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Vers l’intégration des armées américaine et israélienne

02. Juni 2026 um 09:00

Première étape pour faire passer l’aide encore plus dans l’ombre : le projet de loi NDAA 2027 du Congrès américain fusionnerait presque les forces armées des Etats-Unis et d’Israël. Avec la coproduction d’armes et l’intégration des réseaux militaires des deux pays, les données de l’armée états-unienne pourraient bientôt devenir celles de l’armée israélienne.

Ben Freeman *

À un moment où l’opinion Etats-unisiene manifeste des niveaux sans précédent de méfiance envers le gouvernement israélien, le Congrès vient de proposer de lier les Etats-Unis à l’armée israélienne plus que jamais.

Cachée dans la version de la Chambre de la Loi d’autorisation de la défense nationale (NDAA) pour 2027, publiée la semaine dernière, se trouve la section 224, intitulée «Initiative de coopération technologique de défense États-Unis-Israël». Cette disposition ferait sans doute plus pour imbriquer l’armée Etats-unienne avec l’armée israélienne que les plus de 200 milliards de dollars (ajustés à l’inflation) d’aide militaire qu’Israël a reçus des Etats-Unis depuis sa fondation en 1948.

Vers une intégration militaro-industrielle

La section 224 pose les bases de la recherche et du développement bilatéraux, de la coproduction d’armes, d’entreprises communes, d’accords de licence et de toutes les formes de coopération du complexe militaro-industriel américano-israélien.

Les Etats-Unis et Israël travaillent déjà ensemble sur la défense antimissile, mais cette disposition étendrait considérablement la coordination à pratiquement tous les domaines des technologies de défense, y compris l’IA, le quantique, les systèmes autonomes, l’énergie dirigée, le cyber, la biotechnologie, et bien d’autres. Elle propose également «l’intégration des réseaux» et la «fusion des données». En d’autres termes, les données de l’armée états-unienne pourraient bientôt devenir celles de l’armée israélienne.

Si elle était pleinement adoptée, cette proposition offrirait un niveau d’intégration militaro-industrielle plus élevé que celui que les Etats-Unis ont avec tout autre pays au monde. Ils ont bien sûr travaillé en étroite collaboration avec leurs partenaires de l’Otan sur la coproduction et les chaînes d’approvisionnement partagées, notamment par le biais du Plan d’action pour la production de défense. Et, en tant que premier vendeur d’armes au monde, les Etats-Unis fournissent des armes à des armées du monde entier. Mais il s’agit surtout d’une voie à sens unique, les Etats-Unis ne fournissant des armes à des acheteurs étrangers qui ne fabriquent qu’occasionnellement eux-mêmes des pièces pour ces armes, comme dans le cas de la chaîne d’approvisionnement mondiale du F-35.

Une influence israélienne extraordinaire sur les Etats-Unis

La section 224 serait d’une tout autre nature. Elle fusionnerait les secteurs de la défense états-unien et israélien dans de multiples domaines essentiels pour les champs de bataille du futur, comme les systèmes autonomes et le cyber. Elle apporterait également une influence israélienne extraordinaire sur les Etats-Unis, au-delà de celle qu’Israël exerce déjà via le lobby israélien et son réseau solide d’influenceurs sur les réseaux sociaux. Elle donnerait au gouvernement israélien l’opportunité d’étendre considérablement l’un des leviers d’influence les plus puissants de la politique états-unienne : les emplois aux Etats-Unis.

En développant ou en créant de nouvelles installations de coproduction comme celles qu’il possède déjà dans le Mississippi et l’Arkansas, le gouvernement israélien pourrait se targuer de fournir des emplois sur le sol états-unien, se garantissant ainsi des alliés parmi les membres du Congrès qui représentent les districts où se trouvent ces emplois.

Le résultat pourrait bien être un système politique états-unien encore plus sensible aux caprices d’un gouvernement israélien qui semble n’avoir aucun scrupule à entraîner les Etats-Unis dans des conflits militaires au Moyen-Orient.

Une relation de défense plus forte et moins transparente

Ce niveau sans précédent d’intégration militaire américano-israélien contraste fortement avec le modèle traditionnel d’aide à la coopération en matière de défense, dans lequel Israël se distinguait déjà comme le premier bénéficiaire de l’aide militaire américaine. Comme l’a exposé récemment une note de l’Institut Quincy, ce passage d’un modèle d’aide à un modèle d’intégration militaire a des implications troublantes, à savoir que ce passage supprimera les mécanismes de contrôle politique et diplomatique qui rendent la relation publiquement redevable de comptes, la faisant passer d’un vote annuel visible sur l’aide à une machinerie opaque d’acquisition de défense, où la surveillance est limitée et la responsabilité politique minimale. Le résultat serait une relation de défense à la fois plus profonde et moins transparente.

Tout cela survient à un moment où l’armée israélienne a utilisé à plusieurs reprises des armes états-uniennes lors de frappes qui ont violé le droit humanitaire international à Gaza, et alors qu’Israël a violé à plusieurs reprises les cessez-le-feu (tout comme les Etats-Unis eux-mêmes) dans la guerre inutile de l’administration Trump contre l’Iran.

Le fossé énorme entre ce que la plupart des états-uniens veulent et ce que le président fait concernant Israël, et ce que le Congrès propose ici, ne doit pas être ignoré.

Fossé grandissant entre actions d’Israël et intérêts américains

Seulement 30 % des personnes interrogées dans un sondage du New York Times/Siena de mi-mai estiment que Trump a pris «la bonne décision» en entrant en guerre contre l’Iran, 64 % déclarant que c’était une erreur. Un sondage de l’Institut des affaires mondiales publié plus tôt cette semaine a exploré plus en profondeur la psyché états-unienne concernant l’armement d’Israël, constatant que «seulement 16 % déclarent que les Etats-Unis devraient continuer à fournir des armes à Israël sans nouvelles restrictions. Trente-huit pour cent veulent cesser complètement de fournir des armes, et 24 % supplémentaires veulent conditionner les armes à leur utilisation».

Pourtant, la direction principale des deux partis reste largement pro-israélienne et continue de façonner le texte législatif de base avant que les amendements et le débat parlementaire plus large ne l’ouvrent à l’ensemble du corps législatif, comme c’est le cas avec cette disposition de la NDAA.

Bien que lentement, les courants au sein des deux partis changent, de plus en plus de membres prenant la parole contre le fossé grandissant entre les actions d’Israël et les intérêts des Etats-Unis. Par exemple, le sénateur Chris Van Hollen (Démocrate du Maryland) a écrit dans le New York Times que «le Parti démocrate a apporté un soutien réflexif et inconditionnel aux gouvernements israéliens, même lorsque leurs actions ont de plus en plus sapé les intérêts et les valeurs américaines.»

