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Démarrage du 39e FIFAK 2026 : Cinéma, engagement et hommage à Mohamed Bakri

25. August 2026 um 20:15

Cette édition du Fifak est liée à l’actualité mondiale et l’évolution du septième art. Elle adopte le slogan « Défi et renouveau » marquant sa volonté de s’adapter aux transformations contemporaines tout en restant fidèle à ses racines. Autour d’un  thème central : « Cinéma et image… en temps de guerres et de crises », le festival réaffirme ainsi plusieurs […]

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Festival de Ksar Hellal : Une clôture en apothéose avec « Ziara »

25. August 2026 um 19:30

Devant un public record, la 31e édition du Festival du textile de Ksar Hellal s’est achevée avec « Ziara », le spectacle de Sami Lajmi, qui a réuni une foule nombreuse, arrivée plusieurs heures avant le début de la représentation. La Presse — La 31e édition du Festival du textile de Ksar Hellal  s’est cloturée sur une […]

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Pour une Beït al-Hikma en prise avec son temps : Manifeste pour une souveraineté culturelle à l’ère multipolaire et numérique

25. August 2026 um 18:30

L’émergence de nouvelles perceptions du monde, incarnées notamment par la cosmogonie chinoise et sa vision d’un développement partagé, fondé sur l’échange et l’harmonie plutôt que sur l’hégémonie, offre à la Tunisie l’opportunité de réinventer ses alliances intellectuelles. Pour le citoyen tunisien, soucieux de s’affranchir des tutelles post-coloniales, Beït Al-Hikma doit devenir le moteur de cette […]

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Dattes tunisiennes : plus de 900 MDT à l’export, malgré un poids mondial limité

25. August 2026 um 17:20

La filière tunisienne des dattes confirme sa bonne dynamique à l’export. Durant les dix premiers mois de la campagne 2025-2026, la Tunisie a exporté 144,1 mille tonnes, pour des recettes de 908,4 millions de dinars (MDT), en hausse respectivement de 13,3% et 12,2% sur un an, selon les données de l’ONAGRI.

La performance est d’autant plus notable que la Tunisie ne figure pas parmi les principaux producteurs mondiaux. Avec 400 219 tonnes produites en 2024, elle occupait le 9e rang mondial, soit environ 4% de la production mondiale. Son poids commercial est toutefois supérieur à son poids productif, le pays figurant parmi les trois premiers exportateurs mondiaux de dattes en valeur.

Cette performance repose largement sur la Deglet Nour, qui représente 84% des volumes exportés. Son prix moyen atteint 7,05 dinars le kilogramme, contre 6,30 dinars pour l’ensemble des dattes exportées, illustrant le rôle de la qualité et du positionnement dans la valorisation de la production tunisienne.

La filière dispose par ailleurs d’une présence internationale relativement diversifiée, avec environ 86 marchés. L’Union européenne reste toutefois le principal débouché, absorbant 45,7% des volumes exportés.

Autre signal intéressant : le bio. Les exportations de dattes biologiques ont atteint 8,3 mille tonnes, pour 82,2 millions de dinars, avec une progression de la valeur nettement supérieure à celle des volumes.

Pour la Tunisie, l’enjeu n’est donc plus seulement d’exporter davantage de dattes, mais d’en tirer davantage de valeur. Qualité, certification, conditionnement, transformation et produits dérivés apparaissent comme les principaux leviers pour renforcer une filière dont le potentiel dépasse désormais la seule vente de dattes fraîches.

