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Tunisie | Protection des îles Kneiss dans le golfe de Gabès

15. August 2026 um 13:38

Le projet Pik («Préserver les îles Kneiss») visant à renforcer la protection de cet archipel de petites îles situées situé dans le golfe de Gabès, à quelques kilomètres des côtes et cinquante kilomètres au sud de Sfax, vient d’être achevé par un atelier à Tunis, organisé le mardi 11 août 2026 par l’Association pour la Continuité des Générations (ACG).  

Pour protéger la biodiversité de l’archipel, ce projet financé par le Programme de microfinancements du Fonds pour l’environnement mondial (PMF-FEM) a mis mené une série d’actions dont la mise en place de nids artificiels pour favoriser la reproduction des oiseaux, le suivi des herbiers marins, la restauration de la végétation côtière, la collecte de déchets plastiques et la plantation de salicornes pour lutter contre l’érosion.  

Situées à environ 25 kilomètres au sud-est de Mahrès, dans le gouvernorat de Sfax, les îles Kneiss constituent l’une des zones humides les plus précieuses de Tunisie sur le plan écologique. Le site est reconnu comme zone humide d’importance internationale au titre de la convention de Ramsar et figure sur la liste des Aires spécialement protégées d’importance méditerranéenne (Aspim).

L’archipel peut accueillir jusqu’à 330 000 oiseaux hivernants et est considéré comme un site d’hivernage régional clé pour diverses espèces d’oiseaux d’eau.

Des écosystèmes les plus fragiles

Le projet Pik s’est concentré tout particulièrement sur des solutions fondées sur la nature afin de renforcer la résilience de l’écosystème face aux effets du changement climatique, notamment l’élévation du niveau de la mer et l’érosion côtière. Des nids artificiels ont été installés sur l’île d’El Bassila pour améliorer les conditions de reproduction d’espèces telles que la spatule blanche, le flamant rose et l’huîtrier pie.

Selon les responsables du projet, les premières observations indiquent que les oiseaux ont déjà commencé à utiliser ces structures et à s’y adapter.

Un autre volet du projet a porté sur le suivi scientifique des herbiers de Zostera noltii (une espèce de zostère naine), un habitat marin d’une importance capitale pour l’archipel. La cartographie de ces herbiers permet de suivre l’évolution d’écosystèmes qui servent de zones de nurserie pour de nombreuses espèces de poissons et contribuent à stabiliser les fonds marins.

Par ailleurs, la réintroduction de la salicorne — une plante halophile capable de consolider le sol et de réduire l’érosion — a été expérimentée le long du littoral.

Parmi les participants à ces activités figuraient l’Agence de protection et d’aménagement du littoral (Apal), la Direction générale des forêts, l’Institut national des sciences et technologies de la mer (INSTM), The MedFund et des communautés locales de la délégation de Ghraiba.

Le projet comprenait également des opérations de collecte de déchets plastiques sur les îles.

Les îles Kneiss sont depuis longtemps au cœur de programmes de conservation de la biodiversité. Des initiatives antérieures, soutenues par le Programme de microfinancements du FEM, avaient déjà identifié l’archipel comme une zone prioritaire pour la protection des habitats marins, de l’avifaune et des ressources naturelles locales.

Les résultats du projet PIK devraient désormais contribuer au processus de création de la future aire marine et côtière protégée des îles Kneiss, dans le but d’assurer une gestion plus durable de l’un des écosystèmes les plus fragiles et les plus importants du golfe de Gabès.

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La Tunisie face au pari à haut risque de l’IA

15. August 2026 um 09:08

Dans un contexte électrique déjà tendu, avec les récents délestages qui se sont traduits par des coupures intempestives d’électricité en pleine canicule d’été, la Tunisie a-t-elle les moyens de suivre la cadence de développement des data centers à travers le monde… SANS production électrique à la hauteur de ses ambitions ? (Photo: DataXion).

Naamen Bouhamed *

La Tunisie vient de traverser, durant les 15 premiers jours de juillet 2026, un épisode de délestage électrique sans précédent dans son histoire. Bien que le pays affiche un taux d’électrification de 100 % à l’échelle nationale, ce qui le place parmi les nations les mieux équipées pour fournir une électricité fiable et sécurisée à l’ensemble de sa population, cette crise a révélé des fragilités structurelles insoupçonnées.

