Normale Ansicht

L’UE réagit aux verdicts du procès du « complot »

04. September 2026 um 17:42

A la suite des verdicts du procès du complot contre la sûreté de l’Etat, le porte-parole de l’Union européenne a réagi dans un communiqué, dont voici le contenu complet. 

« L’Union européenne a pris acte avec préoccupation des verdicts confirmés par la Cour de cassation tunisienne le 3 septembre dans le procès dit du « complot contre la sûreté de l’État », qui a conduit à de longues peines de prison pour des dizaines de personnalités politiques, d’activistes, défenseurs des droits de l’homme et de journalistes, dont des citoyens de l’Union européenne.

Certaines interrogations subsistent quant au plein respect des garanties liées à un procès équitable. Comme elle le fait régulièrement dans ses échanges avec les autorités tunisiennes, l’UE réitère l’importance de garantir le plein respect des droits de l’homme, y compris la liberté d’expression, et le respect du droit à un procès équitable.

L’Union européenne déplore que des contacts avec des diplomates accrédités en Tunisie, y compris européens, aient été utilisés comme motif d’inculpation ou élément à charge.

L’Union européenne réaffirme son engagement en faveur de son partenariat avec la Tunisie et continuera à soutenir son peuple dans les efforts pour consolider les institutions démocratiques et promouvoir les droits de l’homme. Nous appelons les autorités tunisiennes à rétablir les conditions nécessaires pour que le pluralisme et les voix indépendantes puissent contribuer au développement du pays ».

Communiqué du porte-parole de l’Union européenne.

L’article L’UE réagit aux verdicts du procès du « complot » est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Pourquoi les relations se sont-elles détériorées entre Londres et Tel Aviv ?

04. September 2026 um 12:46

La Grande-Bretagne est sans aucun doute le géniteur d’Israël. Sans la sinistrement célèbre Déclaration Balfour qui a permis au mouvement sioniste de prendre pied en Palestine durant le mandat britannique, la création de l’État d’Israël n’aurait pas été possible en 1948. Pendant des décennies, il y a eu des hauts et des bas mais Londres est toujours resté un des principaux alliés d’Israël. Aujourd’hui avec le génocide à Gaza et la folie des colons en Cisjordanie, les relations se sont détériorées. De plus, la reconnaissance par le gouvernement travailliste de la Palestine en tant qu’État a fortement agacé Benjamin Netanyahu. Ce dernier ne manque plus une occasion pour attaquer la Grande-Bretagne.

Imed Bahri

Quelles sont les raisons de la détérioration des relations anglo-israéliennes, qui ont atteint leur point le plus bas depuis des décennies ?, se sont interrogés Neri Zilber et Jim Pickard dans le Financial Times. Le gouvernement du Premier ministre Andy Burnham pourrait même annoncer des sanctions en réponse à l’expansion illégale des colonies en Cisjordanie.

Netanyahu qualifie la Grande-Bretagne de «république islamique»

De plus, les propos de Netanyahu tenus dans un podcast de l’armée israélienne le mois dernier où il est allé jusqu’à qualifier la Grande-Bretagne de «première république islamique dotée de l’arme nucléaire», ont fortement déplu aux Britanniques. Downing Street a condamné ces propos, les qualifiant d’«inacceptables» et a déclaré que le gouvernement avait officiellement soulevé la question auprès d’Israël.

Les provocations ne se sont pas arrêtées là. Le fils de Netanyahu, Yaïr, a déclaré que les îles Malouines appartiennent à l’Argentine.

Ses propos témoignent d’une dégradation des relations bilatérales, conséquence de la guerre dévastatrice menée par Israël contre Gaza et exacerbée par les violences des colons et les projets du gouvernement d’étendre la construction de colonies illégales en Cisjordanie. Les analystes préviennent que les relations entre les deux alliés n’ont jamais été aussi mauvaises et devraient encore se détériorer. Un ancien responsable israélien, fin connaisseur des relations anglo-israéliennes, a déclaré : «La situation pourrait s’aggraver et personne ne pourra enrayer la dégradation». Le journal britannique ajoute qu’aucun dialogue n’a eu lieu entre les deux gouvernements depuis plus d’un an.

Netanyahu est confronté à des élections en octobre, tandis que Burnham tente de reconquérir les électeurs propalestiniens qui ont quitté le Parti travailliste pour le Parti vert. De ce fait, ni Netanyahu ni Burnham n’ont intérêt à faire des compromis.

Le FT indique que cette situation menace de compromettre les progrès réalisés ces dernières années en matière de renforcement des liens de renseignement et de défense, ainsi que le commerce bilatéral, qui atteint désormais 6,2 milliards de livres sterling par an.

