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De sa prison, Mourad Zeghidi solidaire avec Ghazi Mrabet et Mohamed Yousfi

11. September 2026 um 10:08

Dans un message envoyé de la prison où il croupit depuis 2024, le journaliste Mourad Zeghidi a exprimé sa solidarité avec son avocat Ghazi Mrabet, arrêté dans la soirée du jeudi 3 septembre 2026 et poursuivi dans une vague affaire de trafic de stupéfiants et de blanchiment d’argent, et son ami le journaliste Mohamed Yousfi, arrêté le lendemain, vendredi 4 septembre, et placé en garde à vue malgré l’opération chirurgicale qu’il a subie durant sa détention. Il est poursuivi dans une affaire, tout aussi vague, de blanchiment d’argent en lien avec le financement de la plateforme médiatique Alqatiba dont il est le rédacteur en chef.

«J’exprime ma totale solidarité avec mon ami et frère, l’avocat Ghazi Mrabet, face à l’épreuve qu’il traverse.

«Ghazi est un modèle rare de loyauté, d’amitié et de soutien, notamment durant l’épreuve que j’ai moi-même vécue en 2024.

«J’exprime également mon soutien indéfectible à mon cher confrère et ami Mohamed Yousfi, l’un des journalistes les plus éminents, brillants, intègres et honnêtes de Tunisie. Je n’oublierai jamais le soutien qu’il m’a apporté et sa présence à mes côtés lors de mon arrestation.

«Que Dieu leur apporte soulagement et délivrance», a écrit Mourad Zeghidi dans ce message publié sur la page Facebook Free Mourad Zeghidi.

Rappelons que, selon le parquet de Tunis, l’avocat a été arrêté au domicile d’un client, trafiquant notoire recherché par la justice, déjà condamné par contumace à 40 ans de prison. Selon l’accusation, il aurait tenté de faciliter sa fuite et d’entraver le travail des agents de police judiciaires. Ses collègues crient son innocence en rappelant le droit des avocats de contacter leurs clients, même si ces derniers sont en fuite, sans mettre en danger leur sécurité.

I. B.  

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Mourad Zeghidi exprime sa solidarité avec Ghazi Mrabet et Mohamed Yousfi

10. September 2026 um 20:22

Depuis sa cellule à la prison civile de Mornaguia, le chroniqueur et journaliste Mourad Zeghidi a adressé un message de solidarité à l’avocat Ghazi Mrabet et au journaliste Mohamed Yousfi.

Dans ce texte diffusé via sa page Facebook, ce jeudi 10 septembre 2026, Mourad Zeghidi a tenu à exprimer sa gratitude envers ceux qui lui apportent un soutien indéfectible depuis le début de son épreuve qui dure depuis 2024.

Il a également salué en premier lieu son avocat et ami, Me Ghazi Mrabet, le décrivant comme « un exemple rare de dévouement, d’amitié et de soutien » tout au long de sa détention avant d’adresser un message à Mohamed Youssfi, qu’il qualifie de confrère « brillant, intègre et honnête », soulignant qu’il n’oubliera jamais sa présence à ses côtés lors de son arrestation.

​Dans son message, Mourad Zeghidi a également exprimé son soutienà tous les journalistes estimant que « le secteur des médias et la liberté d’expression traversent une période particulièrement complexe ».Depuis sa cellule à la prison civile de Mornaguia, le chroniqueur et journaliste Mourad Zeghidi a adressé un message de solidarité à l’avocat Ghazi Mrabet et au journaliste Mohamed Yousfi.

Dans ce texte diffusé via sa page Facebook, ce jeudi 10 septembre 2026, Mourad Zeghidi a tenu à exprimer sa gratitude envers ceux qui lui apportent un soutien indéfectible depuis le début de son épreuve qui dure depuis 2024.

Il a également salué en premier lieu son avocat et ami, Me Ghazi Mrabet, le décrivant comme « un exemple rare de dévouement, d’amitié et de soutien » tout au long de sa détention avant d’adresser un message à Mohamed Youssfi, qu’il qualifie de confrère « brillant, intègre et honnête », soulignant qu’il n’oubliera jamais sa présence à ses côtés lors de son arrestation.

​Dans son message, Mourad Zeghidi a également exprimé son soutienà tous les journalistes estimant que « le secteur des médias et la liberté d’expression traversent une période particulièrement complexe ».

Y. N.

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EuroMed Droits appelle à la libération immédiate de Mohamed Yousfi

09. September 2026 um 22:58

EuroMed Droits exprime sa profonde préoccupation à la suite de l’émission d’un mandat de dépôt à l’encontre du journaliste Mohamed Yousfi, rédacteur en chef du site d’information Al Katiba, et appelle à sa libération immédiate.

Mohamed Yousfi a été arrêté alors qu’il se rendait dans les locaux de la radio Express FM pour participer à une émission radiophonique, puis placé en garde à vue.

Le jour de son arrestation, Mohamed Yousfi avait subi une intervention chirurgicale urgente. Malgré les douleurs importantes dont il souffrait, il a été interrogé et le juge d’instruction a ensuite émis, le mercredi 8 septembre, un mandat de dépôt à son encontre.

