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Tourisme : le trafic des croisières en hausse de 31,5 % au port de La Goulette

Von: S. R
09. Oktober 2026 um 19:15

Le port de La Goulette a accueilli environ 243 000 touristes à fin septembre 2026, contre 200 000 durant la même période de 2025, enregistrant ainsi une progression de 21,5 %. Le nombre de croisiéristes devrait atteindre près de 355 000 sur l’ensemble de l’année, contre environ 270 000 en 2025, soit une hausse prévisionnelle […]

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Inclusion financière : Soutenir l’autonomisation économique des catégories vulnérables

09. Oktober 2026 um 19:00

L’inclusion financière des femmes et des jeunes représente un enjeu capital pour le développement socioéconomique de la Tunisie. Au-delà de la simple détention d’un compte bancaire, elle englobe l’accès à une gamme complète de services financiers adaptés, tels que le crédit, l’épargne, l’assurance et les moyens de paiement. Malgré les efforts déployés pour renforcer l’inclusion […]

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Un entrepreneur tunisien distingué par le prix d’honneur d’ONU- Habitat pour ses solutions de construction durables

09. Oktober 2026 um 18:39

Le chef d’entreprise tunisien Abdelmalek Ghannem, fondateur de la Société industrielle de moulage de bâtiments (SOIB), a été couronné du prix d’honneur 2026 du Programme des Nations unies pour les établissements humains, (ONU- Habitat) en reconnaissance de ses contributions au développement de solutions constructives novatrices et durables basées sur la transformation des déchets de carrières […]

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Bourse de Tunis : Le Tunindex clôture la semaine sur une baisse de 0,5%

09. Oktober 2026 um 18:21

Le marché boursier a terminé la semaine du 5 au 9 octobre 2026, sur une note baissière. L’indice de référence a inscrit un retrait de 0,5 %, s’établissant à 18 604,24 points, ramenant ainsi sa performance depuis le début de l’année à +38,3 %, selon l’analyse hebdomadaire de l’intermédiaire en bourse Tunisie Valeurs. En l’absence […]

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ZLECAf : la Tunisie face à l’équation africaine, paiement, logistique et transition verte

09. Oktober 2026 um 17:12

La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) promet un marché unique de plus d’un milliard de consommateurs. Pour la Tunisie, l’enjeu n’est plus de démontrer l’intérêt du continent, mais de lever les obstacles concrets qui empêchent encore les entreprises d’en saisir les opportunités. Paiements, coût logistique, financement et organisation de l’appui à l’export constituent aujourd’hui les principaux chantiers. À cela s’ajoute une dimension émergente : la transition énergétique et l’industrialisation verte, désormais au cœur de l’agenda continental.

La conjoncture internationale fragilisée par les tensions géopolitiques et le durcissement des règles d’accès aux marchés traditionnels pousse la Tunisie à diversifier ses débouchés. L’Afrique apparaît alors comme une évidence géographique et économique. Mais cette évidence se heurte encore à des réalités opérationnelles.

Foued Guedich, président de Taste Tunisia (Agrigold International), membre du bureau exécutif de la CONECT et ancien président de la CONECT International, identifie deux freins majeurs : la logistique et le paiement.  « Ce sont les deux leviers essentiels pour améliorer nos performances à l’export vers les marchés africains », estime-t-il.

Le problème du paiement est particulièrement parlant. Dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne, notamment en Côte d’Ivoire et au Sénégal, la Tunisie ne reconnaît pas le franc CFA dans ses transactions. L’exportateur tunisien doit donc être réglé en euros ou en dollars. Le client d’Abidjan ou de Dakar est contraint d’acheter des devises fortes pour payer une facture, alors même que l’entreprise tunisienne a besoin de francs CFA pour se déplacer, prospecter, importer ou financer ses activités sur place.

Le PAPSS, une avancée encore inachevée

Le mécanisme PAPSS, mis en place sous l’égide de la ZLECAf, vise précisément à faciliter les virements entre monnaies africaines. La Banque centrale de Tunisie l’a adopté, ce qui constitue une avancée institutionnelle importante. Mais, souligne Foued Guedich, l’adoption ne suffit pas : les banques, en tant qu’intermédiaires agréés, doivent réellement le mettre en œuvre.

Or, à ce jour, les transactions restent limitées. Les établissements bancaires peuvent y voir une réduction de certaines commissions, alors que les opérateurs économiques y voient un outil indispensable pour fluidifier leurs échanges. Le défi est donc autant réglementaire que pratique : transformer une décision de la Banque centrale en service bancaire accessible, simple et compétitif pour les PME exportatrices.

Logistique et barrières invisibles

La question logistique constitue le second verrou. Zied Jaouadi, vice-président de la Chambre des sociétés de commerce international de l’UTICA et de la Chambre panafricaine de commerce et d’industrie, relève que la Tunisie affiche l’un des coûts logistiques les plus élevés de la Méditerranée. Le problème ne se limite pas aux ports tunisiens : de nombreuses liaisons vers l’Afrique nécessitent deux ou trois transbordements, ce qui alourdit les délais, les coûts et les risques.