Du côté républicain, le représentant Thomas Massie (Républicain du Kentucky) et l’ancienne représentante Marjorie Taylor Greene (Républicaine de Géorgie) ont ouvertement dénoncé l’influence corrosive du lobby israélien — une position qui leur a peut-être, au moins partiellement, coûté leurs sièges au Congrès à tous les deux.

Que peuvent faire les autres membres du Congrès préoccupés par les actions déstabilisatrices d’Israël ? Arrêter la fusion militaro-industrielle américano-israélienne dans son élan.

Les législateurs devraient rejeter la section 224 de la NDAA pour éviter une intégration profonde avec l’armée israélienne à un moment où un nombre croissant d’Etats-uniens s’opposent aux actions d’Israël dans la région.

Traduit de l’anglais.

Source : Responsible Statecraft

Traduit par Tlaxcala

* Directeur du programme «Démocratisation de la politique étrangère» au Quincy Institute et auteur, avec William Hartung, de ‘‘The Trillion Dollar War Machine’’ (2025).

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États-Unis : revirement majeur sur les cartes vertes

01. Juni 2026 um 14:30

Le gouvernement américain est revenu sur sa décision annoncée le 22 mai dernier, en vertu de laquelle les candidats à l’obtention du statut de « résident permanent » aux États-Unis devaient accomplir les démarches nécessaires depuis leur pays d’origine. C’est ce que rapporte le New York Times, après la vague de manifestations qui a éclaté.

Le ministère de la Sécurité intérieure, responsable des questions d’immigration, a déclaré au journal que la nouvelle politique ne sera finalement pas appliquée à tous les candidats à l’obtention d’une « carte verte », mais « au cas par cas ».

« Il s’agissait simplement d’un rappel aux employés de faire preuve de discernement » au moment de décider s’il convenait ou non d’exiger des candidats qu’ils quittent les États-Unis pour soumettre leur candidature depuis l’étranger, a expliqué le ministère.

A rappeler que, récemment, les services de citoyenneté et d’immigration des États-Unis (USCIS) ont annoncé que « désormais, tout ressortissant étranger résidant temporairement aux États-Unis et souhaitant obtenir une carte verte doit retourner dans son pays d’origine pour en faire la demande, sauf circonstances exceptionnelles ». Les titulaires de visas de courte durée, tels que les étudiants, les travailleurs saisonniers ou les touristes, « viennent aux États-Unis pour une courte période et pour une raison précise. Le système est conçu de sorte qu’ils quittent le pays à l’expiration de leur séjour. Leur séjour ne peut constituer une première étape vers l’obtention d’une carte verte », a expliqué Zach Kaler, porte-parole de l’USCIS.

De nombreuses associations de défense des droits des immigrants et des cabinets d’avocats ont exprimé leur surprise face à cette mesure, qui a semé la confusion parmi les demandeurs de carte verte. Le député démocrate Chai Garcia a qualifié cette nouvelle politique d’« injustifiée et cruelle ». « Elle obligera des milliers d’immigrants en situation régulière, y compris des conjoints de citoyens américains, à quitter leur domicile, leur famille et leur emploi pendant des semaines, voire des mois, pour obtenir une carte verte hors des États-Unis », a-t-il expliqué.

D’après le Washington Post, les États-Unis délivrent plus d’un million de cartes vertes chaque année. À ce jour, plus de la moitié des demandeurs résident déjà sur le sol américain.

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Ormuz sous tension, Liban sous les bombes : La trêve impossible

28. Mai 2026 um 07:05

Dans la nuit du 27 au 28 mai, les États-Unis ont abattu quatre drones iraniens et bombardé une station de contrôle au sol à Bandar Abbas, dans le sud de l’Iran. Les Gardiens de la Révolution ont répliqué en affirmant avoir visé une base américaine dans le Golfe, tandis que le Koweït annonçait avoir activé ses défenses antiaériennes face à des missiles et drones « hostiles ». Ce que Washington présente comme des frappes « mesurées et défensives » ressemble de plus en plus à un cessez-le-feu qui se défait par petits pas.

La mécanique de l’engrenage

Le cessez-le-feu du 8 avril reposait sur un équilibre fragile : Téhéran conserve une capacité de pression sur le détroit d’Ormuz, tandis que Washington maintient sa présence militaire dans le Golfe. Chaque incident — drone intercepté, station détruite, riposte revendiquée — est aussitôt présenté par chaque camp comme une réponse défensive à une provocation adverse.

C’est précisément cette symétrie qui rend la désescalade difficile. Ni les États-Unis ni l’Iran ne veulent apparaître comme l’acteur qui recule. Le risque n’est donc pas seulement celui d’une guerre décidée, mais celui d’une guerre produite par accumulation d’incidents.

Accord-cadre ou guerre des communiqués ?

Téhéran affirme finaliser un accord-cadre en 14 points avec Washington. La Maison Blanche dément. Entre les deux, les marchés ont déjà tranché : le Brent a dépassé les 96 dollars jeudi matin en Asie, signe que les opérateurs ne croient pas à une résolution rapide.

L’Iran conditionne la réouverture d’Ormuz à la levée du blocus de ses ports et au déblocage d’avoirs gelés à l’étranger. Washington, de son côté, exige des garanties sur le stock iranien d’uranium hautement enrichi. Pour l’heure, les deux positions restent difficilement compatibles.

Le Liban, front secondaire devenu structurel

Pendant ce temps, le Liban s’enfonce lui aussi dans une logique d’escalade. L’armée israélienne a intensifié ses bombardements dans le sud du Liban et dans la plaine de la Bekaa, dans l’est du pays. Pour la seule journée de mardi, ces frappes ont fait au moins 34 morts, dont quatre enfants, et 40 blessés, selon le bilan définitif du ministère de la Santé libanais.

Israël a également frappé Tyr et considère désormais comme « zone de combat » tout le territoire situé au sud du fleuve Zahrani, à environ 40 km de sa frontière.

Le cessez-le-feu libanais du 17 avril suit ainsi la même trajectoire que celui du Golfe : il existe encore sur le papier, mais de moins en moins sur le terrain.

Ce que cela change pour la région

Un baril au-dessus de 95 dollars pèse directement sur les pays importateurs d’énergie du Maghreb et du Moyen-Orient. Pour la Tunisie, dont la facture énergétique demeure un facteur permanent de pression budgétaire, chaque semaine de blocage ou de tension autour d’Ormuz peut aggraver un équilibre déjà fragile.

La question n’est donc plus seulement de savoir si Washington et Téhéran veulent la guerre. Elle est de savoir combien de temps un cessez-le-feu peut survivre lorsque chaque camp continue d’agir comme s’il était déjà rompu.

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Carthage : Le cimetière militaire US accueille la célébration de Memorial Day

26. Mai 2026 um 10:20

Lundi 25 mai, le cimetière militaire américain de Carthage a accueilli une cérémonie officielle en commémoration de Memorial Day.

