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Un nouveau responsable pour les opérations de la BERD en Tunisie

08. Juni 2026 um 20:01

Le groupe de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) Banque européenne pour la reconstruction et le développement a annoncé, lundi 8 juin 2026, la nomination de Georgi Akhalkaatsi au poste de responsable de ses opérations en Tunisie. Il succède à Nodiara Mansurova et prendra officiellement ses fonctions à partir du 1er septembre 2026 depuis le bureau de représentation de Tunis.

Dans ses nouvelles fonctions, le responsable supervisera l’ensemble des investissements et des activités de la BERD en Tunisie, sous la coordination du directeur exécutif pour la région Sud et Est de la Méditerranée. Cette nomination s’inscrit dans la continuité de la stratégie de l’institution visant à renforcer son action dans le pays.

De nationalité géorgienne

De nationalité géorgienne, Georgi Akhalkaatsi est un cadre expérimenté de la BERD qu’il a rejoint en 2009. Il occupe actuellement le poste de responsable des opérations en Arménie. Au fil de son parcours, il a également travaillé au bureau de Tbilissi ainsi qu’au sein des départements de l’industrie, des services et de la gestion du risque de crédit au siège de Londres.

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Son profil académique combine un master en droit de l’université d’État de Tbilissi et un MBA obtenu à l’INSEAD. Avant de rejoindre le secteur bancaire international, il a entamé sa carrière comme juriste, puis a évolué vers la finance en intégrant la Société Générale.

Financement de projets économiques

Présente en Tunisie depuis 2012, la BERD joue un rôle important dans le financement de projets économiques et le soutien au secteur privé. L’institution a investi plus de 3 milliards d’euros dans le pays à travers environ 90 projets, dont une majorité orientée vers les entreprises privées, avec pour objectif de soutenir la diversification de l’économie tunisienne et le développement des PME.

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Tunisie : Jusqu’à 600 dinars de frais pour décrocher le permis de conduire

08. Juni 2026 um 19:24

La chambre régionale des propriétaires des établissements de formation à la conduite et à la sécurité routière de Bizerte, relevant de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat, a annoncé une nouvelle grille tarifaire applicable à partir du 9 juin 2026 pour plusieurs prestations liées au permis de conduire catégorie “B” permettant de conduire les voitures particulières et utilitaires.

Selon le document diffusé par la structure syndicale régionale, les propriétaires d’auto-écoles affiliés sont appelés à respecter ces nouveaux montants, qui concernent aussi bien les examens que les séances de formation théorique et pratique.

200 dinars pour la première demande

La nouvelle grille prévoit notamment un tarif de 200 dinars pour la première demande de passage de l’examen théorique, ainsi que 200 dinars pour l’examen de circulation et 200 dinars pour l’examen de manœuvre.

Les cours pratiques de conduite sont fixés à 30 dinars la séance, tandis que les cours du code de la route passent à 15 dinars. Les séances consacrées à la conduite des véhicules louage sont fixées à 35 dinars, tout comme les séances de stationnement.

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Le document précise également que la durée d’une séance ne doit pas dépasser 50 minutes.

Nouveaux tarifs annoncés

  • Première demande pour l’examen théorique : 200 dinars
  • Frais de l’examen de circulation : 200 dinars
  • Frais de l’examen de manœuvre : 200 dinars
  • Séance de conduite : 30 dinars
  • Séance du code de la route : 15 dinars
  • Séance de conduite sur véhicule louage : 35 dinars
  • Séance de stationnement : 35 dinars

Cette annonce intervient dans un contexte où les coûts liés à l’obtention du permis de conduire continuent de varier d’une région et d’une auto-école à l’autre en Tunisie. Plusieurs plateformes spécialisées estiment que le coût global du permis peut dépasser les 1 500 dinars selon le nombre d’heures de conduite et les frais annexes.

Aucune réaction officielle des autorités de tutelle n’avait encore été publiée au moment de la rédaction de cet article concernant l’application de cette nouvelle grille tarifaire.

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Mondial 2026 : L’un des meilleurs arbitres africains refoulé des États-Unis

08. Juni 2026 um 18:52

L’affaire suscite déjà une vive polémique à quelques jours du début de la Coupe du monde 2026. Selon plusieurs médias internationaux, l’arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan aurait été empêché d’entrer sur le territoire américain malgré la possession d’un visa valide et d’un passeport diplomatique.

Considéré comme l’un des meilleurs arbitres africains du moment, Omar Artan devait devenir le premier arbitre somalien à officier lors d’une Coupe du monde. L’officiel de 34 ans faisait partie des arbitres retenus par la FIFA pour le tournoi organisé aux États-Unis, au Canada et au Mexique.

Artan est arrivé à Miami après un voyage via la Turquie

Selon des responsables somaliens cités par l’AFP et plusieurs médias étrangers, Artan est arrivé à Miami après un voyage via la Turquie, avant d’être refoulé par les autorités américaines puis renvoyé vers Istanbul. Les autorités américaines n’ont pas officiellement détaillé les raisons exactes de cette décision. Toutefois, plusieurs sources évoquent le durcissement des restrictions migratoires américaines visant certains pays, dont la Somalie.

Lire aussi : Mondial 2026 : Combien coûtera le voyage d’un supporter tunisien aux USA ?

L’affaire est d’autant plus surprenante que plusieurs médias africains avaient annoncé, quelques jours auparavant, qu’Omar Artan avait finalement obtenu son visa après des difficultés administratives.

La FIFA a indiqué suivre le dossier

La FIFA a indiqué suivre le dossier et chercher des clarifications. De son côté, un responsable du ministère somalien des Sports a dénoncé une décision contraire « à l’esprit du fair-play et du mérite sportif ».

Cette affaire intervient dans un contexte plus large de tensions autour des visas liés à la Coupe du monde 2026. Plusieurs médias ont récemment évoqué les difficultés rencontrées par certains joueurs, arbitres ou membres de délégations venant de pays soumis à des restrictions d’entrée aux États-Unis.

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Possession de stupéfiants : Une avocate arrêtée dans un établissement nocturne à Hammamet

08. Juni 2026 um 18:14

Une avocate a été arrêtée dans la nuit de samedi à dimanche à Hammamet alors qu’elle s’apprêtait à entrer dans un établissement de nuit en possession de comprimés psychotropes classés au tableau « B », selon une source citée par Mosaïque FM. Le parquet près le tribunal de première instance de Grombalia a ordonné sa mise en garde à vue avant l’ouverture, ce lundi, d’une information judiciaire pour des infractions liées aux stupéfiants. L’enquête a été confiée à un juge d’instruction du tribunal de première instance de Grombalia.