Malgré la détérioration actuelle, les fluctuations des relations entre la Grande-Bretagne et Israël ne sont pas un phénomène nouveau. En témoignent la Déclaration Balfour de 1917, qui approuvait l’établissement d’un foyer national juif en Palestine et les violences perpétrées par la suite par des mouvements juifs extrémistes contre le mandat britannique dans les années 1940.

Après la participation de la Grande-Bretagne, aux côtés de la France et d’Israël, à l’agression tripartite de 1956 contre l’Égypte, les désaccords entre les deux alliés ont ressurgi au sujet du Liban et de la Cisjordanie.

En 1982, la Première ministre Margaret Thatcher a imposé un embargo de facto sur les armes à Israël en réponse à son invasion du Liban. L’ancienne Première ministre britannique aurait déclaré : «Je n’ai jamais eu affaire à un homme aussi dur», en parlant du Premier ministre israélien de l’époque, Menahem Begin.

Sir Malcolm Rifkind, ancien ministre des Affaires étrangères conservateur, a déclaré : «Globalement, les relations anglo-israéliennes ont toujours été étroites et constructives mais la Grande-Bretagne a parfois exprimé sa frustration face au gouvernement israélien et à sa politique, notamment en Cisjordanie. Cependant, lorsqu’Israël est attaqué par le Hamas ou le Hezbollah, le gouvernement britannique le soutient toujours».

La Grande-Bretagne a invoqué le droit d’Israël à la légitime défense suite à l’opération Déluge d’Al Aqsa le 7 octobre 2023 mais face à l’escalade de la riposte israélienne à Gaza, qui a dévasté le territoire, fait des dizaines de milliers de morts et engendré une catastrophe humanitaire, Londres a critiqué de plus en plus l’attitude israélienne dans ce conflit.

Des responsables britanniques, actuels et anciens, soulignent également le rôle joué par les forces britanniques pour protéger Israël des tirs répétés de roquettes et de drones iraniens en 2024.

La reconnaissance d’un État palestinien par Londres fâche Tel Aviv

Cependant, le prédécesseur de Burnham, Keir Starmer, a essuyé des critiques concernant la politique de son gouvernement à l’égard de Gaza, en particulier de la part de l’aile gauche de son parti.

Finalement, l’ancien Premier ministre a fait volte-face, suspendant certaines licences d’exportation d’armes vers Israël, interrompant les négociations sur un nouvel accord de libre-échange, imposant des sanctions à des ministres israéliens et reconnaissant un État palestinien.

Le nouveau ministre britannique des Affaires étrangères, Ed Miliband, député juif, a critiqué le gouvernement de Netanyahu et le projet E1, qui prévoit la construction d’environ 3 000 logements dans une zone traversant la Cisjordanie.

Mardi, M. Miliband a déclaré à la Chambre des communes : «La Grande-Bretagne n’acceptera pas que la solution à deux États soit compromise et nous agirons. J’annoncerai un ensemble complet de mesures dans les semaines à venir».

Israël envisage d’expulser des responsables britanniques, dont un amiral, du centre de coordination dirigé par les États-Unis pour la bande de Gaza, suite à la guerre, en réponse à d’éventuelles nouvelles sanctions que pourrait annoncer le Premier ministre Burnham. Signe de la détérioration des relations avec la plupart des pays européens, Israël a expulsé les représentants de l’Espagne et des Pays-Bas cette année et pourrait également cibler les représentants allemand et italien, selon que leurs capitales adoptent ou non une position aussi intransigeante que celle de Londres.

Interrogé la semaine dernière sur la possibilité d’exclure le Royaume-Uni et d’autres pays du centre de coordination de Gaza, un responsable israélien a déclaré sans ambages : «Israël entretient de bonnes relations avec l’Allemagne et l’Italie», sans mentionner le Royaume-Uni. Il revient désormais à Burnham de décider s’il convient d’imposer des sanctions.

Le FT rapporte qu’un embargo commercial sur les colonies est populaire auprès de l’opinion publique britannique : 50% y sont favorables et seulement 16% s’y opposent, tandis que le reste est indécis, selon un sondage YouGov.

Cependant, imposer des sanctions générales risque d’entraîner un boycott de facto du commerce avec Israël et pourrait également constituer une violation des lois américaines interdisant le boycott d’Israël, selon plusieurs sources proches du dossier.

De telles mesures pourraient profiter à Netanyahu avant les élections du 27 octobre, pour lesquelles les sondages indiquent une probable défaite, lui permettant ainsi d’attiser davantage les tensions parmi les électeurs israéliens.

Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa’ar, a déclaré mardi dans une interview que les sanctions britanniques constitueraient une «ingérence dans la campagne électorale israélienne et pourraient se retourner contre eux», promettant une riposte israélienne similaire à toute action britannique.

Un ancien responsable israélien a ajouté que d’autres gouvernements, notamment en Europe, sont exaspérés par Netanyahu et attendent tous l’issue des élections.

Toute sanction pourrait prendre des mois à se frayer un chemin à travers la bureaucratie britannique, retardant potentiellement sa mise en œuvre jusqu’après les élections israéliennes. Cependant, les analystes et les experts des relations anglo-israéliennes ont averti que la crise est bien réelle et pourrait prendre du temps à se résoudre, quel que soit le prochain gouvernement israélien.

Un connaisseur des relations bilatérales a déclaré : «Les relations entre les deux alliés semblent avoir touché le fond». Il a ajouté que rétablir ces relations exigerait un long cheminement de part et d’autre.

Lors de sa campagne pour la direction du Parti travailliste en 2015, Burnham avait promis que son premier voyage à l’étranger en tant que chef du parti serait en Israël. À l’époque, Burnham avait perdu face à Jeremy Corbyn. Cet échec en 2015 l’avait conduit à quitter la politique nationale pour se tourner vers la politique locale, devenant plus tard maire du Grand Manchester avant de revenir au premier plan national.

Cette année, en prenant la tête du parti travailliste et en devenant Premier ministre, il a adopté une position très différente, présentant ses excuses pour le manque de critiques du Parti travailliste concernant l’offensive israélienne à Gaza mais aussi n’annonçant aucune visite officielle en Israël et n’envisageant pas d’en faire une dans un avenir proche.

L’article Pourquoi les relations se sont-elles détériorées entre Londres et Tel Aviv ? est apparu en premier sur Kapitalis.

Condé-sur-Sarthe : le recours de Darmanin rejeté par le Conseil d’État

04. September 2026 um 12:36
Gérald Darmanin, ministre de la Justice, avait demandé l’annulation de la décision du TA de Caen, qui lui ordonnait d’améliorer les conditions de détention à la prison de Condé-sur-Sarthe. En bref Le Conseil d’État a rejeté, le 3 septembre 2026,…

L’article Condé-sur-Sarthe : le recours de Darmanin rejeté par le Conseil d’État est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

Attayar appelle les Tunisiens à «ne pas se taire face à l’injustice»

04. September 2026 um 12:15

Le parti du Courant démocrate (Attayar) a publié, le jeudi 3 septembre 2026 à Tunis, le communiqué suivant, traduit de l’arabe et intitulé «Quiconque ose les innocenter est leur complice…», reprenant ainsi une célèbre déclaration du président de la République, Kaïs Saïed, au sujet des personnalités accusées dans l’affaire dite du «complot contre la sûreté de l’État 1 ».

La confirmation par la Cour de Cassation de l’arrêt de la Cour d’appel dans l’affaire dite du «complot contre la sûreté de l’État» confirme une fois de plus que la justice, au lieu d’être un rempart protégeant les droits et consolidant la confiance envers les institutions de l’État, s’est transformée en un simple instrument docile au service du règlement de comptes politiques et de la réduction au silence de toute voix dissidente.

Ce procès, entaché dès le premier jour de violations procédurales flagrantes et graves — au cours duquel les détenus ont été privés des garanties les plus élémentaires d’un procès équitable — n’a jamais été un procès pour «complot». Il a été, et demeure, un procès politique par excellence, visant à mettre au pas quiconque a osé s’opposer au coup d’État et à l’accaparement du pouvoir.

Le Courant démocrate condamne avec la plus grande fermeté la transformation de l’approche sécuritaire et judiciaire en une méthode constante de gestion des affaires du pays ; une approche où la justice et les services de sécurité sont sollicités pour traiter, par la répression et l’intimidation plutôt que par le dialogue et la réforme, des crises politiques, économiques et sociales à répétition.

Loin de protéger l’État comme le croit le pouvoir en place, cette démarche en érode les institutions, vide de sa substance le concept d’État de droit et transforme la justice en un bras exécutif au service d’une volonté politique unique.

Notre parti réaffirme son engagement total à soutenir tous les détenus politiques ainsi que leurs familles ; il appelle également l’ensemble des forces démocratiques, les défenseurs des droits humains et la société civile à unir leurs rangs pour défendre l’indépendance de la justice et préserver les droits, les libertés et la dignité des Tunisiennes et des Tunisiens.

