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Adil Chbani nommé directeur général d’Attijari Assurance

13. Juli 2026 um 12:45

Attijari Assurance Tunisie, filiale du Groupe Wafa Assurance, annonce la nomination de Adil Chbani au poste de Directeur Général dont la prise de fonction est effective depuis le 1er juin 2026.

Adil Chbani succède à Mohammed Amal Kaghat, dont l’action à la tête de la compagnie a contribué à consolider sa position sur le marché tunisien. Sa nomination s’inscrit dans une dynamique de continuité et de renforcement du leadership de la filiale.

Fort de plus de vingt-cinq ans d’expérience dans la finance, l’assurance et le développement commercial, Adil Chbani a occupé des fonctions de direction générale au sein de grands groupes bancaires et d’assurance de référence. Spécialiste reconnu de la bancassurance, il dispose également d’une solide expertise en asset management, en leasing et en gestion de patrimoine. Tout au long de son parcours, il a piloté des projets de restructuration, de lancement d’activités et de conquête de parts de marché, en s’appuyant sur un leadership stratégique et une réelle capacité à fédérer les équipes autour d’une vision claire.

Formé aux États-Unis, titulaire d’un diplôme d’Ingénieur et d’un MBA, il a développé une approche du leadership alliant rigueur analytique, vision stratégique et capacité d’exécution.

Dans ses nouvelles fonctions, Adil Chbani aura pour mission de poursuivre la dynamique de développement de la compagnie, de renforcer son positionnement sur le marché et d’accompagner ses ambitions de croissance et d’innovation, en cohérence avec la stratégie du groupe.

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La Tunisie place l’intelligence artificielle et la souveraineté des données au cœur de sa stratégie numérique

Von: tmps
11. Juli 2026 um 12:43

La Tunisie a présenté une vision nationale de la transition numérique inscrite dans son plan de développement 2026-2030, faisant des technologies numériques et de l’intelligence artificielle (IA) des leviers de croissance, d’innovation et d’attractivité pour les investissements, a déclaré vendredi le ministre des Technologies de la communication, Sofiane Hemissi.

Intervenant lors de la réunion ministérielle du Forum du Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI), à Genève, le ministre a indiqué que cette stratégie repose sur le renforcement des infrastructures numériques, la généralisation de la digitalisation des services publics et l’amélioration du climat des affaires, selon un communiqué de son département.

Concernant l’intelligence artificielle,  Hemissi a affirmé que la stratégie nationale s’appuie sur plusieurs principes, notamment la primauté de l’humain, la préservation de la souveraineté nationale et des données, ainsi que le respect des valeurs éthiques, culturelles et sociales.

Il a estimé que l’IA jouera un rôle déterminant dans la transformation des sociétés et des économies au cours des prochaines décennies, tout en plaidant pour une gouvernance garantissant un usage responsable de cette technologie.

Le ministre a également appelé l’Union internationale des télécommunications (UIT) à renforcer l’appui aux États membres afin de traduire les engagements internationaux, notamment ceux du SMSI+20 et du Pacte numérique mondial, en actions concrètes.

En marge du sommet, le ministre. Hemissi s’est entretenu avec la secrétaire générale de l’UIT, Doreen Bogdan-Martin.

Les deux responsables ont réaffirmé leur volonté de consolider leur coopération, tandis que la Tunisie a réitéré son ambition de devenir un pôle régional de l’innovation numérique et de contribuer à une gouvernance responsable de l’IA ainsi qu’à la réduction de la fracture numérique.

 Bogdan-Martin a salué les avancées de la Tunisie dans le domaine du numérique et exprimé la disponibilité de l’UIT à poursuivre le développement de projets de coopération avec le pays.

Organisé du 6 au 10 juillet à Genève par l’UIT avec l’UNESCO, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), le Forum du SMSI réunit des représentants des gouvernements, du secteur privé, de la société civile et des organisations internationales autour des enjeux de la coopération numérique mondiale.

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Banque centrale, souveraineté économique et mutations des équilibres macroéconomiques 

Von: tmps
11. Juli 2026 um 08:26

 Par Mondher AFI

Le 6 juillet 2026, au Palais de Carthage, le Président de la République Kaïs Saïed a reçu le Gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Fethi Zouhair Nouri, venu lui remettre le rapport annuel de la Banque centrale au titre de l’année 2025. Cette rencontre institutionnelle s’inscrit dans un contexte caractérisé par les profondes transformations de l’économie mondiale, la reconfiguration des rapports de puissance économique et l’évolution du rôle des banques centrales dans la gouvernance des États.

 

Elle intervient également après la participation du Gouverneur aux travaux du Congrès financier de la Banque de Russie, organisé à Saint-Pétersbourg, où la Tunisie a pris part aux échanges en qualité d’invitée d’honneur.

Au-delà de son caractère protocolaire, cette rencontre offre une grille de lecture pertinente des enjeux économiques auxquels la Tunisie est confrontée. Les éléments présentés lors de cet entretien – croissance économique, inflation, réserves en devises, remboursement de la dette extérieure et participation aux forums économiques internationaux – ne doivent pas être appréhendés comme une simple succession de données statistiques. Ils traduisent les interactions permanentes entre politique monétaire, stabilité financière, coopération internationale et développement national. L’analyse de ces éléments permet de mieux comprendre les mécanismes qui structurent l’économie tunisienne dans un environnement international marqué par une incertitude croissante et par l’émergence de nouveaux espaces de coopération économique.

 La Banque centrale au cœur de la gouvernance économique

Les banques centrales occupent aujourd’hui une place essentielle dans l’organisation des économies contemporaines. Initialement chargées de l’émission de la monnaie et de la régulation de la circulation monétaire, elles exercent désormais des responsabilités beaucoup plus larges qui concernent la stabilité des prix, la supervision bancaire, la préservation de la confiance dans le système financier et la protection des équilibres macroéconomiques. Dans une économie ouverte comme celle de la Tunisie, ces missions prennent une dimension particulière, puisque les fluctuations internationales influencent directement les marchés financiers, les échanges commerciaux et les mouvements de capitaux.

La remise du rapport annuel constitue ainsi un exercice de transparence institutionnelle qui permet d’apprécier la situation économique du pays à partir d’indicateurs objectivés. Ce document ne se limite pas à dresser un bilan comptable de l’année écoulée, il met également en évidence les évolutions de l’environnement économique, les risques susceptibles d’affecter la stabilité financière ainsi que les perspectives de l’économie nationale. Les banques centrales produisent en effet une expertise indispensable à la compréhension des transformations économiques, dans un contexte où les décisions publiques nécessitent une information fiable et régulièrement actualisée.

Les indicateurs présentés lors de la rencontre offrent des éléments d’appréciation sur la situation macroéconomique du pays. Le taux de croissance renseigne sur l’évolution de l’activité économique, tandis que l’inflation constitue un indicateur de la stabilité des prix et du pouvoir d’achat. Les réserves en devises permettent d’évaluer la capacité du pays à couvrir ses besoins en importations et à honorer ses engagements extérieurs. De son côté, le respect des échéances de remboursement de la dette contribue à apprécier la crédibilité financière de l’État sur les marchés. Pris séparément, ces indicateurs rendent compte de dimensions spécifiques de l’économie ; analysés conjointement, ils offrent une lecture plus complète des équilibres macroéconomiques, sans pour autant suffire, à eux seuls, à rendre compte de l’ensemble des dynamiques économiques et sociales.

Toutefois, la littérature économique contemporaine rappelle que ces indicateurs ne constituent pas une fin en soi. Comme l’ont montré Amartya Sen et Joseph Stiglitz, les performances macroéconomiques prennent leur véritable signification lorsqu’elles s’accompagnent d’une amélioration durable des conditions de vie, d’un renforcement des capacités productives et d’une consolidation des institutions. Les banques centrales participent à la création d’un environnement favorable au développement, mais leur action s’inscrit dans un ensemble plus vaste où interviennent également les politiques budgétaires, industrielles, éducatives et sociales.

La participation tunisienne aux forums économiques internationaux

La rencontre du 6 juillet 2026 a également permis d’évoquer les résultats de la participation tunisienne au Congrès financier organisé par la Banque de Russie, en marge de la vingt-neuvième édition du Forum économique international de Saint-Pétersbourg. Cet événement, placé sous le thème «Dialogue pratique : la voie vers un avenir stable», a réuni des responsables politiques, des gouverneurs de banques centrales, des représentants d’institutions financières, des universitaires et des acteurs économiques provenant de plus d’une centaine de pays et de régions.