L’affaire intervient dans un contexte où les autorités tunisiennes multiplient les opérations contre les réseaux de trafic et de consommation de drogues, notamment dans les zones touristiques et les établissements nocturnes.

Des précédents impliquant des professionnels du droit

Ce dossier n’est pas le premier du genre en Tunisie. Plusieurs affaires impliquant des avocats ont déjà été enregistrées ces dernières années dans des dossiers liés aux stupéfiants.

En janvier 2024, la brigade centrale de lutte contre la drogue à Laouina avait arrêté une avocate soupçonnée d’implication dans un réseau de trafic de cannabis après la saisie de plusieurs plaques de résine de cannabis dans un appartement à Tunis.

Lire aussi : Trafic de drogue : 67 arrestations et un réseau international démantelé

En février 2025, une autre affaire avait abouti à un non-lieu en faveur d’une avocate poursuivie dans une enquête pour trafic de drogue après la découverte de cannabis dans un taxi dans lequel elle se trouvait.

Ces affaires restent toutefois marginales au regard du nombre global de dossiers traités chaque année par la justice tunisienne en matière de stupéfiants.

Les boîtes de nuit et zones touristiques sous surveillance

Les services sécuritaires tunisiens ont déjà annoncé à plusieurs reprises le démantèlement de réseaux actifs dans les bars, discothèques et espaces festifs, notamment à Hammamet, destination touristique particulièrement fréquentée durant la saison estivale.

En octobre 2022, la police avait arrêté à Hammamet quatre personnes soupçonnées d’alimenter des établissements nocturnes en drogues et comprimés psychotropes. Les autorités avaient alors saisi plusieurs types de stupéfiants ainsi que de l’argent liquide.

Les forces de sécurité intensifient généralement les contrôles dans ces zones à l’approche de l’été, période marquée par une hausse de l’activité touristique et nocturne.

La loi 52 toujours au cœur des débats

Cette nouvelle affaire remet également en lumière le débat récurrent autour de la loi 52 relative aux stupéfiants. Depuis plusieurs années, des avocats, militants et organisations de défense des droits humains réclament une réforme du cadre pénal tunisien concernant la consommation de drogues, estimant que les peines prévues restent particulièrement sévères, notamment pour les jeunes consommateurs.

La distinction entre trafic, détention et simple consommation demeure au centre des discussions, alors que les autorités tunisiennes maintiennent une ligne sécuritaire ferme face à la progression du trafic de stupéfiants.

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Tunisie : Le vieillissement de la population s’accélère

05. Juni 2026 um 19:57

La Tunisie entre progressivement dans une nouvelle phase démographique marquée par un ralentissement inédit de la croissance de sa population et un vieillissement accéléré de la société. C’est ce que révèle un document prospectif publié par Institut national de la statistique sur les projections démographiques à l’horizon 2054.

Intitulée « Projections de la population 2024-2054 », cette étude, élaborée en mai 2026 à partir des résultats du recensement général de la population et de l’habitat de 2024 ainsi que des données de l’état civil, montre que la transition démographique tunisienne a été « plus rapide et plus profonde » qu’attendu.

Selon l’INS, la population tunisienne s’élevait à 11,97 millions d’habitants en 2024, un chiffre inférieur aux précédentes estimations. Cette évolution s’explique notamment par la forte baisse du taux de fécondité, passé de plus de trois enfants par femme en 1994 à seulement 1,54 enfant en 2024, soit un niveau inférieur au seuil de renouvellement des générations.

Une légère hausse du nombre d’habitants

L’institut prévoit toutefois une légère hausse du nombre d’habitants dans les prochaines décennies. La population tunisienne devrait atteindre 12,16 millions d’habitants en 2030 puis environ 13,3 millions en 2054. Mais derrière cette progression apparente se cache un net ralentissement du rythme de croissance démographique, qui tomberait à seulement 0,03% à la fin de la période étudiée, rapprochant le pays d’une situation de quasi-stabilité démographique.

L’étude met également en garde contre une transformation profonde de la pyramide des âges. Les catégories jeunes devraient continuer à diminuer alors que la part des personnes âgées de 60 ans et plus augmentera de manière continue au cours des prochaines décennies.

Lire aussi : Tunisie : mariages et naissances en chute libre, la démographie bascule

Cette évolution devrait accentuer les besoins en matière de santé, de prise en charge de la dépendance et de protection sociale, tout en exerçant une pression croissante sur les systèmes de retraite et les politiques publiques liées au vieillissement.

Une « fenêtre démographique » entre 2030 et 2045

Le document souligne néanmoins l’existence d’une « fenêtre démographique » entre 2030 et 2045. Cette période correspondra à l’entrée en âge de procréer des générations nées entre 2000 et 2014, une phase durant laquelle la Tunisie avait enregistré un nombre relativement plus élevé de naissances.

Selon l’INS, cette dynamique pourrait entraîner une reprise limitée des naissances après plusieurs années de recul, à condition que les jeunes disposent de conditions économiques et sociales favorables leur permettant de concrétiser leurs projets familiaux.

Les projections démographiques montrent aussi une féminisation progressive de la population tunisienne. La part des femmes devrait passer de 50,7% de la population en 2025 à 52,2% en 2054. Cette évolution est attribuée à l’espérance de vie plus élevée des femmes ainsi qu’à la poursuite d’une émigration majoritairement masculine.

À travers ces projections, l’INS estime que la Tunisie devra adapter ses politiques publiques aux mutations démographiques à venir, notamment dans les domaines de l’emploi, de la santé, de la famille et de la protection sociale, afin de faire face aux défis liés au vieillissement de la population et au ralentissement durable de la croissance démographique.

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Inflation en Tunisie : La viande et les légumes tirent les prix vers le haut

05. Juni 2026 um 18:46

Le taux d’inflation en Tunisie a atteint 5,5% au mois de mai 2026, contre 5,4% durant la même période de l’année précédente, selon les dernières données publiées par Institut national de la statistique.

L’institut explique cette évolution principalement par le ralentissement du rythme de hausse des prix du groupe habillement et chaussures, qui s’est établi à 9,1% en mai contre 9,3% en avril. À l’inverse, les prix du tabac ont accéléré leur progression, passant de 0,4% à 0,8%, tout comme les services des hôtels et restaurants dont la hausse a atteint 6,3% contre 6,2% le mois précédent.

Une tendance élevée et stable

Les prix des produits alimentaires et des boissons sont, quant à eux, restés sur une tendance élevée et stable, avec une augmentation annuelle maintenue à 8,2%.

