La Poste tunisienne annonce l’ouverture exceptionnelle de 127 bureaux de poste à travers tout le pays. Ces bureaux seront accessibles pour une séance de travail nocturne les mardi 17 et mercredi 18 mars 2026, de 20h15 à 23h00.
Cette initiative a pour objectif de faciliter les démarches des citoyens et de permettre la réalisation de transactions financières et postales, notamment durant la dernière semaine du mois de Ramadan.
Elle coïncide également avec le versement des pensions de retraite, dont la date a été avancée aux 17 et 18 mars 2026, au lieu des échéances initialement prévues.
Pour connaître la liste complète des bureaux de poste concernés par ces horaires nocturnes, la Poste tunisienne invite les citoyens à consulter son site officiel: www.poste.tn.
Le ministre du Tourisme s’est rendu sur place ce mardi pour vérifier que tout est prêt avant le lancement des travaux.
Sidi Bou Saïd va changer de visage côté mer. Soufiane Tekaya, ministre du Tourisme, a effectué le 10 mars 2026 une visite de terrain au port de plaisance du village bleu et blanc. Objectif : vérifier l’état des préparatifs avant le démarrage officiel des travaux de réaménagement des infrastructures portuaires.
Un chantier attendu de longue date
Le programme est concret. Il prévoit la réfection des quais et la réhabilitation de la digue de protection en enrochement. Deux éléments essentiels pour garantir la sécurité et la fonctionnalité du port.
La visite n’était pas symbolique. Elle a réuni autour du ministre le secrétaire général de la municipalité de Sidi Bou Saïd, des représentants du ministère de l’Équipement et de l’Habitat, des responsables des structures sécuritaires et douanières du port, des cadres du ministère du Tourisme, le directeur général de la Société de Loisirs Touristiques, ainsi que les responsables de l’entreprise chargée des travaux.
Une séance de travail pour accélérer le rythme
Après la visite, une réunion technique s’est tenue avec toutes les parties prenantes. Trois points étaient à l’ordre du jour : les aspects organisationnels, techniques et logistiques du chantier.
Le but était clair. Fixer les procédures pour accélérer l’avancement des travaux. Et garantir leur démarrage dans les délais prévus.
Amir Kasmentini, directeur des ports maritimes au ministère de l’Équipement et de l’Habitat, a présenté un plan détaillé des travaux et de leurs différentes phases. Il a précisé que son ministère assurera un suivi régulier du chantier. Ce suivi se fera en coordination avec le ministère du Tourisme et les autres intervenants.
Un projet à portée économique et touristique
Soufiane Tekaya a insisté sur un point : lever tous les obstacles administratifs et techniques pour respecter les délais. Il a également appelé à un pilotage coordonné entre les différentes structures impliquées.
Le ministre a rappelé la dimension stratégique du projet. Développer les infrastructures des ports de plaisance. Stimuler le tourisme nautique. Renforcer l’attractivité de Sidi Bou Saïd comme destination de référence.
Sadok Belaïd, universitaire et juriste spécialiste du droit public, qui a été longtemps mêlé à la vie politique en Tunisie au cours du dernier demi-siècle, est décédé ce samedi 7 mars 2026. Il a fêté, il y a quatre jours, ses 87 ans.
Professeur émérite à l’université de Tunis, doyen de la Faculté des sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis entre 1971 et 1977, il devient par la suite directeur de l’Université libre de Tunis.
Membre du Conseil tunisien de la recherche scientifique et technologique, de l’Association tunisienne de droit constitutionnel et de l’Académie internationale de droit constitutionnel, il est également membre de l’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts.
Ancien conseiller juridique de la Ligue arabe et ancien membre de la Cour juridique de l’Union du Maghreb arabe, il est professeur invité dans plusieurs universités étrangères, dont Johns-Hopkins et Princeton aux États-Unis, Essex au Royaume-Uni, Aix-Marseille-III, Toulouse, Nice et Perpignan en France ainsi que Rome «La Sapienza» en Italie et dans des universités au Koweït, au Maroc, en Algérie et en Roumanie.
Sur le plan politique, Sadok Belaïd a été membre de la Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution, de la réforme politique et de la transition démocratique(Hiror). Il a lancé en 2011 sa propre liste indépendante dans la circonscription de Ben Arous pour l’élection de l’assemblée constituante tenue le 23 octobre 2011.