EuroMed Droits exprime sa profonde inquiétude face à cette affaire, qui s’inscrit dans une tendance croissante de restrictions systématiques visant les voix indépendantes et critiques, notamment les journalistes, les syndicalistes, les responsables politiques, les défenseur·e·s des droits humains et les acteurs de la société civile.

Les avocats de la défense ont notamment affirmé que le dossier ne contenait aucun document, aucune preuve, ni même le moindre commencement de preuve justifiant l’émission d’un mandat de dépôt à son encontre.

L’affaire de Mohamed Yousfi s’inscrit dans un contexte plus large de ciblage des journalistes tunisiens indépendants. D’autres journalistes sont actuellement détenus ou font l’objet de poursuites judiciaires, notamment Mourad Zeghidi, Borhen Bsaïss et Zied El Héni.

EuroMed Droits condamne également le climat d’intimidation, de stigmatisation et de diffamation visant les journalistes et les voix critiques, et souligne que ces pratiques sont contraires à la liberté de la presse et au droit des citoyen·ne·s d’accéder à l’information.

EuroMed Droits appelle les autorités tunisiennes à :

  • Libérer immédiatement Mohamed Yousfi et poursuivre l’enquête à son encontre en état de liberté ;
  • Garantir le respect de la présomption d’innocence, des droits de la défense et du droit à un procès équitable ;
  • Mettre fin à l’utilisation abusive du droit pénal contre les journalistes en raison de l’exercice de leur profession et de leur droit à la liberté d’expression ;
  • Garantir un environnement sûr et indépendant permettant aux journalistes d’exercer leur profession sans menaces, intimidations ni poursuites arbitraires.

Communiqué

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La FAPaJ appelle à libérer le journaliste tunisien Mohamed El Yousfi  

09. September 2026 um 14:06

La Fédération des journalistes d’Asie-Pacifique (FAPaJ) exhorte le président tunisien à prendre des mesures immédiates pour obtenir la libération du journaliste Mohamed El Yousfi, arrêté le 4 septembre 2026 devant les locaux d’Express FM alors qu’il s’apprêtait à participer à une émission sur la politique de l’eau en Tunisie.

La FAPaJ, qui regroupe des représentants d’organisations de journalistes de cinq sous-régions d’Asie-Pacifique — Pacifique, Asie de l’Ouest, Asie de l’Est, Asie du Sud et Asie centrale — exprime sa solidarité avec El Yousfi, le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) et l’ensemble des journalistes en Tunisie.

Rappelons qu’El Yousfi, a été conduit à la Troisième brigade centrale d’enquête sur les crimes financiers complexes de la Garde nationale, à El Aouina, et placé en garde à vue le samedi 5 septembre.

Selon les informations recueillies par le SNJT auprès de son équipe juridique, une enquête a été ouverte sur la base de publications Facebook.

El Yousfi a également été interrogé sur son travail journalistique et sur la ligne éditoriale d’Alqatiba, l’un des principaux médias indépendants de Tunisie dont il est le rédacteur en chef.

Son arrestation fait suite à une campagne de dénigrement et d’incitation à la haine menée à son encontre sur les réseaux sociaux par des groupes se réclamant du régime en place depuis 2021.

El Yousfi est le dernier journaliste en date à être emprisonné en Tunisie en raison de son travail ou de ses prises de position publiques. Il rejoint Mourad Zeghidi et Borhen Bsaïes, détenus depuis mai 2024 et condamnés à de lourdes peines de prison, ainsi que Zied El Heni, arrêté en avril 2026 et condamné à un an de prison pour avoir critiqué une décision de justice.

La FAPaJ appelle le président Saïed à agir avec détermination et à garantir la libération immédiate et inconditionnelle de Mohamed El Yousfi. Les autorités doivent cesser de recourir aux arrestations, aux détentions, à l’intimidation et aux poursuites judiciaires pour réduire les journalistes au silence et entraver le travail journalistique légitime, souligne l’organisation.

L’emprisonnement de journalistes pour leur travail ou l’expression d’opinions critiques menace le journalisme indépendant et porte atteinte au droit du public à l’information, ajoute-t-elle.

Le journalisme n’est pas un crime, et les journalistes ne doivent jamais faire l’objet d’emprisonnement ou de représailles pour le simple fait d’exercer leur métier, rappelle la FAPaJ, qui exprime sa solidarité avec Mohamed El Yousfi et tous les journalistes confrontés à la persécution en Tunisie.

Nous exhortons le président de la Tunisie à défendre la liberté de la presse, à protéger les journalistes et à garantir qu’ils puissent travailler librement, en toute indépendance et en toute sécurité, sans crainte d’arrestation ou de répression, souligne encore l’organisation.

I. B.

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Affaire Mohamed Yousfi : La justice ordonne un mandat de dépôt

08. September 2026 um 20:09

Le juge d’instruction du Pôle judiciaire économique et financier de Tunis a émis, mardi 8 septembre 2026, un mandat de dépôt contre le journaliste Mohamed Yousfi, après son audition dans le cadre d’une enquête portant notamment sur des soupçons d’enrichissement illicite et de blanchiment d’argent. Cette décision intervient après son placement en garde à vue dans la nuit du 4 au 5 septembre.