À cela s’ajoutent les barrières non tarifaires. Foued Guedich rappelle que l’accès à l’Union européenne ne se résume plus aux droits de douane : les exigences liées à l’empreinte carbone et aux normes environnementales s’appliquent dès l’entrée des conteneurs. Cette tendance protectionniste renforce l’intérêt d’une stratégie africaine, mais exige aussi des entreprises tunisiennes qu’elles montent en gamme et anticipent les nouvelles règles du commerce international.

Financement et accompagnement : le maillon manquant

Pour Zied Jaouadi, le premier défi du secteur privé reste l’accès au financement. Avec des taux d’intérêt élevés, le coût du crédit pèse particulièrement sur les PME exportatrices, souvent fragiles et peu capitalisées. Le deuxième défi est logistique. Le troisième, plus structurel, concerne la réforme des organismes d’appui à l’exportation, notamment les chambres de commerce et les centres de promotion des exportations.
Son constat est net : il faut passer d’une logique de promotion à un accompagnement de long terme du développement exportateur. Cela suppose des services plus proches des entreprises, une meilleure connaissance des marchés africains, un appui juridique et commercial, ainsi qu’un suivi après l’implantation.

La solution proposée est l’implantation directe sur place, à travers des filiales ou des comptoirs commerciaux. Ce modèle permettrait de disposer de stocks sur les marchés africains, de réduire la dépendance aux transbordements et de mieux répondre à la demande locale. Encore faut-il que le financement suive et que les entreprises pensent les flux dans les deux sens : vendre, mais aussi acheter. Cette approche permettrait d’optimiser les flux financiers et de consolider la présence tunisienne en Afrique.

La transition verte, nouveau champ de la ZLECAf

La ZLECAf ne se limite toutefois pas au commerce des marchandises. La transition énergétique occupe une place croissante dans son agenda. Cynthia Gnassingbé-Essonam, conseillère principale pour l’engagement du secteur privé auprès du secrétaire général de la ZLECAf, souligne le lancement de l’Africa Green Industrialization Initiative (AGII).

L’objectif est de fédérer banques multilatérales, banques commerciales et investisseurs afin de financer des projets verts réellement bancables. La question dépasse la seule production d’énergies renouvelables : elle touche aux minéraux critiques, à la transformation locale et aux chaînes de valeur industrielles. L’exemple des véhicules électriques est révélateur : des pays comme la Zambie et la République démocratique du Congo, riches en cobalt, doivent pouvoir transformer leurs ressources au lieu de les exporter brutes.

Un protocole continental sur l’industrialisation et la politique commerciale est en préparation. Il devra intégrer la transition énergétique, les minéraux critiques et, à terme, un cadre harmonisé pour les énergies renouvelables.

Une opportunité à condition d’agir

La Tunisie dispose d’atouts pour devenir un acteur crédible dans cette dynamique : position géographique, savoir-faire industriel, expérience à l’export et intérêt croissant pour les marchés africains. Mais les promesses de la ZLECAf ne se concrétiseront pas par les seuls accords commerciaux.

Il faut activer le PAPSS, réduire les coûts logistiques, faciliter le financement des PME, réformer l’accompagnement à l’export et encourager les implantations directes. Il faut également préparer les entreprises aux exigences de la transition verte, via la mise en place des outils pratiques du commerce:  payer, transporter, financer et s’implanter  ne seront pas réellement opérationnels.

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Mahdia cartonne, Tunis et le Sud décrochent : la carte contrastée du tourisme 2026

Von: S. M.
09. Oktober 2026 um 16:47

De janvier à août 2026, la fréquentation globale se maintient, mais les nuitées hôtelières et le taux d’occupation reculent. Selon des données récentes du ministère du tourisme et de l’Artisanat, la Tunisie a enregistré 7 124 754 entrées de non-résidents de janvier à août 2026, soit -0,5 % par rapport à la même période de […]

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Foued Guedich : « Le paiement interafricain est la clé pour dynamiser nos exportations »

09. Oktober 2026 um 16:59

Le potentiel du marché africain est immense pour les exportateurs tunisiens, mais son exploitation reste entravée par des difficultés logistiques et, surtout, par les dysfonctionnements du système de paiement. Foued Guedich président de Taste Tunisia (Agrigold international), membre du bureau exécutif de la CONECT et ancien président de la CONECT International, livre à L’Economiste Maghrébin son analyse de cette question.

Il estime que le paiement interafricain constitue aujourd’hui le principal chantier à activer pour concrétiser les promesses de la ZLECAf. Tout en précisant: «  La conjoncture internationale actuelle pousse la Tunisie à se tourner davantage vers l’Afrique. Le continent représente un potentiel considérable, mais son exploitation se heurte encore à deux obstacles majeurs : la logistique et le paiement. Ce sont, à mon sens, les deux leviers essentiels pour améliorer nos performances à l’export vers les marchés africains, dans un contexte international fragilisé par les tensions géopolitiques. »

Sur les barrières non tarifaires

Il souligne à cet effet: « La situation est très différente de celle que nous connaissons avec l’Union européenne. Au-delà des droits de douane, il existe aujourd’hui des barrières non tangibles, comme les exigences liées à l’empreinte carbone. Ces mécanismes ne se voient pas directement au moment du dédouanement, mais ils s’appliquent dès l’entrée d’un conteneur dans l’Union européenne. La tendance générale est clairement protectionniste. »

Sur l’intérêt des échanges interafricains, Foued Guedich met l’accent sur l’importance de mettre en place des outils concrets, en particulier des mécanismes de paiement interafricains. 

