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Coupures d’électricité | Tous servis au même pied d’égalité

26. August 2026 um 12:38

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) a annoncé dans un communiqué qu’en raison de la vague de chaleur prévue à partir du mercredi 26 août 2026, des perturbations et des coupures dans la distribution d’électricité sont à prévoir, notamment durant les périodes de pic de demande, soit de 13h00 à 17h00 ; et de 22h00 à 01h00 du matin.

Toutes ls régions tunisiennes sont concernées par ces coupures qui interviendraient par séquences intermittentes ne dépassant pas deux heures chacune, en fonction de l’état du réseau, explique la Steg.

A ce niveau, au moins, nous devons être reconnaissants à l’entreprise publique pour son esprit égalitaire et son sens de l’éthique : tout le monde sera servi par ces coupures d’électricité, sans discrimination (positive) aucune. En sommes, nous sommes tous égaux face aux désagréments causés par la mauvaise gouvernance publique !

Pour ce qui est des dégâts qui seront provoqués par ces coupures intempestives, vous les assumerez comme des grands. L’Etat ne peut rien pour vous, il s’en lave les mains. Chacun pour soi et Dieu pour tous !

Rappelons que, dans un communiqué publié hier, mardi, la Steg avait appelé à réduire autant que possible l’utilisation des climatiseurs — considérés comme la cause principale de la hausse de la demande d’électricité aux heures de pointe — et à adopter des pratiques de consommation rationnelle de l’électricité. Ces mesures visent à alléger la pression sur le réseau et à éviter, dans la mesure du possible, les perturbations qui, faute de production suffisante d’électricité, reste inévitable pour le restant de l’été.

Il faut dire que l’Etat, qui ne cesse d’augmenter le budget de la présidence de la république, comme ceux des ministères de l’Intérieur et de la Défense, et qui trouve assez d’argent aussi pour financer (à perte) les sociétés communautaires si chères à notre cher président de la république, ne trouve plus forcément de quoi financer la construction de nouvelles centrales électriques. Alors, il faut prendre son mal en patience, et ne pas demander l’impossible ! Il y a des urgences nationales, et l’électricité, semble-t-il, n’en fait pas partie.

I. B.

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Tunisie | La pénurie d’eau embouteillée en partie provoquée par la loi sur les chèques

26. August 2026 um 11:29

On n’a pas cessé de mesurer l’ampleur des dégâts provoqués dans l’économie tunisienne par la nouvelle loi (populiste) sur les chèques, promulguée en 2025. Selon Azzam Soualmia, dirigeant d’une entreprise spécialisée dans la gestion d’entrepôts, à la suite de cette loi, le recours aux chèques dans les transactions commerciales a chuté, passant de plus de 43 % en 2023-2024 à seulement 12 % en 2025. Et cette évolution est l’un des principaux facteurs ayant contribué à la baisse des stocks d’eau embouteillée et à l’émergence de la crise d’approvisionnement actuelle.

Dans une déclaration à Diwan FM, M. Soualmia a indiqué que la consommation d’eau embouteillée avait augmenté, au cours de cet été, d’environ 10 % par rapport à la moyenne habituelle. Bien que cette hausse soit en partie due à la hausse des températures, il estime que l’augmentation de la demande n’explique pas à elle seule la crise actuelle ; celle-ci est principalement liée, selon lui, à la réduction des stocks résultant de l’évolution des modalités de financement des transactions, ainsi qu’à la crainte de poursuites judiciaires pour spéculation illicite.

Durant l’hiver et le printemps, les grossistes avaient coutume de constituer des stocks de sécurité d’eau et de boissons gazeuses en profitant de la baisse des prix hors saison ; cela leur permettait de répondre aux besoins du marché en été — période de forte demande — tout en réalisant une meilleure marge bénéficiaire, a expliqué M. Soualmia, estimant que ce système reposait largement sur l’utilisation de chèques à échéance différée : les usines acceptaient des chèques de garantie lors de la constitution des stocks durant les mois d’hiver et de printemps, ces chèques n’étant encaissés qu’ultérieurement, une fois les produits mis sur le marché au moment du pic de la demande.

