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Budget 2027 : 32,6 milliards de dinars d’investissement et 3% de croissance visés

28. Oktober 2026 um 16:00

La Tunisie table sur une croissance économique de 3 % en 2027 et prévoit un volume d’investissement de 32,630 milliards de dinars, en hausse de 14,1 %. Ces objectifs ont été annoncés mercredi 28 octobre par le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh.

L’investissement au cœur des objectifs de 2027

Le volume d’investissement annoncé atteint 32,630 milliards de dinars. La hausse prévue de 14,1 % traduit l’objectif d’accroître l’effort d’investissement en 2027.

Sur le plan de la croissance, l’objectif gouvernemental est fixé à 3 % pour 2027. Ce chiffre doit être distingué du taux de 3,1 % mentionné dans le projet de budget économique présenté précédemment. En l’absence de précisions sur une éventuelle actualisation des hypothèses, les deux données doivent être rapportées à leurs sources respectives.

Inflation et approvisionnement parmi les priorités

Le ministre a également évoqué la poursuite des efforts visant à contenir les pressions inflationnistes et à garantir un approvisionnement régulier des marchés en produits de base.

Le gouvernement entend, parallèlement, renforcer la lutte contre les pratiques monopolistiques et intensifier le contrôle des circuits de distribution. Ces objectifs concernent la disponibilité des produits sur le marché et l’évolution des prix, mais les déclarations rapportées ne détaillent pas les nouvelles mesures envisagées ni leur calendrier d’application.

Les chiffres annoncés fixent ainsi les principales cibles économiques pour 2027. Leur portée dépendra notamment de la concrétisation des investissements prévus et de l’évolution de la conjoncture économique.

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Ooredoo et Zain créent une plateforme régionale de 4000 tours télécoms

28. Oktober 2026 um 11:28

Ooredoo et le groupe Zain ont franchi une première étape dans la création d’une plateforme régionale commune d’infrastructures télécoms. L’opération regroupe environ 4000 tours au Qatar et au Koweït, avec une participation de 50% pour chacun des deux opérateurs. L’objectif est d’optimiser les investissements et de préparer l’extension de cette structure à d’autres marchés.

Deux portefeuilles réunis dans une même structure

Annoncée le 22 octobre 2026, la première clôture de la transaction permet de réunir les actifs d’Al Abraj, le portefeuille de tours d’Ooredoo Qatar, et ceux d’ITK, associés à Zain Koweït. Les deux groupes détiennent chacun la moitié de la nouvelle plateforme régionale.

Le principe consiste à regrouper la gestion des infrastructures passives, notamment les tours qui accueillent les équipements de télécommunications. Cette organisation doit permettre de réaliser des économies d’échelle et d’améliorer l’efficacité du capital, en s’appuyant sur un modèle opérationnel spécialisé.

L’opération ne signifie toutefois pas une fusion des réseaux des deux opérateurs. Ooredoo et Zain conserveront la propriété et le contrôle de leurs infrastructures actives, notamment les équipements techniques, les logiciels et les droits de propriété intellectuelle nécessaires à l’exploitation de leurs réseaux.

Un modèle destiné à s’étendre

La plateforme a vocation à accueillir progressivement d’autres portefeuilles de tours de télécommunications. Cette extension reste soumise aux conditions de clôture applicables ainsi qu’aux autorisations réglementaires et autres approbations requises.

À terme, la structure prévoit également de proposer des services d’« infrastructure en tant que service » (Infrastructure as a Service). Ce modèle permet aux opérateurs d’accéder à des infrastructures mutualisées, tout en optimisant les capitaux qu’ils consacrent au développement de leurs réseaux.

Pour Ooredoo et Zain, cette approche doit contribuer à soutenir le développement des infrastructures numériques dans la région. Les deux groupes mettent également en avant le potentiel de réduction de l’empreinte carbone lié à une gestion plus efficace des infrastructures partagées.

Une première étape, avant de nouveaux marchés

Le directeur général du groupe Ooredoo, Aziz Aluthman Fakhroo, présente cette première clôture comme une étape importante dans la constitution d’un portefeuille régional appelé à s’élargir grâce à l’intégration future d’actifs provenant d’autres marchés.

Bader Nasser Al-Kharafi, vice-président du conseil d’administration et directeur général du groupe Zain, souligne de son côté l’ambition de développer des plateformes spécialisées, évolutives et durables, capables de valoriser les actifs des deux opérateurs.