Sur le problème du franc CFA

Citant l’exemple de  la Côte d’Ivoire ou du Sénégal, deux marchés subsahariens importants pour la Tunisie.  Foued Guedich revient sur les réelles difficultés de paiement. Il indique: « La Tunisie ne reconnaît pas le franc CFA dans ses transactions. L’exportateur tunisien doit donc être payé en euros ou en dollars. Le client d’Abidjan ou de Dakar est ainsi contraint d’acheter des euros pour régler sa facture à un Tunisien. Or, paradoxalement, l’exportateur tunisien a besoin de francs CFA pour se déplacer, prospecter, importer, payer des commissions ou financer ses activités sur place. Le système bancaire tunisien ne permet pas aujourd’hui d’effectuer ces transactions en franc CFA. »

Sur le mécanisme PAPSS

« Il existe pourtant un dispositif mis en place sous l’égide de la ZLECAf : le PAPSS, qui permet les virements entre monnaies africaines. La Banque centrale de Tunisie a adopté ce mécanisme, ce qui constitue une avancée importante. Mais son adoption ne suffit pas : encore faut-il que les banques, en tant qu’intermédiaires agréés, le mettent réellement en œuvre. C’est là que se situe le problème. À ce jour, les transactions restent limitées et nous revenons, en quelque sorte, à la case départ. », poursuit-il. 

Sur les solutions à mettre en œuvre

« L’adoption du PAPSS par la Banque centrale doit désormais s’accompagner d’un effort pour convaincre les banques de l’appliquer. Certes, cela réduira certaines commissions et certains gains pour elles, mais l’enjeu est essentiel pour les opérateurs économiques, exportateurs comme importateurs. Faciliter les paiements, c’est fluidifier les exportations tunisiennes vers l’Afrique ». C’est l’un des points sur lesquels Foued Guedich demande à ce que l’on se concentre en priorité.

Et de conclure: « Au-delà du paiement, il y a les aspects douaniers et logistiques, qui sont tout aussi déterminants. La ZLECAf a le mérite d’avoir posé les bases d’un mécanisme continental, mais ces dispositifs doivent maintenant être effectivement appliqués pour que la Tunisie puisse avancer et saisir les opportunités du marché africain. »

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Dattes et produits agricoles : la Tunisie vise 3 milliards de dinars de recettes à l’exportation

Von: R. I
09. Oktober 2026 um 16:04

La Tunisie pourrait générer 3 milliards de dinars de recettes grâce aux exportations de dattes et de produits agricoles, à condition de lever les obstacles financiers et structurels qui fragilisent les producteurs. C’est le constat dressé par Fethi Ben Khalifa, conseiller économique de l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (UTAP), alors que la […]

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La Tunisie et ses partenaires européens mobilisés autour du Passeport Numérique des Produits

09. Oktober 2026 um 15:58

Une journée nationale d’information et de sensibilisation consacrée au Passeport Numérique des Produits (DPP, en acronyme anglais) a été organisée récemment, par le Centre International des Technologies de l’Environnement de Tunis (CITET). Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Projet d’Accompagnement à la Transition Ecologique de l’Industrie de la Mobilité (PATE-IM) soutenu par la GIZ […]

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Vacances d’hiver : les professionnels du tourisme réclament une révision du calendrier scolaire

09. Oktober 2026 um 15:43

La Fédération Interprofessionnelle du Tourisme Tunisien a appelé, jeudi, à la révision du calendrier des vacances d’hiver, lequel a été fixé du 14 au 27 décembre 2026, faisant part de ses « préoccupations quant aux répercussions de ce calendrier sur le tourisme intérieur, dont l’activité connaît habituellement un pic durant les vacances scolaires ». Ainsi, […]

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Lancement officiel du Conseil d’Affaires Tuniso-Guinéen

09. Oktober 2026 um 15:30

En marge de la mission économique multisectorielle conduite en République de Guinée du 6 au 11 octobre 2026, et lors d’une cérémonie officielle tenue le 09 octobre à l’hôtel Noom à Conakry, le Tunisia Africa Business Council (TABC) annonce la création officielle du Conseil d’Affaires Tuniso-Guinéen (CATG), destiné à renforcer les échanges commerciaux, les investissements […]

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Vacances d’hiver : le tourisme tunisien réclame le 1er janvier

09. Oktober 2026 um 14:44

La Fédération interprofessionnelle du tourisme tunisien (FIPT) demande de prolonger les vacances d’hiver 2026-2027 jusqu’au 1er janvier 2027, au lieu du 14 au 27 décembre fixé par le ministère de l’Éducation. Dans un communiqué publié le vendredi 9 octobre 2026, l’organisation estime que ce calendrier prive les familles et les professionnels des offres de fin d’année.

