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Taxes, interdictions, avertissements : pourquoi rien n’a vraiment marché contre le tabac

26. Juni 2026 um 16:56

Le tabac demeure la première cause évitable de cancer dans le monde, et cinquante ans de politiques antitabac n’ont pas permis d’en réduire durablement l’impact. C’est la thèse centrale défendue par l’oncologue français David Khayat lors du congrès Technovation Smoke-Free, organisé à Rabat le 24 juin 2026 sous l’égide de Philip Morris International. Sa conclusion : orienter les fumeurs incapables d’arrêter vers des alternatives sans combustion constitue un levier de santé publique sous-exploité.

Les chiffres sont connus mais rappelés avec insistance : vingt millions de nouveaux cas de cancer ont été diagnostiqués en 2020, dix millions de personnes en sont mortes la même année. Le cancer est désormais la première cause de mortalité mondiale, devant la tuberculose et le paludisme réunis. En France, un homme sur deux et une femme sur trois développeront un cancer au cours de leur vie. L’OMS estime que le nombre de nouveaux cas double tous les vingt ans.

Dans ce tableau, la part du tabac n’a pas évolué : des données comparatives entre 1990 et 2023 montrent qu’il occupait déjà, et occupe toujours, la première place parmi les causes évitables de cancer liées au mode de vie.

Les progrès de l’immunothérapie et des thérapies ciblées transforment progressivement le cancer en maladie chronique, nécessitant des traitements coûteux sur plusieurs années. « Aucun de nos pays ne pourra assumer financièrement le coût de cette maladie », avertit Khayat. Dans ce contexte, la prévention apparaît comme le levier le plus efficace, et le tabac comme la cible prioritaire.

Khayat, qui a notamment présidé l’Institut national du cancer, dirigé la société américaine de cancérologie et conseillé le directeur général de l’OMS à Genève, a également été conseiller de Jacques Chirac sur les questions de cancer pendant cinq ans et a créé la Journée mondiale contre le cancer, célébrée chaque 4 février. Fort de ce parcours, il pointe les limites des outils déployés jusqu’ici.

Exemple concret : lorsqu’il conseillait l’Élysée, la hausse du prix du paquet de cigarettes de quatre à cinq euros en deux ans avait entraîné une baisse d’environ 1,8 million de fumeurs et fait reculer les ventes de Philip Morris en France de 80 à 55 milliards d’unités par mois. Résultat deux ans plus tard : huit anciens fumeurs sur dix avaient repris. Avertissements sanitaires, interdiction d’exposer les produits chez les buralistes… aucune de ces mesures n’a produit d’effet durable. En France, un paquet dépassant douze euros a par ailleurs alimenté un important marché de contrebande, notamment de cigarettes fabriquées en Chine. L’expérience historique de la prohibition de l’alcool aux États-Unis dans les années 1920, qui avait favorisé l’essor de la criminalité organisée jusqu’à son abrogation en 1933, lui sert de parallèle pour rejeter également la logique d’interdiction. La raison profonde de cet échec tient à la nature de la dépendance : le fumeur cherche à la fois la nicotine et le rituel gestuel. Pour obtenir cette nicotine, il brûle du tabac, et c’est là que réside le problème.

Combustion, pas nicotine

Trois idées reçues, encore largement répandues y compris dans le corps médical, structurent son raisonnement. La première concerne la génétique. Seuls 5 % des cancers sont d’origine héréditaire, transmis par un gène muté comme BRCA1 dans certains cancers du sein. Les 95 % restants résultent de mutations acquises sous l’effet de l’alimentation, de l’environnement et des comportements individuels.

La deuxième porte sur le cannabis. Khayat cite le cas d’un chanteur français atteint d’un cancer du poumon à petites cellules (une forme qui, selon lui, ne survient que chez les fumeurs) qui n’avait jamais touché une cigarette mais consommait du cannabis quotidiennement. Le caractère naturel d’une plante ne la rend pas inoffensive lorsqu’elle est brûlée : toute combustion de matière végétale produit des substances cancérigènes.

La troisième concerne la nicotine elle-même. Lors d’une conférence dans une faculté de médecine à Mexico, 90 % des médecins présents estimaient que la nicotine était cancérigène, une croyance qu’il dit avoir retrouvée en Tunisie. Or la fumée de tabac contient entre 6 000 et 7 000 molécules et particules, dont 93 classées comme potentiellement cancérigènes et 80 comme cancérigènes avérés par l’Agence internationale de recherche sur le cancer (IARC). La nicotine, elle, ne figure dans aucune des monographies de l’IARC consacrées aux substances cancérigènes. « Cela fait quarante ans que nous prescrivons à nos patients des gommes, des pastilles et des patchs de nicotine. Aurions-nous, en toute connaissance de cause, prescrit quelque chose de cancérigène ? » Le risque provient de la combustion, pas de la molécule.

Ce raisonnement s’appuie sur le principe de Paracelse : tout est toxique, seule la dose fait le poison. Comme pour la viande rouge, classée cancérigène pour le côlon par l’IARC en octobre 2015, le risque augmente avec l’intensité et la durée de l’exposition. Il en va de même pour le tabac : fumer moins d’un paquet par jour n’expose pas au même risque que fumer plus de deux paquets.