La flambée des prix touche particulièrement plusieurs produits de consommation courante. Selon les données de l’INS, les prix de la viande ovine ont bondi de 21,8% sur un an. Les volailles affichent une hausse de 15,6%, tandis que la viande bovine augmente de 14,1%.

Les légumes frais enregistrent également une progression importante de 12,2%, suivis des poissons frais avec 11,9% et des fruits frais avec 11,6%. En revanche, certains produits ont connu une baisse des prix. Les huiles alimentaires reculent de 6,1%, alors que les prix des œufs diminuent de 4,6%.

Lire aussi : Tunisie : Le FMI maintient une croissance à 2,1% en 2026, un ralentissement attendu en 2027

L’INS souligne également une hausse des prix des produits manufacturés de 4,6% en rythme annuel. Cette augmentation est portée notamment par les vêtements et chaussures ainsi que par les produits de nettoyage.

Quid des services ?

Du côté des services, les prix progressent de 4,2%, principalement sous l’effet de la hausse des tarifs des hôtels, qui atteignent 15,9%.

Par ailleurs, l’inflation sous-jacente, qui exclut les produits énergétiques et alimentaires, est restée stable à 4,8% en mai 2026.

Les données de l’INS montrent aussi un écart important entre les produits libres et les produits encadrés. Les prix des produits libres ont augmenté de 6,7%, contre seulement 1,2% pour les produits soumis à l’encadrement des prix. Dans l’alimentaire, les produits libres affichent une hausse de 9,3%, alors que les produits alimentaires encadrés restent quasiment stables à 0,2%.

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Bac à Siliana : Neuf élèves placés en détention pour fraude

05. Juni 2026 um 18:21

Le ministère public près le Tribunal de première instance de Siliana a ordonné, vendredi 5 juin 2026, l’émission de mandats de dépôt contre neuf élèves impliqués dans une affaire de fraude au baccalauréat. Les suspects sont poursuivis conformément à la législation tunisienne réprimant la tricherie aux examens nationaux.

Selon une source judiciaire citée par l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP), les élèves concernés sont âgés de 18 à 19 ans. Ils ont été surpris jeudi, lors d’une épreuve du baccalauréat dans un lycée de la délégation de Bou Arada, en possession d’écouteurs utilisés pour tricher.

Vigilance renforcée

Cette affaire intervient dans un contexte de vigilance renforcée autour des examens nationaux, alors que les autorités tunisiennes multiplient les mesures de contrôle afin de lutter contre les différentes formes de fraude technologique, notamment l’usage d’oreillettes miniatures et d’équipements de communication dissimulés.

Lire aussi : Bac 2026 : Démantèlement d’un réseau de fraude électronique à Tunis

Ces dernières années, les cas de tricherie liés aux nouvelles technologies se sont multipliés durant les sessions du baccalauréat, poussant les autorités éducatives et sécuritaires à durcir les contrôles à l’intérieur et aux abords des centres d’examen.

Durcissement de l’application de la loi

L’ouverture de poursuites judiciaires et l’émission de mandats de dépôt dans cette affaire illustrent également le durcissement de l’application de la loi face aux tentatives de fraude lors des examens nationaux.

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Tensions autour de la question migratoire : Les signaux d’alerte se multiplient en Tunisie

04. Juni 2026 um 11:47

La question des migrants subsahariens continue d’alimenter une tension grandissante en Tunisie, dans un climat marqué par la circulation massive de vidéos violentes sur les réseaux sociaux, l’absence de données officielles précises et la multiplication des discours contradictoires autour de la situation sur le terrain.

Depuis plusieurs semaines, de nombreuses séquences relayées sur Facebook, TikTok et d’autres plateformes montrent des agressions visant des migrants subsahariens dans différentes régions du pays. D’autres vidéos, largement partagées également, montrent des altercations impliquant des migrants accusés par certains internautes de menaces, de provocations ou d’actes de violence contre des Tunisiens. Dans plusieurs cas, l’authenticité, la date ou le contexte exact de ces contenus restent difficiles à vérifier, alimentant un climat de tension et de méfiance généralisée.

Un risque réel de dégradation de la situation

Des ONG tunisiennes et internationales alertent de leur côté sur un risque réel de dégradation de la situation. Des associations évoquent une montée des discours haineux et de la désinformation autour de la migration irrégulière, estimant que les réseaux sociaux jouent un rôle majeur dans l’exacerbation des tensions. Le média Nawaat évoquait récemment « une spirale de violences et de désinformation » autour de la question migratoire en Tunisie.

Parallèlement, les autorités tunisiennes mettent régulièrement en avant les opérations de retour volontaire menées avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Selon des chiffres relayés en mars 2026, plus de 21 000 migrants subsahariens auraient bénéficié du programme de retour volontaire depuis 2022.

Toujours selon ces données, 1 262 migrants auraient quitté la Tunisie via ce mécanisme depuis le début de l’année 2026, tandis que le gouvernement ambitionnerait d’atteindre 10 000 retours volontaires cette année. Les autorités tunisiennes insistent régulièrement sur leur refus de voir la Tunisie devenir « une terre d’installation » pour les migrants en situation irrégulière.

Plusieurs zones d’ombre persistent

Mais malgré ces annonces, plusieurs zones d’ombre persistent. Aucun chiffre officiel consolidé n’existe actuellement concernant le nombre exact de migrants subsahariens présents sur le territoire tunisien. Les estimations varient fortement selon les sources, tandis que les données officielles demeurent fragmentaires.

Cette absence de statistiques précises contribue à alimenter les spéculations et les tensions dans l’opinion publique. Sur les réseaux sociaux, certaines publications évoquent une « explosion » du nombre de migrants, tandis que d’autres dénoncent une instrumentalisation politique et médiatique du dossier.

La situation rappelle également les graves tensions enregistrées à Sfax en 2023 après la mort d’un Tunisien lors d’affrontements avec des migrants subsahariens. Ces événements avaient été suivis de violences, d’expulsions et d’importantes opérations sécuritaires.

Le climat reste extrêmement fragile

Plusieurs observateurs estiment aujourd’hui que le climat reste extrêmement fragile. Entre pression migratoire, crise économique, saturation des réseaux sociaux par les contenus polarisants et manque de communication chiffrée claire, le dossier migratoire demeure l’un des sujets les plus explosifs en Tunisie.

Dans ce contexte, ONG et acteurs de la société civile appellent à éviter les amalgames et les campagnes de haine, tout en réclamant davantage de transparence sur les chiffres réels de la migration irrégulière, les conditions de vie des migrants et les mécanismes de retour volontaire actuellement en place.

