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Quels secteurs dominent le classement des meilleurs PDG du Moyen-Orient en 2026?

07. August 2026 um 12:44

Les dirigeants du secteur bancaire et financier occupent une place dominante dans l’édition 2026 du classement top 100 CEOs de Forbes Middle East. Avec 30 entrées, ce secteur arrive en tête de la répartition par activité, devant celui de l’immobilier et de la construction, qui compte 8 entreprises.

Le classement, qui couvre 29 secteurs d’activité, distingue au total 100 entreprises représentant 102 dirigeants. Cet écart s’explique par la présence de plusieurs entreprises dirigées par des codirigeants. La répartition sectorielle repose ainsi sur le nombre d’entrées recensées par Forbes et non uniquement sur le nombre de personnes physiques.

La forte représentation des services bancaires et financiers traduit le poids de ce secteur dans les économies du Moyen-Orient. Les banques jouent un rôle central dans le financement des investissements, l’accompagnement des grands projets économiques et la transformation des services financiers, notamment à travers la digitalisation et le développement de nouvelles solutions technologiques.

Par ailleurs, l’immobilier et la construction arrivent en deuxième position avec 8 entreprises. Cette présence reflète l’importance des investissements dans les infrastructures, les projets urbains et les programmes de développement lancés dans plusieurs pays de la région, notamment dans le cadre des stratégies de diversification économique.

Il est à noter que d’autres secteurs figurent également dans le classement, parmi lesquels l’énergie, les télécommunications, l’industrie, la santé, le transport, la technologie ou encore la distribution. Leur présence illustre la diversification progressive des économies du Moyen-Orient au-delà des activités traditionnelles.

 

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Prêts d’honneur : promesse sociale ou mesure symbolique ?

04. August 2026 um 14:39

Le décret n°148 de 2026 instaure des prêts d’honneur sans intérêts ni garanties, présentés comme une avancée sociale majeure. Mais plusieurs failles structurelles, contraintes bancaires, critères flous d’évaluation, enveloppe limitée et contrôle incertain, menacent de transformer cette initiative en geste symbolique plutôt qu’en solution effective pour le microfinancement. Quelle analyse peut-on faire? 

L’économiste Aram Belhadj a fait savoir, via sa page officielle, qu’à première vue, le décret n°148 de 2026 sur les prêts d’honneur apparaît comme une avancée sociale significative : un crédit sans intérêts, sans garanties ni caution, que l’imaginaire populaire qualifie d’une aubaine inespérée. Toutefois, derrière cette générosité affichée se dessinent des fragilités structurelles susceptibles d’entraver l’efficacité du dispositif dès son application.

Il constate qu’un premier obstacle tient à la contradiction imposée aux banques : elles doivent octroyer des crédits sans pouvoir ajuster la tarification du risque; ce qui heurte leur logique économique. Concrètement, cela risque d’engendrer une sélection implicite des dossiers les plus sûrs ou un traitement administratif détaché et laxiste, vidant la mesure de sa portée sociale.

 

Lire aussi: Bourse : les crédits sur l’honneur fragilisent le marché

 

En outre, il met l’accent sur le flou entourant des critères d’évaluation de la capacité de remboursement en l’absence de garanties. Cette zone grise crée une marge pour des pratiques discriminatoires informelles, malgré l’affirmation du principe d’égalité.

Troisièmement, l’enveloppe dédiée à environ 120 millions de dinars prélevés sur les bénéfices bancaires de 2025 paraît nettement insuffisante face aux besoins réels en microfinancement en Tunisie. La dimension financière limitée confère au dispositif davantage un rôle symbolique qu’opérationnel.

Enfin, le succès du mécanisme repose fortement sur la rigueur du contrôle de la Banque centrale. L’exemple de l’article 412, relatif à la baisse des taux des prêts immobiliers et demeuré lettre morte, montre que de bonnes intentions peuvent rester sans effet sans suivi sérieux.

Lire également : Faire de son honneur un levier : l’autre vision de la nouvelle catégorie de crédits bancaires en Tunisie

En somme, la mesure suscite des espoirs légitimes. Mais son impact dépendra des ajustements pratiques, de la transparence des critères et d’un contrôle strict pour éviter qu’elle ne reste qu’un symbole. Et pour finir chacun saura, à terme, si la promesse se traduit en réalité.