Vers une stratégie de réduction du risque

Khayat ne minimise pas la priorité de l’arrêt total. Mais une étude américaine qu’il cite donne la mesure de l’obstacle : 64 % des patients venant d’apprendre qu’ils étaient atteints d’un cancer du poumon, conscients qu’ils allaient subir chimiothérapie, chirurgie et radiothérapie et pour beaucoup avec un pronostic très défavorable, ont continué à fumer jusqu’à leur décès.

Après cinquante ans de cancérologie et des milliers de patients suivis, il juge l’objectif du sevrage total inaccessible pour une partie des fumeurs. D’où sa proposition : orienter ceux qui ne peuvent pas arrêter vers des alternatives capables de leur fournir nicotine et rituel gestuel sans combustion. Une telle stratégie, complémentaire à la prévention primaire, pourrait selon lui accélérer le déclin de la cigarette traditionnelle et réduire le nombre de décès liés au tabagisme, jusqu’à ce que la cigarette « trouve un jour sa place dans les musées ».

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Taux, dollar, inflation : le triple fardeau qui fait plonger l’or

26. Juni 2026 um 16:52

Le cours de l’or est passé sous le seuil des 4 000 dollars l’once vendredi, pénalisé par un dollar fort et des anticipations croissantes d’un relèvement accéléré des taux d’intérêt américains pour contenir l’inflation. Le métal précieux s’achemine vers une perte hebdomadaire d’environ 4 %, sa quatrième semaine consécutive dans le rouge.

Le cours au comptant a reculé de 0,9 %, à 3 991,49 dollars l’once. Les contrats à terme américains, dont la livraison est prévue en août, ont cédé 1 %, à 4 007,30 dollars l’once. Ce franchissement à la baisse du seuil symbolique des 4 000 dollars, observé pour la première fois mercredi depuis novembre 2025, intervient dans un contexte défavorable au métal jaune. Si l’or est traditionnellement considéré comme une valeur refuge en période de turbulences économiques, la hausse des taux d’intérêt et la vigueur du dollar accentuent les pressions sur ses cours, selon le Conseil mondial de l’or. Depuis le record historique de 5 594,82 dollars l’once atteint en janvier dernier, le repli atteint désormais près de 29 %.

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VERMEG reçoit l’International Excellence Award 2026 au Tunisia Investment Forum

26. Juni 2026 um 11:48

L’éditeur tunisien de logiciels financiers VERMEG a été distingué par l’International Excellence Award 2026. Il lui a été donné ce 26 juin lors de la cérémonie d’ouverture de la 22ème édition du Tunisia Investment Forum organisé par FIPA Tunisia.

C’est la Cheffe du Gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, qui a remis ce prix à  VERMEG, en présence de membres du gouvernement, d’ambassadeurs et de représentants institutionnels, d’investisseurs et de partenaires économiques.

Fondée il y a plus de trente ans en Tunisie, VERMEG développe des logiciels destinés aux banques, banques centrales, infrastructures de marché et compagnies d’assurance. La société compte aujourd’hui plus de 160 clients institutionnels dans plus de 40 pays, dont 24 banques centrales. Plus de 30 % de ses effectifs sont dédiés à la recherche et développement.

« Cette distinction récompense avant tout une aventure collective, portée depuis plus de trente ans par des talents capables de concevoir, depuis la Tunisie, des solutions technologiques parmi les plus avancées du secteur financier », a déclaré Badreddine Ouali, Founder & Chairman de VERMEG, ajoutant que le prix encourage la société à « poursuivre ses investissements dans l’innovation, l’intelligence artificielle et le développement des compétences ».

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Atelier Meuble Intérieurs résiste : moins de chiffre d’affaires, mais un carnet de commandes jamais atteint

26. Juni 2026 um 11:07

Un recul de 6,82 % du chiffre d’affaires, et pourtant un dividende distribué et un carnet de commandes à son plus haut historique : c’est le paradoxe qu’Atelier du Meuble Intérieurs a soumis à ses actionnaires le 25 juin 2026.

L’AGO réunie à Tunis a entériné des comptes en demi-teinte. Le chiffre d’affaires consolidé tombe à 27,33 millions de dinars contre 29,22 millions en 2024. Le résultat net suit : 2,56 millions de dinars, contre 2,67 millions l’année précédente. Le Conseil d’Administration a néanmoins arrêté un dividende brut de 0,315 dinar par action.

Ce qui change la lecture, c’est le carnet. Au 31 décembre 2025, la société affiche 7,5 millions de dinars de commandes non encore exécutées — un record. Sur l’année, le volume total de commandes reçues a atteint 27,3 millions de dinars, pour un chiffre d’affaires de l’activité propre de 25,6 millions. L’écart entre les deux chiffres dit l’essentiel : la demande tire, la production suit avec décalage.

Ben Slimane voit 2026 en positif

« Notre société aborde l’exercice 2026 avec confiance et ambition, tant sur le marché local qu’à l’international », a déclaré Aziz Ben Slimane, Directeur de la société, balayant d’un mot le recul enregistré. Il mise sur les grands comptes, les institutions et les entreprises en phase d’aménagement pour alimenter la croissance locale. Tandis que la conquête de nouveaux marchés export figure parmi les priorités affichées pour l’année en cours. La société a également mentionné la poursuite de ses engagements en matière d’éducation, de santé et de culture.