L’intérêt de cette participation dépasse la seule dimension diplomatique. Les forums économiques internationaux constituent aujourd’hui des espaces de dialogue où s’élaborent des réflexions sur les mutations du système financier mondial, les nouvelles formes de coopération monétaire, les mécanismes de financement du développement, la transformation numérique des systèmes bancaires et les défis liés aux crises économiques successives. Ils offrent également un cadre d’échange d’expériences entre institutions confrontées à des problématiques souvent similaires, malgré la diversité de leurs contextes nationaux.

La présence de la Tunisie comme invitée d’honneur traduit son insertion dans ces espaces internationaux de concertation économique. Elle permet de renforcer les échanges techniques entre banques centrales, d’élargir les possibilités de coopération financière et de suivre les évolutions des pratiques internationales en matière de régulation bancaire, de paiements numériques, de cybersécurité financière et de gestion des risques macroéconomiques. Dans un contexte marqué par la diversification des partenaires économiques et par l’émergence d’un système international plus multipolaire, cette participation illustre également l’importance croissante de la diplomatie économique dans les stratégies nationales de développement.

Le choix de Saint-Pétersbourg comme lieu de cette rencontre n’est pas anodin. Depuis sa création en 1997, le Forum économique international est devenu un espace majeur de réflexion sur les transformations de l’économie mondiale. Les débats qui y sont organisés portent autant sur les investissements, les innovations technologiques et les transitions énergétiques que sur les nouvelles architectures financières internationales. Pour les banques centrales, ces rencontres constituent des occasions privilégiées de comparer les expériences nationales et d’anticiper les évolutions susceptibles d’influencer la stabilité financière mondiale. 

Les indicateurs macroéconomiques entre stabilité financière et développement

Les données présentées au cours de cette rencontre offrent une lecture de l’évolution de la situation macroéconomique. Elles mettent en évidence des efforts de consolidation des équilibres économiques et financiers, tout en rappelant les défis persistants liés à la croissance, à l’investissement, à l’emploi et à la résilience de l’économie face aux contraintes internes et externes.

Toutefois, l’interprétation de ces indicateurs nécessite une lecture nuancée. Le taux de croissance renseigne sur l’évolution de la production de biens et de services, mais il ne permet pas, à lui seul, d’évaluer les effets de cette évolution sur l’emploi, les revenus, les disparités régionales ou la réduction des inégalités. De la même manière, le ralentissement de l’inflation constitue un indicateur de stabilité des prix, sans que cela implique automatiquement une amélioration du pouvoir d’achat ou des conditions de vie de l’ensemble de la population.

Les réserves en devises représentent un instrument de sécurité économique en permettant de financer les importations et d’absorber d’éventuels déséquilibres extérieurs. Quant au remboursement des engagements financiers internationaux, il traduit le respect des obligations contractuelles de l’État et contribue à l’évaluation de sa situation financière par les partenaires et les marchés.

Pris isolément, chacun de ces indicateurs renseigne sur une dimension spécifique du fonctionnement de l’économie. Leur analyse gagne toutefois à être replacée dans une perspective plus large intégrant les transformations structurelles, les politiques publiques, l’investissement, l’emploi, la productivité et les dynamiques sociales. Les indicateurs macroéconomiques permettent ainsi d’apprécier la stabilité économique, sans constituer à eux seuls une mesure complète du développement.

Les économistes contemporains insistent sur la nécessité d’articuler ces données quantitatives avec des indicateurs relatifs à l’investissement, à la productivité, à l’innovation, à l’emploi, au capital humain et au développement territorial. La qualité d’une trajectoire économique dépend de la capacité à transformer la stabilité financière en croissance durable, à renforcer la compétitivité des entreprises et à favoriser la création de valeur dans l’ensemble des régions du pays. Cette approche multidimensionnelle conduit à considérer les performances macroéconomiques comme des conditions favorables au développement, sans les confondre avec le développement lui-même.

 Les perspectives de la Tunisie dans un environnement économique en mutation

L’économie mondiale traverse une période de recomposition profonde marquée par le déplacement progressif des centres de croissance, la multiplication des pôles d’influence économique et financière ainsi que l’évolution des mécanismes de coopération internationale. Cette dynamique s’accompagne d’une diversification des échanges commerciaux, d’une transformation des chaînes de valeur mondiales et d’une redéfinition des rapports entre les économies développées et émergentes. Dans ce contexte, les États sont conduits à adapter leurs stratégies économiques afin de renforcer leur capacité de résilience face aux chocs externes, de sécuriser leurs approvisionnements, de diversifier leurs partenaires économiques et financiers et d’améliorer leur aptitude à s’insérer dans un environnement international caractérisé par une incertitude croissante et des mutations rapides.

Pour la Tunisie, cette évolution implique de concilier stabilité monétaire, attractivité économique et capacité d’adaptation aux nouvelles dynamiques internationales. La Banque centrale joue un rôle important dans cette perspective en contribuant à la confiance des opérateurs économiques, à la stabilité du système bancaire et à la prévisibilité des politiques monétaires. Toutefois, la consolidation des équilibres financiers ne constitue qu’une composante d’une stratégie plus large mobilisant également les politiques d’investissement, l’innovation, la recherche scientifique, la formation du capital humain et l’amélioration de la gouvernance économique.

Les transformations actuelles de l’économie mondiale montrent également que la coopération internationale ne se limite plus aux relations commerciales. Elle concerne désormais les échanges d’expertise entre banques centrales, le développement des technologies financières, la sécurisation des systèmes de paiement, la régulation des flux numériques et la gestion des risques liés aux changements géopolitiques. Dans ce contexte, la participation aux grands forums internationaux représente un moyen de suivre les évolutions des pratiques économiques, de renforcer les capacités institutionnelles et de mieux anticiper les défis futurs.

La rencontre du 6 juillet 2026 offre ainsi un cadre d’analyse permettant de mettre en relation plusieurs dimensions essentielles de la gouvernance économique contemporaine. La remise du rapport annuel de la Banque centrale, la présentation des principaux indicateurs macroéconomiques et la participation tunisienne aux travaux du Congrès financier de la Banque de Russie et du Forum économique international de Saint-Pétersbourg témoignent de l’articulation croissante entre politiques économiques nationales et transformations de l’environnement international. L’ensemble de ces éléments montre que la stabilité monétaire, la solidité institutionnelle et l’ouverture aux espaces internationaux de coopération constituent des composantes complémentaires d’une réflexion plus large sur les trajectoires de développement de la Tunisie dans un monde en profonde mutation.

 

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L’UGTT appelle à une intervention urgente pour relancer le transport public

Von: tmps
10. Juli 2026 um 11:20

-La Fédération générale du transport relevant de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a appelé, ce jeudi, à l’élaboration d’un plan national d’urgence pour sauver le transport public, renouveler le parc, renforcer la sécurité et la qualité, recruter du personnel et redresser le réseau ferroviaire.

Dans un communiqué publié sur la page officielle de l’UGTT, la fédération a exprimé sa vive inquiétude face à la dégradation « sans précédent » du réseau ferroviaire de la Société des transports de Tunis (Transtu), estimant que la sécurité des agents et des usagers ainsi que la continuité du service public sont désormais sérieusement menacées en raison d’une mauvaise gouvernance, de l’absence de vision stratégique et du manque d’investissement.

Elle a également dénoncé le blocage des dossiers relatifs au renouvellement du parc, notamment le projet d’acquisition de 30 nouvelles rames de métro, financé à hauteur de 495,5 millions de dinars, dont l’appel d’offres n’a toujours pas été lancé.

La fédération a aussi mis en garde contre le retard dans la procédure d’achat de 18 nouvelles rames destinées à la ligne Tunis–La Goulette–La Marsa (TGM).

Par ailleurs, la Fédération générale du transport a rejeté les campagnes de dénigrement visant les travailleurs et les syndicalistes, soulignant que les agents ont assuré la continuité du service public malgré des moyens limités et des conditions de travail difficiles.

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La Cheffe du gouvernement préside un Conseil des ministres consacré aux priorités économiques et sociales

Von: tmps
10. Juli 2026 um 09:28

Au nom du Président de la République, Kaïs Saïed, et sur ses instructions, la Cheffe du gouvernement, Mme Sarra Zaâfrani Zenzri, a présidé, ce jeudi 9 juillet 2026, au Palais du gouvernement à la Kasbah, une réunion du Conseil des ministres consacrée à l’examen de plusieurs projets de lois et de décrets.