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Mondial 2026 : Combien coûtera le voyage d’un supporter tunisien aux USA ?

04. Juni 2026 um 09:21

Un supporter tunisien qui rêve de voir la Tunisie à la Coupe du monde 2026 aux États-Unis devra prévoir un budget conséquent. Entre le visa américain, le billet d’avion, les places de match et le coût de la vie sur place, le voyage peut rapidement dépasser les 10.000 dinars. Voici une simulation réaliste pour un fan tunisien souhaitant assister à un match des Aigles de Carthage durant la phase de groupes.

La Coupe du monde 2026, organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique, sera la plus grande de l’histoire avec 48 sélections et 104 matchs. Les États-Unis accueilleront l’essentiel de la compétition, notamment dans des villes comme New York, Dallas, Miami, Los Angeles ou Atlanta.

Un seul match et cinq jours

Pour cette simulation, prenons le cas d’un supporter tunisien qui partira assister à un seul match de la Tunisie aux États-Unis pendant cinq jours.

Le premier obstacle reste le visa américain. Contrairement à certains pays européens, les Tunisiens ne sont pas éligibles à l’ESTA et doivent obligatoirement demander un visa touristique classique B1/B2 auprès de l’ambassade américaine.

Les frais de visa s’élèvent actuellement à environ 185 dollars, soit près de 570 dinars tunisiens, sans garantie d’obtention. À cela peuvent s’ajouter des frais de déplacement vers Tunis, des réservations d’hôtel pour le dossier ou encore une assurance voyage.

Ensuite vient le billet d’avion. En réservant plusieurs mois à l’avance, un aller-retour vers une ville américaine en classe économique pourrait coûter entre 3.000 et 4.500 dinars. Mais à l’approche du tournoi, les prix risquent d’exploser, surtout si la Tunisie réalise un bon parcours.

Le billet du match constitue lui aussi un poste majeur. Les prix officiels de la FIFA démarrent autour de 60 dollars pour certaines catégories populaires, mais les tarifs réels pour les rencontres très demandées montent rapidement entre 250 et 400 dollars pour un simple match de groupes.

Dans certains cas, le marché secondaire affiche des prix dépassant 1.000 dollars, notamment pour les affiches prestigieuses ou les stades les plus demandés. La FIFA applique en outre un système de tarification dynamique très critiqué par les supporters.

Un billet moyen à 350 dollars

Pour notre simulation, retenons un billet moyen à 350 dollars, soit environ 1.080 dinars.

L’hébergement aux États-Unis représentera également une dépense importante. Dans une ville hôte de la Coupe du monde, une chambre d’hôtel économique coûtera facilement entre 120 et 200 dollars la nuit durant la compétition. Pour cinq nuits, il faut donc prévoir environ 2.000 dinars minimum.

À cela s’ajoutent les transports locaux. Entre les trajets aéroport, métro et déplacements vers le stade, un supporter devra probablement dépenser entre 300 et 600.

Concernant la nourriture, un budget modeste de 40 à 60 dollars par jour semble réaliste aux États-Unis, soit environ 600 à 900 dinars pour cinq jours.

Quid des dépenses annexes ?

Enfin, il ne faut pas oublier les dépenses annexes : assurance voyage, internet mobile, souvenirs, taxes locales, frais bancaires ou imprévus.

Au total, voici une estimation réaliste pour un supporter tunisien :

  • Visa américain : 570 DT
  • Billet d’avion : 3.500 DT
  • Place de match : 1.080 DT
  • Hébergement : 2.000 DT
  • Nourriture : 800 DT
  • Transports locaux : 500 DT
  • Assurance et divers : 550 DT

Budget total estimé : environ 9.000 à 10.000 dinars tunisiens pour un seul match et cinq jours sur place.

Et encore, ce scénario reste relativement “économique”. Un supporter voulant suivre la Tunisie sur plusieurs matchs ou assister à des rencontres à élimination directe pourrait facilement dépasser les 20.000 dinars.

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Grand-Tunis : Un plan de mobilité à l’horizon 2040 en préparation avec les Japonais

03. Juni 2026 um 14:58

Un projet structurant visant à repenser en profondeur la mobilité dans le Grand Tunis a été lancé en 2025 par l’Agence d’urbanisme de la région du Grand Tunis, avec l’appui technique de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA). L’objectif affiché est de doter la capitale et son agglomération d’une vision stratégique de la mobilité urbaine à l’horizon 2040.

Étendu sur trois ans, ce projet s’articule autour de deux volets complémentaires : l’élaboration d’un schéma directeur de la mobilité urbaine pour le Grand Tunis et le renforcement des capacités des acteurs impliqués dans la planification et la gestion du secteur.

Le projet a été présenté lors d’une première rencontre technique organisée mercredi à la Cité des sciences de Tunis. Cette étape marque le lancement opérationnel des travaux de diagnostic et de concertation.

Un diagnostic territorial pour repenser les déplacements

Selon les responsables du projet, la démarche repose sur un diagnostic territorial approfondi intégrant les dynamiques de transport, d’aménagement du territoire et d’évolution urbaine. Une enquête sur les ménages et leurs déplacements a notamment été engagée dès janvier 2026 afin de mieux cerner les pratiques actuelles et les besoins futurs.

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Ce travail doit permettre de construire plusieurs scénarios d’évolution et de définir une stratégie globale de mobilité. Celle-ci servira ensuite de base à un plan d’action destiné à orienter les investissements publics et les politiques de transport.

Une approche globale de la mobilité urbaine

Les responsables du projet insistent sur une approche élargie de la mobilité, qui ne se limite pas aux infrastructures routières ou aux transports collectifs. Elle inclut également les mobilités actives, comme la marche et le vélo, ainsi que les enjeux liés à l’urbanisme et à la planification territoriale.

L’un des objectifs centraux est de mieux coordonner la planification urbaine et celle des transports afin de limiter les embouteillages, améliorer la qualité de vie et réduire les impacts environnementaux liés à la congestion urbaine.

Un appui technique japonais et une vision intégrée

Du côté de la coopération internationale, la JICA souligne qu’un rapport préliminaire a été élaboré après une année de travail conjoint avec les institutions tunisiennes et des experts japonais. Ce document dresse un état des lieux du système de transport, de l’aménagement du territoire ainsi que des dimensions sociales, économiques et environnementales.

Il met également en lumière les cadres institutionnels, réglementaires et financiers du secteur, tout en permettant de reconstituer une image actualisée des dynamiques de mobilité et d’urbanisation dans le Grand Tunis.