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Tabagisme – Amen Allah Messadi : « Le facteur temps joue contre nous »

26. Juni 2026 um 10:58

Les systèmes de santé africains ne peuvent plus se permettre d’ignorer les alternatives au tabac. C’est le message qu’Amen Allah Messadi, président de l’Association tunisienne de traitement des brûlures et des plaies (ATTBP), a adressé aux décideurs du continent : face aux fumeurs incapables de décrocher, la réduction des risques n’est plus une option — c’est une nécessité médicale et économique.

Dans une déclaration à L’Économiste Maghrébin en marge du congrès Technovation Smoke-Free organisé à Rabat sous l’égide de Philip Morris International, tenu le 24 juin 2026, le spécialiste s’est exprimé sans détour : « Les systèmes de santé se doivent d’adopter cette option comme une alternative réaliste et accessible, tant pour le patient que pour les sociétés africaines, afin de limiter les dommages considérables engendrés par le tabac. »

Sur le plan clinique, le Dr Messadi tranche une confusion qu’il juge coûteuse : la nicotine crée la dépendance et agit sur les vaisseaux sanguins et le rythme cardiaque, mais c’est la combustion qu’il désigne sans ambiguïté comme « le problème le plus grave et le principal responsable » des pathologies létales, au premier rang desquelles le cancer broncho-pulmonaire.

Un cancer que l’Afrique n’a tout simplement pas les moyens de traiter à grande échelle. Le continent, rappelle-t-il, « ne dispose pas des capacités économiques et logistiques nécessaires pour supporter ces charges financières colossales » — des coûts qu’il qualifie d’« exorbitants et très lourds » pour des systèmes hospitaliers déjà saturés.

Sa prise de position n’est pas abstraite. Ancien chef du service de réanimation des grands brûlés, le Dr Messadi a été confronté de longue date à l’insuffisance respiratoire chronique d’origine tabagique. Plus récemment, ses travaux sur la cicatrisation des plaies complexes l’ont conduit à une autre certitude : le tabac sabote directement la guérison du pied diabétique, des ulcères veineux et artériels, et des escarres, en altérant la vascularisation et l’oxygénation des tissus.

La Tunisie dispose pourtant d’un arsenal de sevrage — gommes, patchs, acupuncture, consultations hospitalières gratuites. Le problème : leur adhésion reste, selon le médecin, « très faible » au regard de l’ampleur du phénomène. Laisser les fumeurs « s’enliser dans des trajectoires à haut risque » faute d’alternatives innovantes ne lui semble ni tenable ni éthiquement défendable.

Président de l’Association panafricaine des plaies et de la cicatrisation, le Dr Messadi avertit que « le facteur temps joue clairement contre nous » et classe la lutte antitabac parmi les « défis stratégiques urgents », bien au-delà du périmètre d’une seule spécialité. Il voit dans le congrès de Rabat « une plateforme essentielle de rapprochement scientifique et d’échange d’expériences entre médecins et décideurs en Afrique », et appelle à une formation médicale continue permettant d’ancrer la distinction combustion/nicotine dans les pratiques — « le véritable début de la solution », selon ses mots, pour transformer durablement la réalité sanitaire du continent.

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Carthage Cement distribuera un dividende de 0,065 dinar par action au titre de l’exercice 2025

26. Juni 2026 um 09:51

Carthage Cement versera un dividende de 0,065 dinar par action au titre de l’exercice 2025. Et ce, conformément à la décision adoptée par son Assemblée générale ordinaire réunie le 24 juin 2026.

Le montant global de cette distribution du dividende de Carthage Cement  s’élève à 22,335 millions de dinars. La date de détachement du dividende est fixée au 10 août 2026. Tandis que la mise en paiement interviendra le 12 août 2026.

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Boonta : le mégot, nouvel or gris de l’industrie tunisienne

24. Juni 2026 um 13:55

Et si les mégots de cigarettes devenaient une ressource industrielle ? C’est la conviction qui a donné naissance à Boonta, une startup tunisienne pionnière dans la collecte et la valorisation de ce déchet encore largement négligé.

Rencontré par L’Économiste maghrébin en marge de Technovation Smoke-free by PMI, le 24 juin 2026 à Rabat, son fondateur Amir Ghozlani revient sur l’ambition d’un projet qui entend transformer un enjeu environnemental majeur en opportunité économique durable.

Tout commence en 2022, autour d’un café, lorsqu’Amir Ghozlani observe un cendrier débordant de mégots. Une question apparemment anodine surgit alors dans son esprit : de quoi sont-ils réellement constitués ? La réponse, qu’il découvre au fil de ses premières recherches, s’avère à la fois surprenante et alarmante. Contrairement à une idée largement répandue, le filtre d’une cigarette n’est pas en coton, mais en acétate de cellulose, un polymère plastique dont la dégradation naturelle requiert près de dix ans.

Un seul mégot, d’un poids compris entre 0,2 et 0,3 gramme, est susceptible de contaminer jusqu’à 500 litres d’eau. Pour obtenir un kilogramme de ce polymère filtrant, il faut collecter environ 4 750 unités. La prise de conscience est immédiate : ce déchet, à la fois massif et sous-estimé, représente aussi un important gisement de matière première encore inexploité.

Un procédé industriel innovant, sans solvant

Fort de ce constat, le fondateur consacre une première année entière à la recherche, à l’expérimentation et aux tests en laboratoire. L’objectif est de concevoir une solution viable permettant de traiter les mégots collectés et d’en extraire une fibre réutilisable.