Une information judiciaire ouverte

Selon une source judiciaire citée par la TAP, le parquet du Pôle judiciaire économique et financier avait ordonné l’ouverture d’une information judiciaire contre Mohamed Yousfi et toute personne dont l’implication serait établie par l’enquête. Le dossier porte notamment sur des soupçons de constitution d’une entente visant à porter atteinte aux personnes et aux biens, d’enrichissement illicite et de blanchiment d’argent au sein d’un groupe organisé ou d’une entente.

L’enquête vise également des soupçons liés à l’exploitation des facilités procurées par l’activité professionnelle et sociale de l’intéressé, ainsi qu’à la perception d’avantages provenant de flux financiers considérés comme illicites par l’intermédiaire d’une association.

Son état de santé au cœur des préoccupations

Le déroulement de l’audition a toutefois été marqué par une dégradation de l’état de santé du journaliste. Selon plusieurs sources, son interrogatoire a été interrompu après une intervention chirurgicale subie deux jours auparavant. Mosaïque FM rapporte que le juge a suspendu l’interrogatoire en raison de cette dégradation.

La situation sanitaire de Mohamed Yousfi est également au centre des déclarations de son comité de défense et du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT).

Le SNJT dénonce des irrégularités

Dans un communiqué publié mardi, le SNJT a dénoncé les conditions dans lesquelles le mandat de dépôt aurait été délivré. Selon le syndicat, citant la défense, la décision serait intervenue avant la fin de l’interrogatoire, sans permettre aux avocats de présenter leurs plaidoiries et alors que le journaliste était absent. La défense aurait également refusé de signer le procès-verbal.

Le SNJT a par ailleurs demandé la révision immédiate de la décision, l’ouverture d’une enquête indépendante sur les éventuelles irrégularités et la garantie des soins médicaux nécessaires à Mohamed Yousfi.

Le journaliste, rédacteur en chef du média Al Qatiba, avait été arrêté vendredi alors qu’il se rendait à une émission sur Express FM.

Lire aussi :

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Mandat de dépôt contre Mohamed Yousfi | Le SNJT tire la sonnette d’alarme

08. September 2026 um 18:57

Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a vivement condamné l’émission d’un mandat de dépôt à l’encontre du journaliste Mohamed Youssefi, dénonçant des vices de procédure flagrants ainsi qu’un mépris total de son état de santé alarmant.

Dans un communiqué publié ce mardi 8 septembre 2026, le Syndicat tire la sonnette d’alarme sur les conditions de cette décision judiciaire en afformant que selon le comité de défense, le mandat de dépôt a été émis de manière irrégulière : « l’interrogatoire n’a pas été finalisé, les plaidoiries des avocats n’ont pas été entendues, et l’acte a été posé en l’absence de l’inculpé alors même que ses conseils ont refusé de signer le procès-verbal ».

Le SNJT pointe également une urgence médicale occultée en rappelant que Mohamed Yousfi a été victime de violentes douleurs dans les locaux du Pôle judiciaire économique et financier et a dû être à nouveau examiné sur place par un médecin de la Protection civile, sachant qu’il a été opéré de l’appendicite lors de sa garde à vue.

Malgré ce tableau clinique préoccupant, l’audience n’a pas été interrompue pour lui permettre de recevoir les soins requis, déplore le SNJT qui fait porter l’entière responsabilité de toute séquelle physique ou légale aux autorités, tout en rappelant que la détention provisoire ne doit en aucun cas s’apparenter à une peine anticipée ou servir d’instrument d’intimidation contre la presse.

Y. N.

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Mohamed Yousfi : Sa défense alerte sur son état de santé avant une éventuelle détention

08. September 2026 um 16:15

L’état de santé du journaliste et rédacteur en chef du site Al-Katiba, Mohamed Yousfi, se serait fortement détérioré mardi 8 septembre alors qu’il se trouvait au pôle judiciaire économique et financier de Tunis pour être entendu par le juge d’instruction. Selon le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), ses douleurs sont devenues particulièrement intenses au point de nécessiter l’intervention d’un médecin de la Protection civile.

D’après le syndicat, qui cite des membres de son comité de défense, le médecin dépêché sur place a examiné le journaliste et lui a prescrit des médicaments. Plusieurs avocats de sa défense auraient alors dû quitter les lieux afin de se procurer les traitements prescrits, dans un contexte où l’état de santé de Yousfi suscitait une vive inquiétude.

Toujours selon la défense rapportée par le SNJT, l’état de Mohamed Yousfi se serait ensuite aggravé, au point qu’il aurait crié de douleur. Le syndicat décrit une situation médicale « extrêmement préoccupante » et estime que son état ne permettrait pas, selon la défense, de supporter davantage d’attente ou de report.

Une situation médicale qui intervient après une opération

Cette nouvelle alerte intervient quelques jours après une grave crise de santé ayant nécessité l’hospitalisation du journaliste et une intervention chirurgicale en urgence. Le SNJT avait déjà dénoncé, lundi 7 septembre, la prolongation de sa détention malgré cette intervention médicale et demandé sa libération immédiate.

La question de la compatibilité entre son état de santé et les mesures judiciaires envisagées se retrouve ainsi au centre des préoccupations de sa défense. Celle-ci affirme qu’un placement en détention pourrait toujours être décidé malgré la dégradation de son état, soulevant la question de l’adaptation d’une telle mesure à sa situation médicale.