C’est en présence d’officiels tunisiens, de représentants américains et de l’ambassadeur US que s’est tenue cette cérémonie doublée d’un hommage aux militaires américains tombés au champ d’honneur lors de la Campagne de Tunisie en 1942-43.

À cette occasion, les sépultures du cimetière militaire américain de Carthage ont porté les couleurs de nos deux pays comme le montre notre photo.

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Trump annonce un accord avec l’Iran « largement négocié » — Téhéran nuance déjà

24. Mai 2026 um 06:31

Le président américain Donald Trump a déclaré samedi qu’un mémorandum d’entente avec l’Iran sur la fin de la guerre était « en grande partie négocié », évoquant une possible réouverture du détroit d’Ormuz. Mais le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, a aussitôt tempéré : plusieurs questions importantes « doivent encore être discutées par les médiateurs ». L’accord reste non signé, et les prochains jours — avant la fin de l’Aïd vendredi — pourraient être décisifs.

Que prévoit concrètement ce mémorandum ?

Selon des sources pakistanaises et américaines citées par Reuters et Axios, le texte actuellement négocié s’articulerait en plusieurs étapes : déclaration officielle de fin de guerre, résolution de la crise du détroit d’Ormuz, puis ouverture d’une fenêtre de négociations de 30 à 60 jours sur des dossiers plus larges.

Plusieurs médias américains évoquent également des discussions autour d’un allègement partiel des sanctions pétrolières iraniennes et du déblocage d’avoirs gelés, sans confirmation officielle à ce stade.

Trump a précisé avoir échangé avec les dirigeants du Qatar, d’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, de Turquie, d’Égypte, de Jordanie, de Bahreïn et du Pakistan, ainsi qu’avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Le détroit d’Ormuz : ce que Trump dit, ce que Téhéran entend

C’est le principal point de friction. Trump affirme que l’accord permettrait la réouverture du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial du pétrole. Mais l’agence iranienne Fars conteste cette lecture, affirmant que l’Iran conserverait un rôle de supervision sur le passage maritime.

Des responsables iraniens cités par le New York Times évoquent un compromis autour d’une reprise de la navigation commerciale sans péage, mais Téhéran reste prudent sur les détails politiques et sécuritaires du texte.

Le porte-parole iranien Esmail Baghaei a indiqué que la priorité actuelle de Téhéran restait « la fin de la guerre sur tous les fronts », y compris au Liban, tout en reconnaissant que plusieurs sujets restaient en discussion.

La médiation pakistanaise prend de l’ampleur

La médiation pakistanaise a joué un rôle central cette semaine. Le chef de l’armée pakistanaise, le général Asim Munir, a conclu samedi une visite à Téhéran qualifiée de « très productive », au cours de laquelle il a rencontré le président du Parlement iranien Mohammad Baqer Qalibaf ainsi que le ministre des Affaires étrangères Abbas Araqchi.

Selon des sources proches des discussions, Islamabad pourrait accueillir une nouvelle phase de négociations après l’Aïd si le mémorandum est validé par les deux parties.

Pour la Tunisie, chaque dollar de Brent compte

Pour la Tunisie, l’enjeu n’est pas une dépendance directe au détroit d’Ormuz, mais l’effet possible d’une crise prolongée sur les prix internationaux de l’énergie. Le pays reste fortement dépendant des importations énergétiques : le taux de dépendance énergétique a atteint près de 66 % à fin mars 2026, contre environ 61 % un an plus tôt.

Dans ce contexte, toute hausse durable du prix du baril alourdit la pression sur la balance énergétique, les finances publiques et les mécanismes de compensation des carburants.

Et maintenant ?

Des sources pakistanaises impliquées dans les discussions estiment que le texte est « assez complet pour mettre fin à la guerre », tout en reconnaissant que plusieurs formulations restent à finaliser.

À ce stade, aucun accord définitif n’a encore été signé. Les prochains jours diront si cette séquence diplomatique débouche sur un compromis durable ou sur une nouvelle phase d’incertitude régionale.

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Après le sommet Trump-Xi, Washington prêt à reprendre les négociations avec Téhéran ?

15. Mai 2026 um 13:18

Washington serait disposé à reprendre les discussions avec Téhéran, selon le ministre iranien des Affaires étrangères — mais Téhéran reste méfiant. Cette déclaration intervient alors que Donald Trump vient de quitter Pékin sans avoir obtenu d’engagement clair de la Chine sur le dossier iranien.

Araghtchi à New Delhi : ouverture et réserves

« Nous avons de nouveau reçu des messages de la part des Américains disant qu’ils sont disposés à poursuivre les discussions et à maintenir les contacts », a déclaré Abbas Araghtchi, vendredi à New Delhi, en marge de la réunion des ministres des BRICS, selon l’AFP.

Le chef de la diplomatie iranienne a toutefois tempéré cette ouverture : Téhéran ne fait « aucune confiance » aux États-Unis et n’est prêt à négocier que si Washington se montre « sérieux ». Des « messages contradictoires » américains alimentent, selon lui, la méfiance iranienne quant aux véritables intentions de l’autre partie. Il a par ailleurs estimé que la médiation pakistanaise, jusqu’ici canal privilégié entre les deux pays, se trouvait dans une « grande difficulté », en raison notamment du « comportement des Américains ».

Cette déclaration intervient quelques jours après que Donald Trump a jugé, le 10 mai, la réponse iranienne à la proposition américaine de cessez-le-feu « totalement inacceptable ».

Pékin sans percée sur l’Iran

Le contexte diplomatique est particulier. Selon Reuters, Donald Trump a quitté la Chine vendredi sans avancée majeure sur le commerce ni engagement concret de Pékin pour peser sur Téhéran. Le président américain espérait que Xi Jinping use de l’influence chinoise pour favoriser une issue négociée au conflit.

La Chine a bien appelé à la fin de la guerre, estimant que le conflit « n’aurait jamais dû avoir lieu ». Mais Pékin n’a annoncé aucune mesure précise ni engagement direct en ce sens. Trump a affirmé que les deux dirigeants partageaient une position « très similaire » sur l’Iran ; Xi Jinping n’a pas commenté publiquement ce point. Selon des analystes cités par Reuters, Pékin resterait peu disposé à exercer une forte pression sur Téhéran, l’Iran constituant un contrepoids stratégique aux États-Unis dans la région.

Araghtchi a de son côté dit apprécier tout soutien extérieur, y compris chinois : « Nous savons que la Chine a de bonnes intentions, et tout ce qu’elle peut faire pour aider la diplomatie sera le bienvenu », a-t-il déclaré à l’AFP.