En septembre de la même année, il livre une version révisée de l’avant-projet de nouvelle Constitution.
Connu pour être proche du président Béji Caïd Essebsi, tout en étant un ennemi acharné du parti islamiste Ennahdha, il est souvent invité et consulté par le président qui l’a cité notamment pour son projet de réconciliation économique. Il participe d’ailleurs à la signature de l’accord de Carthage qui met fin au mandat du gouvernement Essid. Cependant, le choix de Youssef Chahed pour le remplacer est perçu par Belaïd comme contraire à la Constitution ; il exprime alors son étonnement quant à la négligence de toutes les parties au vu de la gravité de l’infraction. Belaïd coupe même les ponts avec le président en le critiquant ouvertement et en qualifiant son fils Hafedh de «bahloul» (débile).
Le 20 mai 2022, il est nommé par le président Kaïs Saïed comme président coordinateur de la commission consultative pour la nouvelle République. Début juin, il indique qu’il remettra l’avant-projet le 15 juin au chef de l’État, et que celui-ci ne contient pas de référence à l’islam, contrairement aux Constitutions de 1959 et 2014. Le 3 juillet, Belaïd annonce que le texte dévoilé le 30 juin et soumis au référendum n’est pas celui élaboré et présenté par la commission, ajoutant qu’il renferme «des risques et des défaillances considérables». Il considère dès lors le projet présidentiel de nouvelle Constitution promulguée en 2022 comme dangereux.
Ce sera son dernier combat politique et son dernier échec, puisqu’après cette énième mésaventure politique, au cours de laquelle il s’était une nouvelle fois fait balader par ceux qui détiennent les rênes du pouvoir, sa parole est devenue plutôt rare, exprimant par son retrait une énorme désillusion.
La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme du tribunal de première instance de Tunis a condamné l’ancien procureur de la république Bechir Akremi à 23 ans de prison.
Selon Diwan FM, citant une source judiciaire, cette condamnation, prononcée mardi 3 mars 2026, fait suite à deux affaires liées à l’assassinat de Chokri Belaid.
Bechir Akremi a été condamné, à 10 ans de prison pour avoir délibérément négligé son devoir d’arrêter un accusé afin de le soustraire aux poursuites judiciaires et dissimulé la vérité en utilisant sa fonction.
Le même tribunal a également condamné Béchir Akremi, Habib Ellouze, dirigeant d’Ennahdha, et Hassen Ben Brik à 13 ans de prison pour avoir prêté leur aide à des individus impliqués dans des actes terroristes. Au terme de leur peine, les trois prévenus seront placés sous surveillance administrative pendant 3 ans, a rapporté Mosaïque.
Le Béchir Akremi est accusé par les membres du comité de défense du dirigeant de gauche d’avoir dissimulé, au cours des investigations, des documents relatifs à l’affaire Belaïd. Ils lui reprochent aussi d’avoir été poche du parti islamiste Ennahdha et d’avoir cherché à dissimuler des preuves impliquant des personnes appartenant à cette mouvance.
Ce que le concerné dément catégoriquement, imputant la disparition de certaines pièces aux dysfonctionnements de l’appareil judiciaire, justifiant du fait qu’il n’était pas le seul magistrat à avoir traité le dossier.
Créé après le décès du styliste Azzedine Alaïa, le musée qui porte son nom avait été installé dans une belle demeure de Sidi Bou Said.
Après quelques années, ce musée qui comprenait plusieurs espaces répartis sur trois niveaux, a fermé ses portes. Les œuvres d’Alaïa ont dès lors quitté ce musée dont la signalétique a été supprimée.
Quant au petit jardin attenant au musée, sa porte a été récemment enfoncée et gît depuis sur le sol de ce qui est devenu un terrain vague.
Seule demeure aujourd’hui le nom de la placette rendant hommage au styliste tunisien qui fut de son vivant une icône de la mode internationale.
Azzedine Alaïa repose désormais auprès de sa mère au cimetière marin de Sidi Bouteraa à Sidi Bou Said.
Plusieurs alertes et appels à la vigilance circulent ces dernières heures dans les réseaux sociaux. C’est la colline de Sidi Bou Said qui est au centre des inquiétudes.
