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Une soirée de rythme et d’émotion avec Sofiene Safta et sa fille Sandra à l’Amphithéâtre d’El Jem 

Von: farhat
25. August 2026 um 17:24

Cela faisait longtemps que l’on n’avait pas vu un tel engouement pour un chanteur tunisien. Circulation intense, parking saturé et marée humaine du côté de l’Amphithéâtre d’El Jem .La nouvelle avait fait le tour des réseaux sociaux : « Sofiène Safta va se produire sur scène, le lundi 24 août 2026 au Festival Musique du Monde. »

A 22h00 Sofiene sort des coulisses. Les yeux « inspectant » le vide, il tente de discerner les spectateurs de leurs silhouettes. Puis, machinalement, il se tourna vers son orchestre. Fait quelques gestes, le maestro échangea quelques regards avec sa troupe et… Le spectacle commence. Sur les sons assourdissants de guitares électriques, de basses et de percussions, Sofiene donne le «la». Et c’est l’euphorie totale. Les musiciens s´en donnent à coeur joie. C’est la frénésie. Les chansons se suivent et se succèdent. Il fallait être un bon connaisseur du répertoire de cet artiste pour pouvoir trouver les titres des chansons interprétées. Ce soir ,il a interprété des tubes de ses quatre derniers albums.Question d’équilibrer les choses, et que tout le monde soit content.

Les cinq musiciens étaient au rendez-vous ! Ramsis Zanati à la basse, Sofiene Ghanem à la batterie, Hatem Hmila  à la percussion, Montassar Ghunia au nay, et enfin Ahmed Néji au kanoun invité la violoniste sandra Safta . Acclamé par une foule survoltée, le chanteur guitariste Sofiène Safta accompagné par sa fille Sandra   a livré un show maîtrisé et percutant, enchaînant ses tubes les plus populaires, dont « Alam Jadid » et « mazael el kir » .Sandra nous a régalés au violon pendant le récital ! Concentrée, appliquée… elle est  déjà super à l’aise sur scène. Tel père, telle fille !

Puisé dans la musique tunisienne, enrobé de jazz et de World music, soutenu par de brillants musiciens, Sofiène électrisa la foule avec ses tubes : « bladi zina » et « Miroir » .L’amphithéâtre d’El Jem  résonna aux rythmes de sa musique .Avec une spontanéité incomparable et une force unique qu’il a mené son show en interprétant ses meilleurs tubes, notamment ceux de son  album «Barzakh», où il est passé par différents rythmes et mélodies, puis ses anciens succès que le public a chantés fiévreusement en chœur avec lui.Ce public a repris les refrains des chansons qu’il connaît par cœur, en faisant clignoter des centaines de téléphones portables, comme des étoiles brillantes dans le ciel d’El Jem.

Durant tout le concert, ses chansons mythiques furent acclamées et ovationnées par une assistance enflammée qui était éblouie et n’en revenait pas d’être devant son idole.  « Carthage » « Souvenirs d’enfance » et « Danse de l’oasis » et bien d’autres ont semé la fièvre dans tous les coins de l’amphithéâtre . Sofiene a pu conquérir le grand public avec sa voix chaude au timbre mélodieux et un charisme que seul un vrai artiste peut dégager. Une vraie star qui ne manquera pas de marquer l’histoire de la musique tunisienne

                              Kamel Bouaouina

Photos :

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Hôpital numérique : 120 000 examens d’imagerie à distance réalisés dès la première année

Von: farhat
25. August 2026 um 14:20

L’hôpital numérique a permis, au cours de la première année de lancement, de réaliser 120 mille examens d’imagerie à distance à travers 26 hôpitaux avec une couverture continue 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, ainsi que 334 consultations médicales assurées par 22 compétences médicales à distance dans 7 spécialités englobant 17 gouvernorats, a annoncé le ministère de la santé.

Le ministère a salué, dans son communiqué, les résultats concrets enregistrés par l’hôpital numérique, révélant que les consultations à distance ont atteint un taux de satisfaction de 92 pc, avec seulement 5 pc des cas nécessitant une hospitalisation.

Il a indiqué que le suivi via la plateforme « Najda « , qui a été lancée le 12 août 2025 pour unifier le parcours de prise en charge des accidents vasculaires cérébraux (AVC) et accélérer la coordination entre les services d’urgence et les équipes de cardiologie, a englobé plus de 4 mille cas d’AVC aigus.