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Ciné Plage : le cinéma marocain sort des salles

25. August 2026 um 10:43
À Agadir, la troisième édition de Ciné Plage a installé, samedi 22 août, le cinéma marocain au cœur de la corniche, à la Place Shems. Projections gratuites, films nationaux et ambiance estivale : depuis trois ans, le rendez-vous organisé par…

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Zahra El Khadi, ou l’art d’exposer la blessure sans jamais la refermer

25. August 2026 um 09:00

Dans Zahratun lam yushriq jasaduhā ba’d (« Une fleur dont le corps n’a pas encore lui »), premier recueil de poésie de la poétesse et chercheuse en langue et littérature arabes Zahra El Khadi, publié en avril 2026 par Hkeyet Édition, la poésie expose la douleur à nu, avec une écriture d’une froideur presque clinique, sans jamais céder au pathos. À travers une parole qui refuse l’allégorie, le recueil transforme la blessure en matière poétique et interroge, avec une rare intensité, ce que le corps et la mémoire gardent des traumatismes.

Le titre constitue déjà tout une vision. Zahra, la fleur, est aussi le prénom de l’autrice. S’appeler Zahra, c’est hériter d’une promesse de beauté et d’épanouissement, mais d’un épanouissement constamment différé. Un texte raconte que le père avait imposé ce prénom contre l’avis de la mère. Il avait pourtant vu juste : seul un prénom comme Zahra permet le tarkhīm, un procédé de la grammaire arabe qui consiste à tronquer la fin d’un nom dans l’adresse vocative. Le prénom devient ainsi le premier poème écrit sur elle, avant même qu’elle ne devienne poète.

L’image florale traverse le recueil. Dans un poème consacré à l’enfance, le cœur de la narratrice devient un jardin que personne ne soupçonne, alors que sa fragilité pourrait faire vaciller le monde. Chez Zahra El Khadi, cette fragilité n’est donc pas un abandon, mais une force que le monde refuse de voir.

Le corps comme champ de bataille

Le corps féminin est au centre du livre, non comme objet du regard, mais comme territoire d’une expérience intérieure contradictoire. Dans un long poème adressé au père, l’autrice évoque les hormones masculines qui auraient afflué sous sa peau durant l’enfance. Elle jouait au ballon avec les garçons du quartier, qui l’avaient surnommée la « gardienne-fusée ». Puis vient l’adolescence et, avec elle, les hormones féminines, vécues non comme un retour à soi mais comme un étranglement.

Cette tension ne se résout jamais complètement. Un autre texte remonte jusqu’à la naissance et joue sur le double sens du mot arabe désignant à la fois les cheveux et la poésie. La langue refoulée de la mère semble ainsi s’être incarnée dans le corps de la fille.

La blessure apparaît ensuite comme une forme de transmission. Dans un souvenir d’enfance, la narratrice imite son père en train de se raser et se coupe. Elle apprend alors à supporter la douleur sans émettre un son. Ce silence fait écho à la cicatrice que la mère dissimule sous des manches longues, même en pleine chaleur, trace d’une ancienne tentative de suicide. La souffrance passe ainsi de la mère à la fille, inscrite dans la peau avant même de devenir un héritage de mots.

Le père apparaît comme un chasseur qui n’a pourtant jamais véritablement subvenu aux besoins des siens : la famille vivait du bois porté sur les épaules de la mère, non du gibier rapporté par lui. Il conserve néanmoins une place symbolique essentielle, notamment dans les images du jardin et du langage.

Son vieillissement est décrit comme un retour au silence, vers une enfance où les mots se dérobent. Sa mémoire finit par se fissurer : il ne se souvient plus d’avoir une femme, mais se rappelle qu’une main vient déposer, dans un rêve, une blessure entre ses yeux. La mémoire affective survit alors à la mémoire factuelle. Plus loin, le recueil révèle qu’il écrivait avec le sang de la blessure de son épouse : la souffrance devient une forme d’encre.

La mère est, quant à elle, à la fois victime, enseignante de grammaire arabe et poète empêchée. Les voyelles deviennent un enjeu intime. Le père voulait une voyelle haute, forte, en hommage à sa propre mère ; la mère impose au contraire la voyelle ouverte, considérée comme plus faible dans la grammaire traditionnelle. Ce choix devient une manière de refuser que le monde enferme sa fille dans une norme.