Cette décision menace l’activité du tourisme intérieur, dont le pic coïncide habituellement avec les congés scolaires. Agences de voyages, hôtels, structures d’hébergement alternatif et restaurants en subiraient les conséquences, tout comme les emplois dans les régions.

La FIPT propose d’instaurer une rotation des vacances scolaires entre les cinq régions. Une telle mesure répartirait mieux la demande, notamment dans les régions de l’intérieur, allégerait la pression sur les établissements, limiterait la hausse des prix et améliorerait l’exploitation des capacités d’hébergement.

Des vacances plus longues étaleraient par ailleurs l’emploi saisonnier, très présent dans le secteur, au lieu de le concentrer sur quelques semaines, ce qui stabiliserait les revenus des travailleurs.

Inscrites dans une approche participative, ces propositions appellent au dialogue entre le ministère et les acteurs du tourisme, afin que le calendrier scolaire tienne compte des enjeux sociaux, économiques et touristiques.

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La Poste tunisienne comptait 4,7 millions d’épargnants à fin septembre

09. Oktober 2026 um 14:20

La Poste tunisienne comptait 4,713 millions d’épargnants à fin septembre 2026, représentant environ 25 % de l’épargne nationale. Ces chiffres ont été communiqués à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la poste, organisée le vendredi 9 octobre à Gammarth.

Placée sous le thème « La Poste tunisienne : l’intelligence artificielle au service de l’inclusion et de la durabilité », la célébration s’est déroulée sous l’égide du ministre des Technologies de la communication, Sofiane Hemissi, en présence du secrétaire général de l’Union postale panafricaine, Sifundo Chief Moyo, du président-directeur général de La Poste tunisienne, Yassine Freïaa, ainsi que de cadres et d’agents de l’institution et de représentants de ses partenaires stratégiques.

Le choix de ce thème s’inscrit dans le cadre du plan stratégique de La Poste tunisienne pour la période 2026-2030. Celui-ci vise à renforcer l’inclusion financière, sociale et économique, à accélérer la transformation numérique et à développer l’utilisation de l’intelligence artificielle dans les services financiers et postaux.

Le plan prévoit également de soutenir le commerce électronique, de mettre en œuvre le projet « Poste verte » afin de réduire la consommation énergétique et de promouvoir le développement durable, ainsi que de renforcer les compétences des ressources humaines.

À travers ces orientations, La Poste tunisienne entend poursuivre la modernisation de ses services tout en consolidant son rôle dans l’inclusion financière et la transition numérique.

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Financement agricole : La BTS mobilise 20 MD pour soutenir le secteur des dattes et de la céréaliculture

09. Oktober 2026 um 13:34

Le directeur central du financement à la Banque Tunisienne de Solidarité (BTS), Mohamed Ali Nhidi, a indiqué aujourd’hui, vendredi 9 octobre 2026, que la banque a alloué une ligne de financement d’une valeur de 20 millions de dinars pour soutenir le secteur des dattes. Lors de sa présence dans l’émission « Sabah El Ward » […]

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La Tunisie officielle se porte comme un charme

09. Oktober 2026 um 13:49

Les responsables du gouvernement ont la fâcheuse tendance de mettre la poussière sous le tapis et de brosser un tableau reluisant de la situation générale dans le pays. Zouhair Attallah, chef de cabinet du ministère des Finances, qui est parmi les mieux informés des indicateurs financiers de la Tunisie, ne déroge pas à cette règle. (Photo: ministère des Finances, La Kasbah, Tunis).

Intervenant lors du 4e Forum financier arabe du Prix de Sharjah pour les finances publiques, organisé à Tunis les 6 et 7 octobre 2026, en collaboration avec l’Organisation arabe pour le développement administratif (relevant de la Ligue des États arabes) et le Département central des finances de Sharjah, sous le thème «Résilience financière et durabilité : concevoir des budgets adaptables et maximiser la valeur pour l’argent public», il a déclaré que la Tunisie a réussi — malgré les crises sanitaires, les catastrophes naturelles et l’instabilité du contexte mondial — à faire preuve de résilience, à enregistrer des taux de croissance positifs et à maintenir l’inflation, le déficit et l’endettement à des niveaux qu’il a qualifiés d’«acceptables». «Ces résultats ont été obtenus grâce aux efforts considérables déployés par les institutions publiques et à une bonne préparation pour absorber et affronter ces circonstances exceptionnelles», a-t-il précisé, selon le compte-rendu du forum diffusé sur la page Facebook du ministère, vendredi 9 octobre.

M. Attallah a également souligné la démarche de réforme engagée par le ministère à court et moyen termes, notamment à travers le renforcement des cadres juridique, institutionnel, organisationnel et humain, la consolidation des principes de bonne gouvernance, ainsi que l’amélioration de l’efficacité et de la transparence des politiques publiques.