Selon M. Soualmia, la modification de ce mécanisme suite à l’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur les chèques a affecté la capacité des commerçants à constituer des stocks anticipés.

Cette situation s’ajoute à une autre préoccupation : la crainte que le stockage de grandes quantités de marchandises en période de forte production ne soit assimilé à une pratique monopolistique, exposant ainsi les opérateurs à des poursuites judiciaires.

M. Soualmia souligne par ailleurs que les détaillants contribuaient autrefois à pallier les pénuries survenant après l’épuisement des stocks des usines, assurant ainsi la continuité de l’approvisionnement ; toutefois, la réduction des stocks à tous les niveaux de la chaîne de distribution a rendu le marché plus vulnérable aux hausses saisonnières de la demande.

Les chiffres communiqués par M. Soualmia à Diwan FM illustrent l’ampleur de l’évolution des transactions commerciales : la part des chèques est passée de 43 % en 2023 à 43,5 % en 2024.

En 2025, le paysage a radicalement changé : les virements bancaires sont arrivés en tête avec 44 % des transactions, suivis des effets de commerce (24 %) et des paiements en espèces (19 %), tandis que la part des chèques a chuté à seulement 12 % du total.

Selon lui, cette mutation a pratiquement mis fin au rôle que jouaient les chèques dans le financement d’une part importante des transactions commerciales et de la constitution des stocks ; il souligne qu’ils avaient dominé les moyens de paiement depuis 2020 — à l’exception de l’année 2022 — avant de se retrouver en dernière position en 2025.

Pour M. Soualmia, la hausse de la demande estivale ne constitue qu’une partie de l’explication de la pénurie actuelle d’eau embouteillée ; selon lui, la crise actuelle révèle un problème plus profond lié au système de stockage, de distribution et de financement des stocks. C’est l’insuffisance des stocks constitués durant l’hiver et le printemps qui, selon lui, a réduit la capacité du marché à répondre à la forte demande de l’été.

M. Soualmia ne limite pas ce problème au secteur de l’eau et des boissons gazeuses ; il considère que l’évolution des mécanismes de financement et la crainte de constituer des stocks importants pourraient avoir des répercussions sur d’autres secteurs tributaires du stockage anticipé pour garantir la stabilité de l’approvisionnement en période de forte demande.

I. B.

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La Tunisie s’installe peu à peu dans un climat tropical

26. August 2026 um 11:05

Selon Hamdi Hached, expert en climatologie et ingénieur en environnement, a déclaré Diwan FM que la Tunisie traverse une série de vagues de chaleur et connaît une hausse sans précédent des températures, une situation qui devrait perdurer jusqu’au début du mois de septembre, précisant que l’épisode actuel se distingue par un taux d’humidité relativement plus élevé que lors des vagues précédentes et par l’enregistrement de ce que l’on appelle des «nuits tropicales».

Durant ces nuits chaudes et humides, les températures ne descendent pas en dessous de seuils très élevés (dépassant parfois les 30 degrés), empêchant ainsi le corps humain et les infrastructures d’évacuer la chaleur accumulée.

L’expert en climatologie a souligné que la définition classique de l’automne n’est plus pertinente sur le plan technique, cette saison s’apparentant désormais à un prolongement de l’été.

La Tunisie connaît une installation durable de caractéristiques propres au «climat tropical» au sein du bassin méditerranéen, conséquence de la hausse record des températures de l’eau de mer.

M. Hached a appelé à la nécessité de s’adapter à cette nouvelle donne climatique et de renouer avec des techniques de refroidissement traditionnel pour atténuer l’intensité de la chaleur et réduire la pression sur la consommation d’énergie, tout en révisant les modèles architecturaux et les infrastructures pour les rendre compatibles avec les changements climatiques en cours et à venir.

I. B.

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Les coupures d’électricité mettent en danger l’aviculture tunisienne

26. August 2026 um 08:51

Le secteur avicole en Tunisie a subi un coup dur en raison de la vague de chaleur persistante et des coupures d’électricité à répétition enregistrées depuis la mi-juillet dernier, entraînant des pertes considérables pour les éleveurs ainsi qu’une chute brutale de la rentabilité.