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Crise du logement en Tunisie : Les prix continuent de grimper

03. Juni 2026 um 14:03

Le marché immobilier tunisien a enregistré une nouvelle hausse en 2025, selon les données avancées par la plateforme spécialisée Moboueb. Les prix des logements ont augmenté en moyenne de 7 % par rapport à 2024, tandis que les loyers ont progressé de 7,5 %. Cette tendance confirme la persistance des tensions sur l’accès au logement dans les grandes villes.

Le directeur de la plateforme Anis Gharbi, intervenant sur les ondes de la radio nationale, a expliqué que cette évolution s’inscrit dans un contexte de déséquilibre entre l’offre et la demande. La pression de la demande dans les centres urbains, combinée à la rareté des terrains constructibles, figure parmi les principaux facteurs de cette hausse.

Impact de la fiscalité

Il a également évoqué l’impact de la fiscalité appliquée au logement, la hausse des taux d’intérêt bancaires ainsi que le niveau de l’inflation, qui renchérit globalement le coût de l’investissement immobilier.

Sur le marché locatif, la progression des loyers reflète les mêmes tensions structurelles, avec une demande soutenue face à une offre jugée insuffisante dans les zones les plus attractives.

Lire aussi : « Premier logement » relancé : Qui peut en bénéficier et sous quelles conditions ?

Concernant les mécanismes de facilitation de l’accès au logement, notamment la formule de location-accession, le responsable estime qu’elle reste une solution intéressante pour une partie des ménages. Toutefois, sa mise en œuvre limitée aux promoteurs publics réduit, selon lui, sa capacité à influencer réellement l’équilibre global du marché, en raison de capacités de production jugées insuffisantes.

Evolution des comportements d’achat

Il observe par ailleurs une évolution des comportements d’achat, avec des ménages qui adaptent désormais leurs choix immobiliers à leur budget plutôt qu’à leurs préférences initiales en matière de surface ou de configuration. Cette contrainte se traduit par une tendance à la réduction des superficies des appartements et par une concentration de la demande dans des zones déjà fortement urbanisées.

Dans ce contexte, l’enjeu de l’aménagement urbain apparaît central. Le développement de nouveaux quartiers équipés en infrastructures et en services est présenté comme l’une des pistes pour atténuer la pression sur les zones saturées et rééquilibrer le marché à moyen terme.

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Le Kef attire un industriel chinois : 5 000 emplois espérés

03. Juni 2026 um 13:31

La perspective d’un important investissement chinois dans le gouvernorat du Kef suscite de nouveaux espoirs pour l’emploi et le développement régional. La députée à l’Assemblée des représentants du peuple pour la région du Kef, Rim Maachoui, a annoncé qu’une délégation conduite par l’ambassadeur de Chine en Tunisie s’est rendue mardi dans la région, accompagnée de représentants d’une entreprise chinoise spécialisée dans la fabrication de câbles automobiles.

Selon ses déclarations à Jawhara FM, cette visite avait pour objectif d’examiner les atouts du gouvernorat, notamment les infrastructures disponibles et les avantages fiscaux accordés aux investissements dans les régions de l’intérieur. La parlementaire a affirmé que les investisseurs chinois ont manifesté un intérêt sérieux pour l’implantation d’une unité industrielle au Kef.

L’entreprise présente dans plusieurs pays

L’entreprise concernée est déjà implantée dans le gouvernorat de Ben Arous et opère également dans plusieurs pays, dont les États-Unis et l’Allemagne. La députée a précisé que le propriétaire chinois du groupe devrait effectuer une nouvelle visite au Kef la semaine prochaine afin de poursuivre les études techniques et financières du projet.

D’après les estimations avancées, cette future unité industrielle pourrait générer environ 5 000 emplois directs, en plus de près de 2 000 postes destinés à des cadres, techniciens et agents spécialisés. Un tel projet représenterait l’un des investissements industriels les plus importants annoncés ces dernières années pour le gouvernorat du Kef.

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Le secteur des composants automobiles constitue aujourd’hui l’un des piliers de l’industrie exportatrice tunisienne. Plusieurs groupes étrangers spécialisés dans les câbles automobiles ont déjà renforcé leur présence dans le pays ces dernières années, à l’image de Yura Corporation à Kairouan ou encore Leoni et Yazaki dans d’autres régions.

Attirer davantage d’investissements industriels

La Tunisie cherche depuis plusieurs années à attirer davantage d’investissements industriels étrangers vers les régions intérieures, à travers des incitations fiscales et foncières destinées à réduire les disparités régionales. Le rapprochement économique entre Tunis et Pékin s’est également renforcé ces dernières années à travers plusieurs projets d’infrastructures et investissements industriels.

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Attaque au Koweït : Le trafic aérien paralysé après des explosions à l’aéroport

03. Juni 2026 um 13:11

L’aéroport international du Koweït a été touché, mercredi 3 juin 2026, par une attaque de drones dans un contexte de fortes tensions militaires au Moyen-Orient. Selon les autorités koweïtiennes et plusieurs médias internationaux, des explosions ont visé notamment le terminal passagers ainsi que certaines infrastructures techniques de l’aéroport.

Le ministère koweïtien de la Santé a fait état d’au moins un mort et d’une soixantaine de blessés transférés vers des hôpitaux de la capitale, tandis que des dégâts matériels importants ont été signalés au niveau des installations aéroportuaires. Plusieurs employés de l’aéroport figureraient parmi les victimes.

Suspension temporaire du trafic aérien

Dans un communiqué relayé par des médias internationaux, l’armée koweïtienne a indiqué que les systèmes de défense aérienne tentaient d’intercepter des drones et missiles hostiles ayant visé le territoire du pays durant la nuit. Les autorités ont également annoncé la suspension temporaire du trafic aérien et le détournement de plusieurs vols commerciaux vers des aéroports voisins.

Selon des responsables iraniens, ces frappes s’inscrivent dans une série de représailles après des opérations militaires américaines menées dans le détroit d’Ormuz et contre des installations iraniennes. Téhéran accuse notamment certains pays du Golfe, dont le Koweït et Bahreïn, de permettre l’utilisation de leurs territoires par les forces américaines.

Ce n’est pas la première fois que l’aéroport international du Koweït est pris pour cible depuis le début de l’escalade régionale en 2026. Plusieurs attaques de drones avaient déjà endommagé ces derniers mois le système radar, des dépôts de carburant et certaines infrastructures de navigation aérienne.