Ce délestage, provoqué par une combinaison de facteurs (vague de chaleur exceptionnelle, pic de consommation, et rupture de la connexion avec le fournisseur algérien) met en lumière les besoins actuels et futurs en production électrique. Ces besoins ne concernent pas seulement la vie quotidienne, mais aussi les exigences stratégiques du développement économique et industriel, alors que le pays ambitionne de devenir un acteur régional majeur de l’IA.

Production actuelle et défis à venir

La Tunisie produit actuellement 7 500 GWh (soit 7,5 TWh) par an, avec un déficit estimé à 1 500 MW en puissance installée pour répondre à la demande actuelle. Mais la question centrale est : que deviendront ces équilibres face à la montée en puissance des Data Centers ? 

Selon certaines projections, ces infrastructures pourraient absorber 30 à 50 % de la production nationale d’électricité, au détriment des besoins des populations et du tissu économique.

Comparaisons internationales : des signaux d’alerte

En Irlande, les data centers devraient représenter 30 % de la consommation électrique du pays d’ici 2028–2030, selon les projets en cours dans ce secteur.

La France, avec 264 data centers, consomme environ 8,5 TWh par an, soit 2 % de sa consommation totale, dont 90 % alimentés par le parc nucléaire.

La consommation électrique de Google est désormais proche de celle de la Grèce. En 2025, le moteur de recherche a signé un volume record de contrats d’énergie décarbonée (12 GW), tout en investissant dans le nucléaire et la géothermie.

Amazon, le premier acheteur mondial d’énergies renouvelables, investit également dans de petits réacteurs nucléaires (SMR) et revendique plus de 52 000 camions électriques.

Une demande mondiale en explosion

Selon le rapport thématique 2026 d’Omnegy, la consommation mondiale des data centers pourrait atteindre 950 TWh en 2030, contre 485 TWh en 2025 et 415 TWh en 2024, soit une hausse de 17 % par an.

La demande électrique des data centers progresse désormais quatre fois plus vite que la consommation mondiale d’électricité.

Le rapport du Capgemini Research Institute, “AI meets the grid: shaping the data center power play’’, mené auprès de dirigeants de l’énergie et des data centers dans 21 pays, souligne :

– l’augmentation rapide de la demande d’électricité ;

– les contraintes croissantes pour les gestionnaires de réseaux ;

– l’essor de la production d’énergie sur site ;

– l’évolution du mix énergétique (renouvelables, gaz, SMR) ;

– le potentiel de l’IA pour optimiser les réseaux électriques.

Moratoires et résistances aux États-Unis et en Europe

A New York, la gouverneure Kathy Hochul a décrété un moratoire sur les data centers de plus de 50 MW. On recense aujourd’hui 86 moratoires dans 35 États américains.

Au Texas, en août 2026, le gouverneur Greg Abbott a ordonné un examen de tous les projets de data centers en attente de raccordement, et suspendu l’ensemble des nouveaux projets. La file d’attente pour le raccordement dépasse 474 GW, dont 90 % pour des data centers — soit plus de cinq fois la demande maximale jamais enregistrée par le réseau texan en plein été.

En France, deux décisions judiciaires récentes ont marqué les esprits : à Alixan (Drôme), suspension du permis de construire du projet Sesterce (1,5 milliard d’euros, 40 à 80 MW) par le tribunal administratif, en raison de l’absence d’étude d’impact environnemental ; et au Bourget (Seine-Saint-Denis), annulation du permis de construire d’un projet similaire : Segro.

L’ Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (Arcep), dans sa 5e enquête annuelle intitulée “Pour un numérique soutenable, alerte sur:

– une hausse de 38 % de la consommation électrique des data centers en trois ans, atteignant 2,7 TWh en 2024 (+12 % sur un an) ;

– des prélèvements d’eau de 575 000 m³ en 2024, en quasi-totalité potable, générant des conflits d’usage locaux.

La pollution provoquée par les géants du numérique

Selon une enquête du Monde (juillet 2026) :

– Google a vu ses émissions totales augmenter de 82 % depuis 2019, atteignant 18,8 millions de tonnes équivalent CO₂ en 2025, malgré un engagement de réduction de moitié d’ici 2030 ;

– Amazon a enregistré une hausse de 58 % sur la même période, avec 80,85 millions de tonnes équivalent CO₂, malgré une promesse de neutralité carbone pour 2040.

Et la Tunisie dans cette course ?

Les investissements dans les data centers en Afrique sont estimés à plus de 9 milliards de dollars d’ici 2031.

La Tunisie ambitionne d’en capter une part significative pour devenir une porte d’entrée de l’IA en Afrique et dans le monde arabe. Mais à quel prix ?