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TMM : cinq mois de stabilité à 6,99 %

03. August 2026 um 10:44

Le taux moyen du marché monétaire (TMM) s’est maintenu à 6,99 % durant le mois de juillet 2026, selon les dernières données publiées par la Banque centrale de Tunisie (BCT). Il s’agit du cinquième mois consécutif où cet indicateur demeure inchangé, traduisant une stabilité des conditions de financement sur le marché monétaire.

Cette stabilité s’inscrit dans une tendance de baisse progressive observée au cours des dernières années. En glissement annuel, le TMM est passé de 8 % en juillet 2023 à 7,97 % en juillet 2024, puis à 7,5 % en juillet 2025, avant de s’établir à 6,99 % cette année.

Le TMM avait atteint un pic de 8,05 % en mars 2023, à la suite du resserrement de la politique monétaire engagé par la Banque centrale afin de contenir les tensions inflationnistes. Depuis, l’indicateur suit une trajectoire baissière, reflétant l’évolution de la politique monétaire de l’institut d’émission.

Étroitement lié au taux directeur de la BCT, actuellement fixé à 7 %, le TMM constitue un indicateur de référence du coût des liquidités entre les banques. Son évolution influence directement les conditions de financement de l’économie, notamment les taux appliqués aux crédits accordés aux ménages et aux entreprises.

Le maintien du TMM à son niveau actuel témoigne ainsi de la poursuite d’une politique monétaire prudente, dans un contexte où la Banque centrale privilégie la stabilité des prix et des équilibres financiers, tout en surveillant l’évolution de l’inflation et de l’activité économique.

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Sofiane Lourimi: 25.000 dinars sans intérêts !

30. Juli 2026 um 13:22
Un décret récemment publié au Journal officiel prévoit l’octroi de financements sur l’honneur sans intérêts, destinés aux porteurs de petits projets, aux petites et moyennes entreprises ainsi qu’aux particuliers, avec des montants allant de 5.000 à 25.000 dinars. Dans une déclaration au programme « Ahla Sbeh », jeudi 30 juillet 2026, le conseiller bancaire Sofiane […]

Une voiture pour chaque famille : le gouvernement cherche la formule de financement

30. Juli 2026 um 12:02

La ministre des Finances, Mechket Salama Khaldi, a indiqué que le travail se poursuit pour préparer la plateforme numérique dédiée aux diplômés de l’enseignement supérieur sans emploi. Tout en affirmant que l’État reste dans l’obligation de respecter ses engagements dans ce domaine.

Lors d’une séance plénière au Parlement tenue dans la soirée du mercredi 29 juillet, la ministre a précisé que les dispositions de la loi de finances pour l’année 2026 sont entrées en vigueur dès sa promulgation par le président de la République et sa publication au Journal officiel.

Elle a toutefois souligné que la mise en œuvre de certains articles nécessite encore la finalisation des textes d’application et des procédures réglementaires nécessaires.

Concernant l’avantage fiscal supplémentaire prévu en faveur des retraités par l’article 56 de la loi de finances, Mechket Salama Khaldi a indiqué que cette mesure entrera en vigueur à partir du 1er janvier 2027, conformément aux dispositions de la loi.

Par ailleurs, la ministre a fait savoir que les ministères concernés ont commencé à publier les décisions d’ouverture des concours de recrutement prévus dans la loi de finances, notamment les ministères des Finances, des Domaines de l’État et des Affaires sociales.

Programme « Une voiture pour chaque famille » : des modalités encore à définir

S’agissant du programme « une voiture pour chaque famille », la ministre a reconnu l’existence d’un certain nombre de difficultés d’application, notamment celles liées aux mécanismes de financement.

Lire aussi – Voiture pour chaque famille : une promesse qui roule ou un mirage?

Elle a précisé que la mise en place du programme nécessite la création d’un système permettant l’enregistrement des demandes, la définition des priorités…, en s’inspirant notamment de l’expérience du programme de la voiture populaire.

Au-delà des annonces, plusieurs dispositifs prévus par la loi de finances demeurent tributaires de textes d’application ou de mécanismes techniques encore en cours d’élaboration. Le programme « Une voiture pour chaque famille » en est l’illustration. Ainsi, si son principe est acté, ses modalités de financement, ses critères d’éligibilité et son dispositif de gestion restent à définir. Une situation qui rappelle le proverbe tunisien selon lequel « on prépare les tapis avant de construire la mosquée », tant les outils de mise en œuvre semblent encore en préparation.