En ouverture des travaux, la Cheffe du gouvernement a rappelé que la révolution législative, à elle seule, ne suffit pas et doit s’accompagner d’une révolution culturelle et administrative. Elle a souligné la nécessité d’ancrer une culture du travail sérieux au sein de l’ensemble des services publics afin d’améliorer leur performance, leur productivité et la qualité des prestations fournies aux citoyens. Elle a également insisté sur l’importance de mettre en place des systèmes de management de la qualité, de renforcer la gouvernance dans les administrations publiques et de veiller à ce que chaque agent public accomplisse pleinement ses missions avec efficacité et sens des responsabilités. Elle a, en outre, appelé les responsables à assurer un suivi rigoureux du travail de leurs équipes, à évaluer leurs performances et à appliquer les principes de discipline, de redevabilité et de responsabilité en cas de manquements.

La Cheffe du gouvernement a également insisté sur la nécessité d’assurer un suivi continu de l’avancement des projets publics dans toutes les régions du pays, par les responsables aux niveaux central, régional et local, afin d’accélérer leur réalisation et de stimuler l’investissement public et privé. Elle a rappelé que les programmes, projets et réformes inscrits dans le Plan de développement 2026-2030 seront prochainement mis en œuvre, dans l’objectif de promouvoir l’intégration économique et sociale, un développement global, équitable et équilibré, ainsi que la justice sociale, tout en renforçant la résilience de l’économie nationale face aux mutations internationales, conformément aux orientations du Président de la République, Kaïs Saïed.

Au cours de cette réunion, le Conseil des ministres a examiné plusieurs projets de lois et de décrets portant sur des domaines à caractère social et économique, notamment le renforcement de la sécurité énergétique et alimentaire, le logement, la santé, le transport aérien ainsi que la mise en œuvre de plusieurs programmes sociaux.

À l’issue des travaux, la Cheffe du gouvernement a réaffirmé que l’État poursuivra la mise en œuvre de sa politique sociale et économique, conformément aux orientations du Président de la République, afin de répondre aux attentes des citoyennes et des citoyens et de leur garantir leurs droits légitimes à une vie digne.

 

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Loi contre le racisme et l’antisémitisme : ce que prévoit Aurore Bergé

10. Juli 2026 um 07:28
Présenté en Conseil des ministres, le projet de loi porté par Aurore Bergé entend renforcer la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine en ligne. Inspiré de la proposition de Caroline Yadan, ce texte élargit son champ d’application et…

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Lancement de «Dalil», la plateforme de modernisation de l’administration : la pratique fait défaut, à qui la faute ?

Von: tmps
09. Juli 2026 um 10:15

Ce qui est certain, c’est que la Tunisie franchira une nouvelle étape dans la modernisation de son administration avec le lancement, en septembre 2026, de la plateforme nationale des procédures administratives «Dalil». Une plateforme censée orienter le citoyen et lui faciliter toutes les procédures administratives, mais qui risque d’être peu connue ou rarement utilisée, comme c’est le cas pour les plateformes déjà existantes…

La nouvelle plateforme «Dalil» réunira l’ensemble des démarches administratives destinées aux citoyens et aux entreprises, tout en s’inscrivant dans un vaste chantier de simplification engagé par l’État.

Baptisée «Dalil», la plateforme nationale des procédures administratives (PNPA) sera officiellement mise en service en septembre 2026. Destinée aussi bien aux citoyens qu’aux entreprises et aux administrations, elle ambitionne de devenir la source de référence pour consulter les procédures administratives et les documents exigés par les différents organismes publics.

L’annonce a été faite par Olfa Souli Ouertani, directrice générale des réformes à la présidence du gouvernement, lors d’une journée d’information organisée la semaine passée. Si elle confirme cette date de lancement, c’est parce que le taux de réalisation de la plateforme «Dalil» aurait atteint, selon ses dires, 70%.

Souci de réforme et d’uniformisation

L’objectif est de permettre aux usagers d’accéder, à partir d’un portail unique, à des informations officielles, harmonisées et régulièrement actualisées sur l’ensemble des procédures administratives.

Au-delà de la centralisation des informations, «Dalil» s’inscrit dans une stratégie de réforme, d’uniformisation et de simplification des procédures administratives.

Cette plateforme constitue une référence officielle unique, regroupant l’ensemble des procédures administratives (3.197 recensées). Elle est censée garantir la transparence, la fiabilité et la mise à jour continue des données. Et ce, tout en reliant chaque démarche à l’organisme compétent et à sa localisation. Et ce n’est pas tout : elle offre aussi un espace de travail dédié à chaque ministère pour assurer l’exactitude des informations.

Dans le cadre du projet de réforme globale 2020-2027, cette initiative s’accompagne d’un inventaire approfondi : 50% des procédures concernent les entreprises, 25% les particuliers, alors que 25% sont mixtes. Parmi elles, 63% sont très demandées, 16% jugées complexes et 43% nécessitent l’intervention de structures publiques.

Grâce à une consultation en ligne, plus de 71% des procédures (2.255) auraient été simplifiées via une numérisation totale ou partielle, la réduction des pièces justificatives et le renforcement de la décentralisation. De plus, 177 procédures (6%) sans fondement juridique ou obsolètes ont été supprimées, explique la DG des réformes à la présidence du gouvernement.

De son côté, le ministre des Technologies de la communication, Sofiène Hemissi, a salué cette réalisation accélérée, axée sur les services les plus sollicités, notamment pour améliorer le climat des affaires. Il a souligné l’introduction de l’échange de données inter-administrations et des services à distance. Tout en rappelant que la numérisation est un processus continu. Cette plateforme incarne une vision de réforme au service du citoyen et de l’entreprise.

Pour une plus grande sensibilisation

Il ne s’agit pas d’une première en matière de plateformes destinées à améliorer les services de l’administration et à faciliter la tâche du citoyen. C’est que l’administration tunisienne centralise déjà ses services numériques sur plusieurs plateformes clés pour simplifier les démarches des citoyens et des professionnels : 

Portail National des Services Administratifs : plateforme centrale permettant de consulter et d’effectuer de nombreuses démarches gouvernementales en ligne. 

Idaraty : le guide officiel de l’administration publique. Il détaille les procédures, répertorie les institutions et met à disposition des informations sur plus de 3.500 procédures.

– SICAD : le Site d’Information et de Communication Administrative offrant une base de données exhaustive sur les formalités administratives et les services en ligne sectoriels (impôts, douanes, infractions).

Or, le citoyen lambda ne connaît pas ces plateformes et ne les utilise, au cas où il en serait informé, que très rarement. D’ailleurs, il suffit de faire le tour des services de l’état civil dans les municipalités pour s’en convaincre. Aujourd’hui, on peut retirer son extrait de naissance sans se déplacer, à travers une plateforme mise en place depuis quelque temps déjà. Or, elle est peu fréquentée et les citoyens, pas encore convaincus de cette procédure en ligne, préfèrent aller sur place et attendre des heures pour avoir le document en main.

C’est dire qu’une vaste campagne de sensibilisation est plus que nécessaire pour assurer plus d’efficacité et de rentabilité à la nouvelle plateforme «Dalil». Il faudrait insister sur le fait qu’elle est accessible à tout le monde et qu’elle est mise à disposition pour rendre vos procédures administratives plus claires et plus accessibles, optimiser son temps et ses efforts et garantir la transparence des démarches.

Ce qui est évident, c’est que la responsabilité de ce manque de pratique et d’usage fréquent de ces plateformes est partagée. Le citoyen, habitué aujourd’hui aux services en ligne (vente, achat, relations…), se doit d’être au courant de ce qui se fait au niveau de l’administration pour lui faciliter toutes les procédures administratives, d’autant que la plateforme est facilement accessible. Pour sa part, l’administration doit faire un effort supplémentaire pour sensibiliser les citoyens et les convaincre, à travers des campagnes périodiques de sensibilisation, d’opter pour ces pratiques de plus en plus fréquentes dans tous les domaines.

Kamel ZAIEM

 

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Diplomatie : Mohamed Ali Nafti reçu par le président algérien

Von: tmps
09. Juli 2026 um 08:58

Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a reçu mercredi à Alger le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, à l’occasion de la réunion du Comité de suivi de la 23e session de la Grande commission mixte tuniso-algérienne.

Le chef de la diplomatie tunisienne a transmis au président algérien les salutations du président tunisien, Kaïs Saïed, ainsi que ses félicitations à l’occasion de la célébration de la fête de l’Indépendance de l’Algérie.

Il a réaffirmé la volonté de Tunis de renforcer les liens de fraternité, de coopération et de partenariat entre les deux pays, tout en poursuivant la concertation sur les questions régionales et internationales d’intérêt commun.

