Festival des musiques soufies. La mystique peut-elle guérir le monde ?
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Une exposition rétrospective dédiée à feu Hammadi Ben Saâd se tient au Grafiflow depuis le 9 octobre et se poursuivra jusqu’au 1er novembre prochain. Intitulée « Remember me » (Souviens-toi de moi), elle retrace près d’un demi-siècle de création, de liberté esthétique et d’expérimentations. La Presse — Né en 1948, Hammadi Ben Saâd s’est éteint en 2025, […]
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Le réalisateur prépare la deuxième saison, annoncée pour le Ramadan 2027 sur la Télévision nationale tunisienne. Cette suite devra prolonger l’univers d’une série qui a choisi de placer au centre de son récit un artiste confronté à la fragilité de sa condition, entre aspirations créatrices, contraintes matérielles et compromis moraux. La Presse — La série […]
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Cette photo réalisée par un photographe français (Cliché Vaguer) dans les années soixante au cimetière musulman de Ferryville, actuelle Menzel Bourguiba, représente deux fillettes devant la tombe d’un martyr tombé lors de la guerre de Bizerte, en 1961.
Nous remercions notre collègue et collaborateur Abdellatif Ben Salem qui nous l’a envoyée. Il l’avait trouvée, il y a quelques années, chez un antiquaire parisien et l’avait achetée pour sa valeur historique.
Le martyr dont la tombe est sur la photo s’appelle Mokhtar Ben Amor Ayari, né le 6 novembre 1934 et décédé sous les balles des soldats français le 19 juillet 1961. Il avait 27 ans et avait répondu à l’appel du devoir, comme des centaines d’autres martyrs tunisiens de cette guerre qui aurait pu être évitée si les responsables tunisiens et français de l’époque avaient fait parler non pas leurs ressentiments mais leur raison.
I. B.
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La période d’interdiction de la pêche au poulpe (Octopus vulgaris) en Tunisie a été prolongée jusqu’au 15 novembre 2026, sur décision du ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, émise le 14 octobre 2026. Cette décision repose sur les résultats du suivi scientifique annuel réalisé par l’Institut national des sciences et technologies de la mer (INSTM), en coordination avec les autorités chargées du contrôle des activités de pêche. L’analyse des spécimens collectés indique que la majorité des poulpes présentent un poids inférieur à la taille marchande minimale légale, fixée à un kilogramme. La Commission consultative d’organisation de la pêche, réunie le 13 octobre 2026, a ainsi préconisé la prolongation de la période d’interdiction de la pêche au poulpe d’un mois supplémentaire. Cette prolongation d’un mois vise à accorder un temps de croissance biologique additionnel à l’espèce et à préserver les ressources halieutiques dans les eaux tunisiennes.
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C’est le Trio Joubran qui fermera le rideau. Le 24 octobre 2026, dans la salle de l’Opéra de la Cité de la culture, à Tunis, il donnera le concert de clôture du Festival international de l’oud. La manifestation, dont c’est la quatrième édition, est organisée par le Club culturel Tahar Haddad et se tient depuis le 16 octobre dans la médina de la capitale.
Trois rendez-vous structurent le programme. Le premier est un concours national d’oud, ouvert aux instrumentistes tunisiens âgés de 35 ans au plus. Des prix en numéraire sont prévus pour les participants. Le deuxième est une journée consacrée à l’oud tunisien, qui comprend un atelier sur les spécificités de cet instrument, animé par l’artiste Ziad Mehdi, ainsi qu’un spectacle réunissant plusieurs joueurs d’oud tunisiens.
Le festival ne se limite pas à la célébration d’un instrument. Il soulève aussi la question de la place de l’oud dans le paysage musical actuel et celle de sa transmission d’une génération à l’autre. Pour la clôture, les organisateurs ont retenu le Trio Joubran. Ses concerts sont rares dans les festivals tunisiens et se jouent à chaque fois à guichet fermé. Sa musique illustre un langage contemporain qui n’a pas rompu avec les racines de l’oud. Le trio a bâti son projet autour de l’instrument, en faisant dialoguer trois oud à partir de la composition, de l’interaction et de l’improvisation. Son parcours, qui assume pleinement ses racines palestiniennes, associe la musique à la poésie et la voix à la mémoire. Dans ce domaine, la Tunisie a d’ailleurs son mot à dire. Le pays a donné au monde deux luthistes incontournables, Ali Sriti et Anouar Brahem, dont les noms rappellent le poids de la scène tunisienne dans l’univers de l’oud.