Les photos qui circulent montrent une faille qui traverse l’une des parois de la colline de Sidi Bou Said. Selon les donneurs d’alerte (qui sont des personnalités résidant à Sidi Bou Said), cette déstabilisation progressive de la colline pourrait prendre d’autres proportions si des mesures préventives ne sont pas prises.
Une situation à suivre sur fond de surtourisme qui impacte fortement le village perché de la banlieue nord de Tunis.
La Chambre criminelle spécialisée dans les affaires terroristes près le Tribunal de première instance de Tunis a décidé de reporter l’examen du dossier visant l’ancien procureur Béchir Akremi, Habib Ellouz et d’autres accusés. L’affaire est liée à l’assassinat de Chokri Belaïd.
La juridiction spécialisée a prononcé le renvoi du procès intenté contre Béchir Akremi, procureur de la République révoqué, le dirigeant du mouvement Ennahdha Habib Ellouz, ainsi que d’autres prévenus. L’examen du dossier a été ajourné à une date ultérieure.
Des accusations à caractère terroriste
Les accusés sont poursuivis pour des crimes qualifiés de terroristes en lien avec l’affaire de l’assassinat du martyr Chokri Belaïd, figure emblématique de la gauche tunisienne, tué le 6 février 2013. Le dossier s’inscrit dans le cadre des investigations judiciaires relatives aux responsabilités pénales entourant cet assassinat politique.
Le report de l’audience a été motivé par une demande formulée par le collectif de défense de Chokri Belaïd. Les avocats ont sollicité un délai afin de pouvoir déposer et présenter les demandes relatives à l’action civile.
La justice poursuit l’examen de l’affaire dite de la « chambre noire » au ministère de l’Intérieur. La chambre criminelle de la cour d’appel de Tunis a décidé de reporter l’audience, répondant aux demandes de la défense et à l’absence de plusieurs accusés.
La chambre criminelle de la cour d’appel de Tunis a statué sur le calendrier de l’affaire connue sous l’appellation de « chambre noire ». Lors de l’audience tenue mardi, la juridiction a décidé de reporter l’examen du dossier au 6 janvier. Cette décision intervient dans un contexte procédural marqué par des requêtes de la défense et des manquements dans la comparution des accusés.
Au cours de l’audience, les avocats des accusés ont sollicité un report afin de disposer du temps nécessaire pour préparer leurs moyens de défense. Les plaidoiries ont mis en avant la complexité du dossier et la nécessité d’un délai supplémentaire pour examiner l’ensemble des éléments versés au débat judiciaire.
Des accusés absents lors de l’audience
Il est également apparu que plusieurs accusés renvoyés dans cette affaire n’avaient pas comparu devant la juridiction. Cette situation a pesé dans la décision de la chambre criminelle, soucieuse de garantir le respect des droits de la défense et le principe du contradictoire.
À l’issue des délibérations, la cour a décidé de reporter l’audience au 6 janvier, accédant à la demande de la défense et visant à permettre la comparution de l’ensemble des accusés concernés par cette affaire. Ce renvoi marque une nouvelle étape procédurale dans un dossier suivi de près, en raison de sa sensibilité institutionnelle et judiciaire.
Une affaire liée à la découverte de documents sensibles
L’affaire de la « chambre noire » trouve son origine dans la découverte, en 2013, d’un important lot de documents stockés dans un bureau scellé au ministère de l’Intérieur. Ces pièces ont été au centre de tensions juridiques et politiques persistantes, certains avocats et familles de victimes affirmant qu’elles contiennent des éléments clés concernant des affaires sensibles.
Le dossier avait déjà connu une étape cruciale en mai dernier : la Chambre criminelle du tribunal de première instance de l’Ariana avait condamné huit accusés — dont d’anciens cadres sécuritaires — à huit ans de prison, avec exécution immédiate des peines pour trois d’entre eux en fuite.
Les charges portaient sur la manipulation de pièces à conviction — appropriation, dissimulation, destruction ou modification de documents judiciaires — ainsi que sur la falsification d’archives publiques confiées à des agents de l’État.
Pressions autour du dossier et implications historiques
L’affaire est étroitement liée aux enquêtes sur les assassinats des figures politiques Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, qui ont profondément marqué la scène politique tunisienne. Les avocats des familles des deux victimes ont insisté pour que les documents saisis dans la « chambre noire » soient intégralement examinés, estimant qu’ils pourraient contenir des éléments significatifs concernant ces affaires irrésolues.