À ce stade, l’opération concerne les portefeuilles du Qatar et du Koweït. Son élargissement dépendra des prochaines intégrations et des autorisations nécessaires. La première clôture établit ainsi le cadre commun, sans préjuger du calendrier ni de l’ampleur des futures extensions.

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La Tunisie ne capte que 0,11 % des investissements industriels européens

21. Oktober 2026 um 16:12

À l’occasion des 70 ans des relations tuniso-allemandes, Nizar Yaïche, ancien ministre des Finances et expert international, alerte sur le faible poids de la Tunisie dans la création de valeur des investissements industriels européens. Malgré ses atouts en matière de compétences, de coûts et de proximité, le pays reste largement cantonné à la sous-traitance à faible valeur ajoutée.

La Tunisie dispose de plusieurs avantages pour renforcer son intégration industrielle avec l’Allemagne et, plus largement, avec l’Europe. Compétences disponibles, coûts de main-d’œuvre compétitifs, proximité géographique et accès aux marchés africains constituent autant de leviers pour attirer les investisseurs et développer des activités industrielles à plus forte valeur ajoutée. Pourtant, ces atouts ne se traduisent pas encore par une contribution significative à la richesse générée par les investissements industriels européens.

C’est le décalage mis en évidence par Nizar Yaïche lors de son intervention consacrée au diagnostic général de l’industrie tunisienne, dans le cadre d’une rencontre organisée par la Konrad-Adenauer-Stiftung (KAS) Tunisie et la Conect sur le thème « 70 ans de partenariat tuniso-allemand : de la coopération à la co-construction industrielle ».

0,11 % du chiffre d’affaires : le poids limité de la Tunisie

Les chiffres présentés par Nizar Yaïche illustrent l’écart entre le potentiel industriel tunisien et la valeur que le pays parvient à capter. Selon les données avancées par l’intervenant, la Tunisie ne représenterait que 1 % des emplois créés par les investissements industriels extérieurs à l’Union européenne, tandis que sa part dans le chiffre d’affaires associé à ces investissements se limiterait à 0,11 %, soit environ un millième du total.

Le chiffre d’affaires généré par emploi créé en Tunisie atteindrait, par ailleurs, environ 42 000 euros par an, un niveau que Nizar Yaïche juge nettement inférieur à celui enregistré dans plusieurs autres pays.

Ces indicateurs posent une question centrale : au-delà des emplois créés, quelle richesse les investissements industriels européens génèrent-ils réellement en Tunisie ? Pour l’intervenant, le nombre d’implantations ou les effectifs annoncés ne suffisent pas à mesurer les bénéfices d’un partenariat industriel. La capacité à développer des compétences, à maîtriser des technologies et à produire davantage de valeur ajoutée constitue un critère tout aussi déterminant.

Le problème ne réside donc pas dans l’absence d’investissements étrangers, mais dans la place occupée par la Tunisie au sein des chaînes de valeur industrielles. Comme le souligne Nizar Yaïche, son diagnostic porte précisément sur ces investissements et non sur l’ensemble de l’industrie tunisienne.

Des atouts compétitifs qui ne suffisent plus

Ce constat est d’autant plus frappant que la Tunisie possède plusieurs avantages susceptibles de renforcer son attractivité industrielle. Nizar Yaïche met notamment en avant la compétitivité des coûts de main-d’œuvre, la disponibilité des talents et la proximité géographique avec l’Europe.

L’accès au marché africain représente également un levier stratégique. La population du continent pourrait atteindre 2,5 milliards de personnes d’ici à 2050, selon la projection évoquée par l’intervenant. Cette évolution ouvre des perspectives pour les entreprises qui souhaitent faire de la Tunisie une base de production et de développement vers les marchés africains.

Des réussites industrielles montrent déjà que cette ambition est possible. Nizar Yaïche cite des entreprises dont les activités s’appuient sur des compétences tunisiennes et qui ont développé des centres d’expertise capables de rayonner au-delà du marché national. Ces expériences démontrent que le pays peut accueillir des activités plus complexes et participer davantage à la création de valeur.

Il rappelle également qu’au lendemain de la révolution tunisienne, alors que l’environnement était marqué par l’incertitude, des salariés tunisiens se sont mobilisés pour protéger les investissements étrangers. À ses yeux, cet épisode témoigne de leur engagement et de leur contribution à la continuité des activités économiques.

