France : Environ 400 interpellations après les manifestations

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Le bitcoin progressait vendredi soir d’environ 2 %, à 81 842 dollars, après être brièvement passé sous le seuil des 80 000 dollars lors de la séance précédente. Le repli des rendements des bons du Trésor américain et celui des cours du pétrole ont favorisé ce mouvement de reprise, soutenu également par des achats opportunistes.
Malgré ce rebond, le bitcoin affichait encore un recul d’environ 2 % sur la semaine. Depuis le début du mois d’octobre, il perdait également plus de 2 %, contredisant une nouvelle fois la réputation traditionnellement favorable de ce mois aux cryptomonnaies, surnommé « Uptober ».
Plusieurs facteurs continuent de peser sur le marché. Les anticipations d’un nouveau relèvement des taux de la Réserve fédérale américaine, alimentées par des chiffres d’inflation élevés en septembre, réduisent l’attrait des actifs spéculatifs. La hausse des rendements obligataires et les tensions sur les prix de l’énergie renforcent cette pression.
Les fonds négociés en Bourse (ETF) adossés au bitcoin au comptant connaissent également une nouvelle semaine de sorties nettes. Selon les données de SoSoValue citées par Investing.com, celles-ci atteignaient environ 146,2 millions de dollars sur la semaine au moment de la publication.
La correction des grandes valeurs technologiques et des entreprises liées à l’intelligence artificielle a, par ailleurs, contaminé le marché des cryptomonnaies. Après les gains enregistrés au deuxième trimestre, certains investisseurs semblent privilégier les prises de bénéfices dans un environnement financier devenu plus incertain.
Le rebond du bitcoin a entraîné les principales cryptomonnaies dans son sillage. L’ether progressait de 4,7 %, à environ 2 451 dollars, tout en restant en baisse sur la semaine. Le XRP, Solana et Cardano affichaient également des gains journaliers, sans effacer leurs pertes hebdomadaires.
Cette reprise demeure fragile. Entre les perspectives de taux américains plus élevés, les sorties de capitaux des ETF et la correction des valeurs technologiques, le marché des cryptomonnaies reste exposé aux arbitrages des investisseurs et à l’évolution des anticipations macroéconomiques.
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La hausse de la taxe bancaire figure parmi les principales mesures que Healy a soumises au Bureau de la responsabilité budgétaire avant sa première présentation budgétaire, prévue le 28 octobre, selon un rapport publié ce samedi par Bloomberg, qui cite des sources proches du dossier. Cette mesure devrait vraisemblablement entraîner une augmentation de la surtaxe bancaire, qui s’ajoute au taux d’imposition de base des sociétés, ont indiqué les mêmes sources.
La proposition d’augmenter la surtaxe bancaire, actuellement fixée à 3 %, a été publiée dans The Guardian jeudi 15 octobre. Ce taux était de 8 % jusqu’en 2023, date à laquelle le prédécesseur conservateur de Healy, Jeremy Hunt, l’avait abaissé. Son rétablissement à son niveau antérieur permettrait de générer 2 milliards de livres sterling de recettes.
Un porte-parole du ministère des Finances a refusé de commenter ces projets. « Comme toujours, les décisions en matière de fiscalité relèvent de la compétence du ministre des Finances et sont présentées lors de la présentation de son budget. Elles ne font pas l’objet de commentaires réguliers sur des rumeurs, des spéculations ou des propositions », a déclaré le ministère.
Les spéculations concernant une éventuelle taxation des banques se sont intensifiées depuis l’entrée en fonction du Premier ministre Andy Burnham en juillet. Healy n’a pas exclu une hausse d’impôts lors des réunions du Fonds monétaire international (FMI) à Bangkok cette semaine. Pourtant, dans une interview accordée à Bloomberg dans la capitale thaïlandaise, il avait qualifié le secteur financier de la City de Londres de « fleuron » de l’économie britannique.
