vols vers Israël après le 7 octobre 2023 et les conflits régionaux qui ont suivi, les compagnies émiraties ont, pour la plupart, maintenu leurs liaisons. Nombre d’Israéliens percevaient les Émirats, malgré les préoccupations sécuritaires accrues, comme une destination de vacances plus sûre que l’Europe.

Un havre de paix pour des Israéliens belliqueux

Cependant, l’altercation sans précédent survenue mercredi à bord d’un vol Flydubai à destination de Tel Aviv a profondément choqué les Israéliens qui considèrent de plus en plus les Émirats comme un havre de paix dans une région avec laquelle leurs relations amicales sont tendues.

Selon des témoins et des sources officielles, l’un des pilotes du vol Dubaï-Tel Aviv a poignardé son collègue et tenté de faire s’écraser l’avion, contraignant ce dernier à un atterrissage d’urgence après une chute d’environ 6 000 mètres en quelques minutes.

Les relations émiraties-israéliennes se sont développées depuis la signature, en 2020, des accords d’Abraham avec trois autres États arabes –le Soudan, Bahreïn et le Maroc– officialisant ainsi des liens jusque-là discrets entre les Émirats et Israël.

Depuis, les échanges bilatéraux ont dépassé les 3 milliards de dollars par an et ce, dès début 2024, selon les données israéliennes avec un trafic aérien qui a atteint 25 vols quotidiens durant certaines périodes, sans compter le nombre croissant d’Israéliens résidant aux Émirats. Plusieurs entreprises israéliennes de renom, allant des boulangeries aux sociétés de technologie financière, se sont implantés aux Émirats. L’hôtel Atlantis de Dubaï est une destination prisée des touristes israéliens.

Selon le FT, les Émirats sont devenus le plus proche allié arabe d’Israël. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, s’est rendu à Abou Dhabi dimanche dernier pour rencontrer le cheikh Mohammed ben Zayed. Selon l’agence de presse officielle émiratie, les deux parties ont discuté «des moyens de renforcer leurs relations», ce qui constitue une reconnaissance officielle de cette visite de Netanyahu qui a été fuité par Axios.

Les accords d’Abraham suscitent une controverse

Pour Abou Dhabi, l’accord de 2020 est une réalisation majeure de la politique étrangère du premier mandat du président américain Donald Trump et a représenté un atout considérable pour les relations avec Washington. Pour les Israéliens, l’impact le plus significatif a été le lancement de vols directs entre Tel Aviv et les Émirats, leur permettant de voyager vers l’est avec des compagnies aériennes telles que Flydubai et Etihad Airways. Le vol inaugural de 2020 a fait la une des journaux.

Cependant, les accords d’Abraham ont suscité une vive controverse au Moyen-Orient et Abou Dhabi a essuyé de nombreuses critiques dans la région pour avoir violé le consensus arabe selon lequel la paix avec Israël ne peut être obtenue que par la restitution des territoires palestiniens occupés.

Les relations entre les Émirats et Israël ont rapidement été mises à rude épreuve par la guerre brutale menée par Israël contre Gaza à la suite de l’opération Déluge d’Al Aqsa menée par le Hamas le 7 octobre 2023. Israël s’est alors lancé dans une stratégie militaire agressive dans la région, notamment en menant des guerres contre le Hezbollah au Liban et contre l’Iran.

De nombreux Israéliens affirment se sentir toujours en sécurité aux Émirats, où le soutien public à la cause palestinienne s’amenuise en raison de la criminalisation des manifestations. Cependant, cette petite communauté a été profondément choquée par l’assassinat, en 2024, d’un rabbin israélien d’origine moldave par trois ressortissants ouzbeks, qui ont par la suite été condamnés à mort.

Les motivations de l’auteur de l’attaque contre Flydubai restent floues. Israël a par la suite affirmé qu’il était de nationalité omanaise, bien que la compagnie aérienne ait exhorté «toutes les parties à s’abstenir de toute spéculation hâtive pendant que les autorités rassemblent les faits».

Après le lancement, au printemps dernier, d’une nouvelle offensive américaine et israélienne contre l’Iran, Téhéran a lancé des vagues de missiles et de drones contre ses voisins arabes du Golfe, les Émirats arabes unis étant les plus durement touchés.

Tandis que de nombreux pays arabes accusaient Israël d’entraîner la région dans le conflit, Abou Dhabi a renforcé ses liens avec Israël qui a fourni aux Émirats le système de défense aérienne Dôme de fer (Iron Dome) et le système laser Faisceau de fer (Iron Beam) pour faire avorter les attaques iraniennes.

L’analyste émirati Abdulkhaleq Abdullah, cité par le FT a commenté : «Israël a prouvé qu’il était un pays capable de gérer les relations internationales. Il a été parmi les premiers à proposer tous les systèmes de défense avancés nécessaires. Je pense que la guerre a clairement démontré l’importance de la relation avec Israël».

Malgré les craintes que l’incident impliquant l’avion à destination de Tel Aviv, qui a failli tourner à la catastrophe, ne dissuade de nombreux touristes de se rendre aux Émirats, Abdullah a souligné qu’il n’était pas inquiet de la moindre tension dans les relations entre Abou Dhabi et Tel Aviv. Il a ajouté qu’il espérait que l’incident de Flydubai renforce le dialogue afin que cela ne se reproduise plus jamais.

L’article L’incident du vol de Flydubai aura-t-il un impact sur la lune de miel israélo-émiratie ? est apparu en premier sur Kapitalis.

❌