Selon un communiqué du ministère  des Affaires étrangères,Tebboune a chargé le ministre  de transmettre ses salutations à son homologue Kaïs Saïed, soulignant la convergence de vues entre les deux dirigeants et leur engagement à approfondir la coordination face aux défis communs.

Il a également insisté sur l’importance que les travaux du Comité de suivi reflètent le niveau des relations privilégiées entre les deux pays.

Coprésidée par Mohamed Ali Nafti et le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, la réunion a permis d’évaluer la mise en œuvre des décisions issues de la 23e Grande commission mixte et du Forum économique tuniso-algérien, tenus à Tunis en décembre 2025.

Les deux parties se sont félicitées des progrès enregistrés dans plusieurs secteurs, notamment la sécurité, les transports, les technologies de l’information, les affaires sociales, l’emploi, la formation, ainsi que la culture et le sport.

Elles ont également mis l’accent sur le renforcement de la coopération dans les domaines de l’eau, de l’énergie, de la sécurité alimentaire et du commerce, tout en réaffirmant leur ambition de faciliter l’accès conjoint des entreprises tunisiennes et algériennes aux marchés africains.

Les discussions ont aussi porté sur l’amélioration des conditions de résidence, de travail et d’investissement des ressortissants des deux pays, ainsi que sur le développement des régions frontalières.

Les travaux se sont achevés par la signature du procès-verbal de la réunion et l’adoption d’une feuille de route fixant le calendrier des prochaines échéances bilatérales.

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Le renouveau de l’action consulaire

Von: tmps
09. Juli 2026 um 08:26

Par Mondher AFI

Dans le cadre des orientations arrêtées par le Président de la République, Kaïs Saïed, le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a présidé, le 1er juillet 2026, à l’Académie diplomatique internationale de Tunis, une session de formation consacrée aux services consulaires numériques. Organisée au profit des agents appelés à rejoindre les missions diplomatiques et consulaires à l’étranger, cette initiative traduit la volonté d’adapter l’action consulaire aux évolutions de l’administration publique, de la mobilité internationale et des attentes croissantes des citoyens.

La fonction consulaire occupe aujourd’hui une place centrale dans la diplomatie contemporaine. Si l’ambassade incarne la représentation politique de l’État, le consulat constitue son prolongement administratif, juridique et humain auprès des ressortissants établis à l’étranger. Il est l’espace où s’exerce quotidiennement la relation entre l’administration et le citoyen, faisant du service consulaire un indicateur essentiel de la qualité du service public.

La fonction consulaire constitue l’une des expressions les plus concrètes de la continuité de l’action de l’État au-delà de ses frontières. Son fondement juridique repose principalement sur la Convention de Vienne sur les relations consulaires, qui définit les droits, les obligations et les prérogatives des autorités consulaires dans leurs rapports avec les ressortissants de l’État d’envoi ainsi qu’avec les autorités de l’État de résidence. Ce cadre normatif confère à l’action consulaire une double légitimité : internationale, en raison de son inscription dans le droit des relations entre États, et nationale, puisqu’elle assure la continuité du service public auprès des citoyens établis à l’étranger.

Dans cette perspective, le consulat ne constitue pas une simple structure administrative délocalisée. Il représente une institution stratégique où s’articulent les exigences de protection des personnes, de sécurité juridique et de préservation de l’autorité de l’État. Les missions qui lui sont confiées couvrent un champ d’intervention particulièrement étendu : délivrance et renouvellement des documents officiels, gestion de l’état civil, légalisation et authentification des actes, assistance administrative et juridique aux ressortissants, protection des personnes vulnérables, accompagnement des citoyens confrontés à des procédures judiciaires ou à des situations de détresse, ainsi que coordination des opérations d’assistance et d’évacuation lors de crises sanitaires, sécuritaires ou de catastrophes naturelles. L’activité consulaire participe ainsi à la garantie de la sécurité juridique des citoyens tout en assurant la permanence de l’action publique en dehors du territoire national.

Toutefois, l’évolution des relations internationales et l’intensification des mobilités humaines ont profondément transformé la nature de la fonction consulaire. Celle-ci dépasse désormais le cadre traditionnel des prestations administratives pour devenir un véritable levier de diplomatie économique, sociale et culturelle. Les représentations consulaires accompagnent les opérateurs économiques dans leur implantation à l’étranger, facilitent les échanges commerciaux, identifient les opportunités d’investissement, contribuent à la promotion de l’attractivité du territoire national et participent à la diffusion d’informations économiques stratégiques. Elles deviennent ainsi des interfaces entre les politiques publiques nationales et les dynamiques économiques internationales.

Parallèlement, les consulats jouent un rôle essentiel dans le maintien des liens entre l’État et ses communautés établies à l’étranger. Ils accompagnent les initiatives associatives, soutiennent les activités culturelles, facilitent les démarches administratives des membres de la diaspora et contribuent à préserver les liens linguistiques, historiques et identitaires avec le pays d’origine. Cette dimension témoigne de l’élargissement progressif de la diplomatie contemporaine vers une diplomatie de proximité, où la qualité de la relation avec les citoyens devient un élément constitutif de l’action extérieure de l’État.

Les sciences administratives soulignent que la performance des institutions publiques ne se mesure plus uniquement à la conformité des procédures ou à la production d’actes administratifs, mais également à leur capacité à répondre efficacement aux besoins des usagers. À cet égard, les analyses de Max Weber relatives à la rationalisation de l’administration conservent une portée particulière : la légitimité de l’institution publique repose sur la compétence de ses agents, la prévisibilité de ses procédures, l’impartialité de ses décisions et l’efficacité du service rendu. La fonction consulaire constitue ainsi un espace privilégié d’observation de la qualité de la gouvernance publique, dans la mesure où elle place l’administration en interaction directe avec les citoyens et confronte quotidiennement les principes de l’État de droit aux réalités concrètes de l’action administrative.

 

La transformation numérique : un changement de gouvernance

Cette orientation a accordé une place centrale à la transformation numérique des services consulaires, illustrant une évolution qui dépasse largement l’introduction de nouveaux outils technologiques. Elle s’inscrit dans un processus plus large de modernisation de l’administration publique, où le numérique devient un levier de réforme des modes de gouvernance, de simplification des procédures et d’amélioration de la qualité du service public. Cette orientation traduit ainsi une mutation profonde des modes de gouvernance de l’administration publique, dans laquelle le numérique devient un facteur structurant de l’organisation institutionnelle, de la prise de décision et de la relation entre l’État et les usagers.

Le développement des services consulaires dématérialisés s’inscrit ainsi dans une stratégie de modernisation visant à renforcer l’efficacité, la transparence et la qualité du service public. La transformation numérique ne saurait être réduite à une simple substitution des supports papier par des plateformes électroniques. Elle constitue une recomposition des processus administratifs fondée sur la rationalisation des procédures, l’interopérabilité des systèmes d’information, la circulation sécurisée des données et l’amélioration continue de la qualité des prestations publiques. Elle conduit les administrations à repenser leur fonctionnement autour d’une logique de service, où la rapidité d’exécution, la fiabilité des informations, la traçabilité des opérations et la simplification des démarches deviennent des critères essentiels d’évaluation de la performance publique.

Dans le domaine consulaire, cette évolution revêt une importance particulière en raison de la dispersion géographique des communautés nationales et de la diversité des situations administratives auxquelles elles sont confrontées. La mise en place de services numériques permet de réduire les contraintes liées à la distance, de limiter les déplacements, d’accélérer le traitement des demandes et d’assurer une continuité du service public indépendamment des contraintes spatiales ou temporelles. L’administration consulaire évolue ainsi vers un modèle davantage centré sur l’accessibilité, la disponibilité permanente des services et la capacité d’offrir des réponses adaptées aux besoins des citoyens établis à l’étranger.

Cette modernisation s’inscrit également dans une conception renouvelée de la gouvernance publique, fondée sur l’exploitation stratégique des données, l’amélioration des capacités d’analyse et l’intégration progressive des technologies émergentes, notamment celles relevant de l’intelligence artificielle. L’utilisation raisonnée de ces instruments ouvre la voie à une gestion plus anticipative des flux administratifs, à une meilleure allocation des ressources humaines, à une personnalisation accrue des services et à une optimisation des délais de traitement. Dans cette approche, la donnée publique devient un véritable levier de pilotage de l’action administrative, permettant d’éclairer la décision, d’identifier les besoins des usagers et d’améliorer l’efficacité des politiques publiques.

Les recherches de Christopher Hood et de Christopher Pollitt montrent que les administrations contemporaines tendent à dépasser une logique exclusivement procédurale pour adopter une culture de la performance fondée sur les résultats, la qualité du service et la satisfaction des usagers. Cette évolution ne remet pas en cause les principes fondamentaux de légalité, d’égalité et de continuité du service public, elle vise au contraire à leur donner une traduction plus effective grâce à des organisations administratives plus réactives, plus transparentes et davantage orientées vers les besoins réels des citoyens.