Burnham s’est engagé à apporter un soutien aux Britanniques confrontés à une forte hausse de leurs factures d’énergie et de leurs mensualités de crédit immobilier suite à la guerre menée par les États-Unis contre l’Iran. Healy a confirmé lors des réunions du FMI que cette aide serait temporaire et ciblée sur les personnes les plus démunies.
Parmi les options envisagées par le Trésor pour le budget figurent l’augmentation du financement du programme de réduction des factures d’énergie de chauffage domestique – qui offre actuellement une réduction de 150 £ (200 $) sur les factures d’énergie aux personnes à faibles revenus ou à celles qui reçoivent certaines prestations de sécurité sociale – et le gel des droits d’accise sur le carburant.
Healy cherche également à assainir les finances publiques, la hausse des coûts d’emprunt liée à la guerre ayant, selon les estimations, réduit de moitié la réserve budgétaire de 23,6 milliards de livres sterling qu’il a héritée de l’ancienne chancelière de l’Échiquier, Rachel Reeves. Il doit également combler un déficit de financement des dépenses de défense.
La décision de Healy d’augmenter les impôts sur les banques fait suite à une intense campagne de lobbying menée par des groupes de réflexion et des syndicats de gauche, qui exhortent le Trésor à sévir contre le secteur bancaire, lequel a récemment enregistré des profits records, stimulés par la hausse des taux d’intérêt.
Rappelons enfin que l’Institut de recherche sur les politiques publiques a proposé l’an dernier une taxe sur les banques afin de récupérer ce qu’il a qualifié de subvention gouvernementale « vertigineuse » qu’elles avaient reçue à la suite du programme d’assouplissement quantitatif de la Banque d’Angleterre.
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Le média libyen Al-Wasat, citant la plateforme américaine Africa Business Insider, a rapporté le 16 octobre que Tripoli a adressé en août dernier une note diplomatique à Athènes pour contester les activités de prospection dans des secteurs maritimes dont la délimitation reste litigieuse. Les autorités libyennes estiment que ces opérations portent atteinte à leurs revendications sur le plateau continental, officiellement présentées aux Nations unies le 27 mai 2025.
La contestation libyenne vise notamment les projets de relevés sismiques au sud de la Crète, à proximité du Péloponnèse et dans la mer Ionienne. Tripoli considère que toute initiative unilatérale dans ces espaces risque de compromettre les négociations engagées avec Athènes sur la délimitation des frontières maritimes.
Dans sa note, la partie libyenne aurait également rappelé l’existence d’un accord de principe entre les deux gouvernements visant à éviter les mesures susceptibles de perturber les discussions en cours. Elle avertit que ces opérations pourraient ralentir, voire interrompre, des négociations qui ont enregistré des progrès limités.
Athènes rejette les objections libyennes
La Grèce défend pour sa part sa position juridique et juge les objections libyennes dépourvues de fondement légal, selon des sources diplomatiques grecques citées par la presse locale. Le ministère grec des Affaires étrangères aurait répondu à la note de Tripoli par les canaux diplomatiques officiels. Malgré ces divergences, les deux pays affirment maintenir le dialogue sur la délimitation de leurs espaces maritimes.
L’enjeu dépasse le seul différend bilatéral. La Méditerranée orientale concentre des intérêts énergétiques et stratégiques croissants, alors que les États riverains cherchent à valoriser leurs ressources offshore. L’arrivée de grands groupes internationaux comme Chevron renforce l’importance économique de ces zones, mais accentue aussi les tensions sur leur statut juridique.
La capacité d’Athènes et de Tripoli à poursuivre leurs négociations sans laisser les projets d’exploration compromettre le dialogue constituera un enjeu majeur pour la stabilité énergétique et diplomatique de la région.