Les faits reprochés à Mohamed Yousfi

Mohamed Yousfi est détenu depuis le 4 septembre 2026. Son arrestation est intervenue alors qu’il se rendait à une émission sur Express FM, selon le SNJT. Le juge d’instruction du pôle judiciaire économique et financier a ensuite ordonné son maintien en détention dans le cadre d’une enquête portant notamment sur des soupçons d’enrichissement illicite et de blanchiment d’argent.

Selon une source judiciaire citée par l’agence TAP, l’enquête concerne également des soupçons de constitution d’une entente en vue d’attenter aux personnes et aux biens, ainsi que des faits présumés liés au blanchiment d’argent et à l’enrichissement illicite. Le journaliste est entendu dans le cadre d’une enquête financière qui porte sur lui ainsi que sur toute personne susceptible d’être impliquée.

La défense conteste pour sa part les accusations et affirme notamment qu’il n’existerait pas, selon elle, de données bancaires ou d’expertises financières établissant les faits reprochés à Yousfi. Elle considère également que les poursuites seraient liées à son activité journalistique, une lecture que les autorités judiciaires ne présentent pas de la même manière.

Le SNJT hausse le ton

Face à l’évolution de la situation, le SNJT a intensifié sa mobilisation. Lors d’une conférence de presse tenue mardi, son président Zied Dabbar a demandé la libération de Mohamed Yousfi et l’arrêt des poursuites judiciaires, tout en annonçant une « urgence journalistique » pour défendre la liberté de la presse et les droits des journalistes. Une mobilisation a également été organisée devant le pôle judiciaire économique et financier.

Lire aussi : Mohamed Yousfi : Sa garde à vue prolongée de 48 heures

L’affaire intervient dans un contexte de fortes tensions autour de la liberté de la presse en Tunisie. L’arrestation de Mohamed Yousfi et les poursuites engagées contre lui ont suscité des réactions de journalistes et d’organisations de défense des libertés, tandis que le SNJT réclame le respect de la présomption d’innocence et de l’ensemble des garanties d’un procès équitable.

À ce stade, aucune décision définitive concernant un éventuel placement de Mohamed Yousfi en détention n’est à présenter comme acquise. La question demeure étroitement liée aux suites de son audition par le juge d’instruction et à l’évolution de son état de santé.

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Quatre syndicats français demandent la libération de Mohamed Yousfi

08. September 2026 um 13:07

Quatre syndicats français de journalistes (SNJ, SNJ-CGT, CFDT-Journalistes, SGJ-FO) ont appelé à la libération de Mohamed Yousfi, rédacteur en chef du média tunisien indépendant Al Qatiba, placé en détention le 5 septembre 2026.

Ces organisations déclarent que l’enquête porterait sur des publications Facebook du journaliste, ainsi que sur son travail et la ligne éditoriale d’Al Qatiba. Et ce, dans un contexte marqué par ses enquêtes sur la pénurie d’eau en Tunisie et ses prises de position critiques envers les autorités.

A cet égard, les syndicats français y voient une atteinte au journalisme indépendant en Tunisie et citent le cas de Mourad Zeghidi, détenu depuis mai 2024.

Ainsi, ils affichent leur soutien au Syndicat National des Journalistes Tunisiens (SNJT) et à la Fédération internationale des journalistes (FIJ), qui ont également demandé la libération de Mohamed Yousfi et évoqué un climat d’intimidation à l’égard de la profession.

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Arrestation de Mohamed Yousfi : le SNJT appelle à une campagne de solidarité

08. September 2026 um 11:02

À l’occasion d’une conférence de presse tenue le 8 septembre 2026, le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a mis l’accent sur l’arrestation du rédacteur en chef d’Alqatiba, Mohamed Yousfi, interpellé le 4 septembre. 

Le syndicat affirme que cette mesure intervient sur fond de positions critiques de M. Yousfi à l’égard des politiques publiques (eau, électricité, situation économique) et considère de ce fait qu’il s’agit d’un ciblage lié à son travail journalistique et à ses prises de position, et non à des faits financiers établis. 

Le SNJT qualifie la situation d' »urgence journalistique », estimant que la profession fait face à « un climat de plus en plus répressif », avec des journalistes emprisonnés, poursuivis ou contraints à l’exil.

Sur le plan judiciaire, les avocats intervenant lors de la conférence ont souligné que la procédure reposait largement sur des publications et des rumeurs circulant sur les réseaux sociaux, sans éléments matériels solides. Ils ont aussi pointé la rapidité et la concentration des décisions (ouverture d’enquête, désignation du juge, perquisition, arrestation, garde à vue) dans un court laps de temps, y voyant un manque de proportionnalité et un renversement de fait de la présomption d’innocence.

Le SNJT a annoncé le lancement d’une campagne nationale et internationale de solidarité avec Mohamed Yousfi et avec l’ensemble des journalistes détenus, poursuivis ou exilés, évoquant la possibilité de recourir à diverses formes d’action (sit-in, grèves de la faim, mobilisations professionnelles).

Le syndicat réitère par ailleurs ses demandes récurrentes : libération des journalistes emprisonnés, arrêt des poursuites liées à l’exercice du journalisme, révision du décret-loi n°54 de 2022 et respect du décret-loi n°115 de 2011, ainsi que garantie d’un procès équitable et d’une justice indépendante.

En filigrane de cette conférence, apparaît aussi la question plus large de la crise économique du secteur des médias, qui rendrait les entreprises de presse plus vulnérables aux pressions politiques et administratives, conclut le SNJT.