Une voie diplomatique étroite

La séquence révèle les limites actuelles de la dynamique de négociation. Washington cherche à maintenir une porte de sortie diplomatique, l’Iran signale une disponibilité au dialogue sans annoncer de reprise officielle, et la médiation chinoise reste en deçà des attentes américaines.

Les positions demeurent éloignées. Mais le fait que les deux parties maintiennent des canaux de contact, même indirects, constitue en soi un signal dans un contexte de forte tension.

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Trump-Xi : Accord sur Ormuz, silence sur Taïwan

14. Mai 2026 um 10:16

La Maison Blanche a présenté positivement la première journée de discussions entre Donald Trump et Xi Jinping, évoquant des échanges « bons » entre les deux dirigeants. Mais derrière cette tonalité apaisée, plusieurs dossiers hautement sensibles se sont imposés : l’Iran, le détroit d’Ormuz, Taïwan, le commerce et le fentanyl.

Selon CNN, qui cite un responsable de la Maison Blanche, l’Iran a occupé une place importante dans les discussions. La question est d’autant plus stratégique que la Chine entretient des liens étroits avec Téhéran et demeure l’un des principaux acheteurs de pétrole iranien.

Donald Trump devait notamment pousser Xi Jinping à user de son influence sur l’Iran pour éviter toute escalade autour du détroit d’Ormuz, passage maritime essentiel pour le transport mondial d’hydrocarbures.

Ormuz, point d’équilibre énergétique

D’après le responsable américain cité par CNN, les deux parties ont convenu que le détroit d’Ormuz devait rester ouvert afin de garantir la libre circulation de l’énergie.

Xi Jinping aurait également exprimé l’opposition de la Chine à la militarisation du détroit, ainsi qu’à toute tentative d’imposer un péage pour son usage. Le dirigeant chinois aurait aussi fait part de son intérêt pour l’achat de davantage de pétrole américain, afin de réduire à terme la dépendance de la Chine vis-à-vis de ce passage stratégique.

Mais la Maison Blanche n’a pas indiqué si Pékin avait accepté de jouer un rôle plus large pour contribuer à mettre fin au conflit ou peser plus directement sur Téhéran. C’est l’un des points les plus sensibles de cette séquence diplomatique : Washington cherche l’appui chinois, mais Pékin semble vouloir préserver sa marge de manœuvre.

Taïwan, la ligne rouge chinoise

Au-delà de l’Iran, Xi Jinping a salué ce qu’il a présenté comme une nouvelle phase des relations sino-américaines, fondée sur des liens plus stables et une concurrence mieux encadrée.

Mais le dirigeant chinois a également rappelé à Donald Trump que Taïwan demeure, pour Pékin, « la question la plus importante » dans la relation entre la Chine et les États-Unis. Il aurait averti qu’une mauvaise gestion de ce dossier pourrait créer une situation « très dangereuse ».

Signe de la sensibilité du sujet, Donald Trump n’a toutefois pas répondu aux journalistes qui lui demandaient si Taïwan avait été abordé pendant la rencontre. Selon des images captées par CNN, le président américain a été interrogé à deux reprises sur ce point alors qu’il posait avec Xi Jinping lors de leur visite du Temple du Ciel.

Une rivalité encadrée, mais toujours explosive

Les discussions ont également porté sur la coopération économique, alors que les détails d’éventuels accords commerciaux restent attendus. Le fentanyl a aussi été évoqué, selon la Maison Blanche.

L’ensemble dessine une rencontre à double lecture. D’un côté, Washington et Pékin cherchent à afficher une stabilisation de leur relation, après des années de tensions commerciales, technologiques et stratégiques. De l’autre, les dossiers les plus inflammables restent ouverts : l’Iran, l’énergie, Taïwan et la compétition économique mondiale.

Xi Jinping a aussi rencontré des dirigeants d’entreprises américaines ayant accompagné Donald Trump en Chine. Selon CNN, le président américain a déclaré à son homologue chinois que ces patrons, parmi lesquels Tim Cook et Elon Musk, étaient venus « rendre hommage » et développer leurs affaires.

Une séquence qui rappelle que, malgré les tensions géopolitiques, la relation sino-américaine reste profondément structurée par les intérêts économiques des deux puissances.

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Défense : La Tunisie et les États-Unis renforcent leur coopération militaire aérienne

13. Mai 2026 um 20:10

Le ministre tunisien de la Défense nationale, Khaled Sehili, a rencontré mercredi le général Jason T. Hinds, en marge du 15e Forum des chefs d’état-major des forces aériennes africaines organisé en Tunisie du 13 au 15 mai.

Cette rencontre a été l’occasion pour les deux responsables d’évoquer l’état de la coopération militaire entre la Tunisie et les États-Unis, notamment dans le domaine aérien.

Tunis met en avant un partenariat stratégique durable

Selon un communiqué du ministère de la Défense, Khaled Sehili a salué la solidité des relations historiques entre Tunis et Washington ainsi que la poursuite de la mise en œuvre de la feuille de route de coopération militaire entre les deux pays.

Le ministre a souligné que ce partenariat repose sur la confiance, le respect mutuel ainsi que sur des intérêts et valeurs communs, mettant en avant la diversité des programmes de coopération engagés entre les deux armées.

Il a précisé que cette coopération ne se limite pas au soutien logistique et technique, mais couvre également la formation, l’enseignement militaire, l’échange d’expertises et les exercices conjoints.

Accent sur les sciences de l’espace et l’aviation

Le ministre de la Défense a également exprimé le souhait de développer davantage les programmes liés aux sciences de l’espace et de l’aviation, notamment à travers le renforcement des capacités académiques et des méthodes de formation.

Selon la même source, la Tunisie ambitionne de consolider son rôle de partenaire stratégique et de plateforme régionale de coopération sécuritaire dans le bassin méditerranéen.

Le département de la Défense estime que cette position pourrait permettre au pays de devenir un pôle régional dans les domaines de la formation et de l’entraînement militaire selon les standards internationaux.

Washington réaffirme son soutien

De son côté, le général Jason T. Hinds a salué le niveau de coopération militaire entre les deux pays ainsi que les compétences de l’armée de l’air tunisienne dans les domaines de la formation et de l’entraînement.

Le responsable militaire américain a réaffirmé l’engagement des États-Unis à poursuivre le soutien aux capacités aériennes tunisiennes et à développer davantage la coopération bilatérale au service des intérêts communs des deux pays.

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Donald Trump attendu à Pékin pour un sommet sous haute tension avec Xi Jinping

11. Mai 2026 um 10:41

Le président américain Donald Trump est attendu à Pékin du 13 au 15 mai pour une visite d’État particulièrement suivie, marquant sa première visite en Chine depuis 2017. Il doit rencontrer son homologue chinois Xi Jinping dans un contexte de fortes tensions géopolitiques et commerciales entre les deux puissances.