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Avant le début du conflit, le 28 février 2026, avec les frappes israélo-américaines contre l’Iran, l’Irak, membre de l’OPEP, produisait environ 4 millions de barils de pétrole par jour, dont 3,5 millions étaient exportés, principalement depuis le sud du pays via le détroit d’Ormuz. Cependant, les restrictions de navigation imposées par l’Iran dans ce passage crucial pour l’approvisionnement énergétique mondial ont contraint l’Irak à interrompre la production dans la plupart de ses gisements…
« L’Irak a subi des pertes estimées à environ 60 milliards de dollars lors de la récente guerre entre les États-Unis et la République islamique d’Iran », a déclaré le ministre lors d’une rencontre à Rome avec son homologue italien, selon un communiqué de la diplomatie irakienne. Après une forte baisse de la production, les exportations de pétrole irakiennes, qui représentent 90 % des recettes du pays, ont récemment rebondi modérément pour atteindre 2,6 millions de barils par jour du 1er au 21 septembre, selon le ministère du Pétrole. Dans le même temps, l’Irak a vu ses réserves de change diminuer de 20 milliards de dollars et les prix à la consommation augmenter fortement.
Afin de gérer la crise économique, la Banque centrale irakienne a récemment relevé le taux de change officiel du dollar pour la première fois en plus de trois ans. Le pays s’efforce également de diversifier ses sources de revenus et d’augmenter la part des recettes provenant de secteurs autres que le pétrole, qui passerait de 10 % à 45 % d’ici 2037…
Le Fonds monétaire international souligne que l’Irak figure parmi les pays les plus durement touchés par les problèmes de transport causés par la guerre du Moyen-Orient.
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Le roi du Maroc, Mohammed VI, a nommé, vendredi 16 octobre 2026, les membres du nouveau cabinet, présidé par Fatima Ezzahra El Mansouri, la première cheffe du gouvernement de l’histoire de son pays, avec le maintien de plusieurs ministres sortants, dont ceux de l’Intérieur et des Affaires étrangères. Le monarque a présidé au palais royal...
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Tesla a présenté une nouvelle version de sa Roadster, une sportive électrique développée avec des technologies issues de SpaceX, l’entreprise spatiale d’Elon Musk. Dévoilé au Texas le 15 octobre 2026, le véhicule a fait sensation lors d’une démonstration spectaculaire au cours de laquelle il s’est élevé dans les airs. Sa production est désormais annoncée pour 2028, près de neuf ans après la présentation initiale de cette deuxième génération.
La nouvelle Tesla Roadster se distingue par un dispositif de propulsion inspiré de l’ingénierie aérospatiale de SpaceX. Lors de la démonstration organisée au Texas, le prototype a effectué plusieurs manœuvres inhabituelles pour une voiture, notamment un déplacement sur une rampe inversée, des rotations aériennes et un saut au-dessus d’autres véhicules.
Selon les explications présentées lors de l’événement, le système repose sur dix propulseurs alimentés par de l’air comprimé, avec un réservoir d’une capacité annoncée de 600 litres. Tesla associe cette technologie à un système d’aspiration multimode destiné à améliorer certaines performances du véhicule.
Cette configuration vise notamment à renforcer l’accélération et les capacités de manœuvre de la voiture. Toutefois, les démonstrations aériennes ne signifient pas que la Roadster pourra voler librement sur les routes : la légalité et l’homologation de ces équipements restent des questions distinctes.
Tesla affirme que la Roadster pourra passer de 0 à 60 miles par heure, soit environ 97 km/h, en moins d’une seconde dans ses versions les plus performantes. La vitesse maximale annoncée dépasse 230 miles par heure, soit environ 370 km/h.
L’autonomie annoncée atteint environ 300 miles, soit près de 483 kilomètres. Ces chiffres correspondent aux performances communiquées lors de la présentation et devront être appréciés à la lumière des caractéristiques définitives des modèles de série et des conditions de mesure.