Le premier cas de prise en charge à distance d’un AVC a eu lieu à partir de Médenine, avec une évaluation du patient par l’équipe spécialisée et le traitement thrombolytique en moins d’une heure.

Le ministère a souligné que les efforts se poursuivent pour élargir le réseau, rapprocher les spécialités, réduire les déplacements, diminuer les délais d’attente et alléger la pression sur les hôpitaux publics, tout en accélérant les interventions dans les cas d’urgence.

Il a précisé que l’hôpital numérique qui est un projet national,  constitue l’un des principaux piliers du processus de réforme du système de santé, grâce aux services de santé numérique de haute qualité, utilisant des technologies modernes pour garantir l’accès à la santé pour tous, quelle que soit la distance, affirmant que l’hôpital numérique soutient l’hôpital public dans toutes les régions et gouvernorats. 

A noter que le projet de l’hôpital numérique (ou virtuel) en Tunisie a été officiellement lancé le 23 août 2025, avec le démarrage de ses premiers services de télémédecine à partir de l’hôpital régional de Tabarka, offrant des services 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

(D’après TAP)

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Tunisie | Seifeddine Arfaoui comparaîtra le 27 août devant le juge

25. August 2026 um 13:18

Le ministère public près le Tribunal de première instance de Tunis a décidé, hier, lundi 24 août 2026, d’émettre un mandat de dépôt à l’encontre de Seifeddine Arfaoui, militant du mouvement Nafas, qui avait organisé la manifestation contre le régime de Kaïs Saïed, le jeudi 20 mars, à Tunis.

Selon Diwan FM, citant la défense du militant politique, il a également été décidé de fixer une audience au 27 août pour le faire comparaître devant la chambre correctionnelle d’été du Tribunal de première instance de Tunis, en vertu de l’article 86 du Code des télécommunications, pour l’accusation d’offense à autrui via les réseaux publics de télécommunications.

L prévenu est poursuivi pour des publications qu’il avait diffusées sur les réseaux sociaux et qui étaient jugées insultantes pour le président de la république Kaïs Saïed.

Rappelons que l’article 86 du Code des télécommunications tunisien punit d’un emprisonnement d’un à deux ans de prison et d’une amende de cent 100 000 à 1000 dinars toute personne qui nuit sciemment aux tiers ou perturbe leur quiétude à travers les réseaux publics de télécommunications.

I. B.

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Tunisie-Corée : un accord de 13,5 MDT pour l’agriculture intelligente

25. August 2026 um 13:14

Le ministère des Affaires Étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’Étranger a abrité, ce lundi, la cérémonie de signature du “ Record of Discussions” relatif au projet « Climate-Smart Agriculture for Enhancing Productivity in Tunisia (ClimAT) », entre le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche et le Bureau de l’Agence coréenne de coopération Internationale (KOICA), en présence de l’ambassadeur de la République de Corée à Tunis, Lee Tae Won.

Un projet de 13,5 millions de dollars sur six ans

Financé par un don du gouvernement coréen à hauteur de 13,5 millions de dollars, le projet ClimAT sera déployé sur une période de six ans (2026-2031) dans les gouvernorats de Tunis, Nabeul, Kairouan et Bizerte, en partenariat avec l’IRESA, l’AVFA et l’Office des Terres Domaniales (OTD)

Dans son allocution, Mohamed Ali Nafti, ministre des Affaires étrangères, a souligné l’importance stratégique de ce projet qui s’inscrit dans le cadre de la coopération technique et financière tuniso-coréenne. Il contribuera à soutenir le secteur agricole à travers :
– L’introduction de techniques modernes de gestion des ressources naturelles
– La gouvernance des ressources en eau via l’installation de systèmes d’irrigation intelligents
– La modernisation de fermes agricoles pilotes dans les gouvernorats ciblés.

Il convient de noter que le projet ClimAT repose sur trois axes majeurs: renforcement des capacités de recherche et développement en matière d’agriculture intelligente adaptée aux changements climatiques ; soutien à l’infrastructure agricole par le déploiement de technologies favorisant la production durable de blé et d’oliviers; organisation de programmes de formation au profit des représentants des structures agricoles concernées.