Que de bonnes nouvelles en somme pour un auto-satisfécit que des économistes objectifs, examinant les indicateurs macroéconomiques de notre pays, trouveraient immérité.

Avec une inflation de 5,3 %, un déficit budgétaire de 5,2 %, un endettement de 82 % et un chômage de 15,2 %, pour une croissance atone d’à peine 2,5 % (chiffres officiels de 2025), on ne peut pas dire que la Tunisie se porte bien ou qu’elle est en train d’avancer sur la voie du progrès socio-économique.

Non seulement, notre pays a beaucoup régressé par rapport à ses indicateurs de 2010, mais il est en train de manger le pain de ses générations montantes en s’endettant à tour de bras. Et il ne s’endette pas pour investir dans la mise en place d’infrastructures publiques mais pour financer ses dépenses de fonctionnement, et notamment les salaires de ses 700 000 à 750 000 fonctionnaires, ni inventifs, ni productifs ni efficaces.

Non, M. Atallah, la Tunisie ne se porte pas aussi bien que vous le dites ! Interrogez les Tunisiens, qui voient leur pouvoir d’achat régresser et leurs conditions de vie se détériorer jour après jour, ils vous diront exactement le contraire.

I. B.

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Tunisie | Le maintien du taux d’intérêt à 7 % ne durera pas longtemps

09. Oktober 2026 um 13:03

L’économiste universitaire Moez Soussi a qualifié d’inattendu le maintien à 7 % du taux d’intérêt directeur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), car il anticipait personnellement une hausse d’au moins 50 points de base — pour le porter à 7,5 % — compte tenu des indicateurs économiques nationales et internationales et des pressions inflationnistes croissantes. Ce maintien du taux d’intérêt à 7 % ne durera pas longtemps, a-t-il cependant estimé.

M. Soussi, qui intervenait sur les ondes de Diwan FM, a expliqué que ses prévisions reposaient sur divers facteurs externes et internes, notamment l’évolution du marché mondial de l’énergie, la décision d’augmenter leur taux directeur par la plupart des grandes banques centrales, ainsi que les pressions pesant sur le dinar tunisien et la hausse du taux d’inflation.

S’agissant des facteurs externes, l’économiste a souligné la hausse des prix des hydrocarbures sur le marché mondial dans un contexte d’incertitude persistante, estimant que l’évolution des prix de l’énergie pourrait accentuer les pressions sur l’économie de la Tunisie qui doit importer plus de 60% de ses besoins énergétiques.

Il a également attiré l’attention sur la tendance des grandes banques centrales à durcir leur politique monétaire, évoquant la décision de la Fed, la Réserve fédérale américaine, de relever ses taux d’intérêt de 25 points de base — les portant de 3,75 % à 4 % — ainsi que celle de la Banque centrale européenne de les augmenter de 25 points de base, pour atteindre 2,65 %.

M. Soussi a souligné que la hausse du rendement du dollar et des devises étrangères exercerait une pression supplémentaire sur les flux de devises et sur le taux de change du dinar tunisien. Selon lui, cela nécessite de ménager une marge de manœuvre accrue pour atténuer les risques de change et limiter l’impact de l’inflation importée sur les coûts de production.

Sur le plan intérieur, M. Soussi a attiré l’attention sur plusieurs indicateurs économiques et monétaires, notamment l’écart entre l’hypothèse retenue dans la loi de finances 2026 et le prix du pétrole effectivement enregistré. Les prévisions budgétaires tablaient sur un prix de 63,3 dollars le baril, alors que la moyenne réelle, sur la période allant de janvier à septembre, s’est établie à environ 94 dollars le baril.

Il a également souligné le ralentissement de la croissance économique, passée de 2,6 % au premier trimestre à 2,3 % au deuxième, estimant que la baisse de la production pourrait accentuer les pressions sur les prix.

Concernant l’inflation, M. Soussi a relevé une hausse du taux en glissement annuel à 5,6 % en septembre, contre 4,8 % en début d’année, ajoutant que l’inflation a augmenté pour le deuxième mois consécutif en août et septembre, une première depuis 2023.

En se projetant sur la période à venir, l’économiste a estimé peu probable que le taux directeur soit maintenu à 7 % pour une longue durée. Selon lui, la BCT sera contrainte, prochainement, de le relever de 50 points de base, ajoutant que cette hausse éventuelle s’inscrit dans le cadre de sa politique monétaire, consistant à préserver la stabilité des prix, à protéger le pouvoir d’achat, à soutenir la stabilité de la valeur du dinar et à renforcer la compétitivité de l’économie nationale.

Rappelons qu’un taux directeur élevé, et le 7% en vigueur en Tunisie l’est à coup sûr. Censé juguler l’inflation, il entraîne plusieurs impacts négatifs majeurs : il renchérit le coût du crédit, baisse la capacité d’emprunt, freine l’investissement, ralentit l’activité économique et, notamment, le marché immobilier.