Les trois configurations affichent une vitesse maximale supérieure à 370 km/h et une autonomie annoncée d’environ 483 kilomètres. Ces caractéristiques restent à confirmer sur les véhicules de série.
Tesla a ouvert des réservations pour certaines versions. Selon les informations publiées par TechCrunch le 15 octobre, la réservation de la version Performance nécessite un versement de 50 000 dollars, tandis que celle de la version Thrust implique 250 000 dollars. La variante Rocket est annoncée sur invitation.
Ces sommes correspondent aux montants de réservation communiqués, et non à une confirmation complète du prix final de chaque véhicule. Tesla n’a pas annoncé de tarif définitif pour l’ensemble de la gamme lors de la présentation.
La commercialisation reste par ailleurs conditionnée à la mise au point du modèle et aux exigences réglementaires applicables sur les marchés visés.
La présentation de cette nouvelle Roadster intervient près de neuf ans après le dévoilement initial de la deuxième génération, en novembre 2017. Le projet a connu plusieurs retards, alors que Tesla a privilégié d’autres priorités industrielles, notamment la montée en cadence de ses véhicules électriques.
Elon Musk a désormais annoncé un démarrage de la production en 2028. Cette échéance ne signifie toutefois pas que les premières livraisons auront lieu simultanément sur tous les marchés.
Lire aussi : Voitures électriques : Tesla détrôné !
Au-delà de ses performances, la Roadster joue un rôle particulier dans la stratégie de Tesla : celui d’un véhicule vitrine destiné à mettre en avant les capacités technologiques de la marque. Son apport direct aux ventes globales du constructeur devrait rester limité par rapport aux modèles de grande diffusion.
La démonstration spectaculaire ne lève pas toutes les interrogations. Les équipements permettant à la voiture de se soulever ou d’effectuer des figures aériennes ne sont pas automatiquement autorisés sur la voie publique. Leur homologation, les conditions de sécurité et les réglementations nationales devront être examinées séparément.
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Suite à l’invasion de l’Ukraine en février 2022, les athlètes russes ont été interdits de participation à de nombreuses compétitions internationales. Certains ont ensuite été autorisés à concourir sous statut neutre, sans drapeau ni hymne national. S’exprimant jeudi 15 octobre auprès de l’agence TASS, Zampolli a déclaré : « Je suis optimiste quant aux progrès futurs qui permettraient d’établir un mécanisme fiable pour une participation plus complète des athlètes russes aux Jeux olympiques de Los Angeles de 2028 », a-t-il déclaré. « Les États-Unis doivent organiser des Jeux sûrs, équitables et ouverts à tous les athlètes admissibles ».
Le Comité international olympique (CIO) a levé provisoirement la suspension du Comité olympique russe en juillet, ouvrant la voie à une participation plus large aux Jeux olympiques de Los Angeles 2028. Cependant, il n’a pas encore décidé si les athlètes russes pourront concourir sous leur drapeau et leur hymne nationaux. Plusieurs fédérations internationales, dont World Aquatics, World Gymnastics et la Fédération internationale d’escrime, ont également assoupli les restrictions imposées aux compétiteurs russes.
Zampolli a qualifié le retour du drapeau et de l’hymne russes aux Jeux paralympiques d’hiver de 2026 en Italie d’« étape importante », arguant qu’exclure les meilleurs athlètes pour des raisons sans rapport avec leur conduite nuit à la compétition internationale. « Les vrais champions veulent battre les meilleurs », a-t-il déclaré. « Les plus grandes victoires sont celles remportées contre les adversaires les plus redoutables »…
Moscou a dénoncé à plusieurs reprises ces interdictions, les qualifiant de politiquement motivées, et les a contestées devant les tribunaux.