Les filtres sont d’abord séparés des autres composants du mégot, puis lavés exclusivement à l’eau, sans recours à aucun solvant chimique. Les eaux de lavage sont dirigées vers une station de traitement dédiée, dont le procédé permet d’en recycler 50 %. La fibre ainsi nettoyée est ensuite séchée dans un séchoir rotatif, puis déchiquetée, broyée et soumise à des opérations de cardage et d’aiguilletage afin de produire un matériau non tissé, devenu le produit phare de l’entreprise.

Des débouchés multiples et des applications concrètes

Le non-tissé issu des filtres traités trouve des applications dans des secteurs variés. L’entreprise l’utilise pour la fabrication d’articles de maroquinerie légère – étuis, sacs à dos et petits sacs – ainsi que pour le matelassage. Ce matériau présente également un fort potentiel dans les domaines de l’isolation thermique et phonique, ouvrant la voie à des partenariats avec les acteurs du bâtiment et de l’industrie manufacturière.

Parallèlement, la société valorise les sous-produits issus du tri. Le papier contenu dans les mégots et les résidus de tabac sont transformés en compost, un intrant organique destiné aux pépinières et aux exploitants agricoles souhaitant substituer les engrais chimiques par des solutions naturelles ou enrichir leurs substrats.

Une infrastructure de collecte et un outil numérique propriétaires

Pour structurer sa chaîne d’approvisionnement, la startup ne se limite pas au traitement de la fibre. Elle a également développé ses propres bennes de ramassage, déployées auprès de ses partenaires.

Par ailleurs, elle a conçu une application web destinée aux professionnels, permettant un suivi en temps réel des performances de chaque site. Les entreprises partenaires peuvent ainsi consulter le volume de mégots récoltés, mesurer leur impact environnemental et générer des rapports exploitables dans leurs démarches RSE. Cet outil constitue un levier d’engagement important pour les enseignes et établissements souhaitant documenter concrètement leurs performances environnementales.

Un agrément officiel et un premier partenaire de référence

Sur le plan réglementaire, plusieurs étapes ont été franchies. Après avoir soumis son dossier à l’Agence nationale de protection de l’environnement (ANPE), l’entreprise a obtenu l’agrément nécessaire, qu’elle a ensuite déposé auprès de l’ANGED afin d’obtenir le cahier des charges relatif au recyclage des mégots. Ce document lui a été délivré en 2025, marquant son entrée officielle dans la phase opérationnelle.

La société n’a pas encore communiqué publiquement sur son activité, dans l’attente de la finalisation de son unité de recyclage. Elle opère actuellement sur le périmètre du Grand Tunis, soit quatre gouvernorats, et compte parmi ses premiers clients institutionnels IOS, filiale de Philip Morris International, qui dispose déjà de plusieurs points de collecte actifs.

2027 : lever des fonds pour changer d’échelle

L’ampleur du gisement que représente le marché tunisien justifie pleinement les ambitions affichées par Amir Ghozlani. La Tunisie compte environ deux millions de fumeurs qui, selon les estimations du fondateur, consomment en moyenne dix cigarettes par jour. À cette échelle, le volume de mégots produits quotidiennement dépasse largement les capacités actuelles de traitement de la startup.

L’entreprise reconnaît elle-même que sa capacité de recyclage demeure, à ce stade, limitée. L’objectif fixé à l’horizon 2027 est donc clair : lever des fonds afin d’accroître significativement ses capacités de production et d’étendre ses opérations à l’ensemble des gouvernorats du pays.

Une startup à l’intersection de l’économie circulaire et de l’industrie

En quelques années, la jeune pousse tunisienne a construit une proposition de valeur cohérente et différenciante, associant collecte structurée, traitement propre des mégots, transformation de la fibre et outils de reporting numérique.

Alors que la pression réglementaire sur les déchets plastiques s’intensifie à l’échelle régionale et internationale, les entreprises sont de plus en plus sollicitées sur leurs engagements environnementaux et sociaux. Dans ce contexte, le modèle développé par Boonta répond à une demande croissante.

Le principal défi réside désormais dans le passage à une échelle supérieure. Pour y parvenir, l’entreprise recherche des partenaires financiers capables d’accompagner le déploiement de ses capacités de recyclage sur l’ensemble du territoire tunisien.

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Grandes écoles françaises : les étudiants de l’IPEST parmi l’élite

22. Juni 2026 um 12:19

Soixante-dix étudiants de l’Institut préparatoire aux études scientifiques et techniques de Tunis  (IPEST) ont décroché leur billet pour les épreuves orales du concours CentraleSupélec. C’est l’un des chiffres marquants qui ressortent du bilan des concours d’entrée aux Grandes écoles d’ingénieurs françaises pour la promotion 2026 de l’IPEST, qui compte 87 élèves au total.

Les admissibilités couvrent plusieurs concours distincts. Neuf candidats de l’établissement tunisois ont passé avec succès les écrits de l’École polytechnique, deux ont franchi la même barre à l’ENS Paris-Saclay et un à l’ESPCI Paris. Par ailleurs, 36 élèves sont qualifiés pour les oraux du concours Mines-Ponts.

La lecture de ces données appelle une réserve méthodologique : un même étudiant pouvant se présenter à plusieurs concours en parallèle, ces chiffres se superposent partiellement. Ils ne s’additionnent pas pour former un total brut, mais illustrent la capacité d’une partie de la promotion à se maintenir simultanément sur plusieurs tableaux de qualification.