Vive inquiétude dans les pays du Golfe

La situation suscite une vive inquiétude dans les pays du Golfe, alors que plusieurs compagnies aériennes internationales ont déjà réduit ou suspendu leurs dessertes dans la région en raison des risques sécuritaires croissants.

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Climat : La Méditerranée déjà au-delà de 1,5°C de réchauffement

03. Juni 2026 um 11:36

La région méditerranéenne a déjà franchi le seuil critique de 1,5°C de réchauffement par rapport à l’ère préindustrielle, selon les Experts méditerranéens sur le changement climatique et environnemental (MedECC), soutenus par l’Union pour la Méditerranée (UpM). Une donnée alarmante qui confirme le statut de la Méditerranée comme « point chaud » du changement climatique, avec un réchauffement environ 20% plus rapide que la moyenne mondiale.

Dans un communiqué publié depuis Barcelone à la veille de la Journée mondiale de l’environnement, l’UpM tire la sonnette d’alarme sur l’aggravation des vulnérabilités sociales, économiques et environnementales dans une région qui abrite plus de 500 millions d’habitants. Le changement climatique y agit comme un multiplicateur de risques, accentuant les vagues de chaleur extrêmes, les sécheresses, les incendies de forêt et les inondations soudaines.

Les zones côtières particulièrement exposées

Les zones côtières densément peuplées sont particulièrement exposées à la montée du niveau de la mer, à l’érosion et à la salinisation, avec des conséquences directes sur la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance. Le stress hydrique est déjà structurel dans de nombreux pays du sud et de l’est de la Méditerranée, tandis que la demande en eau pourrait doubler, voire tripler, d’ici 2050. À plus long terme, jusqu’à 20 millions de personnes pourraient être contraintes de se déplacer de manière permanente d’ici la fin du siècle si les tendances actuelles se poursuivent.

Face à cette trajectoire, l’organisation estime que les efforts actuels d’atténuation et d’adaptation restent insuffisants pour garantir des futurs viables. Elle met toutefois en avant le potentiel de la transition verte, notamment à travers le développement des énergies renouvelables et les échanges transméditerranéens d’électricité verte, identifiés comme un levier stratégique dans un rapport conjoint UpM-OCDE sur l’intégration régionale.

L’urgence d’agir

Le secrétaire général adjoint de l’UpM chargé de la stabilité et de la résilience, Joan Borrell Mayeur, a insisté sur l’urgence d’agir. « Nous n’avons pas le temps pour un cynisme passif », a-t-il déclaré, appelant à des mesures concrètes telles que l’extension des réseaux énergétiques régionaux et le renforcement de l’intégration entre les pays méditerranéens.

L’UpM prépare par ailleurs la quatrième édition du Pavillon méditerranéen, prévue en novembre prochain lors de la COP31 en Turquie. Ce dispositif doit rassembler États, scientifiques, secteur privé et société civile afin de porter une voix méditerranéenne unifiée dans les négociations climatiques internationales, avec un accent sur les solutions régionales et la coopération énergétique.

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Invasion d’insectes : Opération d’envergure en cours à Bizerte

03. Juni 2026 um 10:00

Des opérations de lutte contre une prolifération d’insectes de type chironomidés, souvent confondus avec les moustiques, ont été lancées dans le gouvernorat de Bizerte, dans un contexte marqué par une forte inquiétude des habitants alimentée par la circulation d’images sur les réseaux sociaux.

Depuis mardi 2 juin 2026, les services régionaux et locaux ont engagé des campagnes de désinsectisation par thermonébulisation à l’aide de camions spécialisés dans plusieurs délégations, notamment Menzel Bourguiba, Tinja et Mateur. Ces interventions s’inscrivent dans un dispositif plus large de contrôle environnemental visant à limiter la prolifération de ces insectes, dont la présence a été signalée ces derniers jours dans plusieurs zones urbaines et périurbaines.

Les opérations se poursuivront

Sur le terrain, les autorités locales et municipales indiquent que les opérations se poursuivront durant toute la semaine, en parallèle avec des interventions techniques déjà engagées. Des appels ont été adressés aux habitants afin de faciliter le passage des camions de traitement, notamment en fermant temporairement portes et fenêtres et en respectant les consignes de sécurité diffusées par les services concernés.

La communication officielle insiste sur le fait que ces opérations ne présentent pas de danger pour la santé publique et visent uniquement à réduire la densité de ces insectes, particulièrement gênants mais non dangereux.

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Selon les services de santé régionaux, ces chironomidés, appartenant à la famille des Chironomidae, sont des insectes non piqueurs et non vecteurs de maladies. Leur présence, bien que parfois impressionnante en cas de prolifération massive, ne constitue pas un risque sanitaire pour les populations.

Une vive inquiétude chez de nombreux habitants

Dans ce climat, la diffusion sur les réseaux sociaux de photographies et vidéos d’essaims d’insectes a toutefois suscité une vive inquiétude chez de nombreux habitants, certains les assimilant à des invasions de moustiques. Les autorités appellent à la prudence face à ces contenus non vérifiés et rappellent que la situation, bien que nécessitant une intervention technique, reste sous contrôle.

Les services concernés poursuivent leurs opérations afin de stabiliser la situation et de limiter la réapparition de ces insectes, notamment dans les zones proches des points d’eau où leur développement est favorisé.

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Condamnations dans l’affaire de l’appareil secret : Ennahdha crie au procès politique

03. Juni 2026 um 08:34

Le mouvement Ennahdha a vivement réagi aux lourdes condamnations prononcées par la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme du tribunal de première instance de Tunis dans le dossier dit de l’“appareil secret”, qualifiant ces décisions de rupture grave avec les principes d’un procès équitable et d’“instrumentalisation politique de la justice”.

Dans un communiqué au ton particulièrement ferme, le parti affirme que cette affaire repose, selon lui, sur une logique de conflit politique plus que sur des fondements pénaux. Il soutient que l’origine du dossier serait une plainte émanant de parties politiques et non d’une enquête initiée par des structures sécuritaires ou judiciaires, ce qui, selon Ennahdha, confirmerait la nature “politique” du contentieux.

Poursuites avaient été engagées contre des figures

Le mouvement rappelle également que certains éléments centraux du dossier avaient déjà été examinés par la justice en 2013, période durant laquelle des poursuites avaient été engagées contre des figures citées dans cette affaire, avant qu’une peine de prison ne soit purgée par l’un des principaux accusés. Pour Ennahdha, la réactivation du dossier plusieurs années plus tard ne s’expliquerait que par un changement de contexte politique intervenu après 2021, marqué par un rapport conflictuel entre le pouvoir en place et ses opposants.