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Mohamed Yousfi : Sa garde à vue prolongée de 48 heures

07. September 2026 um 12:20

La garde à vue du journaliste Mohamed Yousfi a été prolongée de 48 heures supplémentaires, lundi 7 septembre 2026, dans le cadre de l’enquête menée par le Pôle judiciaire économique et financier. Cette décision intervient après son placement initial en garde à vue dans la nuit du vendredi 4 au samedi 5 septembre. Le SNJT renouvelle de son côté sa demande de libération, en mettant notamment en avant l’état de santé du journaliste après une intervention chirurgicale urgente.

Une nouvelle prolongation de 48 heures

Mohamed Yousfi reste à la disposition des enquêteurs pour une nouvelle période de 48 heures. La décision intervient alors que l’information judiciaire ouverte à son encontre se poursuit au niveau du Pôle judiciaire économique et financier.

Selon une source judiciaire citée par l’agence TAP, l’enquête porte notamment sur des soupçons d’enrichissement illicite et de blanchiment d’argent. Le dossier concerne également d’autres faits présumés, dont la constitution d’une entente visant à porter atteinte aux personnes et aux biens ainsi que l’obtention d’avantages provenant de flux financiers illicites par l’intermédiaire d’une association.

Ces éléments correspondent à des soupçons faisant l’objet de l’enquête et ne constituent pas, à ce stade, des faits judiciairement établis. Mohamed Yousfi bénéficie de la présomption d’innocence.

Une enquête toujours en cours

Le placement en garde à vue intervient dans le cadre d’une commission rogatoire délivrée par le juge d’instruction à l’Unité nationale spécialisée dans les recherches en infractions financières complexes de la Garde nationale.

Le journaliste avait été auditionné dans le cadre de cette procédure avant que son placement en garde à vue ne soit décidé afin de poursuivre les investigations et l’exécution de la commission rogatoire.

La nouvelle période de 48 heures doit permettre aux enquêteurs de poursuivre leurs investigations. À son terme, la justice devra déterminer la suite à donner à la procédure, selon les éléments recueillis au cours de l’enquête.

Le SNJT demande sa libération

De son côté, le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a exprimé sa profonde inquiétude après la prolongation de la garde à vue.

Le syndicat renouvelle sa demande de libération du journaliste et estime que son état de santé justifie qu’il puisse poursuivre ses soins et sa convalescence dans des conditions adaptées. Le SNJT rappelle que Mohamed Yousfi a été victime d’un problème de santé dans la nuit du 4 au 5 septembre et qu’il a été transféré dans un hôpital de la capitale, où il aurait subi une intervention chirurgicale en urgence.

Le syndicat considère également que les autorités doivent garantir son intégrité physique, son accès aux soins ainsi que ses droits de défense.

Le dossier oppose ainsi, à ce stade, deux lectures distinctes qu’il convient de ne pas confondre.

Sur le plan judiciaire, la procédure porte sur les infractions mentionnées par la source judiciaire et les investigations se poursuivent.

De son côté, le SNJT estime que les poursuites sont liées à l’activité journalistique de Mohamed Yousfi et à ses prises de position.

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Après une intervention chirurgicale urgente, le SNJT alerte sur l’état de santé de Mohamed Yousfi

06. September 2026 um 09:08

Le journaliste Mohamed Yousfi, actuellement retenu dans le cadre d’une enquête judiciaire liée à l’exercice de son activité journalistique, a été victime, dans la nuit du vendredi 4 septembre, d’un malaise ayant nécessité son transfert vers un hôpital de la capitale, où il a subi une intervention chirurgicale en urgence, selon le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT).

Dans un communiqué publié sur sa page officielle, le SNJT a fait part de son inquiétude quant à l’état de santé du journaliste et a souligné que sa sécurité et son intégrité physique relèvent directement de la responsabilité des autorités chargées de sa rétention.

Le syndicat estime que la dégradation de son état de santé constitue un élément supplémentaire justifiant sa libération et appelle à lui permettre de poursuivre son traitement et sa période de convalescence dans des conditions adaptées, loin des contraintes liées à sa rétention.

Le SNJT demande également que les droits de la défense de Mohamed Yousfi soient pleinement garantis et que le journaliste puisse suivre son dossier judiciaire dans le respect des garanties prévues par la loi.

Le SNJT réclame sa libération

Le syndicat a renouvelé sa demande de libération immédiate de Mohamed Yousfi ainsi que l’arrêt des poursuites qu’il considère liées à l’exercice de son activité journalistique.

Pour le SNJT, l’exercice du métier de journaliste, indépendamment de ses positions ou du degré de ses critiques, ne devrait pas conduire à la détention.

Le syndicat a, par ailleurs, appelé les autorités à garantir au journaliste l’accès aux soins médicaux nécessaires et à assurer un suivi régulier de son état de santé.

Il les tient pleinement responsables de sa sécurité physique et sanitaire, soulignant que la préservation de sa vie et de son intégrité doit primer sur toute autre considération.

Lire aussi : Le journaliste Mohamed Yousfi en garde à vue : Les motifs de l’enquête précisés

Cette nouvelle évolution intervient alors que Mohamed Yousfi fait l’objet d’une enquête judiciaire, dans un contexte marqué en Tunisie par des inquiétudes persistantes exprimées par les organisations professionnelles concernant les conditions d’exercice du journalisme et les poursuites visant des journalistes.