La transformation numérique des services consulaires ne devrait pas être réduite à une simple opération de dématérialisation des procédures administratives. Une approche limitée à l’introduction d’outils numériques, sans révision des modes d’organisation ni adaptation des pratiques de gestion, risquerait de reproduire les mêmes lourdeurs administratives sous une forme électronique. La modernisation ne peut produire des résultats durables qu’à travers une refonte des processus, une meilleure coordination entre les services et l’instauration de mécanismes rigoureux de suivi, d’évaluation et de contrôle de la performance.

Par ailleurs, l’absence d’indicateurs objectifs permettant de mesurer la qualité des prestations, les délais de traitement ou le niveau de satisfaction des usagers constitue une limite importante à toute politique d’amélioration continue. Une administration numérique ne peut être performante sans dispositifs permanents d’audit, de traçabilité des opérations et d’évaluation des résultats, capables d’identifier les dysfonctionnements et d’orienter les décisions correctives.

Enfin, la modernisation des services consulaires devrait dépasser une logique strictement technologique pour s’inscrire dans une réforme plus globale de la gouvernance administrative. Cela implique de renforcer l’interopérabilité des systèmes d’information, de développer les compétences numériques des agents et de placer les besoins des citoyens au cœur de la conception des services. À défaut d’une telle approche intégrée, la transformation numérique risque de demeurer une évolution technique sans impact significatif sur l’efficacité, la transparence et la crédibilité de l’action consulaire.

 

Former pour moderniser l’action consulaire

L’organisation d’échanges professionnels entre les différents postes consulaires constitue un levier pour renforcer la formation des agents au contact des réalités du terrain. Toutefois, ces initiatives devraient être intégrées dans un dispositif permanent de formation continue reposant sur le partage des expériences, l’analyse de cas pratiques et l’évaluation régulière des compétences. Une telle approche permettrait d’améliorer l’adaptation des agents aux évolutions des missions consulaires, d’harmoniser les pratiques administratives et de renforcer durablement la qualité des services rendus aux usagers.

Dans cette perspective, l’expérience des usagers devrait être davantage mobilisée comme un levier d’amélioration des services consulaires. Les retours des citoyens pourraient être systématiquement recueillis, analysés et intégrés dans un processus d’évaluation continue afin d’identifier les dysfonctionnements, de simplifier les procédures administratives et de renforcer la qualité de l’accueil. Cette démarche favoriserait une administration davantage centrée sur les besoins des citoyens et fondée sur une logique d’amélioration permanente plutôt que sur la seule conformité procédurale.

Plus largement, l’évolution des fonctions consulaires impose une réflexion approfondie sur les modes d’organisation, les outils numériques et les compétences professionnelles requises. Les consulats sont appelés à devenir des espaces de services publics innovants, capables d’assurer une protection efficace des ressortissants, d’accompagner les communautés tunisiennes établies à l’étranger et de soutenir les échanges économiques, culturels et scientifiques. Atteindre cet objectif suppose d’investir davantage dans la transformation numérique, de développer une culture de l’évaluation de la performance, de renforcer la coordination entre les postes consulaires et d’instaurer une démarche de modernisation continue afin de répondre aux exigences croissantes de mobilité internationale, de proximité administrative et de qualité du service public.



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Kaïs Saïed reçoit Sara Zaâfrani Zenzri et évoque les défis auxquels fait face la Tunisie

Von: tmps
09. Juli 2026 um 08:15

Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu, dans l’après-midi du mercredi 8 juillet, au palais de Carthage, Sara Zaâfrani Zenzri, cheffe du gouvernement, qu’il a chargée de présider un Conseil des ministres consacré à l’examen de plusieurs projets de lois et de décrets.

Le chef de l’État est également revenu sur une série d’événements qui, selon lui, se succèdent de manière orchestrée afin de porter atteinte aux citoyens et d’attiser les tensions. Il a affirmé que le peuple tunisien, qui « a tracé son chemin dans le sang et la souffrance », saura déjouer les manœuvres, tant internes qu’externes, comme il l’a déjà fait par le passé grâce à sa profonde conscience nationale.

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La Garde nationale rend hommage aux martyrs de l’attentat de Ghardimaou, huit ans après

Von: tmps
08. Juli 2026 um 13:15

La Direction générale de la Garde nationale tunisienne a commémoré, mercredi, le huitième anniversaire du décès en martyrs des agents de la Garde nationale tombés lors de l’attaque terroriste perpétrée dans la région de Ghardimaou, dans le gouvernorat de Jendouba, le 8 juillet 2018.

Les victimes de cette attaque sont le colonel Hatem Mallat, les sous lieutenants Hamza Dallali, Anis Ouerghmi, Achraf Charni, Arbi Guizani et Houssem Ben Khalifa.

Dans un communiqué, la Direction générale de la Garde nationale a souligné que les sacrifices des martyrs de la Tunisie demeureront à jamais gravés dans la mémoire collective des Tunisiens.

Il est à rappeler que l’attentat terroriste de Ghardimaou (gouvernorat de Jendouba), s’est produit le 8 juillet 2018. Une embuscade a visé une patrouille de la Garde nationale tunisienne. L’attaque avait coûté la vie à six agents de la Garde nationale et fait plusieurs blessés.

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Kaïs Saïed reçoit le rapport annuel de la Banque centrale de Tunisie

Von: tmps
07. Juli 2026 um 09:49

Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu, lundi au palais de Carthage, le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT) , Fethi Zouhair Nouri, qui lui a remis le rapport annuel de l’Institut d’emission au titre de l’exercice 2025.

Au cours de cet entretien, le chef de l’État a pris connaissance des résultats de la participation de la Tunisie en qualité d’invitée d’honneur aux travaux de la session annuelle du Congrès financier de la Banque de Russie, organisée à Saint-Pétersbourg, précise un communiqué de la présidence de la République.

À cette occasion, le président de la République a réaffirmé le rôle de la BCT dans l’appui à l’économie nationale, soulignant que la Tunisie a démontré au monde entier la pertinence de ses choix nationaux, inspirés de la volonté de son peuple, à travers l’enregistrement de plusieurs indicateurs positifs.

Saïed a, notamment, cité la réalisation d’un taux de croissance de 2,5 %, avec des perspectives de hausse, la maîtrise du taux d’inflation, ainsi que l’augmentation des réserves en devises à un niveau couvrant 103 jours d’importations.

Il a, dans le meme cadre, évoqué le remboursement des échéances de la dette dans les délais, tout en réaffirmant que le peuple tunisien n’a pas bénéficié de ces emprunts, mais en a uniquement supporté les charges.

Le chef de l’État a enfin estimé que l’importance de ces résultats ne réside pas uniquement dans les chiffres et les indicateurs économiques et financiers, mais surtout dans leur impact concret sur le quotidien des citoyens tunisiens dans l’ensemble des régions du pays.

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Mondial 2026 : fin de parcours pour le Brésil, battu par la Norvège

Von: tmps
06. Juli 2026 um 10:52

La Norvège a signé l’une des plus grandes sensations de la Coupe du monde 2026 en éliminant le Brésil (2-1), dimanche, en huitième de finale au stade de New York/New Jersey.

Longtemps solide défensivement face à une Seleção en manque d’inspiration, la formation scandinave a fait la différence dans le dernier quart d’heure grâce à son inévitable Erling Haaland.

L’attaquant norvégien a ouvert le score à la 79e minute avant de doubler la mise à la 90e, offrant un avantage décisif à son équipe.

Le Brésil a entretenu un mince espoir dans le temps additionnel lorsque Neymar a transformé un penalty (90e+), mais cette réduction du score est intervenue trop tard pour empêcher l’élimination des quintuples champions du monde.

Grâce à ce succès retentissant, la Norvège se qualifie pour les quarts de finale, où elle poursuivra son parcours avec l’ambition de prolonger son rêve mondial.

Les Norvégiens affronteront en quarts de finale le vainqueur du match opposant le Mexique à l’Angleterre.

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Le président de la République effectue une visite inopinée à Intilaka et Mnihla

Von: tmps
06. Juli 2026 um 10:00

Le président de la République, Kaïs Saïed, a effectué, dans la nuit de lundi, une visite inopinée aux quartiers d’Intilaka et de Mnihla, selon des vidéos largement relayées par des médias locaux sur leurs pages Facebook.