Qu’en est-il de l’état des lieux des data centers (existants ou en projet) en Tunisie ?

Un data center de 1 MW équipé de refroidisseurs à eau peut consommer jusqu’à 68 000 litres d’eau douce par jour.

La Tunisie prévoit de porter la part de l’eau dessalée à 28 % d’ici 2028, puis 35 % d’ici 2030. Mais ces investissements publics posent question : Qui paiera ? À quel coût ? Les financements seraient-ils suffisants ?

Les data centers dédiés à l’IA redessinent toute la chaîne de valeur de l’électricité. La question stratégique est la suivante :

Faut-il investir massivement dans des infrastructures physiques (data centers) qui coûteront des milliards, avec un retour sur investissement risqué ? Ou faut-il plutôt miser sur le capital humain ? Ou faut-il miser sur un mix-hybride ?

La Tunisie dispose d’un vivier d’ingénieurs talentueux, reconnus dans le monde entier. Plutôt que de rivaliser sur les infrastructures lourdes, ne devrait-elle pas :

– renforcer ses besoins propres stratégiques en data centers ;

– renforcer ses écoles d’ingénieurs ;

– former une nouvelle génération d’experts en IA ;

– offrir des perspectives d’emploi à forte valeur ajoutée ;

– développer une filière d’énergies propres (solaire, nucléaire au thorium) ?

L’électricité est le facteur clé de cette course. Mais la valeur ajoutée ne réside-t-elle pas davantage dans les compétences que dans les bâtiments ?

Proposition de stratégie alternative : la Tunisie pourrait valoriser ses ingénieurs et ses centres de formation publics et privés. Elle pourrait également développer massivement l’énergie solaire et explorer une filière nucléaire innovante, notamment les réacteurs à sels fondus au thorium, sans déchets radioactifs à base d’uranium.

Ainsi, la Tunisie deviendrait un acteur majeur des énergies propres en Afrique, tout en offrant une expertise très recherchée. Elle préserverait ses ressources en eau et en électricité pour des usages prioritaires : agriculture, industrie, et besoins stratégiques nationaux en IA.

Talon d’Achille de la Tunisie : la fuite des talents

La souveraineté numérique ne se construit pas sans ingénieurs. La Tunisie forme parmi les meilleurs talents de la région, mais plus de 60 % des diplômés en informatique, et notamment les plus compétents, quittent le pays dans les cinq ans suivant leur formation.

Donc, aucune infrastructure nationale ne sera durable sans salaires compétitifs, incitations fiscales et parcours attractifs de carrière dans la fonction publique numérique.

Le paradoxe est saisissant : le pays mise sur le capital humain pour sa stratégie IA, mais ce capital fuit à l’étranger. Dans la course à l’IA, la Tunisie est déjà un vivier de talents pour les géants mondiaux, sans bénéficier de la valeur ajoutée sur le plan local.

A suivre…

* Expert en développement international, Ceo Alwen International – France.

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Barrage de Mellègue : Houcine Rhili appelle à repenser la stratégie hydrique tunisienne

24. Juni 2026 um 09:04

Une semaine après l’incident survenu au barrage de Mellègue, l’expert en gestion des ressources hydriques Houcine Rhili est revenu sur les circonstances de cet événement lors de son intervention sur Jawhara FM, mercredi 24 juin 2026. Pour lui, cet incident doit être replacé dans le contexte plus large du vieillissement des infrastructures hydrauliques tunisiennes. Selon...

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7.000 ingénieurs et des milliers de médecins partis : pour Riadh Jaidane, la fuite des cerveaux menace la sécurité nationale

22. Juni 2026 um 12:41

La migration croissante des médecins, ingénieurs et autres profils hautement qualifiés constitue désormais une question de sécurité nationale pour la Tunisie. C’est l’alerte lancée par le député et président de la Commission des affaires étrangères, de la coopération internationale, des Tunisiens à l’étranger et de la migration à l’Assemblée des représentants du peuple, Riadh Jaidane,...

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Rétablissement de l’approvisionnement en eau à partir de minuit à Mhamdia et Fouchana

19. Juni 2026 um 15:35

La Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede) a annoncé vendredi 19 juin 2026 la reprise progressive de l’approvisionnement en eau potable, à Mahamdia, après une panne survenue de manière soudaine sur une conduite principale. Selon le communiqué de la Sonede, les perturbations étaient dues à une panne survenue au niveau canalisation de...