Commerce, Iran et intelligence artificielle au cœur des discussions

Selon plusieurs médias internationaux, les discussions devraient porter sur plusieurs dossiers sensibles, notamment les relations commerciales sino-américaines, les droits de douane, l’intelligence artificielle, ainsi que la guerre en Iran. Washington espère notamment obtenir l’aide de Pékin pour favoriser une désescalade au Moyen-Orient.

Les États-Unis souhaitent également sécuriser leurs approvisionnements en terres rares chinoises et relancer certains échanges commerciaux, notamment dans les secteurs agricole et aéronautique, avec de possibles contrats concernant Boeing.

Taïwan et les rivalités stratégiques en toile de fond

La question de Taïwan devrait également occuper une place centrale dans les échanges. Pékin chercherait à obtenir des garanties américaines sur ce dossier considéré comme prioritaire par les autorités chinoises.

Plusieurs observateurs estiment que ce sommet vise surtout à stabiliser les relations entre les deux pays plutôt qu’à parvenir à des accords majeurs.

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Tunisie – États-Unis : Bill Bazzi met l’accent sur la coopération économique et sécuritaire

08. Mai 2026 um 19:45

A l’occasion de ses 100 premiers jours en poste en Tunisie, Bill Bazzi a dressé un bilan qu’il qualifie de positif des relations tuniso-américaines. Dans un message vidéo diffusé vendredi par l’ambassade américaine à Tunis, le diplomate a insisté sur les avancées enregistrées dans les domaines économique, commercial et sécuritaire. Il a également annoncé le lancement du programme « Freedom 250 », destiné à célébrer simultanément les 250 ans de l’indépendance américaine et les 70 ans de l’indépendance tunisienne.

Selon le diplomate américain, les premiers mois de sa mission ont été marqués par « de nouveaux projets commerciaux », l’exploration « d’opportunités d’affaires inédites » ainsi qu’un renforcement de la coopération militaire et sécuritaire entre Tunis et Washington.

« Freedom 250 » pour célébrer deux anniversaires historiques

L’ambassadeur a particulièrement mis en avant la portée symbolique du programme « Freedom 250 », qui accompagnera les célébrations du 250e anniversaire de l’indépendance des États-Unis, coïncidant avec le 70e anniversaire de l’indépendance tunisienne.

Pour Bill Bazzi, cette double commémoration représente « un puissant rappel de l’amitié durable » entre les deux pays. Il a rappelé que les relations tuniso-américaines remontent à plus de deux siècles, évoquant notamment le traité d’amitié et de commerce signé en 1797 entre les États-Unis et la Régence de Tunis, considéré comme l’un des plus anciens accords liant Washington à un pays arabe et africain.

Le slogan choisi pour cette initiative, « A jamais » (« wa illa al abad » en arabe), s’inspire directement de cet héritage diplomatique historique.

Références à Bourguiba, Kennedy et George Washington

Dans son message, le diplomate américain a également rendu hommage aux figures historiques ayant marqué les relations bilatérales. Il a cité des portraits du bey de Tunis et de George Washington, ainsi que des archives photographiques réunissant Habib Bourguiba et John F. Kennedy.

« Nos ancêtres connaissaient clairement le grand potentiel de cette relation, et je suis honoré de poursuivre ce travail », a déclaré l’ambassadeur.

Plusieurs événements et célébrations liés au programme « Freedom 250 » devraient être organisés en Tunisie dans les prochaines semaines.

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Blocage d’Ormuz : Les pays du Golfe contournent l’asphyxie commerciale

06. Mai 2026 um 10:55

Face à la paralysie du détroit d’Ormuz, passage clé du commerce énergétique mondial, les États du Golfe ont accéléré la mise en place de routes alternatives pour maintenir leurs échanges. Cette adaptation intervient dans un contexte de tensions régionales majeures qui perturbent fortement le trafic maritime.

Des routes de substitution terrestres et maritimes

Privés d’un axe qui assure habituellement une part essentielle du transport de pétrole mondial, plusieurs pays du Golfe ont réorganisé leurs circuits logistiques. Des ports situés en dehors du détroit, notamment en mer d’Oman, servent désormais de points de transit. Les marchandises y sont acheminées par voie maritime, puis transférées vers leur destination finale par camion ou via des réseaux terrestres.

Certains États ont également activé ou renforcé des pipelines permettant d’exporter le pétrole sans passer par Ormuz, réduisant ainsi leur dépendance à ce goulet d’étranglement stratégique.

Des alternatives encore limitées

Malgré ces ajustements, les solutions de contournement restent insuffisantes face à l’importance du détroit, qui concentre une part considérable des flux énergétiques mondiaux.

Les infrastructures alternatives ne permettent pas d’absorber totalement les volumes habituellement transportés par voie maritime. Résultat : ralentissements logistiques, hausse des coûts et tensions accrues sur les marchés internationaux.

Un choc global en perspective

La crise autour du golfe Persique illustre la dépendance critique de l’économie mondiale à cette route maritime. En temps normal, une part significative du pétrole mondial y transite, ce qui rend toute perturbation particulièrement sensible pour les marchés énergétiques et le commerce international.

Dans ce contexte, même si des alternatives existent, elles restent des solutions d’appoint face à un blocage prolongé, avec des répercussions déjà ressenties sur les prix et les chaînes d’approvisionnement à l’échelle mondiale.

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Détroit d’Ormuz : L’Iran menace Washington, Trump lance une opération militaire d’escorte

04. Mai 2026 um 10:38

La tension monte d’un cran dans le Golfe. L’Iran a averti qu’il pourrait attaquer les forces des États-Unis si elles s’approchent du détroit d’Ormuz. En parallèle, Donald Trump a annoncé le lancement, dès ce lundi matin, d’une opération d’escorte navale pour sécuriser les navires bloqués dans cette zone clé.

Washington lance “Project Freedom”

Le président américain a confirmé que la marine américaine entamera une mission baptisée « Project Freedom » visant à accompagner des navires marchands coincés depuis plusieurs semaines dans le détroit. Présentée comme une initiative « humanitaire », cette opération doit débuter lundi matin, heure locale.

Des centaines de navires sont actuellement immobilisés dans cette voie maritime essentielle au commerce mondial, notamment pour le transport du pétrole.

Téhéran hausse le ton

Face à cette annonce, l’Iran a réagi fermement. Les autorités militaires iraniennes ont averti que toute présence étrangère non coordonnée, en particulier américaine, serait considérée comme une provocation et pourrait entraîner des frappes directes.

Téhéran estime également que cette initiative constituerait une violation du cessez-le-feu en vigueur et du contrôle exercé sur la zone maritime.

Un point névralgique sous haute tension

Le détroit d’Ormuz est l’un des passages maritimes les plus stratégiques au monde : environ un cinquième du pétrole mondial y transite. La situation actuelle, marquée par des blocages et des opérations militaires, fait déjà grimper les prix de l’énergie et inquiète la communauté internationale.