La maladie, matière du poème

Le cancer de la mère occupe un cycle entier de textes. La tumeur est décrite comme une solitaire qui finit par se faire des amies, tandis que la mère devient une plante sans racines. Dans un geste d’amour désespéré, la narratrice imagine tenir les racines de la tumeur dans sa bouche et lui insuffler la vie pour retarder l’issue. Mais la maladie finit par absorber tout le reste, jusqu’au regret de ne pas avoir dit adieu à temps.

Un texte construit autour d’une consultation médicale atteint une densité remarquable. La mère explique que la tumeur n’est pas comme la chaussette perdue d’un enfant, que l’on peut chercher et retrouver. La chute renverse l’image : la chaussette a été retrouvée, la tumeur aussi, mais pas la mère.

Le recueil inscrit ensuite cette expérience dans une histoire plus vaste de la violence, notamment à travers A.R. Ammons. L’autrice oppose sa propre genèse poétique à celle d’un homme qui écrit après avoir tué, alors qu’elle écrit après avoir vu une tumeur arrachée au corps de sa mère. La tumeur devient ainsi la trace d’une violence plus vaste, qui semble prolonger l’histoire coloniale et impériale jusque dans le corps d’une femme arabe.

Le droit d’être poète

Qui peut se dire poète ? Cette interrogation traverse le rapport de la narratrice au monde universitaire comme au milieu littéraire. Elle constate que celui-ci manque parfois de la fragilité nécessaire à l’émergence du poème.

Lorsqu’une consœur lui demande si elle est réellement poète, aucune justification ne vient. Elle préfère laisser la fleur pousser sans couper sa tige, ouvrir les jardins plutôt que de les enfermer. À ceux qui doutent encore, une image suffit : le parfum des roses sur ses épaules.

Cette réflexion s’accompagne d’une véritable poétique de la langue. Voyelles brèves, troncation des noms, hiérarchie des sons et polysémie deviennent des outils pour penser l’identité et la résistance. La grammaire arabe n’est plus seulement un système de règles : elle devient une matière littéraire.

La forme elle-même est éclatée : vers libres amples, fragments de prose, ellipses, chutes et répétitions. Les longs poèmes adressés au père accumulent les images et les retours de mémoire, tandis que les textes courts privilégient la densité. Un poème particulièrement libre passe d’un rêve pastoral à une scène en voiture, puis à l’image du lait mêlé au miel, avant de revenir à la maternité et à la solitude.

Les amours ratées apparaissent également, parfois avec autodérision. Une rencontre manquée, d’abord attribuée à une couleur de vêtement, débouche sur une réflexion plus grave : certaines femmes ont connu la poésie avant les hommes, mais leur cœur aurait été « pressé » avant même d’avoir pu battre.

L’enfance, enfin, n’est pas une simple nostalgie. Se dire enfant à vingt-cinq ans devient une forme de résistance. Une greffe de cœur imaginaire pousse même cette idée jusqu’à son extrême : retrouver son enfance signifierait mourir à l’adulte que l’on est devenu.

Le recueil réussit ainsi à faire dialoguer l’intime et le collectif : l’enfance, le corps et la famille y rencontrent le genre, l’institution littéraire et la violence historique. La langue arabe constitue elle-même un espace de résistance, tandis que la poésie apparaît moins comme une performance que comme une manière de vivre et de témoigner.

Le titre promettait une fleur dont le corps n’avait pas encore lui. À la fin du recueil, cette promesse ressemble à un avertissement : le corps finira par luire. Et lorsqu’il luira, il brûlera.