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L’avant-première du film documentaire ‘‘Bourguiba – De Gaulle : Bras de fer à Bizerte’’, réalisé par Olfa Chakroun, est programmée pour le samedi 17 octobre 2026 à 10h30, au cinéma Africa à Tunis. Soixante ans plus tard, soldats français et forces tunisiennes brisent le silence. Soixante ans après, paras français et soldats tunisiens brisent le silence.
Cinq ans après l’indépendance tunisienne et un an avant celle de l’Algérie, la base navale française de Bizerte, qui contrôle l’accès au détroit de Sicile, devient un point de discorde majeur. Habib Bourguiba revendique sa rétrocession ; Charles De Gaulle refuse catégoriquement.
Ce documentaire est une investigation sur la guerre de Bizerte en 1961. Il fait parler, plus de soixante ans après, des paras français, des soldats tunisiens et plusieurs acteurs de la guerre.
Le film se concentre sur les enjeux historiques et mémoriels de la bataille, et se termine par un procès historique qui pointe l’immense responsabilité morale des politiques dans ce conflit : en quatre jours, l’attaque française tourne au massacre dans tout le gouvernorat de Bizerte, alors rempli de manifestants tunisiens, de bénévoles non armés et d’habitants.
Le documentaire développe le thème des lieux de la bataille à partir d’une investigation de terrain qui cherche la correspondance entre les témoignages des participants et l’image des lieux, d’hier dans les archives vidéo à aujourd’hui.
Les traces et les souvenirs de la guerre sont dispersés dans tout le gouvernorat : autour de la base aérienne de Sidi Ahmed, avec l’attaque terrestre des manifestants tunisiens par les paras français et l’attaque aérienne des soldats tunisiens dans les tranchées ; dans la ville de Bizerte, le quartier français, la Médina et la porte de Mateur, théâtres de combats de rue meurtriers où tombent manifestants, habitants, soldats tunisiens et bénévoles non armés ; à Ferryville, l’actuelle Menzel Bourguiba, où l’Arsenal compte ses victimes parmi les combattants non armés ; enfin à Menzel Abderrahmane et Menzel Jemil, avec le bombardement de la cimenterie et les pertes parmi les soldats tunisiens.
Le film retrace le déroulement des événements jour par jour, depuis les premiers préparatifs des forces tunisiennes et françaises jusqu’au cessez-le-feu et à l’intervention de l’Onu pour un retour au statu quo. Il décrit aussi la situation à Bizerte après le cessez-le-feu, durant un état de siège éprouvant de trois mois, puis le départ des Français de Bizerte et l’évacuation de la base le 15 octobre 1963, plus de deux ans après la bataille.
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Dix-sept artistes plasticiens et la créatrice culinaire Myriam Meliani se réunissent ce jeudi 15 octobre à 17h pour le vernissage de l’exposition « Saveurs et amertume ».
Entre œuvres d’art et expérience gustative, l’événement explore la mémoire, le patrimoine et la symbolique des nourritures terrestres.
« Ces traditions, ces transmissions, ces spécificités de goûts, de saveurs, ces savoir-faire immémoriaux structurent une culture, une civilisation, un peuple et une mémoire. Les aliments eux-mêmes sont porteurs de symbole, et les choix ne sont jamais anodins…», commentent les organisateurs.
Les artistes :
L’exposition se poursuivra jusqu’au 29 novembre à la Résidence RALLO à La Marsa.
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En hommage à son parcours artistique et à sa contribution à la scène cinématographique et artistique tunisienne, le Festival International du Cinéma de la Femme et des Jeunes de Djerba rend hommage à l’artiste tunisienne Afef Ben Mahmoud dans le cadre de sa 12ᵉ édition.
Le Festival du Cinéma de Djerba affirme vouloir rendre hommage à un parcours artistique remarquable et à une expérience créative qui contribue à enrichir le paysage culturel et cinématographique tunisien.
Rappelons que Djerba s’apprête à devenir la capitale du cinéma et de la création et accueillera du 24 au 27 octobre 2026 réalisateurs, créateurs et passionnés du 7e art pour une rencontre inédite sous le signe du partage, du dialogue interculturel et de la célébration cinématographique.
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