La défense, de son côté, appelle à la levée du sceau imposé sur cette chambre et à la déclassification des documents, qu’elle estime essentiels pour la progression du dossier. Elle dénonce ce qu’elle qualifie de « protection persistante » d’une structure parallèle au sein des institutions, susceptible d’avoir entravé la lumière sur des crimes politiques.
Près de la tombe de Sidi Bou Said se trouve celle de Lella Chérifa qui n’est autre que la fille du saint personnage. Mystérieux, toujours fermé, le sanctuaire de Lella Chérifa nous rappelle que Sidi Bou Said, selon sa légende, aurait eu deux filles Chérifa et Salha dont la tombe se trouve au mausolée qui porte son nom à Carthage
Cela nous rappelle également que sur la colline mystique de la banlieue nord, plusieurs femmes avaient à l’instar de Ommi Messaouda, Lella Meimoura et Lella Chérifa, elles aussi leur auréole de sainteté. Regards dans notre billet sur une tradition populaire au cœur de notre patrimoine immatériel.
La zaouia de Sidi Bou Said domine la colline qu’ont dit mystique et inspirée. Surnommé Rais el Bhar (Le Maitre des Mers), le saint personnage vécut de 1156 à 1231.
De son vrai nom, Abou Said Ibn Khalef Ibn Yahia Ettamimi Al Béji est le saint-patron du village qui s’est formé autour de son mausolée, cible d’une lâche attaque salafiste ces récentes années.
Si la mosquée et la tombe de Sidi Bou Said sont connues de tous, ce n’est pas le cas des sépultures de plusieurs autres saints personnages qui ont vécu en ces lieux.
Les plus connus sont incontestablement Sidi Dhrif, de l’autre côté du promontoire, et Sidi Chabaane dont un café porte le nom. Construit à flanc de colline, face à la mer, ce café a été construit autour de la tombe du saint personnage. C’est le fameux Café des Délices chanté par Patrick Bruel.
Les marabouts honorés par la mémoire populaire sont nombreux dans ces parages mystiques. Citons Par exemple Sidi Boufarès dont un hôtel porte le nom ou encore Sidi Ghebrini qui a donné son nom à une rue qui abrite une fort réputée galerie d’art.
Citons parmi ces marabouts Sidi Hassine ou Sidi Jebali ou encore Sidi Bou Teraa qui ont tous marqué l’histoire du village.
Non loin du Café des Nattes se trouve la petite zaouia de Sidi Azizi. Ce saint personnage a vécu jusqu’en 1928 et Ahmed Karoui rapporte qu’on le nommait « Babana » (Notre père) et qu’il était aussi auréolé de sainteté.
C’est aussi le cas de Ommi Messaouda qui, selon le même témoin, a vécu jusqu’en 1942 avec une réputation de sainteté émanant de ses actes pieux et généreux.
On cite également deux autres noms de femmes saintes : Lella Cherifa et Lella Meimoura.
Enfin, Sidi Faouah el Mesk au nom si poétique (celui qui répand les effluves du musc) complète ces douze « saints », compagnons géographiques de Sidi Bou Said.
La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme du Tribunal de première instance de Tunis a décidé de mettre en délibéré le dossier concernant l’ancien procureur de la République, Bechir Akremi, le dirigeant du mouvement Ennahdha Habib Ellouze et un troisième prévenu, afin de fixer la date de la prochaine audience.
Comparution à distance
Bechir Akremi et Habib Ellouze ont comparu en détention via la procédure de procès à distance, tandis que le troisième accusé était présent en liberté. L’ancien procureur a demandé le report de l’audience en raison de l’absence de son avocat pour des raisons médicales.
Le dossier concerne les investigations menées par Bechir Akremi dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat du martyr Chokri Belaïd, alors qu’il occupait le poste de juge d’instruction au pôle judiciaire de lutte antiterroriste.
Ce volet de l’affaire, distinct du dossier principal de l’assassinat de Chokri Belaïd, concerne notamment l’ancien procureur limogé, Bechir Akremi, le dirigeant du mouvement Ennahdha, Habib Ellouze, ainsi que d’autres prévenus.