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Crédit sur l’honneur : Ce que le décret 2026-148 impose vraiment aux banques

26. Juli 2026 um 15:14
Le ciel est tombé sur la tête des banquiers tunisiens. Un décret présidentiel du 23 juillet 2026 oblige les banques à consacrer chaque année au moins 8 % de leurs bénéfices à des prêts sans intérêts ni garanties, au profit des très petits porteurs de projets. Le texte fixe qui peut emprunter, combien et à […]

Tribune – Du capital à l’exécution, le véritable défi de l’innovation tunisienne

28. Juli 2026 um 06:00

Le diagnostic posé récemment par la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) a le mérite de la clarté : la Tunisie dispose aujourd’hui des financements et du potentiel ; l’enjeu réside désormais dans l’accélération. Avec un fonds de fonds Anava doté de 60 millions d’euros, le soutien de la Banque mondiale à hauteur de 75 millions de dollars, et la mobilisation active de bailleurs européens, la tuyauterie financière de l’amorçage est désormais une réalité concrète. Plus de 70 startups ont déjà bénéficié de ces mécanismes, et la création de fonds dédiés à la DeepTech confirme une volonté d’adapter notre appareil de financement aux enjeux des technologies de rupture, notamment l’intelligence artificielle.

Cette structuration de l’offre de capital est un succès incontestable. Cependant, elle marque la fin de la première étape, non l’aboutissement du parcours. Car, un constat économique s’impose : l’abondance de capital amorçage – ce que l’on pourrait qualifier de Hardware financier – ne produit pas automatiquement de la croissance industrielle ni de la résilience nationale. Le véritable goulot d’étranglement de l’écosystème tunisien s’est déplacé. Il ne réside plus dans l’absence de guichets de financement, mais dans la faible capacité d’absorption de notre économie et dans les blocages de la commande publique. Le défi majeur n’est plus financier : il est doctrinal, réglementaire et opérationnel. Il s’appelle le Software d’exécution.

Dépasser le piège de la startup vitrine

Financer des dizaines de jeunes pousses est un indicateur d’activité fort, mais quelle est leur empreinte réelle sur le tissu productif et sur les infrastructures stratégiques du pays ? Nous faisons face à un paradoxe saisissant : d’un côté, des fonds spécialisés en DeepTech et en intelligence artificielle recherchent des projets à fort potentiel ; de l’autre, nos grands opérateurs publics et nos infrastructures critiques (de la gestion des réseaux électriques à la logistique portuaire, en passant par le pilotage actuariel de nos caisses sociales) souffrent d’obsolescence et de dettes techniques majeures.

L’innovation ne peut plus être abordée comme un écosystème hors-sol, une vitrine technologique déconnectée des réalités de l’État développeur. Si nos pépites technologiques se contentent de lever des fonds pour aller exécuter leurs solutions sur d’autres marchés faute de débouchés locaux, la Tunisie se réduira à un rôle d’incubateur subventionné pour économies étrangères. La souveraineté numérique ne consiste pas seulement à produire des compétences ou à héberger des fonds : elle réside dans notre capacité à déployer ces technologies au service de notre propre résilience nationale.

La commande publique comme premier levier de scaling

Le meilleur financement pour une entreprise innovante à haute valeur ajoutée n’est ni une subvention ni une prise de participation dilutive : c’est un contrat client. Pour franchir le cap de l’amorçage vers l’accélération, l’écosystème tunisien a besoin d’un marché. Et ce marché doit être ouvert par l’État lui-même.

Il est urgent d’opérer une rupture dans la doctrine de la commande publique en instaurant un cadre équivalent à un Small Business Act technologique. L’État doit devenir le premier acheteur des solutions issues de notre capital-risque public. Qu’il s’agisse d’implanter la maintenance prédictive sur nos réseaux énergétiques, d’optimiser l’interopérabilité des données de santé ou de sécuriser nos flux logistiques par des outils algorithmiques, l’attribution d’une fraction de la commande publique aux acteurs locaux de la DeepTech agirait comme un puissant catalyseur d’industrialisation.

Du marché national au Software du Corridor

Cette stratégie d’ancrage local est la condition sine qua non de notre rayonnement international. Une entreprise technologique qui a fait ses preuves en modernisant ou en sécurisant une infrastructure publique complexe sur son marché national acquiert immédiatement la légitimité nécessaire pour exporter ses standards.