Dans une déclaration à Diwan FM, Salah Toumi, membre de la Fédération nationale de l’aviculture et président de l’Union locale de l’agriculture à Dar Chaâbane El Fehri (gouvernorat de Nabeul), a souligné que la filière de la volaille de chair traverse une situation exceptionnelle et extrêmement difficile à tous égards. Il a expliqué que l’élevage avicole repose essentiellement — et selon un modèle quasi industriel — sur l’énergie électrique pour faire fonctionner les systèmes de ventilation et de refroidissement, précisant que les groupes électrogènes de secours ne parviennent plus à supporter la fréquence des coupures, lesquelles atteignent parfois 15 heures d’affilée.

M. Toumi a ajouté que la coïncidence entre des températures record et un taux d’humidité atteignant 100 % à l’intérieur des élevages avicoles a provoqué l’asphyxie et la mort d’un grand nombre de volailles.

Il a également déploré l’absence de mécanismes d’intervention publique — tels que le retrait des excédents lors des pics de production pour constituer un stock stratégique de régulation capable de protéger le secteur contre les crises climatiques — soulignant que les éleveurs avaient été contraints, par le passé, de vendre leur production bien en dessous du prix de revient, sans bénéficier de soutien ni d’une stratégie de protection claire.

M. Toumi a appelé les autorités compétentes et les ministères concernés à engager sans délai un dialogue avec les acteurs du secteur afin d’élaborer une stratégie d’action claire, tenant compte des changements climatiques et garantissant un approvisionnement régulier des élevages en électricité. Il a averti que les éleveurs ne seraient pas en mesure de supporter ces pertes à répétition lors des prochaines saisons, ce qui risquerait de compromettre l’ensemble de la filière de production.

I. B.

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La carte énergétique se déplace du Moyen-Orient aux Amériques !

26. August 2026 um 08:23

Le pétrole de l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud est en train de concurrencer sérieusement celui du Moyen-Orient et ce n’est pas uniquement lié au contexte géopolitique relatif à la guerre d’Iran. Le président américain Donald Trump a toujours soutenu aussi bien la multiplication des plateformes de forage que la production effrénée du gaz de schiste. C’est un nouveau paysage énergétique qui émerge et presque entièrement sous l’influence de Washington. Aujourd’hui, le fameux slogan de Trump lors de sa campagne présidentielle «Drill baby, drill!» (Fore chérie, fore!) est en train de se matérialiser. (La carte pétrolière mondiale bascule davantage vers le Texas et le reste des Amériques. Photographe : Daniel Acker/Bloomberg).

Imed Bahri

Selon une enquête de Bloomberg préparée par Javier Blas, la carte mondiale du pétrole se déplace de plus en plus vers le Texas et le reste des Amériques. Pendant quelques semaines en 2026, les Amériques ont produit près de la moitié du pétrole mondial. Ce fut un moment exceptionnel, même s’il fut de courte durée. 

Il s’agissait en partie d’une anomalie statistique due aux circonstances exceptionnelles créées par la guerre d’Iran qui a paralysé une grande partie du secteur énergétique du Golfe mais c’était aussi un indicateur concret d’une forte augmentation de la production, déplaçant le centre de gravité du marché pétrolier mondial du Moyen-Orient.

L’augmentation de la production et le réalignement qui l’accompagne devraient se poursuivre jusqu’en 2027, voire bien au-delà, contrebalançant significativement la pression à la hausse sur les prix du pétrole résultant d’une guerre prolongée.

Jusqu’à présent, plusieurs facteurs ont contribué à maintenir les prix du pétrole à un niveau relativement bas par rapport au mois de mars. La mise à disposition des réserves stratégiques y contribue, tout comme les oléoducs qui contournent les goulets d’étranglement offshore.

La Chine a également drastiquement réduit ses importations, libérant ainsi davantage de barils pour d’autres acheteurs.