Une affaire fragmentée
Plus de douze ans après l’assassinat de Chokri Belaïd, figure emblématique de la gauche tunisienne et coordinateur général du Parti des patriotes démocrates unifiés (Watad), survenu le 6 février 2013, l’affaire continue de se fragmenter en plusieurs dossiers judiciaires.
Celui-ci porte sur les accusations de manipulation du dossier initial, de rétention de preuves et de faux rapports administratifs pendant la période où Bechir Akremi était procureur.
Ce nouveau report intervient après une phase judiciaire déjà marquée par des verdicts en appel rendus le 14 octobre 2025, dans lesquels 23 accusés ont été jugés.
La chambre criminelle spécialisée près de la Cour d’appel de Tunis avait prononcé des peines allant du non-lieu jusqu’à la peine capitale par pendaison pour deux des accusés, en plus de longues peines d’emprisonnement pour plusieurs autres.
La Chambre criminelle de la Cour d’appel de Tunis a décidé de reporter au 16 janvier 2026 l’examen du dossier dit de la “chambre noire” du ministère de l’Intérieur. Cette décision fait suite à une demande de la défense, qui souhaite disposer de plus de temps pour consulter l’ensemble du dossier. Les requêtes de mise en liberté formulées par les prévenus ont été rejetées.
Selon une source judiciaire, la juridiction d’appel a accédé à la demande des avocats de la défense, lesquels affirment ne pas avoir encore pu analyser toutes les pièces du dossier. Ce report vise à leur permettre de préparer leurs moyens avant la prochaine audience.
Parallèlement, la Cour a débouté les requêtes de mise en liberté déposées par les prévenus, confirmant leur maintien en détention.
Ce dossier sensible remonte à mai dernier, lorsque la Chambre criminelle du tribunal de première instance de l’Ariana avait condamné huit accusés — dont d’anciens cadres sécuritaires — à huit ans d’emprisonnement. Trois d’entre eux, en fuite, faisaient l’objet d’un ordre d’exécution immédiate.
Les charges portent sur la manipulation de pièces à conviction : appropriation, dissimulation, destruction ou modification de documents judiciaires, ainsi que la falsification d’archives publiques confiées à des agents de l’autorité.
Pressions persistantes des avocats des familles Belaïd et Brahmi
L’affaire reste fortement liée aux assassinats de Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, tués en 2013.
Les avocats des deux figures politiques affirment que les documents saisis dans le bureau scellé du ministère mettent en cause Mustapha Khedher, présenté comme impliqué dans des activités à caractère liées au renseignement.
La défense réclame la levée du sceau sur la “chambre noire”, l’accès intégral à son contenu, ainsi que la déclassification de documents qu’elle juge essentiels pour faire avancer les dossiers Belaïd et Brahmi. Elle dénonce également ce qu’elle qualifie de « protection persistante » d’une structure parallèle qu’elle estime impliquée dans les assassinats.
Une affaire héritée d’une découverte en 2013
L’instruction a débuté après la découverte d’un lot important de documents dans un bureau scellé au ministère de l’Intérieur.
En 2013 déjà, une perquisition au domicile de Mustapha Khedher avait conduit à la saisie de documents que la défense dit retrouver partiellement dans la “chambre noire”.
Cette affaire cristallise depuis des années les tensions entre défense, appareil judiciaire et institutions sécuritaires, autour d’accusations d’entrave, de dissimulation et de gestion opaque d’archives sensibles.
Le comité du patrimoine de l’Unesco devrait se réunir le 10 décembre à New Delhi en Inde. Plusieurs nouvelles inscriptions au patrimoine mondial de l’Unesco devraient être effectuées à cette occasion.
Toutefois, Sidi Bou Said devra attendre le mois de juin 2026 pour que le dossier soit étudié et probablement adopté.
Malgré la démarche » urgente » des autorités tunisiennes, le dossier Sidi Bou Said devra attendre encore un peu. Mais c’est en bonne voie !
La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le Tribunal de première instance de Tunis a décidé, vendredi, de reporter au 5 décembre prochain le procès de plusieurs accusés dans le dossier disjoncté lié à l’assassinat de Chokri Belaïd et à la dissimulation de documents y afférents.