Mohamed Ali Nafti a salué ce partenariat fructueux entre la Tunisie et la Corée, réaffirmant la volonté tunisienne d’étendre cette coopération à des secteurs prometteurs tels que l’intelligence artificielle, les énergies renouvelables et les technologies de la santé. Il a également mis en avant les atouts qu’offre la Tunisie aux investisseurs coréens : position géographique stratégique, qualité des ressources humaines et ouverture sur les marchés africains et méditerranéens, faisant du pays une plateforme régionale privilégiée pour les entreprises coréennes souhaitant renforcer leur présence en Afrique et en Europe.

Le ministre a enfin souligné la disposition de la Tunisie à développer la coopération triangulaire entre la Tunisie, la Corée et les pays africains, en s’appuyant sur l’expertise tunisienne en matière de développement, de formation et de renforcement des capacités, des objectifs qu’il avait déjà défendus lors de sa participation à la réunion ministérielle Corée-Afrique tenue à Séoul en juin 2026.

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Fonction publique | Reclasser les diplômes ou libérer le capital humain de l’État ?

25. August 2026 um 11:01

À l’approche de la nouvelle session parlementaire, le débat autour d’un projet de loi visant à réaffecter et à reclasser certains agents de l’État en fonction de leurs niveaux et qualifications remet sur la table une question que l’administration tunisienne ne peut plus contourner : que faisons-nous réellement de nos compétences ?

Abdelwaheb Ben Moussa *

Sur le principe, difficile de contester l’objectif. Lorsqu’un agent de l’État dispose d’une qualification universitaire sans que ses fonctions, son grade ou ses responsabilités ne correspondent à son parcours, il existe une situation à examiner et, le cas échéant, à corriger.

La régularisation statutaire peut réparer cette anomalie. Mais elle ne suffira pas, à elle seule, à moderniser l’administration.

Car le véritable sujet n’est pas seulement celui du grade, du salaire ou de la carrière. Il est beaucoup plus stratégique : comment transformer les compétences déjà présentes dans l’administration en capacité réelle d’exécution ? C’est là que commence le véritable débat.

Le diplôme n’est pas une compétence inutilisée

La fonction publique tunisienne dispose d’un capital humain considérable. Des agents recrutés à des niveaux d’exécution ont, au fil des années, obtenu des licences, des maîtrises, des masters ou d’autres qualifications.

Dans certains cas, ces qualifications peuvent être insuffisamment exploitées au regard des missions exercées.

Le problème n’est donc pas nécessairement que les agents soient insuffisamment formés. Il peut résider dans l’écart entre les compétences disponibles et les besoins réels de l’administration.

Un diplômé en informatique affecté à des tâches essentiellement répétitives. Un juriste mobilisé sur des opérations qui utilisent peu son expertise. Un économiste consacré à la compilation manuelle de données. Un ingénieur éloigné des fonctions techniques correspondant à son expérience.

Ces situations, lorsqu’elles existent, ne sont pas seulement frustrantes pour les agents concernés. Elles peuvent aussi représenter un gaspillage de capital humain financé par la collectivité.

L’État a investi dans la formation. L’agent a acquis une qualification. Mais l’organisation ne parvient toujours pas à transformer cette qualification en valeur pour le service public. C’est une forme de capital humain sous-utilisé. Et dans une administration confrontée à la transformation numérique, à la complexification des dossiers et à l’accélération des attentes des citoyens et des entreprises, ce gaspillage devient difficilement acceptable.

Le piège d’une régularisation sans transformation

C’est ici que le projet de loi doit être regardé avec une exigence particulière : reclasser un agent peut être nécessaire, mais reclasser sans réaffecter, c’est risquer de déplacer le problème. Et reclasser sans revoir les missions, les processus et les responsabilités pourrait produire un effet paradoxal : une évolution statutaire et budgétaire sans amélioration correspondante du service public.

Il ne s’agit évidemment pas d’opposer la régularisation à la performance. La justice statutaire et l’efficacité administrative ne sont pas contradictoires. Elles doivent être pensées ensemble.