Malgré un cessez-le-feu annoncé début avril, les négociations entre Washington et Téhéran restent fragiles. Entre initiatives militaires et discussions diplomatiques jugées « positives » par Donald Trump, la situation demeure extrêmement volatile, avec un risque réel d’escalade dans les heures à venir.

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Iran–États-Unis : Téhéran met Trump dos au mur entre guerre “impossible” et accord “perdant”

03. Mai 2026 um 13:10

Dans un nouvel épisode de tension verbale entre Iran et les États-Unis, les Gardiens de la révolution islamique affirment que Donald Trump serait désormais face à un choix sans issue : une intervention militaire jugée irréalisable ou un accord défavorable à Washington. Cette déclaration s’inscrit dans un climat déjà tendu, alors que les canaux diplomatiques restent fragiles et les positions profondément divergentes.

Un message de pression directe sur Washington

Dans une prise de position relayée par des médias iraniens, les Gardiens de la révolution estiment que « les options américaines se réduisent ». Selon eux, l’administration Trump serait confrontée à une alternative qu’ils qualifient de bloquée : une “opération militaire impossible” contre l’Iran ou un “mauvais accord” imposé par les réalités du terrain.

Ce discours vise clairement à accentuer la pression sur Washington dans un contexte de négociations indirectes et de tensions régionales persistantes.

Escalade verbale dans un climat déjà explosif

Ces déclarations interviennent alors que les relations entre les deux pays restent dominées par une méfiance structurelle, alimentée par des désaccords sur le programme nucléaire iranien, la présence militaire américaine dans la région et les équilibres de sécurité au Moyen-Orient.

Pour Téhéran, ce type de communication relève autant du signal politique que de la stratégie de dissuasion, en adressant un message simultané à l’opinion internationale et aux décideurs américains.

Washington maintient ses options ouvertes

De son côté, Donald Trump continue d’alterner entre fermeté et ouverture diplomatique, tout en laissant planer la possibilité d’une réponse militaire si les intérêts américains venaient à être menacés. Aucun accord concret n’a toutefois émergé, malgré les discussions indirectes en cours.

Dans ce contexte, chaque déclaration publique contribue à durcir davantage un climat déjà instable. Entre pression militaire, négociations indirectes et guerre des messages, la relation Iran–États-Unis reste suspendue à une équation diplomatique de plus en plus complexe.

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Iran–États-Unis : Vaincu sur le terrain, victorieux dans le détroit

02. Mai 2026 um 13:26

Deux mois après le début de l’offensive américano-israélienne contre l’Iran, le constat militaire semble clair. Téhéran a subi des frappes lourdes, perdu plusieurs figures de son appareil de pouvoir et vu une partie de ses capacités dégradée. Sur le papier, l’Iran est affaibli.

Mais ce conflit révèle un paradoxe plus profond. Car l’Iran n’a peut-être pas gagné sur le terrain, mais il a démontré qu’il pouvait imposer un coût mondial à ses adversaires, en transformant le détroit d’Ormuz en levier stratégique.

Avant la guerre, près de 3 000 navires transitaient chaque mois par ce passage vital, par lequel circule environ un cinquième du pétrole mondial. Depuis le début des tensions, le trafic a été fortement perturbé, provoquant une hausse des prix du brut et un retour de l’essence au-dessus de 4 dollars le gallon aux États-Unis.

Pour Donald Trump, la situation devient politiquement délicate. Sa popularité est tombée à 34 % selon Reuters/Ipsos, et 61 % des Américains jugent l’intervention contre l’Iran comme une erreur. Une guerre annoncée comme rapide s’installe dans la durée.

L’arme du détroit

Le véritable levier de Téhéran est désormais économique. En perturbant le trafic maritime, l’Iran a montré qu’il pouvait affecter directement l’économie mondiale, même en position de faiblesse.

Comme le résume un expert du Center for Strategic and International Studies, Jon Alterman, « l’Iran a compris qu’il pouvait fermer le détroit à volonté — une capacité qui le rend, paradoxalement, plus fort qu’avant la guerre ».

Washington tente de reprendre l’initiative. Les États-Unis menacent de sanctions les compagnies qui paieraient des frais à l’Iran pour transiter, tout en étudiant plusieurs options : prolonger le blocus naval, mener des frappes limitées pour rouvrir le détroit, ou chercher une sortie politique.

Mais aucune solution ne s’impose. La dernière proposition iranienne a été rejetée par Donald Trump, tandis que Téhéran affirme se préparer à une reprise des hostilités.

Une impasse stratégique

Le conflit déborde désormais sur les alliances. Washington a annoncé le retrait de 5 000 soldats américains d’Allemagne dans les prochains mois, sur fond de tensions avec Berlin après les critiques du chancelier Friedrich Merz.

Sur le fond, les objectifs américains restent incomplets : la question nucléaire demeure ouverte et les réseaux régionaux de l’Iran ne sont pas neutralisés.

Téhéran, lui, joue la durée. En maintenant la pression sur le détroit, il mise sur l’usure politique américaine, à l’approche des élections de mi-mandat.

Face à l’étranglement économique, Téhéran cherche aussi une issue par le nord. Le 27 avril, Poutine recevait le chef de la diplomatie iranienne à Saint-Pétersbourg, promettant de faire « tout » pour aider l’Iran. Mais la Russie ne peut pas remplacer Ormuz : près de 90 % du commerce extérieur iranien transite par le Golfe, et le corridor terrestre nord-sud censé relier les deux pays reste inachevé jusqu’en 2027 au moins. Moscou peut amortir le choc — pas le résorber.

Le scénario qui se dessine est celui d’un conflit gelé : ni victoire claire, ni paix réelle, mais une tension durable aux conséquences économiques mondiales.

L’Iran n’a pas gagné la guerre au sens militaire. Mais il a démontré qu’il pouvait la rendre longue, coûteuse et instable. Et parfois, dans les conflits modernes, cela suffit.

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Tunisie–Wyoming : Sécurité, climat, énergie… une relation ancienne qui se réinvente

02. Mai 2026 um 10:37

Le gouverneur du Wyoming, Mark Gordon, s’est rendu en Tunisie cette semaine aux côtés de membres de la Garde nationale américaine, en marge de l’exercice African Lion 2026. Il s’est exprimé dans un entretien accordé à la TAP et a également échangé avec l’ambassadeur des États-Unis en Tunisie, Bill Bazzi, ainsi qu’avec le général de division tunisien Alaa Adel Bibers, chargé des relations internationales au ministère de la Défense.

Piloté par U.S. Africa Command, cet exercice réunit plus de 5.600 militaires issus des États-Unis, de la Tunisie et de plus de 40 pays partenaires. La Tunisie accueille ces manœuvres pour la dixième année consécutive, dans un contexte sécuritaire régional marqué par des défis persistants.