Un nouveau report dans un dossier sensible
Ce volet de l’affaire, distinct du dossier principal de l’assassinat du leader de gauche, concerne notamment l’ancien procureur de la République limogé, Bechir Akremi, le dirigeant du mouvement Ennahdha, Habib Ellouze, ainsi que d’autres prévenus.
La décision de renvoi a été prise à la demande de la défense et pour des motifs procéduraux, selon des sources judiciaires.
Lors de l’audience, Bechir Akremi a comparu par visioconférence depuis la prison civile de Mornaguia, où il est détenu dans le cadre d’autres affaires.
L’un des accusés, Afif Laamouri, présenté comme un dirigeant de l’organisation interdite Ansar al-Charia, était également présent dans la salle d’audience.
En revanche, Habib Ellouze a refusé de comparaître devant la justice, une attitude qui a suscité la réprobation des avocats des parties civiles.
Une affaire fragmentée
Plus de douze ans après l’assassinat de Chokri Belaïd, figure emblématique de la gauche tunisienne et coordinateur général du Parti des patriotes démocrates unifiés (Watad), survenu le 6 février 2013, l’affaire continue de se fragmenter en plusieurs dossiers judiciaires.
Celui-ci porte sur les accusations de manipulation du dossier initial, de rétention de preuves et de faux rapports administratifs pendant la période où Bechir Akremi était procureur.
Ce nouveau report intervient après une phase judiciaire déjà marquée par des verdicts en appel rendus le 14 octobre 2025, dans lesquels 23 accusés ont été jugés.
La chambre criminelle spécialisée près de la Cour d’appel de Tunis avait prononcé des peines allant du non-lieu jusqu’à la peine capitale par pendaison pour deux des accusés, en plus de longues peines d’emprisonnement pour plusieurs autres.
Dans les prochains jours, à l’invitation de l’ambassade de l’Argentine, l’artiste Matias Factorovitch sera dans nos murs pour une exposition à Sidi Bou Said. Intitulée « Anima », cette exposition devrait ouvrir de nouveaux horizons et inviter le public à découvrir quelques aspects de la création en Argentine. Accueillie par Ridha Souabni et son équipe, cette exposition sera inaugurée le 8 novembre prochain à la galerie Saladin à Sidi Bou Said.
Intriguant, le titre de l’exposition se réfère à l’anima, autrement dit l’âme ainsi que ce qui relève de la métaphysique. Pour le moment, seules de rares informations sont disponibles concernant l’artiste et ses œuvres. Toutefois, l’attente de découvrir les principes et l’esthétique des créations de Matias Factorovitch est grande. La perspective de croiser son expérience picturale avec celle des artistes tunisiens l’est tout autant. De fait, pour cet artiste fasciné par l’Afrique, le fait de se retrouver dans le pays qui a donné son nom au continent, ne peut qu’être excitante et il nous semble évident que l’artiste argentin, invité de l’ambassadeur José María Arbilla, sera porté par des inspirations tunisiennes.
En effet, Matías Factorovich est un artiste argentin passionné depuis des décennies par l’art africain. Après un premier voyage sur ce continent en 1992, il y a multiplié les séjours. En 1998, il a vécu plusieurs mois au sein d’une tribu du Swaziland, devenant le premier non-subsaharien à partager la vie de cette communauté.
Factorovitch a résidé à Madrid, à Buenos Aires et vit aujourd’hui dans sa ville natale d’Alta Gracia. Ses œuvres ont été exposées à Córdoba, Buenos Aires et Barcelone, notamment au Centre Culturel Recoleta, à la Galerie Renoir, à la Foire Arteclásica, ainsi qu’aux galeries Crimson et Dante Alighieri. Invité en 2018 à une résidence artistique de six mois à Barcelone, il y a exposé à la Galerie Kaoni, à la Galerie Bencini et à l’espace Fort Pienc de la mairie. Lauréat d’une bourse de la Fondation Valparaíso (Almería), il a ensuite été sélectionné par le Musée National Estancia Jesuítica Virrey Liniers pour une œuvre célébrant l’inscription du site au Patrimoine mondial de l’UNESCO, explorant le dialogue entre les cultures espagnole et américaine.