Conscient de la gravité de la situation, le Courant démocrate exhorte les Tunisiennes et les Tunisiens à ne pas rester silencieux face à l’injustice qui gangrène le pays et à la violation des conditions élémentaires d’une vie digne. Il les appelle à descendre dans la rue et à manifester pacifiquement pour défendre leurs droits, leurs libertés et leur dignité ; car aujourd’hui, le silence équivaut à une complicité avec l’autoritarisme, et le soulèvement pacifique et citoyen contre l’injustice constitue un devoir national et civique, bien au-delà d’un simple choix politique. En effet, quelle que soit sa durée, l’autoritarisme ne saurait résister à la volonté des peuples d’accéder à la liberté, à la justice et à la dignité.

Pour le bureau politique

Le secrétaire général

Hichem Ajbouni

L’article Attayar appelle les Tunisiens à «ne pas se taire face à l’injustice» est apparu en premier sur Kapitalis.

La patronne de Radio France veut « des gens qui ne pensent pas la même chose »

04. September 2026 um 11:33
Un préavis de grève a été déposé les 13 et 14 septembre à la Maison de la radio. Un responsable de Valeurs actuelles a désormais une chronique sur France Inter. En bref Sibyle Veil défend le pluralisme sur les antennes…

L’article La patronne de Radio France veut « des gens qui ne pensent pas la même chose » est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

Tunisie | La santé de Wael Naouar se dégrade rapidement

04. September 2026 um 10:35

Selon l’avocat Rafed Rabbeh, qui lui a rendu visite hier, jeudi 3 septembre 2026, à la prison de Mornaguia où il est incarcéré depuis mars, le militant de gauche Wael Naouar se porte très mal. Le militant propalestinien de la «Flotilla of Resilience» observe une grève de la faim depuis 18 jours pour protester contre ce qu’il considère comme une injustice.

«Je témoigne, devant Dieu et devant tous, que son état est très critique : ses taux sanguins et sa glycémie sont instables et préoccupants ; il a perdu 19 kilos et ne pèse plus que 56 kg ; son visage est extrêmement pâle», a écrit Me Rabbeh dans un commentaire Facebook posté à la suite de la visite. «Il souffre de douleurs abdominales, de maux de tête et de douleurs aux reins, accompagnés de fièvre et de rétention urinaire. Il est sujet à de fréquents vertiges, au point de ne plus pouvoir dormir par peur. Malgré cela, il reste déterminé à poursuivre sa grève jusqu’à ce que sa situation soit régularisée», a-t-il ajouté.

Wael Naouar continue de crier son innocence et qualifie le procès qui lui est intenté de «guet-apens» judicaire qui lui aurait été tendu suite à sa participation à la «Flottille internationale Soumoud».

Wael Naouar a été arrêté, en mars 2026, par les autorités tunisiennes aux côtés d’autres militants. Les accusations portées contre lui et son épouse, Jawaher Channa, libérée le 23 avril, concernent des soupçons d’infractions financières liées à la gestion des dons et au financement de la caravane d’aide internationale pour la Palestine. La prolongation de sa grève de la faim pour protester contre son incarcération suscite de vives inquiétudes au sein des organisations de défense des droits humains quant à la dégradation critique de son état de santé.

I. B.

L’article Tunisie | La santé de Wael Naouar se dégrade rapidement est apparu en premier sur Kapitalis.

Tunisie : la Cour de cassation confirme les lourdes peines dans l’affaire du « complot », les condamnations désormais définitives

04. September 2026 um 10:07

La Cour de cassation tunisienne a rejeté jeudi 3 septembre le pourvoi dans l’affaire dite du « complot contre la sûreté de l’État », confirmant les lourdes peines prononcées en appel en novembre 2025 contre une quarantaine de personnes, dont plusieurs figures de l’opposition.

Haïfa Chebbi, avocate et fille du détenu Ahmed Néjib Chebbi, citée par les médias, a déclaré que la Cour de cassation a rejeté le recours et confirmé les peines prononcées en appel, rendant ainsi les condamnations définitives.

Au total, 46 pourvois avaient été examinés, dont 44 rejetés sur le fond et deux sur la forme. La décision fait suite aux jugements définitifs rendus le 28 novembre 2025 par la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme de la Cour d’appel de Tunis, avec des peines allant de 5 à 45 ans de prison. La sanction la plus lourde ayant été infligée à l’homme d’affaires Kamel Letaief.