L’oral, étape décisive encore à franchir

Obtenir son admissibilité constitue une condition nécessaire, non suffisante. Le candidat a démontré ses aptitudes à l’écrit et se trouve autorisé à comparaître devant les jurys d’oral – mais c’est là que se joue l’intégration effective.

Pour Polytechnique, les épreuves orales se tiennent à Palaiseau au cours du mois de juin. La liste des candidats définitivement admis ne sera rendue publique que le 24 juillet 2026. Les semaines à venir diront donc combien de ces qualifiés franchiront l’ultime seuil.

L’IPEST n’est pas un acteur périphérique de ce système. L’établissement fait partie des sites officiellement retenus pour l’organisation des épreuves écrites du concours de l’École polytechnique, aux côtés des centres français et de quelques implantations à l’international. Cette reconnaissance institutionnelle s’accompagne, d’année en année, d’un flux régulier de diplômés rejoignant les promotions des grandes écoles françaises.

Pour mémoire, les concours concernés donnent accès à un ensemble d’établissements parmi les plus sélectifs de l’enseignement supérieur français. La CentraleSupélec ouvre en 2026 l’accès à une quinzaine de filières ou écoles, dont CentraleSupélec elle-même, les Écoles centrales de Lyon, Lille, Nantes et Méditerranée, Arts et Métiers et l’Institut d’Optique. Polytechnique, l’ENS Paris-Saclay et l’ESPCI Paris occupent quant à elles le sommet de la hiérarchie académique française. Le verdict final des oraux, attendu d’ici la fin juillet, permettra de mesurer le taux de transformation de ces qualifications en intégrations réelles.

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Royaume-Uni : Keir Starmer jette l’éponge

22. Juni 2026 um 11:00

Le Royaume-Uni s’apprête à connaître son sixième Premier ministre en sept ans. En effet, Keir Starmer a officiellement renoncé ce lundi 22 juin à la direction du Parti travailliste. Il a annoncé son retrait depuis le perron du 10 Downing Street. Auparavant, il avait informé le roi Charles III de sa décision dans la matinée.

Keir Starmer est arrivé au pouvoir en juillet 2024. À l’époque, le Labour avait remporté une victoire électorale écrasante. Pourtant, l’ancien avocat spécialisé en droits humains, âgé de 63 ans, a reconnu lundi ne plus être en mesure de porter les couleurs de son camp. Les prochaines élections générales sont attendues en 2029. « J’ai entendu la réponse de mon parti et je l’accepte de bon cœur », a-t-il déclaré, visiblement ému.

Il avait pris la tête du Labour le 4 avril 2020. Il est ensuite devenu Premier ministre le 5 juillet 2024, soit près de deux ans d’exercice du pouvoir. Finalement, il a pris acte d’une perte de confiance interne sans tenter d’en inverser le cours.

Une transition encadrée jusqu’à la rentrée parlementaire

Le départ effectif de Starmer dépend du processus de désignation de son successeur. Le Labour disposant de la majorité aux Communes, son futur dirigeant deviendra mécaniquement Premier ministre. « Le nouveau dirigeant sera en poste avant la reprise des travaux du Parlement en septembre », a-t-il précisé. Il a ajouté qu’il resterait « à son poste jusqu’à la fin du processus de sélection ». Par ailleurs, il s’est engagé à offrir à son successeur « un soutien entier et sans équivoque ».

Le nom d’Andy Burnham circule avec insistance. Il a été élu député le 19 juin dernier. Ce proche du parti, surnommé le « roi du Nord », avait déjà brigué la tête du Labour en 2010, puis en 2015. De plus, sa popularité au sein de l’électorat travailliste est confirmée par un sondage YouGov. Jusqu’ici, toutefois, l’absence de mandat parlementaire lui barrait la route. Or, cette condition est sine qua non pour accéder à la direction du parti et, par conséquent, à la fonction de Premier ministre.

Réactions internationales

Les réactions internationales ont été contrastées. D’un côté, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a salué sur X un bilan positif. Selon elle, « la sécurité européenne et ukrainienne est plus forte » grâce à Starmer. Elle a également estimé qu’« il faut souvent des années à de nombreux dirigeants pour devenir l’homme d’État » qu’il est devenu « en seulement deux ans ». De l’autre côté, Donald Trump avait anticipé dès dimanche la démission du Premier ministre. Certes, il lui a souhaité « le meilleur ». Néanmoins, il avait auparavant jugé qu’il avait « échoué lamentablement ».

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Yves Lacoste et la Tunisie : disparition d’une passion intellectuelle

22. Juni 2026 um 09:16

Le géographe français Yves Lacoste, fondateur de la revue Hérodote et figure pionnière de la géopolitique moderne, est décédé à l’âge de 96 ans.

Spécialiste reconnu du Maghreb, il avait consacré une part importante de ses travaux à la Tunisie, à l’Algérie et au Maroc, notamment à travers son ouvrage L’Afrique du Nord : Histoire et Géographie du Maghreb. Sa réflexion était notamment nourrie par la pensée d’Ibn Khaldoun.

Engagé dès ses débuts contre le colonialisme et contre l’instrumentalisation martiale de la géographie, il avait défendu tout au long de sa carrière une approche géopolitique ancrée dans le terrain et les réalités sociales.