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SNJT | Placé en garde à vue, le journaliste Mohamed Yousfi opéré en urgence

05. September 2026 um 21:54

​Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a annoncé dans la soirée de ce samedi 5 septembre 2026, que Mohamed Yousfi a été opéré en urgence alors qu’il était en garde à vue.

Dans son communiqué, le SNJT précise que Mohamed Yousfi a été victime d’un malaise et qu’il a été transporté à l’hôpital , où il a été opéré en urgence de l’appendicite dans la nuit du 4 septembre 2026.

​Le syndicat soutient que les contraintes et la pression de la détention sont incompatibles avec les soins post-opératoires et la convalescence requis par son état, en affirmant que la santé et l’intégrité physique du journaliste relèvent de la responsabilité directe des autorités compétentes.

La même source a rappelé que la place d’un professionnel de l’information et des médias n’est pas en prison quelles que soient ses prises de position, tout en réclamant l’abandon des poursuites visant Mohamed Yousfi et sa remise en liberté afin qu’il puisse se soigner dignement tout en exerçant ses droits de défense.

Y. N.

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Le mensonge a les jambes courtes, la vérité finira par éclater !

05. September 2026 um 12:51

Le journaliste Mohamed Yousfi, rédacteur en chef du média d’investigation Alqatiba, arrêté et placé en garde-à-vue hier soir, vendredi 4 septembre 2026, a fait parvenir, par le biais de son avocate Hela Ben Salem, cette lettre à ses collègues journalistes et aux Tunisiens en général, pour les exhorter à défendre leur dignité et leurs droits. Nous traduisons cette lettre de l’arabe et la reproduisons ci-dessous…  

Mohamed Yousfi *

Mon message aux journalistes indépendants de ce pays : N’ayez pas peur ; continuez à écrire, à vous exprimer, à porter la voix des citoyens, celle des personnes marginalisées et opprimées.

Défendez l’État de droit, les droits humains et la dignité du citoyen tunisien — une dignité que nous avons perdue dans ce pays.

Je m’adresse tout particulièrement à mes collègues d’Alqatiba : Poursuivez le chemin que nous avons tracé ; n’ayez crainte ; j’ai une immense confiance en vous. Les tentatives de harcèlement et d’acharnement dont je fais l’objet ne visent en réalité qu’à atteindre Alqatiba et à entraver la ligne éditoriale indépendante de cette entreprise.

Tous les Tunisiens connaissent la valeur de cette plateforme, ainsi que ses réalisations et sa contribution au droit d’accès à l’information et au journalisme d’investigation.

Aujourd’hui, les faits, enquêtes et données présentés par Alqatiba sont utilisés par la justice elle-même comme référence dans des affaires majeures d’évasion fiscale, de blanchiment d’argent et de corruption ; c’est l’un des derniers bastions de la liberté de pensée, d’expression et de la presse.

Ce n’est pas Mohamed Yousfi qui est sanctionné aujourd’hui, mais Alqatiba, pour son attachement à son indépendance et aux valeurs journalistiques léguées par la Révolution, au prix du sang des martyrs et des blessés. Il est donc impératif de poursuivre ce chemin, et j’ai une confiance totale en mes collègues d’Alqatiba.

Mon message aux Tunisiens : si je suis actuellement en garde à vue, c’est pour une raison très simple : j’exerce mon métier de journaliste de manière indépendante et professionnelle.

Je défends votre droit à une vie digne, à l’eau, à l’électricité, à la santé et à l’enseignement public, ainsi que votre droit de défendre votre dignité, de bénéficier d’une presse libre et d’accéder à l’information.

Les véritables criminels sont ces blogueurs corrompus qui tentent de salir la réputation des journalistes libres du pays ; mais le mensonge a les jambes courtes.

Aujourd’hui, j’ai été enlevé alors que j’exerçais mes fonctions de journaliste. On m’a appréhendé comme si j’avais été pris en flagrant délit ou que je tentais de fuir, alors qu’il aurait suffi de me convoquer : mon identité et mon adresse sont connues, et il n’y avait aucune raison de faire une telle démonstration de force.

Tenter de me discréditer en m’accusant de blanchiment d’argent relève de l’absurde et témoigne de la faillite de ce système.

Au moment de mon arrestation, je ne possédais rien : ni argent, ni biens immobiliers. Je vis de mon salaire et mon compte bancaire est même débiteur de quelques dinars.

Espérons que cette épreuve passera ; la vérité finira par éclater, tôt ou tard.

Traduit de l’arabe.

* Journaliste, rédacteur en chef d’Alqatiba.

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Tunisie | La FIJ exige la libération immédiate du journaliste Mohamed Yousfi

05. September 2026 um 11:47

Dans un communiqué publié ce samedi 5 septembre 2026, la Fédération internationale des journalistes (FIJ) s’est jointe au Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), pour exiger la libération immédiate du journaliste Mohamed Yousfi, arrêté la veille devant les locaux d’Express FM, à Tunis, alors qu’il s’apprêtait à participer à une émission consacrée à la politique de l’eau en Tunisie.