I. B.

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Phosphate : STUDI International investira 1,4 million de dollars australiens dans PhosCo

Von: M. B
09. Oktober 2026 um 12:42

Le groupe tunisien d’ingénierie STUDI International prévoit d’investir 1,4 million de dollars australiens dans la société minière australienne PhosCo, dans le cadre d’un partenariat stratégique destiné à accompagner le développement du projet de phosphate de Gasaat, situé dans le gouvernorat de Kasserine. Annoncé le 7 octobre par PhosCo dans un communiqué adressé à l’Australian Securities […]

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Huile d’olive : la Tunisie et quatre autres pays arabes dans le Top 10 mondial

Von: R. I
09. Oktober 2026 um 12:26

La Tunisie devrait se classer au deuxième rang mondial des producteurs d’huile d’olive pour la campagne 2025-2026, avec une production estimée à 450 000 tonnes, derrière l’Espagne, dont la récolte est évaluée à près de 1,372 million de tonnes, selon les estimations du Conseil oléicole international (COI) reprises dans les données de la Commission européenne. […]

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15-30 ans : une génération tunisienne en salle d’attente, le départ se prépare et la facture s’annonce lourde

09. Oktober 2026 um 12:29

Chômage des jeunes à 35,4 %, diplômes sans emploi, départ envisagé par 71 % des 18-29 ans. Pour le sociologue Mamdouh Ezzeddine, la jeunesse tunisienne attend et la facture s’annonce lourde.

C’est dans une déclaration exclusive à L’Économiste Maghrébin que le sociologue livre son analyse sur la situation des 15-30 ans en Tunisie. Selon lui, cette tranche d’âge représentant la jeunesse tunisienne, censée être celle de la formation, de l’entrée dans le travail et de la construction d’un projet personnel, ressemble pour une grande partie des jeunes à une salle d’attente : celle d’un diplôme, d’un emploi, d’un logement, d’un mariage, voire du moment de partir.

Le sociologue refuse d’y voir une simple difficulté conjoncturelle. La question qui se pose, estime-t-il, est celle du devenir d’une génération lorsque l’école et le travail, voies traditionnelles d’accès à l’autonomie, ne tiennent plus la promesse d’avenir qui était la leur.

Des chiffres qui dessinent l’ampleur du problème

Les données les plus récentes donnent la mesure de cette inquiétude. Au deuxième trimestre 2026, le chômage atteignait 35,4 % chez les 15-24 ans, soit plus du double du taux observé pour l’ensemble de la population active, établi à 14,9 %. Il grimpait à 37,1 % chez les jeunes femmes. Les diplômés de l’enseignement supérieur ne sont pas épargnés : leur taux de chômage s’élève à 26,6 %, avec un écart considérable entre les femmes (35,6 %) et les hommes (14,2 %).

Pour Mamdouh Ezzeddine, ces chiffres traduisent une réalité qui dépasse le marché de l’emploi, puisque c’est l’entrée dans la vie adulte qui devient de plus en plus incertaine.

De la crise économique à la précarité

Le sociologue rappelle d’abord que le chômage des jeunes n’est pas un simple déficit de revenu. Survenant au début du parcours adulte, il retarde l’accès à l’autonomie, prolonge la dépendance à l’égard de la famille, repousse le mariage comme l’installation dans un logement indépendant et limite la capacité à se projeter sur le long terme. Cette précarité prend souvent racine dès l’école. Si la Tunisie a accompli des progrès considérables en matière de scolarisation, l’accès à l’école, souligne-t-il, ne garantit pas la réussite du parcours. D’après l’UNICEF, entre 63 000 et 100 000 enfants quittent chaque année le système éducatif à différents niveaux, et près de 30 000 d’entre eux ne trouvent aucune alternative de formation ou d’éducation. Ce décrochage constitue, selon le sociologue, l’une des premières portes d’entrée dans la vulnérabilité, car il réduit les chances d’accéder à un emploi stable et expose davantage à l’économie informelle, à la dépendance familiale ou à l’exclusion durable.

Mais la difficulté touche aussi ceux qui restent sur les bancs et décrochent un diplôme. L’éducation continue d’être présentée comme le principal levier de mobilité sociale, alors que le marché du travail ne crée pas assez d’opportunités à la hauteur des qualifications acquises. Le jeune est alors conduit à se demander à quoi sert l’effort scolaire si le diplôme ne garantit ni l’emploi ni l’autonomie. Lorsque ce doute devient collectif, précise l’expert, c’est la confiance dans l’ascenseur social qui se fragilise.

La famille joue dans ce contexte un rôle de protection déterminant, mais celui-ci a ses limites. Quand un jeune adulte reste plusieurs années dépendant de ses parents, le soutien familial peut devenir source de tensions, car l’argent, la liberté, les choix professionnels, le mariage, la migration et l’avenir deviennent des sujets de négociation permanente.

C’est à ce stade que la vulnérabilité économique commence, estime Mamdouh Ezzeddine, à produire du déséquilibre social. Le jeune n’est plus seulement privé d’emploi : il se trouve empêché d’acquérir les ressources matérielles et symboliques de son autonomie. Le sociologue parle à ce propos de « panne biographique », c’est-à-dire d’une situation où l’individu subit non seulement une interruption de sa trajectoire professionnelle, mais aussi le retard de plusieurs étapes fondamentales de son parcours de vie. L’attente cesse alors d’être un passage pour devenir un état durable.