Selon un communiqué, l’œuvre de Matias Factorovitch est « une célébration de la couleur, où des personnages oniriques et un bestiaire plein de grâce évoluent dans des paysages de rêve. Émaillées de compositions florales luxuriantes, ses œuvres constituent une exploration poétique des thèmes de la vie intérieure. Chaque pièce d’Anima est une énigme, capturant l’essence des émotions avec une beauté éblouissante ». Une exposition à découvrir prochainement et un artiste dont l’œuvre devrait interpeller le public des arts.
Délaissé depuis plusieurs années, quasiment abandonné, l’ancien palais bâti par Ben Ali ressemble de plus en plus à une maison hantée dont personne ne veut.
Malgré sa mise en vente, les candidats au rachat ne se seraient pas bousculés au portillon et la bâtisse continue d’attendre un hypothétique repreneur.
Une question se pose à propos de l’entretien de cet ancien palais. Non pas l’entretien du bâti mais la structure elle-même dont on dit qu’elle est fragilisée.
Selon le témoignage d’un spécialiste, cet édifice était régulièrement consolidé par des injections de béton. Toutefois ce travail de consolidation n’a pas été effectué depuis plusieurs années.
Cela pourrait-il avoir des conséquences sur la stabilité de la colline ? Selon le même spécialiste, la vigilance doit être de mise et les opérations de maintenance régulièrement effectuées.
A qui revient cette charge ? La municipalité de Sidi Bou Said a-t-elle les moyens de ce suivi ? Existe-t-il un danger réel qui pèserait sur ce versant de la colline de Sidi Bou Said ?
Autant de questions qui nécessitent des réponses documentées alors que le village de la banlieue nord aspire a un classement au patrimoine mondial de l’Unesco.
La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme auprès de la Cour d’appel de Tunis a rendu, à l’aube de ce mardi 14 octobre 2025, ses jugements en appel dans l’affaire de l’assassinat du martyr Chokri Belaïd. Les verdicts vont du non-lieu à la condamnation à mort par pendaison.
Des verdicts variant du non-lieu à la peine capitale
Selon les informations communiquées, les jugements d’appel concernent 23 accusés impliqués dans cette affaire emblématique.
La cour a prononcé un non-lieu (non-lieu ou absence de charges suffisantes) pour neuf accusés, confirmant les verdicts de première instance rendus à leur encontre.
Deux accusés, Mohamed Aouadi et Ezzeddine Abdellaoui, ont été condamnés à mort par pendaison, assortis respectivement de 105 ans et 10 ans de prison supplémentaires. Quatre autres accusés ont été condamnés à la prison à vie, avec des peines additionnelles pour chacun d’eux.
La Cour d’appel a décidé de confirmer les jugements de première instance à l’encontre de plusieurs accusés, parmi lesquels Mohamed Akkari, Yasser Moulhi, Mohamed Ali Damak, Seifeddine Arfaoui, Houssam Mezlini, Mohamed Aouadi, Ezzeddine Abdellaoui, Mohamed Omri, Mohamed Khiari, Maher Akkari, Allam Tizaoui, Hamza Arfaoui, Kais Mechalla, Moâd Hmaïdia.
La chambre a également prononcé la prison à vie contre Mohamed Amine Guesmi, assortie de 20 ans supplémentaires, la prison à vie également pour Abderraouf Talbi. Ahmed Melki, surnommé « El Somali », a été condamné à 37 ans d’emprisonnement.
Une affaire symbolique toujours marquante
L’assassinat de Chokri Belaïd, figure de la gauche tunisienne et coordinateur général du Parti des patriotes démocrates unifié (Watad), survenu le 6 février 2013, avait bouleversé la scène politique nationale et provoqué une vague d’indignation populaire sans précédent.
Ces verdicts en appel marquent une nouvelle étape judiciaire dans un dossier qui continue de susciter une forte émotion et un suivi attentif de la part de l’opinion publique et des proches du défunt militant.
Sidi Bou Said est parfois d’une saleté repoussante et inacceptable. Tous les riverains et les éboueurs de la belle colline vous le diront.
Si des milliers de touristes passent chaque jour par le village, ils ne laissent aucun déchet derrière eux. Malheureusement, ce n’est pas le cas pour nous autres Tunisiens, qui souillons le village de tous nos détritus jetés partout à même le sol.
Notre photo montre que même les escaliers qui mènent à la grande cour de la mosquée sont jonchés de papiers gras et autres dentelles.