Le journaliste, rappelons-le, a été conduit à la troisième brigade centrale d’enquête sur les crimes financiers complexes de la Garde nationale, située à El Aouina, à Tunis et placé en garde.

Selon les informations recueillies par le SNJT auprès de son équipe juridique, Mohamed Yousfi a été interrogé sur des publications diffusées sur Facebook, mais aussi sur son travail journalistique et la ligne éditoriale d’Alqatiba, l’un des médias indépendants de référence en Tunisie. Son arrestation intervient après une campagne de dénigrement et d’incitation menée contre lui sur les réseaux sociaux.

«Mohamed Yousfi vient allonger la liste des journalistes emprisonnés en Tunisie en raison de leur travail ou de leurs prises de position. Il rejoint notamment Mourad Zeghidi et Borhen Bsaïes, détenus depuis mai 2024 et condamnés à de lourdes peines de prison, ainsi que Zied El Heni, arrêté en avril 2026 et condamné à un an de prison après avoir critiqué une décision judiciaire», souligne la FIJ.

Zied Dabbar, président du SNJT et vice-président de la FIJ, a déclaré : «L’arrestation de Mohamed Yousfi est directement liée à son travail journalistique indépendant et à ses prises de position critiques. Lorsqu’un journaliste peut être arrêté sur le chemin d’un studio de radio, c’est à toute la profession qu’un message d’intimidation est adressé. Les journalistes tunisiens ne renonceront pourtant ni à enquêter, ni à interroger les responsables publics, ni à exercer leur indispensable mission d’information.»

Anthony Bellanger, secrétaire général de la FIJ, a déclaré : «Je connais personnellement Mohamed Yousfi. Je connais son engagement, son courage et son attachement à un journalisme libre, rigoureux et de qualité. Son travail au sein d’Alqatiba et ses interventions critiques dérangent manifestement le pouvoir. Son arrestation s’inscrit directement dans la politique répressive tunisienne, qui vise, poursuit et emprisonne les journalistes. La Tunisie s’enfonce chaque jour davantage dans la criminalisation du journalisme indépendant. Nous exigeons la libération immédiate de Mohamed et de tous les journalistes détenus.»

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Le député Mohamed Ali solidaire avec le journaliste Mohamed Yousfi

05. September 2026 um 11:22

Mohamed Ali, député de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), a réagi sur les réseaux sociaux à l’interpellation du journaliste Mohamed Yousfi, rédacteur en chef du média Alqatiba, qui a eu lieu, dans la soirée du vendredi 4 septembre 2026, devant les locaux de la radio Express FM, où il devait intervenir à 18 heures, aux côtés de son confrère Walid Ben Rhouma, dans une émission consacrée à la crise de l’eau en Tunisie.

«Toute ma solidarité avec le journaliste indépendant Mohamed Yousfi, interpellé  dans un contexte précédé d’une campagne d’incitation systématique sur les réseaux sociaux», a écrit le député, ajoutant que «la concomitance entre cette incitation et l’interpellation soulève des questions sérieuses qu’il n’est plus possible d’ignorer ; en effet, les campagnes de diffamation et de pression exercées sur les journalistes ne sauraient constituer un prélude ‘‘normal’’ ou une justification tacite à des arrestations et à des poursuites [judiciaires]»

«Mohamed Yousfi est un journaliste qui a choisi d’exercer son métier en toute indépendance et de poser les questions qu’il juge d’intérêt public. Être en désaccord avec ses écrits ou ses propos ne saurait constituer un délit ; de même, la critique et le débat public ne justifient pas que l’on fasse d’un journaliste une cible d’incitation à la haine, pour ensuite le placer en détention», a encore écrit le député.

«La solidarité avec Mohamed Yousfi ne se limite pas à la personne ; elle constitue une défense du droit du journaliste à travailler librement et du droit de la société à une presse affranchie de l’intimidation, de l’incitation à la haine et des arrestations. Nous refusons que l’incitation à la haine contre les journalistes devienne une banalité. Nous exigeons que toute la lumière soit faite sur les circonstances de l’interpellation de Mohamed Yousfi et que ses droits légaux soient garantis. Nous refusons également que les réseaux sociaux se transforment en un espace où l’on décide arbitrairement qui doit être poursuivi et qui doit être laissé tranquille», a souligné Mohamed Ali. E de conclure : «Liberté pour Mohamed Yousfi, et solidarité avec tout journaliste qui paie le prix de son attachement à sa liberté et à son indépendance».

Placé en garde-à-vue, Mohamed Yousfi serait visé par une information judiciaire du Pôle judiciaire économique et financier. Il serait soupçonné d’entente pour nuire aux personnes et aux biens, d’enrichissement illicite et de blanchiment d’argent liés à des flux financiers associatifs de son média d’investigation. Ses collègues affirment qu’il a été arrêté pour faire taire sa voix indépendante et libre et, à travers lui, intimider les journalistes soucieux de faire honnêtement leur travail d’information et d’analyse de la grave situation régnant dans le pays.

I. B.

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Tunisie | L’arrestation du journaliste Mohamed Yousfi suscite une vague d’indignation

05. September 2026 um 07:36

Mohamed Yousfi, rédacteur en chef du média d’investigation Alqatiba (الكتيبة), est l’un des meilleurs journalistes de sa génération. Il est réputé pour sa rigueur professionnelle et sa liberté de ton. On comprend dès lors que son arrestation et son placement en garde à vue, le vendredi 4 septembre 2026, ait suscité une vague d’indignation et des interrogations sur les motivations d’une telle décision où beaucoup ont vu une volonté du régime de faire taire une voix jugée trop libre.