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‘‘Zerda’’ de Radhia Toumi | Murmures du corps et des absents

25. August 2026 um 07:49

Publié vers la fin de l’année 2024 aux Éditions Khayal, ‘‘Zerda’’ est un recueil de poésie en langue française de la poétesse algérienne Radhia Toumi. En feuilletant et en lisant ce livre, on entre dans une poésie contemporaine en vers libres, intime et viscérale, où chaque mot semble taillé dans la chair et la mémoire. Le corps, l’âme, la solitude, la guerre, l’exil : tout est là, inscrit dans la tension fragile de l’existence.

Djamal Guettala

Dès «ADN», la douleur devient génétique. La double hélice «étourdie» égare son «écharpe hélicée», et l’ADN lui-même vacille. Le corps devient un champ de bataille intime, où chaque cellule porte le poids de l’histoire et de la souffrance.

Dans «Aide-moi à trouver mon corps», la tragédie prend la mer pour décor : corps engloutis, âmes séparées, disparition et exil se transforment en un «ventre immense d’eau et de sel». La poésie devient alors cri et témoignage, à la fois intime et collectif.

Le corps entre identité, mémoire, absence et exil

    La poésie de Radhia Toumi repose sur le vers libre, sans rimes ni métrique régulière, mais aussi sur une succession d’images, de métaphores, d’ellipses et de silences qui donnent au texte son rythme particulier. Des formules comme «la mer m’a pris les jambes» ou «les miroirs ne connaissent plus mon histoire» ne cherchent pas seulement l’effet poétique : elles déplacent le réel et le chargent d’une dimension symbolique. Le corps devient alors identité, mémoire, absence et exil. Chaque image semble ouvrir une seconde lecture derrière le récit apparent.

    Cette écriture reste pourtant accessible. Toumi ne s’enferme ni dans une poésie hermétique ni dans une expérimentation formelle gratuite. Ses textes possèdent souvent une dimension narrative : ils racontent une situation, une rencontre, une séparation, une douleur ou un souvenir, avant de basculer vers l’émotion et le symbole. La poésie naît précisément de cette transformation du quotidien en expérience intérieure. Certaines chutes reconfigurent ainsi le sens des vers précédents et laissent au lecteur un écho qui dépasse le poème lui-même.

    La solitude s’invite également dans les espaces domestiques. Dans «La chambre des invités», les chaises de bois et de cuir vides, le silence et l’absence transforment la pièce en miroir de la vacuité intérieure.

    «Regard furtif» saisit l’éphémère d’un désir timide qui s’éteint dans l’abîme : chambres fantômes secouées par le vent, mélancolie saccadée, cœur «à bout de force» qui crie sa fatigue. Le quotidien devient un territoire de mémoire et de contemplation, où le vent, l’espace et le silence traduisent la fragilité des liens humains.

    De l’amour virtuel aux blessures du monde

    Toumi mêle aussi la modernité à son souffle poétique. Dans «À mon chéri / À ma chérie», l’amour circule par Viber et par émojis : un «Je t’aime» devient un «colis virtuel instantané», tandis que la distance se transforme en chewing-gum que l’on peut étirer et rouler à volonté. L’humour, tendre et doux-amer, souligne la fragilité des relations contemporaines tout en célébrant leur capacité à se réinventer.

    Mais la gravité rôde toujours. Dans le poème de la page 43, l’un contemple un rayon sur sa chemise tandis que l’autre vit la guerre au quotidien. Les cœurs virtuels deviennent alors des symboles de résistance : «Y a-t-il un espace bleu qui voudrait abriter nos familles ?» Une question suspendue, un cri pour la paix, la recherche d’un abri qui semble ne pas exister.

    La langue de Toumi est claire, épurée, mais chargée de musique et de chair. Ses images sont à la fois organiques et surréalistes : l’ADN qui perd son écharpe, les poissons autour d’une chaise, la distance transformée en chewing-gum. Les poèmes courts frappent comme des scalpels, tandis que les textes plus longs explorent les tensions entre désir, mémoire et douleur. L’écriture avance ainsi par fragments, silences et associations d’images, sans jamais perdre le fil émotionnel qui relie les textes.