Le parti critique par ailleurs le déroulement du procès, dénonçant des audiences à huis clos qui auraient empêché, selon lui, la transparence et la surveillance de l’opinion publique. Cette absence de publicité des débats est présentée comme un facteur remettant en cause les garanties d’un procès équitable.

S’agissant des éléments de preuve, Ennahdha affirme que les accusations reposeraient sur des témoignages jugés peu fiables, provenant de personnes impliquées dans d’autres affaires et dont les déclarations seraient, selon le mouvement, motivées par des intérêts judiciaires. Le parti soutient également que des documents présentés par la défense auraient contredit l’existence d’un “appareil secret” structuré.

Condamnations sévères visant notamment Rached Ghannouchi

Enfin, le mouvement condamne ce qu’il qualifie de “condamnations sévères” visant notamment son président Rached Ghannouchi, ainsi que d’autres responsables du parti. Il estime que ces décisions judiciaires traduisent une dérive du système judiciaire et appelle à la libération des personnes incarcérées dans ce dossier, tout en exhortant les autorités à se concentrer sur les difficultés économiques et sociales du pays plutôt que sur les poursuites à caractère politique.

À travers cette prise de position, Ennahda maintient sa ligne de défense habituelle dans ce dossier sensible, qu’elle continue de présenter comme un contentieux à forte dimension politique plutôt qu’une affaire strictement pénale.

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La Tunisie entre dans sa première vague de chaleur estivale

03. Juni 2026 um 08:08

La Tunisie s’apprête à connaître une hausse notable des températures à partir de ce mercredi, annonçant l’installation progressive des conditions estivales sur l’ensemble du territoire.

Selon les services météorologiques, une élévation sensible du mercure est attendue durant les prochains jours, avec des valeurs pouvant dépasser les 35 degrés dans plusieurs régions, y compris à Tunis et notamment à l’intérieur du pays. Cette tendance s’inscrit dans un contexte déjà marqué par une hausse progressive des températures observée depuis le début de la semaine, comme l’indiquent les prévisions récentes de l’Institut National de la Météorologie (INM) relayées par la presse nationale .

Les météorologues confirment que les températures se situent désormais dans une fourchette typique des premières vagues de chaleur estivales en Tunisie, avec des pics plus élevés attendus dans les zones intérieures et le sud du pays. Des valeurs proches de 38 degrés ont déjà été annoncées dans certaines régions lors des derniers bulletins .

Une chaleur précoce et durable

Les modèles saisonniers indiquent que les mois de juin, juillet et août seront marqués par des températures supérieures aux moyennes habituelles sur l’ensemble du pays. Cette évolution s’inscrit dans une dynamique régionale plus large touchant l’ensemble du bassin méditerranéen.

En Tunisie, les premières vagues de chaleur de début juin sont désormais considérées comme un phénomène récurrent, avec des épisodes de plus en plus précoces et intenses.

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Face à cette montée des températures, les spécialistes appellent à la vigilance, en particulier pour les populations sensibles et les élèves en période d’examens. Les recommandations portent notamment sur une hydratation régulière, la limitation des activités physiques en extérieur durant les heures les plus chaudes et l’évitement de l’exposition directe au soleil.

Une saison plus chaude

Les autorités météorologiques rappellent également que la saison estivale 2026 devrait globalement être plus chaude que les normales saisonnières, confirmant une tendance déjà observée ces dernières années .

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La Manouba aura sa piscine municipale semi-olympique

03. Juni 2026 um 07:32

Après plusieurs années de retards et de blocages administratifs, le projet de piscine municipale couverte semi-olympique de Manouba s’apprête à redémarrer. Les autorités ont annoncé la finalisation des procédures administratives et l’augmentation de l’enveloppe financière du projet à 14,8 millions de dinars afin de permettre la reprise effective des travaux dans les prochains jours.

Le délégué régional à la Jeunesse et aux Sports, Kamel Hnide, a indiqué à l’agence TAP que la commission supérieure de contrôle et d’audit des marchés publics a validé fin mai 2026 l’attribution du marché à une entreprise. Les services régionaux préparent actuellement le dossier final permettant le lancement du chantier.

Un projet lancé en 2017 mais longtemps paralysé

Programmé depuis 2017, le projet a connu une succession de difficultés ayant considérablement retardé sa réalisation. Une première résiliation de marché, suivie du retrait d’une deuxième entreprise, a obligé les autorités à relancer plusieurs appels d’offres, dont un quatrième et dernier en juillet 2025.

Selon le responsable régional, le coût du projet a fortement augmenté au fil des années pour atteindre aujourd’hui 14,8 millions de dinars. La municipalité de Manouba a contribué à hauteur de 360 mille dinars, tandis que le ministère de la Jeunesse et des Sports a mobilisé les financements complémentaires nécessaires afin de sauver ce projet considéré comme stratégique pour la région.

Les travaux avaient initialement démarré en août 2021 mais avaient rapidement été interrompus alors que le taux d’avancement ne dépassait pas 1 %.

Une infrastructure sportive d’envergure

La future piscine couverte sera construite sur une superficie de 2420 mètres carrés. Le complexe comprendra un bassin de six couloirs avec une profondeur de 1,8 mètre, des gradins de 100 places, des vestiaires, des bureaux administratifs, une buvette, des espaces de stockage ainsi que différents équipements sanitaires et un parking.

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Au-delà de son aspect sportif, le projet est présenté comme un futur espace de loisirs et d’animation destiné aux familles et aux jeunes de la région. Son emplacement, au cœur d’un pôle sportif et de jeunesse regroupant déjà plusieurs infrastructures, devrait renforcer l’offre d’activités sportives et culturelles à Manouba.

Un dossier sensible dans une région confrontée aux projets inachevés

L’annonce de la reprise du chantier a été favorablement accueillie par les habitants, les élus locaux et plusieurs responsables régionaux. La députée Asma Darwich a notamment estimé que ce projet faisait partie des priorités de la région, aux côtés d’autres projets publics restés longtemps à l’arrêt.

Ce dossier illustre plus largement les difficultés rencontrées par plusieurs projets d’infrastructure en Tunisie, souvent ralentis par les procédures administratives, les révisions budgétaires ou les changements d’entreprises chargées des travaux. Dans un contexte marqué par une forte attente des citoyens concernant les équipements publics de proximité, la relance effective du chantier sera particulièrement surveillée à Manouba.

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Drame de Meknassi : Une plante sauvage toxique a contaminé le couscous!