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Mobilité des talents : l’UTICA défend un partenariat structuré

22. Juni 2026 um 08:28

Mettre fin au flou juridique qui entoure les transferts de compétences entre les rives nord et sud de la Méditerranée : c’est l’ambition portée par l’organisation patronale tunisienne (UTICA) lors d’une rencontre internationale qui s’est tenue en Italie à la mi-juin.

Réuni les 18 et 19 juin à Turin dans le cadre du projet « Thamm Plus », un atelier de dialogue a rassemblé des fédérations d’employeurs d’Afrique du Nord et de l’Union européenne, aux côtés de délégués de l’Organisation internationale du Travail et de la Commission européenne. L’enjeu : définir des voies concrètes pour structurer la circulation des travailleurs qualifiés à travers la Méditerranée.

Au nom de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), Radhi Chelly, membre de son bureau exécutif, a défendu une approche fondée sur des traités intergouvernementaux dont l’exécution serait confiée à des opérateurs privés maîtrisant les métiers du placement éthique et de la qualification professionnelle. Cette architecture institutionnelle, a-t-il plaidé, constituerait le socle d’une mobilité à la fois organisée et réversible.

Le représentant tunisien a également insisté sur le rôle que les fédérations patronales ont vocation à jouer dans ce dispositif : concevoir des cursus de formation en commun, calibrés sur les tensions qui s’exercent sur certains segments du marché du travail, et faciliter la mise en relation entre offre et demande d’emploi dans le respect des standards du travail décent.

Il a par ailleurs rappelé que de tels mécanismes contribueraient à assécher les filières de recrutement clandestines et à endiguer la traite des personnes.

Au-delà des seules questions de mobilité, Radhi Chelly a plaidé pour un rapprochement plus large entre les organisations représentatives du monde économique des deux côtés de la Méditerranée, en matière d’investissement et de commerce, dans une perspective de croissance partagée.

L’UTICA avait dépêché à Turin une délégation de quatre membres : outre Radhi Chelly, Adel Manaa et Abdelfatteh Brahem, issus respectivement des filières de l’électronique et du bâtiment, ainsi que Narjess Bouasker, représentante de la Fédération tunisienne de l’hôtellerie.

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Origine de la Covid : le coup d’éclat de Tulsi Gabbard contre Anthony Fauci avant son départ

20. Juni 2026 um 12:21

Pour son dernier jour à la tête du renseignement américain, Tulsi Gabbard frappe un grand coup en publiant des documents confidentiels explosifs. Elle accuse directement le Dr Anthony Fauci d’avoir collaboré avec des agents politisés pour masquer la fuite de laboratoire à Wuhan et d’avoir menti au Congrès.

La directrice sortante du renseignement national américain a rendu publiques des correspondances inédites mettant gravement en cause l’ancien patron de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses (NIAID). Selon le Bureau du directeur du renseignement national, ces pièces officielles démontrent que le Dr Anthony Fauci a orchestré, en coulisses, la manipulation des évaluations des services secrets pour imposer la thèse d’une origine naturelle du virus et censurer l’hypothèse d’un accident de laboratoire.

Ces documents, fruits d’une enquête de déclassification d’un an alimentée par plusieurs lanceurs d’alerte, révèlent également le rôle financier de premier plan joué par le scientifique. L’administration affirme que le Dr Fauci a détourné des millions de dollars du contribuable américain pour financer des recherches à haut risque dites de « gain de fonction » sur les coronavirus de chauves-souris au sein même de l’Institut de virologie de Wuhan, un site aujourd’hui largement désigné comme la source probable de la pandémie de Covid-19.

Le rapport détaille la triple casquette de l’expert durant la crise sanitaire, à la fois financeur de projets virologiques dangereux liés aux « vaccins universels », conseiller de l’ombre de la communauté du renseignement — qui suivait majoritairement ses directives — et principal commentateur public de la pandémie. Tulsi Gabbard souligne que l’analyse de centaines de courriels prouve l’implication de scientifiques payés par le NIAID pour orienter les conclusions des services d’espionnage.

L’offensive de la directrice sortante prend aussi une tournure judiciaire puisque le communiqué accuse formellement le Dr Fauci de parjure devant le Congrès américain en 2024, année où il avait nié sous serment toute participation à des discussions sur ces recherches virologiques. Enfin, l’enquête lève le voile sur un système de pressions internes au sein du renseignement américain, affirmant que les analystes opposés aux conclusions officielles ont subi des marginalisations et des menaces de représailles directes sur leurs carrières. Pour Tulsi Gabbard, la publication de ces preuves met fin à des années de mensonges et de censure organisée.

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Star Assurances reporte son AGO au 21 juillet

20. Juni 2026 um 11:34

Le conseil d’administration de Star Assurances a annoncé, le 19 juin 2026, le report de son Assemblée générale ordinaire initialement prévue le mardi 23 juin 2026. La réunion se tiendra finalement le 21 juillet 2026 au siège social de la compagnie.

Cette décision vise à maximiser la participation des actionnaires, à garantir l’exercice de leurs droits et à finaliser l’ensemble des formalités légales et réglementaires requises. Une nouvelle convocation sera officiellement publiée prochainement, en conformité avec les dispositions en vigueur.

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Diplomatie tunisienne : les femmes, désormais 80% des nouvelles recrues

20. Juni 2026 um 09:25

Près de quatre diplomates tunisiens sur dix sont aujourd’hui des femmes. Le chiffre, avancé vendredi par le chef de la diplomatie Mohamed Ali Nafti, illustre une dynamique qui s’accélère d’année en année : la dernière promotion de secrétaires des Affaires étrangères comptait 80% de femmes, contre 74% en 2025 et seulement la moitié l’année précédente.