Pour autant, ces atouts ne suffisent pas à garantir une meilleure position dans les chaînes de valeur européennes. L’enjeu consiste désormais à transformer les avantages de localisation en capacités industrielles, technologiques et commerciales durables.

 

La sous-traitance, une limite à dépasser

Pour Nizar Yaïche, le modèle actuel atteint ses limites lorsque les investissements se traduisent principalement par des emplois sans permettre à la Tunisie de capter une part plus importante du chiffre d’affaires et de la valeur créée. Il décrit ainsi la place occupée par le pays dans une partie de ces investissements comme celle d’un sous-traitant à faible valeur ajoutée.

Cette analyse ne remet pas en cause l’utilité des implantations étrangères ni les emplois qu’elles génèrent. Elle interroge plutôt leur contribution à la transformation de l’économie tunisienne. Une activité industrielle peut créer des postes et soutenir les exportations sans nécessairement favoriser une montée en gamme suffisante des entreprises locales.

La réponse passe, selon lui, par une évolution du partenariat avec l’Europe. Plutôt que de rester cantonnée à l’exécution de certaines étapes de production, la Tunisie doit pouvoir prendre une place plus importante dans la conception, l’innovation, la maîtrise technologique et le développement des produits.

Cette ambition suppose de privilégier la complémentarité et la coproduction, afin que les entreprises tunisiennes et européennes construisent ensemble des activités industrielles et des chaînes de valeur plus intégrées. Elle nécessite également des mécanismes de financement capables de soutenir l’investissement productif sans alourdir davantage l’endettement des entreprises et de l’État.

Le prochain budget européen, une échéance stratégique

Le calendrier européen constitue, à cet égard, un enjeu important. Nizar Yaïche appelle à saisir les discussions autour du prochain cadre budgétaire de l’Union européenne, qui doit débuter en 2028, pour repositionner la coopération industrielle entre les deux rives.

Il évoque des orientations susceptibles de réduire les ressources consacrées à l’action extérieure européenne. Les chiffres circulant à ce sujet, dont une baisse de 17 %, ne sont toutefois pas encore définitifs, précise-t-il. Cette perspective renforce, selon lui, la nécessité de préparer des propositions concrètes et de défendre une ambition commune avant l’ouverture de ce nouveau cycle.

La Tunisie doit ainsi dépasser une logique fondée principalement sur l’attractivité de ses coûts et le volume des emplois créés. Pour tirer pleinement parti de son partenariat avec l’Europe, elle doit chercher à accroître la valeur qu’elle génère, les compétences qu’elle développe et la place qu’elle occupe dans les chaînes de production.

Le chiffre de 0,11 % résume le décalage que Nizar Yaïche souhaite mettre en lumière. Au-delà des investissements annoncés, la question est désormais de savoir comment faire de la coopération industrielle tuniso-européenne un véritable moteur de création de richesse en Tunisie.

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Budget économique 2027 : les investissements dans la santé publique bondissent à 1,321 milliard de dinars

20. Oktober 2026 um 16:26

Les dépenses d’investissement dans le secteur de la santé devraient atteindre 1 321 millions de dinars en 2027, contre 780 millions de dinars en 2026, soit une hausse d’environ 69 %, selon le document du projet de budget économique pour 2027.

Le financement du Fonds de soutien à la santé publique devrait également doubler pour s’établir à 200 millions de dinars l’année prochaine, contre 100 millions de dinars en 2026.

Ces prévisions s’inscrivent dans les orientations de la politique sanitaire pour 2027, dans le cadre de la mise en œuvre du Plan de développement 2026-2030. L’objectif est de poursuivre la réforme du système de santé, d’améliorer la qualité des services publics, de renforcer la prévention et la sécurité sanitaire, ainsi que de garantir un accès plus équitable aux soins.

Les priorités annoncées portent notamment sur le renforcement des soins de santé de base et des spécialités médicales, le développement des services de santé numériques et l’accélération de l’achèvement des projets en cours.

Une attention particulière sera accordée aux hôpitaux régionaux et locaux, afin d’améliorer la qualité des prestations et de rapprocher les services de santé des citoyens.

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A Tunis, de nouveaux hôtels arrivent en dépit des défis de l’investissement

Tunis-Capitale continue d’attirer les grandes enseignes hôtelières, mais les chantiers à l’arrêt, certains depuis plusieurs années, rappellent les défis de l’investissement et la rigidité de la législation.