La question devrait donc être posée pour chaque situation : quelle qualification possède l’agent ? Quelle expérience a-t-il acquise ? Quelles compétences opérationnelles maîtrise-t-il ? Quelle mission exerce-t-il aujourd’hui ? Quelle mission pourrait-il exercer demain ? De quelle formation complémentaire aurait-il besoin ? Et surtout, quel besoin réel de l’administration justifie cette nouvelle affectation ?

Cette approche change la nature de la réforme. On ne parle plus simplement de reclassement. On parle de gestion stratégique des compétences publiques.

Mettre la bonne compétence au bon endroit

L’administration tunisienne n’a pas seulement besoin de recruter. Elle doit d’abord mieux utiliser ce qu’elle possède déjà. Avant de créer un nouveau poste, ne faudrait-il pas vérifier si la compétence nécessaire existe déjà ailleurs dans l’administration ? Avant de lancer une nouvelle formation, ne faudrait-il pas identifier les compétences disponibles mais sous-utilisées ? Avant d’ajouter une nouvelle couche organisationnelle, ne faudrait-il pas regarder où se trouvent les véritables goulots d’étranglement ?

Cela suppose de connaître beaucoup mieux le capital humain disponible. Non pas seulement combien d’agents travaillent dans chaque administration, mais qui sait faire quoi, où, avec quelle expérience, avec quelles compétences numériques et pour quels besoins.

Un référentiel des emplois et des compétences pourrait devenir un véritable outil de décision.

L’objectif ne serait pas de créer une nouvelle couche bureaucratique, ni un énième fichier administratif. Il s’agirait de rapprocher les compétences disponibles des besoins réels et de donner aux responsables publics une vision plus précise de leurs capacités d’action.

On passerait ainsi progressivement d’une administration organisée principalement autour des postes à une administration davantage organisée autour des compétences et des besoins.

La digitalisation peut accélérer le mouvement

La transformation numérique offre ici une opportunité considérable. Les tâches répétitives, la saisie, la circulation physique de documents ou certaines opérations de contrôle et de consolidation peuvent progressivement être automatisées. Mais l’automatisation ne devrait pas avoir pour seul objectif de supprimer des tâches. Elle doit surtout permettre de réaffecter du temps humain vers des missions à plus forte valeur.

Un agent libéré d’une partie de la saisie peut davantage analyser. Un juriste peut consacrer plus de temps à l’interprétation et à la sécurisation des décisions. Un économiste peut travailler sur les données plutôt que sur leur compilation manuelle.

Un informaticien peut contribuer à la transformation des processus au lieu d’être mobilisé sur des tâches sans rapport avec son expertise.

C’est là que la réforme des ressources humaines rejoint directement celle de l’administration.

Le numérique ne doit pas seulement transformer les outils. Il doit transformer l’utilisation des compétences. Mais cette transformation ne se fera pas automatiquement. Elle suppose une formation adaptée, une mobilité mieux organisée et surtout une définition claire des nouvelles missions.

Attention au piège «diplôme = reclassement automatique»

Il faut également éviter un autre écueil. Un diplôme ne constitue pas, à lui seul, une garantie de compétence immédiatement opérationnelle. Certains diplômes peuvent être anciens. Les métiers ont évolué. Les technologies ont changé. Les besoins de l’administration aussi.

La qualification doit donc être considérée comme un élément important de l’évaluation, mais pas comme le seul critère.

Le reclassement ou la réaffectation doivent pouvoir prendre en compte la qualification, l’expérience, les compétences effectivement maîtrisées, les besoins du service et, lorsque cela est nécessaire, une mise à niveau.

Il faut également éviter que la formation ne devienne une simple formalité administrative. Une formation n’a de sens que si elle répond à une mission.

Il ne s’agit pas d’accumuler des certificats. Il s’agit de permettre à un agent de réussir dans une nouvelle fonction.

Le diplôme peut ouvrir une possibilité. La compétence opérationnelle doit permettre de la concrétiser.

La réforme doit être pilotée par les résultats

C’est probablement le point le plus important. Comment saura-t-on que cette politique de réaffectation et de reclassement a fonctionné ?

Pas au seul nombre d’agents reclassés. Pas au nombre de décisions administratives prises. Pas au montant des nouvelles grilles indiciaires. Mais aux résultats produits. Les délais de traitement ont-ils diminué ? Les services ont-ils gagné en capacité ? Les compétences numériques disponibles ont-elles augmenté ? Les postes réellement en tension sont-ils mieux pourvus ? Les agents concernés exercent-ils effectivement des fonctions davantage en rapport avec leurs qualifications et leurs compétences ? Le citoyen bénéficie-t-il d’un meilleur service ?