Comment sauver Sidi Bou Said et l’épargner de ces pollutions honteuses ? Pourquoi cette crasse qui s’étale partout y compris sur les versants boisés de la colline ? Jusqu’à quand le silence face à ces incivilités persistantes ?
Selon CBS News, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou aurait directement autorisé des opérations militaires contre deux navires de la Global Sumud Flotilla, le convoi humanitaire international, qui a transporté de l’aide et des militants pro-palestiniens, vers Gaza.
D’après le reportage de CBS News publié samedi 4 octobre 2025, des responsables américains ont indiqué que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, aurait donné son approbation directe pour des opérations militaires visant deux navires du « Global Sumud Flotilla » en septembre dernier.
Des frappes par drones depuis un sous-marin israélien
Les frappes ont eu lieu les 8 et 9 septembre 2025, via des drones lancés depuis un sous-marin israélien, ciblant des navires stationnés près du port tunisien de Sidi Bou Saïd. Des dispositifs incendiaires ont provoqué des incendies sur deux bateaux :
Le “Family”, battant pavillon portugais, avec la députée portugaise Mariana Mortágua à bord la veille ;
Le “Alma”, battant pavillon britannique, endommagé sur son pont supérieur.
Dans les deux cas, aucune victime n’a été signalée, et les équipages ont pu maîtriser rapidement les incendies.
Réactions et escalade diplomatique
La Global Sumud Flotilla a dénoncé ces attaques comme des actions mettant en danger des civils et des volontaires humanitaires, appelant à des enquêtes indépendantes et à la responsabilisation des auteurs.
Les autorités tunisiennes ont toutefois contesté, dans un premier temps la version des drones, suggérant qu’une explosion interne pourrait être à l’origine du feu. Les images diffusées par la flottille montrent cependant des flammes tombant sur le bateau, sans preuve de feu interne ni de fusée mal utilisée.
Puis, le ministère de l’Intérieur a changé radicalement de position et qualifié l’incident de « prémédité », annonçant l’ouverture d’une enquête pour identifier les responsables. Ce revirement, après des premières déclarations minimisant l’affaire, laisse entendre que l’enjeu dépasse le cadre d’un simple incident portuaire.
Après ces incidents, la marine israélienne a intercepté la plupart des navires du convoi, arrêtant plusieurs activistes, dont Greta Thunberg, des parlementaires européens et 25 ressortissants tunisiens. Ces derniers sont désormais jugés devant un tribunal spécial au Néguev, avec une expulsion prévue via la Jordanie.
La flottille visait à briser le blocus maritime israélien sur Gaza, en apportant aide humanitaire et visibilité internationale à la cause palestinienne. Selon CBS News, l’attaque israélienne contre des navires civils, si elle est confirmée, constitue une violation du droit humanitaire international, qui interdit l’usage de dispositifs incendiaires contre des populations ou biens civils.
Un ressortissant étranger a été placé en détention dans le cadre de l’enquête sur l’attaque contre un navire de la flottille Soumoud au port de Sidi Bou Said. Le juge d’instruction principal du pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme a émis un mandat de dépôt à son encontre, suite à la présentation du suspect après sa garde à vue.
Le ministère de l’Intérieur avait indiqué dans un communiqué que l’attaque contre le navire était préméditée, soulignant la gravité de l’incident. Les services de sécurité spécialisés ont rapidement identifié et arrêté un individu soupçonné d’avoir participé à l’opération.
Le suspect a été interpellé par l’Unité nationale de lutte contre les crimes terroristes et les atteintes à la sécurité nationale à Bouchaoucha, rapporte Mosaique fm. Après sa garde à vue, il a été présenté au pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme. Le juge d’instruction a décidé son incarcération dans le cadre de l’enquête en cours.
Une attaque qualifiée de préméditée
Rappelons que deux navires appartenant à la flottille internationale pour Gaza ont été pris pour cible au port de Sidi Bou Said. Le Family Boat, pavillon portugais et navire principal de la branche espagnole du « Global Sumud Flotilla », a été visé par un drone le 8 septembre, provoquant un incendie partiel sans faire de victimes. L’Alma, pavillon britannique, a subi un incident similaire le lendemain.
Les organisateurs ont accusé Israël d’intimider les participants, alors que le ministère de l’Intérieur tunisien a affirmé que l’attaque a constitué un « acte prémédité ».