Tunis confirme son attractivité pour les grandes chaînes hôtelières internationales. Hilton, Accor, Marriott ou encore Radisson misent sur la capitale tunisienne, convaincus par le potentiel d’un marché porté par le tourisme d’affaires, les événements internationaux, le développement des quartiers du Lac et des Jardins de Carthage ainsi que la stabilité de la destination en termes d’arrivées de visiteurs de l’étranger.

Cette dynamique se traduit par plusieurs projets d’hôtels qui devraient enrichir l’offre d’hébergement haut de gamme au cours des prochaines années. Mais derrière ces annonces porteuses d’optimisme, la réalité des investissements demeure plus contrastée. Plusieurs projets emblématiques restent à l’arrêt, illustrant les difficultés administratives, juridiques ou financières auxquelles se heurtent les investisseurs.

5 projets portés par des enseignes internationales

Parmi les réalisations les plus avancées figure le Hilton Garden Inn des Jardins de Carthage. L’établissement de 170 chambres est annoncé pour une ouverture en janvier 2027. Il sera dirigé par Belhassen Tebourbi.

Le groupe Accor poursuit également son développement avec un Novotel actuellement en construction sur la route touristique de Gammarth. Le groupe prévoit également l’arrivée de l’enseigne Pullman aux Berges du Lac 2, rue de la Feuille d’Érable. Le contrat de franchise a été signé et l’ouverture est envisagée à l’horizon 2029-2030.

Du côté du groupe Marriott, un hôtel sous l’enseigne W Hotels est projeté dans la zone dite « Lac 0 ». Si le contrat de marque a été conclu, les travaux n’ont pas encore démarré.

Le groupe GNC poursuit, pour sa part, les travaux de son futur Radisson au Kram à un rythme peu soutenu et avec un retard conséquent sur le planning prévu. Aucune date d’ouverture est actuellement envisagée.

Ces investissements témoignent de l’intérêt renouvelé des opérateurs internationaux pour Tunis, une destination qui cherche à renforcer son offre hôtelière afin d’accompagner le développement du tourisme d’affaires, des congrès et d’une clientèle internationale à plus forte valeur ajoutée.

Des projets toujours bloqués

À côté de ces perspectives encourageantes, plusieurs dossiers restent toutefois figés depuis plusieurs années.

À Gammarth, le chantier du futur Dar Ismail (sur le site de l’ancien Kahena) est à l’arrêt, tout comme celui du projet La Cigale/Dar Naouar, porté par le groupe Majda, qui n’a toujours pas démarré.

Le projet de conversion de l’hôtel Le Palace sous enseigne Hilton demeure suspendu en raison de procédures juridiques frappant le groupe Alliance.

Aux Berges du Lac 2, le projet hôtelier développé par la société Tredco, comprenant 146 chambres et 19 suites, est interrompu depuis 2023, laissant un chantier inachevé.

Autre dossier emblématique, celui de la reconstruction de l’Hôtel du Lac, portée par la Lafico. Après l’entame des travaux de démolition, le chantier est aujourd’hui totalement interrompu.

À Sidi Bou Saïd, le mythique Hôtel Amilcar, loué par la CTDT auprès de l’UGTT, attend toujours sa renaissance. Le projet de reconstruction, qui devait aboutir à une réouverture sous l’enseigne Ritz-Carlton avec 129 suites, annoncée à l’époque pour 2014, reste lui aussi à l’arrêt.

Entre attractivité et réalités du terrain

La multiplication des signatures de contrats avec de grandes enseignes internationales confirme que Tunis conserve un réel pouvoir d’attraction auprès des investisseurs et des groupes hôteliers mondiaux. La capitale bénéficie d’atouts reconnus : une position stratégique en Méditerranée, une demande soutenue en hébergement d’affaires et une montée en gamme progressive de son offre touristique.

Toutefois, le passage de l’annonce à la réalisation demeure un exercice complexe. Les délais administratifs, les contraintes foncières, les procédures juridiques, les difficultés de financement ou encore les changements de conjoncture rallongent considérablement les calendriers d’exécution.

Si les nouveaux projets traduisent une confiance retrouvée dans le potentiel hôtelier de Tunis, ils rappellent également qu’au-delà des effets d’annonce, la réussite d’un investissement repose avant tout sur la capacité à lever les obstacles qui retardent la concrétisation des chantiers. C’est à cette condition que la capitale pourra pleinement transformer ses ambitions en nouvelles capacités d’accueil et consolider son positionnement parmi les grandes destinations urbaines de la Méditerranée.

©Destination Tunisie

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