Voilà les indicateurs qui devraient accompagner la réforme. Une réforme administrative qui ne produit aucune amélioration mesurable du service public reste une réforme de structure.

De la gestion des effectifs à l’ingénierie des compétences

La Tunisie doit désormais changer de logique. Pendant des décennies, la question de la fonction publique a souvent été posée en termes d’effectifs, de recrutements, de départs, de masse salariale et de statuts.

Ces questions restent importantes. Mais elles ne suffisent plus. Le véritable enjeu est celui de la capacité productive de l’administration. Combien de dossiers peut-elle traiter ? Dans quels délais ? Avec quelles compétences ? Avec quels outils ? Avec quelle qualité de décision ? Et avec quelle capacité d’adaptation ?

C’est cette approche qui permettrait de transformer une mesure de régularisation en véritable politique publique.

Le reclassement deviendrait alors non pas une fin, mais le premier acte d’une démarche plus ambitieuse : identifier les compétences, les repositionner, les former, les responsabiliser et mesurer leur contribution.

Le risque serait de manquer une occasion historique

La Tunisie dispose d’un avantage que beaucoup de pays aimeraient avoir : un capital humain important, formé par son système éducatif et déjà présent dans ses institutions.

Le problème n’est donc pas seulement de produire davantage de compétences. Il est de mieux utiliser celles qui existent.

À l’heure où le Plan 2026-2030 appelle à davantage d’efficacité, de transformation numérique et de capacité d’exécution, cette question devient centrale.

Une administration qui recrute de nouvelles compétences tout en sous-utilisant celles qu’elle possède déjà reproduit une contradiction coûteuse.

À l’inverse, une administration capable d’identifier ses talents, de les repositionner et de les faire monter en compétence peut accroître sa capacité d’action sans nécessairement augmenter ses effectifs dans les mêmes proportions.

C’est précisément là que la réforme peut devenir un levier de productivité publique.

La vraie question que le Parlement devrait poser

Le débat parlementaire ne devrait donc pas se limiter à une question statutaire : combien d’agents seront reclassés et à quel grade ? Il devrait poser une question beaucoup plus exigeante : que fera l’administration de ces compétences une fois qu’elles auront été reconnues ? Car la reconnaissance est nécessaire.

La valorisation est souhaitable. Mais la mobilisation est indispensable. Si le reclassement s’arrête au changement de grade et à la revalorisation salariale, l’État aura corrigé une situation statutaire. C’est légitime, mais ce ne sera pas encore une réforme de l’administration.

Si, au contraire, cette reconnaissance s’accompagne d’une identification précise des compétences, d’une réaffectation fondée sur les besoins réels, d’une formation ciblée, d’une transformation des processus et d’une évaluation des résultats, alors la mesure peut changer de nature. Elle ne sera plus seulement une régularisation. Elle deviendra une politique de valorisation du capital humain de l’État.

C’est là que se situe le véritable enjeu. La Tunisie n’a pas nécessairement besoin de créer une nouvelle administration pour faire plus. Elle doit d’abord apprendre à mieux utiliser celle qu’elle possède déjà. Car le problème n’est pas seulement de savoir combien de diplômes l’État peut reconnaître. Il est de savoir combien de compétences il est capable de transformer en capacité d’action. Et au bout du compte, le citoyen ne jugera pas la réforme au nombre de grades reclassés. Il la jugera au nombre de dossiers traités plus vite, de services améliorés et de problèmes enfin résolus.

C’est là que se fera la différence entre une régularisation administrative et une véritable réforme de l’État.

Reconnaître les compétences est une décision. Les mettre au bon endroit est une réforme. En faire des résultats, c’est l’exécution.

* Ingénieur informatique, cadre de banque publique.

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Football : la pépite Ayyoub Bouaddi vers Manchester City pour 100 M€

25. August 2026 um 08:49
Le jeune international marocain s’apprête à signer à Manchester City pour un montant record de 100 M€. Une nouvelle étape pour la pépite du football marocain et africain.   En bref Ayyoub Bouaddi doit rejoindre Manchester City en provenance de…

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