À cette occasion, le chef de l’État a rencontré les habitants présents sur place et a été à l’écoute de leurs préoccupations, notamment en matière de services de base ainsi que de revendications sociales et de développement.

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Tunisie-COMESA :  L’intégration régionale, levier de repositionnement géostratégique dans une Afrique en mutation

Von: tmps
04. Juli 2026 um 08:26

Par Mondher AFI

La rencontre tenue le 30 juin 2026 à Tunis entre le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, et la Secrétaire générale du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA), Chileshe Mpundu Kapwepwe, intervient dans un contexte où la politique étrangère tunisienne accorde une attention croissante à son environnement africain. Cette dynamique s’inscrit dans les orientations générales de l’État définies par le Président de la République, Kaïs Saïed, qui placent la diversification des partenariats et le renforcement de la présence tunisienne en Afrique parmi les axes de l’action extérieure.

Toutefois, réduire cette rencontre à une séquence protocolaire constituerait une lecture incomplète de ses véritables enjeux. Elle traduit une évolution plus profonde des logiques diplomatiques contemporaines, où les organisations régionales ne sont plus seulement des cadres institutionnels de coopération, mais deviennent des instruments de puissance, de résilience économique et de projection stratégique. Dans un système international marqué par la fragmentation des chaînes de valeur, la rivalité croissante entre les grandes puissances et la régionalisation des échanges, les communautés économiques africaines apparaissent désormais comme des espaces de sécurisation des intérêts économiques autant que des vecteurs de stabilité politique. Comme le souligne Yves Lacoste : «La géographie, cela sert d’abord à faire la guerre.»

Au-delà de sa formulation devenue classique, cette réflexion rappelle que l’espace constitue avant tout un facteur de puissance. Dans le contexte actuel, cette puissance ne s’exprime plus uniquement par les moyens militaires, elle repose également sur la capacité des États à organiser les flux commerciaux, les infrastructures, les réseaux numériques et les corridors logistiques.

L’évolution du COMESA illustre parfaitement les transformations que connaît aujourd’hui l’intégration africaine. Initialement conçu comme un mécanisme destiné à favoriser les échanges commerciaux entre ses membres, il s’est progressivement affirmé comme un acteur majeur de la gouvernance économique régionale.

Avec plus de six cents millions d’habitants, représentant près d’un tiers de la population africaine, le COMESA constitue désormais un marché d’une ampleur considérable, mais surtout un espace d’expérimentation de nouvelles politiques publiques en matière d’intégration économique. L’organisation développe simultanément des mécanismes de facilitation du commerce, des programmes d’interconnexion des infrastructures, des plateformes numériques de paiement, des stratégies industrielles régionales et des politiques communes en matière énergétique.

Cette mutation traduit un changement de paradigme. L’intégration économique ne consiste plus uniquement à réduire les barrières douanières, elle vise désormais à construire un espace de production intégré, capable de renforcer la compétitivité du continent face aux grands pôles économiques mondiaux.

À cet égard, la pensée de Jean Monnet conserve toute son actualité : «Rien n’est possible sans les hommes, rien n’est durable sans les institutions.»

Le COMESA illustre précisément cette idée selon laquelle les institutions régionales deviennent des multiplicateurs de puissance collective lorsqu’elles sont capables d’organiser des politiques communes de long terme.

 

La géoéconomie au cœur de la nouvelle diplomatie africaine

L’un des enseignements majeurs de cette rencontre réside dans la place accordée aux infrastructures physiques et numériques. Les discussions ont porté sur le développement des liaisons maritimes, l’amélioration des corridors commerciaux, la modernisation des infrastructures frontalières, la facilitation de la circulation des opérateurs économiques ainsi que sur la création de nouvelles plateformes numériques destinées à fluidifier les échanges.

Ces priorités traduisent une transformation profonde des rapports de puissance.

Les ports, les réseaux ferroviaires, les plateformes logistiques, les systèmes numériques de paiement et les câbles de télécommunications constituent désormais des infrastructures stratégiques comparables aux ressources énergétiques ou aux capacités industrielles du siècle précédent.

Autrement dit, la compétition internationale tend progressivement à se déplacer du champ militaire vers celui des échanges économiques, des investissements, des technologies et de la maîtrise des flux commerciaux. Dans cette perspective, les infrastructures ne sont plus seulement des équipements, elles deviennent des instruments de souveraineté économique.

 

La connectivité régionale : une nouvelle architecture de la puissance

L’engagement tunisien en faveur du renforcement des connexions maritimes avec les États membres du COMESA mérite une attention particulière.

Dans les approches contemporaines des relations internationales, la connectivité constitue l’un des principaux indicateurs de la capacité d’un État à s’insérer dans les réseaux mondiaux de production. Plus un territoire est connecté, plus il attire les investissements, facilite les exportations et réduit les coûts logistiques.

Cette logique rejoint les analyses du géographe britannique Peter Taylor, selon lesquelles la mondialisation ne supprime pas les territoires, elle les réorganise autour des réseaux.

Ainsi, les routes commerciales, les plateformes portuaires, les hubs logistiques et les infrastructures numériques deviennent les véritables nœuds de la puissance économique mondiale.

Dans cette perspective, la Tunisie cherche à consolider sa position d’interface entre l’espace méditerranéen, l’Afrique subsaharienne et les marchés européens, en mobilisant sa proximité géographique, son expertise technique et ses infrastructures portuaires.

 

Le numérique comme facteur d’intégration régionale

Les références répétées au commerce électronique, à la gouvernance numérique, aux systèmes régionaux de paiement et à l’intelligence artificielle responsable témoignent d’une évolution significative des priorités africaines.

L’économie numérique modifie profondément les mécanismes traditionnels de l’intégration régionale. Les barrières géographiques perdent progressivement de leur importance au profit des infrastructures digitales, des données, des plateformes de paiement et des normes technologiques communes.

Selon Manuel Castells, «le pouvoir réside dans les réseaux qui organisent les flux d’information.» Cette observation trouve aujourd’hui une traduction concrète dans les politiques du COMESA. La compétitivité ne dépend plus uniquement de la production industrielle mais également de la capacité à maîtriser les flux numériques, les paiements électroniques et les échanges de données.

 

L’énergie, la sécurité alimentaire et les nouvelles interdépendances stratégiques

La coopération envisagée dans les domaines des énergies renouvelables, de l’agriculture intelligente et de la sécurité alimentaire traduit une vision stratégique qui dépasse le cadre des relations économiques classiques pour répondre aux nouveaux déterminants de la puissance et de la résilience des États. Face à la multiplication des crises géopolitiques, climatiques et économiques, les politiques de développement s’articulent désormais autour de trois impératifs majeurs : la transition énergétique, la souveraineté alimentaire et la sécurisation des approvisionnements stratégiques.

Les perturbations des marchés de l’énergie, les tensions sur les chaînes d’approvisionnement et les effets croissants du changement climatique ont mis en évidence la nécessité de renforcer l’autonomie des économies nationales. Dans ce contexte, la sécurité énergétique et la résilience alimentaire sont devenues des composantes essentielles de la sécurité nationale et du développement durable.

Cette évolution explique l’accélération des investissements dans les énergies propres. De nombreux États diversifient aujourd’hui leur mix énergétique en développant les énergies renouvelables, le gaz naturel comme énergie de transition, les carburants à faible émission de carbone et l’hydrogène vert. Cette stratégie répond à la fois aux exigences climatiques et à la recherche d’une plus grande autonomie stratégique, tout en s’inscrivant dans la dynamique internationale de transition vers des modèles énergétiques plus durables.

Parallèlement, l’intégration entre transition énergétique, agriculture intelligente et sécurité alimentaire s’impose comme un levier majeur de résilience. Les innovations technologiques, l’optimisation de la gestion des ressources naturelles et la modernisation des systèmes agricoles permettent d’améliorer la productivité tout en renforçant la capacité des États à faire face aux chocs économiques et environnementaux.

Ainsi, la coopération dans ces secteurs stratégiques dépasse la simple logique de développement sectoriel. Elle participe à l’émergence d’un modèle de croissance fondé sur l’innovation, la durabilité et la résilience, où sécurité énergétique, souveraineté alimentaire et compétitivité économique constituent désormais des dimensions indissociables des stratégies contemporaines de développement.

Comme l’affirme Joseph Nye : «L’intégration régionale apparaît ainsi comme un mécanisme permettant de réduire les vulnérabilités extérieures tout en renforçant l’autonomie stratégique des États africains.»

 

La diplomatie des compétences : un nouveau registre de l’influence

L’offre tunisienne de partager son expertise dans les domaines de la formation, de la gouvernance, de la numérisation ou des infrastructures traduit une évolution qualitative de son action diplomatique.