A cet égard, notons que cette juridiction suprême ne rejugeait pas les faits, mais examinait uniquement la conformité de la procédure aux règles de droit. Son rejet ferme donc définitivement la porte judiciaire à un dossier qui touche des figures majeures de l’opposition comme Jawhar Ben Mbarek, Ghazi Chaouachi, Chaïma Issa ou Ahmed Néjib Chebbi.

Les réactions n’ont pas tardé. « La bataille judiciaire est terminée. Commence maintenant la bataille purement politique », a réagi Dalila Msaddek, sœur de Jawhar Ben Mbarek, sur les réseaux sociaux, selon France24. Le Front de salut national a de son côté dénoncé les conditions de la procédure et réclamé l’annulation ou la révision des condamnations. Tandis que Human Rights Watch a qualifié ces condamnations d’injustes.

Une audience organisée en pleine période de vacances judiciaires et critiquée par les avocats, qui dénonçaient un délai de préparation qu’ils jugeaient trop court dans un dossier aux lourds enjeux politiques…

L’article Tunisie : la Cour de cassation confirme les lourdes peines dans l’affaire du « complot », les condamnations désormais définitives est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Tunisie-Affaire du complot | Amnesty dénonce une «injustice»

04. September 2026 um 09:55

Amnesty International a condamné, dans un communiqué publié jeudi 3 septembre 2026 sur sa page Facebook, la décision de la Cour de cassation de Tunis de confirmer les «jugements iniques» rendus par la Cour d’appel dans l’affaire dite du «complot contre l’Etat». L’organisation estime que cette décision consacre une dangereuse tendance à instrumentaliser le système judiciaire pour cibler les opposant·e·s et les voix critiques pacifiques, ainsi que pour réduire au silence les opinions dissidentes.

«Depuis ses débuts, cette affaire a été entachée de violations graves des garanties d’un procès équitable, dans le cadre de poursuites fondées sur des accusations à motivation politique ayant abouti à de lourdes peines de prison à l’encontre de figures de l’opposition, d’avocats et de défenseurs des droits humains», a écrit l’Ong dans son communiqué intitulé «Confirmation des jugements de ‘‘complot’’ : Le pouvoir se venge de ses opposants». Elle a ajouté : «La phase de cassation aurait dû constituer une occasion de réparer cette injustice et de mettre un terme à une procédure judiciaire arbitraire, plutôt que de se transformer en une nouvelle étape consacrant cette situation».

Amnesty International appelle les autorités tunisiennes «à annuler ces condamnations et ces peines iniques, à libérer immédiatement et sans condition toutes les personnes détenues arbitrairement pour avoir exercé pacifiquement leurs droits, et à mettre fin à l’utilisation du système judiciaire comme outil pour réprimer l’opposition et intimider les voix critiques.»

I. B.

L’article Tunisie-Affaire du complot | Amnesty dénonce une «injustice» est apparu en premier sur Kapitalis.

Tunisie – Affaire du complot | Les verdicts confirmés en cassation

04. September 2026 um 09:31

Le suspense était très mince et ceux qui s’attendaient à un miracle en ont finalement eu pour leur frais : comme attendu par beaucoup d’accusés et de leurs avocats, la Cour de cassation a confirmé, jeudi 3 septembre 2026, les peines, particulièrement lourdes, allant de 2 à 35 ans de prison ferme, prononcées par la Cour d’appel, le 28 novembre 2025, dans l’affaire dite de «complot contre la sûreté de l’Etat».

La Coordination des familles des détenus politiques, qui a parlé de «verdict inique au terme d’un procès politique entaché de nombreux vices juridiques», va tenir une conférence de presse aujourd’hui, vendredi 4 septembre, à 10h30, au siège du Parti républicain (10, rue Eve Nohelle, au centre-ville de Tunis).

La conférence sera consacrée à l’examen des derniers développements liés à ce procès et aux violations qui, selon la défense, l’ont entaché depuis l’arrestation des premiers prévenus, en février 2023. Ce sera aussi l’occasion pour jeter la lumière sur les conditions dans lesquelles s’est déroulée l’affaire et présenter les prochaines étapes et actions envisagées.

I. B.

L’article Tunisie – Affaire du complot | Les verdicts confirmés en cassation est apparu en premier sur Kapitalis.

L’avocat Ghazi Mrabet aurait été arrêté

04. September 2026 um 07:34

L’avocat Ghazi Mrabet aurait été arrêté dans la soirée du jeudi 3 septembre 2026, rapporte un site web de la place, citant de sources proches et familiales.

Toujours selon la même source, on ignore, pour le moment, la ou les raisons de cette arrestation.

Affaire à suivre.

 

L’article L’avocat Ghazi Mrabet aurait été arrêté est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

❌