Boom pétrolier sur le continent américain

De plus, le volume de pétrole transitant par le détroit d’Ormuz reste supérieur à ce que l’on croit (ce n’est pas une fermeture totale comme au mois de mars lorsque la guerre battait son plein). 

Toutefois, le boom pétrolier sur le continent américain constitue un autre facteur important.

Si la révolution du gaz de schiste américain est l’un des événements géoéconomiques les plus sous-estimés de ces 25 dernières années, la forte augmentation de la production pétrolière dans le reste des Amériques, notamment au Brésil et au Canada, passe bien inaperçue.

Cette augmentation est d’autant plus remarquable compte tenu de l’effondrement de la production dans deux des principaux pays producteurs historiques de la région : le Venezuela, en raison d’une mauvaise gestion politique, et le Mexique, pour des raisons géologiques.

42 millions de barils par jour

Les Amériques produisent actuellement environ 39,5 millions de barils par jour de pétrole brut et autres liquides pétroliers.

De plus, le continent produit environ 2,5 millions de barils par jour d’éthanol et de biodiesel, des quantités généralement comptabilisées dans la production pétrolière totale.

Cela porte le total à 42 millions de barils par jour, plus que toute autre région du monde, y compris le Moyen-Orient.

L’hymne national américain proclame les États-Unis «terre de la liberté et patrie des braves» mais le boom énergétique est devenu si massif qu’on pourrait affirmer que le continent se transforme en une terre de magnats du pétrole et un foyer de richesse pétrolière.

En temps normal, les Amériques représentent environ 40% de la production mondiale totale de pétrole.

En quelques semaines seulement, en mars, ce chiffre a bondi à un peu plus de 45% après que l’Arabie saoudite, le Koweït, l’Irak, le Qatar, Bahreïn et les Émirats arabes unis ont été contraints de fermer leurs puits de pétrole suite à la fermeture du détroit d’Ormuz.

C’est une manne inestimable pour un continent où de nombreux pays sont préoccupés depuis des décennies par le problème de leur dépendance au pétrole étranger.

En 2000, les Amériques ne représentaient qu’environ 26% de la production mondiale, et ce, avant même la chute spectaculaire de la production au Venezuela et au Mexique.

La croissance est tout aussi importante que le volume. Toutefois, le volume de production n’est pas le seul indicateur important. Son taux de croissance l’est tout autant.

Les Amériques produisent actuellement environ 1,6 million de barils par jour de plus qu’il y a un an, soit suffisamment pour couvrir environ le double de la croissance annuelle habituelle de la demande mondiale.

Cette croissance dépasse les prévisions de la plupart des analystes il y a quelques mois à peine. Par rapport à il y a deux ans, le continent produit désormais 3,2 millions de barils supplémentaires par jour.

Cinq pays sont à l’origine de la majeure partie de cette augmentation: Les États-Unis, le Canada, le Brésil, le Guyana et l’Argentine. Un sixième pays, le Venezuela, rejoint cette tendance cette année.

Désormais, cette hausse va s’accélérer, les entreprises passant d’une stratégie de «production stagnante» à une croissance à un chiffre.

En mai, dernier mois pour lequel des données sont disponibles, les États-Unis ont produit environ 13,7 millions de barils par jour de pétrole brut, 8 millions de barils par jour d’autres liquides pétroliers et environ 1,5 million de barils par jour de biocarburants.

Le pétrole brut est de loin le composant le plus important, et sa production devrait bientôt atteindre 14 millions de barils par jour et continuer d’augmenter tant que les prix du pétrole resteront supérieurs à 70 dollars le baril.

La production d’autres liquides et de biocarburants devrait également augmenter.

La hausse des prix relance les plateformes de forage

Les prix du pétrole étant restés plus élevés que prévu il y a quelques mois, le nombre de plateformes de forage actives a atteint son plus haut niveau en un an.

Le nombre d’équipes chargées de la préparation des puits et de leur mise en production a également atteint un niveau record en 16 mois.

Outre les gains d’efficacité et l’augmentation des forages et des complétions de puits, un autre facteur crucial apparaîtra au second semestre à savoir la reprise des prix du gaz naturel dans le bassin permien.