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Les dirigeants de l’UE, réunis jeudi 15 octobre à Bruxelles, ont demandé à la Commission européenne, chargée des affaires commerciales de l’Union, de préparer et de soumettre une proposition concernant cet outil d’ici la fin de l’année. Cette mesure fera l’objet de négociations l’année prochaine, a indiqué l’une des sources. Cet outil vise à constituer une mesure de « seconde riposte » pour dissuader d’autres pays de déclencher une guerre commerciale avec l’UE, ont indiqué les sources. La Commission présentera un autre instrument, destiné à diversifier les chaînes d’approvisionnement, en décembre, avant le prochain sommet des dirigeants européens.
Pékin a menacé de représailles si l’UE introduit de nouveaux outils commerciaux discriminatoires ou des mesures restrictives ciblant les entreprises ou les produits chinois. « Nous ne disposons pas de mesures suffisantes pour lutter contre les pratiques déloyales et nous n’avons pas suffisamment investi dans notre compétitivité et notre capacité d’innovation. Le nouveau budget de l’UE devrait être conçu de manière à répondre à ces besoins », a déclaré le Premier ministre néerlandais Rob Jetten aux journalistes.
Les dirigeants des 27 États membres de l’UE se réunissent à Bruxelles, après avoir déjà conclu un accord avec Pékin pour limiter les importations de voitures hybrides en provenance de Chine – une première étape vers la réduction du déficit commercial des biens, qui atteignait 360 milliards d’euros en 2025, comme le note Reuters.
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Les discussions opposent les États favorables à une plus grande souplesse budgétaire pour soutenir les ménages et les entreprises à ceux qui défendent le maintien d’une stricte discipline financière. En parallèle, les Vingt-Sept peinent à s’accorder sur le volume et la répartition des dépenses européennes, entre compétitivité, défense, transition écologique, agriculture et cohésion territoriale.
A cet égard, la Grèce et l’Italie plaident pour une marge de manœuvre budgétaire accrue afin d’atténuer les conséquences de la hausse des prix de l’énergie sur les entreprises et les consommateurs. Athènes dispose déjà d’une flexibilité estimée à environ 700 millions d’euros pour la période 2026-2027, mais souhaite pouvoir l’utiliser plus librement sans engager une révision générale des règles budgétaires européennes. À son arrivée au sommet, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a averti que la crise énergétique alimentait une nouvelle vague inflationniste et appelé à une réponse coordonnée à l’échelle européenne.
Les divergences concernent également la politique climatique. Le président chypriote Nikos Christodoulidis a demandé un nouveau report du deuxième système européen d’échange de quotas d’émission, le SEQE-2. D’autres gouvernements redoutent qu’un report ou un affaiblissement de ce dispositif ne compromette les objectifs de transition écologique de l’Union.
Le budget 2028-2034 au cœur de la bataille
Les désaccords sont encore plus marqués autour du prochain cadre financier pluriannuel. Une proposition portée par l’Irlande prévoit de réduire de 141 milliards d’euros le montant envisagé initialement par la Commission européenne. Plusieurs pays partisans d’une politique budgétaire restrictive souhaitent aller plus loin. Le chancelier allemand Friedrich Merz a estimé que le budget devait être réduit « sensiblement », tandis que le Premier ministre suédois Ulf Kristersson a jugé la proposition « totalement inacceptable ». À l’inverse, les 17 pays regroupés au sein des « Amis de la cohésion » s’opposent à de nouvelles coupes dans les politiques agricoles et de cohésion, qui soutiennent les revenus agricoles et le développement des régions européennes.
Kyriakos Mitsotakis a également rejeté la proposition irlandaise, estimant que les ressources envisagées ne correspondaient pas aux ambitions affichées par l’Union. Le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, a exprimé une opposition similaire. Derrière cette confrontation se trouve une question centrale : comment financer simultanément la défense européenne, la compétitivité industrielle, la transition énergétique et les politiques traditionnelles de soutien à l’agriculture et aux régions, sans accroître sensiblement les contributions nationales ?