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Sfax : inauguration officielle de la station de dessalement d’eau de mer 

19. Juni 2026 um 08:53

Le ministre de l’Agriculture Ezzeddine Ben Cheikh a présidé, jeudi 18 juin 2026, la cérémonie officielle d’inauguration de la station de dessalement d’eau de mer de Sfax.  D’une capacité initiale de production de 100.000 mètres cubes par jour, extensible à 250.000 mètres cubes par jour, cette infrastructure — réalisée dans le cadre d’un partenariat tuniso-japonais...

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Après les intempéries, des perturbations de l’approvisionnement en eau dans trois gouvernorats

16. Juni 2026 um 15:53

Des perturbations de l’approvisionnement en eau sont attendues dans plusieurs zones du Sahel après la dégradation de la qualité des eaux du barrage de Nebhana à la suite des intempéries. Distribution perturbée à Sousse, Monastir et Mahdia La Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede) a annoncé, mardi 16 juin 2026, des perturbations...

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Eau et boissons gazeuses exposées au soleil : l’Instance de la sécurité sanitaire tire la sonnette d’alarme

11. Juni 2026 um 10:22

Face à la hausse des températures estivales, le président de l’Instance nationale de la sécurité sanitaire des produits alimentaires, Mohamed Rabhi, a mis en garde contre les risques liés à l’exposition prolongée des bouteilles d’eau minérale et des boissons gazeuses aux rayons du soleil. Intervenant sur les ondes de la Radio nationale jeudi 11 juin...

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Un nouveau grand cru pour rehausser l’offre des tables de prestige

A travers son Château Sainte Marguerite, le groupe Pernod Ricard, arrivé il y a 8 mois en Tunisie, pourrait trouver sa place dans l’offre des hôtels et restaurants.

Contrairement aux habitudes de consommation à l’international, la tendance en matière de vins en Tunisie serait, en termes de préférences, plus importante d’abord sur le rosé, suivie du blanc puis du rouge.

Cette affirmation provient du Country Manager du groupe Pernod Ricard pour la Tunisie, Valentin Tachaout, qui estime qu’il y a un «énorme potentiel» pour les vins étrangers dans le pays. Autre constat, celui du gap entre les vins premium produits localement et les vins étrangers, ce qui constitue «une opportunité exceptionnelle à saisir».

Cette appréciation a encouragé le groupe à introduire sur le marché le Château Sainte Marguerite, un rosé qui se positionne comme un grand cru classé Côte de Provence et qui a été présenté lors d’une soirée à l’hôtel The Nine Lifetyle Experience à Tunis, en présence de Jean-Paul Dumas, qui en est l’ambassadeur Monde et Mehdi Touhami, représentant des marques de Pernod Ricard en Afrique (photo ci-dessus).

Elégance et appétence

Ce produit, né de l’équilibre entre 3 cépages, pourrait contribuer à élever l’exigence et le raffinement des cartes des établissements haut de gamme en Tunisie, que ce soit les hôtels ou les restaurants.

Ce cru sera d’ailleurs accompagné d’un rituel de service puisque les ice buckets (ou seaux à glace) pour accompagner le service de ce vin ont été confectionnés en céramique en forme de marguerite et commandés auprès de potiers de Nabeul outre des verres personnalisés par un artiste reprenant l’image de la marguerite.

La promotion du produit se fera durant les mois d’été à Tunis, Hammamet, Sousse et Djerba auprès de 4 établissements partenaires. A consommer avec modération.

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GNV accélère sa transition énergétique avec une nouvelle génération de ferries au GNL

La compagnie maritime, qui opère notamment des lignes au départ de l’Italie vers les pays du Maghreb, déploie une nouvelle stratégie en matière de mobilité durable à travers l’alimentation de ses bateaux au GNL (gaz naturel liquéfié). L’occasion de présenter son tout nouveau navire Aurora dans le port de Tanger au Maroc.

GNV renforce son engagement stratégique en faveur de la transition énergétique. La filiale du groupe MSC déploie une nouvelle politique d’adoption de carburants de transition tels que le bioGNL et le GNL synthétique pour ses bateaux et tout particulièrement pour les deux navires les plus récents et les plus avancés technologiquement de sa flotte, le GNV Aurora et le GNV Virgo, tous deux alimentés au Gaz Naturel Liquéfié (GNL).