Lorsque les compagnies pétrolières produisant du gaz de schiste forent dans le Permien, qui s’étend de l’ouest du Texas au sud-est du Nouveau-Mexique, elles produisent généralement du gaz naturel en même temps que du pétrole.

La production de ce «gaz associé» a plus que triplé depuis 2018, dépassant la demande intérieure et la capacité des pipelines.

Pendant des mois, ces compagnies payaient les consommateurs pour qu’ils absorbent leur gaz.

Avec tous les gazoducs disponibles saturés, le prix du gaz au hub de Waha, dans le bassin permien, a chuté à un niveau record de -10 dollars par million d’unités thermiques britanniques (MMBtu) fin avril.

Il s’agissait du point le plus bas enregistré en 132 jours de prix négatifs entre février et juin.

Les gazoducs changent la donne

Cependant, le prix du gaz à Waha a depuis remonté à environ 2 dollars par MMBtu grâce à la mise en service de nouvelles capacités de transport de gaz.

Parmi ces nouvelles capacités figurent l’extension du gazoduc Gulf Coast Express, développé par Kinder Morgan, et la mise en service du nouveau gazoduc Hugh Brinson d’Energy Transfer.

Le gazoduc Blackcomb, développé par un consortium dirigé par Whitewater, devrait également être mis en service plus tard cette année.

Face à la hausse des prix du gaz, les compagnies pétrolières produisant du gaz de schiste ont pu augmenter leur production, soit en forant de nouveaux puits, soit en remettant en service des puits qui avaient été fermés ou dont la production avait été réduite en raison des prix négatifs du gaz.

Permian Resources a informé ses investisseurs en début de mois qu’elle avait dû réduire la production de certains de ses puits au cours du deuxième trimestre mais la situation a depuis évolué.

«Lorsque les prix du gisement de Waha se sont améliorés fin juin, nous avons remis en service tous les puits dont la production avait été réduite, sans aucun problème opérationnel», a déclaré Will Hickey, co-PDG de l’entreprise. Et cette tendance se confirme chez de nombreuses autres sociétés.

Le Brésil, le Guyana et l’Argentine battent des records

Ce boom ne se limite pas aux États-Unis. Le Brésil, le Guyana et l’Argentine ont chacun enregistré leurs niveaux de production les plus élevés jamais atteints le mois dernier.

Le Canada est également en voie d’enregistrer sa production annuelle la plus élevée cette année.

D’ici fin 2027, le Brésil et le Canada réunis produiront plus de pétrole que l’Arabie saoudite. Le Guyana produira autant de pétrole brut que la Libye.

Une étude de JPMorgan met en lumière un facteur clé expliquant la poursuite de ce boom : les nouveaux projets pétroliers offshore au Brésil et au Guyana généreront des rendements sur de nombreuses années, ce qui les rendra relativement moins sensibles aux fluctuations à court terme des prix du pétrole.

Les barils supplémentaires produits au Canada et en Argentine proviennent de producteurs à bas coûts qui devraient continuer d’investir même si les prix baissent l’an prochain.

La carte mondiale du pétrole a été redessinée

La carte mondiale du pétrole a changé bien plus qu’on ne le pense. Les troubles au Moyen-Orient vont entraîner un afflux accru de capitaux vers les projets énergétiques des Amériques, ce qui stimulera la production et déplacera davantage le centre de gravité de l’industrie pétrolière mondiale vers l’ouest.

C’est un nouveau paysage pétrolier qui émerge et presque entièrement sous l’influence de Washington. Le «drill baby, drill !» cher à Donald Trump est passé d’un slogan de campagne à une réalité factuelle. Et pas seulement aux Etats-Unis.

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Tunisie : l’économie de la rareté s’installe dans le quotidien

26. August 2026 um 03:26
Eau du robinet incertaine, bouteilles d’eau minérale introuvables, médicaments manquants, coupures d’électricité à répétition : en cette fin août, les pénuries alimentent l’inquiétude en Tunisie. Au-delà de la crise immédiate, économistes et universitaires alertent sur une spirale où la faiblesse…

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