Un accord difficile avant la fin de l’année
Les négociations devraient se poursuivre lors d’un sommet extraordinaire en novembre, avec l’objectif de dégager un accord politique avant la fin de l’année. Mais les perspectives restent incertaines. Selon des diplomates européens, l’Allemagne, l’Italie et la France ont déjà obtenu la suppression de toute référence explicite au calendrier dans le projet de conclusions du sommet. Ce retrait témoigne des difficultés à fixer une échéance crédible pour un compromis sur le budget.
L’Ukraine doit également figurer à l’ordre du jour, avec la participation annoncée ce vendredi du président Volodymyr Zelensky. Les discussions se dérouleront dans un contexte marqué par les annonces relatives à des livraisons de diesel russe et à une éventuelle trêve énergétique entre Moscou et Kiev…
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La police de Montréal a arrêté un homme de 33 ans soupçonné d’être impliqué dans le meurtre de la Tunisienne Leïla Ben Salem, tuée le 22 septembre dernier dans son appartement alors qu’elle participait à une visioconférence professionnelle. Le suspect doit comparaître devant la justice et faire face à une accusation de meurtre au premier degré.
Un mois après le meurtre de Leïla Ben Salem, l’enquête connaît une avancée majeure. Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a annoncé, jeudi 15 octobre 2026, l’arrestation de Youcef Moussaoui, âgé de 33 ans, dans l’arrondissement de Ville-Marie, au centre-ville de Montréal. Selon le communiqué officiel de la police, l’homme faisait l’objet d’un mandat d’arrêt. Il devait comparaître vendredi 16 octobre devant le tribunal de Montréal pour être accusé de meurtre au premier degré, selon les médias canadiens.
Cette arrestation intervient après plusieurs semaines d’enquête sur la mort violente de la ressortissante tunisienne, âgée de 45 ans. La police a par ailleurs précisé que le meurtre n’était pas lié à un contexte de violence conjugale. À ce stade, les autorités n’ont pas rendu publics les éléments permettant d’établir le mobile du crime ni la nature des éventuels liens entre le suspect et la victime. Les preuves recueillies et les circonstances du meurtre doivent être exposées au cours de la procédure judiciaire.
Le drame s’est produit le mardi 22 septembre 2026, vers 15 h 25, dans un appartement situé sur le boulevard René-Lévesque, près de la rue Saint-Christophe, dans le secteur de Ville-Marie. Leïla Ben Salem participait alors à une réunion virtuelle liée à son travail à l’Agence du revenu du Canada lorsqu’un homme serait entré dans son logement et l’aurait violemment agressée à l’aide d’un objet contondant, selon les informations rapportées par les médias canadiens.
Alertés pour vérifier l’état de santé d’une personne, les policiers ont découvert la victime inanimée dans son appartement. Son décès a été constaté sur place. Le meurtre avait provoqué une vive émotion au Canada, notamment parmi ses collègues, ses proches et les organisations engagées contre les violences faites aux femmes. Le Premier ministre canadien, Mark Carney, avait également présenté ses condoléances à la famille de la victime.
Mère d’un garçon de 12 ans, Leïla Ben Salem était employée de l’administration fiscale canadienne. Ses proches avaient exprimé leur incompréhension face à la violence du crime, tandis que son amie Marie Gagnon avait refusé de réduire le souvenir de la victime aux circonstances tragiques de sa mort.
Le corps de la défunte a été rapatrié en Tunisie le mercredi 30 septembre 2026, à bord d’un vol de Tunisair, après l’accomplissement des formalités administratives et légales et avec l’accord de sa famille. L’ambassade de Tunisie au Canada avait indiqué avoir entrepris des démarches auprès des autorités canadiennes afin d’obtenir des informations sur les circonstances du décès et de suivre l’évolution de l’enquête.
L’arrestation annoncée par la police de Montréal constitue ainsi une étape importante dans cette affaire. La détermination des responsabilités et l’établissement du mobile du crime restent toutefois du ressort de la justice.
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