Mohamed Yousfi a été interpellé par la Brigade nationale d’El Gorjani alors qu’il s’apprêtait à intervenir sur Express FM pour présenter une enquête d’Alqatiba sur les politiques hydrauliques en Tunisie.

Alqatiba est un média en ligne indépendant et un magazine d’investigation tunisien spécialisé dans le journalisme de données et la presse d’enquête.

Fondé en 2019, le média est géré par l’organisation non gouvernementale Taqallam pour la liberté d’expression et de création (تكلّم من أجل حرية التعبير والإبداع), basée à Tunis. Il se positionne comme une plateforme alternative axée sur la transparence, les droits de l’homme, la gouvernance, le climat et la justice sociale et fiscale.

Selon les premières informations, Mohamed Yousfi serait visé par une information judiciaire du Pôle judiciaire économique et financier. Il serait soupçonné d’entente pour nuire aux personnes et aux biens, d’enrichissement illicite et de blanchiment d’argent liés à des flux financiers associatifs de son média d’investigation. Mais la réputation du journaliste, ses positions critiques à l’égard du pouvoir entourent son arrestation d’un soupçon de règlement de compte politique dans un contexte où, selon beaucoup d’organisations nationales et internationales, les droits et les libertés sont de plus en plus bafoués et réprimés dans le pays.

Rappelons, dans ce contexte, que plusieurs journalistes et chroniqueurs sont en prison depuis plusieurs années, condamnés dans des affaires similaires où la ligne de démarcation entre la liberté d’expression et le blanchiment d’argent est difficile à établir, tels Mourad Zeghidi, Borhen Bsaies et Zied El Heni. D’autres ont fait de la prison avant de retrouver une liberté somme provisoire telles Chadha Hadj Mbarek et Sonia Dahmani. Khaoula Boukrim, quant à elle, a eu le temps de s’exiler en France. Elle a été condamnée par contumace à quatre ans de prison ferme.

I. B.

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Le journaliste Mohamed Yousfi en garde à vue : Les motifs de l’enquête précisés

05. September 2026 um 06:28

Le journaliste Mohamed Yousfi, rédacteur en chef du média d’investigation Al-Katiba, a été placé en garde à vue sur décision du juge d’instruction du Pôle judiciaire économique et financier, quelques heures après son interpellation vendredi 4 septembre 2026. Une source judiciaire citée par la TAP a précisé les soupçons faisant l’objet de l’enquête, notamment l’enrichissement illicite et le blanchiment d’argent.

Une information judiciaire ouverte

Selon la TAP, le parquet du Pôle judiciaire économique et financier près le Tribunal de première instance de Tunis a ordonné l’ouverture d’une information judiciaire à l’encontre de Mohamed Yousfi ainsi que de toute personne que les investigations pourraient révéler.

La source judiciaire évoque notamment des soupçons de constitution d’une entente en vue de porter atteinte aux personnes et aux biens, d’enrichissement illicite et de blanchiment habituel d’argent dans le cadre d’une organisation ou d’une entente.

Elle fait également état de soupçons concernant l’exploitation de facilités liées à la fonction ainsi qu’à l’activité professionnelle et sociale, et de flux financiers présumés dont Mohamed Yousfi aurait bénéficié par l’intermédiaire d’une association.

Une commission rogatoire a été confiée à l’Unité nationale de recherche sur les crimes financiers complexes de la Garde nationale. Après son audition, le juge d’instruction a ordonné son placement en garde à vue et la poursuite des investigations.

À ce stade, il s’agit de soupçons faisant l’objet d’une enquête. Mohamed Yousfi bénéficie de la présomption d’innocence.

Le SNJT évoque son activité journalistique

Selon Reuters, qui cite le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), Mohamed Yousfi a également été interrogé sur son travail journalistique et sur la ligne éditoriale d’Al-Katiba.

Le syndicat établit un lien entre son interpellation et son activité professionnelle et considère que l’affaire concerne plus largement le droit des journalistes à exercer leur métier et le droit à une presse libre et indépendante.

Reuters précise que les autorités tunisiennes n’avaient pas répondu dans l’immédiat à sa demande de commentaire concernant l’interpellation.

Interpellé avant une émission sur les politiques hydrauliques

Mohamed Yousfi avait été interpellé vendredi alors qu’il s’apprêtait à entrer dans les locaux d’Express FM pour participer à l’émission « Le Mag Express », animée par Walid Ben Rhouma. L’interpellation a notamment été confirmée par le président du SNJT, Zied Dabbar.

Son intervention devait être consacrée à un ouvrage publié par Al-Katiba sur les politiques hydrauliques en Tunisie et regroupant plusieurs enquêtes d’investigation consacrées à cette question, selon les informations publiées par Express FM et d’autres médias tunisiens.

Aucun élément rendu public ne permet, à ce stade, d’établir un lien entre le thème de l’émission à laquelle Mohamed Yousfi devait participer et les faits visés par l’enquête judiciaire.

La durée exacte de la garde à vue et son fondement juridique précis n’ont pas été indiqués dans les informations rendues publiques samedi matin.

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