C’est précisément ainsi que la Tunisie concrétisera son ambition d’être la couche intelligente (le Software) des grands corridors économiques et énergétiques régionaux. Qu’il s’agisse des interconnexions méditerranéennes ou des flux transsahariens, notre valeur ajoutée ne se mesurera pas au kilométrage de tuyaux physiques traversant notre territoire, mais à la maîtrise algorithmique de la donnée, à la cybersécurité des infrastructures critiques et au pilotage intelligent des réseaux.

Pour une doctrine de l’exécution

Les mécanismes mis en place par la CDC, combinés à la mobilisation de notre diaspora à travers des initiatives d’intégration financière, constituent le socle d’un modèle prometteur. Mais sans une réforme en profondeur du cadre réglementaire – de la législation des changes à l’assouplissement des règles d’achat public -, ce potentiel risque de butter contre le mur de l’impuissance réglementaire.

Financer l’innovation sans réformer l’État acheteur et régulateur équivaut à construire une autoroute moderne tout en maintenant les péages fermés. Financer sans ouvrir les marchés publics n’est pas une politique d’innovation, c’est une subsidiation* de l’exode des cerveaux.

La Tunisie n’a pas besoin de plus de guichets pour distribuer du capital, elle a besoin d’une doctrine pour libérer l’exécution. Car en matière de souveraineté numérique, les nations ne se jugent pas au volume des fonds levés, mais à l’audace des marchés conquis.

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* La subsidiation est l’action d’accorder une subvention, c’est-à-dire une aide financière ou un soutien matériel par un organisme public ou privé.

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Startups tunisiennes, où les investisseurs placent-ils leur argent?

17. Juli 2026 um 11:23

La finance numérique garde son statut de secteur vedette, mais les investisseurs commencent à regarder ailleurs. Logistique, intelligence artificielle et solutions destinées aux entreprises gagnent progressivement du terrain.

Une tendance déjà visible en 2025 se confirme en 2026! Pendant longtemps, la fintech a été la grande gagnante de la scène startup dans la région MENA. Paiements digitaux, plateformes financières, solutions de crédit ou d’inclusion financière ont attiré une grande partie des investisseurs. Mais les dernières tendances montrent que le marché commence à élargir son horizon.

Selon le rapport de Wamda H1 2026 sur les levées de fonds du premier semestre 2026, la fintech reste en tête des secteurs financés. Mais derrière ce poids lourd régional, d’autres activités avancent rapidement et captent l’attention des fonds.

La logistique fait partie des secteurs qui montent. Le sujet est devenu stratégique avec l’évolution du commerce en ligne et la nécessité pour les entreprises d’améliorer leurs chaînes d’approvisionnement. Les startups qui travaillent sur la livraison, la gestion des stocks ou l’optimisation des flux répondent à des besoins très concrets du marché.

L’immobilier connaît également sa transformation numérique. La proptech poursuit son développement en proposant de nouveaux outils pour gérer, vendre ou exploiter les actifs immobiliers. Dans une région où le secteur immobilier occupe une place importante, ces solutions trouvent naturellement leur public auprès des entreprises comme des particuliers.

Mais le véritable nouveau venu dans le radar des investisseurs reste l’intelligence artificielle appliquée aux entreprises. Loin des usages grand public, les solutions d’Enterprise AI cherchent surtout à automatiser certaines tâches, améliorer la prise de décision et réduire les coûts opérationnels.

Cette orientation traduit une évolution dans les attentes du marché. Les investisseurs regardent moins les technologies uniquement capables de séduire rapidement des utilisateurs. Ils cherchent davantage des solutions qui répondent à un problème économique précis et qui peuvent avoir un impact mesurable.

C’est aussi ce qui explique l’intérêt pour les modèles B2B. Les startups qui travaillent directement avec les entreprises disposent souvent de revenus plus réguliers et de relations commerciales plus longues. Un avantage important dans un environnement où les fonds veulent davantage de visibilité.

La prochaine vague startup dans la région pourrait donc se jouer dans les coulisses des entreprises. Après les applications financières qui ont accompagné la digitalisation des usages, place aux technologies qui promettent de rendre les organisations plus rapides, plus efficaces et mieux connectées.

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La ministre des Finances reçoit les responsables des banques et des établissements financiers

30. Juni 2026 um 17:05

La ministre des Finances, Mechket Slama Khaldi, a reçu, mardi 30 juin 2026, au siège du ministère, des directeurs généraux d’institutions bancaires et financières. Au cours de cette réunion, la ministre a rappelé le rôle central du secteur bancaire dans le financement de l’économie nationale. Elle a souligné son importance dans l’accompagnement de l’investissement, la...

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