03. Juni 2026 um 07:15

Les analyses menées après le drame survenu à Meknassi, dans le gouvernorat de Sidi Bouzid, ont permis d’identifier l’origine de l’intoxication alimentaire qui a coûté la vie à deux personnes d’une même famille durant l’Aïd al-Adha.

Dans un communiqué publié ce mardi, l’Instance nationale de la sécurité sanitaire des produits alimentaires a annoncé que les examens de laboratoire effectués sur les aliments consommés par les victimes ont révélé la présence d’une substance toxique appelée « anabasine » dans un échantillon d’« osbane ». Des traces de cette même substance ont également été détectées, en quantités moindres, dans le bouillon et le couscous servis lors du repas.

Selon les conclusions scientifiques avancées par les autorités sanitaires, cette substance toxique proviendrait probablement d’un mélange accidentel entre des légumes-feuilles utilisés dans la préparation du repas et des feuilles d’une plante sauvage toxique connue sous le nom scientifique de Nicotiana glauca.

Une plante dangereuse facilement confondue avec certains légumes

Les autorités expliquent que cette plante présente un risque particulier en raison de la forte ressemblance de ses feuilles avec celles de certains légumes fréquemment utilisés dans la cuisine tunisienne, notamment les blettes ou les épinards. Ce risque augmente lorsque ces plantes sont cueillies dans la nature ou achetées à partir de circuits informels et non contrôlés.

L’anabasine est considérée comme une substance hautement toxique. L’instance sanitaire précise qu’elle peut provoquer des symptômes rapides et sévères tels que des vomissements, des vertiges, une faiblesse générale, des troubles neurologiques, des difficultés respiratoires ainsi que des perturbations du rythme cardiaque. Dans les cas les plus graves, l’intoxication peut entraîner la mort.

Deux décès et plusieurs hospitalisations

Le drame s’est produit jeudi dernier, au deuxième jour de l’Aïd al-Adha, dans la délégation de Meknassi. Neuf membres d’une même famille ont été victimes d’une intoxication alimentaire après avoir consommé un repas familial.

Deux personnes sont décédées tandis que sept autres ont été transférées au CHU de Sidi Bouzid pour recevoir les soins nécessaires.

À travers ce communiqué, les autorités sanitaires appellent les citoyens à éviter l’utilisation de plantes sauvages ou d’herbes dont l’origine n’est pas clairement identifiée dans la préparation des repas. Elles recommandent également d’acheter les légumes-feuilles auprès de circuits de distribution organisés et fiables, tout en vérifiant soigneusement leur provenance avant consommation.

Ce drame relance aussi la question du contrôle des produits alimentaires issus des circuits parallèles et des pratiques de cueillette artisanale, encore répandues dans plusieurs régions tunisiennes, particulièrement durant les fêtes et les rassemblements familiaux.

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« Appareil secret » : Le procès lié à Ennahdha entre dans sa dernière ligne droite

02. Juni 2026 um 15:54

Le procès lié à ce que les autorités judiciaires désignent comme l’affaire de la « structure parallèle » ou l »appareil secret » associée au mouvement Ennahdha a franchi une étape décisive ce mardi 2 juin 2026. La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le tribunal de première instance de Tunis a clôturé les dernières phases de la procédure avant de mettre le dossier en délibéré, en vue du prononcé du jugement.

Concrètement, cela signifie que les débats judiciaires sont désormais terminés. Le tribunal a entendu les accusés, examiné les éléments du dossier et écouté les plaidoiries des avocats. La prochaine étape ne dépend plus des parties au procès, mais uniquement des juges, qui doivent désormais analyser l’ensemble des pièces avant de rendre leur décision.

Une procédure marquée par plusieurs étapes d’audition

Lors de l’audience de clôture, les juges ont procédé à la phase dite d’« ultime audition » des accusés. Le dossier a notamment impliqué plusieurs personnalités politiques et sécuritaires connues.

Parmi elles figurent notamment l’ancien ministre de l’Intérieur et dirigeant du mouvement Ali Larayedh, ainsi que d’autres anciens responsables sécuritaires et cadres politiques. Les auditions ont été organisées en plusieurs séances successives, durant lesquelles ont été entendus les principaux accusés, les personnes poursuivies en liberté ainsi que les représentants des services sécuritaires impliqués dans le dossier.

Les plaidoiries des avocats ont également été entendues avant la clôture définitive des débats.

Un dossier complexe impliquant plusieurs catégories d’accusés

Selon les éléments du dossier, l’affaire concerne 35 personnes poursuivies à des degrés divers. Parmi elles, certaines sont en détention dans le cadre de cette affaire, dont des figures politiques de premier plan comme le président du mouvement Rached Ghannouchi, tandis que d’autres sont poursuivies dans des dossiers connexes ou comparaissent en liberté.

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Le dossier comprend également des personnes en fuite. Les chefs d’accusation, tels qu’ils apparaissent dans la procédure judiciaire, s’inscrivent dans le cadre des affaires traitées par le pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme, ce qui explique la compétence de cette juridiction spécialisée.

Une affaire ouverte depuis 2022

Ce dossier remonte à l’année 2022, à la suite d’une plainte déposée par la défense des deux figures politiques assassinées en 2013, Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi. L’affaire a d’abord été instruite par le parquet du tribunal de première instance d’Ariana, avant d’être transférée en septembre 2023 au pôle judiciaire antiterroriste, seul compétent pour ce type de contentieux.

Les parties civiles estiment que ce dossier s’inscrit dans un ensemble plus large d’enquêtes liées aux assassinats politiques de 2013, en lien avec d’autres volets judiciaires encore en cours d’examen.

Où en est-on aujourd’hui ?

Sur le plan strictement procédural, la phase d’instruction et de jugement est désormais achevée. Le tribunal a clos les débats et mis l’affaire en délibéré. Cela signifie que les juges se retirent pour examiner le dossier en interne, sans nouvelles interventions des avocats ou des accusés.

Aucune nouvelle audience n’est prévue à ce stade. Le procès entre ainsi dans sa dernière phase, celle de la décision judiciaire finale. Le verdict sera rendu lors d’une audience ultérieure dont la date sera fixée par le tribunal.

Dans ce type de procédure criminelle, le délibéré peut durer plusieurs jours ou plusieurs semaines selon la complexité du dossier et le volume des pièces à examiner. Le jugement attendu constituera donc l’aboutissement d’un dossier judiciaire ouvert depuis plusieurs années et marqué par de multiples rebondissements procéduraux.

La décision à venir sera déterminante, tant sur le plan judiciaire que politique, au regard de la sensibilité du dossier et des personnalités impliquées.

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