Une salle d’attente aux places inégales

Il met toutefois en garde contre la tentation de parler d’une jeunesse homogène. La crise est fortement différenciée selon le sexe, le territoire, le milieu social et le niveau d’éducation. Les données de l’Institut national de la statistique montrent que la pauvreté frappe davantage les zones non communales et les régions de l’intérieur : en 2021, elle atteignait 37 % dans le Centre-Ouest, contre 12,7 % dans les zones communales. Les écarts se retrouvent à l’école, puisqu’en 2024 le taux de fréquentation scolaire et universitaire des 3-24 ans s’établissait à 81,1 % en milieu urbain, contre 72,1 % en milieu rural.

Les jeunes femmes illustrent une autre contradiction. Très présentes dans l’enseignement supérieur, elles peinent davantage que leurs homologues masculins à convertir leurs qualifications en emploi et en indépendance économique, ce que confirme un chômage féminin nettement supérieur.

Le sociologue évoque ainsi plusieurs jeunesses tunisiennes : celle qui quitte l’école trop tôt, celle qui obtient un diplôme sans trouver d’emploi, celle qui vit dans une région où les opportunités sont rares, celle dont le capital familial permet de prolonger l’attente et celle qui n’a même pas cette possibilité. La crise est commune, mais les moyens d’y faire face sont profondément inégaux.

Le départ se prépare : l’avenir se projette à l’étranger

Cette transformation des trajectoires trouve, selon lui, son expression la plus nette dans le désir de migration. D’après le Baromètre arabe, 46 % des Tunisiens déclaraient envisager de partir en 2023-2024, une proportion qui atteignait 71 % chez les 18-29 ans.

Mamdouh Ezzeddine juge réducteur d’expliquer ce choix par la seule quête d’un meilleur salaire. Pour une partie de la jeunesse, partir, c’est chercher une vie où le travail permet l’autonomie, où les institutions paraissent plus prévisibles et où l’avenir peut être planifié. On ne parle donc plus seulement de « fuite des cerveaux », mais d’une véritable migration des attentes, une partie du futur imaginé par les jeunes se situant désormais ailleurs. Le phénomène est d’autant plus préoccupant qu’il ne concerne pas uniquement les jeunes peu qualifiés. Une proportion importante de diplômés envisage également le départ, et le pays risque de perdre ainsi, au-delà des compétences, une part de son potentiel d’innovation et de transformation.

Sur le plan social, le sociologue appelle à la rigueur. Il serait scientifiquement abusif, avertit-il, d’établir un lien mécanique entre chômage ou pauvreté, d’une part, et délinquance, addictions ou suicide, d’autre part. Ces phénomènes résultant de facteurs économiques, familiaux, psychologiques, culturels et institutionnels étroitement imbriqués.

Il existe en revanche, observe-t-il, une relation plus générale entre vulnérabilité, perte de reconnaissance, isolement et fragilisation des perspectives d’avenir. Certaines études consacrées aux adolescents tunisiens font ainsi apparaître une consommation de substances psychoactives associée à d’autres fragilités, comme l’absentéisme scolaire, la consommation d’alcool et de tabac ou la rupture avec les cadres familiaux et scolaires. Il applique la même prudence au suicide : ni la pauvreté ni le chômage ne le « causent » mécaniquement, mais l’accumulation de l’échec, de la dépendance, de l’humiliation et du sentiment d’un avenir fermé peut constituer un terrain de vulnérabilité. La véritable question sociologique, résume-t-il, est de savoir ce qui se passe lorsque l’individu ne perçoit plus de correspondance entre ses efforts et les résultats qu’il peut raisonnablement espérer.

Du « comment réussir ? » au « comment survivre ? »

C’est là, selon lui, que se situe le cœur de la crise. Longtemps, la société tunisienne a proposé à ses jeunes un récit relativement clair : étudier, obtenir un diplôme, travailler, devenir autonome, fonder une famille et améliorer sa condition. Ce récit n’a jamais fonctionné à la perfection, mais il formait un horizon collectif dont l’efficacité symbolique semble aujourd’hui s’affaiblir.

Quand le diplôme ne garantit plus l’emploi, que l’emploi ne garantit plus l’autonomie et que celle-ci devient difficile d’accès, la confiance dans les institutions et dans les parcours traditionnels s’érode. Le jeune s’interroge alors sur l’intérêt de longues études, sur l’acceptation d’un emploi précaire, sur l’utilité d’attendre des années avant de construire sa vie, voire sur la nécessité de rester dans un pays dont l’avenir semble plus accessible ailleurs. La question centrale glisse ainsi de « comment réussir ma vie ? » vers « comment parvenir à vivre ? » Ce qui marque, pour Mamdouh Ezzeddine, le passage d’une société de la projection à une société de la survie.