    Le titre lui-même mérite que l’on s’y arrête. En Algérie, la zerda (زردة) désigne traditionnellement un festin communautaire ou une cérémonie d’hommage à un saint local. On y partage un repas en signe de gratitude après une épreuve ou pour célébrer un bienfait. Par extension, le mot renvoie aussi à un grand banquet convivial, à un moment collectif où les individus se retrouvent autour d’un même espace, d’une même mémoire et d’un même geste de partage.

    Le corps absent, ou l’exil comme déchirure

    Chez Radhia Toumi, ce mot prend une résonance particulière. Le banquet collectif se déplace vers l’espace intérieur ; le rassemblement devient rassemblement des souvenirs, des blessures, des voix et des absences. La zerda n’est plus seulement ce qui réunit les vivants autour d’une table : elle devient une manière de convoquer ce qui manque, de faire revenir les absents par la parole et de transformer la douleur individuelle en expérience partagée. Le titre porte ainsi en lui une tension féconde entre le collectif et l’intime, entre la célébration et le deuil, entre la mémoire populaire et la quête intérieure.

    Cette lecture fait aussi surgir une autre voix possible, comme un écho lointain aux motifs qui traversent Zerda. Parmi les textes que l’on pourrait mettre en regard de l’univers de Radhia Toumi, «Le corps absent» possède, à mes yeux, une force particulière. Il rejoint naturellement plusieurs motifs de Zerda — le corps, la mer, l’exil, la mémoire et les absents — sans chercher à les expliquer. Tout passe par l’image, le déplacement et le silence.

    Le corps absent

    J’ai laissé mon corps

    sur le quai,

    entre deux valises

    et le dernier regard de ma mère.

    Depuis,

    je marche avec une ombre

    qui ne connaît plus mon nom.

    La mer m’a pris les jambes,

    les mains,

    la mémoire des matins.

    Elle a gardé quelque part

    mes vingt ans,

    mes rêves pliés

    dans une chemise blanche.

    Je cherche mon visage

    dans les vitrines du Nord,

    mais les miroirs

    ne connaissent pas mon histoire.

    Alors je parle au vent.

    Je lui demande

    où sont ceux

    qui sont partis avant moi.

    Il ne répond pas.

    Il soulève seulement

    un peu de poussière

    sur le chemin du retour.

    Et je comprends soudain

    que mon corps n’a pas disparu.

    C’est moi

    qui suis restée

    de l’autre côté de la mer.

    Ce poème me paraît particulièrement fort parce qu’il ne raconte pas l’exil de manière documentaire : il le fait ressentir à travers la dissociation du corps et de l’identité. Le quai devient le lieu de la séparation, la mer celui de la dépossession, les vitrines du Nord celui d’une identité devenue étrangère à elle-même. Quant à la chute — «C’est moi / qui suis restée / de l’autre côté de la mer» — elle renverse le sens de l’absence : le corps n’est pas perdu, c’est une part du sujet qui est demeurée dans l’autre rive.

    La proximité avec ‘‘Zerda’’ est donc thématique, mais elle ne doit pas devenir imitation. Ce qui importe est précisément que chaque écriture conserve sa voix. Chez Radhia Toumi comme dans ce texte, le corps devient une porte d’entrée vers des territoires plus vastes : l’exil, la mémoire, l’amour, la guerre, la perte et le retour impossible. La poésie ne cherche pas à donner une réponse ; elle creuse l’absence jusqu’à faire apparaître ce que les mots ordinaires ne parviennent plus à dire.

    À la fin de la lecture, on sort ébranlé mais aussi apaisé, avec le sentiment d’avoir touché une vérité à la fois intime et collective. Zerda murmure au lecteur sa force et sa fragilité, transforme la souffrance en beauté et invite chacun à méditer sur l’humain, ses corps, sa mémoire et le souffle des absents.

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