Une relation ancienne en toile de fond

Au-delà du cadre militaire, la visite de Gordon met en lumière une coopération engagée depuis 2004 entre la Tunisie et l’État du Wyoming. Initialement centrée sur la sécurité, cette relation s’est progressivement structurée autour d’échanges réguliers et de programmes conjoints.

Dans un entretien accordé à la TAP, le gouverneur américain évoque une dynamique construite dans la durée, comparant cette coopération à « une plantation d’olivier », dont les résultats deviennent aujourd’hui visibles.

Des enjeux communs, du climat à l’agriculture

Les deux partenaires partagent des préoccupations similaires, notamment en matière de gestion de l’eau et de sécheresse. Le Wyoming connaît actuellement une baisse significative des précipitations, une situation que Gordon rapproche des contraintes climatiques tunisiennes.

Cette convergence a favorisé le développement de projets communs dans l’agriculture, l’hydrologie et la gestion des ressources naturelles, avec l’objectif de renforcer la résilience face aux changements climatiques.

Universités, énergie et technologies

La coopération s’étend également aux domaines académique et technologique. Des partenariats entre universités tunisiennes et établissements du Wyoming ont été mis en place, encadrés par plusieurs accords dans des secteurs clés comme les technologies de l’information et les ressources naturelles.

Sur le plan énergétique, des pistes de collaboration sont évoquées dans les énergies renouvelables, notamment l’éolien et le solaire, ainsi que dans des domaines plus prospectifs comme le captage du carbone.

Au fil des années, cette relation bilatérale s’inscrit ainsi dans une logique plus large, mêlant sécurité, développement et recherche, avec l’ambition affichée de répondre à des défis désormais partagés.

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Guerre au Moyen-Orient : L’Iran veut confier le détroit d’Ormuz à son armée

27. April 2026 um 15:33

En pleine escalade régionale, le Parlement iranien examine un projet de loi visant à confier la gestion du détroit d’Ormuz aux forces armées. Cette initiative intervient dans un contexte de tensions accrues autour de ce point névralgique du commerce mondial. Le texte pourrait renforcer le contrôle militaire iranien sur l’un des axes maritimes les plus sensibles de la planète.

Un projet de loi pour militariser la gestion du détroit

Selon des responsables iraniens, le projet de loi actuellement à l’étude prévoit que les forces armées deviennent l’autorité principale chargée de superviser le détroit d’Ormuz.

Le chef de la commission de la sécurité nationale du Parlement a indiqué que cette mesure vise à formaliser un contrôle déjà exercé sur le terrain, notamment dans un contexte de confrontation avec les puissances occidentales.

Le texte inclut également des dispositions permettant de restreindre le passage de navires jugés « hostiles » et d’imposer certaines règles financières liées au transit maritime.

Un enjeu stratégique mondial

Le détroit d’Ormuz constitue un point de passage vital pour le commerce énergétique mondial, par lequel transite une part majeure du pétrole exporté. Sa sécurisation – ou son blocage – a des répercussions immédiates sur les marchés internationaux.

Depuis le début du conflit en 2026, l’Iran cherche à renforcer son emprise sur cette voie maritime stratégique, allant jusqu’à perturber ou limiter le trafic de navires étrangers.

Cette initiative législative s’inscrit dans un climat de confrontation directe entre l’Iran, les États-Unis et leurs alliés. Des incidents récents en mer, ainsi que des propositions diplomatiques autour de la réouverture du détroit, illustrent l’importance de ce levier stratégique dans les négociations en cours.

Le contrôle du détroit d’Ormuz apparaît ainsi comme un enjeu central du rapport de force régional, mêlant considérations militaires, économiques et géopolitiques.

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Téhéran accuse Washington de chercher « un moyen de sauver la face »

25. April 2026 um 12:44

À la veille de nouvelles tractations indirectes annoncées via un médiateur pakistanais, les tensions verbales s’intensifient entre Téhéran et Washington. Le porte-parole du ministère iranien de la Défense affirme que les États-Unis tenteraient de trouver un moyen de « sauver la face » pour se désengager d’un conflit dans lequel ils seraient, selon lui, enlisés.

Une escalade verbale avant une reprise des contacts

Alors que des discussions indirectes entre les deux pays sont évoquées dans les prochains jours, les déclarations iraniennes durcissent le ton. Téhéran présente sa position militaire comme dominante et considère que son adversaire chercherait avant tout une porte de sortie politique à une situation devenue difficile à gérer.

Selon cette lecture, la reprise des tractations ne serait pas uniquement motivée par une volonté de désescalade, mais aussi par la nécessité pour Washington de limiter l’impact politique et stratégique de son implication dans la crise.

« Sauver la face » : une accusation politique directe

Cité par l’agence Isna, le porte-parole du ministère iranien de la Défense estime que les États-Unis tentent de se dégager d’un « bourbier de guerre » dans lequel ils se seraient eux-mêmes engagés.

Il affirme que la puissance militaire iranienne constitue désormais un facteur déterminant dans l’équation régionale, et que cette réalité pousserait l’adversaire à rechercher une issue lui permettant de préserver son image et sa crédibilité sur la scène internationale.

Un contexte de négociations sous médiation

Ces déclarations interviennent alors que des canaux diplomatiques indirects, impliquant notamment un médiateur pakistanais, sont évoqués pour relancer les discussions entre les deux capitales.

Dans un climat déjà chargé, chaque prise de parole publique contribue à durcir les positions, compliquant davantage la recherche d’un compromis et illustrant la fragilité du dialogue en cours entre les deux puissances.

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Iran–États-Unis : Reprise des négociations sous haute tension régionale

24. April 2026 um 20:16

Une relance des discussions entre l’Iran et les États-Unis se précise. Les deux pays ont annoncé l’envoi de délégations à Islamabad, dans un contexte de guerre ouverte au Moyen-Orient et de fragilisation du cessez-le-feu au Liban. Cette reprise intervient après un premier cycle de pourparlers avorté, interrompu au bout de quelques heures seulement.

Washington et Téhéran reprennent langue

La Maison-Blanche a confirmé le départ imminent d’émissaires du président Donald Trump, à savoir Steve Witkoff et Jared Kushner, chargés de rencontrer des représentants iraniens. La porte-parole Karoline Leavitt évoque l’espoir d’un échange « fructueux », malgré la persistance de profondes divergences.

Côté iranien, le chef de la diplomatie Abbas Araghchi est attendu à Islamabad, dans le cadre d’une tournée diplomatique qui doit se poursuivre à Mascate puis à Moscou, signe d’une intense activité régionale autour du dossier.

Une guerre aux répercussions mondiales

Le conflit, déclenché le 28 février par une attaque conjointe israélo-américaine contre l’Iran, a déjà causé des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban. Il a également provoqué un choc économique mondial.