C’est à l’occasion de la Journée internationale des femmes dans la diplomatie que ces données ont été dévoilées, lors d’une cérémonie tenue au siège de l’Académie diplomatique de Tunis. La rencontre, placée sous le signe de l’engagement des femmes au service de la paix et du développement, a réuni diplomates et représentants d’organisations internationales.

Dans son intervention, le ministre a tenu à inscrire cette évolution dans la durée. Il a rappelé que des femmes figuraient déjà dans la toute première délégation tunisienne envoyée à l’Assemblée générale des Nations unies, au lendemain de l’Indépendance — un choix qui, selon lui, traduisait l’attachement des fondateurs de l’État moderne au principe d’égalité entre citoyens et à l’émancipation féminine.

Mohamed Ali Nafti a également salué la mémoire des diplomates tunisiennes qui, depuis cette époque, ont œuvré à la défense de la souveraineté du pays, à la promotion de ses intérêts et à l’avancée du développement durable. Leurs héritières, a-t-il poursuivi, occupent désormais des fonctions à responsabilité, que ce soit au sein du ministère ou dans les instances internationales, où elles prennent part aux négociations, aux dialogues et à la recherche de consensus contribuant à la stabilité régionale et mondiale.

Le chef de la diplomatie est par ailleurs revenu sur l’engagement précoce de la Tunisie envers la résolution 1325 du Conseil de sécurité de l’ONU, adoptée en 2000, qui reconnaît le rôle des femmes non seulement comme bénéficiaires de protection, mais comme actrices à part entière de la construction de la paix. La Tunisie, a-t-il précisé, a été la première nation d’Afrique du Nord à se doter d’un plan d’action national pour appliquer ce texte, et la première de la région à en adopter un second, pour la période 2023-2027.

De son côté, Florence Basty, qui dirige le bureau d’ONU Femmes pour la Tunisie et la Libye, a salué un pays qu’elle considère comme précurseur en matière de droits des femmes, sur la scène régionale comme internationale. Son parcours depuis l’Indépendance, a-t-elle estimé, témoigne d’une influence durable des femmes tunisiennes dans la diplomatie multilatérale et les initiatives de paix à travers le monde.

Selon elle, les jeunes générations de diplomates perpétuent aujourd’hui cet héritage transmis par leurs aînées, tout en s’ouvrant à de nouvelles perspectives de responsabilité et d’influence. En plaçant les femmes au centre de ses priorités diplomatiques, a-t-elle ajouté, la Tunisie fait de leur participation pleine et égale un véritable choix stratégique, doublé d’une responsabilité assumée sur le plan international. Cette approche, a-t-elle conclu, trouve son ancrage dans l’agenda « Femmes, paix et sécurité » et dans la résolution 1325, référence centrale pour renforcer la place des femmes dans la prévention des conflits et la consolidation d’une paix durable.

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Eaux usées traitées : la Tunisie et la FAO renforcent la sécurité sanitaire de la réutilisation agricole

19. Juni 2026 um 14:12

Un atelier organisé jeudi à Sousse par la FAO, le ministère de l’Agriculture et l’ONAS a révisé le plan d’amélioration de l’utilisation sûre des eaux usées traitées en agriculture, dans le cadre du projet « Water Scarcity Initiative » (WSI).

La rencontre s’appuie sur une expérience pilote menée à Zaouiet-Sousse, basée sur la planification de la sécurité sanitaire de l’assainissement (PSS), une méthode permettant d’identifier et de maîtriser les risques sanitaires tout au long de la chaîne, de la collecte des eaux usées jusqu’à leur réutilisation agricole.

Sinan Bacha, coordinateur national du projet WSI, a rappelé que cette réutilisation figure parmi les priorités de la stratégie nationale de l’eau à l’horizon 2050. Le gouverneur de Sousse, Soufien Tanfouri, a quant à lui souligné les volumes importants d’eaux usées produits dans la région et souhaité l’extension de cette expérience à d’autres zones du pays.

Selon la FAO, cette démarche vise à sécuriser les pratiques agricoles tout en répondant aux engagements internationaux sur l’eau, l’économie circulaire et l’Objectif de développement durable n°6. L’organisation accompagne également la Jordanie et la Palestine dans une initiative régionale visant à adapter cette méthodologie aux contextes arabes, avec l’appui d’institutions nationales, d’experts et d’acteurs locaux.

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MPBS : distribution de près de 5 MDT de dividendes en juillet 2026

19. Juni 2026 um 13:58

L’Assemblée générale ordinaire de la société MPBS, réunie le 13 juin 2026, a validé la distribution d’un montant global de dividendes de 4,96 MDT au titre de l’exercice 2025. Cette enveloppe se traduira par le versement d’un dividende de 0,240 DT par action à ses actionnaires.

Le détachement de ce dividende sur la Bourse est programmé pour le 7 juillet 2026. La mise en paiement effective sur les comptes des investisseurs débutera quant à elle le 9 juillet 2026.

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UNIMED : distribution de 20 MDT de dividendes en septembre 2026

19. Juni 2026 um 11:13

L’Assemblée Générale Ordinaire de la société UNIMED, réunie le 17 juin 2026, a décidé de distribuer un montant total de dividendes de 20 MDT au titre de l’exercice 2025.