Cette approche, la compagnie l’a officiellement détaillée lors du baptême de son navire Aurora qui vient d’avoir lieu à Tanger au Maroc. L’occasion pour le transporteur maritime de confirmer la place centrale qu’occupent les connexions intra-méditerranéennes dans sa stratégie de développement et l’importance croissante du marché nord-africain au sein du réseau GNV au service de la mobilité, du tourisme et des échanges commerciaux entre l’Europe et des pays comme la Tunisie, l’Algérie et le Maroc.

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L’Aurora dans le port de Tanger le 1er juin 2026 lors de son baptême. Sa capacité est de 1700 passagers.

Préparatifs de la saison

GNV se prépare en tout cas à la saison estivale 2026 et accompagne les flux de passagers liés aux retours des diasporas maghrébines, opération qui mobilise chaque année entre juin et mi-septembre plusieurs millions de citoyens tunisiens, algériens et marocains résidant en Europe à voyager vers et depuis leur pays d’origine.

Lors d’une conférence de presse, Matteo Catani, Directeur général de GNV, a déclaré que la saison été 2026 était prometteuse avec de « très bonnes réservations », mais a également souligné le nombre élevé de last minute. En cause bien évidemment, le climat d’attentisme généré par la crise aux Proche et Moyen-Orient qui a entraîné une flambée des prix du carburant qui a atteint 40%.

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Conférence de presse de GNV au Maroc pour annoncer la décision d’une transition progressive de toute sa flotte de navires.

Mais le responsable de la compagnie s’est voulu rassurant à l’endroit de ses passagers en soutenant que les prix des billets cet été ne connaîtront pas d’envolée significative. Il a justifié cette position en expliquant que l’augmentation de la capacité d’accueil des bateaux de la compagnie permettait d’absorber une partie de la hausse du carburant, tout en rappelant que « l’early-booking demeurait la meilleure option pour bénéficier de tarifs préférentiels pouvant aller jusqu’à 40% de réduction. »

Les innovations sur les bateaux de la GNV ne concernent pas uniquement les nouveaux carburants mais portent également sur les avancées techniques, technologiques, la sécurité et la gestion des risques à bord. « Nous pouvons être le secteur qui joue un rôle dans l’économie circulaire avec l’usage d’un carburant alternatif mais le passager est au cœur du service offert par la compagnie » a-t-il indiqué également.

En vidéo : Matteo Catani, Directeur général de GNV: « Nous avons apporté sur la Tunisie de la capacité additionnelle depuis 2003 »

Parmi les solutions à bord figurent en effet des systèmes avancés d’efficacité énergétique, incluant récupération de chaleur pour la production d’électricité, éclairage LED basse consommation, variateurs pour l’optimisation des charges électriques de pompes et ventilation, ainsi que des solutions hydrodynamiques innovantes pour la coque, les hélices et les gouvernails, conçues pour réduire la consommation et améliorer l’efficacité opérationnelle du navire.

Quid des nouveaux bateaux

Le GNV Aurora est le dernier navire acquis par la compagnie dans le cadre de son plan de renouvellement comprenant 8 nouveaux ferries d’ici 2030 d’une valeur de 1,3 milliard d’euros comprenant quatre autres navires en livraison à partir de 2027. Il fait suite au Virgo livré tout récemment. Ils seront opérationnels respectivement à partir du 1er juin et du 1er juillet de cette année sur les liaisons Tanger Med, Barcelone et Gênes.

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L’Aurora dispose d’une capacité de 426 cabines. De nouvelles classes Premium y seront désormais proposées.

La cérémonie de baptême du GNV Aurora s’est déroulée le 1er juin 2026 à Tanger en présence de Matteo Catani, Directeur général de GNV, Pierfrancesco Vago, Président exécutif de la Division Croisières du Groupe MSC et Président de GNV ainsi que des ministres marocains, Abdessamad Kayouh (Transports et Logistique) et Fatim-Zahra Ammor (Tourisme et Artisanat).

Ils ont dit:

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Matteo Catani, Directeur général de GNV: « GNV Aurora représente concrètement la direction que nous avons choisie pour l’avenir de la compagnie : investir dans des technologies capables de concilier sécurité, durabilité environnementale, efficacité opérationnelle et qualité de l’expérience de voyage. L’alimentation au GNL permet une réduction significative des émissions par rapport aux générations précédentes de navires, tandis que des systèmes comme le cold ironing contribuent à réduire l’impact environnemental dans les ports, au bénéfice des communautés locales.