L’influence internationale ne repose plus exclusivement sur les ressources financières ou militaires, elle dépend également de la capacité à diffuser des compétences, des normes administratives, des savoir-faire techniques et des modèles institutionnels.

Cette approche rejoint les travaux de Joseph Schumpeter : «L’innovation est le moteur fondamental du développement économique.»

Le transfert de connaissances devient ainsi un facteur d’influence durable, particulièrement dans les espaces régionaux en pleine transformation.

 

Une gouvernance régionale fondée sur la confiance institutionnelle

L’annonce de la création d’une commission mixte chargée d’assurer le suivi des engagements constitue probablement l’un des résultats les plus significatifs de cette rencontre.

Dans les processus d’intégration régionale, les mécanismes permanents de coordination sont souvent plus déterminants que les déclarations politiques elles-mêmes. Ils permettent d’assurer la continuité des projets, de mesurer les progrès réalisés et de réduire les coûts institutionnels de la coopération.

Cette démarche traduit une évolution vers une gouvernance davantage fondée sur l’évaluation, la planification et la coordination technique.

Dans cette perspective, les engagements exprimés par la partie tunisienne s’inscrivent dans la continuité des orientations de politique étrangère définies au niveau de l’État sous l’autorité du Président de la République, Kaïs Saïed, notamment en ce qui concerne le développement des partenariats africains et le renforcement de la présence tunisienne dans les organisations régionales.

La visite de la Secrétaire générale du COMESA à Tunis revêt une portée qui dépasse largement le cadre d’un échange diplomatique ordinaire. Elle s’inscrit dans une dynamique continentale marquée par la montée en puissance des organisations régionales comme acteurs centraux de l’intégration économique, de la coordination des politiques publiques et du renforcement de la résilience des États africains face aux mutations de l’environnement international. Dans un contexte où les défis liés à la sécurité alimentaire, à la transition énergétique, à la transformation numérique et aux changements climatiques se multiplient, les espaces régionaux deviennent des plateformes privilégiées pour mutualiser les ressources, développer des infrastructures intégrées et favoriser les investissements.

Le renforcement de la coopération entre la Tunisie et le COMESA s’inscrit pleinement dans cette évolution. Il ouvre des perspectives nouvelles dans les domaines du commerce, de la connectivité, des énergies renouvelables, de l’innovation, des systèmes de paiement régionaux et de la mobilité des compétences. Au-delà de la coopération institutionnelle, ce partenariat participe à la recomposition de la géoéconomie africaine, où l’intégration régionale s’affirme progressivement comme un levier essentiel de compétitivité, de souveraineté économique et de développement durable.



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Doualemn : sa condamnation confirmée, l’expulsion toujours en suspens

03. Juli 2026 um 08:08
La cour d’appel de Montpellier a confirmé la condamnation de l’ex-influenceur algérien Doualemn à cinq mois de prison avec sursis pour provocation à commettre des violences. Il reste par ailleurs sous le coup d’un arrêté d’expulsion du territoire français. En…

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La diplomatie numérique tunisienne à l’épreuve de la transformation digitale africaine : lecture géopolitique et institutionnelle d’une candidature continentale

Von: tmps
01. Juli 2026 um 08:22

Par Mondher AFI

Sous l’autorisation du Président de la République, Kaïs Saïed, les autorités tunisiennes ont engagé une démarche diplomatique visant à mobiliser le soutien des États africains en faveur des candidatures tunisiennes au Conseil de l’Union africaine des télécommunications (UAT), au Conseil de l’Union internationale des télécommunications pour la période 2027-2030, ainsi qu’au poste de Secrétaire général de l’Union africaine des télécommunications.

La réunion présidée conjointement par le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, et le ministre des Technologies de la communication, Sofiène Hemissi, avec les chefs des missions diplomatiques africaines accrédités à Tunis dépasse largement le cadre protocolaire. Elle traduit une articulation entre diplomatie, politique technologique et gouvernance continentale.

Cette initiative intervient dans un contexte où le numérique constitue désormais un facteur structurant de la puissance publique. Les infrastructures numériques, la cybersécurité, l’intelligence artificielle, les données et les plateformes sont devenues des ressources stratégiques comparables aux infrastructures énergétiques ou aux réseaux de transport. La candidature tunisienne s’inscrit ainsi dans une dynamique institutionnelle plus large portée par la Stratégie de transformation numérique pour l’Afrique, élaborée afin de concrétiser les ambitions de l’Agenda 2063.

Comme l’affirmait Manuel Castells, «la technologie ne détermine pas la société, elle est la société». Cette observation rappelle que les politiques numériques ne constituent plus un secteur administratif spécialisé, mais une composante fondamentale des rapports de pouvoir, de développement économique et d‘intégration régionale.

Une diplomatie technologique au service de l’intégration africaine

La rencontre organisée à Tunis illustre l’émergence d’une diplomatie technologique. Les ministres des Affaires étrangères et des Technologies de la communication ont mobilisé le réseau diplomatique africain afin de présenter la vision tunisienne de la gouvernance numérique continentale.

Cette démarche traduit une évolution profonde de la diplomatie contemporaine. Les organisations internationales spécialisées dans les télécommunications ne constituent plus uniquement des espaces techniques, elles sont devenues des lieux où se négocient les normes relatives aux infrastructures, à la cybersécurité, aux fréquences, à la protection des données, à l’intelligence artificielle et aux standards technologiques.

Joseph Nye rappelait que le pouvoir contemporain repose autant sur la capacité d’influencer les règles internationales que sur les ressources matérielles. Dans cette perspective, l’accès aux organes décisionnels de l’Union africaine des télécommunications représente un levier permettant de participer à la définition des orientations stratégiques du continent.

L’action diplomatique tunisienne apparaît ainsi comme une tentative d’inscrire les compétences nationales dans les mécanismes de gouvernance régionale plutôt que comme une simple recherche de visibilité institutionnelle.

La transformation numérique comme projet politique continental

La stratégie africaine de transformation numérique ne réduit pas la digitalisation à un processus technique. Elle la conçoit comme un projet de transformation globale des structures économiques, administratives et sociales.

L’objectif d’un marché numérique africain unique à l’horizon 2030 traduit une volonté d’intégration comparable à celle observée dans d’autres espaces économiques régionaux. Le développement des réseaux numériques, des paiements électroniques, des identités numériques, des services publics dématérialisés et des infrastructures de données participe à la construction d’un espace économique intégré.

Max Weber soulignait que toute administration moderne repose sur la rationalisation des procédures. La numérisation des administrations africaines répond précisément à cette logique de rationalisation en cherchant à réduire les coûts de transaction, améliorer la transparence administrative et renforcer l’efficacité des services publics.

Cette stratégie vise également à faire du numérique un instrument de réduction des inégalités territoriales, de création d’emplois qualifiés et de diversification économique.

La souveraineté numérique comme nouvelle dimension de la souveraineté des États

L’un des concepts centraux de la stratégie africaine demeure celui de la souveraineté numérique. Celle-ci ne signifie pas l’isolement technologique, mais la capacité des États à maîtriser leurs infrastructures critiques, leurs données stratégiques et leurs capacités d’innovation.

La souveraineté numérique implique plusieurs dimensions : la maîtrise des infrastructures de télécommunications, la protection des données personnelles, la cybersécurité, l’interopérabilité des systèmes nationaux, le développement des compétences locales, l’encadrement juridique des technologies émergentes.

Michel Foucault rappelait que le pouvoir s’exerce à travers les dispositifs qui organisent les comportements. Aujourd’hui, les plateformes numériques, les algorithmes et les infrastructures de données deviennent précisément ces nouveaux dispositifs de pouvoir.

Dans ce contexte, la candidature tunisienne s’inscrit dans une réflexion plus large concernant la place des États africains dans la gouvernance mondiale du numérique.

Les fondements institutionnels de la stratégie africaine

La stratégie continentale repose sur plusieurs piliers complémentaires.

Le premier concerne l’environnement réglementaire. Les États sont appelés à harmoniser leurs législations relatives au commerce électronique, à la protection des données, à la cybersécurité et aux transactions numériques.

Le deuxième pilier porte sur les infrastructures numériques. L’accès universel au haut débit constitue un préalable indispensable à toute politique de développement numérique.

Le troisième pilier concerne les compétences humaines. La stratégie insiste sur la formation aux technologies numériques, à l’intelligence artificielle, à la programmation, à la cybersécurité, à la science des données et à l’innovation.