Cette décision de l’AGO d’UNIMED correspond à l’attribution d’un dividende de 0,625 DT par action à destination de ses actionnaires.

A cet égard, le détachement de ce dividende est officiellement programmé pour le 9 septembre 2026.

Quant aux opérations de paiement effectif débuteront quant à elles le 11 septembre 2026.

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New Body Line : le chiffre d’affaires grimpe à 9,77 millions de dinars

19. Juni 2026 um 10:02

Le groupe textile New Body Line a fortement réduit sa perte nette consolidée en 2025, à 62 340 dinars, contre un déficit de 6,12 millions de dinars en 2024.

Le chiffre d’affaires consolidé progresse, à 9,77 millions de dinars contre 8,86 millions de dinars un an plus tôt. Le résultat d’exploitation reste négatif mais se redresse nettement, passant d’un déficit de 6,44 millions de dinars à un déficit de 389 109 dinars. Les capitaux propres consolidés s’établissent à 4,99 millions de dinars, contre 5,07 millions de dinars en 2024.

Le total du bilan consolidé atteint 7,27 millions de dinars au 31 décembre 2025, contre 7,09 millions de dinars un an plus tôt. L’amélioration du résultat s’explique en grande partie par la baisse des dotations aux amortissements et provisions, qui reculent à 877 199 dinars contre 6,7 millions de dinars en 2024, exercice marqué par une provision de 5,6 millions de dinars sur des actifs financiers.

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SIAME : le bénéfice consolidé bondit de 75 %

19. Juni 2026 um 09:25

Le groupe industriel tunisien SIAME a clôturé l’exercice 2025 avec un résultat net consolidé en hausse de 75 %, à 4,178 millions de dinars, contre 2,383 millions de dinars un an plus tôt. Le chiffre d’affaires consolidé recule légèrement, à 61 millions de dinars contre 63,1 millions de dinars en 2024.

Le résultat d’exploitation de SIAME progresse fortement, passant de 6 millions à 8,25 millions de dinars. Les capitaux propres consolidés du groupe atteignent 34,2 millions de dinars, contre 29,9 millions de dinars en 2024. Le résultat par action ressort à 0,271 dinar contre 0,154 dinar. Le total du bilan consolidé s’établit à 66,99 millions de dinars au 31 décembre 2025, en léger repli par rapport aux 67,74 millions de dinars de l’exercice précédent.

Sur le plan du périmètre de consolidation, la participation de SIAME dans sa filiale TOUTALU a été diluée de 89,28 % à 52,08 % suite à une augmentation de capital ouverte à un nouvel actionnaire, sans perte de contrôle. La société IAT, ainsi que ses filiales IAT Europe et Média-Tech, sont sorties du périmètre de consolidation après une dilution de la participation de SIAME de 41 % à 14,99 %, entraînant une perte de contrôle.

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Violences sexuelles : le nouveau protocole autorise les soins d’urgence sans feu vert de la justice

18. Juni 2026 um 16:36

Le nouveau protocole national de prise en charge des victimes de violences sexuelles sera officiellement soumis au mois de septembre au ministre de la Santé. Celui-ci donnera alors son feu vert pour sa mise en vigueur immédiate sur l’ensemble du territoire tunisien. C’est ce qu’annonce le Professeur Mohamed Allouche, chef du service de médecine légale à l’hôpital Charles-Nicolle. 

Ce document de référence vise avant tout à unifier les procédures médicales et psychologiques. Et ce, afin d’assurer une qualité de soins identique pour chaque citoyenne ou citoyen, quelle que soit sa localisation géographique. L’architecture du protocole repose sur des axes fondamentaux incluant l’accueil avec consentement éclairé. De même que des examens techniques rigoureux pour identifier les traces d’agressions physiques et de violences sexuelles.

Il intègre également la réalisation systématique de prélèvements pour le dépistage de maladies transmissibles et l’analyse de preuves génétiques ou toxicologiques selon les besoins spécifiques de chaque situation. Au-delà de l’aspect purement clinique, une prise en charge psychologique et sociale pluridisciplinaire, impliquant des psychologues, des assistantes sociales et des infirmiers, est prévue pour atténuer les séquelles profondes liées à ces traumatismes.

Élaboré dans le cadre du projet Sila avec le soutien de l’Union européenne et des coopérations belge et espagnole, ce texte définit un parcours clair pour la victime. Car il facilite le contact avec les délégués à la protection de l’enfance et les associations d’aide juridique. Une innovation majeure concerne le traitement des cas urgents. Puisque le protocole permettra désormais une prise en charge directe pour les agressions survenues depuis moins de 48 heures sans exiger une réquisition judiciaire préalable auprès de la police ou du procureur de la République.

Formation de médecins urgentistes dans six gouvernorats

Pour pallier à l’actuelle absence de services de médecine légale dans six gouvernorats du pays, des programmes de formation spécifiques sont destinés aux médecins urgentistes et aux gynécologues-obstétriciens. Et ce, afin qu’ils puissent appliquer ces nouvelles normes de manière autonome. Le Professeur Allouche souligne que l’examen dans les trois premiers jours est déterminant tant pour la collecte des preuves matérielles que pour l’efficacité du soutien psychologique précoce. Enfin, la généralisation de ce cadre structuré permettra de centraliser les données statistiques au niveau national. Ce qui s’avère indispensable pour élaborer des politiques de prévention et de lutte efficaces contre ce fléau social.

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