Innovation technologique et durabilité s’intègrent dans une trajectoire qui nous permet d’élever encore les standards de confort, de fiabilité et de continuité de service pour nos passagers. Nous construisons une flotte capable d’accompagner et d’accélérer la transition énergétique, en ligne avec les standards internationaux les plus stricts en matière de sécurité et de durabilité et avec les objectifs de décarbonation du secteur maritime. »

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Carole Montarsolo, Directrice générale de GNV Maroc : « Avec l’entrée en service de GNV Aurora et GNV Virgo, nous renforçons concrètement la qualité de l’expérience à bord, avec un objectif précis : faire du voyage une véritable partie des vacances, en particulier pour les familles. Cela se traduit par des environnements contemporains, des technologies innovantes, des espaces dédiés aux enfants et une offre d’animations structurée.

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L’espace de jeux pour enfants à bord de l’Aurora

Cette approche répond en priorité aux attentes des Marocains résidant en Europe, tout en accompagnant la croissance du trafic touristique et des voyages d’affaires européens. À travers ces investissements, GNV réaffirme sa volonté de renforcer son ancrage territorial et d’accompagner le développement de la mobilité maritime en Méditerranée ».

GNV Aurora : durabilité environnementale et expérience de voyage premium

GNV Aurora est la deuxième unité de la flotte GNV alimentée au gaz naturel liquéfié (GNL) et la dernière de la première série de quatre navires de nouvelle génération commandés au chantier Guangzhou Shipyard International (GSI) en Chine. Le navire représente une nouvelle étape du programme de renouvellement de flotte visant à concilier innovation technologique, durabilité environnementale et qualité de service.

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Avec une jauge brute d’environ 53 000 tonnes, une longueur de 218 mètres et une vitesse maximale de 25 nœuds, GNV Aurora peut accueillir jusqu’à 1 700 passagers dans 426 cabines et transporter jusqu’à 2 780 mètres linéaires de fret.

À bord, les passagers bénéficient d’une offre de services moderne et confortable, incluant restaurant à la carte, self-service, snack-bar, espace shopping, zones enfants et Wi-Fi haut débit.

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Le salon fauteuils à bord du GNV Aurora

Avec le nouveau bateau, une nouvelle identité visuelle fait également son apparition : une feuille verte, symbole du parcours de durabilité entrepris par la compagnie, accompagnée d’un motif graphique inspiré à la connexion électrique du cold ironing, technologie permettant aux navires de se connecter au réseau électrique portuaire à quai afin de réduire les émissions et l’impact environnemental sur les communautés locales.

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Le pont-garage sur le nouveau GNV Aurora.

L’alimentation au GNL et les importantes améliorations en matière d’efficacité énergétique permettent une réduction des émissions de CO₂ allant jusqu’à 50 % par unité de transport par rapport aux générations précédentes de ferries, avec des réductions significatives également des oxydes d’azote (NOx), des oxydes de soufre (SOx) et des particules fines.

« Le navire est conforme aux normes IMO Tier III, parmi les plus strictes au niveau international en matière environnementale » tient à souligner la compagnie.

D.T

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Wasserversorgung: Unterbrechungen und Störungen – So entwickelt sich die Lage!

08. April 2026 um 16:25

Das Tunesische Observatorium für Wasser (Observatoire Tunisien de l’Eau) gab bekannt, dass im Laufe des Monats März 2026 insgesamt 167 Unterbrechungen und Störungen in der Mehr

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Bookingo élargit son offre dans la billetterie maritime

Le voyagiste tunisien basé à Genève vient de finaliser un nouveau partenariat lui permettant d’élargir sa palette d’offres dans le maritime avec les diasporas en ligne de mire.

Bookingo, dirigé par Karim Ayed au départ du marché suisse, se rapproche de Ferry4you, portail de réservation maritime disposant d’une offre commerciale très large.

A travers ce partenariat, Bookingo va diversifier son offre en matière de billetterie maritime et pouvoir offrir aux diasporas de la Suisse romande et de la région frontalière française une plus grande flexibilité de réservation de bateaux toutes compagnies confondues vers la Tunisie mais aussi vers le Maroc, l’Italie, l’Espagne, etc.

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Protokoll zur Vereinbarung der Unabhängigkeit Tunesiens vom 20. März 1956 in Paris

19. März 2024 um 16:00

Protokoll zur Vereinbarung der Unabhängigkeit Tunesiens vom 20. März 1956 in Paris von Taher Ben Ammar und Christian Pineau. Die tunesische Kopie des Originaldokuments (in Mehr

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