Le quatrième pilier concerne l’innovation entrepreneuriale. Les startups technologiques sont présentées comme des acteurs essentiels de la transformation économique. Edgar Morin rappelait que «la complexité appelle la coopération». Cette idée éclaire parfaitement la logique partenariale retenue par l’Union africaine.

Le document stratégique procède à une analyse SWOT particulièrement révélatrice.

Parmi les forces figurent la diffusion rapide des téléphones mobiles, la croissance continue d’Internet ainsi que l’existence de politiques nationales des TIC dans de nombreux États.

Les opportunités résident dans la jeunesse démographique du continent, le potentiel considérable de croissance numérique, l’essor des paiements électroniques et l’émergence d’un marché continental.

Malgré la multiplication des stratégies africaines de transformation numérique, les obstacles à leur mise en œuvre demeurent profondément structurels. Les dispositifs institutionnels souffrent d’une coordination insuffisante entre les organisations continentales, régionales et nationales, tandis que l’hétérogénéité des cadres juridiques compromet l’émergence d’un espace numérique africain cohérent. À ces limites s’ajoutent le sous-financement chronique des infrastructures, l’absence de mécanismes rigoureux d’évaluation des politiques publiques et une gouvernance souvent davantage orientée vers l’adoption de stratégies que vers la mesure de leurs effets.

Cette situation est aggravée par la faible implication de la société civile dans les processus de négociation et d’élaboration des politiques numériques. Or, les organisations spécialisées dans les droits numériques disposent d’une expertise susceptible d’améliorer la qualité des cadres réglementaires, de renforcer la transparence institutionnelle et d’exercer un contrôle indispensable sur l’action publique. Leur marginalisation prive les gouvernements d’un levier essentiel d’innovation et de redevabilité.

Par ailleurs, si les initiatives multilatérales ont favorisé une certaine convergence normative, leur impact reste limité par la fragmentation des législations nationales, les écarts de développement technologique entre les États et la persistance d’une forte dépendance à l’égard des fournisseurs et plateformes extérieurs. Les cybermenaces, les vulnérabilités financières liées aux technologies émergentes et les inégalités territoriales et sociales d’accès au numérique accentuent encore ces déséquilibres. Cette configuration illustre une modernisation inachevée, où les opportunités offertes par le numérique progressent au même rythme que les risques qu’elles engendrent, révélant les limites d’une gouvernance dont l’ambition politique demeure supérieure à ses capacités institutionnelles et opérationnelles.

La gouvernance numérique comme enjeu institutionnel

Au milieu de cette dynamique continentale, l’action des autorités tunisiennes vise à inscrire le pays dans les structures de gouvernance qui accompagneront cette transformation.

La rencontre diplomatique organisée à cette occasion traduit une compréhension stratégique selon laquelle les décisions techniques prises aujourd’hui façonneront les équilibres institutionnels de demain, faisant de la gouvernance des technologies un levier majeur de l’influence internationale.

Au cours de cette démarche, le Président de la République, Kaïs Saïed, intervient dans le cadre de ses prérogatives institutionnelles en autorisant cette mobilisation diplomatique, tandis que sa mise en œuvre est assurée par les ministères compétents chargés des affaires étrangères et des technologies de la communication. Cette répartition des responsabilités traduit le caractère interministériel de la gouvernance du numérique.

Dans cette perspective, le numérique est appréhendé comme un levier d’intégration économique à l’échelle africaine, en cohérence avec les objectifs de la Zone de libre-échange continentale africaine. Le développement des plateformes numériques contribue à la réduction des coûts de transaction, à la facilitation des paiements transfrontaliers, à l’amélioration des chaînes logistiques et au renforcement de l’attractivité des investissements.

Les travaux de Bruno Latour soulignent que les réseaux constituent des formes d’organisation des interactions et des capacités d’action. Dans le contexte africain, les réseaux numériques remplissent une fonction d’infrastructure économique en favorisant l’interconnexion des marchés et la circulation des flux. L’enjeu dépasse ainsi la seule connectivité des individus pour s’étendre à l’intégration progressive des économies.

L’intelligence artificielle et la cybersécurité

La stratégie accorde une place importante aux technologies émergentes.

L’intelligence artificielle, les objets connectés, la blockchain, les drones, la robotique et les mégadonnées sont considérés comme des leviers capables de transformer l’agriculture, la santé, l’éducation, les services financiers et l’administration.

Toutefois, ces innovations accroissent simultanément les vulnérabilités.

Jacques Ellul soulignait que toute innovation technique produit des effets imprévus qu’il convient d’anticiper. Cette réflexion justifie l’importance accordée à la cybersécurité, à la protection des données personnelles et aux cadres réglementaires.

La confiance numérique devient ainsi une condition préalable au développement économique.

L’initiative diplomatique conduite à Tunis s’inscrit dans une évolution beaucoup plus large que la seule compétition pour des fonctions internationales. Elle témoigne de la montée en puissance des enjeux numériques dans les politiques publiques africaines et de la transformation progressive de la gouvernance continentale.

L’analyse de la Stratégie de transformation numérique pour l’Afrique montre que le numérique est désormais conçu comme une politique de développement, un instrument d’intégration régionale, un levier de souveraineté et un facteur de recomposition géopolitique. Les objectifs relatifs à l’harmonisation réglementaire, au développement des infrastructures, à la cybersécurité, aux compétences numériques et à l’intelligence artificielle traduisent une approche systémique où les dimensions économiques, institutionnelles et technologiques sont étroitement articulées.

Dans cette perspective, les candidatures tunisiennes prennent place dans un processus collectif visant à renforcer les capacités institutionnelles africaines face aux mutations de l’économie numérique mondiale. Elles participent à une dynamique où la maîtrise des normes, des infrastructures et des technologies devient un élément essentiel de la gouvernance contemporaine. Comme l’écrivait Pierre Bourdieu, «le pouvoir réside aussi dans la capacité de définir les règles du jeu». Appliquée au numérique, cette réflexion souligne que la participation aux instances continentales constitue moins une question de représentation qu’un enjeu de contribution à la définition des règles qui structureront l’espace numérique africain au cours des prochaines décennies.

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Entrepreneuriat féminin africain : Tunis au cœur de la 7ᵉ édition du COMFWB

Von: tmps
30. Juni 2026 um 11:47

La 7e édition de la Foire commerciale régionale et du Sommet des affaires du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA) pour les femmes entrepreneures (COMFWB) se tiendra du 1er au 3 juillet 2026 à Tunis, sous forme hybride, avec plus de 6 mille participants attendus, dont mille en présentiel et plus de 5 mille à distance.

Organisée par la Chambre Nationale des Femmes Chefs d’Entreprises (CNFCE), cette rencontre internationale est placée sous le thème « Élargir les horizons intra-africains : l’innovation numérique comme catalyseur d’un accès inclusif et durable au marché du COMESA ».

Le sommet réunira 400 délégués de haut niveau, dont 200 femmes chefs d’entreprise et 200 décideurs politiques et partenaires institutionnels issus des 21 pays membres du COMESA. La Secrétaire générale de l’organisation, Chileshe Kapwepwe, sera présente parmi les personnalités officielles. Plus de 200 entreprises et institutions dirigées par des femmes exposeront leur savoir-faire à cette occasion.

Les travaux porteront notamment sur l’intégration commerciale et les opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), le rôle de la transformation numérique et de la FinTech dans l’accès aux marchés, ainsi que le développement durable à travers l’économie verte, l’économie circulaire et le soutien aux start-up. La participation des femmes et des jeunes dans les chaînes de valeur régionales figurera également au cœur des débats.

Plus de 200 sessions de mise en relation bilatérale (B2B) et ateliers spécialisés associeront entreprises et représentants de structures financières régionales et internationales.

Plusieurs accords de coopération et de partenariat doivent par ailleurs être signés en marge du sommet entre différentes institutions économiques, dans l’objectif de consolider les investissements au sein de l’espace COMESA.

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Mondial 2026. Tunisie : Autopsie d’un football en ruines

28. Juni 2026 um 16:31
Longtemps considérée comme l’une des valeurs sûres du football africain, la Tunisie quitte la Coupe du monde 2026 par une Bérézina d’une rare violence. Plus qu’une élimination, c’est une humiliation sportive qui restera dans les annales. Comment a-t-on pu en…

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Vu sur les réseaux. Troisième défaite pour la Tunisie et une sortie par la petite porte du Mondial

26. Juni 2026 um 09:53
Il n’y aura pas eu de miracle. L’aventure de la Tunisie en Coupe du monde 2026 s’est achevée au petit matin du vendredi, heure locale de Tunis, sur une nouvelle désillusion. Déjà dominés par un sentiment de colère, les réseaux…

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