Une facture économique et démographique qui s’annonce lourde

Ce basculement a un prix, que le sociologue juge bien supérieur au montant des allocations ou des programmes dédiés aux jeunes. Il faut compter d’abord l’investissement éducatif qui ne se convertit pas en activité productive, puis le chômage prolongé, synonyme d’années de travail potentiel perdues. S’y ajoutent les coûts du décrochage scolaire, de l’économie informelle, de l’exode des compétences, des problèmes sociaux et de la pression financière qui pèse sur les familles.

Il existe enfin un coût démographique. Lorsque l’entrée dans la vie adulte est retardée, le mariage et la constitution d’une famille le sont aussi, si bien que la difficulté économique finit par modifier les comportements démographiques eux-mêmes. La jeunesse devient dès lors, selon lui, un enjeu de développement national, car un pays ne peut durablement financer l’éducation de ses jeunes sans parvenir à la transformer en autonomie, en emploi et en production.

Sortir de la salle d’attente : reconstruire le passage vers la vie adulte

Pour le sociologue, la réponse ne saurait se limiter à la création de quelques milliers d’emplois ou à la multiplication de programmes temporaires. Il plaide d’abord pour une refonte du lien entre l’école et le travail, en repensant comme un système unique l’orientation, la formation professionnelle, les stages et l’acquisition de compétences réellement adaptées aux besoins de l’économie.

Le décrochage scolaire doit en outre être traité comme un problème national d’inclusion sociale, car quitter l’école ne devrait jamais signifier quitter du même coup l’éducation, la formation et toute perspective d’insertion. Le chômage des diplômés relève quant à lui d’un défaut structurel d’articulation entre l’université et l’économie : il ne s’agit pas de demander aux jeunes de réduire leurs aspirations, mais de bâtir une économie capable de mieux employer leurs qualifications.

Mamdouh Ezzeddine insiste également sur la dimension territoriale, une politique uniforme ne pouvant répondre aux mêmes difficultés dans le Grand Tunis, le Centre-Ouest, le Sud ou les zones rurales. Il appelle enfin à réintroduire la santé mentale dans les politiques publiques de jeunesse, à renforcer la prévention et à créer des espaces où les jeunes puissent exprimer leurs difficultés avant qu’elles ne se muent en ruptures. Toutes ces mesures resteront toutefois insuffisantes, prévient-il, si elles ne s’accompagnent pas d’une reconstruction de la confiance.

Le véritable enjeu : l’avenir

En conclusion, le sociologue estime que la jeunesse tunisienne ne fait pas face à une simple crise de l’emploi, mais à une crise des transitions : de l’école vers le travail, de la dépendance vers l’autonomie, de l’autonomie vers la famille et du présent vers l’avenir. Quand ces passages s’éternisent, l’attente finit par devenir une condition sociale.

Le processus, explique-t-il, est progressif : la crise économique engendre la vulnérabilité, celle-ci installe le déséquilibre et la dépendance, puis un chômage qui suspend le parcours de vie et, au bout du compte, une crise du sens. Il ne frappe pas tous les jeunes de la même manière, mais il touche assez largement la société pour devenir une question collective.

Le risque pour la Tunisie, avertit Mamdouh Ezzeddine, n’est donc pas seulement de compter davantage de chômeurs, de diplômés sans emploi ou de candidats à l’exil. Il est plus profond : qu’une génération cesse peu à peu de croire que son avenir peut se construire dans son propre pays.

Investir dans la jeunesse, conclut-il, ne revient pas à dépenser davantage pour elle, mais à rebâtir les conditions qui permettent de passer de la dépendance à l’autonomie, de l’attente à l’action et de l’incertitude à la capacité de se projeter. Car lorsque les jeunes ne parviennent plus à construire leur avenir, c’est la société tout entière qui cesse de construire le sien.

La question n’est donc plus seulement de savoir que faire pour la jeunesse, mais bien de déterminer quelle société les Tunisiens veulent bâtir pour que leurs jeunes aient de nouveau envie d’y construire leur vie.

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La Tunisie enregistre une forte baisse de la production d’olive

09. Oktober 2026 um 12:20

La saison oléicole 2026-2027 en Tunisie devrait enregistrer une baisse de la production à 200 000 ou 250 000 tonnes, presque la moitié de celle enregistrée au cours de la saison 2025-2026, qui s’est élevée à 500 000 tonnes, un record national validé par le Conseil oléicole international (COI).

Selon Midani Dhaoui, président du Syndicat national des agriculteurs (Synagri), cité par Diwan FM, ce recul de la production est principalement dû au retard pris dans la récolte des olives lors de la saison écoulée, ce qui a eu un impact négatif sur les oliviers. Aussi doit-on œuvrer à assurer le succès de la saison qui commence et surmonter toutes les difficultés pouvant survenir au niveau de la collecte.

C’est là une très mauvaise nouvelle pour les finances publiques qui risquent de souffrir, en 2027 et 2028, de la baisse des recettes d’exportation d’huile d’olive, lesquelles contribuent habituellement au rééquilibrage des balances alimentaire, commerciale et extérieure.

I. B.

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