Point névralgique : le détroit d’Ormuz, où le trafic reste paralysé sous l’effet d’un double blocus iranien et américain. Avant la guerre, près de 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondial y transitaient. Sa réouverture est jugée « vitale » par le président du Conseil européen Antonio Costa.

Malgré une légère détente des cours du pétrole après l’annonce des discussions, la pression militaire demeure, avec notamment le déploiement d’un troisième porte-avions américain dans la région.

Le Liban, front instable malgré la trêve

Sur le terrain libanais, la situation reste explosive. La prolongation du cessez-le-feu annoncée par Washington est déjà fragilisée par de nouveaux affrontements.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu accuse le Hezbollah de chercher à torpiller un processus de paix qualifié d’« historique ». Le mouvement pro-iranien rejette de son côté toute prolongation de la trêve, dénonçant la poursuite des frappes israéliennes.

Des violences ont encore été signalées dans le sud du Liban, avec des morts des deux côtés et des appels à évacuation de villages, signe d’une désescalade loin d’être acquise.

Pressions diplomatiques et pari européen

Dans ce contexte, les initiatives diplomatiques se multiplient. Emmanuel Macron a plaidé pour un retour rapide à la stabilité, tandis que les Européens affichent leur volonté de s’impliquer davantage.

Une éventuelle rencontre entre Benjamin Netanyahu et le président libanais Joseph Aoun est évoquée par Washington — une perspective inédite entre deux pays officiellement en guerre depuis 1948.

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Détroit d’Ormuz sous tension : Blocus, mines et bras de fer économique entre Washington et Téhéran

23. April 2026 um 14:41

Malgré la prolongation du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump, la crise persiste au Moyen-Orient. Au 55e jour du conflit impliquant Israël et les États-Unis face à l’Iran, le détroit d’Ormuz est devenu l’épicentre des tensions. Blocage maritime, saisies de navires et blocus économique redessinent les rapports de force.

Un cessez-le-feu fragile, un conflit déplacé en mer

Si les affrontements directs ont marqué le pas, la confrontation s’est déplacée vers un terrain stratégique : les voies maritimes. Le détroit d’Ormuz, passage clé pour près d’un cinquième des flux mondiaux de pétrole et de gaz, est aujourd’hui au cœur d’un bras de fer militaire et économique.

Les Gardiens de la révolution contrôlent étroitement le passage dans le détroit, allant jusqu’à empêcher la circulation et saisir deux navires. À la sortie, les forces américaines imposent des restrictions, contraignant certains bâtiments liés à l’Iran à rebrousser chemin.

Des données issues de MarineTraffic montrent une chute notable du trafic entre le 18 et le 20 avril dans le golfe Persique et le golfe d’Oman, confirmant une désorganisation majeure des flux maritimes.

Selon une évaluation du Pentagone, le déminage complet du détroit — où des mines auraient été déployées — pourrait prendre jusqu’à six mois, prolongeant durablement les perturbations.

Un blocus américain aux effets incertains

Face au verrouillage du détroit par Téhéran, Washington a instauré, dès le 13 avril, un blocus des ports iraniens pour forcer des concessions. Cette stratégie vise à affaiblir les capacités économiques de la République islamique, notamment sa production pétrolière.

Mais selon plusieurs analystes, un effondrement rapide de l’économie iranienne reste peu probable. Saeed Laylaz, professeur à l’université Shahid Beheshti de Téhéran, estime que les effets du blocus pourraient devenir significatifs après deux à trois mois, tout en avertissant que les pays du sud du Golfe pourraient subir des impacts encore plus lourds.

La quasi-paralysie du détroit d’Ormuz entraîne déjà une hausse marquée des prix du pétrole et du gaz, comme l’a souligné le Washington Post. Cette situation pèse sur l’économie mondiale, en particulier dans un contexte de dépendance accrue aux flux énergétiques transitant par cette zone.

Entre pression militaire, blocus économique et guerre d’influence, le détroit d’Ormuz s’impose comme un point de bascule du conflit. Malgré un cessez-le-feu officiellement en vigueur, les dynamiques actuelles laissent entrevoir une crise prolongée, aux conséquences régionales et globales majeures.

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Iran–États-Unis : La trêve tient, le blocus aussi

22. April 2026 um 10:00

En annonçant une prolongation du cessez-le-feu avec l’Iran, Donald Trump a voulu donner l’image d’un apaisement possible. Mais dans le même mouvement, le président américain a confirmé le maintien du blocus naval contre les ports iraniens, transformant cette trêve en pause sous pression plus qu’en véritable désescalade. Washington dit vouloir laisser une chance aux discussions, alors même que Téhéran dénonce une mesure assimilable à un acte de guerre.

Le paradoxe est là, entier. D’un côté, la Maison Blanche affirme répondre à une demande de médiation pakistanaise pour permettre l’émergence d’une proposition iranienne. De l’autre, elle maintient l’instrument principal de coercition militaire et économique contre la République islamique. Cette contradiction fragilise d’emblée la portée politique de la trêve — d’autant que ni l’Iran ni Israël n’ont clairement validé cette extension.

Une trêve sans confiance

La réaction iranienne résume à elle seule l’impasse. Le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi a qualifié le blocus d’« acte de guerre » et de violation du cessez-le-feu. À Téhéran, l’annonce américaine est accueillie avec défiance : certains responsables y voient moins une ouverture diplomatique qu’un moyen supplémentaire de négocier sous contrainte.

Donald Trump continue de lier toute issue diplomatique à une capitulation iranienne sur les questions nucléaires et sécuritaires. La trêve n’efface donc pas le rapport de force ; elle le déplace. Les frappes sont suspendues, mais la pression navale demeure. Ce n’est pas la paix qui s’installe, mais une confrontation contenue, où chaque camp teste la solidité de l’autre sans renoncer à ses lignes rouges.

Le front maritime au cœur de la crise

C’est en mer que se concentre désormais l’essentiel du bras de fer. Le détroit d’Ormuz, passage vital pour le commerce mondial de l’énergie entre Oman et l’Iran, reste la clé stratégique de cette séquence. Maintenir le blocus revient pour Washington à conserver un levier central sur Téhéran. Pour l’Iran, accepter ce dispositif sans réagir reviendrait à normaliser une asphyxie économique et stratégique.

La situation régionale confirme que la trêve reste précaire. Au Liban, malgré un cessez-le-feu distinct, les échanges de feu se poursuivent entre Israël et le Hezbollah, ce dernier invoquant des violations israéliennes.

La séquence ouverte par Trump ne marque pas la fin du conflit, mais sa reconfiguration. Le rapport de force passe désormais par le blocus, la navigation et le pétrole autant que par les bombardements. La trêve existe sur le papier ; en mer, la pression ne faiblit pas.

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